Normale Ansicht

Climat : la région MENA se réchauffe plus vite que le monde (Rapport)

09. August 2026 um 12:02

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) ne fait plus face à une simple menace environnementale, mais à une véritable crise de développement qui menace sa stabilité fondamentale. Selon une nouvelle évaluation systémique des risques climatiques, publiée par « Carboun Institute« , la région se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, marquant un tournant historique et dangereux pour ses 25 pays.

Depuis 1980, le taux de réchauffement régional s’élève à 0,46 °C par décennie. Cette accélération a fait de 2024 l’année la plus chaude jamais enregistrée dans cette partie du monde. Ce ne sont plus des prévisions lointaines, mais une réalité quotidienne où les infrastructures et les institutions, initialement conçues pour un climat plus clément, arrivent à saturation.

Déséquilibre des forces en présence

Le rapport souligne une asymétrie critique : alors que la région MENA abrite 6 % de la population mondiale, elle ne dispose que de 1 à 2 % des ressources mondiales en eau douce. Aujourd’hui, 16 des 25 pays de la région figurent parmi les plus stressés au monde sur le plan hydrique, et près de 30 % de la consommation d’eau provient de sources non durables.

Le phénomène est aggravé par un cercle vicieux dévastateur : les sécheresses prolongées durcissent les sols arides, empêchant l’absorption des précipitations. Résultat, lorsqu’une pluie intense survient, elle se transforme immédiatement en inondations meurtrières plutôt qu’en ressource. En 2024, les inondations ont été l’aléa le plus fréquent parmi les 35 événements météorologiques extrêmes signalés dans la région.

Vers la perte de 6 et 14 % de son PIB d’ici 2050

Le rapport évoque aussi un impact financier qui s’annonce colossal. Si le réchauffement mondial atteint 2 °C, la région MENA pourrait perdre entre 6 et 14 % de son PIB d’ici 2050.

Cette pression économique frappe de plein fouet des pays comme l’Égypte, le Liban et la Jordanie, dont l’espace budgétaire se réduit drastiquement au moment précis où les investissements pour l’adaptation climatique deviennent une urgence absolue.

Le changement climatique dans la région MENA ne peut plus être traité comme une question purement environnementale. Il s’agit d’une crise de développement, d’un défi pour la stabilité économique et d’une préoccupation majeure de sécurité, avertit le rapport

Les sécheresses, les vagues de chaleur et les inondations interagissent désormais de manière simultanée, créant des tensions systémiques que les structures actuelles ne sont pas prêtes à gérer. Sans une réponse coordonnée et massive, la région risque de voir ses acquis de développement s’effondrer sous le poids d’un climat devenu hostile, conclut le rapport de ce premier « Think tank », créé en 2025 pour réfléchir sur les politiques climatiques et énergétiques de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.

L’article Climat : la région MENA se réchauffe plus vite que le monde (Rapport) est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Startups tunisiennes, où les investisseurs placent-ils leur argent?

17. Juli 2026 um 11:23

La finance numérique garde son statut de secteur vedette, mais les investisseurs commencent à regarder ailleurs. Logistique, intelligence artificielle et solutions destinées aux entreprises gagnent progressivement du terrain.

Une tendance déjà visible en 2025 se confirme en 2026! Pendant longtemps, la fintech a été la grande gagnante de la scène startup dans la région MENA. Paiements digitaux, plateformes financières, solutions de crédit ou d’inclusion financière ont attiré une grande partie des investisseurs. Mais les dernières tendances montrent que le marché commence à élargir son horizon.

Selon le rapport de Wamda H1 2026 sur les levées de fonds du premier semestre 2026, la fintech reste en tête des secteurs financés. Mais derrière ce poids lourd régional, d’autres activités avancent rapidement et captent l’attention des fonds.

La logistique fait partie des secteurs qui montent. Le sujet est devenu stratégique avec l’évolution du commerce en ligne et la nécessité pour les entreprises d’améliorer leurs chaînes d’approvisionnement. Les startups qui travaillent sur la livraison, la gestion des stocks ou l’optimisation des flux répondent à des besoins très concrets du marché.

L’immobilier connaît également sa transformation numérique. La proptech poursuit son développement en proposant de nouveaux outils pour gérer, vendre ou exploiter les actifs immobiliers. Dans une région où le secteur immobilier occupe une place importante, ces solutions trouvent naturellement leur public auprès des entreprises comme des particuliers.

Mais le véritable nouveau venu dans le radar des investisseurs reste l’intelligence artificielle appliquée aux entreprises. Loin des usages grand public, les solutions d’Enterprise AI cherchent surtout à automatiser certaines tâches, améliorer la prise de décision et réduire les coûts opérationnels.

Cette orientation traduit une évolution dans les attentes du marché. Les investisseurs regardent moins les technologies uniquement capables de séduire rapidement des utilisateurs. Ils cherchent davantage des solutions qui répondent à un problème économique précis et qui peuvent avoir un impact mesurable.

C’est aussi ce qui explique l’intérêt pour les modèles B2B. Les startups qui travaillent directement avec les entreprises disposent souvent de revenus plus réguliers et de relations commerciales plus longues. Un avantage important dans un environnement où les fonds veulent davantage de visibilité.

La prochaine vague startup dans la région pourrait donc se jouer dans les coulisses des entreprises. Après les applications financières qui ont accompagné la digitalisation des usages, place aux technologies qui promettent de rendre les organisations plus rapides, plus efficaces et mieux connectées.

L’article Startups tunisiennes, où les investisseurs placent-ils leur argent? est apparu en premier sur Managers.

❌