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Heute — 29. Mai 2026Französischsprachig

Donald Trump | Un pacifiste tout feu tout flamme

29. Mai 2026 um 09:23

Le Conseil de paix, la «machine à sous» de Donald Trump, est en hibernation par ces grandes chaleurs. La ferveur pacificatrice du «Père fondateur» est tombée aussi vite que son malin désir de laisser une trace dans l’Histoire. Son attachement à la paix s’est évaporé. Il est allé guerroyer loin de son pays natal, accompagné de son fidèle serviteur et son conseiller en stratégie militaire, Benjamin Netanyahu. Le premier ministre israélien souffle le vent et la «Furie épique» en direction de son maître. Un tandem qui rappelle un autre, de si triste mémoire, Hitler et Mussolini.

Mohsen Redissi *

Le Conseil de paix est un subterfuge avec un vice caché. Le cynisme du président Trump n’a pas d’égal. L’année dernière, il a raté le Nobel de la Paix ; cette fois-ci, il va user de tout son poids pour la prochaine édition. Le Conseil de sécurité des Nations unies lui a décerné un blanc-seing, pourquoi pas une poignée d’académiciens ? Ses sbires vont lui orchestrer une campagnedigne de son rang et de son désir ardent de toucher le gros lot.

Vendredi, samedi ou dimanche

Ce ne sont ni les Journées du patrimoine, ni un long week-end, mais des journées d’ascension vers l’au-delà, spécialement choisies par le président américain, ci-devant président du Conseil de paix, qui promettait il y a peu de rayer l’Iran de la carte et d’en finir avec une civilisation vieille de 5000 ans. Ce n’est pas une diversion, son hésitation est le signe du doute sur les capacités militaires américaines à faire plier l’Iran et le pousser à accepter la Pax Americana.

L’Iran a choisi sa ligne de défense : la riposte du coup par coup sur le champ de bataille et par le verbe sur le tapis vert des pourparlers. La République islamique, qui respire toujours, malgré le déluge de feu qu’elle a essuyé ces derniers mois, reste ferme sur son programme nucléaire. Trump prend le monde entier en témoin pour nous faire croire qu’il offre aux Iraniens une échappatoire. Un temps pour la réflexion et un temps pour la reddition. 

Irrespectueux des trois religions monothéistes, mais conscient des exigences confessionnelles, le président américain propose une guerre à choix multiples : vendredi ou samedi ou dimanche. Les musulmans doivent cocher la case du vendredi. Par Allah, le ciel va leur tomber sur la tête, malédiction que Abraracourcix, le chef Gaulois, craignait le plus. Jour du seigneur, jour de prières et de piété chez les Mahométans. Prier dans le silence sans crier Allah Akbar, pour ne pas être pris pour un terroriste. 

Dans sa grande bonté, le président américain a laissé aux Iraniens deux autres cases à cocher, samedi et dimanche, libres à eux de choisir le jour pour se faire livrer par la voie des airs comme par mer et par terre toute sorte d’objets brûlants : bombes, missiles, explosifs… Ils ont l’embarras du choix.

Souviens-toi du jour du shabbat 

Mêmes minoritaires, entre dix mille et quinze mille individus, les Juifs iraniens font de la résistance. Ils ont préféré rester chez eux en Iran plutôt que d’émigrer vers les Etats-Unis ou Israël comme bon nombre de leurs congénères.

Dans un pays réputé pour son aversion pour Israël, les Juifs iraniens, yahudi, observent leurs traditions, possèdent leurs synagogues, leurs cimetières, leurs restaurants casher, et même une bibliothèque juive. Leurs enfants étudient dans des écoles hébraïques.

Les Juifs iraniens ont un siège à l’Assemblée consultative islamique d’Iran. Chose que beaucoup de gens ignorent, parce que l’information est occultée par des médias au service de l’obscurantisme.

Le shabbat est un jour d’abstinence chez les juifs, du vendredi soir jusqu’au samedi soir. Ils prennent ainsi le relais aux musulmans. Jour que probablement choisira Trump pour cracher son déluge de feux et de flammes sur l’Iran et gâcher leur quiétude. La mort ne fait pas dans la dentelle. Trump en a voulu autrement.

Pour qui sonne le glas

Entre huit cent mille à un million d’Iraniens chrétiens vivent encore sur les terres de leurs ancêtres. Minorité religieuse reconnue sur le plan de la constitution. Les chrétiens disposent de 3 sièges au Parlement iranien. Leur nombre ne cesse de croître dans le pays. Dimanche est le jour du Seigneur, mais ils doivent rester vigilants. Les assises des églises risquent de trembler. 

Le peuple iranien, avec toutes ses composantes ethniques, religieuses et linguistiques, ne sera épargné ni le vendredi, ni le samedi, ni le dimanche. A quel saint se vouer se demandent les Iraniens ? Le jour où le grand manitou yankee décide de reprendre les bombardements, c’est le peuple iranien tout entier qui est visé. L’attaque, annoncée d’avance, ne sera ni une attaque surprise, ni une attaque d’envergure. Les Iraniens ont eu assez de temps pour s’y préparer. Elle va perturber la vie des Iraniens indépendamment de leurs convictions religieuses. Quand les bombes explosent, ou quand les missiles touchent leurs cibles, c’est toute la population iranienne qui est agressée, quelle que soit leur confession ou leur jour de piété.

* Fonctionnaire à la retraite.

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Gestern — 28. Mai 2026Französischsprachig

Le dernier fantasme de Donald Trump

28. Mai 2026 um 09:54

Le président américain Donald Trump appelle les pays musulmans, notamment l’Arabie saoudite et le Qatar, à normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu dans le cadre d’un potentiel Accord de paix avec l’Iran.

 

Encore un coup de tête à la dernière minute ? En pleine négociations entre les États-Unis et l’Iran au Qatar, où les diplomates iraniens se sont rassemblés, avec un rôle de médiation joué depuis Genève en Suisse et Islamabad, le président américain – qui ne parvient toujours pas à faire aboutir les discussions avec Téhéran sur la cessation des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz – a eu l’idée saugrenue de demander à de nombreux pays musulmans dont le Pakistan, le Qatar, l’Arabie saoudite ou encore la Turquie, de rejoindre les Accords d’Abraham de 2020 et ainsi de normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu. Pour apaiser Israël, alors qu’il cherche à conclure un accord avec son plus grand ennemi, l’Iran ?

Commentaire acerbe d’Anna Jacobs, de l’Institut des Etats arabes du Golfe basé à Washington : Au vu du « désastre que s’est avérée être la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février, cette nouvelle demande de l’administration américaine montre à quel point elle comprend mal le Moyen-Orient » !

Annonce surprise

En effet, dans un texte publié lundi 25 mai 2026 sur son réseau Truth Social, Donald Trump a commenté sa conférence téléphonique avec les dirigeants de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, de la Turquie, d’Egypte, de Jordanie et de Bahreïn : « J’ai déclaré qu’après tout le travail accompli par les Etats-Unis pour essayer de rassembler ce puzzle très complexe, il devrait être obligatoire pour tous ces pays, au minimum, en simultané, de signer les accords d’Abraham ».

Signés en 2020 sous l’égide de Donald Trump lors de son premier mandat, les Accords d’Abraham ont conduit à la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes : les Émirats arabes unis et Bahreïn, puis en 2021, le Soudan et le Maroc. Jusque-là, parmi les 22 membres de la Ligue arabe, seuls l’Égypte depuis 1979 et la Jordanie depuis 1994 avaient des relations diplomatiques avec Israël, en vertu d’accords de paix. Si l’administration Trump cherche depuis à étendre ces accords, pour l’heure, seul le Kazakhstan, pays musulman non arabe qui a déjà des relations diplomatiques avec Israël, a annoncé le 6 novembre 2025 qu’il rejoindra les Accords d’Abraham.

Une proposition irréaliste

Mais les autres pays arabes, notamment l’Arabie saoudite ainsi que la Syrie et le Liban, voisins d’Israël, ont jusqu’ici refusé de se joindre à ce processus, a fortiori depuis le conflit qui a ravagé la bande de Gaza et surtout en l’absence de toute perspective politique pour les Palestiniens.

« Pour la plupart des États mentionnés, le coût politique d’une adhésion dans les conditions actuelles serait prohibitif », estime H.A. Hellyer, analyste au Royal United Services Institute. « Il est très probable que ça n’aboutisse pas », abonde Yossi Mekelberg, expert du Moyen-Orient au centre de réflexion londonien de Chatham House. « Pourquoi ces pays récompenseraient-ils Netanyahu après autant de destructions dans la région ? », s’interroge-t-il.

Humiliation publique

D’ailleurs, la proposition américaine a été accueillie à Riyad par un silence lourd de sens après l’humiliation publique que Donald Trump a infligé au prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane.

En pleine conférence au forum d’investissement FII Priorité organisé le 27 mars dernier à Miami, le milliardaire républicain a d’abord reconnu en MBS, le dirigeant de facto du royaume Wahhabite, un « grand homme », avec qui il a « tissé des liens », au fil des années. Avant d’évoquer une rencontre privée entre les deux hommes : « il y a peu de temps il m’a regardé et m’a dit : « tu sais c’est incroyable, il y a un an, vous étiez un pays mort. Maintenant vous êtes le pays le plus important au monde“. Il ne pensait pas que ça allait arriver, il ne pensait pas qu’il devrait me lécher le c…  (kissing my ass) ».

Le fier prince du désert oubliera-t-il de sitôt d’être traité de la sorte par son allié américain d’autant plus que dans les monarchies du Golfe, ce type d’affront public est rarement pardonné ?

« La position du royaume n’a pas changé. Il est nécessaire de tracer un chemin irréversible vers la création d’un Etat palestinien », a affirmé une source saoudienne citée par la chaîne Al Arabiya.

Une position polie mais ferme qui reflète le sentiment du prince héritier qui s’est bien gardé de répliquer par des insultes directes. Education royale oblige.

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L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal

27. Mai 2026 um 08:42

La guerre pourrait se terminer avec un Iran plus confiant, plus radical et disposant de nouvelles ressources pour reconstruire son programme nucléaire

Gideon Rachman *

«La pire chose que vous puissiez faire dans une négociation est d’avoir l’air désespéré de la conclure. Ça donne à l’autre l’impression de sentir le sang, et alors vous êtes mort. La meilleure chose à faire est de négocier en position de force, et la capacité de pression est la plus grande force que vous puissiez avoir.»

Tel était le principe énoncé par Donald Trump (ou son prête-plume) dans «The Art of the Deal», publié en 1987 [en français Le plaisir des affaires, puis Trump par Trump].

Trump aurait peut-être dû relire son propre livre avant de poster le 5 avril : «Ouvrez ce putain de détroit, bande de fous furieux, sinon vous vivrez en enfer.» Aux yeux d’un observateur non averti, cette exigence semblait un tantinet désespérée – d’autant que Trump n’a pas donné suite à ses menaces de déchaîner une violence infernale contre l’Iran.

L’Iran dans une position plus forte qu’avant la guerre.

La triste réalité est que, dans les pourparlers pour mettre fin à la guerre, c’est Téhéran qui a eu la haute main. La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran a exercé une pression intense sur l’économie mondiale. Alors que les prix de l’essence augmentaient aux USA, la cote de popularité de Trump dans les sondages s’effondrait. Le résultat est qu’au moment où j’écris ces lignes, les USA semblent prêts à accepter un accord qui – à long terme – menace de laisser l’Iran dans une position plus forte qu’avant le début de cette guerre.

L’essence de l’accord qui se dessine est que l’Iran accepte d’ouvrir le détroit sans percevoir de péage. En échange, il bénéficie d’un allègement progressif des sanctions – y compris le dégel de milliards de dollars d’avoirs. L’Iran fera des promesses de restreindre son programme nucléaire. Mais les détails feront l’objet de négociations futures – cette question reste donc essentiellement non résolue.

Trump a insisté sur le fait qu’il n’était pas pressé et n’accepterait jamais un mauvais accord. Mais la réaction des Républicains faucons à l’accord émergent était révélatrice.

Le sénateur Ted Cruz a suggéré qu’il pourrait s’agir d’une «erreur désastreuse» car elle laisserait l’Iran «capable d’enrichir de l’uranium et de développer des armes nucléaires, et d’avoir un contrôle effectif sur le détroit d’Ormuz».

Le sénateur Roger Wicker, président de la commission des forces armées du Sénat, a averti que l’accord émergent «ne vaudrait pas le papier sur lequel il est écrit».

Le gouvernement israélien, qui a joué un rôle crucial en persuadant Trump d’entrer en guerre en premier lieu, sera poli en public à propos de tout accord – non seulement parce que Benjamin Netanyahou doit bientôt affronter les électeurs. Mais la réalité est que le leader israélien a présenté la guerre comme une opportunité unique de provoquer un changement de régime en Iran.

Le régime iranien toujours en place – plus confiant, plus radical

Il voit maintenant le conflit se terminer alors que le régime iranien est toujours en place – plus confiant, plus radical et avec de nouvelles ressources financières pour reconstruire son programme nucléaire et son réseau de mandataires dans tout le Moyen-Orient.

Eli Groner, ancien directeur général du cabinet de Netanyahou, affirme que le fait que l’Iran puisse désormais fermer le détroit d’Ormuz à tout moment à l’avenir «est une victoire bien plus profonde et plus stratégique que n’importe quelle réussite militaire marquant des points». Son résumé tenait en un mot : «Désastre.»

Tout en atténuant potentiellement la situation financière et économique désastreuse de la république islamique, l’accord est susceptible de faire pencher l’équilibre régional des forces en faveur de l’Iran. Comme l’a observé Dan Shapiro, ancien ambassadeur usaméricain en Israël, sur X : «L’Iran a acquis une capacité de pression significative pour l’avenir en démontrant qu’il peut contrôler le détroit, en attaquant ses voisins et les bases américaines dans la région et en causant des dégâts importants, et en encaissant les coups les plus durs des USA et d’Israël et en survivant. »

Shapiro estime néanmoins que Trump est dans une telle impasse qu’accepter un mauvais accord qui ouvre le détroit serait une meilleure option que de continuer la guerre.

Compte tenu des risques croissants d’une crise énergétique et d’une récession mondiales, ce calcul est compréhensible. Les Etats-Unis ont également des souvenirs récents de guerres – y compris le Vietnam et l’Afghanistan – qui ont duré beaucoup trop longtemps, alors que les Etats-Unis luttaient en vain pour améliorer une position perdante.

Si et quand Trump acceptera un mauvais accord, ce sera parce qu’il n’a pas d’alternative viable. La proposition du sénateur Wicker était «de permettre aux forces armées qualifiées de l’Amérique de finir de détruire les capacités militaires conventionnelles de l’Iran, puis de rouvrir le détroit». Mais une tentative de sécuriser le détroit par des moyens militaires aurait probablement nécessité le déploiement de troupes au sol et l’acceptation de lourdes pertes états-uniennes. Même alors, les Iraniens auraient pu menacer le transport maritime avec des drones ou des missiles.

Les menaces occasionnelles de Trump de déchaîner «l’Enfer» sur le régime iranien manquaient de crédibilité – en raison de son évidente réticence à s’engager dans une guerre terrestre et du danger de représailles iraniennes contre les États du Golfe et leurs infrastructures énergétiques.

Dans le jargon des analystes militaires, la vulnérabilité du Golfe a donné à l’Iran une «dominance de l’escalade». Le président américain – qui se compare obsessionnellement à l’ancien président Barack Obama – aimait railler l’accord nucléaire que l’administration Obama a conclu avec l’Iran en 2015. Trump l’a qualifié de «l’une des pires et des plus unilatérales transactions que les USA aient jamais conclues» et a affirmé : «Jamais, jamais, jamais de ma vie je n’ai vu une transaction aussi incompétente que notre accord avec l’Iran.» Mais Trump lui-même négocie désormais un accord qui ressemble, à bien des égards, à pire que celui négocié par Obama – en partie à cause du savoir latent que l’Iran peut toujours fermer le détroit d’Ormuz, quand bon lui semble. Sacré exploit de la part du maître de l’art du deal.

Source : Financial Times.

* Chroniqueur principal des affaires étrangères au Financial Times.

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Un accord de paix qui tournerait à l’avantage de Téhéran ?

26. Mai 2026 um 13:55

Hilare, Donald Trump a évoqué samedi un mémorandum d’entente sur un accord de paix « largement négocié » avec l’Iran. Il l’a déjà qualifié de « formidable » avant même qu’il ne soit acté. Toutefois, les revirements presque quotidiens du président américain incitent à la plus grande prudence.

La guerre en Iran touche-t-elle à sa fin malgré les dernières escarmouches ? Alors que Washington et Téhéran ont fait état ces derniers jours de progrès dans leurs négociations en cours pour parvenir à un accord. Et en dépit du cessez-le-feu en vigueur dans la guerre opposant les deux pays. L’armée américaine a annoncé hier lundi 25 mai avoir mené des frappes dans le sud de l’Iran. Elles « visent des sites de lancement de missiles et des navires qui tentaient de placer des mines ».

Justifiant ces frappes par le souci de « protéger ses troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes », le Pentagone a toutefois précisé « faire preuve de retenue durant le cessez-le-feu en cours ». Un message codé à destination des dirigeants iraniens pour leur signaler que Washington ne cherche pas l’escalade ?

Un accord « formidable » ?

En effet, alors que la guerre menée conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran vient de dépasser sa huitième semaine, soit deux fois plus longtemps que prévu par le président américain lors du lancement de l’attaque le 28 février dernier, Donald Trump a affirmé samedi 23 mai sur son réseau Truth Social que Washington et l’Iran ont « largement négocié » un mémorandum d’entente sur un accord de paix. D’ailleurs, il ‘a déjà qualifié de «  formidable »; et ce, avant même qu’il ne soit officiellement signé par les dirigeants iraniens. Lesquels ont fait savoir que des divergences persistent sur « une ou deux clauses ».

Quid du dossier nucléaire ?

Mais que contient ce mémorandum d’entente au juste ? Selon les fuites dans la presse américaine, il s’agit d’un protocole d’entente d’une durée de 60 jours, renouvelable par consentement mutuel. Durant cette période, le détroit d’Ormuz serait ouvert sans péage et l’Iran devrait le déminer, afin de reprendre ses exportations pétrolières.

En échange, les États-Unis lèveraient leur blocus des ports iraniens pendant un certain temps et accorderaient des dérogations à quelques sanctions. Et ce, afin de permettre à l’Iran de vendre librement son pétrole. Sachant qu’une fois le détroit d’Ormuz ouvert et pleinement fonctionnel, cela pourraient générer près de 10 milliards de dollars de recettes pour le gouvernement iranien sur une période de 60 jours, selon l’agence de presse Fars.

De plus, Washington débloquerait également les avoirs gelés de l’Iran, soit 25 milliards de dollars au total. C’est une condition sine qua non imposée par Téhéran comme préalable à sa signature.

Reste la question majeure du conflit : le nucléaire iranien. Donald Trump et ses conseillers ont affirmé à plusieurs reprises qu’ils n’accepteraient aucun accord qui n’aborderait ce dossier ultra sensible. Quant aux plans concernant le stock d’uranium hautement enrichi de l’Iran dont Washington exige l’abandon; ils devraient faire l’objet de négociations dans un délai de 30 à 60 jours.

Or, côté iranien, on assure que le dossier nucléaire n’est pas inclus dans le protocole d’accord. Une source iranienne de haut rang a déclaré que Téhéran n’a pas accepté de céder ses stocks d’uranium hautement enrichi. « La question nucléaire sera abordée lors des négociations en vue d’un accord définitif et ne fait donc pas partie de l’accord actuel. Aucun accord n’a été conclu concernant l’expédition hors du pays des stocks d’uranium hautement enrichi de l’Iran », précise la même source.

Amateurisme

Alors qui y gagne et qui y perd et comment expliquer tant de précipitation de la part du président américain à conclure un accord même imparfait ?

L’explication se résume par le timing des échéances. A savoir : les élections de mi-mandat, en novembre; la Coupe du monde de football qu’il co-organise avec le Canada et le Mexique; ou encore le 250ème anniversaire de l’indépendance américaine le 4 juillet. Sans omettre le fait que la ligne du président américain crée des tensions au sein même du mouvement MAGA entre les partisans d’un isolationnisme au nom d’AMERICA FIRST et ceux qui prônent une stratégie de coercition permanente contre Téhéran.

Au final, l’accord serait à l’avantage de la République islamique, estiment de nombreux observateurs. « Si ce qui a fuité se confirme, ce serait une sorte de victoire iranienne », analyse Karim Emile Bitar, spécialiste du Moyen-Orient et de la politique étrangère des États-Unis associé à l’IRIS. « L’Iran aurait obtenu un dégel des avoirs. Et la question nucléaire n’a pas été réglée et serait même repoussée aux calendes grecques ».

Et de conclure : « On peut parler d’un accord bâclé. Il y a un sentiment d’amateurisme, d’improvisation qui est assez frappant ». Le verdict est sévère, mais implacable.

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Washington et Téhéran sont-ils sur le point de conclure un accord ?

26. Mai 2026 um 13:13

Pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre le 28 février, les Etats-Unis et l’Iran s’expriment avec optimisme sur un possible accord qui mettrait fin aux hostilités.

Bien que les négociations menées par le biais des très actifs intermédiaires pakistanais se déroulent dans la discrétion, quelques informations émergent pour corroborer l’idée que « quelque chose de sérieux » se prépare.

Tout d’abord, pour la première fois, Trump a publié le 23 mai à 21h30 du soir (heure de Washington) une déclaration inhabituelle sur son Truth Social. Inhabituelle dans le sens où elle est correcte, mesurée et dépourvue de ses fanfaronnades habituelles et ses inévitables attaques contre l’adversaire.

Après avoir cité les noms de tous les dirigeants des pays arabes du Golfe avec lesquels il a eu « une très bonne discussion », Trump a affirmé : « Un accord a été largement négocié, sous réserve de la finalisation entre les États-Unis d’Amérique, la République islamique d’Iran et les différents autres pays énumérés. Séparément, j’ai eu un appel avec le Premier ministre Bibi Netanyahu, d’Israël, qui, de même, s’est très bien passé. Les aspects finaux et les détails de l’accord sont actuellement discutés et seront annoncés sous peu. »

D’autre part, l’Américain d’origine iranienne Trita Parsi, Vice-président du « Quincy Institute for Responsible Statecraft », a affirmé : « Mes propres sources à Téhéran confirment qu’une avancée majeure a été réalisée; bien qu’elle reste soumise à une approbation finale. »

Le fait que Trump n’ait annoncé l’accord qu’après s’être entretenu avec les dirigeants régionaux, ceux d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, de Turquie, d’Égypte, de Jordanie et de Bahreïn est significatif. Cela prouve que Trump est soucieux des attaques dont il est déjà la cible de la part du Lobby et des faucons à Washington qui commencent à parler de « trahison ». En d’autres termes, Trump cherche à montrer tant aux adversaires de la paix qu’à l’opinion américaine que les principaux partenaires des États-Unis au Moyen-Orient privilégient la diplomatie à l’escalade.

Selon Amwaj.media (Basé au Royaume-Uni), « l’accord prévoit un cessez-le-feu complet, y compris au Liban ; le déblocage progressif des avoirs iraniens gelés ; et la levée du blocus américain du détroit d’Ormuz ».

Toujours selon le même média, « le trafic maritime dans le détroit reprendrait sous la supervision conjointe de l’Iran et d’Oman. Une fois ces mesures entrées en vigueur, les parties disposeraient de 30 jours supplémentaires pour négocier un accord final sur la question nucléaire et le statut à long terme du détroit d’Ormuz. »

Trita Parsi pense que « le délai de 30 jours offre de nombreuses occasions aux saboteurs de tous bords de faire dérailler le processus ». Nul doute que Netanyahu et le Lobby sioniste à Washington sont furieux de la perspective d’un accord qui ferait apparaitre aux yeux du monde que l’Iran sort vainqueur contre les agresseurs qui visaient sa destruction. Par conséquent, il faut s’attendre à des tentatives de sabotage de cette première avancée sérieuse vers la paix.

Il est important de souligner ici la différence de contexte dans lequel Obama a signé en 2015 son accord avec l’Iran et Trump s’apprête à signer le sien 11 ans plus tard. Obama a réussi à valider son accord en dépit de la forte opposition d’Israël et des pays du Conseil de Coopération du Golfe, l’Arabie saoudite en tête. Aujourd’hui, pour Trump, les choses semblent plus faciles puisqu’il bénéficie du soutien de tous les pays du Golfe.

Mais Netanyahu prendra-t-il le risque d’entrer en conflit direct avec Trump dans le cas où celui-ci finira par signer un accord avec l’Iran ? On pourrait conjecturer que c’est pour dissuader le Premier ministre israélien de penser à engager un bras-de-fer avec lui que Trump a déclaré il y a quelques jours aux journalistes qu’il bénéficiait d’un « taux d’approbation de 99 % » en Israël et qu’il pourrait se présenter lui-même au poste de Premier ministre…

Le Vice-Président du ‘’Quincy Institute’’ a vu en cela « un avertissement clair adressé à Netanyahu et à l’establishment politique israélien, leur signifiant que Trump peut leur nuire bien plus qu’ils ne peuvent lui nuire ».

Si l’espoir de mettre fin au conflit exprimé à Washington et à Téhéran se réalise à travers la signature d’un accord qui sera forcément avantageux pour l’Iran; cela représentera une défaite stratégique majeure pour Israël qui verra ses rêves fous d’ « Eretz Israël » et de domination régionale enterrés à jamais.

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États-Unis | Le clan Trump s’offre l’immunité fiscale à vie !

25. Mai 2026 um 08:30

L’État de droit ne cesse d’être piétiné par le président américain Donald Trump. Ce dernier a retiré sa plainte contre l’administration fiscale en contrepartie d’une immunité fiscale à vie pour lui, sa famille et ses entreprises. Il a également créé un fonds doté de 1,8 milliard de dollars pour indemniser ses partisans poursuivis sous Joe Biden après l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021. Ce n’est plus le président qui se soumet au droit mais le droit qui devient un gadget entre ses mains afin de servir ses intérêts. Comme dans la plus grotesque dictature du tiers-monde…

Imed Bahri  

Le New York Times a rapporté que l’administration Trump est entrée dans une phase inédite d’extension de l’immunité présidentielle suite à la décision très controversée du procureur général par intérim Todd Blanche qui n’est autre que l’ancien avocat personnel de Trump ! Cette mesure va au-delà du concept traditionnel de grâce présidentielle puisqu’elle accorde non seulement une protection contre les poursuites pénales mais aussi une immunité préventive contre toute enquête ou réclamation financière ou fiscale future.

Le juriste et ancien magistrat Jeffrey Toobin explique que le document publié par le Département de la Justice empêche définitivement le gouvernement américain de poursuivre le président Trump, les membres de sa famille ou ses entreprises dans des affaires financières et fiscales liées à des périodes antérieures, que ces affaires soient connues actuellement ou qu’elles puissent être révélées ultérieurement.

Selon l’auteur, cela met effectivement fin aux longues enquêtes que le fisc américain (IRS) menait sur les finances de Trump, des enquêtes qui auraient pu lui coûter des centaines de millions de dollars si elles avaient abouti à des conclusions défavorables.

Un clan au-dessus de la loi ! 

Le danger de ce document réside non seulement dans le classement sans suite des affaires en cours mais aussi dans l’impossibilité pour toute administration future de les rouvrir même si des preuves de violations financières ou fiscales venaient à apparaître.

Cette situation exceptionnelle où la famille Trump se trouve au-dessus des règles qui régissent le reste de la société américaine est un phénomène que Toobin décrit comme l’émergence d’une «nouvelle classe juridique» bénéficiant d’une immunité quasi permanente.

Pour parvenir à cette mesure, Trump et ses fils ont déposé plainte contre le fisc américain (IRS) suite à la fuite de leurs déclarations de revenus. Ils ont réclamé des milliards de dollars. Dans un second temps, il y a eu l’amnistie accordée au clan Trump en échange de l’abandon de leurs poursuites judiciaires contre l’administration fiscale. 

L’affaire était entachée d’un conflit d’intérêts flagrant puisque Trump était à la fois le plaignant et le supérieur hiérarchique du directeur de l’agence gouvernementale poursuivie.

Par conséquent, l’auteur conclut qu’il ne s’agissait pas d’un «accord à l’amiable» entre deux parties égales mais bien d’un abus de pouvoir exécutif visant à protéger le président et ses intérêts financiers.

Du clientélisme au service de Trump 

Par ailleurs, Toobin évoque un autre caprice trumpien à savoir la création d’un nouveau fonds fédéral d’environ 1,8 milliard de dollars, baptisé «Fonds anti-politisation», dont l’objectif est d’indemniser les personnes que l’administration considère comme victimes d’enquêtes gouvernementales injustes sous l’ère Biden.

Les bénéficiaires probables de ce fonds sont les personnes impliquées dans la prise d’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, après que Trump leur a accordé une grâce à son retour au pouvoir. Cela confère au président une influence politique et financière considérable car il peut ainsi distribuer des fonds publics à ses alliés par le biais d’un comité dont il contrôle de fait les membres.

L’auteur estime que ces développements constituent un prolongement d’une décision antérieure de la Cour suprême des États-Unis accordant aux présidents une large immunité pour leurs actes officiels accomplis dans l’exercice de leurs fonctions. Cependant, cette nouvelle mesure va encore plus loin car elle inclut les affaires civiles, financières et fiscales et non plus seulement les affaires pénales.

Toobin met en garde contre le risque de créer un précédent dangereux au sein du système politique américain car de futurs présidents pourraient s’arroger le droit de se soustraire ainsi que leurs familles à toute responsabilité future. Il estime que cette situation témoigne d’une profonde mutation du concept de la présidence américaine où la loi est désormais façonnée pour servir le président et sa famille au lieu de constituer un cadre général applicable à tous sans discrimination.

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Trump-Netanyahu : Divergences ou rupture ?

23. Mai 2026 um 10:38

Washington et Tel-Aviv sont-ils au bord de la rupture ? Donald Trump veut garder ouverte l’option d’un accord avec Téhéran ; Benjamin Netanyahu estime pour sa part que la pression militaire doit continuer afin d’« écraser » les capacités nucléaires et balistiques de son ennemi héréditaire.

 

L’idylle entre « Bibi » et « le meilleur ami d’Israël à la Maison Blanche » semble avoir du plomb dans l’aile. Pourtant, pendant des années, Trump et Netanyahu ont affiché une proximité totale. Lors de son premier mandat, le président américain n’avait-il pas transféré l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem et reconnu les hauteurs du Golan comme territoire israélien ? Depuis son retour à la Maison Blanche en 2025, les deux dirigeants n’avaient-ils pas encore renforcé leur coopération, notamment autour de la bande de Gaza et de l’offensive lancée le 28 février contre l’Iran ?

Divergences

Cependant, il faut croire que leurs chemins se sont séparés, probablement parce qu’ils poursuivent des objectifs différents dans la guerre contre l’Iran. Israël veut renverser le régime des ayatollahs à la racine, tandis que Trump se concentre sur la réduction de ses capacités militaires et nucléaires.

En effet, révèle la presse américaine, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est sorti « hors de lui » et « fou de rage » à l’issue d’un entretien téléphonique extrêmement tendu, dans la soirée du mardi 19 mai, avec le président américain, Donald Trump : les deux alliés s’opposent désormais frontalement sur la gestion du conflit avec l’Iran. Le locataire de la Maison Blanche cherche une issue rapide à cette guerre par la voie diplomatique ; alors que le boucher de Gaza veut « finir le job » par l’intensification de frappes militaires massives contre l’Iran.

Selon The Wall Street Journal, l’échange de mardi a ainsi mis en lumière « les intérêts divergents des deux alliés quant à la fin de la guerre ». Ainsi, « Trump cherche à mettre un terme à un conflit économiquement coûteux et impopulaire aux États-Unis. Israël espère reprendre la campagne de bombardements là où elle s’était arrêtée […] et infliger des dégâts plus importants afin d’affaiblir un régime qu’il perçoit comme une menace existentielle », résume le quotidien américain.

Trump veut passer à autre chose

Selon la chaîne américaine CNN, Trump aurait indiqué à son allié israélien que « les médiateurs travaillaient sur une ‘lettre d’intention’ que les États-Unis et l’Iran signeraient afin de mettre officiellement fin à la guerre et d’entamer une période de négociations de trente jours sur des questions telles que le programme nucléaire iranien et l’ouverture du détroit d’Ormuz ».

Or, il était prévu une relance conjointe des attaques contre Téhéran dès mardi 19 mai. « Dimanche 17 mai, lors d’un entretien, Trump a indiqué qu’il envisageait de lancer de nouvelles frappes ciblées contre l’Iran en début de semaine ».  Vingt-quatre heures plus tard, il change d’avis et décide de la poursuite de la médiation « à la demande de ses alliés du Golfe, notamment le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis », affirme la même source.

Alors, pourquoi ce revirement brusque ? Il semble évident que Trump, en sa qualité d’ancien promoteur immobilier, « en a marre » du conflit du Moyen-Orient – un bourbier auquel il a été entraîné par son ami Bibi – et espère conclure un « deal » en vertu duquel Téhéran s’engagerait à suspendre son programme nucléaire et rouvrirait le détroit d’Ormuz. Pour déclarer triomphalement qu’il a gagné la guerre. Au suivant !

Obsession

Etouffant à peine sa colère à cause de cette énième volte-face du milliardaire républicain, Netanyahu lui aurait fait part de sa « déception », qualifiant d’« erreur » le report des frappes et insistant pour « une reprise de l’offensive militaire », rapporte CNN, ajoutant que le Premier ministre israélien, la queue entre les jambes, a souligné que bien que la guerre contre l’Iran ait été lancée en collaboration avec les États-Unis, « personne ne peut donner d’ordres à Donald Trump », qu’il a qualifié d’« homme le plus puissant du monde », insistant sur le fait que seul le président américain décide jusqu’où aller dans cette offensive et quand y mettre fin.

En effet, il faut reconnaître que le Premier ministre israélien ne lâche jamais le morceau et ne change jamais de ligne. Il affirme mordicus que l’Iran est « sur le point » de posséder l’arme nucléaire depuis plus de 30 ans. Il avait prononcé ses premiers avertissements sur une bombe iranienne imminente en 1992. Depuis, il a continuellement réduit le délai, déclarant à plusieurs reprises au fil des ans que l’Iran n’était plus qu’à « quelques mois » ou « quelques semaines » de l’objectif.

Rien d’étonnant à ce qu’il plaide depuis le début du conflit avec l’Iran pour une approche plus agressive face à Téhéran, sans cacher son objectif annoncé de renverser le régime islamique en place depuis 1979. Durant les quarante jours de guerre, il avait d’ailleurs appelé à plusieurs reprises la population iranienne à se soulever contre le pouvoir. En vain, puisqu’il a réussi, a contrario, la prouesse de rassembler le peuple iranien, y compris l’opposition, autour d’un régime autrefois honni.

Ironie du sort : désormais, c’est le régime des mollahs qui décidera de l’avenir de l’alliance « indéfectible » entre Washington et Tel-Aviv.

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Chine – Etats-Unis | La grande leçon de sagesse de Xi Jinping

23. Mai 2026 um 08:43

La récente rencontre à Pékin entre Donald Trump et Xi Jinping a constitué un tournant dans les relations internationales, la géopolitique mondiale et l’équilibre des puissances.

Habib Glenza

En recevant le président américain, venu lui demander de faire pression sur l’Iran afin qu’il rouvre le détroit d’Ormuz, le président chinois a évoqué le «piège de Thucydide», concept utilisé par les analystes politiques pour souligner le risque de conflit entre deux puissances qui se menacent mutuellement, l’une établie et l’autre émergente. Soit, on l’a compris, entre la Chine, incarnant ici l’Athènes antique en pleine ascension, et les États-Unis, la Sparte de jadis, une puissance sur le retour qui va s’autodétruire.

Thucydide, l’Athénien, dans son récit de la guerre du Péloponnèse il y a près de 2 500 ans (au Vᵉ siècle avant J.-C.), racontait comment Sparte, confrontée au danger que représentait l’Athènes émergente, avait déclenché une guerre, qu’elle a fini par perdre.

L’avertissement est lourd de sens, et Trump a sans doute eu le temps de se faire expliquer l’analyse du Chinois qui doit être comprise non comme une ferme déclaration d’intention, car un conflit reste évitable, mais comme un avertissement à méditer. Le président chinois a d’ailleurs adopté une posture nettement plus conciliante envers les États-Unis que celle de son homologue yankee envers la Chine en déclarant qu’ensemble, la Chine et les Etats-Unis ont beaucoup à gagner.

Sagesse chinoise, forfanterie américaine

«Réaliser le grand renouveau de la Chine et rendre sa grandeur à l’Amérique peuvent parfaitement aller de pair, et de cette manière, on contribuerait au bien-être du monde entier», a lancé Jinping à Trump.

De son côté, Trump a réagi sur les réseaux sociaux, avertissant que Jinping avait déclaré, «avec beaucoup d’élégance», que les États-Unis étaient peut-être «une nation en déclin». Et de préciser avec sa forfanterie habituelle : «Il y a deux ans, c’était le cas. Mais aujourd’hui, les États-Unis sont la nation la plus dynamique du monde.»  

Quatre jours après la visite de Trump, le président russe Vladimir Poutine est arrivé lui aussi à Pékin pour une visite officielle de quatre jours. Accompagné de membres du gouvernement (cinq vice-Premiers ministres, huit ministres, et la présidente de la banque centrale) et de dirigeants d’entreprises leaders du gaz et du pétrole, officiellement pour célébrer le 25e anniversaire du Traité de coopération, d’amitié et de bon voisinage entre les deux pays.

Cette visite doit spécifiquement aboutir au renforcement du partenariat global et de la coopération stratégique entre les deux pays.

Une amitié qui se veut non dirigée contre quiconque, mais destinée à promouvoir la paix et la prospérité universelles, selon Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin. Qui a également souligné la forte convergence des politiques étrangères de Moscou et Pékin, une allusion directe à la crise iranienne et à ses répercussions régionales et internationales.

Cette rencontre est également l’occasion pour les deux dirigeants d’afficher leur proximité, dans la foulée de la visite de Trump en Chine dont les résultats ont été mitigés et controversés.

Selon le Kremlin, une quarantaine d’accords bilatéraux doivent être signés au terme de la visite. Les échanges entre les deux pays atteignent désormais 240 milliards de dollars, avec une hausse d’un tiers des exportations de brut russe au premier trimestre de cette année. La Chine est devenue le premier importateur de combustibles fossiles russes. Moscou espère également conclure un accord sur un nouveau gazoduc pour ouvrir de nouveaux débouchés.

Présentée avant l’invasion de l’Ukraine comme une «amitié sans limites», la relation s’est depuis resserrée, tout en devenant de plus en plus asymétrique, la Russie dépendant dorénavant fortement de ses liens commerciaux avec la Chine. De plus en plus dépendante pour se maintenir à flot, elle s’appuie aussi sur les exportations chinoises, devenues essentielles à son effort de guerre en Ukraine.

Un rôle stabilisateur important sur la scène mondiale

    Selon l’agence de presse Chine nouvelle, le président Jinping a déclaré : «Nous avons su approfondir sans cesse la confiance politique mutuelle et la coordination stratégique avec une persévérance inébranlable qui a résisté à mille épreuves».

    De son côté Poutine a dit devant la presse que son pays et la Chine ont «une politique étrangère indépendante et souveraine. Elles œuvrent ensemble dans le cadre d’une coopération stratégique étroite et elles jouent un rôle stabilisateur important sur la scène mondiale.» 

    Les deux pays soulignent, également, la nécessité «de revenir au dialogue et aux négociations dès que possible» au Moyen-Orient, selon le texte d’une déclaration commune publiée par le Kremlin. Ils sont en «accord complet» quant au fait que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran violent la loi internationale

    Sans avoir recours à la force, sans avoir à capturer un chef d’Etat, sans vouloir revendiquer le Groenland, annexer le Canada, faire la guerre à l’Iran pour satisfaire les désidératas d’Israël, à Cuba et à d’autres pays militairement faibles, la Chine cherche à maintenir de bonnes relations avec les pays du monde entier, y compris les Etats-Unis. Si elle est en passe de devenir la première puissance économique (et, peut-être demain, militaire) du monde, grâce à la sagesse de Xi Jinping, elle n’est pas pressée de le crier sur tous les toits, de bomber le torse et de vouloir imposer sa volonté au reste monde, comme le fait, avec une pathétique maladresse, un Trump ignorant de l’histoire humaine.

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    USA – Cuba : Washington ouvre un nouveau front contre La Havane

    21. Mai 2026 um 09:26

    La justice américaine a inculpé, le 20 mai 2026, l’ancien président cubain Raúl Castro pour son rôle présumé dans la destruction de deux avions civils en 1996. Officiellement présentée comme une quête de justice pour les victimes américaines, cette décision intervient dans un contexte international explosif : guerre entre Washington et Téhéran, intervention américaine au Venezuela, crise énergétique à Cuba et tensions croissantes dans les Caraïbes. Pour plusieurs analystes, l’affaire dépasse largement le cadre judiciaire et révèle une stratégie américaine plus globale de pression géopolitique. Avec, en arrière-plan, une possible logique de diversion médiatique et de démonstration de puissance.

    Les États-Unis ont franchi mercredi 20 mai un seuil inédit dans leur confrontation avec Cuba. Un tribunal fédéral de Miami a inculpé l’ancien dirigeant cubain, Raúl Castro, âgé de 94 ans, pour « meurtre », « complot visant à tuer des citoyens américains » et « destruction d’aéronefs ». L’affaire concerne l’abattage, le 24 février 1996, de deux avions de l’organisation anticastriste Brothers to the Rescue, au cours duquel quatre personnes avaient trouvé la mort.

    Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, Washington mène une politique de pression maximale contre Cuba : sanctions renforcées, blocus énergétique de facto, menaces de nouvelles mesures économiques et soutien affiché à une transition politique sur l’île. Plusieurs médias américains et britanniques évoquent désormais ouvertement une stratégie de « changer de régime ».

    Cette montée de tension intervient dans un contexte géopolitique beaucoup plus large. Depuis plusieurs mois, les États-Unis sont engagés dans une confrontation avec l’Iran au Moyen-Orient, marquée par des opérations militaires, des déploiements navals et une polarisation croissante autour d’Israël et du Golfe.

    Dans ce climat, certains observateurs voient dans l’affaire Raúl Castro une tentative de réaffirmer la puissance américaine dans son « arrière-cour » latino-américaine. Alors même que Washington fait face à une usure politique liée aux tensions moyen-orientales.

    Une stratégie américaine de pression globale

    L’administration de Donald Trump multiplie les fronts géopolitiques contre l’Iran, le Venezuela et Cuba, tout en cherchant à contenir l’influence russe et chinoise dans les Caraïbes. Après la chute de Nicolás Maduro début 2026, Cuba, privée du soutien pétrolier vénézuélien et frappée par le blocus énergétique américain, traverse une grave crise économique et sociale. Dans ce contexte, l’inculpation de Raúl Castro apparaît comme un message politique fort : Washington veut montrer sa capacité à exercer simultanément une pression judiciaire, économique et stratégique sur plusieurs adversaires.

    Lire aussi : Trump annonce la capture de Maduro après des frappes sur Caracas

    Une autre lecture critique émerge cependant : celle d’une diversion politique et médiatique. Alors que la guerre directe avec l’Iran divise une partie de l’opinion américaine – y compris certains milieux conservateurs opposés à un nouvel engagement militaire coûteux -, la focalisation sur Cuba permettrait à Washington de déplacer temporairement l’attention vers un terrain historiquement plus consensuel dans la politique intérieure américaine, notamment en Floride.

    La date choisie renforce cette dimension symbolique : l’annonce a été faite le 20 mai, jour anniversaire de la création de Cuba en 1902. En Floride, bastion électoral stratégique, le discours anticastriste conserve un poids politique majeur auprès d’une partie de l’électorat cubano-américain.

    Pour plusieurs critiques, la médiatisation spectaculaire de l’inculpation permet aussi de réactiver une rhétorique historique de guerre froide au moment où l’attention mondiale se concentre surtout sur le Moyen-Orient et l’Iran.

    Justice historique ou instrumentalisation ?

    Sur le fond, l’affaire de 1996 reste extrêmement sensible. Les familles des victimes réclament depuis cette date des poursuites contre les responsables cubains. Pour Washington, il s’agit donc d’une démarche judiciaire légitime et tardive. Mais à La Havane, cette inculpation est perçue comme une instrumentalisation politique du droit américain. Le gouvernement cubain accuse les États-Unis d’utiliser la justice comme outil géopolitique afin de délégitimer les figures historiques de la révolution cubaine.

    Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a dénoncé une stratégie de pression visant à provoquer une déstabilisation interne de l’île. De son côté, le président cubain Miguel Díaz-Canel affirme que les sanctions américaines sont la cause principale de l’effondrement énergétique actuel.

    En tout cas, l’affaire Raúl Castro révèle finalement une recomposition plus large des priorités américaines. Alors que les tensions avec l’Iran mobilisent déjà une part considérable des ressources diplomatiques et militaires de Washington, Cuba semble redevenir un espace stratégique où se mêlent démonstration de force, politique intérieure américaine, héritage de la guerre froide et bataille d’influence régionale.

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    Démonstration de force des Évangéliques à Washington

    20. Mai 2026 um 10:24

    Dimanche 17 mai 2026, une foule de milliers de chrétiens conservateurs dominée par les Évangéliques -noyau dur de l’électorat trumpiste- a transformé le National Mall en un lieu de culte évangélique, lors d’un événement intitulé « Rededicate 250 » organisé dans le cadre du 250e anniversaire de États-Unis et soutenu par Donald Trump. 

    Imed Bahri

    Le Washington Post a estimé que cet immense rassemblement religieux tenu dans le centre de Washington, D.C., avec le soutien du président américain, ravive l’un des débats les plus anciens et les plus sensibles de la vie politique américaine : l’Amérique est-elle fondamentalement une nation chrétienne ? Et où tracer la ligne de démarcation entre l’Église et l’État ?

    Le WP indique que l’évènement ayant rassemblé des milliers de participants dans une ambiance a mêlé culte évangélique et meeting politique national. Au programme : hymnes religieux, prières collectives et lectures bibliques, ainsi que des discours de hauts responsables de l’administration qui ont directement lié l’identité américaine au christianisme.

    Des écrans en forme de vitraux ont diffusé tour à tour des images des pères fondateurs des États-Unis et des vidéos de responsables de l’administration Trump à l’instar du secrétaire d’État à la Guerre Pete Hegseth, du secrétaire d’État Marco Rubio, du vice-président J.D. Vance et évidemment du président Trump lui-même ! Il a lu un passage des Écritures tiré du chapitre 7 du deuxième livre des Chroniques, issu de l’Ancien Testament. Cet extrait est régulièrement cité par les personnes estimant que les États-Unis sont une nation chrétienne à l’origine et qu’elle devrait revenir à cette identité.

    «Si mon peuple, sur lequel porte mon nom, s’humilie, prie, cherche mon visage et se détourne de ses travers alors je l’exaucerais depuis les cieux, je lui pardonnerais son péché et je guérirais son pays», a notamment lu Trump.

    Erosion de la séparation de l’Église et de l’État

    Les fils des célèbres pasteurs évangéliques Billy Graham (surnommé le Pape des Évangéliques), Jerry Falwell et Pat Robertson ont également pris la parole. Parmi les personnalités les plus en vue de la culture populaire contemporaine figuraient Sadie Robertson Huff, 28 ans, podcasteuse et star de l’émission Duck Dynasty et Jonathan Roumie, vedette de la série télévisée The Chosen qui retrace la vie de Jésus.

    Si les partisans de l’événement y voyaient une réaffirmation nécessaire de l’identité spirituelle américaine, ses détracteurs y voyaient un signe inquiétant de l’érosion de la séparation constitutionnelle de l’Église et de l’État.

    Le recours à ce type de discours religieux en public par de hauts responsables américains était rare dans la vie politique américaine contemporaine. Cependant, la seconde administration Trump a insisté sur la nécessité de présenter le christianisme non seulement comme une foi personnelle mais aussi comme le fondement spirituel même de l’État américain.

    Cet événement révèle également l’influence croissante de ce que l’on appelle le «nationalisme chrétien» au sein du mouvement conservateur américain. Cette idéologie repose sur la conviction que les États-Unis ont été fondés comme une nation chrétienne et doivent le rester politiquement et culturellement.

    Un événement religieux financé par des fonds publics

    Parallèlement, des manifestants rassemblés devant le site du festival brandissaient des pancartes proclamant : «L’Amérique n’est pas un pays chrétien», exprimant leur opposition à l’utilisation de fonds publics pour financer un événement religieux de cette ampleur.

    Une manifestante, Karen Irwin, a déclaré : «Je ne veux pas vivre dans un pays qui me dicte comment je pratique ma religion». Elle a décrit le festival comme «l’antithèse de ce que signifie être Américain, voire chrétien»

    Le débat porte sur la Constitution américaine et le principe de la séparation de l’Église et de l’État. Bien que la Constitution garantisse la liberté de religion et interdise l’établissement d’une religion d’État officielle, les Américains sont divisés depuis des siècles sur le degré de séparation entre le pouvoir politique et les institutions religieuses.

    Les partisans de cet événement ont soutenu que la reconnaissance du rôle historique du christianisme n’est pas contraire à la Constitution et les organisateurs ont souligné que nombre des Pères fondateurs des États-Unis étaient croyants.

    Un récit simplifié et déformé

    Cependant, des historiens interrogés par le WP ont affirmé que l’événement présentait un récit simpliste et déformé de l’histoire américaine, riche de sa diversité religieuse et culturelle. L’historien Matthew Sutton a critiqué l’utilisation par Trump de symboles bibliques, arguant que cela lui conférait une image politique quasi-sainte.

    Le rassemblement a également révélé des mutations au sein du christianisme américain contemporain. Le journal américain a noté que de nombreux participants confondaient la foi évangélique avec le nationalisme américain, les théories du complot voire certaines croyances spirituelles non conventionnelles.

    Ce n’était pas un simple rassemblement religieux mais une manifestation politique et culturelle d’une opinion de plus en plus répandue selon laquelle le christianisme est l’essence même de l’identité américaine. Si ses partisans y voient un projet de «renaissance morale», ses détracteurs avertissent qu’il menace l’un des fondements les plus importants de l’expérience démocratique américaine : la séparation de la religion et de l’État.

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    Chine–États-Unis : vers un accord commercial de 30 milliards de dollars

    20. Mai 2026 um 10:12

    La Chine et les États-Unis avancent vers un mécanisme de réduction mutuelle des droits de douane portant sur environ 30 milliards de dollars de marchandises dites « non sensibles ». Et ce, dans le cadre d’une tentative de stabilisation de leurs relations commerciales après plusieurs années de tensions tarifaires et technologiques.

    Le projet était au cœur des discussions préparatoires au sommet organisé à Pékin entre les présidents américain, Donald Trump, et chinois, Xi Jinping. C’est ce qu’a rapporté le 19 mai Bloomberg. Il prévoit la mise en place d’un mécanisme de « commerce administré » permettant aux deux puissances de réduire certaines barrières douanières sur des produits jugés non stratégiques, sans toucher aux secteurs considérés comme sensibles pour la sécurité nationale.

    Cette approche marque un changement important dans la stratégie américaine. Washington ne chercherait plus à pousser Pékin à transformer son modèle économique dirigé par l’État, mais viserait plutôt un rééquilibrage pragmatique des échanges via des objectifs commerciaux chiffrés. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a comparé ce futur mécanisme à un « adaptateur » capable de connecter deux systèmes économiques très différents.

    Selon plusieurs sources proches des négociations citées par le média, les réductions tarifaires pourraient concerner des secteurs comme l’agriculture, l’énergie ou certains biens de consommation. Pékin maintient actuellement des surtaxes importantes sur plusieurs produits américains, notamment le pétrole, le gaz naturel liquéfié et certaines denrées agricoles. Tandis que les États-Unis conservent des droits élevés sur de nombreux produits manufacturés chinois.

    Les discussions s’inscrivent cependant dans un contexte de fort recul des échanges entre les deux premières économies mondiales. Le commerce bilatéral de biens aurait chuté de 29 % en 2025. Tandis que le déficit commercial américain vis-à-vis de la Chine est tombé à son plus bas niveau depuis près de vingt ans.

    Des responsables américains évoquent également la possibilité de rétablir certaines exemptions tarifaires supprimées ces dernières années. Et ce, notamment sur des équipements industriels, des produits médicaux et certaines technologies non stratégiques. Un projet parallèle de « Board of Investment » destiné à encadrer les investissements croisés entre les deux pays serait aussi à l’étude, même si plusieurs secteurs industriels américains restent très méfiants vis-à-vis des capitaux chinois.

    Malgré cette tentative de détente, les grandes barrières commerciales et technologiques mises en place depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche demeurent largement intactes. Les droits de douane américains sur certains produits chinois atteignent encore des niveaux record. Alors que Pékin poursuit sa politique de diversification commerciale vers l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine.

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    Le gazoduc « Force de Sibérie 2 » au centre du sommet Poutine-Xi à Pékin

    19. Mai 2026 um 10:48

    Poutine cherche à renforcer les partenariats énergétiques suite au déclin des exportations russes vers l’Europe.

    Le président russe Vladimir Poutine est en visite, mardi 19 mai, à Pékin pour un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping. Un déplacement axé principalement sur l’expansion des exportations énergétiques russes vers la Chine et le renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays.

    Cette rencontre intervient quelques jours après celle du président américain Donald Trump en Chine, signe d’une escalade de la compétition géopolitique entre Washington d’une part, et Moscou et Pékin d’autre part.

    Lire aussi –  Trump-Xi : le sommet qui peut redessiner l’équilibre mondial

    L’un des sujets les plus importants en discussion est le projet de gazoduc géant « Force de Sibérie 2 », censé transporter chaque année 50 milliards de mètres cubes de gaz russe vers la Chine via des gisements qui approvisionnaient auparavant l’Europe.

    Les analystes estiment que la Russie a plus que jamais besoin de trouver des marchés énergétiques alternatifs après la baisse de ses exportations vers l’Europe. Et ce, d’autant plus que ses recettes énergétiques ont chuté de 38 % cette année.

    Selon un communiqué du Kremlin, Poutine et Xi doivent discuter des moyens de « renforcer le partenariat global et la coopération stratégique » entre la Russie et la Chine. Ils « échangeront leurs points de vue sur les questions internationales et régionales les plus importantes » et signeront une déclaration commune à l’issue des entretiens, rapporte l’AFP.

    Compte tenu de l’isolement diplomatique de Moscou sur la scène internationale, sa dépendance économique se concentre sur Pékin, devenu le principal acheteur de pétrole russe soumis à des sanctions. D’ailleurs, les médias d’État chinois indiquent que  Xi a déclaré que la coopération entre Moscou et Pékin « n’a cessé de s’approfondir et de se renforcer ».

    Dans un message vidéo adressé au peuple chinois et publié mardi, Poutine a déclaré que les relations entre Moscou et Pékin avaient atteint « un niveau sans précédent » et que les échanges commerciaux entre les deux pays « continuent de croître ». Il a ajouté que « la relation stratégique étroite entre la Russie et la Chine joue un rôle important au niveau mondial. Sans nous allier contre aucun parti, nous œuvrons pour la paix et la prospérité de tous », sans faire référence à aucun pays tiers.

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    Chine-Etats-Unis ou l’inévitable affrontement

    15. Mai 2026 um 13:12

    En dépit des sourires de rigueur et des déclarations soporifiques des dirigeants des deux superpuissances mondiales actuelles, la Chine adopte des positions mettant clairement en avant sa force économique, technologique et militaire, tout en se posant comme le chef de file du courant mondial contestant l’ordre unipolaire et la suprématie américaine sous toutes ses formes, y compris à travers l’énergie, le dollar et le système monétaire mondial. L’affrontement, inévitable, serait-il seulement reporté ?  (Photo : Xi Jinping a reçu Donald Trump hier à Pékin. Devinez qui est le patron !) **

    Elyes Kasri *

    Tête-à-tête des titans, hier, jeudi 14 mai 2026, à Pékin, entre Donald Trump et Xi Jinping, chacun croyant à sa manière à la fin du monde. Le président chinois exprimant sa ferme croyance en la fin du monde unipolaire, tandis que son homologue américain, poussé par les chrétiens évangéliques et les milieux sionistes, surfe sur la vague idéologique et religieuse de la fin du monde tout court avec l’espoir d’une rédemption et l’avènement du messie salvateur.

    L’Amérique attend le retour du messie

    Les chrétiens évangéliques américains, socle politique du mouvement Make América Great Again (Maga), qui a ramené Trump à la Maison Blanche, en dépit de ses scandales à répétition, sont très infiltrés et financés par les milieux sionistes mondiaux, comme l’indique le triste épisode de l’assassinat de Charlie Kirk, leader de la jeunesse chrétienne de droite et de l’organisation TPUSA. Ils croient fermement en la bataille d’Armageddon menant à l’apocalypse et au retour du messie salvateur pour un règne de mille ans à Jérusalem.

    Ce n’est pas par accident si Michael Huckabee, ancien pasteur évangélique et actuel ambassadeur américain à Jérusalem, fait preuve d’une plus grande déférence à Benjamin Netanyahu et au projet du Grand Israël qu’à Trump et à la diplomatie officielle des Etats-Unis.

    La Chine s’est bien réveillée

    De son côté, la Chine donne tous les signes de s’être bien réveillée (référence à l’ouvrage d’Alain Peyrefitte qui se serait inspiré de Napoléon 1er qui aurait dit : «Laissez donc la Chine dormir, car lorsque la Chine s’éveillera le monde entier tremblera»).

    Longtemps focalisée sur son développement économique et technologique et sentant un puissant courant d’opinion aux Etats-Unis et dans certains quartiers de l’Alliance Atlantique la classant comme le rival et même l’ennemi numéro un de la Pax Americana-Judaica, la Chine adopte des positions mettant clairement en avant sa force économique, technologique et militaire en se posant comme le chef de file du courant mondial contestant l’ordre unipolaire et la suprématie américaine sous toutes ses formes y compris à travers l’énergie, le dollar et le système monétaire mondial.

    Cet eschatologisme, qui empreint les deux premières puissances mondiales, a une marge très réduite de convergence et d’importantes chances de mener, même si graduellement, vers un affrontement qui déterminera la force qui dominera le XXIe siècle.

    Les enjeux sont planétaires et le dénouement présente de nombreux indices de pénibilité et de dégâts collatéraux.

    Les puissances moyennes et petites font face au défi existentiel de surmonter la tempête qui pointe à l’horizon et la bourrasque qui risque d’emporter les plus légers et les moins amarrés à leur réel socio politique et socle populaire et régional.

    * Ancien ambassadeur.

    ** «Entre Xi Jinping et Donald Trump, le dominant n’est pas celui qu’on pense», titrait Alain Frachon sa chronique dans Le Monde d’hier.

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    Conseil de paix | Un «machin» pour quoi faire ? 

    14. Mai 2026 um 08:15

    Nombreux sont les fossoyeurs qui voient dans le Conseil de paix du président américain un rival de taille au Conseil de sécurité des Nations unies. Initialement prévu pour Gaza, sa seule tâche est de superviser la phase 2 d’un plan visant à mettre fin à la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza. Donald Trump a revu à la hausse son conseil et corrigé sa trajectoire. Désormais, son but ultime est de promouvoir la stabilité et la paix dans les zones touchées ou menacées par des conflits. C’est la grenouille qui veut devenir aussi grosse qu’un bœuf. Vanité des vanités et tout est vanité. Une initiative vouée à l’échec. Un «machin» * mort-né.

    Mohsen Redissi

    Les conflits armés sont des facteurs propices pour réfléchir et repenser la paix après la désolation et la destruction. Les Américains y sont passés maîtres dans les deux cas : faire la guerre, panser les blessures et repenser la paix. Un temps pour vivre, un temps pour mourir.

    Les présidents américains ont acquis, au cours de leur histoire bien mouvementée, l’art et la manière de lancer des organismes multinationaux. Woodrow Wilson est le père fondateur de la Société des Nations (SDN) en 1918. Comble de l’ironie : le pays initiateur n’y a jamais siégé. Le Sénat américain de l’époque n’a pas ratifié le Traité de Versailles. Le «non» l’emporte et les États-Unis n’ont jamais fait partie de la SDN. 

    La guerre de 1939 redessine un nouvel ordre mondial. Franklin Delano Roosevelt, conjointement avec le Premier ministre du Royaume-Uni Winston Churchill, trace les premiers contours d’une nouvelle structure : l’Organisation des Nations unies.

    Butin de guerre pour un opportuniste hors pair

    Le tout dernier, Donald Trump, est un opportuniste et un imitateur hors pair qui se met en scène. Il suit les chemins balisés par ses pairs. Selon Nickolay Mladenov, haut-commissaire chargé de la gestion des fonds collectés pour Gaza, les caisses sont vides. Le président du Conseil a transféré au profit d’Israël 17 milliards de dollars, initialement prévus pour l’acheminement d’aide et le lancement du chantier pour la reconstruction de Gaza. Gaza ! Trop peu pour lui.

    Le Conseil de sécurité des Nations unies est en quelque sorte complice. Dominé par les grandes puissances, les États-Unis en particulier, il n’a pas considéré le Conseil de paix comme un concurrent. L’initiative de Donald Trump peut faire des émules ; quelle serait la réaction du Conseil vis-à-vis de nouvelles initiatives ? La résolution 2803 du 17 novembre 2025 du Conseil de sécurité accorde au président américain, premier président du Conseil de paix, de larges pouvoirs. Une dérive grave. Il n’a de compte à rendre à aucune instance, ni nationale, ni internationale.

    Libre cours et libre de ses décisions. Une dualité s’installe entre ce qu’il fait et dit en sa qualité de président de la première puissance mondiale et ce qu’il fait et dit en sa qualité de président du Conseil de paix. Qui est qui ? Une double casquette, ce n’est pas nouveau : il s’affiche assez souvent arborant la casquette Maga rouge vif, son signe distinctif. Il est le seul, d’après la résolution, à pouvoir accepter les nouvelles adhésions, révoquer un membre, confirmer ou rejeter un vote. L’homme-orchestre.

    Une main de fer dans un gant de velours

    Trump s’est autoproclamé président à vie de son propre chef. L’article 3.3 du Conseil de paix stipule que «le remplacement du président ne peut avoir lieu qu’à la suite d’une démission volontaire ou en raison d’une incapacité…». Une attitude et une mentalité répandues dans ce qu’on appelle communément le tiers-monde et les régimes totalitaires, jamais dans des institutions qui se respectent. Il a ainsi confortablement assuré ses arrières en faisant main basse sur le Conseil pour le restant de sa vie. De la présidence des États-Unis à la présidence du Conseil avec un cumul de fonctions et une double paie. Une vie cousue de fil d’or. Il sera souvent au-devant de la scène internationale. Gare à vous !

    Un ticket d’entrée à un milliard de dollars est exigé pour les membres permanents, les VIP. Une somme considérée comme faramineuse. Un club fermé réservé aux très riches. Un mandat de second degré, de trois ans max, est réservé aux autres membres du conseil, avec une possibilité de renouvellement par la grâce du sieur Trump. L’égalité des chances est écartée d’après la charte.

    Promoteurs immobiliers et affairistes alléchés

    Trump n’a ouvert que la première et l’unique réunion préparatoire de son Board of Peace (BoP), le Conseil de paix. Une réunion de promoteurs immobiliers et d’affairistes alléchés par l’odeur de l’argent facile. Ce sont les nouveaux liquidateurs de la Palestine. Une Déclaration Balfour 2 en bonne et due forme. 

    Trump a promis de s’atteler à la tâche d’établir un plan de développement économique à la hauteur des espérances des membres du Conseil et des attentes de leurs partenaires financiers. Gaza sera une ville moderne et prospère à l’image des nouvelles villes du Golfe arabique.

    Pour l’instant, ni paix ni trêve à Gaza : des tirs de missiles et des bombardements rythment les journées, semant la mort et la désolation, même la nuit quand les Palestiniens s’y attendent le moins. Destruction contre reconstruction et désolation contre une paix fugitive.

    Obsolescence programmée

    La vie dudit Conseil est comptée. Le ver est dans le fruit. Sa longévité dépend de plusieurs facteurs endogènes. Donner les pleins pouvoirs à une seule personne sans garde-fous, checks and balances chers aux Américains, c’est aller au-devant de la confrontation et du culte excessif de la personnalité.

    Trump est obnubilé par son ego ; il ne cesse de rabaisser ses interlocuteurs et de les traiter comme trois fois rien, même ses pairs ne sont pas épargnés.

    La résolution 2803 (2025) du Conseil de sécurité de l’Onu a accordé au président du Conseil un délai, jusqu’en décembre 2027, pour mettre en place les assises du conseil, et l’a autorisé à déployer une Force internationale d’interposition dans l’esprit et le rôle que jouent les Casques bleus. Cette force pourra-t-elle créer une zone tampon entre toutes les forces en présence pour stabiliser l’enclave ?

    Le temps presse : le mandat de Trump en tant que président des États-Unis prend fin le lendemain des résultats des élections présidentielles de novembre 2029. Le Conseil de paix est appelé à disparaître quelques instants, jours ou mois après la fin du mandat de D.T. Paix à son âme.

    Quel Conseil de quelle paix ?

    Trump prône la paix mais met toute son ardeur à semer la zizanie et la discorde entre les nations. Une imposition tarifaire monstre, un rapt au Venezuela, une guerre au Moyen-Orient. La faiblesse du conseil réside dans sa structure : l’adhésion se fait selon l’épaisseur du portefeuille et non selon le désir de servir autrui sans rien attendre en retour. Trump le veut ainsi. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Lui est le premier intéressé. Le sort de Gaza et le devenir des Palestiniens sont leurs derniers soucis. Certains membres, la peur au ventre, ont rejoint les rangs pour plaire à D.T. Tels des moutons de Panurge. Le torchon brûle entre plusieurs membres d’un organe qui prétend régler les conflits et faire régner la paix. Ses murs sont lézardés dès sa conception.

    Comment peut-on œuvrer pour la paix et la concorde quand la Grande-Bretagne refuse d’y siéger en présence de la Russie ? Le Canada a été invité puis recalé. Cette volte-face est considérée comme une peine pour sa sagacité face à la voracité de Trump Baba ou l’Oncle pique-sous . Le gouvernement canadien oppose une résistance farouche face aux visées hégémoniques de D.T. Ce dernier compte, dans son esprit accapareur, agrandir les États-Unis aux dépens du Danemark et réécrire une nouvelle page de l’histoire américaine. Cette fois-ci, une ruée vers l’est. Des colons d’un genre nouveau. Le Danemark refuse (Nej tak, non merci) de céder son lopin de terre. Tout à son honneur. Si la discorde États-Unis vs Canada perdure, elle risquerait de mettre en péril un ancien accord commercial de libre-échange entre les trois pays de l’Amérique du Nord, l’Alena (Nafta), conclu en 1992.

    Donald Trump le dos au mur

    Le Conseil de sécurité des Nations unies, tout au long de son histoire, n’a pas cessé de condamner Israël pour ses multiples violations des résolutions des Nations unies et du droit international. Plus de 131 résolutions sont restées lettres mortes. D.T. est devant un défi majeur. Israël est son partenaire stratégique, membre de ce même Conseil et membre du commandement de la Force de stabilisation internationale. Comment un conseil, fraîchement moulu et créé de toutes pièces, va-t-il faire pour obliger Israël à se conformer aux résolutions du Conseil de paix ? À suivre !

    * Le Général De Gaulle appelait le «Machin» l’Organisation des Nations Unies, la jugeant ô combien inutile et même dangereuse.

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    UNESCO, UNFPA … Trump retire les États-Unis de 66 organisations internationales

    08. Januar 2026 um 14:00

    Le président américain Donald J. Trump a signé mercredi un mémorandum présidentiel ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, conventions et traités multilatéraux, qu’il juge contraires aux intérêts nationaux.

    Selon la Maison‑Blanche, cette décision met fin à la participation et au financement américains de 31 entités liées à l’ONU et de 35 organisations non affiliées à l’ONU. L’objectif affiché est de recentrer les ressources et la diplomatie américaine sur les priorités nationales.

    Parmi les retraits les plus marquants figurent la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), l’IPCC (GIEC), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et UN Women, entités centrales dans les domaines du climat, de la santé reproductive et de l’égalité des genres. Les États-Unis quittent également l’UNESCO, l’UN-Habitat et la CNUCED, forums clés de coopération internationale sur l’éducation, le logement et le commerce.

    Agences spécialisées dans l’énergie renouvelable

    D’autres organisations concernées incluent des agences spécialisées dans l’énergie renouvelable, la sécurité, la migration et la protection de l’environnement, comme l’International Renewable Energy Agency (IRENA), l’International Solar Alliance, le Global Counterterrorism Forum et le Global Forum on Migration and Development.

    L’administration Trump justifie ces retraits par la volonté de protéger la souveraineté nationale et de cesser le financement d’organisations jugées inefficaces ou contraires aux intérêts américains. Les critiques dénoncent un affaiblissement de la coopération internationale et un risque de perte d’influence des États-Unis sur les enjeux globaux tels que le climat, la biodiversité ou la sécurité.

    Le retrait de ces 66 organisations constitue l’une des révisions les plus importantes de l’engagement multilatéral américain depuis plusieurs décennies et pourrait remodeler la diplomatie et la coopération internationale sur de nombreux dossiers.

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    De la menace militaire au tapis rouge : Trump invite le président colombien à Washington

    08. Januar 2026 um 08:15

    Washington et Bogota ont basculé en quelques jours d’une tension maximale à une ouverture diplomatique inattendue. Après avoir accusé la Colombie d’être complice du trafic de drogue et évoqué la possibilité d’une intervention militaire, Donald Trump annonce désormais vouloir recevoir le président colombien Gustavo Petro à la Maison-Blanche.

    D’escalade verbale à rapprochement express

    La semaine dernière, Trump s’en était pris frontalement au gouvernement colombien, affirmant que son homologue serait lié au narcotrafic — des accusations formulées sans preuves. Le président américain avait même évoqué qu’une action militaire pourrait être envisagée si Bogota « ne reprenait pas le contrôle » de certaines zones du pays.

    Ces déclarations ont provoqué une onde de choc dans la région, déjà éprouvée par l’opération militaire américaine au Venezuela qui s’est soldée par la capture de Nicolás Maduro. En Colombie, des rassemblements de protestation ont eu lieu, dénonçant un retour aux logiques d’ingérence du passé et mettant en garde contre une escalade régionale.

    Mais la tension est soudainement retombée lundi, lorsque Trump a annoncé avoir eu sa première conversation téléphonique avec Gustavo Petro depuis son arrivée au pouvoir. Le président américain a salué sur les réseaux sociaux un échange « respectueux » au cours duquel le dirigeant colombien aurait expliqué « la situation des drogues et d’autres différends ».

    À Bogota, Petro a confirmé l’appel devant ses partisans, affirmant avoir demandé la reprise du dialogue bilatéral, suspendu depuis plusieurs mois, tout en rappelant que la souveraineté nationale « n’est pas négociable ».

    Lire aussi: Après le Venezuela, Trump brandit la menace d’une opération militaire contre la Colombie

    Une invitation stratégique dans un contexte régional explosif

    À la Maison-Blanche, on affirme désormais que des « arrangements sont en cours » pour organiser une visite officielle du président colombien à Washington. Aucune date n’a encore été annoncée, mais les deux chancelleries ont rouvert les canaux diplomatiques.

    Ce retournement de situation illustre à quel point la relation entre les deux pays est devenue instable, oscillant entre confrontation verbale et coopération pragmatique. La Colombie demeure un partenaire clé des États-Unis en Amérique latine, notamment dans la lutte contre les cartels transnationaux et dans la gestion des conséquences de la crise vénézuélienne.

    Pour Trump, ce changement de ton pourrait s’inscrire dans une méthode désormais assumée : la pression maximale avant l’ouverture diplomatique — une stratégie qu’il a déjà utilisée avec le Mexique, la Corée du Nord ou l’Europe. Pour Petro, la visite représente l’opportunité de transformer un bras de fer risqué en tête-à-tête politique de haut niveau.

    Reste une inconnue : cette détente survivra-t-elle au prochain tweet ?
    La relation entre Washington et Bogota reste volatile, mais l’invitation à Washington marque un rare moment d’apaisement dans une région sous tension.

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    Après le Venezuela, Trump brandit la menace d’une opération militaire contre la Colombie

    05. Januar 2026 um 09:50

    Le président américain Donald Trump a tenu des propos particulièrement virulents à l’encontre de la Colombie, allant jusqu’à évoquer la possibilité d’une intervention militaire américaine. Des déclarations qui s’inscrivent dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions diplomatiques.

    S’exprimant dimanche devant des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, Donald Trump a qualifié la Colombie de pays « très malade », affirmant qu’elle était dirigée par « un homme malade ». Sans le nommer explicitement, le président américain semblait viser son homologue colombien Gustavo Petro, qu’il a accusé de fermer les yeux sur la production et l’exportation de cocaïne vers les États-Unis.

    Selon Trump, cette situation ne pourrait pas durer, laissant entendre que Washington pourrait durcir sa réponse face à ce qu’il considère comme une menace directe pour la sécurité américaine.

    Une option militaire ouvertement évoquée

    Interrogé sur l’éventualité d’une opération militaire contre la Colombie, Donald Trump n’a pas écarté cette hypothèse. « Cela me paraît bien », a-t-il répondu, sans fournir davantage de détails sur la nature ou le calendrier d’une telle intervention.

    Ces déclarations interviennent au lendemain d’une annonce fracassante de la Maison-Blanche concernant une opération menée à Caracas, au cours de laquelle les États-Unis affirment avoir capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro. Ce dernier est accusé par l’administration Trump d’être impliqué dans un vaste réseau de narcotrafic et aurait été transféré à New York pour être présenté à la justice américaine.

    Cuba jugée hors de portée d’une intervention

    Dans le même temps, Donald Trump a estimé qu’une intervention militaire américaine à Cuba ne serait probablement pas nécessaire. Selon lui, l’île serait déjà engagée dans un processus d’effondrement interne, rendant toute action militaire superflue.

    Ces déclarations, mêlant menaces explicites et jugements abrupts, risquent d’alimenter les tensions diplomatiques en Amérique latine, où plusieurs capitales observent avec inquiétude l’escalade verbale du président américain.

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    Donald Trump annonce la capture de Nicolás Maduro après des frappes américaines

    03. Januar 2026 um 10:50

    Dans la nuit de vendredi à samedi, le Venezuela a basculé dans une séquence d’une gravité inédite. Après plusieurs heures d’explosions à Caracas et dans d’autres régions du pays, le président américain Donald Trump a affirmé que les forces américaines avaient capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro, confirmant ainsi une opération militaire directe menée sur le sol vénézuélien.

    Selon des témoins cités par Reuters, des détonations, des survols d’aéronefs à basse altitude et d’épais panaches de fumée noire ont été observés à Caracas à partir de 2 heures du matin (06h00 GMT), pendant près de quatre-vingt-dix minutes. Des coupures d’électricité ont touché le sud de la capitale, à proximité d’une importante base militaire. Le gouvernement vénézuélien affirme que des frappes ont également visé les États de Miranda, Aragua et La Guaira.

    Une annonce spectaculaire, encore sans confirmation indépendante

    Dans une déclaration officielle, Donald Trump a assuré que Nicolás Maduro avait été « capturé et exfiltré » à l’issue de ces frappes, présentées comme une opération de grande ampleur. À ce stade, aucune confirmation indépendante n’est venue corroborer cette annonce, et les autorités vénézuéliennes n’ont pas reconnu la capture du chef de l’État.

    Quelques heures plus tôt, Caracas avait pourtant décrété l’état d’urgence et annoncé la mobilisation des forces armées, dénonçant une « agression impérialiste » et accusant Washington de vouloir s’emparer des ressources stratégiques du pays, notamment le pétrole et les minerais. Le pouvoir chaviste a assuré que les États-Unis « n’atteindraient pas leurs objectifs », sans préciser la situation du président Maduro.

    De la pression maximale à l’intervention directe

    Si elle venait à être confirmée, la capture du président vénézuélien marquerait un tournant historique dans les relations entre Washington et Caracas. Depuis plusieurs mois, l’administration Trump multipliait sanctions économiques, menaces publiques et opérations militaires ciblées, principalement en mer, contre des navires accusés de trafic de drogue.

    Les États-Unis contestent la légitimité de Nicolás Maduro, qu’ils accusent d’avoir truqué l’élection présidentielle de l’an dernier pour se maintenir au pouvoir. Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche avec une ligne dure sur l’Amérique latine, avait récemment estimé qu’il serait « intelligent » pour le dirigeant vénézuélien de quitter le pouvoir.

    Washington a parallèlement renforcé de manière significative son dispositif militaire dans la région, avec le déploiement d’un porte-avions, de navires de guerre et d’avions de combat dans les Caraïbes, tout en évoquant un possible blocus du pétrole vénézuélien.

    Un choc régional aux conséquences incertaines

    Dans les rues de Caracas, la stupeur domine. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent des habitants filmant les explosions depuis leurs fenêtres, parfois entre cris de peur et silence incrédule. Aucun bilan humain n’a été communiqué à ce stade.

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    Gaza : Trump menace le Hamas pendant que les frappes se poursuivent

    30. Dezember 2025 um 09:42

    Le président américain Donald Trump a durci le ton contre le Hamas, exigeant son désarmement sous peine de représailles, à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. L’entretien s’est tenu lundi 29 décembre 2025, à Mar-a-Lago en Floride, alors que les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza et que la trêve reste fragile sur le terrain.

    Un ultimatum américain dans un contexte de violences persistantes

    À l’issue de cette rencontre en Floride, Donald Trump a affirmé que le Hamas disposerait d’un délai très court pour déposer les armes, faute de quoi il y aurait, selon ses termes, « l’enfer à payer ». Le président américain a présenté cette exigence comme une condition indispensable à la poursuite du cessez-le-feu, estimant qu’Israël respectait ses engagements.

    Pourtant, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre 2025, au moins 410 Palestiniens ont été tués dans des frappes et incidents violents à Gaza, selon des bilans locaux. Ces pertes humaines s’ajoutent aux plus de 70 000 morts depuis le début de la guerre, qui a éclaté après l’attaque du 7 octobre 2023.

    Parallèlement, l’acheminement de l’aide humanitaire reste limité et l’ouverture complète du point de passage de Rafah avec l’Égypte continue d’être retardée, alimentant les inquiétudes sur la viabilité réelle de la trêve.

    Gaza sous pression, l’Iran dans le viseur

    Au-delà du dossier palestinien, Donald Trump a également adressé de nouvelles menaces à l’Iran, évoquant d’éventuelles frappes supplémentaires si Téhéran tentait de relancer son programme nucléaire ou de renforcer ses capacités balistiques. Aucune preuve publique n’a toutefois été avancée pour étayer ces accusations.

    Ces avertissements confirment l’alignement stratégique entre Washington et Tel-Aviv, dans une lecture sécuritaire qui relègue au second plan les dimensions politiques et humanitaires du conflit à Gaza. Ils illustrent aussi la fragilité d’un cessez-le-feu présenté comme un succès diplomatique, mais dont les conditions restent largement asymétriques, faisant peser l’essentiel des exigences sur le camp palestinien.

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