Normale Ansicht

Empfangen — 31. Juli 2026 Französischsprachig

Scoutcar, un nouvel acteur de l’automobile en Tunisie

31. Juli 2026 um 13:08

Plus de 200 000 téléchargements en six mois, une note supérieure à 4,6/5 sur Google Play et une présence sur Android, iOS et le web : Scoutcar prend une place croissante dans le paysage automobile tunisien. Au-delà des annonces, la plateforme développe une approche fondée sur la transparence des prix, la donnée et la construction d’un écosystème automobile à 360°.

Dans un contexte économique où l’achat d’une voiture représente un investissement important pour les ménages tunisiens, la question du prix et de la valeur réelle d’un véhicule devient essentielle.

Trouver une voiture à vendre n’est plus difficile. En revanche, savoir si son prix est cohérent, disposer de toutes les informations nécessaires et comparer correctement plusieurs véhicules reste plus complexe.

C’est précisément sur ce constat que s’est construit Scoutcar accessible sur le web Scoutcar.tn : rendre l’achat et la vente automobile plus simples, plus transparents et mieux documentés.

Une plateforme spécialisée face aux limites des annonces généralistes

Facebook Marketplace et les réseaux sociaux ont largement simplifié la mise en relation entre particuliers. Mais ces plateformes sont conçues pour vendre aussi bien un meuble qu’un téléphone ou une voiture.

Or, une automobile nécessite un niveau d’information beaucoup plus important : modèle et version exacte, année, kilométrage, motorisation, transmission, équipements, état ou encore positionnement du prix par rapport au marché.

Lorsque ces informations sont absentes ou peu structurées, l’acheteur doit effectuer lui-même une grande partie du travail de recherche et de comparaison.

Scoutcar propose une approche différente avec un environnement entièrement dédié à l’automobile, où les données du véhicule sont structurées et où des outils spécifiques viennent accompagner la décision.

La plateforme ne cherche donc pas uniquement à multiplier les annonces : elle veut améliorer la qualité de l’information disponible autour de chaque véhicule.

Construire une référence de la valeur automobile en Tunisie

Cette logique prend tout son sens avec l’un des piliers de Scoutcar : l’estimation de la valeur des véhicules sur le marché tunisien.

Combien vaut réellement une voiture aujourd’hui en Tunisie ?

Pour le vendeur, cette question permet de déterminer un prix cohérent. Pour l’acheteur, elle permet d’évaluer si le prix demandé correspond aux réalités du marché.

Avec le développement de la plateforme, les annonces, les prix et l’activité des utilisateurs permettent également d’obtenir une lecture de plus en plus riche des tendances du marché automobile local.

Scoutcar construit ainsi progressivement une référence de la valeur marchande automobile en Tunisie, fondée sur les spécificités et les données de son propre marché.

Cette dimension dépasse largement la relation entre acheteur et vendeur. Une meilleure connaissance de la valeur marchande peut également présenter un intérêt pour les assureurs, experts automobiles, sociétés de financement, concessionnaires et autres professionnels qui doivent régulièrement apprécier la valeur d’un véhicule.

À terme, la donnée devient ainsi l’un des actifs centraux de Scoutcar : non seulement pour faciliter une transaction, mais aussi pour contribuer à donner au marché automobile tunisien davantage de lisibilité et de transparence.

Plus de 200 000 téléchargements en six mois

Cette approche a rapidement trouvé son public.

En seulement six mois, Scoutcar a dépassé les 200 000 téléchargements, avec une note supérieure à 4,6/5 sur Google Play.

Lien de téléchargement Android

Lien de téléchargement iOS

La plateforme est disponible sur Android et iOS, ainsi que sur le web, permettant d’accéder à l’écosystème Scoutcar depuis un smartphone comme depuis un ordinateur.

Mais derrière ces interfaces se trouve surtout une véritable infrastructure.

Scoutcar est porté par une société structurée, une équipe et une infrastructure technologique complète, conçues pour gérer la croissance de la plateforme, traiter la donnée automobile et accueillir progressivement de nouveaux services.

Un choix stratégique accompagne également cette construction : les serveurs et les données de Scoutcar sont hébergés en Tunisie.

Cette infrastructure locale s’inscrit dans une démarche de souveraineté des données, avec la volonté de maintenir les données de la plateforme sur le territoire tunisien.

Le positionnement est cohérent : une plateforme tunisienne, construite autour des réalités du marché tunisien, avec une infrastructure et des données hébergées en Tunisie.

Le neuf et l’occasion réunis dans un même environnement

Scoutcar ne se limite pas au marché de l’occasion. La plateforme propose également les catalogues des véhicules neufs commercialisés en Tunisie, avec les modèles, versions, caractéristiques et prix, ainsi qu’un outil permettant de comparer plusieurs véhicules.

L’utilisateur peut ainsi passer de la recherche d’un véhicule d’occasion à l’étude d’un modèle neuf et comparer les différentes possibilités depuis un même environnement.

Cette approche ouvre également une relation différente avec les concessionnaires et représentants des marques automobiles en Tunisie.

Scoutcar peut devenir pour eux un point de rencontre avec des utilisateurs déjà engagés dans un parcours automobile : recherche d’un modèle, comparaison, estimation d’un véhicule actuel ou préparation d’un futur achat.

La présence simultanée du neuf et de l’occasion permet également d’avoir une vision plus globale de la vie économique d’un véhicule, de son prix neuf jusqu’à son évolution sur le marché de seconde main.

Vers un écosystème automobile à 360°

La vision de Scoutcar dépasse désormais la marketplace.

L’objectif est d’accompagner progressivement le conducteur pendant tout le cycle de vie de son véhicule : rechercher et comparer, connaître sa valeur, acheter, vérifier, assurer, entretenir, laver, recharger puis, un jour, revendre.

Cette stratégie se matérialise notamment avec FCRTunisie.eu, plateforme consacrée aux besoins liés à l’acquisition de véhicules dans le cadre du régime FCR.

Elle passe également par un écosystème de partenaires couvrant différents métiers de l’automobile : assurance, entretien, vérification, lavage à domicile, solutions de recharge électrique et autres services destinés aux conducteurs.

L’idée est simple : des besoins aujourd’hui traités auprès de multiples acteurs peuvent progressivement être accessibles depuis un même environnement numérique.

Scoutcar ne veut donc plus être une application que l’on installe uniquement lorsqu’on souhaite changer de voiture. L’objectif est qu’elle devienne utile pendant toute la durée de possession du véhicule.

Un appel aux acteurs du secteur automobile

Pour construire cet écosystème, Scoutcar souhaite également renforcer sa collaboration avec les professionnels du marché tunisien.

Concessionnaires, constructeurs et représentants de marques, assureurs, organismes de financement, experts, garages, centres d’entretien, acteurs de la recharge et prestataires de services automobiles ont vocation à participer à cette transformation.

Le partenariat ne consiste pas seulement à afficher une marque sur la plateforme. L’enjeu est d’intégrer les professionnels au parcours réel du conducteur, au moment où leur service devient pertinent.

Avec plus de 200 000 téléchargements en six mois, Scoutcar a franchi rapidement une première étape. Son développement s’inscrit désormais dans une vision plus large : réunir donnée automobile, valeur marchande, véhicules neufs et d’occasion et services à 360° dans un même écosystème.

Une plateforme tunisienne, des données hébergées en Tunisie et une connaissance construite autour du marché local : Scoutcar entend inscrire durablement sa marque dans l’automobile tunisien et devenir un réflexe digital pour chaque conducteur.

L’article Scoutcar, un nouvel acteur de l’automobile en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

Décès de Franco Baresi | Une légende du football italien

31. Juli 2026 um 10:41

Le football italien est en deuil. Franco Baresi, ancien capitaine de l’AC Milan et figure majeure de Squadra Azzurra, est décédé à l’âge de 66 ans. Sa disparition marque la fin d’une époque, celle des grands joueurs qui ont construit leur légende par la fidélité, la régularité et l’excellence.

Né en 1960 en Lombardie, Baresi a consacré toute sa carrière professionnelle à l’AC Milan. Arrivé au club très jeune, il est rapidement devenu un pilier de l’équipe avant d’en porter le brassard de capitaine pendant de nombreuses années. Son nom restera à jamais associé à l’histoire des Rossoneri.

Défenseur d’exception, il se distinguait par son intelligence de jeu, son anticipation et sa capacité à organiser toute une ligne défensive. Sa vision tactique et son calme sous pression ont fait de lui une référence mondiale à son poste, bien au-delà des frontières italiennes.

Dans les années 1980 et 1990, il fut l’un des artisans du Milan AC qui a dominé le football européen. Aux côtés de Paolo Maldini, Alessandro Costacurta, Ruud Gullit, Frank Rijkaard et Marco van Basten, il a participé à une période dorée ponctuée par plusieurs titres nationaux et trois Coupes d’Europe.

Sous le maillot de la sélection italienne, Baresi a également connu les sommets. Il faisait partie de l’équipe sacrée championne du monde en 1982 et a disputé la finale de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis.

Au-delà des trophées, Franco Baresi restera comme un modèle de professionnalisme et de fidélité. Dans un football souvent dominé par les changements et les carrières courtes, il représente une autre vision du sport : celle d’un joueur entièrement dévoué à son club et à ses couleurs.

Son héritage dépasse les statistiques. Il laisse l’image d’un capitaine respecté, d’un défenseur élégant et d’un monument dont le nom restera gravé dans la mémoire du football mondial.

Djamal Guettala 

L’article Décès de Franco Baresi | Une légende du football italien est apparu en premier sur Kapitalis.

Bizerte au cœur d’un partenariat technologique tuniso-omanais

31. Juli 2026 um 10:16

L’ambassadeur du Sultanat d’Oman en Tunisie (également ambassadeur non-résident auprès de l’État de Libye), Hilal Ben Abdallah Assinaoui, a effectué, jeudi 30 juillet 2026, une visite de courtoisie et de travail dans la région de Bizerte. Au centre de la visite : le déploiement du contrat formalisé entre le gouvernement omanais et le Consortium international tuniso-franco-canadien GUAMobility –regroupant les compétences de GIS, DTA et Innovitech.

Lotfi Sahli

Le diplomate, qui était accompagné de son conseiller, Zaher Sulaiman Al Abri, a été accueilli au Coworking Business Center (CBC) de Zarzouna par l’équipe dirigeante du Consortium GUAMobility menée par Borhene Dhaouadi. Il est venu étudier les moyens de concrétiser un partenariat technologique et industriel entre les deux pays, et notamment dans la région de Bizerte. Cette visite, qui s’inscrit dans la continuité des échanges institutionnels, vise à tirer profit de l’ingénierie tunisienne, tout en posant les bases d’une dynamique de coopération économique régionale à fort impact territorial.

Etaient présents à cette réunion de travail : Faouzi Ben Aïssa, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est (CCINE), Lotfi Sahli, président Conect Bizerte, Raouf Golli, promoteur dans le secteur aquacole, ainsi qu’un représentant du groupement MAP / Arlynk.

La rencontre a eu lieu dans le sillage du déploiement du contrat d’une durée de 18 mois formalisé entre le gouvernement omanais et le Consortium international tuniso-franco-canadien GUAMobility –regroupant les compétences de GIS, DTA et Innovitech.

Ce projet pionnier porte sur la conception de la Stratégie nationale des mobilités aériennes avancées (Advanced Air Mobility – AAM) du Sultanat d’Oman, positionnant Mascate comme la toute première capitale au monde à se doter d’une telle feuille de route globale et structurée.

Les enjeux clés de cette transformation reposent sur la création d’une véritable «économie de basse altitude» (Low Altitude Economy), destinée à décongestionner les axes terrestres tout en modernisant l’ensemble du maillage national de transport.

Concrètement, l’étude pilotée par les experts tunisiens et internationaux définit l’intégration harmonieuse des nouvelles technologies aéronautiques, notamment l’usage intensif de drones civils et logistiques, ainsi que l’introduction progressive des aéronefs électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL).

Vitrine technologique et rayonnement international

Le programme couvre un spectre d’intervention exhaustif, articulé autour du cadre réglementaire, des normes de sécurité aérienne, des infrastructures d’accueil physiques et numériques (vertiports, centres de contrôle), de la soutenabilité environnementale et de la planification urbaine intelligente (Smart Cities).

Le choix porté sur le consortium GUAMobility témoigne d’une reconnaissance internationale incontestable du savoir-faire tunisien en matière d’innovation territoriale et de gestion de projets d’infrastructures du futur.

En marge de la présentation de l’état d’avancement des travaux stratégiques et des prochaines échéances du programme AAM, le Sultanat d’Oman a été officiellement invité à participer à l’événement phare BigTech Tunisia 2026, prévu à Tunis les 13 et 14 octobre prochain. Cette vitrine internationale réunira plus de 1 000 rendez-vous B2B, 100 intervenants internationaux et 40 investisseurs de premier plan venus de divers pays africains et méditerranéens.

Ce ralliement permettra à Oman, représenté par ses principales institutions gouvernementales aux côtés de son Autorité de l’aviation civile (CAA), de présenter en exclusivité mondiale son modèle pionnier de développement territorial et d’intégration des technologies émergentes. L’ambassadeur omanais a confirmé l’engagement ferme de son pays à faire de ce rassemblement un moment fort de synergie et de transfert technologique bilatéral.

Vers un axe triangulaire avec la Libye

Au-delà du volet aéronautique et technologique, la visite s’est élargie à une concertation économique réunissant des acteurs clés de la région de Bizerte, CCINE, Conect, ainsi que le groupement MAP / Arlynk.

Les discussions ont abouti au projet d’organisation, d’ici la fin de l’année 2026, d’une mission économique et industrielle d’entreprises tunisiennes vers le Sultanat d’Oman. Plusieurs filières stratégiques à forte valeur ajoutée ont été ciblées : l’industrie maritime et les constructions navales ; les équipements liés au secteur de l’énergie (Oil & Gas) ; l’industrie agroalimentaire ; l’ingénierie spécialisée et les services à haute valeur technologique.

Pour prolonger cette dynamique d’intégration commerciale, les participants ont enfin étudié l’opportunité d’une mission conjointe impliquant les partenaires économiques libyens de la CCINE. Tirant parti de la double accréditation diplomatique de l’ambassadeur omanais, cette initiative triangulaire (Tunisie-Oman-Libye) – envisageable à Tunis ou à Tripoli – vise à favoriser les investissements croisés et à bâtir de nouvelles chaînes de valeur régionales dans les domaines industriels, logistiques et technologiques.

L’article Bizerte au cœur d’un partenariat technologique tuniso-omanais est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Banques publiques et gouvernance par l’intérim

31. Juli 2026 um 09:36

Des vacances de poste s’étalant sur deux ou trois ans, des prolongations répétées pour des dirigeants ayant dépassé l’âge légal de la retraite… La gestion par l’intérim est devenue une réalité dominante de la gouvernance en Tunisie, et pas seulement dans le secteur bancaire public, où les trois principaux établissements (STB, BNA et BH) sont dirigés par des intérimaires depuis plus de deux ans. Les faits du terrain le prouvent : cette situation d’exception n’est pas un simple retard administratif, mais le symptôme direct d’un État actionnaire paralysé par l’absence de vision et le report stratégique. Analyse d’une impasse et voies de sortie.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Aucune analyse financière ou stratégique du secteur bancaire public ne peut faire l’impasse sur une réalité opérationnelle majeure : l’instabilité prolongée à la tête des directions générales. Gérer des institutions de la taille de la BNA, de la BH ou de la STB par le biais d’intérims ou de gestions provisoires sur de longues périodes expose ces établissements à des vulnérabilités structurelles profondes.

Par nature et par cadre réglementaire, une période d’intérim confine les dirigeants dans une posture de «gestion conservatoire» des affaires courantes. Dans un environnement bancaire hautement concurrentiel et soumis à des exigences réglementaires strictes, il devient quasi impossible pour des directions temporaires d’engager des réformes stratégiques majeures, de piloter des projets lourds de transformation digitale ou de restructurer les portefeuilles d’actifs à long terme.

L’absence de doctrine avant le retard de nomination

L’accumulation de ces vacances de pouvoir au sommet de la finance publique ne découle pas d’une simple lenteur bureaucratique. Elle est le produit direct des hésitations de l’État actionnaire à définir clairement le mandat de ses banques. Recherche-t-on des banques commerciales pures, capables de rivaliser sur le marché avec une totale agilité ? Ou vise-t-on des bras armés de développement, destinés principalement à absorber les chocs économiques ?

Faute d’une doctrine claire en matière d’allocation du capital public, le décideur se trouve incapable de définir le profil de leadership requis, enfermant les institutions dans un cercle vicieux d’attentisme.

Pour sortir de la gestion des crises par le report et réinstaurer une dynamique de développement, le modèle de gouvernance des banques publiques doit s’articuler autour de quatre leviers méthodologiques.

Pour mettre fin à l’incertitude des intérims, il est impératif d’établir un processus institutionnel et transparent de sélection des dirigeants. Cela implique le lancement d’appels à candidatures basés sur un cahier des charges technique rigoureux, à l’abri des considérations conjoncturelles, et l’appui de comités d’évaluation indépendants garantissant le choix des compétences.

Assujettir la direction à des «contrats d’objectifs et de performance»

Un dirigeant bancaire ne doit plus bénéficier d’un mandat ouvert sans indicateurs précis. Un contrat de performance pluriannuel doit être conclu entre l’État et le nouveau directeur général, fixant clairement les ratios de rentabilité, les seuils de tolérance au risque, les jalons de la digitalisation ainsi que les engagements réciproques de l’État en cas de missions de service public explicitement confiées.

Pour garantir l’efficacité de la gestion bancaire, il convient d’assurer un environnement préservant les équipes dirigeantes des interférences. Cela passe par une indépendance totale des comités de crédit et de risques, afin que les décisions d’octroi de concours financiers et d’investissement reposent exclusivement sur des critères économiques et scientifiques.

L’atteinte de la limite d’âge sans solution de remplacement préparée traduit une faiblesse dans la planification de la continuité managériale. Une réforme structurelle exige une stratégie proactive de détection et de montée en compétences des deuxièmes et troisièmes lignes d’encadrement interne, garantissant des transitions fluides sans perturber le fonctionnement des banques.

L’intérim n’est ni une solution ni un choix de gestion ; c’est un gel du temps institutionnel et un report des exigences de croissance.

Les banques publiques ne retrouveront pas leur solidité et leur compétitivité par le simple comblement mécanique des vacances de postes, mais par le courage de mettre fin à l’improvisation, d’installer des gouvernances pérennes et de les responsabiliser sur des résultats mesurables.

* Ingénieur informaticien et cadre de banque.

L’article Tunisie | Banques publiques et gouvernance par l’intérim est apparu en premier sur Kapitalis.

Tourisme et énergie | Sept solutions pour limiter la surconsommation d’électricité

31. Juli 2026 um 08:49

Après les récentes coupures intempestives d’électricité et d’eau en Tunisie, dues à la hausse de la consommation d’énergie en raison de la canicule et de la mauvaise gouvernance du secteur énergétique, l’économie en général et le tourisme en particulier risquent d’en être durement affectés. Par ailleurs, les changements climatiques qui s’accélèrent vont rendre encore plus difficile l’accès à l’électricité et à l’eau potable, et pas seulement durant l’été. Alors que notre pays, qui dispose d’un littoral de 1300 km et d’une moyenne de 240 jours d’ensoleillement par an, est censé ne pas manquer d’eau ni d’électricité s’il avait suffisamment de stations de dessalement de l’eau de mer et de centrales d’énergie solaire photovoltaïque. Certes, l’installation de ces systèmes coûte cher ; en revanche la consommation est presque gratuite et propre. Dans le contexte de ces problématiques, nous proposons des solutions pour baisser la consommation d’électricité et développer l’énergie solaire avec stockage dans les hôtels et les établissements touristiques.

Habib Glenza, à Lodz.

Le secteur hôtelier est réputé pour être énergivore. Selon un rapport de l’Agence de la transition écologique (Ademe) la consommation moyenne d’un hôtel en France est de 241 kWh/m2/par an.

En Tunisie, la consommation moyenne dépasse ce chiffre, entre autres pour satisfaire le client à tout prix.

La satisfaction des clients passe par le confort. En plein hiver, un vacancier s’attend à avoir un système de chauffage performant dans sa chambre d’hôtel. De la même manière, à partir d’un certain niveau de standing, la présence d’une climatisation permet de satisfaire les clients par temps de canicule. Pour apporter un bon niveau de confort aux vacanciers, le recours à l’énergie est indispensable.

Le comportement des vacanciers n’est pas le même à l’hôtel qu’à leur domicile : ils n’utilisent pas de la même manière les appareils électriques qui sont mis à leur disposition (utilisation intensive du chauffage, de l’électricité et même de l’eau).

Les bâtiments récents dédiés au tourisme possèdent une performance énergétique supérieure aux hébergements plus anciens : la rénovation énergétique de ces derniers, qui passe notamment par un renforcement de l’isolation, est un chantier de taille pour de nombreux hôtels.

La crise économique et le changement climatique imposent aujourd’hui au secteur du tourisme de modifier en profondeur ses usages afin de limiter lasurconsommation électrique. Depuis 2019, l’objectif est de favoriser la sobriété énergétique des bâtiments, ce qui exige des acteurs du tourisme une maîtrise énergétique des bâtiments   

Nous présentons ci-dessous sept solutions permettent de réduire directement les factures d’électricité des établissements touristiques en Tunisie:

1. Installer un système de contrôle de la consommation électrique : pour faire des économies d’énergie, les hôtels peuvent faire installer un système de gestion des consommations électriques. 

Aujourd’hui, il existe des systèmes de gestion de la consommation de l’électricité qui apportent des solutions pour maîtriser la consommation de l’électricité dans le secteur du tourisme. Ils consistent à contrôler en temps réel l’état de fonctionnement du réseau électrique et des consommations 24h/24. En cas de suspicion de surconsommation, ce système déclenche l’alarme. Ainsi, l’appareil peut détecter une consommation anormale de l’énergie dans un cottage ou une chambre en particulier. L’alimentation pourra être coupée à distance dans ce logement le temps que la cause soit identifiée (climatiseur ou chauffage allumé dans un hébergement inoccupé, etc.). 

Ce dispositif peut être combiné à un autre système de gestion de la consommation de l’eau dans les hôtels permettant une maîtrise optimale de la consommation de cette précieuse denrée.

2Équiper les hôtels avec des installations photovoltaïques et des batteries de stockage de l’énergie : dans un pays touristique qui compte en moyenne 200 jours ensoleillés par an, le recours à l’énergie solaire devient impératif. Tout d’abord elle est propre, car elle n’émet pas de gaz à effet de serre (on parle d’énergie décarbonée), parce qu’elle est gratuite et inépuisable. 

Certes, l’investissement coûte cher mais la consommation est presque gratuite. En plus, elle assure une autonomie électrique à 100 % pendant la basse et moyenne saison et plus de 75 % pendant la haute saison. Il s’agit d’une technique très efficace pour réduire ses factures d’électricité.    

3. Privilégier des appareils basse consommation pour équiper votre hôtel : la classe énergétique des appareils qui équipent votre établissement de tourisme peut permettre de limiter la surconsommation électrique et donc de diminuer les factures. Privilégiez des appareils électroménagers de classe A+++ qui consomment 20 à 50% de moins que les équipements A+.

4. Placer des détecteurs de présence dans les hébergements : pour éviter que les vacanciers oublient d’éteindre la lumière dans leur logement, l’installation de détecteurs de présence peut être une bonne idée. Ils peuvent également être placés dans les parties communes de l’hôtel, à l’intérieur comme à l’extérieur (parking, chemin piéton).

5. Faire le bon choix pour les luminaires intérieurs et extérieurs :  privilégier l’utilisation des LED pour éclairer votre établissement de tourisme vous permettra de consommer jusqu’à 10 fois moins qu’avec des ampoules basse consommation. Pensez également à nettoyer les ampoules de temps en temps pour gagner en luminosité.

6. Intégrer vos salariés à la lutte contre la surconsommation électrique : la lutte contre le gaspillage de l’électricité commence par l’implication de votre équipe. Éteindre les équipements de bureau plutôt que de les laisser en veille, ne pas laisser la lumière allumée toute la journée à la réception alors qu’il fait jour… Ce sont parfois les petits gestes qui permettent de tendre vers de belles économies de consommation énergétique.

7. Sensibiliser les clients pour améliorer leur implication : optimiser les dépenses énergétiques dans le secteur du tourisme est possible à condition de prendre des mesures fortes pour limiter au maximum la surconsommation électrique.                                               

Les clients peuvent également faire leur part durant leur séjour dans hôtel. En affichant les consommations électriques par individu dans l’hébergement, les vacanciers peuvent prendre conscience de leur usage de l’énergie. Une liste de conseils simples à suivre pour réduire la consommation électrique en vacances peut également être mise à disposition.

Pour tous ceux qui veulent savoir plus sur la production de l’énergie photovoltaïque avec stockage, cliquez sur ce lien.

A suivre

L’article Tourisme et énergie | Sept solutions pour limiter la surconsommation d’électricité est apparu en premier sur Kapitalis.

‘‘L’étreinte de la patrie’’ | La sécession taïwanaise, de la reconquête à l’indépendance

31. Juli 2026 um 08:38

Avec l’émergence d’un irrédentisme taiwanais antichinois dont l’objectif avoué est de desserrer définitivement l’étreinte jugée insupportable de la patrie, et avec l’exacerbation du nationalisme chinois qui semble faire de la réunification une question de vie ou de mort, à tout le moins pour le pouvoir à Pékin, la guerre semble inévitable entre Pékin et Taipeh.

Dr Mounir Hanablia *

Le 27 février 1947 à Taipei, la principale ville de Taiwan, la police saccage un étal non réglementaire. Dans une île jouissant au sortir de la guerre d’une prospérité relative, c’est l’étincelle qui met le feu aux poudres. Les gens présents réagissent et chassent sans ménagement les agents trop zélés. Le lendemain, ces derniers reviennent en force pour se venger. C’est alors l’émeute. La rue se mobilise. Toutes les villes de l’île se soulèvent les unes après les autres. Le gouverneur doit gérer la situation et les forces disponibles sont insuffisantes. Des comités de résolution de l’incident dit du 28-Février naissent un peu partout sur l’île avec lesquels l’autorité est obligée dans un premier temps de se montrer conciliante, ou de le paraître.

En réalité, des appels au secours ont été envoyés au gouvernement chinois, et une dizaine de jours après les premières troupes continentales commencent à débarquer en provenance du continent. Elles sont souvent composées de soldats originaires du Sichuan, autrement dit de troupes impitoyables aguerries dans la lutte contre les Japonais, puis les Communistes.

La répression est féroce. Le nombre de victimes n’est pas comptabilisé avec exactitudes. Certains ont évoqué trente mille morts. Le pouvoir central en rejette la responsabilité sur… l’armée impériale du Japon, qui a occupé l’île pendant 55 ans. Les personnalités les plus en vue de l’île disparaissent, enlevées par des escadrons de la mort, probablement composées de policiers continentaux. Les comités de résolution se dispersent, leurs membres se cachent. Les plus combatifs se réfugient dans les collines de l’Est, chez les Austronésiens, les populations d’origine de l’île, 2% de la population totale.

Le coup d’envoi de la grande invasion de l’île ?

Après quatre mois, l’autorité est rétablie, certains notables insulaires ne subissent plus qu’une répression judiciaire. L’ordre règne désormais au point qu’en 1949, après la défaite des troupes nationalistes face aux communistes, le gouvernement de Tchang Kai Tchek, en tant qu’autorité légitime de la Chine, choisit de se réfugier à Taiwan, accompagné de deux millions de ses partisans, d’origine continentale, avec pour objectif la reconquête de la Chine. Un Etat policier est mis en place avec le soutien des Etats-Unis d’Amérique, et la loi martiale est maintenue pendant une quarantaine d’années.

L’Incident du 28-Février est durant ce laps de temps passé sous silence et considéré comme un sujet tabou. Selon le Kuomintang, le parti de Tchang Kaï Chek, il s’agissait d’une tentative de subversion de l’île par les communistes, une version corroborée par celle de la République Populaire considérant l’Incident comme un soulèvement populaire contre le gouvernement des féodaux alliés au seigneurs de la guerre.

Ce n’est qu’après la levée de l’état d’urgence et l’instauration du multipartisme à Taiwan que les langues se délient avec les témoignages des acteurs ou des victimes. Qui plus est l’apparition sur le scène politique du Parti Démocratique Progressiste, indépendantiste taiwanais, confère au récit une nouvelle dimension que l’on ne peut pas ignorer.

Personne n’ose encore dire que c’est le coup d’envoi de la grande invasion de l’île par les continentaux pressés de s’emparer des richesses d’une île prospère dans l’océan de misère chinois. Ce serait déjà remettre en question la légitimité de la présence d’une bonne partie de la population actuelle, que même les indépendantistes d’origine insulaire ne peuvent pas se permettre.

Taiwan, d’abord une base commerciale hollandaise sur la route du Japon, ne commence à être peuplée de han qu’à partir de 1650 environ. Et encore, elle sert de base de repli à quelques-uns parmi les Ming qui refusent le pouvoir Mandchou.

L’île n’acquiert sa configuration moderne qu’à partir de l’occupation coloniale japonaise. Le Japon ne cherche pas à imposer sa langue et ses coutumes à la population. Néanmoins, celle-ci au contact de l’occupant bénéficie d’un effort d’éducation et de santé qui la place nettement en porte-à-faux par rapport aux populations de la Chine continentale. Ce n’est qu’avec les terribles combats de la seconde guerre mondiale que l’Empire du Japon, à court de combattants, commence à envisager la possibilité d’assimiler la population de Taiwan, l’une des plus éduquées de l’Asie. Plusieurs milliers de Taiwanais sont alors incorporés dans les rangs de l’armée impériale et participent aux combats les plus marquants, en particulier à Okinawa, contre les Américains. Quelques-uns reçoivent même des patronymes japonais. C’est pourquoi, à la fin de la guerre, le Japon battu, ces combattants taiwanais, bien entraînés, ne voient pas d’un bon œil le débarquement des troupes chinoises continentales indisciplinées pour lesquelles ils n’ont que mépris.

Quel rôle ces combattants ont-ils joué dans l’Incident du 28-Février ou dans les Comités de Résolution ? On l’ignore mais probablement modeste. Les autorités chinoises ont beau jeu de dénoncer l’intrusion de l’armée impériale japonaise dans le soulèvement pour justifier la répression, tout en tentant d’éliminer les élites issues de la colonisation japonaise.

Toujours selon ces mêmes autorités l’Incident du 28-Février s’est accompagné d’une chasse aux sorcières contre les Chinois continentaux, une affirmation qui ne semble avoir d’autre finalité que de fournir de l’eau au moulin de la répression.

Cette incrimination du Japon dans le récit officiel cesse lorsque l’île devient le refuge du gouvernement et de l’armée nationalistes, chassés par les rouges de Mao. Le Japon n’est plus un adversaire et devient un partenaire dans la lutte anticommuniste, avec le soutien américain. Ce dernier n’est au départ pas acquis, et l’île semble à court terme destinée à tomber sous l’autorité de Pékin. Mais la guerre de Corée, où Staline ne laisse d’autre choix à la Chine communiste que d’intervenir, change la donne et Taiwan devient une pièce essentielle dans le dispositif américain de protection du Japon.

Irrédentisme taiwanais contre nationalistes chinois

Malgré la détente sino-américaine de 1972 les choses demeurent en l’état même si le discours politique change. Avec l’émergence d’un irrédentisme taiwanais antichinois dont l’objectif avoué est de desserrer définitivement l’étreinte jugée insupportable de la patrie, et avec l’exacerbation du nationalisme chinois qui semble faire de la réunification une question de vie ou de mort, à tout le moins pour le pouvoir à Pékin, la guerre semble inévitable.

En effet, l’île jouit d’une prospérité enviable et ne semble nullement encline à partager le sort de Hong Kong. Néanmoins, cette affaire de l’incident du 28 février 1947 démontre que le récit historique et les entités politiques qui en émergent sont loin d’être immuables et ne sont que les reflets de rapports de force éphémères. Certes. Mais ce sont en dernier recours les peuples qui façonnent le cours de l’Histoire. Lesquels ?

La Chine n’est qu’un rassemblement hétéroclite d’entités et de territoires écrasés sous le poids niveleur de la colonisation Han. Et l’irrédentisme taiwanais ne lui est insupportable que pour le rappeler. Si Pékin prétend siniser et fédérer des peuples étrangers, au nom de quel principe faudrait-il qu’elle accepte une sédition remettant en question son rôle unificateur ? Sans doute le même qui libérerait le Texas, l’Arizona, le Nouveau Mexique, la Californie, du joug américain. Une éventualité peut être pas autant inconsidérée qu’il n’y paraît depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.   

* ‘‘L’étreinte de la patrie. Décolonisation, sortie de guerre et violence à Taïwan, 1947’’, de Victor Louzon, Éditions de l’EHESS, Paris, 2024, 378 p.

L’article ‘‘L’étreinte de la patrie’’ | La sécession taïwanaise, de la reconquête à l’indépendance est apparu en premier sur Kapitalis.

Empfangen — 30. Juli 2026 Französischsprachig

Crevette rouge | Bruxelles appelle Tunis à respecter ses quotas de pêche

30. Juli 2026 um 14:12

La Commission européenne a confirmé que l’interdiction d’importation dans l’Union européenne (UE) de crevettes rouges tunisiennes destinées au marché italien est liée au dépassement des quotas de pêche attribués à la Tunisie dans le cadre de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), quotas dont la Tunisie demande la révision sur la base de statistiques actualisées.

En réponse à une demande de commentaire de l’Agenzia Nova, un porte-parole de la Commission a expliqué que «les quotas de 2026 pour la crevette rouge ont été arrêtés par l’organisation régionale de gestion des pêches compétente — à savoir la Commission générale des pêches pour la Méditerranée, CGPM — lors de sa 48e session annuelle en 2025». Ces quotas, a souligné Bruxelles, «représentent les limites de capture officielles que toutes les parties contractantes de la CGPM doivent respecter, y compris la Tunisie».

Selon la Commission, les données actualisées transmises par les autorités tunisiennes font apparaître des niveaux de capture supérieurs au quota attribué. «Les données révisées sur les captures et la production soumises par la Tunisie dépassent le quota alloué et ne sont donc pas conformes aux limites établies par la CGPM», a déclaré le porte-parole à Nova.

Les informations communiquées par Tunis seront désormais examinées dans le cadre des mécanismes prévus par l’organisation régionale elle-même.

Bruxelles a également précisé que l’interdiction d’entrée des crevettes rouges tunisiennes sur le marché européen découle directement de l’application de la réglementation européenne contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Bruxelles : «La pêche sans quota constitue une pêche illicite»

Cette législation met en place un système visant à empêcher l’entrée sur le marché de l’UE de produits de la pêche obtenus en violation des règles internationales. «Conformément au cadre établi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la pêche sans quota constitue une pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN)», a expliqué la Commission.

À ce titre, les États membres de l’UE «sont légalement tenus de refuser les importations issues de la pêche INN afin de protéger le marché européen et de garantir une concurrence loyale aux opérateurs qui respectent les règles». C’est sur cette base juridique qu’ont été refusées les exportations de crevettes rouges tunisiennes vers l’Italie.

Cette question revêt une importance particulière pour le secteur halieutique tunisien, qui considère la crevette rouge comme un produit d’exportation à forte valeur ajoutée. Ces derniers jours, les autorités tunisiennes et les acteurs du secteur ont exprimé leurs préoccupations quant à l’impact économique de l’interdiction d’importation de la part de l’UE, appelant à des discussions avec les institutions européennes.

Dans une réponse écrite à une question parlementaire de la députée Fatma Mseddi, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a fait valoir que les limites actuelles reposaient sur des «données statistiques incomplètes et non représentatives des niveaux de capture réels» du pays. Selon le ministère, le plan de gestion de la crevette rouge dans le détroit de Sicile, adopté par la CGPM en 2022, prévoyait des quotas distincts pour la Tunisie et l’UE sur une période transitoire allant de 2023 à 2025, impliquant une réduction annuelle de 3 % des captures autorisées. Toutefois, Tunis soutient que le quota national a été calculé à partir de données initialement issues de la base de données de la FAO — et vérifiées ultérieurement en octobre 2022 — qui ne reflétaient pas l’activité de pêche réelle du pays.

Tunis demande la révision des quotas sur des données actualisées

Les autorités tunisiennes affirment qu’«un examen des statistiques officielles a révélé des captures réelles nettement supérieures à celles précédemment déclarées ; ces chiffres ont été corrigés et saisis dans le système officiel de la CGPM le 6 mars 2024».

Le document souligne en outre que, malgré les corrections statistiques, la répartition des quotas est restée «inchangée, car elle reposait également sur des données historiques présentées par la partie européenne».

Le ministère estime que cela a désavantagé la Tunisie, dont le système national de collecte de données était encore en phase de développement, alors que l’UE disposait d’une base statistique plus solide.

Selon Tunis, la partie européenne n’a soulevé aucune objection quant à l’application effective des quotas durant la période transitoire, laissant ainsi penser que le dossier faisait toujours l’objet de négociations.

Pour faire face à la situation, les autorités tunisiennes ont mis en place une cellule de crise chargée de coordonner les initiatives techniques et diplomatiques, et engagé des consultations avec le ministère des Affaires étrangères et les professionnels du secteur. Elles ont aussi entamé des échanges avec les autorités européennes afin de trouver une solution permettant la reprise des exportations de crevettes rouges vers le marché italien.

Parallèlement, Tunis a soumis «des demandes formelles à la CGPM en vue d’une révision du quota national fondée sur des données actualisées concernant la production réelle déclarée en avril 2026», tout en réclamant un «réexamen des limites de pêche fixées dans la recommandation actuelle».

Bruxelles confirme que «des contacts sont en cours avec les autorités tunisiennes ainsi qu’avec celles des États membres concernés». L’exécutif européen précise en outre que l’UE «se tient prête à soutenir la Tunisie dans le respect de ses obligations».

S’agissant d’une éventuelle révision du quota alloué à la Tunisie, la Commission laisse ouverte la possibilité de décisions futures dans le cadre de la CGPM, sans toutefois indiquer de position arrêtée.

Une décision concernant les nouveaux niveaux de capture pour la crevette rose du large, dans le cadre du plan de gestion pluriannuel pour le détroit de Sicile (CGPM/45/2022/5), pourrait être adoptée lors de la prochaine session annuelle de la CGPM, prévue pour octobre 2026. C’est à ce moment-là que l’UE définira et présentera sa position de négociation.

L’issue de la réunion d’automne pourrait ainsi s’avérer décisive pour toute éventuelle actualisation des quotas de pêche dans le détroit de Sicile, si de nouvelles données scientifiques et de production fournies par les parties contractantes — y compris la Tunisie — justifiaient une révision des limites de capture.

D’ici là, toutefois, les quotas actuellement approuvés par la CGPM ainsi que les obligations découlant de la législation européenne de lutte contre la pêche INN demeureront en vigueur.

L’article Crevette rouge | Bruxelles appelle Tunis à respecter ses quotas de pêche est apparu en premier sur Kapitalis.

La Tunisie s’active, sous pression, à réformer son réseau électrique

30. Juli 2026 um 13:34

Ce n’est pas la solution miracle au déficit énergétique de la Tunisie, dont le taux dépasse aujourd’hui 60%, mais c’est une solution temporaire qui peut aider le pays à dépasser la crise qu’il traverse depuis deux semaines, marquée par des coupures intempestives d’électricité dues à la forte hausse de la demande dans un contexte de canicule estivale. Solutions temporaires en attendant l’entrée en production des nombreuses centrales solaires photovoltaïques en cours de construction.     

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) vient d’annoncer la mise en service d’un transformateur de 360 ​​mégavolt-ampères (MVA) au poste à haute tension de Mornaguia, un nœud majeur du réseau alimentant l’agglomération de Tunis, ainsi que l’arrivée imminente d’une seconde unité de 400 MVA. Ces deux équipements fabriqués en Chine permettront d’accroître la capacité du réseau national de transport. Et d’améliorer la stabilité de l’approvisionnement en électricité.

Bien que la mise en service du premier transformateur constitue une avancée, les experts estiment que cette infrastructure aurait dû être achevée dès 2020. Ce retard de plusieurs années illustre les difficultés rencontrées pour investir dans la modernisation du réseau national.

Renforcer la résilience du réseau de la Steg durant les mois d’été

Ce projet est désormais complété par un second transformateur de 400 MVA, qui accroîtra encore la capacité de transport d’électricité et réduira les risques de congestion lors des pics de demande. L’objectif de la Steg est de renforcer la résilience du réseau, en particulier durant les mois d’été, période où l’utilisation généralisée de la climatisation porte la consommation d’électricité à ses niveaux les plus élevés de l’année.

Sur le plan technique, un transformateur de ce type ne produit pas d’énergie, mais il joue un rôle essentiel dans le réseau de transport : il transforme les niveaux de tension entre les différentes sections du réseau électrique, augmentant ainsi la capacité de transport d’énergie et réduisant les pertes.

Une disponibilité accrue de puissance aux nœuds stratégiques permet également le raccordement de nouvelles centrales de production et une distribution plus efficace de l’électricité vers les centres de consommation.

Toutefois, les récentes coupures d’électricité enregistrées dans plusieurs régions du pays ne sont pas uniquement dues à des défaillances techniques ; elles reflètent une gestion planifiée du réseau visant à éviter un effondrement lors des pics de consommation. Ces dernières semaines, la Steg a procédé à des coupures temporaires d’électricité dans de nombreuses zones du Grand Tunis et dans d’autres gouvernorats, alors que les températures atteignaient 50 degrés Celsius, alimentant ainsi la controverse sur la capacité du système à répondre à une demande croissante.

La modernisation du réseau revêt également une importance stratégique dans le contexte de la transition énergétique de la Tunisie. Le pays accélère le développement de nouveaux parcs photovoltaïques et éoliens et vise à accroître considérablement la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique. L’augmentation de la production issue de sources intermittentes nécessite un réseau de transport plus robuste et plus flexible, capable d’absorber et de distribuer des volumes d’électricité plus importants.

Le renforcement des infrastructures électriques est également étroitement lié aux grands projets d’interconnexion internationale, notamment le câble sous-marin Elmed, qui reliera la Tunisie à l’Italie via la Sicile. L’augmentation de la capacité du réseau national est une condition nécessaire pour que le pays puisse tirer parti des futures exportations d’énergie et s’intégrer progressivement au marché de l’électricité euro-méditerranéen.

Toutefois, la question des investissements requis pour rattraper des années de retard dans la maintenance et la modernisation des infrastructures reste en suspens. L’arrivée des deux transformateurs constitue un signe concret de renforcement du réseau, mais les experts s’accordent à dire qu’un programme plus vaste d’interventions sur les lignes à haute tension, les postes électriques et les capacités de production sera nécessaire pour garantir la sécurité énergétique de la Tunisie dans les années à venir.

Améliorer la performance et la gouvernance de la Steg

Le 14 juillet, le Parlement a approuvé deux projets de loi autorisant des accords de garantie de l’État pour des prêts accordés par la Banque mondiale à la Steg, destinés à financer le programme d’amélioration de l’efficacité et de la gouvernance du secteur énergétique.

Les deux accords ont été signés le 3 novembre 2025, et l’examen parlementaire a débuté le 10 juillet.

Le premier concerne un prêt de 384,8 millions d’euros (environ 1,3 milliard de dinars tunisiens) accordé à la Steg pour soutenir le programme de réforme du secteur de l’énergie. Le projet de loi a été adopté par 72 voix pour, 6 abstentions et 19 voix contre. Ce prêt, d’une durée de 43 ans incluant une période de grâce de sept ans, prévoit, outre les investissements, une série de réformes structurelles, telles que la création d’une autorité de régulation du secteur de l’énergie, l’adoption des normes internationales d’information financière (IFRS) par la Steg et le renforcement du recouvrement des créances.

Le second projet de loi autorise une garantie de l’État pour un prêt de 30 millions de dollars (environ 25,7 millions d’euros) accordé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (Bird), agissant en tant qu’organisme d’exécution du Fonds pour les technologies propres ; ce prêt vise également à financer le programme d’amélioration de la performance et de la gouvernance de la Steg.

Lors d’une récente réunion au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie à Tunis avec des représentants du secteur, plusieurs propositions ont été présentées, notamment l’intégration de transformateurs hybrides et de systèmes de stockage par batterie, le déploiement de compteurs intelligents, la simplification des procédures administratives, l’introduction de nouvelles mesures incitatives et d’allégements fiscaux, ainsi que la mise à jour du cadre réglementaire pour encourager les investissements dans la production d’électricité à partir de sources renouvelables.

Le ministre Salah Zouari a rappelé que «la STEG a récemment publié un document technique réglementant l’installation, par les clients résidentiels, de batteries associées à des transformateurs hybrides pour les systèmes photovoltaïques, une initiative préparée ces derniers mois pour encourager le développement de l’autoconsommation énergétique».

La Tunisie vise à porter la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à 35 % d’ici 2030 et à 50 % d’ici 2035 — contre 9 % actuellement — grâce à l’installation d’une capacité éolienne et solaire de 5 000 mégawatts.

Selon des données récemment publiées par le ministère, l’État consacre chaque année plus de trois milliards de dinars (environ 900 millions d’euros) en subventions pour couvrir une partie des coûts de production d’électricité, alors que le pays continue d’importer environ 80 % de ses besoins en gaz naturel et 10 % de sa consommation d’électricité, malgré un taux d’électrification atteignant 99 % de la population.

Le programme de réforme de la Steg, prévu jusqu’en 2028, comprend le rééquilibrage financier de l’entreprise, l’amélioration de l’efficacité commerciale et technique, le recouvrement des créances et le renforcement de la gouvernance.

Parmi les projets majeurs figurent la construction d’un corridor électrique entre le nord et le sud de la Tunisie pour favoriser l’intégration des énergies renouvelables au réseau national, la modernisation des infrastructures de distribution, l’installation de 150 000 compteurs intelligents lors de la phase initiale et l’amélioration de la qualité du service.

L’article La Tunisie s’active, sous pression, à réformer son réseau électrique est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde

30. Juli 2026 um 12:43

La Tunisie et l’Algérie ont plus à gagner en consolidant leur coopération qu’en laissant prospérer des querelles artificielles. Les défis auxquels elles sont confrontées exigent davantage de coopération que de suspicion.

Khémaïs Gharbi *

Les nations ne sont pas seulement menacées par les armes. Elles le sont tout autant par les mots, les rumeurs, les manipulations et les divisions savamment entretenues. Depuis toujours, les puissances qui convoitent un pays savent qu’il est souvent plus efficace de dresser un peuple contre lui-même ou contre ses voisins que de l’affronter directement.

La Tunisie n’échappe pas à cette réalité. Située au cœur de la Méditerranée, ouverte sur l’Europe, appartenant au Maghreb et au monde arabe, elle occupe une position géostratégique qui suscite naturellement l’intérêt de nombreux acteurs internationaux. Chacun défend ses intérêts, parfois de manière légitime, parfois en cherchant à influencer les équilibres régionaux.

Lorsque les difficultés économiques, les tensions sociales et les incertitudes politiques fragilisent un pays, celui-ci devient plus vulnérable aux campagnes d’influence. Les frustrations populaires peuvent alors être orientées vers des adversaires désignés, parfois sans rapport avec les véritables causes des problèmes. Il devient alors facile de semer les graines de la discorde.

L’une des méthodes les plus efficaces consiste à détériorer les relations entre deux peuples qui ont pourtant bâti, au fil des siècles, une histoire commune faite de solidarité, de respect et de bon voisinage. Les liens entre la Tunisie et l’Algérie ne sont pas le fruit du hasard. Ils se sont forgés dans la géographie, dans l’histoire, dans les échanges humains, économiques et culturels, mais aussi dans les épreuves traversées ensemble.

Une histoire de solidarité, de respect et de bon voisinage

Ces deux peuples n’ont jamais construit leur relation sur la confrontation. Au contraire, ils ont appris à vivre côte à côte, à s’entraider lorsque les circonstances l’exigeaient et à préserver une frontière parmi les plus paisibles de la région. Cette réalité historique mérite d’être protégée.

C’est précisément parce que cette relation est solide qu’elle peut devenir la cible de ceux qui auraient intérêt à la fragiliser. Il suffit parfois d’une déclaration sortie de son contexte, d’une phrase interprétée de manière malveillante, d’une polémique amplifiée sur les réseaux sociaux ou d’une campagne de désinformation pour tenter de transformer un geste de solidarité en sujet de discorde.

Récemment encore, une déclaration du président algérien Abdelmadjid Tebboune **, exprimée dans un esprit de soutien à la Tunisie, a été exploitée par certains pour tenter d’y voir une ingérence ou un motif de polémique. Les réseaux sociaux se sont rapidement transformés en caisse de résonance où les interprétations les plus excessives ont parfois pris le pas sur la raison.

L’histoire de notre région offre pourtant une leçon qu’il serait dangereux d’oublier. Les divergences politiques, même profondes, ne doivent jamais faire oublier l’essentiel lorsque les intérêts supérieurs d’un peuple sont en jeu.

La crise de Bizerte en 1961 en est l’une des plus belles illustrations. À cette époque, les relations entre le président Habib Bourguiba et le président Gamal Abdel Nasser étaient particulièrement tendues. Les désaccords étaient publics, parfois virulents, et semblaient difficilement conciliables.

Mais lorsque la Tunisie affronta la France lors de la bataille de Bizerte, les querelles s’effacèrent devant l’intérêt supérieur de la nation tunisienne. L’Égypte apporta immédiatement son soutien politique, militaire et diplomatique à la Tunisie. Bourguiba, le gouvernement tunisien et le peuple accueillirent avec émotion cette solidarité venue d’un pays frère. Ce geste démontrait qu’au-delà des divergences, il existait une conscience commune face à une menace extérieure.

Nasser avait cité à cette occasion un proverbe qui illustrait la vieille sagesse du monde arabe : «Moi et mon frère contre notre cousin ; moi, mon frère et notre cousin contre l’étranger.» 

Derrière cette formule se cache une vérité politique intemporelle : les différends entre frères ne doivent jamais devenir une arme entre les mains de ceux qui cherchent à les diviser.

Faire face avec discernement aux tentatives de manipulations

C’est précisément cette sagesse que nous gagnerions à retrouver aujourd’hui. Les désaccords peuvent exister entre gouvernements, les opinions peuvent diverger, mais ils ne devraient jamais conduire les peuples à oublier tout ce que l’histoire, la géographie et les sacrifices communs ont construit entre eux.

Les véritables amis d’un peuple ne cherchent pas à l’isoler de ses voisins ; ils cherchent au contraire à renforcer les liens qui contribuent à sa stabilité. La Tunisie et l’Algérie ont plus à gagner en consolidant leur coopération qu’en laissant prospérer des querelles artificielles. Les défis auxquels elles sont confrontées exigent davantage de coopération que de suspicion.

L’histoire enseigne une leçon simple : les peuples qui se laissent diviser servent souvent les intérêts d’autres qu’eux-mêmes. À l’inverse, ceux qui savent préserver leurs relations de confiance renforcent leur souveraineté et leur capacité à faire face aux défis.

Les Tunisiens ont toujours fait preuve de discernement face aux tentatives de manipulation. Il faut espérer qu’ils continueront à exercer cet esprit critique, en refusant les discours qui cherchent à fabriquer des ennemis là où l’histoire a construit des frères.

Les graines de la discorde ne germent que lorsqu’on les arrose. À chacun de veiller à ce que la sagesse, la mémoire et le respect mutuel soient plus forts que les semeurs de division.

* Ecrivain et traducteur.

L’article Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde est apparu en premier sur Kapitalis.

Top casinos accessibles depuis la Tunisie [FR Casino]

30. Juli 2026 um 11:30

Les joueurs en Tunisie aujourd’hui ont la possibilité de jouer à leurs jeux préférés sans quitter leur domicile. Les plateformes en ligne proposent souvent un large choix de jeux, des bonus attractifs et des paiements rapides.

Cependant, il existe aussi un inconvénient : les règles concernant le casino Tunisie sont limitées. Y compris à cause des motifs et des facteurs culturels et religieux.

Artem Lukashov, expert chez Tribuna.com, a souligné dans ses articles que, face à l’absence de régulation locale en Tunisie, les joueurs doivent privilégier des organismes internationaux certifiés par des licences reconnues (MGA, Curaçao).

Il met également en avant l’importance de choisir des plateformes proposant des méthodes de paiement flexibles, comme les cryptomonnaies. Il est beaucoup plus probable, de cette manière, d’assurer des transactions vraiment fluides. De plus, on pourrait contourner les restrictions bancaires locales.

Malgré cela, les plateformes en ligne restent une option pratique, moderne et très appréciée par de nombreux joueurs en Tunisie.

Casino en ligne Tunisie : accessibilité et fonctionnement

Les casinos en ligne accessibles depuis la Tunisie fonctionnent de manière simple et intuitive. Ils sont conçus pour permettre une inscription rapide et un accès immédiat aux jeux.

Fonctionnement général :

  1. Création d’un compte en quelques minutes
  2. Vérification d’identité (procédure KYC)
  3. Dépôt via plusieurs méthodes de paiement
  4. Accès aux jeux instantané
  5. Retrait des gains selon les conditions

Les plateformes modernes sont compatibles avec tous les appareils, ce qui rend l’expérience fluide et accessible. Cette facilité d’utilisation est un point fort majeur.

Types de jeux disponibles dans un casino Tunisie en ligne

Les plateformes online proposent une grande diversité de jeux pour répondre aux attentes de tous les joueurs, du débutant au plus expérimenté.

Catégories principales :

  • Machines à sous avec thèmes variés
  • Jeux de table classiques (roulette, blackjack, baccarat)
  • Casino en direct avec croupiers professionnels
  • Jeux à jackpot progressif
  • Jeux virtuels et instantanés

Les fournisseurs comme NetEnt ou Microgaming garantissent des jeux de qualité et équitables.

Avantages et inconvénients :

Le succès d’une plateforme repose sur plusieurs avantages qui attirent un large public.

Ces éléments doivent être pris en compte avant de choisir un casino Tunisie en ligne.

Tableau comparatif des caractéristiques clés :

Ce tableau montre que les casinos en ligne offrent plus de flexibilité et de choix.

Moyens de paiement dans un casino en ligne Tunisie

Les méthodes de paiement jouent un rôle essentiel dans l’expérience utilisateur. Les plateformes proposent plusieurs solutions adaptées aux joueurs tunisiens.

Options disponibles :

  • Cartes bancaires (Visa, Mastercard)
  • Portefeuilles électroniques (Skrill, Neteller)
  • Cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum)
  • Cartes prépayées

Critères de choix :

  • Rapidité des transactions
  • Frais éventuels
  • Sécurité des paiements
  • Disponibilité dans votre pays

Les paiements électroniques sont souvent privilégiés pour leur rapidité.

Sécurité et licences: réglementation des jeux d’argent en Tunisie

La Tunisie ne dispose pas d’un cadre légal complet pour les casinos en ligne. Les joueurs accèdent donc principalement à des plateformes étrangères. Les sites fiables possèdent des licences reconnues et utilisent des technologies de protection avancées (par exemple,  des systèmes de cryptage SSL).

Licences les plus fiables:

Il est important de rester prudent et de privilégier les sites réglementés.

Comment choisir le meilleur casino en ligne Tunisie

Le choix d’une plateforme doit être basé sur des critères objectifs afin d’éviter les mauvaises surprises.

Critères essentiels :

  • Licence officielle valide
  • Avis positifs des utilisateurs
  • Variété des jeux proposés
  • Bonus avec conditions claires
  • Méthodes de paiement fiables
  • Service client réactif

Un bon casino en ligne Tunisie garantit une expérience transparente et sécurisée.

Bonus et promotions :

Les bonus sont un élément clé pour attirer les joueurs. Ils permettent d’augmenter le budget de jeu.

Types de bonus:

  • Bonus de bienvenue
  • Tours gratuits (free spins)
  • Bonus de dépôt
  • Programmes de fidélité
  • Cashback

Il est important de lire les conditions de mise avant d’utiliser un bonus afin d’éviter les mauvaises surprises.

Conseils pour jouer en toute sécurité

Pour profiter pleinement du jeu, il est essentiel d’adopter de bonnes pratiques:

  • Vérifier la licence du site
  • Lire les conditions générales
  • Éviter les plateformes inconnues
  • Protéger ses données personnelles
  • Fixer des limites de jeu

Ces conseils permettent de réduire les risques et de jouer de manière responsable.

Expérience mobile des casinos en ligne Tunisie

Les plateformes sont désormais optimisées pour mobile, ce qui permet aux joueurs de jouer à tout moment.

Les versions pour mobile ont une interface intuitive, donnent un accès rapide aux jeux, sont compatibles avec Android et iOS. Un des points essentiels est également la simplicité des paiements.

Cette évolution rend le casino en Tunisie en ligne encore plus accessible.

Depuis la Tunisie, on peut facilement accéder à des casinos en ligne qui offrent de nombreux avantages. On y trouve divers jeux et des promotions intéressantes. Les sites actuels proposent aussi plusieurs solutions de paiement. Attention toutefois : la réglementation locale peut être floue, donc il faut rester prudent. Mieux vaut privilégier des plateformes sérieuses et agréées pour jouer en toute sécurité.

L’article Top casinos accessibles depuis la Tunisie [FR Casino] est apparu en premier sur Kapitalis.

Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  

30. Juli 2026 um 09:40

La dernière sortie du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur la Tunisie **, que de nombreux Tunisiens trouvent déplacée voire insultante, repose la question des accords sécuritaires et de défense conclus le 7 octobre 2025 entre Tunis et Alger et surtout leur définition de la menace terroriste et leurs modalités opératoires, dont on sait très peu de choses. (Photo :

Elyes Kasri *

L’absence de communication à ce sujet de la part des autorités tunisiennes suscite de sérieuses appréhensions surtout au vu des nombreuses suspicions et même des confidences attribuées à d’anciens responsables sécuritaires algériens sur des liens troubles entre les services spéciaux du pays voisin et certains groupes terroristes et même, semble-t-il, certaines actions terroristes commises en Tunisie notamment au cours des années 2012-2013.

La relation trouble du régime algérien avec le terrorisme et la quête démocratique nécessite une clarification des accords et des engagements sécuritaires et de défense bilatéraux afin d’éviter que la crainte de l’inconnu et des précédents attribués au régime algérien ne fassent passer la crise de confiance entre les deux peuples à un sentiment plus profond et plus durable de nature à creuser un fossé entre les deux voisins condamnés par l’histoire et la géographie à coexister pacifiquement et en bonne entente.

Les Tunisiens qui brandissent l’épouvantail d’Israël et du sionisme international et ne prêtent pas attention à ceux qui vouent une haine tenace à la Tunisie et nourrissent des desseins maléfiques à son égard, gagneraient à regarder de plus près la véritable et actuelle menace à leur pays en se posant de simples questions :

– qui occupe des territoires tunisiens riches en hydrocarbures et en ressources hydrauliques ?

– qui assèche les cours d’eau qui ont depuis l’aube des temps irrigué la Tunisie ?

– qui a enraciné la contrebande en Tunisie ?

– qui a organisé des attaques et des actions terroristes contre la Tunisie comme à Gafsa en 1980 ?

– quelles sont la nationalité et l’origine des dirigeants les plus sanguinaires des groupements islamistes qui ont sévi en Tunisie ?

– qui inonde la Tunisie avec des migrants illégaux subsahariens qui la mettent dans une situation inextricable d’être considérée comme une menace à la citadelle Europe, pourtant notre principal partenaire économique, ou envisager un rapatriement dépassant les moyens logistiques disponibles ou contribuer au dessein déstabilisateur d’une guerre civile au risque d’un remplacement démographique ?

– qui cherche à isoler la Tunisie sur la scène internationale en utilisant le chantage énergétique et terroriste ?

– qui exprime par ses actions et ses propos le plus de mépris pour la Tunisie ?

– qui cherche à gommer l’indépendance et la souveraineté de la Tunisie en la traitant ou même en la décrivant comme une province ?

Un pays qui n’arrive pas à définir la menace réelle à sa stabilité et à sa souveraineté est une proie facile et à moitié conquise.

* Ancien ambassadeur.

** S’exprimant devant la presse, le 27 juillet 2026, le président algérien a menacé, sans les nommer, ceux qui veulent «déstabiliser» la Tunisie. Il a employé une expression populaire algérienne virulente («nous détruirons la tente de ses parents») par allusion aux entités qui chercheraient à déstabiliser la Tunisie. Selon lui, la Tunisie est visée uniquement en raison de sa proximité avec l’Algérie. Traduire : certains acteurs chercheraient à fragiliser le voisin tunisien pour mieux isoler et affaiblir l’Algérie.

L’article Les menaces réelles à la stabilité tunisienne   est apparu en premier sur Kapitalis.

À l’approche des élections, Trump ravive la peur rouge !

30. Juli 2026 um 08:29

Alors que les élections de mi-mandat approchent aux États-Unis, le président Donald Trump fait feu de tout bois pour ne pas les perdre afin de conserver la majorité au Congrès. Trump ne cesse ces derniers temps de raviver la fameuse peur rouge* (Red Scare) qui a jadis hanté l’Amérique à l’époque de l’URSS. Aujourd’hui, il n’y a plus d’URSS mais il ne cesse de vouloir faire peur à l’électorat américain avec la montée en puissance de l’aile gauche socialiste du Parti démocrate. 

Imed Bahri

Donald Trump est sans doute et avant tout un enfant de la guerre froide. Trois mois avant la naissance du président américain, Winston Churchill prononçait un discours historique à Fulton, dans le Missouri, qui marquait le début d’une lutte existentielle qui allait durer des générations entre le capitalisme occidental et le communisme soviétique, rappelait le correspondant du Guardian à Washington Robert Tait. Déplorant la propagation du communisme soviétique en Europe de l’Est après la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale, Churchill –qui n’était alors plus Premier ministre britannique– avertissait son auditoire, le 5 mars 1946, «qu’un rideau de fer s’est abattu sur le continent».

Ce fut le prélude à une menace de confrontation nucléaire entre Washington et Moscou, qui déclencha une véritable «peur rouge» (Red Scare) aux États-Unis, alimentée par l’hystérie. Cette peur menaça l’exécution d’espions condamnés et fut illustrée par la chasse aux sorcières orchestrée par le sénateur républicain Joe McCarthy qui prétendait avoir obtenu des listes d’agents communistes travaillant au sein du département d’État et dans d’autres secteurs clés de la vie américaine.

Trump ravive la menace communiste et l’agite à nouveau

La traque des communistes a certainement été un thème omniprésent dans la petite enfance de Trump. Étonnamment, Roy Cohn, principal conseiller de McCarthy et artisan des poursuites fédérales contre les espions soviétiques Julius et Ethel Rosenberg, exécutés pour trahison, le mentor et l’avocat de Donald Trump quelques décennies plus tard, alors que ce dernier gravissait les échelons du secteur immobilier new-yorkais. Roy Cohn était aussi l’avocat de la pègre et surtout du mafieux Anthony Salerno alias Fat Tony.

«Pendant de nombreuses années, le communisme et les communistes ont été le principal ennemi des États-Unis», a déclaré Harvey Klehr, professeur émérite à l’université Emory et spécialiste de l’histoire des relations entre les États-Unis et le communisme. Il poursuit : «Il y a évidemment eu des moments où la situation a pu être exagérée, voire dégénérer, mais il y avait d’excellentes raisons de s’en inquiéter».

La paranoïa a diminué relativement après la censure de McCarthy par le Sénat en 1954 mais ne s’est apaisée qu’après l’effondrement des régimes communistes d’Europe de l’Est en 1989 et la dissolution de l’Union soviétique deux ans plus tard.

Aujourd’hui, 37 ans après la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide, Trump la ravive. Dans une série de discours très médiatisés, il a désigné une idéologie que des millions d’Américains sont trop jeunes pour connaître comme la plus grande menace pour les États-Unis.

«Une génération après avoir combattu et gagné la guerre froide contre la menace communiste, nous assistons aujourd’hui à une résurgence de cette menace sur notre sol, notamment de la part de nouveaux arrivants qui adhèrent à des idées totalement opposées à notre mode de vie et à notre réussite», a-t-il déclaré lors d’un discours prononcé au Mont Rushmore le 3 juillet, à la veille du 250e anniversaire des États-Unis. Et il a promis de «vaincre rapidement les communistes» et de «les exiler».

Haro sur le maire de New York Zohran Mamdani !

Que ce sujet ne soit pas un cas isolé a été confirmé par un nouveau rapport de 100 pages du département d’État, publié cette semaine et intitulé «Cuba: capitale du communisme du XXIe siècle». «Depuis près de sept décennies, le régime cubain mène une campagne de subversion soutenue contre les États-Unis», indique le rapport, affirmant que les plus hautes sphères du gouvernement américain ont été infiltrées. «Aujourd’hui, ce réseau entretient toujours des liens avec de puissantes organisations à but non lucratif de gauche, des collectifs anti-ICE, des groupes socialistes et des organisations militantes marxistes à travers les États-Unis», poursuit le rapport.

La résurgence de l’animosité anticommuniste a été alimentée par le récent succès de candidats démocrates se revendiquant «socialistes démocrates», notamment le maire de New York Zohran Mamdani.

Une série de candidats de gauche, soutenus par les Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), ont remporté les primaires démocrates après le triomphe de Mamdani, dont Darializa Avila Chevalier, qui a détrôné le représentant sortant de New York, Adriano Espaillat, en juin. Chevalier a fait l’objet d’un examen minutieux en raison d’un compte Twitter, désormais supprimé, qui faisait l’éloge de l’idéologie marxiste et de figures historiques du communisme comme Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine.

Amalgame délibéré entre socialistes démocrates et communistes à la soviétique

Plusieurs personnalités démocrates et progressistes ont ridiculisé les attaques de Trump, qui amalgame à tort le socialisme –un terme pouvant désigner des gouvernements démocratiques dans plusieurs pays européens– avec le communisme de type soviétique.

«C’est clair ! La nouvelle ligne du parti consiste à associer les communistes à tous les crimes et à tous les délits», a écrit Ruth Ben-Ghiat, historienne du fascisme, sur X. Elle ajoute: «Créer un sentiment de menace communiste pour justifier une répression de la droite. Une vieille tactique utilisée lors des coups d’État et des prises de pouvoir fascistes».

Alexandria Ocasio-Cortez, représentante démocrate de New York et membre des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), a qualifié l’étiquette de communiste de «ridicule». «Ils veulent nous traiter de communistes parce qu’ils ne veulent pas que vous sachiez que l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, le Canada sont mieux lotis que nous, et que nous dépensons le plus d’argent pour les pires soins de santé du monde développé», a-t-elle déclaré aux journalistes.

Cara Tobe, porte-parole des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), interrogée sur la présence de communistes parmi les membres de l’association, a déclaré: «Les membres cotisants de notre organisation ont des opinions politiques diverses, mais nous sommes tous unis sous la bannière du socialisme démocratique. Il est inquiétant, mais pas surprenant, que Donald Trump souhaite exiler ses opposants car il est de plus en plus évident que nos idées convainquent les Américains. Le socialisme l’emporte sur le fascisme!».

Pourtant, certains commentateurs affirment que l’accusation de Trump n’est pas sans fondement. «La question communiste n’est pas un épouvantail», a déclaré Klehr, qui a précisé que la DSA comptait une «composante communiste très importante».

Fondée en 1982 par Michael Harrington, militant et écrivain de gauche, la DSA a été créée selon une constitution excluant les membres des organisations de tendance léniniste. Klehr a indiqué que cette disposition avait été abrogée, ce qui a entraîné un afflux de nouveaux membres radicaux. Il a comparé cette infiltration au sein du Parti travailliste britannique par la tendance trotskiste au début des années 1980, infiltration qui a conduit à l’adoption de politiques de gauche et à une défaite électorale cuisante face aux conservateurs de Margaret Thatcher. Cette faction a été exclue en 1985 par le chef du Parti travailliste de l’époque Neil Kinnock. «La DSA a évolué et un nombre important de personnes se réclamant du marxisme-léninisme ou du communisme ont rejoint les Socialistes démocrates d’Amérique (DSA) et y ont accédé à des postes importants», a déclaré Klehr.

33% des Américains ne considèrent pas le communisme comme une menace

Bill Galston, chercheur à la Brookings Institution et ancien conseiller en politique intérieure à la Maison-Blanche sous Bill Clinton, a affirmé : «Certains membres des DSA sont présents depuis des décennies et se souviennent de la lutte entre la gauche démocratique et la gauche antidémocratique, et en particulier entre communistes et socialistes. Leur position est donc très tranchée».

Deux articles récents du magazine The Atlantic ont mis en lumière le vif débat concernant les qualifications des candidats des DSA et leur potentiel à catalyser un changement idéologique au sein du Parti démocrate.Cependant, Galston qui est un «enfant de la gauche» autoproclamé et dont le grand-père s’est présenté à plusieurs reprises comme candidat communiste à New York s’est interrogé sur la capacité de l’étiquette «communiste» collée par Trump à trouver un écho au-delà de sa base Maga. Il a cité un récent sondage Economist/YouGov demandant aux électeurs dans quelle mesure le communisme représentait une menace pour les États-Unis. Environ 18% l’ont qualifié de «menace majeure», 25% de «menace mineure» et 33% ont déclaré qu’il ne s’agissait «pas d’une menace».

«Trump a 80 ans, et pour lui, l’étiquette ‘‘communiste’’ lui vient tout naturellement car elle faisait partie intégrante de la lutte contre le communisme interne et contre l’Union soviétique, ennemi communiste externe, qui a contribué à forger sa personnalité», a déclaré Galston. Il ajoute: «Les Américains plus âgés, ceux qui se souviennent de la guerre froide, sont plus sensibles à cette prétendue menace que les jeunes Américains. Il s’adresse à un parti politique dont le soutien est majoritairement composé d’Américains âgés. On peut donc considérer cela comme faisant partie de la stratégie globale de mobilisation de la base électorale de Trump. Il prêche des convaincus et il sait intuitivement qui compose ce public».

Inquiétudes quant à la santé de la démocratie américaine

Galston a également attribué la résurgence des craintes anticommunistes à une vieille incapacité, répandue chez les Américains, à saisir les subtilités de la terminologie politique, une confusion dont les détracteurs de Trump affirment qu’elle le concerne également.

Cependant, Klehr a soutenu que cette tendance annonçait une menace plus large pour la démocratie et les valeurs libérales, une menace qui, selon lui, émanait de l’extrême gauche et de l’extrême droite.

«Donald Trump serait incapable de distinguer un communiste d’un socialiste démocrate ou même d’un martien mais d’autres personnes très intelligentes comprennent parfaitement la différence et son importance», a-t-il déclaré. Il ajoute : «C’est le même genre de chose qui s’est produit à droite il y a quelques années, lorsque divers extrémistes de droite, néonazis et racistes ont commencé à infiltrer le Parti républicain, ont remporté des primaires, se sont implantés et y sont toujours. Je pense que certains de ces phénomènes se produisent au sein même du Parti démocrate et c’est dangereux à double titre. Cela soulève de sérieuses inquiétudes quant à la santé de notre société démocratique. Le souvenir du communisme s’estompe et pourtant… certaines de leurs revendications sont là».

* La «peur rouge» (Red Scare) désigne deux périodes de fort développement de l’anticommunisme aux États-Unis. La première débute avec la révolution d’Octobre de 1917 et se termine en 1920. La seconde, avec le maccarthysme qui se déroule dans les années 1950 dans le contexte de la guerre froide.

L’article À l’approche des élections, Trump ravive la peur rouge ! est apparu en premier sur Kapitalis.

Majnun Layla

30. Juli 2026 um 07:43

L’auteur, économiste, évoque avec nostalgie un certain nombre de lectures et de poèmes qui ont marqué son adolescence et sa jeunesse ainsi que celles de toute sa génération. Un article léger pour l’été à lire au bord de la mer sous un parasol et qui rajeunira ses co-générationnaires de quelques dizaines d’années !

Sadok Zerelli   

Il s’agit de l’émouvante histoire d’amour qu’ont vécu au VIIe siècle Qays Ibn Al Mulawwah (son prénom s’écrit aussi parfois Kaïs), connu sous le nom de «Majnun Layla» ou «Fou de Leyla», et cette dernière, qui a donné lieu à des poèmes d’une rare beauté et intensité dramatique ayant ému parfois jusqu’aux larmes les adolescents que nous étions.

En effet, comme beaucoup de personnes âgées, j’ai la nostalgie au soir de ma vie de beaucoup de choses (voir mon poème ‘Nostalgies’’) entre autres de certains auteurs et poètes de la littérature arabe qui ont nourri mon âme d’enfant et d’adolescent, comme celle de toute ma génération, et qui ont façonné la personnalité des adultes que nous sommes devenus : Al-Moutanabi, Taha Hussein, Naguib Mahfouz, Michaël Nouaëma, Gibran Khalil Gibran, Nizar Kabbani, etc., pour ne citer que quelques-uns.

Parmi les poètes, les poèmes d’amour écrits par Qais ibn al-Mulawwah à sa belle Layla al-Amiriyya ont marqué nos esprits et nous ont ému parfois jusqu’aux larmes, adolescents que nous étions, par leur intensité émotionnelle et leur côté dramatique. 

L’amour absolu et impossible

Pour rappeler leur histoire, Qais et Layla auraient vécu au VIIᵉ siècle dans la péninsule Arabique. Enfants, ils gardaient les troupeaux de leurs tribus respectives et tombèrent profondément amoureux l’un de l’autre.

Dans la société tribale de l’époque, afficher publiquement son amour était mal vu. La famille de Layla refusa alors de la marier à Qais. Désespéré, il sombra dans une passion obsessionnelle. Son comportement devint si étrange que les gens l’ont surnommé «Majnoun Layla», c’est-à-dire «le fou de Layla». Son histoire a inspiré le titre du célèbre recueil de poèmes où le Français Louis Aragon crie son amour pour sa campagne russe Elsa Triolet ‘‘Le fou d’Elsa’’.

Layla a été finalement mariée à un autre homme. Qais quitta la société et erra dans le désert, vivant parmi les animaux, récitant des poèmes d’amour et de souffrance. Malgré leur séparation, les deux amants restèrent fidèles à leurs sentiments jusqu’à la fin de leurs vies

Selon les versions les plus répandues de la légende, Layla mourut avant que les amants puissent être réunis. Qais mourut peu après, consumé par son amour et son chagrin. Ils ne se retrouvent donc jamais dans ce monde, ce qui fait de leur histoire un symbole de l’amour absolu et impossible.

Depuis, leur histoire est devenue l’équivalent oriental de l’histoire de ‘‘Roméo et Juliette’’, la célèbre tragédie de William Skakespeare, publiée à la fin du 16e siècle.

Des poèmes émouvants de simplicité

Je reproduis ci-dessous quelques vers probablement les plus connus que j’ai retrouvés en consultant mes vieux livres de lycéen pour me rafraichir la mémoire :

أَمُرُّ عَلَى الدِّيَارِ دِيَارِ لَيْلَى

أُقَبِّلُ ذَا الجِدَارَ وَذَا الجِدَارَا

وَمَا حُبُّ الدِّيَارِ شَغَفْنَ قَلْبِي

وَلَكِنْ حُبُّ مَنْ سَكَنَ الدِّيَارَا

Ces vers sont devenus un symbole de l’amour absolu : même les murs d’une maison deviennent précieux lorsqu’ils rappellent l’être aimé.  

ذَكَرْتُكِ وَالنُّجُومُ طَوَالِعٌ

وَقَدْ نَامَتْ عُيُونُ النَّاسِ طُرًّا

Dans la poésie arabe classique, la nuit est souvent le moment où la séparation devient la plus douloureuse.

تَعَلَّقَ رُوحِي رُوحَهَا قَبْلَ خَلْقِنَا

وَمِنْ بَعْدِ مَا كُنَّا نُطَافًا وَفِي الْمَهْ

Ce vers exprime l’idée que leur amour était écrit avant leur naissance, une notion qui a inspiré de nombreux poètes mystiques.

يَقُولُونَ لَيْلَى فِي الْعِرَاقِ مَرِيضَةٌ

فَيَا لَيْتَنِي كُنْتُ الطَّبِيبَ الْمُدَاوِيَا

Toute la souffrance de Majnoun est résumée ici : il ne peut même pas être présent pour soulager la maladie de celle qu’il aime.

أُحِبُّ مِنَ الأَسْمَاءِ مَا وَافَقَ اسْمَهَا

أَوِ اشْتَبَهَتْ أَسْمَاؤُهُ بِاسْمِهَا

Pour Majnoun, le nom de Layla est devenu une présence permanente. Même les mots qui lui ressemblent lui sont chers.

Ce qui rend ces poèmes si émouvants, c’est leur simplicité. Contrairement à beaucoup de poètes de cour de son époque, Majnoun ne cherche pas à impressionner par l’érudition ; il parle avec la voix d’un homme entièrement consumé par l’amour. C’est pour cette raison que, plus de mille ans plus tard, ses vers continuent d’être récités dans tout le monde arabe et dans la mémoire de toutes les générations y compris la mienne 

La conclusion que je tire personnellement de cette évocation, qui peut paraître légère pour certains lecteurs, est sérieuse et même grave. Elle porte sur le décalage et le fossé spirituel qui nous séparent de nos propres enfants même quand ils habitent encore sous notre toit.

En effet, entre lire à l’adolescence de tels poèmes d’une telle intensité dramatique ou ‘‘Le livre des jours’’ (El Ayyem) de Taha Hussein, et être scotché à son smartphone et passer plusieurs heures par jour à surfer sur Internet comme le font nos jeunes d’aujourd’hui ou lire des livres de fiction pleins de violence et de volonté de puissance tels que ‘‘Harry Potter’’ de J. K. Rowling, de telles lectures ne peuvent pas produire les mêmes hommes et femmes.

La vision de la vie, le sens qu’on lui donne, les objectifs qu’on s’y fixe, les rapports avec les autres et la notion même de l’amour changent d’une génération à une autre.

Entre notre façon de tomber amoureux à notre époque, telle que décrite admirablement par Nizar Kabbani (un regard, un sourire, une rencontre et une passion !) et les échanges par SMS ou par Messenger ou WhatsApp de photos plus ou moins retouchées par Photoshop et de phrases plus ou moins recopiées, il y a une différence comme entre ciel et terre dans la façon même d’aimer et du sens même du mot «amour»,

Mais je dois admettre que les jeunes qui me diraient: «Tu as fait ton temps, vieux» ont bien raison et je suis même le premier à le reconnaître (voir le post-scriptum adressé aux jeunes à la fin de mon article «Les frustrations silencieuses des retraités en Tunisie»).

L’article Majnun Layla est apparu en premier sur Kapitalis.

A qui profite la guerre contre l’Iran ?

30. Juli 2026 um 07:22

Alors que la guerre contre l’Iran reprend de plus belle, le seul vainqueur de cette débauche de violences et de destructions semble être la Chine et ce, sans avoir levé le petit doigt ni tiré un seul coup de feu. La guerre menée par le président américain Donald Trump contre la République islamique – pour le compte d’Israël, autre bénéficiaire –, a accompli ce dont la Chine rêvait depuis longtemps : rendre les États du Golfe moins dépendants des États-Unis. L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman, qui ont été très affectés par cette guerre dont le prétendu parapluie américain n’a pas su les en protéger, recherchent, aujourd’hui, à rééquilibrer leurs relations internationales en se tournant vers la Chine.

Habib Glenza, à Lodz.

Alors que le conflit entre Washington et Téhéran s’est enlisé et son issue est devenue imprévisible, les villes et les infrastructures de la région du Golfe en ont été des cibles collatérales. Conséquence inattendue : les États du Golfe se sont divisés en deux camps : le premier est composé des Émirats arabes unis, désireux de rester proches des États-Unis et d’Israël. Tandis que le second comprend l’Arabie saoudite, le Qatar, Oman et peut-être la Turquie et l’Irak, qui recherchent un équilibre entre le maintien de bonnes relations avec les États-Unis, l’amélioration de leurs relations avec l’Iran et un rapprochement stratégique avec la Chine, la superpuissance de demain.

L’accord nucléaire des Etats-Unis avec l’Arabie saoudite

L’accord nucléaire conclu par Donald Trump avec l’Arabie saoudite le 22 juillet 2026 est sans aucun doute motivé par la crainte que la Chine ne gagne en influence dans une région traditionnellement dominée par les États-Unis.Ce pacte indique que Washinton souhaite maintenir un statu quo, même si un tel accord va lui attirer les foudres de son principal allié au Moyen-Orient : Israël.

«Les pays du Moyen-Orient souhaitent développer leur infrastructure nucléaire et ils le feront même sans l’implication des États-Unis. Washington commence à le reconnaître», a déclaré à la BBC Yusuf Can, expert du Moyen-Orient pour le cabinet de conseil Amena Strategies. Avec cet accord nucléaire, a-t-il ajouté, «les États-Unis disent en substance : vous n’êtes pas obligés de travailler avec la Chine. Vous pouvez travailler avec nous.»

Même si l’Arabie saoudite cesse de se rapprocher de la Chine, la guerre a d’autres retombées qui ont renforcé la position de la Chine, comme le besoin urgent du monde en matière de technologies d’énergies renouvelables. L’électricité représente désormais 30 % de la consommation d’énergie en Chine, soit 40 % de plus qu’aux États-Unis et qu’en Europe.

La guerre a placé les énergies renouvelables et les véhicules électriques au sommet de l’agenda mondial, alors que les prix du pétrole s’envolent, et la Chine est le pays de référence dans ce domaine. Ce pays domine environ 91 % de la capacité mondiale de production de panneaux solaires et 89 % de la capacité de production de batteries de stockage en lithium-ion.

Les entreprises chinoises produisent également environ 70 % des technologies d’énergie propre, ce qui signifie que plus la guerre contre l’Iran s’éternise et plus le détroit d’Ormuz est pratiquement bloqué, plus des pays investiront dans ce secteur vital désormais contrôlé par la Chine.

Chute du dollar au profit des monnaies asiatiques 

La guerre a également contribué à modifier la domination du dollar dans le commerce mondial, accélérant une tendance naissante. Selon Bloomberg, l’Iran a autorisé plusieurs pétroliers à traverser le détroit d’Ormuz à condition qu’ils paient en monnaie officielle chinoise, le renminbi, ou en cryptomonnaie.

Le Wall Street Journal rapporte que la Chine encourageait déjà le commerce en renminbi pour permettre à des pays comme l’Iran et la Russie de contourner les sanctions américaines.

Enfin, la Chine s’impose comme une superpuissance capable d’exercer son influence sans conflits, tandis que l’Amérique est apparue comme une puissance adoptant une approche chaotique et agressive pour contraindre les autres nations à se plier à sa volonté.

L’article A qui profite la guerre contre l’Iran ? est apparu en premier sur Kapitalis.

Empfangen — 29. Juli 2026 Französischsprachig

Vers un renforcement des liaisons de transport entre la Tunisie et l’Italie

29. Juli 2026 um 13:00

Le ministre des Transports Rachid Amri a rencontré, mardi 28 juillet 2026, le vice-ministre italien des Infrastructures et des Transports, Edoardo Rixi pour faire le point sur la coopération bilatérale dans le secteur des transports et identifier de nouvelles opportunités de partenariat stratégique.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération dans les secteurs du transport et de la logistique, conformément à l’engagement des deux pays à développer davantage leurs relations bilatérales.

Selon un communiqué du ministère des Transports, MM. Amri et Rixi ont souligné «l’importance de la position stratégique de la Tunisie et de l’Italie au cœur de la Méditerranée, facteur susceptible de stimuler le commerce et le tourisme ainsi que de faciliter la circulation des passagers et des marchandises».

La réunion a également permis de mettre en lumière le cadre juridique régissant la coopération en matière de transports entre les deux pays, et plus particulièrement l’accord sur la reconnaissance mutuelle des permis de conduire aux fins de conversion.

À l’issue de la rencontre, les délégations ont convenu de poursuivre leur coordination par le biais de comités techniques conjoints afin de suivre la mise en œuvre des accords bilatéraux existants et de définir de nouveaux programmes de coopération et d’échange d’expertise, notamment concernant la formation des conducteurs de poids lourds et d’autobus, ainsi que le renforcement des liaisons de transport de passagers et de marchandises entre l’Italie et la Tunisie.

L’article Vers un renforcement des liaisons de transport entre la Tunisie et l’Italie est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Lancement d’un projet pour prévenir les décès par noyade

29. Juli 2026 um 12:34

Dns sa politique de communication qui consiste à n’annoncer que des bonnes nouvelles, le ministère de la Santé n’a pas cru devoir communiquer le nombre de décès enregistrés dans les hôpitaux publics suite aux coupures d’électricité pendant la canicule des dix derniers jours (saura-t-on un jour leur nombre exact ?). Elle préfère communiquer sur un vague projet pour prévenir les décès par noyade. On fait ce qu’on peut…

Ce projet intitulé «Sauver des vies face aux crises liées au climat en Tunisie – Projet de prévention des noyades», lancé par le ministère de la Santé, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et avec le soutien du gouvernement japonais, vise à renforcer la prévention des accidents aquatiques et à améliorer la formation des sauveteurs.

La coordinatrice du programme, le Dr Henda Chebbi, a expliqué sur les ondes de la radio Mosaïque FM que projet «s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan national de prévention des noyades». Il prévoit, entre autres, des sessions de formation pour les sauveteurs ainsi que des activités de sensibilisation du public aux méthodes appropriées pour porter secours aux victimes sans mettre sa propre vie en danger.

Selon Mme Chebbi, l’OMS estime le décès par noyade est «la troisième cause mondiale de décès par traumatisme involontaire et, en Tunisie, de la sixième cause de mortalité, avec une incidence particulière chez les enfants et les jeunes».

Le projet implique plusieurs acteurs nationaux, notamment la Protection civile, le Croissant-Rouge tunisien, les Scouts et les Sauveteurs, dans le but de former le plus grand nombre possible d’instructeurs et de sauveteurs à court terme et de contribuer à réduire le nombre de victimes de noyade, conformément aux objectifs de l’OMS.

L’ambassadeur du Japon en Tunisie, Takeshi Osuga, a déclaré que ce projet «vise à renforcer les capacités de la Tunisie à gérer les risques sanitaires liés au changement climatique, en particulier les noyades et les vagues de chaleur». Le diplomate a émis l’espoir que cette initiative «favorisera le transfert de l’expérience japonaise en matière de gestion des catastrophes et renforcera la capacité de la Tunisie à sauver des vies».

L’article Tunisie | Lancement d’un projet pour prévenir les décès par noyade est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Prêt de la Berd pour relancer le secteur du phosphate

29. Juli 2026 um 12:06

Vue de Carthage et de la Kasbah, la coupole du Bardo, siège de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), ne sert plus qu’à adopter les accords de prêts contractés par le gouvernement. Pour ce qu’elle coûte aux contribuables, au moins, elle sert à quelque chose, dirait l’autre : donner un semblant de vernis démocratique à des décisions régaliennes imposées par le pouvoir exécutif. Cela s’appelle une démocratie représentative… en trompe l’œil.

Pour ne pas déroger à une habitude bien installée dans leurs mœurs, les députés ont approuvé, mardi 28 juillet 2026, le projet de loi autorisant une garantie de l’État pour un prêt de 110 millions d’euros de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) pour relancer le secteur du phosphate, qui a perdu une grande partie de son poids dans l’économie nationale au cours des quinze dernières années. Le projet a été adopté par 58 voix pour, 9 abstentions et 13 voix contre.

Ce prêt est destiné à financer un programme global de modernisation des opérations minières et d’amélioration de la performance environnementale.

Lors de la séance plénière au Palais du Bardo, présidée par Ibrahim Bouderbala, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a exposé les détails du programme d’investissement, soulignant que «le financement permettra l’acquisition de nouveaux équipements miniers et la construction de l’usine Capsa», une unité de pointe dédiée au traitement des eaux usées par filtration à haute pression.

Ce prêt s’accompagne d’une subvention d’assistance technique de 7 millions d’euros ; le remboursement est échelonné sur 10 ans, incluant une période de grâce de 3 ans.

Selon le ministre, ce plan devrait accroître la capacité d’extraction de la CPG d’environ 30 %, tout en améliorant la qualité et la continuité de la production. Un volet important du projet porte sur la durabilité environnementale : le nouveau système permettra de porter le taux de réutilisation des eaux industrielles de 60 % à 90 %, réduisant ainsi la dépendance aux ressources en eaux souterraines dans un contexte de pénurie d’eau croissante.

Dans son intervention, M. Abdelhafidh a relevé que «la contribution du secteur des phosphates au produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie a chuté, passant d’environ 4 % à 0,8 %», illustrant la gravité de la crise qui frappe l’une des sources historiques majeures d’exportation et de devises du pays. Le ministre a attribué ce recul à la vétusté des installations, aux difficultés d’approvisionnement en eau, à la situation financière précaire des entreprises publiques, dont la CPG, ainsi qu’à des problèmes structurels accumulés au fil du temps.

Le gouvernement, a-t-il expliqué, considère le recours à l’emprunt pour financer des investissements productifs comme un «choix nécessaire pour soutenir la croissance économique, l’emploi et la compétitivité». Et de souligner que le ratio de la dette publique tunisienne par rapport au PIB se maintient autour de 82 %, affirmant que «seule une augmentation de la production et du taux de croissance permettra une réduction progressive de ce fardeau»
L’un des moments forts du débat a porté sur la future structure industrielle de la chaîne de valeur du phosphate en Tunisie. Le ministre a confirmé la volonté du gouvernement de «préserver le caractère public des entreprises stratégiques du secteur», excluant toute privatisation. Il a également annoncé la nomination d’un PDG commun pour la CPG et le Groupe chimique tunisien (GCT) ; cette mesure vise à renforcer la coordination opérationnelle et pourrait, à terme, conduire à la fusion des deux entités, considérées comme complémentaires au sein d’une même chaîne industrielle.

Toutefois, de nombreux députés ont exprimé des réserves quant à la gestion du secteur, réclamant «davantage de transparence» sur les causes de la baisse de la production, la situation de l4endettement de la CPG et le rendement réel des financements garantis par l’État.

Plusieurs intervenants ont également plaidé pour une refonte globale de la gouvernance des entreprises publiques, la modernisation des infrastructures de transport du minerai, l’élaboration d’une stratégie sectorielle à long terme et des garanties renforcées concernant le respect des normes environnementales — en particulier dans la région de Gabès, qui pâtit depuis longtemps de la pollution liée à l’industrie des engrais.

L’approbation de ce prêt s’inscrit dans la stratégie plus large du gouvernement tunisien visant à relancer un secteur jugé vital pour la balance commerciale nationale. L’objectif affiché est de rétablir progressivement les capacités de production, de stimuler les exportations et de renforcer la contribution de l’industrie du phosphate à la croissance économique, grâce à des investissements dans les technologies d’extraction, la durabilité environnementale et la restructuration de la gouvernance des principales entreprises publiques du secteur.

L’article Tunisie | Prêt de la Berd pour relancer le secteur du phosphate est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Un système pour surveiller les cultures et prévenir les incendies

29. Juli 2026 um 10:40

Un jeune innovateur tunisien a mis au point un système reposant sur l’intelligence artificielle (IA) et les drones pour la surveillance des exploitations agricoles, en vue d’améliorer la gestion des cultures, de détecter précocement les maladies des plantes et de repérer rapidement les départs de feu.

Le créateur du projet, Hassan Hamrouni — originaire de Mornag, dans le gouvernorat de Ben Arous, au sud de Tunis — a expliqué à l’agence de presse officielle Tap que «la plateforme analyse les images capturées par des drones à l’aide d’algorithmes d’intelligence artificielle capables d’identifier les maladies des cultures et d’envoyer des notifications aux agriculteurs».

Le système est également conçu pour détecter les incendies dès leur apparition et déclencher une alerte précoce, permettant ainsi une intervention rapide pour limiter les dégâts.

La solution intègre également des capteurs électroniques installés dans les champs pour surveiller l’état du sol et détecter anomalies ou risques, tout en transmettant des alertes en temps réel aux utilisateurs.

Selon le jeune développeur, le système «peut aussi soutenir la gestion de l’exploitation agricole en assurant le suivi de la présence et de la localisation des travailleurs, en vérifiant l’avancement des opérations et en fournissant aux agronomes des données sur l’état des cultures, incluant des recommandations sur les traitements les plus adaptés et les interventions nécessaires».

Hassan Hamrouni a souligné que «tous les composants de la plateforme ont été conçus et développés en Tunisie pour s’adapter aux caractéristiques climatiques, pédologiques et culturales du pays, tout en garantissant la protection des données et sans dépendre de technologies étrangères».

Le système est actuellement en cours d’enregistrement auprès de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (Innorpi), tandis que les démarches pour obtenir les autorisations d’utilisation de drones requises par la réglementation nationale sont en cours.

Le drone utilisé dans le cadre du projet peut fonctionner de manière totalement autonome et transmettre des données aux applications installées sur les smartphones et tablettes des utilisateurs. Il est également conçu pour être alimenté à l’énergie solaire, grâce à un système automatique qui le dirige vers une station de recharge lorsque le niveau de la batterie baisse.

M. Hamrouni a indiqué que «l’équipe a déjà finalisé le modèle initial d’intelligence artificielle destiné à analyser les images des plantes et à identifier diverses maladies», alors que les travaux se poursuivent pour mettre au point un prototype entièrement intégré.

Le projet s’accompagne d’une étude scientifique publiée sur le site web dédié, dont les tests auraient démontré un taux de précision d’environ 95 %.

Technicien qualifié en multimédia et marketing, actuellement engagé dans une formation spécialisée à distance en intelligence artificielle, Hassan Hamrouni ambitionne désormais de présenter publiquement ce projet comme une «solution technologique tunisienne» visant à moderniser l’agriculture et à prévenir les risques phytosanitaires ainsi que les incendies.

L’article Tunisie | Un système pour surveiller les cultures et prévenir les incendies est apparu en premier sur Kapitalis.

L’huile d’olive tunisienne échappe aux surtaxes imposées par Trump

29. Juli 2026 um 09:58

La Tunisie ne figure pas parmi les 60 partenaires commerciaux des Etats-Unis concernés par les nouveaux droits de de douane édictés par le président Donald Trump : les dispositions douanières habituelles restent en vigueur.

La mesure, entrée en vigueur le 24 juillet, impose des droits de douane supplémentaires de 10 % à certains partenaires commerciaux et de 12,5 % à d’autres pays visés par les enquêtes. Parmi ces derniers figurent plusieurs concurrents méditerranéens de la Tunisie dans le secteur de l’huile d’olive, tels que le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et la Turquie.

Toutefois, cette exclusion ne constitue pas une exemption spécifique accordée à l’huile tunisienne. En réalité, la Tunisie dans son ensemble n’a pas été incluse parmi les 60 partenaires clés visés par les enquêtes américaines. Les produits tunisiens resteront donc soumis aux droits de douane ordinaires, mais pas à la nouvelle surtaxe introduite par l’administration Trump. Néanmoins, cette décision pourrait renforcer la compétitivité de l’huile tunisienne sur le marché américain par rapport aux produits issus de pays soumis aux nouvelles taxes.

Les États-Unis constituent déjà le troisième marché de destination pour l’huile d’olive tunisienne, après l’Espagne et l’Italie. Selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), la Tunisie a exporté environ 327 400 tonnes d’huile d’olive entre novembre 2025 et mai 2026, générant des recettes supérieures à 1,2 milliard d’euros. Les États-Unis ont représenté 18,3 % des volumes totaux, une part qui atteint environ 24 % pour le segment de l’huile biologique.

Cet avantage tarifaire pourrait profiter aussi bien aux exportations tunisiennes d’huile conditionnée qu’aux ventes de produits en vrac destinés aux embouteilleurs et opérateurs internationaux.

Cependant, le statut de la Tunisie reste susceptible d’évoluer, Washington pouvant élargir le champ de ses enquêtes ou modifier la liste des pays concernés à l’avenir. Selon l’Onagri, l’Espagne, l’Italie et les États-Unis représentent respectivement 33,6 %, 19,5 % et 18,3 % des volumes d’exportation d’huile d’olive tunisienne.

L’article L’huile d’olive tunisienne échappe aux surtaxes imposées par Trump est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Crise énergétique et frilosité de l’Etat

29. Juli 2026 um 08:20

La grave crise, presque inédite, de par son ampleur, induite par les coupures intermittentes d’électricité en pleine canicule estivale, ne doit pas nous faire oublier que nous sommes face à un problème économique, financier et énergétique qui touche un secteur stratégique. Car ces coupures drastiques ne sauront à elles-seules régler le problème structurel du déficit énergétique qui approche aujourd’hui de 70%. Ni celui, financier, de la Steg, qui, comme toutes les sociétés nationales, ne se porte plutôt mal, c’est un euphémisme.

Salah El Gharbi *

Dans une République digne de ce nom, quand il y a une crise grave qui menace la communauté nationale, il est du devoir de l’autorité publique de s’adresser aux citoyens pour les informer, les éclairer et les rassurer. Pas de galimatias, ni de propos hystériques. Il s’agit d’articuler un discours responsable qui vise à obtenir l’approbation de la population et à calmer son désarroi.

La crise qui vient d’ébranler l’action normale de la Steg et l’obliger à rationner la distribution de l’électricité est un évènement notable, grave, voire même attendu. Car, nul n’ignore que depuis des années, l’utilisation de la climatisation domestique n’était plus un luxe réservé aux classes aisées et qu’aujourd’hui, avoir un climatiseur chez soi est, de plus en plus, à la portée de la classe moyenne. Comme il est de notoriété que notre société nationale connait des problèmes de trésorerie et de provisions.

Même si l’on ne peut que comprendre le choix drastique auquel notre société publique a eu recours, pour soulager ses installations qui sont menacées par le poids d’une demande de plus en plus vorace, on ne peut que s’indigner face à l’absence d’une communication responsable qui aurait pu mieux supporter le calvaire des coupures.

En fait, il aurait suffi que le service «communication» de la société se mette au service des usagers pour les éclairer, d’une manière régulière, sur les secteurs concernés par les coupures et sur la durée. Ces informations ne peuvent que mieux calmer la frustration des usagers, tout en aidant ces derniers à mieux s’organiser et à éviter les grandes pertes matérielles occasionnées par l’arrêt aussi bien du réfrigérateur que d’autres machines domestiques.

Cette grave crise presque inédite, de part son ampleur, ne doit pas nous faire oublier que nous sommes face à un problème économique, financier et énergétique qui touche un secteur stratégique. Car ces coupures drastiques ne sauront à elles-seules régler la situation. La Steg, comme toutes les sociétés nationales, ne se porte pas bien, c’est un euphémisme. La frilosité de l’État aidant, ces sociétés, majoritairement en faillite ou presque, sont souvent sous perfusion, dans une période où les caisses de l’Etat providence sont presque vides.

Par ailleurs, tant que ces sociétés restent inféodées à l’UGTT, la centrale syndicale, tant qu’elles restent toutes dans une situation précaire, et que les politiques, qui manquent souvent de courage, se résignent, comme d’habitude, à en renflouer les caisses avec de l’argent emprunté aux institutions financières, plutôt que de chercher des partenaires privés, ces pannes d’électricité vont se poursuivre et peut se multiplier.

* Ecrivain.

L’article Tunisie | Crise énergétique et frilosité de l’Etat est apparu en premier sur Kapitalis.

❌