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Iran | Des militaires américains parlent de guerre biblique !

07. März 2026 um 10:08

Alors que l’armée américaine est multiconfessionnelle, le discours messianique s’y répand d’une manière décomplexée. Depuis le début de la guerre contre l’Iran, des militaires américains s’adressent à leurs troupes en la qualifiant de guerre biblique. C’est un fait très grave surtout que c’est l’armée de la première puissance mondiale. Cependant, cela n’est pas étonnant quand on sait que l’actuel secrétaire d’État à la Guerre Pete Hegseth est un fervent Évangélique ultra-sioniste qui se considère en croisade. (Photo : De la fumée s’élève d’un bâtiment détruit par une frappe aérienne israélienne à Dahiyeh, une banlieue sud de Beyrouth, au Liban.)

Imed Bahri

Selon Joshua Rhett Miller, responsable de l’investigation dans le magazine américain Newsweek, certains responsables militaires américains affirment aux troupes que la guerre en Iran fait partie d’un plan divin impliquant le président Donald Trump et Jésus. 

Mikey Weinstein, fondateur et président de la Military Religious Freedom Foundation (MRPF), a déclaré à Newsweek que son organisation à but non-lucratif a reçu, depuis samedi 28 février (date du début de la guerre), plus de 200 plaintes émanant d’une cinquantaine de bases militaires. Ces plaintes font état de discours de commandants américains établissant un lien entre le christianisme et la guerre en Iran, la considérant comme une guerre biblique. 

En attendant le retour imminent de Jésus-Christ

Newsweek précise qu’on peut lire dans une plainte : «Ce matin, notre commandant a ouvert le point sur l’état de préparation au combat en nous exhortant à ne pas avoir peur de ce qui se passe actuellement dans nos opérations militaires en Iran. Il nous a exhortés à dire à nos troupes que tout cela faisait partie du plan de Dieu et il a cité de nombreux passages du livre de l’Apocalypse évoquant l’Armageddon* et le retour imminent de Jésus-Christ. Il a déclaré que le président Trump avait été mandaté par Jésus pour déclencher l’Armageddon en Iran et marquer son retour sur Terre».

Weinstein, ancien officier de l’armée de l’air, a déclaré que ces plaintes témoignent de «l’euphorie débridée» de certains commandants militaires américains qui considèrent le conflit en cours en Iran comme une manifestation du fondamentalisme chrétien tel que décrit dans le livre de l’Apocalypse du Nouveau Testament.

«Il s’agit d’une menace pour la sécurité nationale, non seulement pour notre pays mais pour le monde entier», a déclaré Weinstein à Newsweek. Il a ajouté : «Personne ne devrait être surpris que des commandants agissent ainsi mais dire à quelqu’un qu’il manque de courage, de caractère, de bravoure, d’honnêteté et d’intrépidité en raison de ses convictions religieuses –ou de l’absence de celles-ci– revient à dire à quelqu’un qu’il est stupide à cause de la couleur de sa peau ou parce qu’il est né femme».

Selon Weinstein, ces plaintes reflètent directement le leadership du secrétaire à la Guerre Pete Hegseth et violent le Code uniforme de justice militaire (the Uniform Code of Military Justice, UCMJ), qui interdit d’instrumentaliser les croyances religieuses dans la communication militaire.

Hegseth est un fervent évangélique ultra-sioniste et ouvertement islamophobe qui est opposé à la diversité au sein de l’armée. Dans un article que nous lui avions consacré au moment de sa nomination («Qui est le dangereux Pete Hegseth désigné par Trump pour diriger le Pentagone?»), nous avions relayé une déclaration où il disait : «Le sionisme et l’américanisme sont les lignes de front de la civilisation occidentale et de la liberté dans notre monde d’aujourd’hui.»

L’auteur du livre ‘‘American Crusade’’ a également écrit : «Notre époque actuelle est très similaire à celle du XIe siècle. Nous ne voulons pas nous battre mais comme nos frères chrétiens il y a mille ans, nous devons le faire. Armez-vous métaphoriquement, intellectuellement et physiquement. Notre combat n’est pas encore avec les armes».

Maintenant que Hegseth est à la tête du Pentagone et que la guerre contre l’Iran fait rage, le combat est devenu avec les armes !  

«C’est horrible, hideux, répugnant, un triomphalisme nationaliste chrétien puant, de la brutalité, de la tyrannie, des préjugés, de la haine et du sectarisme. Et je n’ai pas fini. Cela détruit ce qui fait la cohésion de l’armée, à savoir six éléments : le bon ordre, le moral, la discipline, la cohésion des unités, la santé et la sécurité des troupes et l’accomplissement des missions», explique Weinstein à propos du discours messianique qui se répand dans l’armée américaine. 

Interrogé sur les plaintes reçues par la MRPF, le Pentagone a esquivé et a renvoyé Newsweek au discours prononcé lundi par Hegseth devant le commandement des forces interarmées des États-Unis.

Un extrémisme religieux que ne renierait pas Al-Qaïda

Hegseth a présenté l’opération Epic Fury lors d’une conférence de presse de 41 minutes. Il a déclaré : «Il y a deux jours, sous la direction et sur ordre direct du président Donald J. Trump, le département de la Guerre a lancé l’opération Epic Fury, l’opération aérienne la plus létale, la plus complexe et la plus précise de l’histoire».

«C’est votre moment», a-t-il lancé aux troupes dans une vidéo diffusée lundi. «C’est le tournant générationnel que l’Amérique attendait depuis 1979, et depuis les guerres insensées et aveugles que ma génération, notre génération, a endurées. N’écoutez pas le bruit ambiant, restez concentrés. Notre commandant en chef est aux commandes. Nous faisons face à un ennemi déterminé, mais vous êtes meilleurs. Nous devons le prouver, jour après jour».

Weinstein a refusé de fournir des copies des plaintes adressées à la MRFF mais a exhorté les chefs militaires à poursuivre les commandants reconnus coupables de violation du code pénal militaire.

«Cela offre une aubaine en matière de propagande à Al-Qaïda, à Daech et à Boko Haram. Et cela attise assurément les passions en Iran. C’est de l’extrémisme religieux et c’est inacceptable», explique Weinstein. 

Le reporter Jonathan Larsen a publié lundi une plainte adressée par un sous-officier aux responsables de la MRFF. Le militaire écrit : «Notre commandant serait probablement qualifié de partisan du principe « Le chrétien d’abord. Il est ainsi depuis longtemps et ne cache pas son désir que tous ses subordonnés deviennent comme lui, en tant que chrétiens. Mais son comportement de ce matin était tellement inacceptable et déplacé qu’il a choqué nombre d’entre nous lors de la réunion d’information sur l’état de préparation opérationnelle».

* L’Armageddon désigne, selon le Livre de l’Apocalypse, le lieu symbolique de la bataille finale et décisive entre les forces du bien (Dieu) et du mal, marquant la fin des temps. Issu de l’hébreu Har Megiddo (montagne de Megiddo), il symbolise dans le langage courant une catastrophe planétaire, une guerre nucléaire ou une destruction totale.

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Le British Museum bannit le terme «Palestine» !

18. Februar 2026 um 11:04

Israël et son lobby tentaculaire poursuivent la Palestine et les Palestiniens partout et la bataille concerne aussi les lieux qui veillent sur la mémoire de l’humanité mais ces lieux, hélas, peuvent capituler face à cette pression comme c’est le cas du British Museum, l’un des musées les plus importants du monde, qui tombe aujourd’hui très bas, en bannissant le terme «Palestine». C’est ce qu’on appelle le révisionnisme historique. Non contente d’avoir livré la terre de Palestine, qu’elle occupait, à une poignée de juifs sionistes et d’avoir aidé à chasser des millions de Palestiniens de leur terre, la Grande-Bretagne cherche aujourd’hui à supprimer le terme même de «Palestine» de ses tablettes, se faisant ainsi complice du génocide des Palestiniens. Il faut dire que la Perfide Albion n’est pas à un génocide près !  (Photo : La galerie de sculptures égyptiennes du British Museum, où l’étiquetage a été révisé pour pervertir l’Histoire.)

Imed Bahri

Selon le Daily Telegraph, le British Museum de Londres a retiré le nom «Palestine» de ses salles et galeries sur le Proche-Orient ancien.

L’institution a justifié ce retrait, qui figurait sur certaines cartes et étiquettes, en affirmant que le terme avait perdu sa neutralité initiale et que cette décision faisait suite à des plaintes. Le journal britannique ajoute que des cartes et des panneaux d’information sur l’Égypte antique et les navigateurs phéniciens désignaient la côte orientale de la Méditerranée sous le nom de «Palestine» et décrivaient certains peuples «comme étant d’origine palestinienne». Et c’est cette réalité historique que le musée a cru devoir étouffer après avoir reçu des plaintes concernant l’utilisation «rétroactive» du terme Palestine pour désigner des régions et des civilisations antérieures à sa création.

Les Britanniques complices du génocide des Palestiniens

Les responsables du musée ont affirmé que le mot était «dénué de sens» en tant que terme historico-géographique. Le terme «Palestine» a déjà été retiré des expositions égyptiennes et des mesures sont prises pour éviter qu’il n’apparaisse de manière historiquement inappropriée sur d’autres panneaux d’information. Le journal affirme que ces changements font suite à des études publiques et aux inquiétudes exprimées par l’association «Avocats pour Israël».

Dans une lettre adressée à Nicholas Cullinan, directeur du musée, l’association a fait valoir que «l’utilisation rétroactive d’un seul nom –Palestine– pour désigner l’ensemble de la région, à travers les millénaires, efface les évolutions historiques et crée une fausse impression de continuité. Cela a le double effet d’occulter les royaumes d’Israël et de Juda, apparus vers 1000 avant notre ère, et de présenter à tort les origines des Israélites et du peuple juif comme descendants de Palestine. La terminologie employée dans les expositions mentionnées ci-dessus suggère l’existence d’une seule et même région antique contiguë appelée Palestine»

Le Telegraph souligne que la région bordant la côte orientale de la mer Méditerranée a porté plusieurs noms. L’un des plus anciens et des plus importants est Canaan, les Cananéens étant mentionnés dans des textes anciens datant d’environ 1500 avant notre ère. La région fut souvent contrôlée par des puissances mineures, notamment les Philistins, et une inscription égyptienne datant de 1200 avant notre ère contient l’une des plus anciennes mentions d’un royaume appelé «Israël». Plusieurs siècles plus tard, un texte assyrien mentionne «Juda» pour la première fois.

Les Grecs désignaient plus tard le territoire comme le pays des Phéniciens, correspondant à l’actuel Liban. L’historien Hérodote est considéré comme le premier à mentionner la Palestine au Ve siècle avant J.-C. Ce terme fut ensuite employé pour désigner une province des empires romain et byzantin.

La région fut arabisée après la conquête islamique du VIIe siècle après J.-C. À la fin du XIXe siècle, le terme Palestine devint un terme géographique courant et neutre pour désigner le Levant méridional mais le musée reconnaît aujourd’hui qu’il a perdu sa neutralité originelle.

Le Telegraph indique que l’utilisation par le musée d’un mot à la connotation spécifique, moderne et politique a suscité des inquiétudes dans une exposition sur l’Égypte couvrant la période d’environ 1700 à 1500 avant J.-C.

Génocide des Palestiniens et falsification de leur histoire  

L’exposition décrivait les Hyksos, originaires du delta du Nil, comme étant «d’origine palestinienne». L’attention a également été attirée sur une carte du Nouvel Empire qui utilisait le même terme géographique et décrivait les forces égyptiennes comme «dominant la Palestine». La civilisation phénicienne était également décrite comme étant centrée en Palestine.

Il semblerait que la mention «d’origine palestinienne» ait été remplacée par «d’origine cananéenne» sur la tablette des Hyksos. Le musée a promis d’autres modifications dans le cadre de son plan directeur de réaménagement et de restauration, qui seront mises en œuvre dans les années à venir. Chaque peinture fait l’objet d’un examen individuel.

Un porte-parole du British Museum a déclaré: «Pour les galeries présentant des cartes du Moyen-Orient montrant d’anciennes régions culturelles, le terme ‘‘Canaan’’ désigne le Levant méridional à la fin du IIe millénaire avant notre ère. Nous utilisons la terminologie de l’Onu sur les cartes montrant les frontières actuelles, telles que Gaza, la Cisjordanie, Israël et la Jordanie, et nous utilisons le terme ‘‘Palestinien’’  comme identifiant culturel ou ethnographique lorsque cela est pertinent».

L’ambassade de l’État de Palestine au Royaume-Uni a exprimé, dans un communiqué publié lundi 16 février 2026, sa vive préoccupation face aux informations selon lesquelles le British Museum aurait subi des pressions pour retirer, remettre en question ou restreindre l’utilisation du terme «Palestine» dans ses galeries.

Le communiqué ajouté que les tentatives visant à discréditer le nom même de «Palestine» risquent de contribuer à un climat plus général qui normalise le déni de l’existence palestinienne, à l’heure où le peuple palestinien de Gaza est victime d’un génocide et où ses compatriotes palestiniens de Cisjordanie subissent un nettoyage ethnique, une annexion et des violences d’État.

L’ambassadeur Husam Zomlot a par ailleurs déclaré : «Les institutions culturelles ne doivent pas devenir des tribunes de campagnes politiques. La Palestine existe. Elle a toujours existé. Et elle existera toujours». Il a d’ailleurs contacté le British Museum et les autorités britanniques compétentes afin d’aborder ces préoccupations et de garantir le respect de l’indépendance scientifique et muséologique.

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