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Affaire Mrabet | Deux nouveaux suspects arrêtés, l’enquête se poursuit

09. September 2026 um 22:10

Les agents de la Brigade centrale de lutte contre les stupéfiants de la Garde nationale de Laouina ont interpellé deux autres individus dans le cadre de l’affaire liée à l’avocat Ghazi Mrabet.

L’enquête pour trafic de drogue et de blanchiment d’argent se poursuit indique une source judiciaire citée par Mosaïque FM, ce mardi 9 septembre 2026, en précisant que les deux nouveaux suspects ont été placés en garde à vue sur ordre du Parquet près le Tribunal de première instance de Tunis.

Pour rappel, la justice a reconduit, hier, la garde à vue de l’avocat Ghazi Mrabet pour cinq jours supplémentaires, sachant que ce dernier a été arrêté au domicile de son client, un trafiquant de dtogue recherché et condamné par contumace à 40 ans de prison.

Y. N.

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Pouvoir d’achat : pourquoi l’alimentation continue-t-elle de peser aussi lourd ?

Von: tmps
09. September 2026 um 16:47

Faire ses courses est devenu, pour de nombreuses familles, un exercice d’arbitrage permanent. On compare davantage les prix, on renonce à certains produits, on réduit les quantités ou l’on attend les promotions. Pourtant, à première vue, les chiffres de l’inflation pourraient laisser penser que la situation s’est stabilisée. En août 2026, le taux d’inflation s’est établi à 5,4%. Un niveau très éloigné des fortes poussées inflationnistes observées il y a quelques années. Mais derrière cette moyenne se cache une réalité beaucoup moins favorable pour le portefeuille des ménages : l’alimentation augmente plus rapidement que l’indice général des prix.

C’est précisément ce décalage qui explique en partie pourquoi le sentiment de vie chère reste aussi présent. On peut reporter l’achat d’un vêtement, changer de téléphone moins souvent ou renoncer à une sortie. Il est beaucoup plus difficile de réduire certaines dépenses alimentaires. Or ce sont justement plusieurs produits très présents dans le panier quotidien qui enregistrent aujourd’hui les hausses les plus importantes.

Des hausses qui se voient directement dans le panier

Les dernières données de l’Institut national de la statistique sont particulièrement révélatrices. En août, les prix du groupe «Alimentation» ont progressé de 7,8% sur un an, contre 6,8% en juillet. La hausse est donc nettement supérieure à l’inflation générale, qui s’établit à 5,4%. Derrière cette moyenne alimentaire, les écarts sont encore plus importants selon les produits. L’ensemble «Alimentation et boissons» affiche une progression annuelle de 7,5%. La volaille coûte ainsi 16,5% plus cher qu’un an auparavant. La viande ovine augmente de 14,7%, les fruits de 14,4%, la viande bovine de 13,6% et le poisson frais de 10,9%. Seules certaines catégories évoluent dans le sens inverse, à l’image des huiles alimentaires dont les prix ont reculé de 4,3% sur un an.

Le mouvement s’est également accéléré à très court terme. Entre juillet et août seulement, les prix de l’alimentation et des boissons ont progressé de 2,4%. Les œufs ont enregistré une hausse de 12,9% en un mois, la volaille de 11,4%, les légumes de 3,9% et les fruits de 2,2%. Pour le consommateur, ce sont ces évolutions qui comptent davantage que le chiffre moyen de l’inflation. Lorsqu’une famille achète régulièrement des œufs, de la viande, du poulet, du poisson, des légumes et des fruits, une hausse simultanée de plusieurs de ces produits est immédiatement perceptible à la caisse. La distinction entre produits à prix encadrés et produits à prix libres permet également de comprendre cette pression. Sur un an, les prix des produits alimentaires libres ont augmenté de 8,5%, alors que ceux des produits alimentaires encadrés n’ont progressé que de 0,2%. Autrement dit, dès que le consommateur sort du périmètre relativement limité des produits dont les prix sont administrés, il se retrouve beaucoup plus directement exposé à la hausse.

Une inflation plus faible ne signifie pas un retour aux anciens prix

Une confusion persiste souvent autour de la notion d’inflation. Lorsque celle-ci ralentit, cela ne signifie pas que les prix reviennent automatiquement à leur niveau d’il y a deux ou trois ans. Cela signifie simplement qu’ils augmentent moins rapidement qu’auparavant. Un produit ayant connu plusieurs hausses successives peut donc rester durablement cher même lorsque le taux d’inflation général diminue. Pour retrouver son ancien prix, il faudrait une véritable baisse du prix de ce produit, et non simplement un ralentissement de sa progression.

C’est ce mécanisme qui nourrit une partie du décalage entre les indicateurs économiques et le ressenti des consommateurs. Les ménages ne raisonnent pas en taux d’inflation. Ils se souviennent plutôt du prix auquel ils achetaient leur viande, leurs fruits, leurs légumes ou leurs produits laitiers il y a quelques années. Lorsque le montant payé aujourd’hui reste nettement supérieur, l’amélioration statistique paraît beaucoup plus abstraite. La fréquence des achats alimentaires renforce encore ce phénomène. Un ménage est confronté aux prix de l’alimentation plusieurs fois par semaine, voire quotidiennement. Chaque passage au marché, chez l’épicier ou au supermarché rappelle l’évolution des prix. Une augmentation de quelques centaines de millimes peut sembler faible, prise isolément, mais multipliée par plusieurs produits et par plusieurs achats au cours du mois, elle finit par représenter une somme importante. À cela s’ajoute le caractère difficilement compressible de l’alimentation. Lorsque le budget se tend, les ménages peuvent certes modifier leurs habitudes, privilégier certains produits ou réduire leur consommation de viande et de poisson. Mais cette adaptation rencontre nécessairement des limites. Il faut continuer à nourrir la famille et assurer un minimum de diversité alimentaire.

Le pouvoir d’achat sous pression à l’approche de l’automne

La période actuelle est d’autant plus sensible qu’elle correspond à une accumulation de dépenses. Après les vacances d’été, arrive la rentrée scolaire, avec les fournitures, les vêtements, les transports et de nombreuses dépenses annexes. Les prix des fournitures scolaires ont d’ailleurs progressé de 1,4% entre juillet et août. Les dépenses alimentaires viennent donc s’ajouter à un budget de septembre déjà particulièrement sollicité. La question du pouvoir d’achat ne peut ainsi être réduite au seul niveau de l’inflation générale. Ce qui importe pour les ménages est la structure réelle de leurs dépenses. Plus les revenus sont modestes, plus la part consacrée aux besoins essentiels prend de l’importance et moins il existe de possibilités d’arbitrage.

Cette situation peut également modifier progressivement les habitudes de consommation. Comparer les enseignes, privilégier les marchés, acheter certains produits en plus petite quantité, remplacer une viande par une autre ou rechercher systématiquement les promotions deviennent des réflexes pour une partie croissante des consommateurs. Le risque est alors que l’ajustement ne se fasse plus seulement sur les dépenses de confort mais aussi sur la qualité et la diversité de l’alimentation. Les chiffres d’août montrent en tout cas que la question reste entière. L’inflation générale se situe à 5,4%, mais les produits alimentaires progressent à un rythme sensiblement supérieur. Surtout, certaines catégories essentielles enregistrent encore des hausses à deux chiffres.

C’est finalement là que se trouve le paradoxe du pouvoir d’achat actuel. Les indicateurs peuvent donner le sentiment d’une inflation davantage maîtrisée qu’au plus fort des tensions sur les prix, tandis que le quotidien des consommateurs raconte une histoire plus nuancée. Tant que les produits achetés chaque semaine continueront d’augmenter plus rapidement que l’indice général, la perception de la cherté de la vie aura peu de raisons de disparaître. Car pour les ménages, l’inflation n’est pas d’abord un pourcentage publié chaque mois. Elle se mesure au contenu du panier que l’on parvient encore à remplir avec la même somme.

Leila SELMI


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Tunisie | Les enseignants du supérieur montent au créneau  

09. September 2026 um 13:08

La Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (FGESRS) relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) exige l’ouverture immédiate de négociations sérieuses concernant les statuts particuliers des corps enseignants, ainsi qu’une augmentation de la prime de rentrée universitaire à hauteur d’un mois de salaire.

Dans un communiqué publié à l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire 2026-2027, ce mercredi 9 septembre 2026, la Fédération a précisé que les négociations espérées devaient s’accompagner de la promulgation des statuts et de la mise en œuvre de leurs incidences financières. Elle a aussi insisté sur la nécessité de verser la prime avant le début des cours et a réaffirmé l’importance d’une approche participative dans le traitement des dossiers de mutation et de mise en position de non-activité.

Le syndicat a également souligné l’importance de finaliser les procédures de recrutement et les promotions en attente afin de renouveler les effectifs au sein des établissements universitaires et de réduire le nombre de docteurs sans emploi.

Dans ce même contexte, la FGESRS a appelé à la mise en place d’un mécanisme national participatif pour examiner les recours et résoudre les litiges liés aux concours.

La Fédération se penche sur des questions spécifiques concernant le corps enseignant, notamment l’amélioration des conditions salariales et la revalorisation des rémunérations.

Anticipant les conséquences négatives potentielles liées aux annonces concernant la rentrée universitaire 2026-2027, le syndicat a insisté sur la nécessité d’agir en amont de la rentrée et souligné l’importance d’une approche participative concernant les mutations et les affectations.

Le syndicat préconise également la finalisation des procédures de recrutement et de promotion afin de stabiliser les effectifs au sein des établissements universitaires et de résorber le chômage des docteurs. Dans ce contexte, il a demandé la mise en place d’un dispositif de concertation nationale pour examiner la situation et définir les mesures appropriées.

Cependant, et étant donné les liens distendus actuels entre le gouvernement et la centrale syndicale, il y a peu de chance que les revendications des enseignants évoquées ci-haut soient satisfaites. Il va donc falloir aux responsables syndicaux de penser dès à présent à l’étape suivante.    

I. B.  

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Tunisie-Italie | L’IA contre les incendies de forêt

09. September 2026 um 12:21

Utiliser l’intelligence artificielle, les données géospatiales, l’imagerie satellitaire, les capteurs et les drones pour prévenir et gérer les incendies de forêt en Méditerranée : tel est l’objectif du projet Forfire-AI. Ce projet était au cœur de l’atelier international intitulé «Prévenir et gérer les incendies de forêt grâce aux coordonnées géospatiales et à l’intelligence artificielle», organisé mardi 8 septembre 2026 à Palerme, en Italie, dans le cadre du programme européen Interreg Next Italie-Tunisie (2021-2027).

Selon l’Université de Palerme, l’initiative vise à renforcer la coopération scientifique et opérationnelle entre les deux rives de la Méditerranée, dans un contexte marqué par une augmentation de la fréquence et de l’intensité des incendies de forêt ainsi que par une exposition croissante des zones forestières aux effets du changement climatique.

D’une durée de trois ans, le projet a débuté le 15 mai 2025 et s’achèvera le 15 mai 2028.

Forfire-AI, acronyme signifiant «Optimisation de la prévention et de la détection des incendies de forêt grâce aux technologies d’IA», dispose d’un budget global de 773 683 euros, dont 696 314,70 euros proviennent de l’Union européenne (UE) et 77 368,30 euros du cofinancement.

Le chef de file du projet est l’École nationale d’ingénieurs de Sousse (Eniso), tandis que le partenariat inclut l’Institut supérieur agronomique de Chott-Mariem, l’Université de Palerme, l’entreprise italienne Seeds et la société tunisienne Robocare.

Identifier les zones les plus exposées et intervenir rapidement

Le projet se concentre sur le développement d’un système d’alerte et d’une plateforme web capables d’intégrer diverses sources d’information — données météorologiques, capteurs, images satellites et données acquises par drone — afin d’identifier les zones les plus exposées au risque et de favoriser une intervention plus rapide.

La plateforme sera expérimentée sur un site pilote en Tunisie et un autre en Sicile, avec pour objectif d’aboutir à des procédures d’alerte reproductibles dans d’autres régions méditerranéennes.

Le volet technologique prévoit également l’utilisation de caméras capables de détecter la fumée et les points chauds à une distance estimée entre cinq et dix kilomètres, tout en les distinguant des phénomènes atmosphériques tels que le brouillard et la brume afin de réduire le nombre de fausses alertes. Une fois un foyer potentiel identifié, le système pourra déployer un drone pour acquérir des images en temps réel et les transmettre aux centres opérationnels, fournissant ainsi des informations utiles pour évaluer rapidement l’étendue de l’incendie et coordonner les opérations. Côté tunisien, les premiers tests sont prévus dans la forêt de Dar Chichou, dans la zone d’El Haouaria (gouvernorat de Nabeul, au nord-est du pays). Le système pourra ensuite être étendu à d’autres zones jugées particulièrement vulnérables, notamment Sejnane, dans le gouvernorat de Bizerte, l’une des zones forestières du nord de la Tunisie les plus exposées au risque d’incendie. En Italie, en revanche, l’expérimentation concernera une zone forestière sicilienne.

Les recherches portent également sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’analyse automatisée d’images. L’Université de Palerme a récemment lancé une procédure de sélection pour deux bourses de recherche dédiées précisément à la «mise en œuvre de techniques d’IA pour la détection précoce des incendies par analyse visuelle et modèles efficaces», dans le cadre du projet Forfire-Ai.

De la réponse à l’urgence à la prévention informée

L’activité scientifique concerne aussi la surveillance de l’état des forêts et du stress hydrique. Dans le cadre du projet, des techniques de télédétection fondées sur des images hyperspectrales et radar SAR (Synthetic Aperture Radar) — intégrées à des systèmes d’intelligence artificielle — sont à l’étude pour évaluer l’état des écosystèmes forestiers côtiers méditerranéens et identifier des indicateurs liés au risque d’incendie. L’atelier de Palerme constitue ainsi une étape opérationnelle du projet, visant à articuler recherche universitaire, innovation technologique et gestion concrète des situations d’urgence. Parmi les résultats attendus de Forfire-AI figurent une plateforme numérique, l’intégration de données météorologiques et de surveillance, l’expérimentation sur deux sites pilotes, l’élaboration de procédures d’alerte ainsi que des actions de sensibilisation destinées tant aux décideurs qu’à la population.

La logique du projet consiste à déplacer le centre de gravité de la gestion des incendies : passer d’une simple réponse à l’urgence vers une prévention fondée sur les données. Il s’agit de combiner des informations provenant de sources diverses pour identifier en amont les conditions à risque, localiser plus rapidement les foyers potentiels et fournir aux opérateurs une représentation actualisée du territoire.

À cet égard, Forfire-AI s’inscrit dans une évolution plus large des politiques européennes de gestion des risques, lesquelles accordent une place croissante à la télédétection, aux données satellitaires et à l’intelligence artificielle pour la cartographie et la prévision des incendies.

Selon un document du Parlement européen, l’utilisation coordonnée de données satellitaires, d’informations géospatiales et de la surveillance au sol est considérée comme un outil stratégique pour renforcer les capacités de prévention et d’intervention dans les zones méditerranéennes.

I. B. (avec Agenzia Nova).

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Route migratoire atlantique : 1 046 personnes migrantes sauvées en une semaine

09. September 2026 um 10:36
Moins médiatisée que les parcours migratoires méditerranéens, la route migratoire atlantique d’Afrique de l’Ouest reste très empruntée et particulièrement dangereuse.   Fin août, en une semaine, 1 046 personnes migrantes qui tentaient de rallier les îles Canaries ont été secourues.…

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HuMENA exprime sa solidarité avec Wael Naouar

08. September 2026 um 22:20

HuMENA exprime sa solidarité avec l’activiste tunisien Wael Naouar, en détention provisoire à la prison de Mornaguia depuis mars 2026 aux côtés d’autres membres de la Flottille Soumoud, dont Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Channoufi.

​Selon la Coordination nationale pour la défense des membres de la Flottille Soumoud et du droit palestinien, Wael Naouar a entamé une grève de la faim le 16 août pour réclamer sa libération, celle de ses camarades, ainsi que l’abandon de toutes les poursuites à leur encontre.

Ce 8 septembre marque le 24ᵉ jour de son action, souligne HuMENA, en rappelant qu’après une visite de l’avocat Bassem Trifi le 2 septembre, il a été rapporté que « Wael Naouar a perdu 18 kilos et souffre de vertiges, de vomissements de sang, de migraines, de chutes de glycémie et de difficultés à parler et à dormir ».

« Malgré l’urgence médicale, il n’a pas été transféré à l’hôpital et ne bénéficie que d’un suivi médical hebdomadaire », dénonce HuMENA en réclamant la libération immédiate de Wael Naouar, Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Channoufi, « sauf si les autorités prouvent sur des bases individuelles et légales que leur maintien en détention est strictement nécessaire et proportionné »

HuMENA rappelle par ailleurs que les poursuites pénales ne doivent pas servir à punir l’engagement civique paisible, tout en réclamant le respect strict des garanties d’un procès équitable et un accès immédiat à des soins médicaux adaptés.

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Lazhar Sta tire sa révérence : la fin d’un parcours entrepreneurial

08. September 2026 um 21:58

L’homme d’affaires Lazhar Sta, fondateur de Carthage Cement, est mort ce mardi 8 septembre 2026 dans l’un des hôpitaux de Tunis. Sa fille, Amina Sta, a annoncé la nouvelle dans la matinée.

Avec lui disparaît l’un des noms les plus emblématiques et les plus disputés du monde des affaires tunisien depuis le début des années 2000. Diversifié et résolument multisectoriel, le parcours entrepreneurial de Lazhar Sta s’était bâti sur des fondations solides. Dans le secteur du bâtiment, sa holding Bina Corp lui avait permis de s’imposer parmi les leaders des matériaux de construction.

Dans les médias, il avait su prendre des participations stratégiques dans plusieurs stations de radio comptant parmi les plus écoutées du pays.

En 2010, alors qu’il occupe la direction générale de Carthage Cement, Lazhar Sta orchestre l’entrée de la société à la Bourse de Tunis — une opération saluée comme historique. Avec cette disparition, la Tunisie perd de ses capitaines d’industrie les plus prometteurs.

Au-delà de sa carrière d’entrepreneur, Lazhar Sta avait également mené un long parcours syndical : entré très tôt dans les rangs de l’UTICA, il y avait siégé à plusieurs reprises au bureau exécutif national, où il s’était notamment illustré par des contributions marquantes sur les dossiers dont il avait la charge. C’est ce double héritage, entrepreneurial et syndical, que l’organisation patronale a tenu à saluer dans un communiqué publié ce mardi, présentant à sa famille et à ses proches ses condoléances les plus sincères.

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La justice décide de prolonger la garde à vue de Me Mrabet

08. September 2026 um 19:59

La garde à vue de l’avocat Ghazi Mrabet, arrêté jeudi dernier, vient d’être prolongée de cinq jours supplémentaires, ce mardi 8 septembre 2026.

Cette décision a été prise par le Parquet près le Tribunal de première instance de Tunis qui a chargé les agents de la Brigade centrale de lutte contre les stupéfiants de la Garde nationale de Laouina de poursuivre les investigations dans le cadre de l’enquête menée pour trafic de stupéfiants et blanchiment d’argent.

Pour rappel, Me Mrabet a été interpellé lors d’une descente policière au domicile de l’un de ses clients, condamné par contumace à 40 ans de prison. Une quantité de drogue a également été saisie sur place.

Contestant tout lien avec le réseau de stupéfiants, le collectif de défense soutient que Me Ghazi Mrabet se trouvait sur place uniquement dans le cadre de ses fonctions d’avocat.

Y. N.

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Mandat de dépôt contre Mohamed Yousfi | Le SNJT tire la sonnette d’alarme

08. September 2026 um 18:57

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a vivement condamné l’émission d’un mandat de dépôt à l’encontre du journaliste Mohamed Youssefi, dénonçant des vices de procédure flagrants ainsi qu’un mépris total de son état de santé alarmant.

Dans un communiqué publié ce mardi 8 septembre 2026, le Syndicat tire la sonnette d’alarme sur les conditions de cette décision judiciaire en afformant que selon le comité de défense, le mandat de dépôt a été émis de manière irrégulière : « l’interrogatoire n’a pas été finalisé, les plaidoiries des avocats n’ont pas été entendues, et l’acte a été posé en l’absence de l’inculpé alors même que ses conseils ont refusé de signer le procès-verbal ».

Le SNJT pointe également une urgence médicale occultée en rappelant que Mohamed Yousfi a été victime de violentes douleurs dans les locaux du Pôle judiciaire économique et financier et a dû être à nouveau examiné sur place par un médecin de la Protection civile, sachant qu’il a été opéré de l’appendicite lors de sa garde à vue.

Malgré ce tableau clinique préoccupant, l’audience n’a pas été interrompue pour lui permettre de recevoir les soins requis, déplore le SNJT qui fait porter l’entière responsabilité de toute séquelle physique ou légale aux autorités, tout en rappelant que la détention provisoire ne doit en aucun cas s’apparenter à une peine anticipée ou servir d’instrument d’intimidation contre la presse.

Y. N.

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Quand l’Europe et la Méditerranée tissent ensemble l’avenir du textile

08. September 2026 um 12:16

Face à une mondialisation du secteur et à une concurrence de plus en plus rude, le textile mise sur l’innovation pour se maintenir et se développer. Quels sont les enjeux d’aujourd’hui ? Pour y répondre, la Conférence textile euro-méditerranéenne, organisée à Tunis par la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) et EURATEX, a réuni industriels, responsables publics, institutions financières et partenaires européens autour d’un objectif commun : consolider les chaînes de valeur entre les deux rives de la Méditerranée.

À cette occasion, Anna Barone, cheffe de la représentation de la Banque européenne d’investissement (BEI) en Tunisie, a exposé l’approche de l’institution visant à soutenir le secteur privé, améliorer la compétitivité des entreprises tunisiennes et renforcer leur intégration aux chaînes de valeur régionales et européennes.

La participation de représentants de haut niveau de la Commission européenne a également illustré l’engagement de Team Europe en faveur du développement du secteur privé et du rapprochement économique entre la Tunisie et l’Union européenne.

Des outils de financement pour le textile

Les échanges avec les acteurs du textile ont mis en évidence l’intérêt des entreprises pour les mécanismes soutenus par la BEI et l’Union européenne, notamment :

  • Le Trade & Competitiveness Programme (TCP);
  • La ligne de crédit Tunisie Relance Économique;
  • Les futures garanties de portefeuille (PPG), destinées à améliorer l’accès des très petites, petites et moyennes entreprises au financement.

Une réponse intégrée aux défis du secteur

L’accompagnement de la BEI repose sur une approche combinant financement, partage des risques, assistance technique et soutien à la modernisation. L’objectif est d’aider les entreprises tunisiennes à renforcer leur compétitivité, à innover et à accéder à de nouveaux marchés.
À travers un meilleur accès au financement et une intégration accrue aux chaînes de valeur euro-méditerranéennes, ces initiatives devraient favoriser de nouvelles opportunités pour les entreprises tunisiennes, notamment pour les jeunes et les femmes.

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Tunisie | Décès de l’homme d’affaires Lazhar Sta

08. September 2026 um 11:05

C’est sa fille Amina Sta, qui a annoncé son décès dans un post laconique sur les réseaux sociaux. L’homme d’affaires Lazhar Sta, ancien associé de Belhassen Trabelsi, le beau-frère de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, dans l’entreprise Carthage Cement, est décédé ce mardi 8 septembre 2026.

On ne connaît pas les circonstances de ce décès, mais on sait que le prisonnier, qui souffrait de plus plusieurs pathologies chroniques, était très malade ces derniers temps et qu’il a été récemment hospitalisé en urgence à la suite de la détérioration de son état de santé. 

Les autorités pénitentiaires, comme à leur habitude, sont restées silencieuses sur les circonstances de cette nouvelle mort d’un prisonnier. La fille du défunt, quant à elle, leur fait porter la responsabilité de la détérioration de la santé de son père et le accuse de négligence et de manque de soins, en menaçant de porter plainte devant des instances internationales.

Le 30 juin dernier, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près du tribunal de première instance de Tunis l’avait condamné, ainsi que son ancien associé Belhassen Trabelsi, en fuite depuis le 14 janvier 2011, à six ans de prison ferme. Accusés de corruption, d’appropriation illicite de biens appartenant à l’Etat et de détournement de fonds publics, les deux ex-associés dans Carthage Cement avaient aussi été condamnés à verser de lourdes amendes.  

I. B.

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Arrestation de Mohamed Yousfi : le SNJT appelle à une campagne de solidarité

08. September 2026 um 11:02

À l’occasion d’une conférence de presse tenue le 8 septembre 2026, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a mis l’accent sur l’arrestation du rédacteur en chef d’Alqatiba, Mohamed Yousfi, interpellé le 4 septembre. 

Le syndicat affirme que cette mesure intervient sur fond de positions critiques de M. Yousfi à l’égard des politiques publiques (eau, électricité, situation économique) et considère de ce fait qu’il s’agit d’un ciblage lié à son travail journalistique et à ses prises de position, et non à des faits financiers établis. 

Le SNJT qualifie la situation d' »urgence journalistique », estimant que la profession fait face à « un climat de plus en plus répressif », avec des journalistes emprisonnés, poursuivis ou contraints à l’exil.

Sur le plan judiciaire, les avocats intervenant lors de la conférence ont souligné que la procédure reposait largement sur des publications et des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, sans éléments matériels solides. Ils ont aussi pointé la rapidité et la concentration des décisions (ouverture d’enquête, désignation du juge, perquisition, arrestation, garde à vue) dans un court laps de temps, y voyant un manque de proportionnalité et un renversement de fait de la présomption d’innocence.

Le SNJT a annoncé le lancement d’une campagne nationale et internationale de solidarité avec Mohamed Yousfi et avec l’ensemble des journalistes détenus, poursuivis ou exilés, évoquant la possibilité de recourir à diverses formes d’action (sit-in, grèves de la faim, mobilisations professionnelles).

Le syndicat réitère par ailleurs ses demandes récurrentes : libération des journalistes emprisonnés, arrêt des poursuites liées à l’exercice du journalisme, révision du décret-loi n°54 de 2022 et respect du décret-loi n°115 de 2011, ainsi que garantie d’un procès équitable et d’une justice indépendante.

En filigrane de cette conférence, apparaît aussi la question plus large de la crise économique du secteur des médias, qui rendrait les entreprises de presse plus vulnérables aux pressions politiques et administratives, conclut le SNJT.

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Décès de l’homme d’affaires Lazhar Sta

08. September 2026 um 10:57

L’homme d’affaires Lazhar Sta est décédé , mardi 8 septembre 2026, indique sa fille Amina Sta, dans une publication sur son compte officiel du réseau social Instagram.

Dans la même publication, elle tient les autorités pour responsables et appelle à faire toute la lumière sur les circonstances et les causes du décès.

A noter que Lazhar Sta fut membre du bureau exécutif de l’UTICA chargé des relations avec l’université.

Paix à son âme!

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Nabeul : un quota de 1 000 moutons réservé au programme national d’approvisionnement pour l’Aïd 2027

Von: tmps
08. September 2026 um 10:38

Un quota de 1.000 têtes a été fixé pour le gouvernorat de Nabeul dans le cadre du programme national spécial d’approvisionnement en moutons pour l’Aïd el-Idha 2027, a indiqué lundi le directeur de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche (URAP), Slim Zouari.

Lors d’une journée de sensibilisation organisée au siège de l’URAP, Slim Zouari a appelé les agriculteurs, les éleveurs et les investisseurs à adhérer à cette initiative anticipative, destinée notamment à réguler le marché et à assurer la disponibilité de moutons à des prix accessibles aux familles tunisiennes.

Selon Zouari, le dispositif prévoit un accompagnement technique et financier des éleveurs. Il comprend notamment l’octroi d’un crédit bancaire de 600 dinars par tête, à un taux d’intérêt ne dépassant pas 5 %, pour l’acquisition de moutons d’un poids initial compris entre 20 et 30 kg.

Une prime d’encouragement de 200 dinars par tête, accordée sous forme de bons d’achat d’aliments auprès de l’Office national des aliments du bétail, est également prévue.

En contrepartie, les éleveurs bénéficiaires s’engagent à commercialiser directement les animaux auprès des consommateurs, au poids et selon les prix de référence fixés dans le cadre du programme. Ils sont également soumis à un suivi sanitaire régulier, comprenant notamment la vaccination, l’identification des animaux et les contrôles vétérinaires, jusqu’à l’atteinte d’un poids final compris entre 40 et 60 kg.

La rencontre a réuni des représentants de l’Office de l’élevage et des pâturages, du Commissariat régional au développement agricole (CRDA) et du GIP Lait et Viandes Rouges. Elle a également permis de recenser les principales difficultés auxquelles fait face la filière de l’élevage ovin.

Les participants ont notamment pointé du doigt le vol de bétail, principale cause de réticence des éleveurs, ainsi que les difficultés liées à la régularité de l’approvisionnement en aliments à des prix raisonnables et à la disponibilité d’agneaux destinés à l’engraissement.

Face à ces défis, certains agriculteurs ont suggéré d’élargir ce dispositif ou de le compléter par un programme supplémentaire encourageant l’acquisition de moutons.

Cette mesure viserait à contribuer à la reconstitution du cheptel national, à assurer la pérennité de la filière d’élevage et à garantir à terme, un approvisionnement régulier du marché en viandes rouges à des prix maîtrisés.

 

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Ooredoo Tunisie inaugure le projet Water for All à Kairouan

08. September 2026 um 10:21

Ooredoo Tunisie vient d’inaugurer, dans le cadre de son programme de responsabilité sociétale Tounes T3ich, son projet Water for All à Kairouan, marquant une nouvelle étape concrète dans son engagement en faveur des communautés locales et d’un impact social durable à travers la Tunisie.

Développé en réponse à un besoin réel identifié au sein de la communauté locale, ce projet, mis en œuvre en partenariat avec l’Association Carthage Horizon, permet à 250 familles de bénéficier d’un accès amélioré et durable à l’eau, à travers une solution concrète contribuant directement à l’amélioration de leurs conditions de vie quotidiennes.

Le projet a notamment porté sur la réhabilitation et l’amélioration des infrastructures hydrauliques au niveau de la station de pompage n°2 – Hendi El Zitouna, afin de faciliter l’accès à l’eau pour les habitants de la zone et d’apporter une solution durable adaptée aux besoins locaux.

La cérémonie d’inauguration a réuni, le 7 septembre 2026, des représentants d’Ooredoo Tunisie et de l’Association Carthage Horizon, ainsi que des acteurs locaux et des habitants de la région, afin de célébrer l’aboutissement de ce projet et les efforts collectifs ayant permis sa concrétisation.

À cette occasion, Eyas Assaf, Directeur Général d’Ooredoo Tunisie, a déclaré: «À travers Tounes T3ich, nous nous engageons à soutenir des initiatives qui répondent à des besoins réels et qui génèrent un impact positif et durable au profit des communautés locales à travers la Tunisie. L’accès à l’eau est un besoin essentiel, et nous sommes particulièrement fiers que le projet “Water for All” contribue aujourd’hui à améliorer concrètement le quotidien de 250 familles à Kairouan. Cette réalisation illustre toute la valeur de notre collaboration avec l’Association Carthage Horizon et les acteurs locaux pour transformer nos engagements en résultats concrets au bénéfice de la communauté. »

Le projet Water for All reflète pleinement l’approche portée par Tounes T3ich : être à l’écoute des besoins des communautés locales, travailler aux côtés de partenaires engagés et mettre en œuvre des projets concrets capables de générer un impact positif et durable sur le terrain.

À travers Tounes T3ich, Ooredoo Tunisie poursuit le développement et le soutien d’initiatives autour de ses principaux axes de responsabilité sociétale, notamment la santé, l’éducation, l’environnement et le bien-être social, avec des projets conçus pour répondre aux besoins spécifiques des différentes communautés à travers le pays.

La réussite du projet Water for All à Kairouan vient ainsi renforcer l’engagement d’Ooredoo Tunisie en faveur d’actions responsables et durables, tout en soulignant l’importance de la collaboration avec la société civile et les acteurs locaux pour créer un impact positif, concret et durable au profit des communautés à travers la Tunisie.

Vidéo de l’action.

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Sfax : la municipalité intensifie ses préparatifs pour la rentrée scolaire

Von: tmps
08. September 2026 um 09:48

Les services de la municipalité de Sfax ont lancé des opérations de nettoyage et de réaménagement des jardins et espaces verts du quartier périurbain Saltnia relevant de la circonscription de Sidi Mansour, dans le cadre d’un programme global de travaux.

Les interventions englobent le nettoyage, la collecte des déchets et la remise en état des espaces verts, pour en faire des lieux de détente fonctionnels répondant aux attentes des habitants.

Les travaux se déroulent selon un calendrier établi jusqu’à couverture complète des surfaces concernées.

Dans le même contexte, les services municipaux de Sfax ont également intensifié leurs interventions aux abords des établissements scolaires et universitaires, en vue d’assurer les meilleures conditions d’accueil pour les élèves, les étudiants et le personnel éducatif.

Ces interventions ont compris la collecte et l’enlèvement des déchets, l’entretien des voiries et trottoirs, ainsi que la pose et le maintien de la signalisation verticale et horizontale.

Les équipes ont aussi procédé à l’élagage des arbres, au désherbage, au contrôle des locaux ouverts au public, à la maintenance de l’éclairage public, ainsi qu’au traitement et à la désinfection des établissements scolaires et de leurs abords.

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Ariana : vaccination gratuite des animaux domestiques contre la rage

Von: tmps
08. September 2026 um 08:43

Deux tentes vétérinaires seront installées cette semaine à la Cité Ettadhamen, dans le gouvernorat de l’Ariana, pour assurer gratuitement la vaccination des chiens et des chats contre la rage, a annoncé lundi la Commissariat régional au développement agricole.

La première opération est prévue mercredi 9 septembre, devant le dispensaire de l’avenue de la République à Ettadhamen, de 09h00 à 12h00.

Une seconde tente sera installée jeudi 10 septembre devant le parc d’Ettadhamen, aux mêmes horaires.

La vaccination antirabique des animaux est obligatoire et gratuite, a précisé le commissariat, appelant les habitants à accompagner leurs animaux afin de faciliter le travail des équipes chargées de la campagne.

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Tataouine : des mesures préventives face aux risques climatiques pour la saison 2026-2027

Von: tmps
08. September 2026 um 08:39

La commission régionale de prévention des catastrophes et d’organisation des secours a tenu, lundi, au siège de la gouvernorat de Tataouine une séance de travail consacrée aux préparatifs en prévision de la saison des pluies et des risques climatiques de l’automne-hiver 2026/2027, notamment les inondations et les débordements d’oueds dans les zones vulnérables.

La séance a été l’occasion pour les services de la direction régionale de la protection civile de présenter un contenu audiovisuel documentant des épisodes pluviométriques enregistrés au cours des années précédentes dans plusieurs zones et localités de la région.

Prenant la parole, le gouverneur a appelé à intensifier le curage des oueds, à identifier et traiter les points d’accumulation des eaux, et à renforcer la vigilance face à des prévisions météorologiques annonçant une saison pluvieuse.

Il a insisté sur l’impératif de réviser les plans d’intervention, de remédier aux lacunes, pressant les différents intervenants régionaux et locaux à coordonner davantage et à vérifier la disponibilité des équipements et des moyens d’intervention.

Il a également rappelé l’obligation pour chaque agent public, où qu’il se trouve, d’assumer ses responsabilités et d’être présent sur le terrain quand la situation l’exige.

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Tribune Elyes Kasri — Frontières africaines : du péché de Berlin au piège de l’intangibilité

07. September 2026 um 14:44

SOUVERAINETÉ TUNISIENNE SÉQUESTRÉE : Des complicités impérialistes aux reniements postcoloniaux : autopsie doctrinale d’une asphyxie géographique et d’un chantage énergétique désamorcé

I. LE PARADOXE DU LOGICIEL POSTCOLONIAL ET LA TRAGEDIE DU REFOULEMENT DE LA MÉMOIRE NATIONALE

La géopolitique de l’Afrique du Nord contemporaine demeure prisonnière d’un des plus grands paradoxes de l’histoire du droit international public : la sacralisation de la carte coloniale par des États neufs qui ont pourtant fondé l’intégralité de leur légitimité historique sur une geste anticoloniale intransigeante.

Par une tribune parue dans le numéro 952 de son magazine, , intitulée « Frontières africaines : du péché de Berlin au piège de l’intangibilité » (Elyes Kasri), L’Économiste Maghrébin a brisé une chape de plomb mémorielle soigneusement entretenue par les appareils de propagande et les nécessités de la realpolitik.
L’article démontre avec une clarté clinique comment le principe du respect des frontières existantes au moment de l’accession à l’indépendance (uti possidetis juris), élevé au rang de dogme par l’Organisation de l’Unité Africaine lors du sommet du Caire en juillet 1964, a opéré un véritable « blanchiment diplomatique » des spoliations territoriales du XIXe.

Pour la Tunisie, ce principe n’a jamais été un gage de paix ou d’équilibre, mais le verrou juridique destiné à pérenniser une asphyxie géographique méthodique.
Entre la signature du traité du Bardo en 1881 et les arbitrages maritimes de la fin du XXe siècle, l’espace souverain de la Tunisie précoloniale a été rogné à l’Ouest par la France au profit de sa colonie de peuplement algérienne, amputé au Sud par les exigences ottomanes et balkanisé à l’Est face à la Libye par les arrangements diplomatiques de la puissance protectrice.
Face à ce bilan, l’opinion publique tunisienne souffre d’une amnésie téléguidée par les gouvernants successifs, soucieux de ne pas indisposer de puissants voisins jaloux de leur héritage colonial et n’hésitant pas à utiliser tous les moyens d’intimidation y compris la force armée, et par une rhétorique lénifiante de la « fraternité maghrébine » qui dissout les droits historiques dans l’émotion politique.
Ce corpus a pour ambition de poser les fondements d’une réappropriation mémorielle et d’un plaidoyer juridique rigoureux. Il s’adresse aux chercheurs, aux diplomates et à la conscience nationale pour démontrer que l’architecture actuelle des frontières de la Tunisie n’est pas un fait de la nature, mais le produit d’une contrainte historique abusive, ouvrant la voie à une contestation légitime des traités asymétriques hérités du siècle dernier.

II. LE PREMIER CYNISME COLONIAL : LA CONVENTION DE 1910 ET L’ASPHYXIE OCCIDENTALE PAR LA LIGNE WINCKLER

Le dépeçage territorial de la Tunisie trouve sa source dans le traitement différencié que la France coloniale imposait à ses possessions d’Afrique du Nord.
Si la Tunisie n’était qu’un protectorat, un État tiers conservant sa souveraineté nominale sous l’autorité du Bey et régi par le droit des traités internationaux, à l’inverse, l’Algérie était découpée en départements français, intégrée organiquement et définitivement au domaine de la République.

Dès lors que l’exploration géologique a laissé entrevoir les richesses minérales et caravanières du Sahara central, le choix de Paris fut dicté par une pure rationalité patrimoniale : tout territoire rattaché à l’Algérie devenait une propriété éternelle de la métropole ; tout territoire laissé à la Tunisie demeurait grevé du statut d’autonomie beylicale et susceptible d’échapper un jour au contrôle direct de la France.
Ce calcul géopolitique se matérialise lors de la Convention frontalière de Tripoli du 19 mai 1910, conclue entre la France, agissant au nom de la Tunisie, et la Sublime Porte ottomane, alors souveraine de la Libye.

Les opérations de délimitation sur le terrain furent confiées au commandant français Winckler. Sous couvert de fixer les limites des tribus nomades de la Jeffara, Winckler dévia arbitrairement la ligne de démarcation vers l’Est.
Ce tracé purement artificiel amputa la Tunisie de dizaines de milliers de kilomètres carrés de son hinterland saharien naturel, déplaçant le point de contact final vers ce qui deviendra la Borne 233.
Les portions territoriales ainsi arrachées à la Régence de Tunis furent immédiatement incorporées administrativement aux Territoires du Sud de l’Algérie française, rattachés aux Départements des Oasis. C’est ce tracé impérialiste précis qui privera plus tard la Tunisie de la pleine souveraineté sur les immenses nappes d’hydrocarbures de la région d’El Borma.

III. LE DEUXIÈME FRONT DE L’AMPUTATION : LE MARCHANDAGE ITALIEN ET LE TRAITÉ FRANCO-LIBYEN DE 1955

L’asphyxie de la frontière orientale tuniso-libyenne répond au même cynisme de la puissance protectrice, combinant balkanisation territoriale et concessions diplomatiques majeures faites sur le dos de la Tunisie. Au début du XXe siècle, la France doit composer avec les convoitises coloniales de l’Italie en Méditerranée. Pour obtenir le feu vert de Rome lors de l’établissement du protectorat français au Maroc, Paris conclut des accords diplomatiques secrets, notamment les accords Barrère-Prinzetti de 1902.

Lors de la négociation de la convention de 1910, la France s’autolimita délibérément au Sud-Est de la Tunisie, coupant les routes d’extension de la Régence vers Ghadamès et figeant le terminal côtier à Ras Jedir.
Paris offrait ainsi une frontière saharienne élargie et stabilisée à la future Libye italienne, que Rome envahit dès 1911 lors de la guerre italo-turque. Ainsi, la Tunisie beylicale se retrouvait doublement spoliée : réduite à l’Ouest pour enrichir l’Algérie française, et bloquée au Sud-Est pour satisfaire le troc franco-italien.

Le processus de dépeçage se prolongea de manière critique à la veille de l’indépendance tunisienne. En août 1955, alors que la France négocie les accords d’autonomie interne avec Tunis, elle signe secrètement à Tripoli un Traité d’amitié et de bon voisinage avec le Royaume de Libye du roi Idris.
La France, qui occupait militairement la province stratégique du Fezzan depuis 1943, cherche à tout prix à y maintenir ses bases aériennes et à obtenir des permis de recherche pétrolière pour ses compagnies.

Pour complaire à Tripoli, la diplomatie française valide une délimitation des confins sahariens et maritimes extrêmement restrictive pour la Tunisie. Paris s’abstient volontairement de faire valoir les titres juridiques historiques de la Régence de Tunis sur son plateau continental. C’est ce renoncement français majeur de 1955 qui servira de fondement technique et de piège légal lors du grand contentieux maritime des années 1980.

IV. LE CORPUS DES ENGAGEMENTS CONTRACTUELS DU GPRA ET LE CRI DU CŒUR DU BARDO

À son indépendance en 1956, la Tunisie hérite d’une frontière saharienne mutilée. Face à la guerre de libération algérienne, Habib Bourguiba fait le choix d’une solidarité maghrébine active, transformant le territoire tunisien en base arrière politique et militaire pour le Front de Libération Nationale et l’Armée de Libération Nationale.

Ce soutien de géant, payé au prix fort par le peuple tunisien lors du massacre de Sakiet Sidi Youssef le 8 février 1958, s’articule autour d’un pacte juridique clair : l’Algérie indépendante devra réparer les injustices des tracés coloniaux. L’autorité officielle représentant la révolution est alors le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne. C’est avec cette entité légitime que la Tunisie signe deux accords contraignants.

– Le premier est le Procès-verbal du 6 janvier 1959 : signé secrètement à Tunis, ce document acte la reconnaissance par les dirigeants algériens du caractère arbitraire des frontières sahariennes tracées par l’armée française. Le GPRA s’y engage formellement à ouvrir des négociations de rectification territoriale dès la proclamation de l’indépendance.

– Le second document est la Déclaration Commune du 26 juillet 1961 : alors qu’à Évian, la France tente de détacher le Sahara de l’Algérie en raison de ses richesses en hydrocarbures, Bourguiba fait pression en réclamant les droits sahariens de la Tunisie. Pour obtenir l’appui vital de Tunis, le président du GPRA, Ferhat Abbas, co-signe un protocole diplomatique majeur.
La clause textuelle de cet accord est irréfutable : le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne reconnaît d’une part que le tracé actuel des frontières sahariennes résulte d’arbitrages coloniaux abusifs et d’autre part, s’engage à réviser d’un commun accord avec le Gouvernement Tunisien les revendications légitimes de ce dernier dès la proclamation de l’indépendance. Ce corpus écrit démontre de manière définitive qu’Alger avait validé l’inopposabilité des frontières coloniales à la Tunisie.

Conscient des réticences qui commençaient à poindre chez certains cadres militaires de l’ALN hébergés à Tunis, Habib Bourguiba prononce devant l’Assemblée constituante réunie au Bardo, le 5 février 1959, un discours d’une vive force dramatique. Ce texte, le plus émouvant de sa doctrine maghrébine, dénonce par avance l’ingratitude d’un voisin que la Tunisie porte à bout de bras :
« Notre peuple souffre, notre peuple saigne, et nous partageons notre pain quotidien avec nos frères algériens que nous protégeons et abritons au péril de notre propre sécurité. Sakiet Sidi Youssef en est le témoignage éternel inscrit dans le sang de nos enfants. Malgré cela, lorsque nous évoquons nos droits légitimes sur notre propre Sahara, spolié par l’administration coloniale, nous percevons une surdité douloureuse chez ceux-là mêmes que nous portons à bout de bras. Il est déchirant de constater que la fraternité des combats s’arrête là où commencent les frontières tracées par l’oppresseur. Je le dis avec une profonde tristesse : si l’Algérie indépendante venait à s’approprier les injustices territoriales de la France en nous opposant une fin de recevoir, ce ne serait pas seulement un reniement de la parole donnée, ce serait une blessure inguérissable infligée à l’âme tunisienne. La Tunisie ne demande l’aumône de personne, elle réclame la restitution de son dû, au nom de la justice et du sang versé en commun ».

V. LE PROCESSUS DE RENIEMENT GÉOPOLITIQUE ET LE DOUBLE JEU MULTILATÉRAL

L’accession de l’Algérie à la souveraineté en juillet 1962 balaie instantanément les engagements contractuels civils du GPRA. Le clan militaire d’Oujda, dirigé par Houari Boumédiène, écarte Ferhat Abbas et installe Ahmed Ben Bella à la présidence.
Face aux diplomates tunisiens qui exigent l’application des accords de 1959 et 1961, Ben Bella choisit la carte de la temporisation psychologique. L’Algérie traverse alors une crise interne majeure et fait face aux revendications territoriales du Maroc sur Tindouf.

Lors de ses tête-à-tête avec Bourguiba, Ben Bella prononce cette formule de diversion morale : « Mon frère Habib, ne nous poignardez pas dans le dos alors que l’encre de notre indépendance est encore fraîche et que nos martyrs ne sont pas tous enterrés. Laissez-nous stabiliser le pouvoir, consolider la révolution, et je vous jure que nous réglerons la question des frontières dans la fraternité, loin des tracés coloniaux ». Bourguiba cède à cette rhétorique affective, commettant l’erreur d’accorder un moratoire verbal sans garanties.

Le reniement formel s’articule lors du sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine au Caire en juillet 1964. Ébranlée par la Guerre des Sables contre le Maroc, l’Algérie déploie son appareil diplomatique pour faire sacraliser le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.
Le cynisme doctrinal est absolu : le régime algérien, qui tire sa légitimité du combat anticolonial, s’approprie le tracé impérialiste de la Ligne Winckler de 1910 et de la Borne 233 pour exclure la Tunisie du partage.

Lorsque la Tunisie découvre le gisement géant d’El Borma en 1964, l’Algérie déploie ses forces armées pour sécuriser la majeure partie du bassin sédimentaire. Affaiblie par la santé déclinante de son leader, la Tunisie est acculée à ratifier le Traité de délimitation frontalière finale du 16 avril 1970.

Ce renoncement aux droits de la Tunisie précoloniale trouve son prolongement maritime face à la Libye. Porté devant la Cour Internationale de Justice, le différend sur la délimitation du plateau continental débouche sur l’arrêt du 24 février 1982. La Cour valide un tracé largement calqué sur les lignes de concessions techniques issues du traité de 1955, attribuant à la Libye le contrôle exclusif du champ pétrolifère de Bouri, le plus productif de la Méditerranée.

En mars 2023, le président Kaïs Saïed dénoncera publiquement cette sentence historique, rappelant que la Tunisie n’a reçu que des miettes d’un bassin d’hydrocarbures dont un partage équitable aurait suffi à assurer l’indépendance financière et la prospérité du domaine national.

VI. LE RAPPORT DE FORCE INVERSÉ : DÉCONSTRUCTION DU CHANTAGE ÉNERGÉTIQUE AUTOUR DU TRANSMED

Pour pérenniser ce statu quo frontalier asymétrique, d’aucuns agitent régulièrement le spectre de la vulnérabilité énergétique tunisienne, notamment via l’axe du gazoduc TRANSMED, reliant l’Algérie à l’Italie en traversant le territoire national.
Selon cette vulgate, la Tunisie devrait s’abstenir de toute revendication mémorielle ou territoriale sous peine de voir ses vannes coupées unilatéralement par Alger. L’analyse technique et systémique des flux démontre que cette menace est une illusion rhétorique : un chantage gazier sur le TRANSMED causerait l’effondrement immédiat du régime algérien lui-même.

Depuis la reconfiguration mondiale des approvisionnements énergétiques post-2022, le TRANSMED est devenu un actif hautement stratégique surveillé par les puissances occidentales. Le gaz transitant par le sol tunisien sécurise le tissu industriel de l’Europe du Sud. Toute tentative d’Alger d’interrompre ou de manipuler ce flux sous prétexte de pressions politiques sur Tunis provoquerait une réponse diplomatique et financière immédiate de l’Italie et de l’Union européenne, isolant définitivement l’Algérie sur la scène internationale.

De surcroît, le pipeline constitue avant tout la jugulaire économique de l’État rentier algérien. Le budget de l’Algérie est maintenu sous perfusion par l’exportation de gaz. Tarir le TRANSMED équivaudrait, pour Alger, à couper sa propre artère financière en se privant instantanément de ses flux de devises essentiels. Sans ces revenus gaziers, le pouvoir algérien se retrouverait incapable de financer la paix sociale intérieure, assurée par de coûteux programmes de subventions de première nécessité pour contenir l’insurrection populaire. Le chantage au gaz est donc inapplicable : Alger ne peut l’utiliser sans déclencher sa propre implosion intérieure. La Tunisie, pivot géographique incontournable du transit, détient un levier d’interdépendance majeur qu’elle doit apprendre à faire valoir.

VII. L’ANALYSE DOCTRINALE DES COMMIS DE L’ÉTAT TUNISIEN

La dénonciation de cette asphyxie territoriale et énergétique n’est pas une construction contemporaine ; elle a été documentée avec rigueur par les plus hauts commis de la République Tunisienne.
L’apport de l’éminent constitutionnaliste et juriste tunisien, le professeur Lazhar Bououni (1948-2017), ancien ministre de la Justice, reste fondamental pour contester la légitimité des accords frontaliers.
Dans ses recherches universitaires publiées au sein de la Revue Tunisienne de Droit, il démontre que l’Algérie a violé de manière flagrante le principe de l’estoppel en droit international public. Un État ne peut adopter une posture qui contredit ses engagements antérieurs lorsque celle-ci lèse un tiers.
L’Algérie a accepté l’aide vitale de la Tunisie sur la base de la promesse écrite de réviser les frontières en 1959-1961, pour ensuite rejeter sa propre signature en invoquant la résolution de l’OUA de 1964. Pour M. Bououni, le traité de 1970 est entaché d’un vice de consentement moral fondamental, signé sous la contrainte d’un rapport de force militaire asymétrique. Il applique la même rigueur critique à l’arrêt de la CIJ de 1982, soulignant la mauvaise foi méthodologique de la partie adverse.

Le témoignage de Driss Guiga, figure de proue de l’appareil sécuritaire de Bourguiba (1947-2026), apporte la validation factuelle de ce préjudice. Nommé ministre de l’Intérieur au lendemain de l’attaque de Gafsa en janvier 1980 — où un commando armé s’était infiltré via la frontière occidentale —, M. Guiga inspecte personnellement les confins algéro-tunisiens.
Dans ses mémoires parus en octobre 2024, il consigne un constat sans appel : le tracé imposé par Alger en 1970 a privé la Tunisie de ses défenses naturelles sahariennes, créant une frontière artificielle, vulnérable et difficile à sécuriser. Il dénonce l’usage de cette asymétrie géographique par Alger comme un levier d’influence permanent visant à brider les orientations souveraines de Tunis.

VIII. CONCLUSION : POUR UN SOUVERAINISME MESURÉ ET SCIENTIFIQUE

La réévaluation mémorielle de l’asphyxie territoriale de la Tunisie n’est ni un appel au chauvinisme acrimonieux ni une tentative de déstabilisation des équilibres maghrébins. C’est un acte de salubrité intellectuelle nécessaire.
Tant que l’opinion publique tunisienne acceptera le récit biaisé de frontières fraternelles intangibles, la Tunisie restera en position de faiblesse doctrinale structurelle, contrainte de subir les asymétries économiques et sécuritaires imposées à ses dépens.

En s’appuyant sur les archives de 1910, les engagements écrits du GPRA de 1961, l’analyse de la convention maritime de 1955 et l’interdépendance réelle du réseau TRANSMED, ce corpus démontre que les droits de la Tunisie sur son espace demeurent imprescriptibles au regard de la vérité historique. Le combat pour la souveraineté de demain commence par le refus de l’amnésie d’aujourd’hui.

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CORPUS BIBLIOGRAPHIQUE ET ARCHIVISTIQUE DE RÉFÉRENCE :
Sources Primaires et Actes Internationaux :
• Ministère des Affaires Étrangères (France), Documents diplomatiques français (1871-1914), Imprimerie Nationale, Paris. (Correspondance de 1902-1911 sur les accords territoriaux franco-italiens).
• Régence de Tunis & Empire Ottoman, Convention finale de délimitation de la frontière entre la Tunisie et la Tripolitaine, Tripoli, 19 mai 1910.
• Winckler (Commandant), Rapport topographique et cartographique sur la délimitation de la frontière méridionale de la Tunisie, Service géographique de l’Armée, Paris-Tunis, 1911.
• Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, Procès-verbal de la conférence bilatérale secrète sur les confins sahariens occidentaux, Tunis, 6 janvier 1959.
• Ministère des Affaires Étrangères (France), Traité d’amitié et de bon voisinage entre la France et la Libye, Tripoli, 10 août 1955.
• Abbas (Ferhat) et Bourguiba (Habib), Déclaration commune tuniso-algérienne sur la révision des frontières sahariennes, Tunis, 26 juillet 1961.
• Organisation de l’Unité Africaine, Résolution AHG/Res. 16(I) sur l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation, Le Caire, 17-21 juillet 1964.
• Cour Internationale de Justice, Affaire du Plateau continental (Tunisie/Jamahiriya arabe libyenne), Arrêt du 24 février 1982.
• République Tunisienne, Journal Officiel de la République Tunisienne, Décret n° 70-170 du 20 mai 1970, portant ratification du traité frontalier tuniso-algérien.
Travaux Académiques et Littérature Géopolitique
• Abbas (Ferhat), Autopsie d’une guerre : L’Aurore, Éditions Albin Michel, Paris, 1980.
• Bououni (Lazhar), Le régime juridique des frontières sahariennes : Éléments pour une étude du contentieux frontalier tuniso-algérien, Revue Tunisienne de Droit, Volume XIV, n° 2, Tunis, 1982.
• Bououni (Lazhar), L’arrêt de la Cour internationale de Justice dans l’affaire du plateau continental tuniso-libyen : une lecture critique, Revue Tunisienne de Droit, Tunis, 1983.
• Despois (Jean), La Tunisie : ses régions, Éditions Armand Colin, Paris, 1961.
• Flory (Maurice), « La notion de frontière en Afrique du Nord », Annuaire de l’Afrique du Nord, Éditions du CNRS, Paris, 1965.
• Grimaud (Nicole), La politique extérieure de l’Algérie (1962-1978), Éditions Karthala, Paris, 1984.
• Guiga (Driss), Sur le chemin de Bourguiba : mémoires d’un acteur clé de l’histoire tunisienne, Éditions de L’Économiste Maghrébin, Tunis, octobre 2024.
• Kasri (Elyes), « Frontières africaines : du péché de Berlin au piège de l’intangibilité », L’Économiste Maghrébin, n° 952, août-septembre 2026 [INDEX].
• Maltese (S.), Le TRANSMED et la sécurité de l’approvisionnement gazier de l’Europe du Sud, Revue de l’Énergie, Milan/Paris, 2022.
• Martel (André), Les frontières tunisiennes (1881-1911) : Textes et cartes, Université de Tunis, 1965.
• Martel (André), « Le différend frontalier tuniso-algérien (1956-1970) », Revue d’histoire moderne et contemporaine, Tome XVIII, Paris, 1971.
• Martel (André), « La frontière tuniso-libyenne : de la zone mouvante à la ligne Winckler », Annuaire de l’Afrique du Nord, Éditions du CNRS, Paris, 1966.
• Rainero (Romain H.), Les Italiens dans la Tunisie coloniale : ambitions et réalités d’une présence, Éditions Économica, Paris, 1982.

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Tunisie | La colère des agents de la Steg

07. September 2026 um 13:21

Les agents et cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) relevant des différentes agences du gouvernorat de Sousse ont observé un mouvement de protestation d’une heure, ce lundi matin, 7 septembre 2026, de 9h00 à 10h00. Cette action fait suite au décès de leur collègue de l’agence de Menzel Bourguiba, mort électrocuté dans l’exercice de ses fonctions.

Hichem Ouacham, secrétaire général de la section syndicale de la Steg (agence de Sousse-Ville) et membre du bureau exécutif de l’organisation syndicale, a expliqué dans une déclaration à Mosaïque que ce rassemblement visait à dénoncer la dégradation des conditions de sécurité au travail pour les agents, en particulier face au manque de moyens de protection et d’équipements nécessaires à l’activité. Certains équipements de protection — tels que les gants isolants, les chaussures de sécurité et les tenues de travail — ne sont pas disponibles en quantité suffisante, exposant ainsi les agents à des risques d’accident dans l’exercice de leurs fonctions, a souligné le responsable syndical.

Il a également évoqué le harcèlement et la campagne de dénigrement dont ont fait l’objet les agents de la Steg, ainsi que les accusations de complot et de négligence portées à leur encontre suite aux fréquentes coupures d’électricité survenues depuis la mi-juillet, en raison du déséquilibre entre la demande qui augmente et l’offre qui stagne depuis 2019, faute d’investissements suffisants dans la production d’électricité.

Pour M. Ouacham, les agents de l’entreprise publique n’ont ménagé aucun effort durant l’été, malgré des conditions climatiques difficiles, précisant que leur temps de travail a parfois dépassé les 15 heures par jour, lors que dans les cercles du pouvoir, certaines voix s’élèvent pour les accuser de provoquer délibérément des coupures d’électricité pour remonter l’opinion contre le régime.

I. B.

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