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La Tunisie doit renégocier les dividendes du gazoduc Transmed

30. März 2026 um 08:22

L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et elle se tourne vers l’Algérie qui joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, par où transite encore (et peut-être pas pour longtemps, en attendant la mise en place du nouveau gazoduc Galsi qui reliera directement l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne) la plus grande partie du gaz algérien vers l’Europe, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane dans les tuyaux— sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent. (Photo: Tracé du gazoduc Transmed Algérie-Tunisie-Italie).

Moktar Lamari *

L’Europe a froid et a besoin de se chauffer. Pas métaphoriquement — enfin, si, un peu — mais surtout énergétiquement. Depuis que la guerre impérialiste lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a transformé le détroit d’Ormuz en bouchon géopolitique géant, bloquant 20 % de l’approvisionnement mondial en GNL qatari, le Vieux Continent court dans tous les sens, carnet de chèques à la main, à la recherche de gaz. Tous les moyens sont bons, même les plus vilains.

Et pendant ce temps, Washington observe la scène avec un sourire de vendeur de voitures d’occasion : achetez américain ou vous perdrez notre accès «favorable» au GNL.

Ce n’est pas une métaphore. C’est ce qu’a littéralement déclaré l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne cette semaine, exhortant Bruxelles à ratifier«rapidement» un accord commercial avec Washington sous peine de se voir couper l’herbe sous le pied énergétique.
Christophe Grudler, député européen centriste, a eu le bon réflexe de qualifier cela de «chantage inacceptable». Il a raison. Mais les chantages inacceptables, quand on a froid et que les factures d’électricité explosent, finissent souvent par être acceptés.

L’Italie court à Alger, l’Espagne supplie, la Tunisie dort

Face à cette panique organisée, les Européens ont redécouvert une évidence que la géographie leur rappelle depuis des siècles : l’Algérie est là, elle a du gaz, et elle est stable. Giorgia Meloni s’est précipitée à Alger cette semaine. Le ministre espagnol des Affaires étrangères l’a suivie le lendemain — sans détour, sans diplomatie de façade, à corps et à cris, comme un locataire en retard de loyer qui frappe à la porte de son bailleur. Le président algérien Tebboune, magnanime, a confirmé que son pays resterait un «partenaire stratégique et fiable.»

Les chiffres donnent le vertige : les exportations algériennes vers l’Italie ont dépassé les 23 milliards de mètres cubes par an en 2022, 2023 et 2024, représentant plus d’un tiers de la consommation annuelle italienne.

L’Algérie est ainsi devenue, depuis l’invasion russe de l’Ukraine, le premier fournisseur de gaz de l’Italie — détrônant Moscou avec le sourire.

Et tout ce gaz — ou presque — passe par un tuyau qui traverse un pays dont on parle peu dans ce grand théâtre énergétique : la Tunisie.

La Tunisie, percepteur discret qui sous-facture ses services

Le gazoduc Transmed, artère vitale de l’énergie européenne, relie l’Algérie à l’Italie en traversant le territoire et les eaux tunisiennes. En échange de ce transit, la Tunisie perçoit des droits en nature : une redevance calculée en volume de gaz, estimée historiquement à environ 5,25 % des volumes transportés, soit plusieurs centaines de millions de mètres cubes par an.

À titre indicatif, sur 23 milliards de mètres cubes annuels, cela représente plus de 1,2 milliard de mètres cubes de gaz — une manne considérable pour un pays qui importe plus de 60% de son énergie et dont la facture énergétique pèse lourd dans une balance commerciale déjà sous tension.

C’est bien. Ce n’est pas suffisant. Et voilà le cœur du problème.

Ce que la Tunisie devrait faire — et ne fait pas encore

La Tunisie est dans la position enviable d’un propriétaire de foncier que tout le monde veut traverser. Sauf qu’elle se comporte encore trop souvent comme un simple gardien de tuyau, alors qu’elle pourrait être un acteur stratégique à part entière. Voici, pédagogiquement, ce que la logique commande :

Premièrement, renégocier le tarif de transit. Dans un contexte où le gaz algérien vaut de l’or sur les marchés européens et où aucune alternative crédible ne peut le remplacer à court terme, la Tunisie dispose d’un levier de négociation inédit. Un relèvement même modeste du taux de redevance — de 5,25 % à 7 ou 8 % — représenterait des revenus supplémentaires considérables, sans que personne ne puisse raisonnablement s’y opposer.

Deuxièmement, valoriser le gaz perçu en nature. Plutôt que de simplement consommer ce gaz dans le mix énergétique national — ce qui est certes utile — la Tunisie pourrait envisager d’en revendre une partie sur les marchés spot européens, aux prix actuels particulièrement élevés. Un arbitrage intelligent qui transformerait une rente passive en revenus actifs.

Troisièmement, se positionner comme hub régional. La Tunisie dispose d’une position géographique unique entre l’Afrique et l’Europe. Développer des capacités de stockage, d’interconnexion et de regazéification lui permettrait de passer du statut de couloir à celui de carrefour — avec tout ce que cela implique en termes d’investissements, d’emplois et d’influence diplomatique.

Quatrièmement, jouer sa carte de stabilité. Dans un Maghreb traversé de tensions, la Tunisie reste un interlocuteur prévisible. C’est une valeur rare — et monnayable. Rome, Madrid, Bruxelles ont besoin de garanties : la Tunisie peut les offrir, à condition de le faire avec méthode et ambition.

Ne pas laisser les autres écrire le contrat

L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et les États-Unis lui tendent une corde — payante, bien sûr. L’Algérie joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, elle, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane — sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent.

L’histoire énergétique mondiale est en train de se réécrire. Ce serait dommage d’en être le décor plutôt que l’auteur. La passerelle plutôt la plateforme…

* Economiste universitaire.

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Décès de l’ancien président algérien, Lamine Zeroual

29. März 2026 um 06:37

Liamine Zéroual, ancien président de l’Algérie, est décédé samedi 28 mars 2026 à Alger à l’âge de 84 ans, des suites d’une longue maladie. Dans ce cadre, les autorités algériennes ont décrété un deuil national en hommage à cette figure majeure de l’État, dont la disparition marque un tournant symbolique dans l’histoire politique du pays.

Chef de l’État entre 1994 et 1999, il avait pris les rênes du pouvoir en pleine « décennie noire », une période de violences aiguës. En effet, élu en 1995 lors d’un scrutin pluraliste, il s’était attaché à rétablir progressivement les institutions tout en menant une politique mêlant lutte contre le terrorisme et initiatives de dialogue, rappellent les médias algériens.

Son choix de ne pas se représenter en 1999 constitue l’un des faits les plus marquants de son parcours. En se retirant volontairement de la vie politique, il avait contribué à ouvrir une nouvelle séquence institutionnelle, illustrant une approche singulière de l’exercice du pouvoir.

Avant son accession à la présidence, Liamine Zéroual était un ancien officier de l’armée et un moudjahid de la guerre de libération. Après son départ, il s’était fait discret, restant en retrait de la scène publique tout en conservant une réputation d’intégrité.

Sa trajectoire demeure étroitement liée à une période critique durant laquelle l’Algérie tentait de préserver son unité et de reconstruire ses institutions face à une crise profonde.

Que son âme repose en paix.

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Décès de Liamine Zéroual | Ancien président et vétéran de la guerre d’indépendance

29. März 2026 um 07:12

Liamine Zeroual, l’ancien président de la République algérienne, vétéran de la Guerre d’indépendance et acteur central des années de turbulence des années 1990, est décédé ce samedi soir, 28 mars 2026, à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja à Alger, des suites d’une longue maladie, a annoncé la Présidence de la République dans son communiqué officiel rendant hommage à «un homme de convictions, un serviteur de l’Algérie et un acteur de sa paix et de sa stabilité».

Né le 3 juillet 1941 à Batna, dans le massif des Aurès, Liamine Zéroual rejoint très jeune l’Armée de libération nationale (ALN) pour lutter contre la colonisation française. Cette expérience forge son caractère et son engagement pour le service de la nation.

Après l’indépendance, il poursuit une carrière militaire ascendante, culminant avec sa nomination comme ministre de la Défense en 1993, dans un pays plongé dans la violence et l’instabilité politique.

En 1994, alors que l’Algérie est au cœur de la guerre civile, Zéroual devient président de la République. Sa présidence, officialisée par l’élection de 1995, se déroule dans un contexte dramatique : massacres, attentats et tensions politiques extrêmes. Confronté à la nécessité de maintenir l’État en équilibre, il adopte une approche mêlant fermeté et dialogue, tentant d’ouvrir des voies de réconciliation avec certains groupes armés et de préserver la cohésion nationale.

Son mandat est marqué par des choix délicats : maintien de la sécurité dans un climat de terreur, réformes institutionnelles limitées mais symboliques, et équilibre entre pouvoir civil et militaire. Sa décision de ne pas se représenter en 1999 est interprétée comme un geste de respect de l’institution présidentielle, un refus de personnaliser le pouvoir et une volonté de privilégier l’intérêt du pays.

Au-delà de la politique, Zéroual reste pour beaucoup la figure du militaire-républicain engagé, attaché à la défense de l’État et conscient des responsabilités historiques de sa génération. Son parcours illustre les défis de l’Algérie post-indépendance : construire la stabilité d’un État jeune tout en gérant des crises profondes et durables.

La disparition de Zéroual suscite de nombreux hommages. Des anciens responsables politiques, militaires et intellectuels saluent son engagement et sa rigueur. Les citoyens, sur les réseaux sociaux et dans les médias, se remémorent ses discours et son action durant la guerre civile, exprimant respect et gratitude pour son rôle dans l’histoire du pays.

Aujourd’hui, l’Algérie se recueille. L’histoire retiendra Liamine Zéroual comme un serviteur de la nation, militaire et président à la fois, dont le nom restera gravé dans la mémoire collective. De sa jeunesse dans les Aurès à la présidence de la République, il aura incarné le combat pour l’indépendance, puis la responsabilité dans les heures les plus difficiles du pays.

Djamal Guettala 

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L’Italie veut davantage de gaz d’Algérie

26. März 2026 um 08:54

L’Italie cherche à sécuriser davantage ses approvisionnements énergétiques en se tournant vers l’Algérie, dans un contexte de fortes tensions sur le marché du gaz. En visite officielle à Alger, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, mercredi 25 mars 2026, a annoncé la volonté de son gouvernement d’augmenter ses importations de gaz algérien.

Cette démarche intervient alors que l’Italie fait face à une interruption prolongée des livraisons de gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar, qui représentaient auparavant environ 10 % de sa consommation annuelle.

Lire aussi – Visite de Giorgia Meloni à Alger : au-delà du gaz

Rome et Alger ont ainsi convenu de renforcer leur coopération énergétique, notamment à travers leurs groupes respectifs, Eni et Sonatrach. Les discussions portent aussi sur de nouveaux axes de coopération, comme l’exploration offshore et le développement du gaz non conventionnel.

À long terme, ce partenariat devrait permettre d’accroître les flux de gaz algérien vers l’Italie, même si aucun calendrier précis n’a encore été communiqué.

De son côté, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a insisté sur le caractère stratégique de cette relation, soulignant la volonté de son pays de demeurer un fournisseur fiable pour l’Italie et, plus largement, pour l’Europe, dans un contexte marqué par les incertitudes sur les marchés énergétiques mondiaux.

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Tunisie | L’anticipation comme première défense économique

26. März 2026 um 09:30

Alors que, face aux tensions au Moyen-Orient, beaucoup de pays commencent à mobiliser leurs réserves stratégiques de pétrole, la Tunisie a tout intérêt à transformer cette alerte internationale en opportunité d’anticipation. Dans un contexte énergétique incertain, renforcer le transport public peut devenir bien plus qu’une simple amélioration de service : un véritable levier de résilience économique. (Photo : Des tankers bloqués dans le Détroit d’Ormuz).

Houssem Djelassi *

À mesure que les tensions s’intensifient au Moyen-Orient et que le détroit d’Ormuz, par où transite près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole, redevient un point de fragilité majeur pour les marchés internationaux, plusieurs pays activent déjà leurs mécanismes de protection. Le Japon, pourtant doté de moyens financiers considérables, a ainsi entamé l’exploitation d’une partie de ses réserves stratégiques pour se prémunir contre un éventuel choc énergétique prolongé. Ce choix n’est pas anodin : il rappelle qu’en période d’incertitude, la solidité d’un pays ne se mesure pas seulement à sa richesse, mais aussi à sa capacité d’anticipation, à sa lecture des risques et à la rapidité de sa réponse stratégique.

La meilleure protection reste nationale

Pour la Tunisie, le message est clair. Un pays aux marges budgétaires limitées ne peut se permettre d’attendre que la pression extérieure devienne une crise intérieure. La dépendance aux produits pétroliers, combinée au poids déjà important des subventions énergétiques, impose une approche lucide et préventive.

Même si la proximité d’un pays voisin et partenaire stratégique régional comme l’Algérie peut représenter un appui ponctuel, la meilleure protection reste nationale : préparer des scénarios, rationaliser la consommation et orienter les choix publics vers des solutions capables de réduire l’exposition aux chocs internationaux.

C’est précisément dans cette logique que le renforcement récent du parc de bus en Tunisie prend une dimension nouvelle. Ce qui pourrait être perçu comme une simple amélioration du transport urbain et interrégional devient, dans le contexte actuel, un instrument de politique économique à part entière.

Savoir transformer l’anticipation en action

Encourager davantage l’usage du transport collectif, améliorer sa régularité et restaurer sa place dans les habitudes de déplacement permettrait de réduire progressivement la consommation individuelle de carburant, d’alléger indirectement la pression sur les finances publiques et de mieux préparer le pays à d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement.

La vraie leçon de cette séquence internationale est simple : les nations qui traversent le mieux les périodes instables ne sont pas toujours les plus puissantes, mais celles qui savent transformer l’anticipation en action concrète.

* Founder, CEO à Planif Pay® (by Amana Finnovation).

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Visite de Giorgia Meloni à Alger : au-delà du gaz

25. März 2026 um 08:19

La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, arrive à Alger dans un contexte énergétique européen particulièrement tendu. Mais au-delà de l’urgence gazière, ce déplacement illustre surtout la transformation progressive du partenariat stratégique entre Rome et Alger.

Le moment est hautement symbolique, affirme le site ecotimesdz.com, ajoutant que la frappe iranienne contre l’installation gazière de Ras Laffan au Qatar et les tensions autour du détroit d’Ormuz ont brutalement fragilisé les chaînes d’approvisionnement en GNL. Du reste, pour l’Italie, l’impact est immédiat, car les autorités italiennes estiment que Doha ne serait plus en mesure d’assurer une partie de ses livraisons, menaçant près de 10 % de la consommation nationale.

Par conséquent et face à ce choc, Rome se doit d’accélérer ses sources de diversification. Ainsi, si des discussions sont engagées avec plusieurs fournisseurs, l’Algérie reste l’option privilégiée. Depuis la rupture énergétique avec la Russie en 2022, elle couvre déjà environ 30 % des besoins italiens en gaz. Les négociations en cours entre Eni et Sonatrach pour augmenter les volumes devraient ainsi figurer au cœur de la visite de la présidente du Conseil italien à Alger.

Lire aussi – Algérie : Sonatrach et ENI signent un contrat de partage de production de 1,35 milliard de dollars

Et ce n’est pas tout. La relation bilatérale ne se limiterait plus à l’énergie, soulignent plusieurs médias algériens. En effet, les échanges commerciaux ont atteint près de 13 milliards d’euros en 2025, avec une progression marquée des exportations italiennes d’équipements industriels et de machines.

Et un nouveau chapitre est venu s’ajouter au tableau, à savoir l’industrie qui concerne entre autres l’automobile, l’agroalimentaire et les mines qui intéressent et attirent désormais les entreprises italiennes. « De Fiat à des sous-traitants comme Sigit, l’Algérie apparaît de plus en plus comme une plateforme industrielle émergente en Méditerranée ».

En clair, la visite de Meloni dépasse la simple diplomatie énergétique : elle consacre l’émergence d’un partenariat économique et stratégique appelé à s’approfondir.

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Le Maroc, 1er importateur d’armes d’Afrique

19. März 2026 um 09:28

Le Maroc est devenu le premier importateur d’armes majeures en Afrique, ses achats ayant augmenté ces cinq dernières années, alors que le pays poursuit la modernisation de son armée, selon un rapport. Cette hausse intervient dans un contexte de tensions persistantes avec l’Algérie voisine.

Ces conclusions proviennent de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), en Suède, qui suit les transferts d’armes à l’échelle mondiale.

Son dernier rapport, publié cette semaine, montre que les importations marocaines d’armes majeures ont progressé de 12 % entre 2021 et 2025 par rapport à la période 2016-2020.

Les armes majeures comprennent notamment des véhicules blindés, des avions de chasse, des navires de guerre et des systèmes de missiles.

Le Maroc se classe désormais au 28e rang mondial des pays importateurs d’armes, Rabat poursuivant la modernisation de ses forces armées dans une région marquée par des tensions persistantes avec l’Algérie voisine, indique le rapport.

Les importations d’armes de l’Algérie ont quant à elles chuté de 78 % sur la même période. Mais Sipri a appelé à la prudence quant à ces chiffres, soulignant que l’Algérie a tendance à être discrète sur ses achats militaires.

Trois principaux fournisseurs

Le rapport recense également les principaux fournisseurs d’armes du Maroc.

Les États-Unis ont représenté environ 60 % des livraisons au pays entre 2021 et 2025, suivis d’Israël avec environ 24 % et de la France avec environ 10 %.

Ces chiffres témoignent d’un récent renforcement de la coopération militaire entre Rabat et Israël, notamment dans le domaine des systèmes de surveillance.

Ailleurs en Afrique, la tendance a été très différente. Les importations d’armes des autres pays du continent ont chuté de 41 % entre 2021 et 2025.

Durant cette période, les États-Unis ont fourni 19 % des armes livrées à l’Afrique, suivis de la Chine, de la Russie et de la France.

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Une première en Afrique: l’Algérie va fabriquer des satellites sur son sol

16. März 2026 um 09:07

L’Algérie ne se contentera plus d’acheter des satellites. Bientôt, elle en produira sur son propre sol. Le groupe chinois Zhejiang Geely Holding, via sa filiale spatiale Geespace, a choisi le territoire algérien pour implanter la toute première usine de satellites d’Afrique. 

Tout a commencé par un accord signé il y a quelques mois. Le 7 décembre 2025, à Alger, Algérie Télécom Satellite (ATS) et l’Agence spatiale algérienne (ASAL) ont paraphé deux mémorandums avec Geespace. Ces partenariats portent sur la fabrication de satellites en orbite basse (LEO) et le déploiement de services d’Internet des objets (IoT) par satellite.

Des impacts concrets pour l’avenir

Loin d’un simple achat, ces accords posent les fondations d’une industrie spatiale locale. Le premier prévoit la construction d’une usine de production de satellites en Algérie. Le second, un centre dédié aux applications satellitaires, axé sur la recherche, la formation d’ingénieurs et l’innovation.

Grâce à cela, l’Algérie gagne en souveraineté technologique. Elle vise à quitter le rôle d’acheteur pour devenir producteur dans ce secteur stratégique, en développant ses propres solutions.

Geespace, c’est quoi?

Geespace, filiale de Geely Holding Group, accélère sa conquête de l’espace africain. Après des partenariats au Maroc, elle mise sur l’Algérie pour booster les capacités LEO et moderniser l’infrastructure numérique en Afrique du Nord.

Une dynamique spatiale en pleine accélération

Ce projet s’inscrit dans une série d’avancées. Le 15 janvier 2026, le satellite Alsat-3A a décollé avec succès, fruit d’une collaboration entre l’ASAL et la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC). Il fournit des images haute résolution pour surveiller le territoire et le renseignement géospatial.

Rappelons qu’en 2017, Alcomsat-1, premier satellite de télécoms national, avait ouvert la voie. Lancé par une fusée Longue Marche 3B, il assure encore aujourd’hui télédiffusion, Internet et communications VSAT.

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Tunisie-Algérie: les nouvelles lignes et leurs tarifs

13. März 2026 um 11:44
Source: Sntri

La Société nationale de transport interurbain (Sntri) a lancé deux nouvelles lignes internationales entre la Tunisie et l’Algérie. Les tarifs officiels sont désormais connus.

Pour Tunis-Alger, l’aller simple est à 120 dinars et le retour à 80 dinars. Pour Tunis-Annaba, l’aller simple coûte 40 dinars et le retour 33-34 dinars.

Le premier départ Tunis-Alger a eu lieu le 12 mars 2026, avec un itinéraire passant par El Kef, Tajerouine, Kalaat Senan, Constantine, Sétif et Bordj Bou Arreridj.

La ligne Tunis-Annaba a démarré le 13 mars 2026, en desservant Béja, Jendouba, Aïn Draham, Boush, El Ayoun, El Kala (El Tarf), Aïn El Asel et Ben M’hidi.

Chaque ligne propose quatre départs par jour, les jeudi, vendredi, samedi et dimanche, à 7h00 du matin depuis Tunis ou Annaba.

Ces lignes visent à faciliter les déplacements transfrontaliers, pour les voyages familiaux, professionnels ou touristiques. Pour voyager, un passeport valide est obligatoire. Par ailleurs, les réservations se font dans les gares routières ou via les agences Sntri.

 

 

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Le tourisme tunisien redécolle

12. März 2026 um 07:30

La Tunisie a franchi une nouvelle étape en 2026, accueillant plus de 11 millions de visiteurs internationaux, confortant ainsi sa position comme l’une des destinations touristiques les plus attractives de la Méditerranée. Mais elle reste devancée par ses deux principales concurrentes en Afrique du Nord : Maroc et Egypte. Le mélange de stations balnéaires, de sites historiques et de paysages désertiques continue de positionner le pays comme une destination diversifiée et compétitive sur le marché touristique méditerranéen.

Latif Belhedi

La croissance enregistrée en 2011 témoigne de l’attrait de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment européens, séduits par la combinaison de ses vestiges historiques, de ses plages méditerranéennes et de ses sites désertiques et sahariens.

Hausse sur les principaux marchés  

Le Royaume-Uni s’est imposé comme le principal pays d’origine des touristes cette année, dépassant les marchés touristiques traditionnels tels que la Russie, l’Italie, la Chine, la France et l’Algérie voisine.

Les experts du secteur attribuent cette hausse du nombre d’arrivées britanniques à l’amélioration des liaisons aériennes et aux offres de voyage compétitives proposées par les voyagistes. Les vols directs depuis des villes comme Londres, Manchester et Birmingham ont contribué à faire de la Tunisie une destination de vacances pratique et abordable pour les voyageurs britanniques en quête de soleil et d’expériences culturelles.

Au-delà du marché britannique, la Russie demeure un contributeur majeur à la croissance du tourisme tunisien. Les visiteurs russes continuent de se rendre dans des stations balnéaires populaires comme Hammamet et Djerba, attirés par les formules tout compris, les sites historiques et une politique de visas relativement souple.

L’Italie continue de jouer un rôle important dans le secteur touristique tunisien grâce à la proximité géographique et aux liens culturels historiques qui unissent les deux pays. Les liaisons maritimes entre les ports tunisiens et des villes italiennes comme Palerme et Catane assurent un flux touristique constant, tandis que les visiteurs italiens explorent fréquemment le littoral méditerranéen tunisien et ses sites archéologiques, notamment les ruines antiques de Carthage.

Le tourisme chinois s’est également développé progressivement ces dernières années. Le patrimoine culturel, les villes historiques et les excursions dans le désert tunisien ont séduit les voyageurs chinois en quête de destinations alliant histoire et nature. Les complexes hôteliers de luxe et les circuits guidés dans le désert sont particulièrement attractifs pour ce marché en pleine expansion.

La France, traditionnellement l’un des principaux débouchés touristiques pour la Tunisie, continue d’envoyer un grand nombre de visiteurs. Les liens historiques et culturels étroits entre les deux pays ont maintenu une demande touristique soutenue, les touristes français visitant des destinations telles que Sousse, Hammamet et les autres stations balnéaires.

Le tourisme en provenance d’Algérie demeure un pilier important de l’industrie touristique tunisienne. De nombreux Algériens traversent la frontière pour de courts séjours et des visites familiales, notamment durant la saison estivale. Les stations balnéaires et les sites culturels locaux continuent d’attirer des visiteurs du pays voisin.

La diversification de l’offre

Le nombre record de visiteurs en Tunisie est également lié aux investissements dans les infrastructures touristiques et à la diversification de l’offre, avec notamment la promotion de l’écotourisme et du tourisme culturel afin d’attirer une clientèle plus large.

Les principales stations balnéaires, telles que Djerba, Hammamet et Sousse, ont bénéficié d’efforts de modernisation, tandis que le tourisme désertique dans les régions du sud, comme Tozeur et Douz, est devenu plus accessible grâce à l’amélioration des transports.

Les responsables du tourisme s’attachent également à promouvoir la Tunisie comme une destination à part entière, et non plus seulement comme une station balnéaire saisonnière. Des hivers doux, les festivals culturels du printemps et les forfaits touristiques d’automne incitent les visiteurs à découvrir le pays en dehors de la haute saison estivale.

Grâce à la poursuite des investissements dans les infrastructures et à l’augmentation des liaisons aériennes internationales, le secteur touristique tunisien devrait maintenir sa croissance dans les années à venir.

Le mélange de stations balnéaires, de villes historiques et de paysages désertiques du pays continue de positionner la Tunisie comme une destination diversifiée et compétitive sur le marché touristique méditerranéen.

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Algérie: Le Parlement retire l’exigence d’excuses dans la loi criminalisant la colonisation française

11. März 2026 um 09:35
Le Parlement algérien a adopté définitivement une version amendée de la loi criminalisant la colonisation française. Parmi les changements majeurs, le retrait de la demande d’excuses officielles et de réparations par la France. « L’Algérie, qui a sacrifié des millions de martyrs pour sa liberté, son indépendance et sa souveraineté, ne bradera jamais sa mémoire […]

Frontière algéro-tunisienne : La nouvelle taxe carburant provoque chaos et indignation

06. Januar 2026 um 11:53

L’entrée en vigueur soudaine d’une nouvelle taxe algérienne sur la consommation de carburant des véhicules quittant le territoire a provoqué d’importantes perturbations aux postes frontaliers avec la Tunisie. Des centaines de voyageurs tunisiens se sont retrouvés bloqués pendant de longues heures, pris de court par des procédures inédites et mal préparées. Si la mesure s’inscrit dans un cadre budgétaire légal, son application a déclenché une crise logistique et humaine.

L’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe sur la consommation de carburant des véhicules quittant l’Algérie vers la Tunisie a provoqué, ces derniers jours, une pagaille sans précédent aux postes frontaliers terrestres reliant les deux pays. Dimanche, de nombreux voyageurs tunisiens se sont retrouvés bloqués côté algérien, parfois durant de longues heures, dans des conditions qualifiées de difficiles par plusieurs observateurs et acteurs de la société civile.

La situation a été publiquement dénoncée par le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mostafa Abdelkebir, qui a alerté sur la présence, parmi les personnes immobilisées, de femmes, de familles et de voyageurs souffrant de problèmes de santé, évoquant une atteinte à la dignité des citoyens et appelant les autorités des deux pays à une intervention urgente.

Une mesure fiscale entrée brutalement en application

À l’origine de cette crise, figure une disposition de la loi de finances algérienne 2026, entrée en vigueur le 4 janvier, qui modifie et renforce une taxe existante sur la consommation de carburant des véhicules quittant le territoire algérien. L’objectif affiché est clair : limiter la sortie indirecte de carburant fortement subventionné, renforcer les contrôles frontaliers et lutter contre les phénomènes de contrebande.

La taxe s’applique désormais à tous les véhicules terrestres – voitures particulières, utilitaires, camions et autocars – empruntant les postes frontaliers de l’Est algérien en direction de la Tunisie. Son paiement est une condition préalable obligatoire pour obtenir l’autorisation de passage.

Le vrai point de blocage : la nouvelle procédure de paiement

Si le relèvement des montants a suscité des critiques, le principal facteur de paralysie a été le changement radical des modalités de paiement. Désormais, la taxe ne peut plus être réglée directement aux postes frontaliers. Les voyageurs doivent s’en acquitter à l’avance auprès des recettes des finances ou par voie électronique.

Résultat : un afflux massif vers les bureaux des finances, rapidement saturés, provoquant des files d’attente interminables, une désorganisation totale et l’impossibilité pour de nombreux voyageurs de régulariser leur situation à temps.

Les services des douanes se limitent désormais à vérifier la preuve de paiement, sans possibilité d’encaissement sur place, ce qui a mécaniquement bloqué la circulation aux frontières.

Des tarifs dissuasifs et progressifs

Pour les véhicules de tourisme, la taxe est fixée selon un barème progressif en fonction du nombre de sorties :

  • 1000 dinars algériens pour une première sortie, soit 22,500 dinars tunisiens
  • 5000 dinars pour une deuxième, soit 112,500 dinars
  • 10.000 dinars pour une troisième, soit 225 dinars
  • 25.000 dinars à partir de la quatrième, soit 560 dinars

Les véhicules utilitaires, camions et autocars sont également concernés, avec des montants plus élevés selon le tonnage, allant d’environ 112 dinars tunisiens par rotation pour les véhicules légers à environ 270 dinars tunisiens pour les poids lourds et autobus.

Certaines catégories de véhicules officiels ou diplomatiques bénéficient toutefois d’exemptions, sous réserve de conditions spécifiques.

Une mesure légale, mais une gestion vivement critiquée

Sur le plan juridique, la mesure repose sur un fondement légal clair et s’inscrit dans la stratégie algérienne de rationalisation des subventions et de protection du marché intérieur. Mais son entrée en vigueur brutale, sans période transitoire ni dispositif d’accompagnement opérationnel, a transformé une décision fiscale en crise frontalière.

Ce manque d’anticipation a eu des conséquences immédiates sur la fluidité du trafic, mais surtout sur des centaines de voyageurs pris au piège d’une procédure qu’ils ne maîtrisaient pas et pour laquelle aucune infrastructure adaptée n’était prête.

Face à cette situation, plusieurs voix appellent à une meilleure coordination entre les autorités tunisiennes et algériennes, ainsi qu’à une clarification rapide et pratique des procédures, afin d’éviter que la frontière ne devienne un point de tension permanent.

Lire aussi :

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Un avion Tunisair contraint de se poser en urgence à Alger après un malaise à bord

06. Januar 2026 um 11:25

Un avion de la compagnie Tunisair a dû interrompre son trajet et se poser en urgence à l’aéroport international d’Alger à la suite d’un grave problème de santé touchant une passagère. La voyageuse, de nationalité marocaine, a été immédiatement prise en charge par les secours avant d’être transférée vers un hôpital de la capitale algérienne. L’incident n’a pas affecté la sécurité des autres passagers.

Un vol de la compagnie nationale tunisienne Tunisair reliant Casablanca à Tunis, a été contraint d’effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport international d’Alger après la dégradation soudaine de l’état de santé d’une passagère à bord.

Selon des sources médiatiques algériennes, l’équipage a pris la décision d’interrompre le vol afin de permettre une prise en charge médicale rapide, conformément aux procédures en vigueur en cas d’urgence sanitaire en plein trajet.

Une intervention médicale immédiate sur le tarmac

Dès l’atterrissage, les services de secours de l’aéroport ont pris en charge la passagère, une ressortissante marocaine, dont l’état nécessitait une intervention rapide. Elle a ensuite été évacuée par les équipes de la protection civile vers l’hôpital universitaire Mustapha Pacha d’Alger pour y recevoir les soins nécessaires.

Les autorités aéroportuaires ont indiqué que l’intervention s’est déroulée dans des conditions normales et que la coordination entre l’équipage et les services de secours a permis une prise en charge rapide et efficace.

Un dispositif d’urgence activé sans incident majeur

L’aéroport international d’Alger dispose d’une équipe médicale permanente, mobilisable à tout moment pour faire face aux situations critiques. Ce dispositif a une nouvelle fois été activé sans perturbation majeure du trafic aérien, l’incident n’ayant pas entraîné de conséquences pour les autres passagers du vol.

Cet épisode rappelle les protocoles stricts appliqués par les compagnies aériennes et les aéroports en matière de sécurité et de santé des voyageurs. La décision de déroutement, bien que contraignante sur le plan opérationnel, a permis d’assurer une prise en charge médicale rapide de la passagère concernée.

Aucune information n’a été communiquée à ce stade sur la suite du vol ni sur l’évolution de l’état de santé de la voyageuse.

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Tebboune clarifie : L’armée algérienne n’interviendra jamais sur le territoire tunisien !

30. Dezember 2025 um 19:46

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune est intervenu, ce mardi 30 décembre, pour clarifier la polémique entourant un prétendu accord militaire entre la Tunisie et l’Algérie, après la diffusion d’un document présenté comme authentique sur certaines plateformes et dans des médias d’opposition tunisiens.

S’exprimant lors de son discours annuel devant le Parlement algérien réuni en congrès au Palais des Nations à Club des Pins et cité par plusieurs médias locaux, le chef de l’État algérien a tenu à réaffirmer la solidité des relations algéro-tunisiennes et à rejeter toute accusation d’ingérence dans les affaires intérieures de la Tunisie.

Dès l’entame de son intervention, Abdelmadjid Tebboune a insisté sur le positionnement diplomatique de la Tunisie, déclarant que le pays « ne fait pas partie des normalisateurs », en allusion aux accords de normalisation avec Israël. Sans citer de pays nommément, il a évoqué l’existence de parties cherchant, selon lui, à nuire aux relations entre Alger et Tunis.

Le président algérien a également dénoncé ce qu’il a qualifié de tentatives de déstabilisation visant la Tunisie et l’amitié historique entre les deux pays. « Ils essaient de nous diviser et de semer la zizanie », a-t-il affirmé, soulignant que la sécurité de la Tunisie et celle de l’Algérie sont étroitement liées.

L’Armée nationale populaire algérienne n’est jamais intervenue

Face aux accusations relayées autour du faux document, Abdelmadjid Tebboune a été catégorique. Il a assuré que l’Armée nationale populaire algérienne n’est jamais intervenue et n’interviendra jamais sur le territoire tunisien. Il a également déclaré ne s’être jamais immiscé dans les affaires internes de la Tunisie, affirmant le respect d’Alger pour les choix et la direction tunisienne.

Le document controversé évoquait notamment la possibilité pour l’armée algérienne de pénétrer jusqu’à cinquante kilomètres à l’intérieur du territoire tunisien pour des opérations antiterroristes, allant jusqu’à mentionner un rôle dans le « rétablissement de la stabilité institutionnelle » en cas de troubles. Des dispositions que Tunis comme Alger ont formellement démenties.

Le 18 décembre dernier, le président Kaïs Saïed avait déjà rejeté le contenu de ce document, affirmant qu’il s’agissait d’une manipulation visant à semer le doute et à alimenter des tensions artificielles.

Pour rappel, la Tunisie et l’Algérie ont signé, le 7 octobre, un accord de coopération dans le domaine de la défense, qui constitue une mise à jour de l’accord conclu en 2001. Selon les autorités des deux pays, ce cadre vise essentiellement le renforcement de la coordination sécuritaire face aux menaces communes, dans le strict respect de la souveraineté nationale de chaque État.

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Coopération militaire : Haut niveau de concertation entre Tunis et Alger

25. Dezember 2025 um 09:37

Une délégation militaire tunisienne de haut rang, conduite par le chef d’état-major de l’Armée de terre, le général de corps d’armée Mohamed El Ghoul, effectue une visite officielle à Alger. Cette mission s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération militaire bilatérale, à l’occasion de la tenue de la 19ᵉ session de la commission mixte algéro-tunisienne chargée du suivi et de l’évaluation de la coopération militaire entre les deux pays.

Entretiens au siège du ministère algérien de la Défense

Le général Mohamed El Ghoul, accompagné d’un haut gradé militaire tunisien, s’est entretenu mercredi avec le secrétaire général du ministère algérien de la Défense nationale, le général-major Mohamed Salah Ben Bicha, au siège du ministère à Alger, rapporte la page Facebook du ministère de la Défense algérien.

Cette rencontre intervient alors que l’Algérie accueille, du 21 au 25 décembre, les travaux de la 19ᵉ session de la commission mixte bilatérale dédiée à la mise en œuvre et au suivi des programmes de coopération militaire.

Les discussions bilatérales ont porté sur plusieurs domaines d’intérêt commun. Les deux parties ont salué le niveau « distingué et qualitatif » atteint par les relations de coopération entre les forces armées tunisiennes et algériennes, mettant en avant une convergence de vues sur les enjeux sécuritaires régionaux et la nécessité de maintenir une coordination étroite.

Sécurité des frontières et lutte contre les menaces transfrontalières

Le secrétaire général du ministère algérien de la Défense a souligné les résultats positifs enregistrés dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays.

Il a notamment mis en avant le haut niveau de coordination continue en matière de sécurisation des frontières communes, visant à faire face aux menaces liées au terrorisme, à la criminalité organisée transfrontalière, à l’immigration irrégulière, au trafic de drogues et aux différentes formes de contrebande.

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Planter des arbres dans le désert algérien : initiatives « Green Algeria » et relance du Barrage vert

Von: hechmi
24. Dezember 2025 um 21:17

Green AlgeriaEn Algérie, plusieurs démarches de plantation d’arbres en zones arides coexistent. Fin 2025, une initiative d’entreprises baptisée « Green Algeria » annonce une nouvelle phase de plantation dans le Sahara, tandis que l’État poursuit la relance du Barrage vert (programme 2023–2030) contre la désertification.

« Green Algeria » : une forêt pédagogique annoncée dans le Sahara

Selon TSA, cinq entreprises (BK Fire, BNP Paribas El Djazaïr, Général Emballage, Merinal Laboratoires et TotalEnergies Lubrifiants Algérie) se sont engagées dans un projet visant à « créer une forêt pédagogique dans le Sahara ». Le projet est présenté comme lancé en décembre 2024 et entrant en deuxième phase le 24 décembre 2025, d’après les organisateurs cités par TSA.

Le même article indique un objectif éducatif (sensibilisation des visiteurs, notamment les jeunes, à la biodiversité et aux enjeux climatiques), sans détailler publiquement, dans l’extrait accessible, le volume exact de plants ou la localisation précise.

Barrage vert : relance opérationnelle et premiers bilans communiqués

En parallèle, la Direction générale des forêts (DGF) a communiqué sur la relance du Barrage vert, vaste bande de reboisement et d’aménagement en zones steppiques/pré-sahariennes. Radio Algérie rapporte que, depuis la reprise opérationnelle du projet le 29 octobre 2023, 26 000 hectares auraient déjà été reboisés (chiffre attribué à une responsable de la DGF).

Le même contenu rappelle un ordre de grandeur du patrimoine forestier national : 4,1 millions d’hectares, soit 2 % de la superficie du pays (selon la même intervenante).

Un cadre institutionnel renforcé (décret 24-376) et un programme 2023–2030 cité

Le décret exécutif n° 24-376 du 18 novembre 2024, publié au Journal officiel du 28 novembre 2024, fixe les missions et la composition d’un organe de coordination chargé de la lutte contre la désertification et de la relance du Barrage vert.

Côté bailleurs, un document de l’Adaptation Fund mentionne que la mise en œuvre de l’initiative « Barrage Vert » est en cours dans le cadre du programme “Barrage Vert 2023–2030”.

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Colonisation française : Alger criminalise, Paris dénonce un acte hostile

24. Dezember 2025 um 20:26
  • L’Algérie réclame des « excuses » et des « réparations » à la France pour son passé colonial

L’Algérie a franchi un cap symbolique et politique en adoptant une loi qualifiant la colonisation française de crime imprescriptible. Paris a immédiatement réagi, dénonçant une initiative jugée hostile et incompatible avec un apaisement mémoriel entre les deux pays.

Le Parlement algérien a adopté à l’unanimité une loi érigeant la colonisation française en crime, engageant explicitement la responsabilité juridique de l’État français pour les faits commis entre 1830 et 1962. Le texte, voté dans un climat solennel, appelle à des excuses officielles et à des réparations qualifiées d’« intégrales » au bénéfice de l’État et du peuple algériens.

Debout dans l’hémicycle, les députés ont salué l’adoption d’un texte longtemps repoussé, qui marque un tournant dans la gestion institutionnelle de la mémoire coloniale. La loi affirme que les conséquences humaines, économiques et sociales de la colonisation relèvent d’une responsabilité historique directe de la France.

Une liste de crimes déclarés imprescriptibles

Le texte législatif énumère une série de faits qualifiés de crimes majeurs, parmi lesquels figurent les essais nucléaires, les exécutions extrajudiciaires, la torture systématique, ainsi que le pillage des ressources naturelles. Ces actes sont considérés comme non soumis à la prescription, ouvrant symboliquement la voie à des revendications juridiques et financières.

La loi affirme également le principe d’un droit à réparation pour l’ensemble des préjudices matériels et moraux subis durant la période coloniale, inscrivant cette revendication dans un cadre juridique national.

Un passé toujours au cœur des tensions bilatérales

La colonisation de l’Algérie, entamée au XIXe siècle, reste un traumatisme central dans les relations franco-algériennes. Les historiens évoquent une conquête marquée par des massacres, des déplacements forcés et la destruction de structures sociales entières, suivie d’une guerre d’indépendance particulièrement meurtrière.

Les estimations du nombre de victimes divergent fortement selon les sources, mais la mémoire de cette période demeure un point de crispation durable entre Alger et Paris.

Réaction immédiate et ferme de la France

La France a réagi rapidement à l’adoption de cette loi. Le ministère des Affaires étrangères a qualifié le texte d’initiative « manifestement hostile », estimant qu’il va à l’encontre d’un dialogue apaisé et d’un travail mémoriel constructif entre les deux pays.

Paris affirme toutefois maintenir sa volonté de poursuivre un dialogue exigeant avec Alger, notamment sur les dossiers jugés prioritaires, tels que la sécurité régionale et les questions migratoires.

Depuis la remise du rapport de l’historien Benjamin Stora, la France a multiplié les gestes symboliques, tout en excluant formellement toute demande d’excuses officielles, une ligne rouge que cette nouvelle loi algérienne remet frontalement en cause.

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Alger accueille la 3ᵉ conférence internationale sur le financement durable et l’avenir des marchés financiers arabes

Von: walid
22. Dezember 2025 um 21:28

Le rôle des marchés financiers arabes dans l’accompagnement de la transition vers une économie durable, a été au cœur de la 3ème conférence internationale du marché financier algérien, tenue le 20 décembre 2025, à Alger sur le thème “Financement innovant, transformation digitale, durabilité et inclusion financière”, avec la participation d’autorités arabes de régulation et d’institutions régionales et internationales.

Par ailleurs, les travaux de la conférence ont comporté une session de dialogue entre les Présidents des autorités arabes en présence du Secrétaire général de l’Union des Autorités Arabes de Valeurs Mobilières. Cette session a été consacrée à l’évaluation de la situation actuelle des marchés financiers arabes, à l’analyse des défis structurels, ainsi qu’au rôle des autorités de contrôle et de supervision dans le renforcement de l’efficience des marchés et leur contribution au financement de l’économie réelle.

Le Conseil du Marché Financier (CMF) a pris part à cette conférence, sur invitation de son homologue algérien, la Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse (COSOB). Il a, en outre, participé à une session dédiée aux obligations vertes et à la finance durable, axée sur le rôle des marchés financiers dans l’accompagnement de la transition vers une économie durable et sur l’adaptation des réglementations aux standards internationaux.

“Cette participation s’inscrit dans le cadre de la consolidation des activités de coopération arabe et internationale du CMF, visant à promouvoir l’échange d’expertises, le rapprochement des pratiques réglementaires et le développement des marchés financiers arabes au service d’une croissance durable et inclusive”, a souligné le Conseil.

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Algérie : Tabarka, salle d’attente de l’allocation algérienne de 750 euros ?

19. Dezember 2025 um 08:50

Depuis plusieurs jours, les villes frontalières tunisiennes, notamment Tabarka, connaissent un afflux inhabituel de ressortissants algériens. Un phénomène visible dans les rues, aux abords des mosquées et sur les parkings, qui interroge sur la nature réelle de ces déplacements.

Loin de l’image classique du touriste, une partie importante de ces visiteurs ne vient ni pour les plages ni pour l’hôtellerie, mais pour satisfaire une condition administrative : passer sept jours à l’étranger afin de bénéficier du droit de change de 750 euros accordé par l’État algérien.

Selon plusieurs témoignages recueillis à travers les réseaux sociaux, cette mesure, qui remplace un plafond longtemps limité à environ 95 euros, a provoqué un déplacement massif vers la Tunisie, perçue comme la destination la plus accessible.

Toutefois, l’objectif n’est pas la consommation touristique. Une fois les devises obtenues, nombre de bénéficiaires repartent vers l’Algérie pour les écouler sur le marché parallèle, où leur valeur en dinars algériens est nettement supérieure au taux officiel.

Cette dynamique a rapidement attiré l’attention de réseaux informels de change. Des intermédiaires exploiteraient les failles du dispositif en envoyant des personnes, souvent sans emploi, effectuer le séjour requis en échange d’une commission, transformant ainsi le droit de change en activité quasi organisée.

Une situation qui, selon des sources concordantes, a conduit les autorités algériennes à renforcer les contrôles et à suspendre temporairement l’octroi de devises à certains demandeurs, le temps de vérifier leur éligibilité réelle.

Lire aussi : La Tunisie au cœur d’une vaste fraude à la prime de voyage en Algérie

Ces visiteurs dépensent peu !

Sur le terrain tunisien, les retombées économiques attendues restent limitées. À Tabarka, plusieurs acteurs locaux constatent que ces visiteurs dépensent peu : nourriture apportée depuis l’Algérie, nuits passées dans des voitures, à l’air libre ou parfois dans des mosquées, et très faible recours aux services touristiques. La présence est réelle, mais la consommation quasi inexistante.

Au final, le paradoxe est double. L’Algérie, qui espérait canaliser et encadrer l’accès aux devises, se retrouve confrontée à des détournements du dispositif. La Tunisie, de son côté, voit transiter sur son territoire un flux humain important sans bénéfice économique tangible, transformant certaines villes frontalières en simples zones d’attente administrative.

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