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Le CETIME explore de nouveaux horizons avec l’AIEA

01. August 2026 um 17:51

Une délégation de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et du CNSTN (Centre national des sciences et technologies nucléaires) s’est rendue, jeudi 30 juillet, au Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME) pour discuter de perspectives de coopération entre les trois entités.

Suite à cette visite, le CITIME assure que les échanges ont porté sur le partage d’expertise et le développement d’initiatives conjointes au service de l’innovation et de la compétitivité industrielle. Les discussions ont également abordé les programmes de coopération visant à renforcer le développement des technologies nucléaires et radiologiques au service de l’industrie, du contrôle non destructif et de l’amélioration de la qualité industrielle.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mission d’information et de promotion des applications des technologies radioactives et nucléaires auprès des organismes exploitant des traceurs et des sources radioactives à des fins industrielles.

Les échanges ont, en outre, mis en lumière les activités du CETIME en matière d’essais non destructifs (END) utilisant des sources radioactives, ainsi que ses compétences, ses infrastructures et son savoir-faire dans les domaines des essais non destructifs, de la certification, de la formation et de l’accompagnement des industriels.

Noureddine Guizani, directeur général du CETIME, a présenté à cette occasion les deux grands événements que le Centre organisera du 17 au 20 novembre 2026, en partenariat avec la Société des Foires Internationales de Tunis (ITF); à savoir le Salon de la pièce de rechange, des équipements et services industriels (SAPRI 2026) et la Conférence africaine des essais non destructifs (ACNDT 2026).

Il a souligné l’importance stratégique de ces rendez-vous pour promouvoir les technologies de contrôle non destructif, renforcer les compétences régionales et soutenir le développement du tissu industriel africain.

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Bako Motors exporte les premières voitures électriques vers tunisiennes vers l’Allemagne

01. August 2026 um 16:04

La start-up tunisienne « Bako Motors », spécialisée dans l’industrie de voitures électriques, vient de procéder à sa première exportation de voitures, plus précisément vers l’Allemagne, devenant ainsi la première entreprise tunisienne à obtenir un certificat de conformité européen pour véhicules électriques.

A cette occasion, la directrice générale du Commerce extérieur au ministère du Commerce et du Développement des exportations, Dorra Borji, s’est félicité de l’essor, en Tunisie, de la filière des composants automobiles, laquelle compte actuellement près de 280 entreprises et emploie plus de 95 000 personnes. Selon ses dires, la Tunisie est classée deuxième en Afrique dans ce secteur prometteur, avec des exportations avoisinant les 3,9 milliards de dollars en 2025.

Concertant l’entreprise Bako Motors, Mme Borji assure que le taux d’intégration y dépasse les 40%, étant donné que la start-up collabore avec des sociétés tunisiennes spécialisées dans le textile, l’aluminium, les câbles automobiles, etc.

Lire aussi: Bako Motors décroche l’homologation ECE

Le directeur général de Bako Motors, Boubaker Siala, a indiqué que 20 véhicules électriques seront exportées vers l’Allemagne, dans le cadre de cette opération d’exportation. Il ajoute que sa start-up a déjà réussi à conquérir cinq marchés étrangers, à savoir l’Italie, la France, le Qatar, l’Arabie saoudite et l’Allemagne.

Il importe de noter que « Bako Motors » prévoit l’exportation de 88 voitures, durant l’exercice 2026, et de 800 véhicules en 2027.

Située à la zone industrielle El Mghira (gouvernorat de Ben Arous), la start-up, qui emploie actuellement 68 personnes, est parvenue à vendre plus de 400 voitures sur le marché local, depuis sa création, il y a quatre ans.

Rappelons que la loi de finances 2026 a accordé des avantages fiscaux significatifs au secteur de véhicules électriques, ce qui prouve la détermination du gouvernement à s’orienter vers une économie verte et d’être à la page de progrès technologiques.

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Dès le 30 juillet, l’humanité vit à crédit sur les ressources de la planète

01. August 2026 um 11:25

À partir du 30 juillet 2026, l’humanité entre en « déficit écologique ». Autrement dit la situation où la demande de l’humanité en ressources naturelles dépasse ce que la Terre est capable de régénérer sur une période donnée, généralement une année.

En effet, selon les calculs de Global Footprint Network, toutes les ressources que la Terre peut produire et régénérer en une année ont déjà été consommées, entre le 1er janvier et le 29 juillet 2026. Les cinq derniers mois de l’année seront donc financés au détriment du capital naturel de la planète, souligne l’ONG.

Le constat est sans appel : au rythme actuel de consommation, il faudrait 1,73 planète Terre pour répondre durablement aux besoins de l’humanité. Si le « Jour du dépassement » survient six jours plus tard qu’en 2025 (c’était le 23 juillet), ce léger décalage ne reflète aucun progrès, tient à préciser Global Footprint Network. « Il s’explique principalement par une révision des méthodes de calcul liées à l’absorption du carbone par les océans, et non par une baisse de notre empreinte écologique ».

En effet, depuis plus de cinquante ans (c’est-à-dire depuis 1976), la consommation mondiale dépasse la capacité de régénération des écosystèmes. « Forêts, terres agricoles, ressources en eau, poissons, minerais et métaux rares sont exploités à un rythme qui fragilise durablement les équilibres naturels », explique l’organisation non gouvernementale. Et ce sont les pays les plus développés qui restent les principaux moteurs de cette surexploitation, avec une consommation moyenne de ressources six fois supérieure à celle des pays à faible revenu. Pour les experts, sans changement rapide des modes de production et de consommation, le déficit écologique continuera de se creuser, aggravant la raréfaction des ressources, l’érosion de la biodiversité et les effets du changement climatique. Les premières victimes en seront les pays eous-développés ou en développement.

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La jeunesse au cœur des efforts de prévention de la drogue en Tunisie

31. Juli 2026 um 20:19

Les volontaires des Nations unies en Tunisie ont participé à une session spéciale dédiée à la prévention de l’usage des drogues et visant à promouvoir des comportements sains et renforcer la résilience des communautés

Dans le cadre du partenariat entre le Programme des volontaires des Nations unies (VNU) au Maghreb et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime en Tunisie, une activité de sensibilisation a été organisée au bureau de l’ONUDC mettant en avant les approches fondées sur les données probantes, conformément aux standards internationaux.

Cet évènement a permis de souligner le rôle essentiel des jeunes volontaires dans la sensibilisation, la promotion de comportements sains et la contribution à des communautés plus résilientes.

Les missions des Volontaires des Nations Unies affectés au bureau de l’ONUDC bénéficient du soutien de l’Ambassade de Suisse en Tunisie, rappellent les organisateurs.

Communiqué

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Sans garanties, sans intérêts : le crédit sur l’honneur peut-il tenir ses promesses ?

31. Juli 2026 um 14:00

Le décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026, publié au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT), introduit un nouveau mécanisme des crédits sur l’honneur, prévu depuis la réforme des chèques de 2024 (article 412 ter du Code de commerce).

Le texte fixe trois plafonds selon le profil du bénéficiaire : 25 000 dinars pour les PME et sociétés communautaires, 10 000 dinars pour les porteurs de microprojets, 5 000 dinars pour les particuliers, remboursables sur deux ans au maximum. Fait notable : les banques n’ont pas le choix, elles doivent consacrer au moins 8 % de leurs bénéfices de l’exercice précédent à alimenter ces lignes, et statuer sur chaque dossier en dix jours ouvrables.

L’expert Mohamed Salah Ayari a d’ailleurs tenu à clarifier un point : la simple déclaration sur l’honneur ne suffit pas, un dossier reste nécessaire, et la banque conserve son droit de poursuite en cas d’impayé.

La gratuité, qui pour la payer ?

Le principal point qui pose problème concerne le taux, si ce dernier est nul pour l’emprunteur, quelqu’un doit absorber le coût. L’ancien cadre de la Banque Centrale de Tunisie, Sadok Rouai explique en ce sens que « le coût ne disparaît jamais, il change simplement de payeur ».

L’économiste Aram Belhaj redoute, de son côté, que les banques ne privilégient en pratique les dossiers qui présentent le moins de risques, ce qui viderait le dispositif de sa vocation sociale. Quant à l’enveloppe globale, qui est environ de 120 millions de dinars puisés dans les bénéfices bancaires de 2025, elle lui semble bien en deçà de ce qu’exigerait un tissu économique où les demandeurs potentiels de crédits se comptent par dizaines de milliers.

Un accès au crédit pour le petit entrepreneuriat

Pour les jeunes porteurs de projets et les micro-entreprises historiquement écartés du crédit bancaire faute de garanties suffisantes, ce mécanisme ouvre malgré tout une porte concrète vers un premier financement. Sa réussite dépendra, néanmoins, de la clarté des critères d’octroi entre banques et de l’accompagnement offert aux bénéficiaires pour transformer ce coup de pouce en activité pérenne.

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STEG : 40 % des climatiseurs en Tunisie non conformes et énergivores

31. Juli 2026 um 13:17

La forte progression de l’usage de la climatisation résidentielle constitue désormais l’un des principaux facteurs de tension sur le système électrique tunisien. Maha Alaya, responsable au sein du département stratégie et planification stratégique de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), estime que près de 40 % des climatiseurs acquis par les consommateurs tunisiens ne répondent pas aux normes d’efficacité énergétique. Ce qui entraîne une consommation excessive d’électricité et accentue la pression sur le réseau national.

Intervenant lors du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé le 28 juillet 2026 avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, Maha Alaya a dressé un état des lieux des défis énergétiques auxquels la Tunisie est confrontée. Et ce, dans un contexte marqué par une hausse continue de la demande électrique et des épisodes de forte chaleur.

Elle a expliqué que la consommation d’électricité n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années, atteignant des niveaux particulièrement élevés depuis 2024. Cette dynamique s’est encore renforcée en 2025 et 2026, notamment sous l’effet de la hausse des températures et du recours massif à la climatisation.

A cet égard, elle noté que la dernière période estivale a illustré cette pression croissante sur le système électrique, avec des niveaux de consommation ayant parfois dépassé les capacités de production nationale, y compris les volumes importés depuis l’Algérie.

Maha Alaya, responsable au sein du département de la stratégie et de la planification stratégique de la STEG

La climatisation résidentielle, principal moteur de la hausse de la demande

Ainsi, Maha Alaya précise que cette augmentation ne s’explique pas principalement par une progression de l’activité industrielle ou par une accélération économique, mais essentiellement par l’explosion de la climatisation dans les ménages.

Elle a indiqué que le parc national de climatiseurs a atteint environ 2,794 millions d’appareils en 2024, générant une consommation estimée à 2 016,8 GWh. Une évolution qui pèse fortement sur la courbe de charge électrique, particulièrement durant les périodes de pointe estivales.

Les études menées par la STEGSTEG montrent également une transformation des habitudes des ménages. Alors qu’auparavant l’analyse portait principalement sur le premier ou le deuxième climatiseur installé dans un logement, les données récentes révèlent une progression importante du nombre de foyers équipés de trois voire quatre appareils.

Cette tendance s’est accentuée après les épisodes de canicule enregistrés en 2024, poussant de nombreux Tunisiens à installer davantage de climatiseurs, notamment dans les chambres et les cuisines.

Selon la responsable de la STEG, l’écart entre les périodes creuses et les pics de consommation atteint désormais près de 2 500 MW. Ce qui nécessite une évolution des comportements des consommateurs afin de mieux maîtriser la demande et réduire la pression sur le réseau.

L’efficacité énergétique au cœur de l’équation

Au-delà du nombre croissant de climatiseurs, Maha Alaya a insisté sur la question de leur performance énergétique. Le choix d’équipements moins efficaces représente, souligne-t-elle, un facteur aggravant pour le système électrique tunisien.

Elle a souligné que l’acquisition de climatiseurs de classe énergétique élevée, notamment ceux de catégorie A, demeure encore insuffisamment répandue auprès des consommateurs. Les appareils non conformes consomment davantage d’électricité et contribuent directement à la dégradation de la performance énergétique globale.

Cette problématique intervient alors que la Tunisie s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de transition énergétique. Avec notamment l’objectif d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, une part de 50 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2035 et une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre.

Le stockage et les énergies renouvelables, nouveaux piliers du système électrique

Face à l’augmentation continue de la demande, la STEG mise sur le développement des énergies renouvelables, mais aussi sur les solutions de stockage capables d’assurer davantage de flexibilité au réseau.

Maha Alaya a cité plusieurs projets structurants, notamment l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie d’une capacité de 600 MW, la centrale à cycle combiné de Skhira de 650 MW, ainsi que des projets photovoltaïques associés à des systèmes de stockage.

Parmi ces initiatives figure également la future station de transfert d’énergie par pompage à Tabarka, d’une capacité comprise entre 400 et 600 MW, qui permettra de stocker l’énergie durant les périodes de faible demande afin de la mobiliser lors des pics de consommation. Ce projet devrait contribuer à réduire les émissions de CO₂ à hauteur d’environ 25 000 tonnes par an.

Vers un réseau électrique plus intelligent

La responsable de la STEG a également mis en avant le rôle de la modernisation du réseau électrique à travers le déploiement des technologies « Smart Grid ».

À fin 2026, environ 80 000 compteurs intelligents basse tension et près de 25 000 compteurs moyenne tension ont déjà été installés. Ces équipements doivent permettre d’améliorer la gestion de la consommation, de réduire les pertes sur le réseau, d’optimiser la distribution et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Pae ailleurs, Maha Alaya assure que la transition énergétique tunisienne est entrée dans une nouvelle phase, où le stockage devient un élément central, aussi bien pour les installations industrielles que pour les solutions résidentielles.

Dans ce cadre, la STEG a récemment élaboré un guide consacré au stockage résidentiel, destiné à accompagner les consommateurs dans l’adoption de nouvelles solutions énergétiques. Une évolution qui pourrait renforcer l’autonomie énergétique des ménages. Tout en contribuant à alléger la pression exercée sur le réseau national durant les périodes de forte demande.

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Énergies vertes: la Tunisie affine son vivier de compétences dans l’électricité et l’électronique

31. Juli 2026 um 13:15

Un cursus de perfectionnement dédié aux nouveaux métiers verts, porté par le programme «THAMM Plus» et soutenu conjointement par Berlin et Bruxelles a été entamé cette semaine à Tunis. Au total, 275 compétences tunisiennes des secteurs de l’électricité et de l’électronique sont concernées par ce programme.

Dans un communiqué officiel, l’ambassade d’Allemagne en Tunisie a indiqué que l’objectif est de préparer les participants aux mutations du marché du travail. Au menu, des sessions de spécialisation en énergie solaire photovoltaïque, en calcul de l’empreinte carbone et en efficacité énergétique dans le bâtiment et les services, de quoi ouvrir des perspectives d’emploi aussi bien en Tunisie qu’en Allemagne.

Un montage à plusieurs partenaires

Le programme est piloté par l’Agence allemande de coopération internationale, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, l’organisation suisse de coopération technique, l’Agence tunisienne de formation professionnelle, l’ANETI et la fédération tunisienne de l’électricité et de l’électronique.

«THAMM Plus» prolonge en réalité l’initiative régionale «THAMM», dédiée à la mobilité sécurisée et légale des techniciens tunisiens, marocains et égyptiens vers l’Allemagne, l’Italie et la France.

Le plus pour l’investissement

Ce type de programme met en place, en amont, un vivier de main-d’œuvre qualifiée dans le solaire et l’efficacité énergétique. Pour les investisseurs et entrepreneurs positionnés sur la transition énergétique, la disponibilité de techniciens certifiés permettra d’accélérer l’implantation de projets verts et facilitera le développement de sous-traitants locaux dans ces métiers.

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Prosol Économique : la STEG ouvre le solaire à 65 000 familles avec des crédits sur 10 ans

31. Juli 2026 um 12:03

À l’heure où la Tunisie cherche à renforcer sa résilience énergétique et à accélérer sa transition vers des sources d’énergie plus durables, le photovoltaïque résidentiel apparaît comme un levier stratégique. C’est dans cette perspective que le programme Prosol Économique a été présenté lors du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis : Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé mardi 28 juillet 2026 avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie.

Réunissant experts, acteurs institutionnels et professionnels du secteur, cette rencontre a permis de mettre en lumière les mécanismes destinés à faciliter l’accès des ménages tunisiens à l’énergie solaire, notamment à travers les dispositifs d’accompagnement financier. Intervenant lors de ce séminaire, Hend Ennaifer, directrice commerciale et marketing de la STEG, a détaillé l’évolution du programme Prosol et l’émergence d’une nouvelle formule destinée à toucher une catégorie plus large de consommateurs : Prosol Économique.

Lancé en 2024, ce mécanisme vise les ménages dont la consommation électrique annuelle se situe entre 1 200 et 1 800 kWh. Selon la responsable de la STEG, le dispositif représente un potentiel d’environ 65 000 ménages, avec pour objectif de rendre le photovoltaïque accessible à des foyers qui ne pouvaient pas nécessairement intégrer les premières générations du programme.

Contrairement à une simple aide à l’équipement, Prosol Économique repose sur un écosystème associant plusieurs acteurs, notamment la STEG, les institutions financières et les installateurs. Le principe repose sur un financement par crédit, dont le remboursement est directement intégré à la facture d’électricité de la STEG, permettant ainsi de réduire la contrainte liée au coût initial de l’installation.

Le dispositif prévoit également des conditions financières incitatives, avec des crédits bénéficiant de taux bonifiés à 3 %, grâce au soutien du Fonds de transition énergétique et de la Nama Facility. La durée de remboursement est fixée à 10 ans, afin d’adapter l’investissement aux capacités financières des ménages ciblés.

Pour Hend Ennaifer, le développement du photovoltaïque résidentiel dépasse la seule dimension technologique. Il constitue désormais un choix stratégique visant à construire une transition énergétique plus inclusive, en donnant aux citoyens la possibilité d’accéder à une énergie propre, durable et plus abordable.

Cette ambition s’inscrit dans une approche plus large de justice énergétique. Selon la responsable de la STEG, l’objectif est de ne pas limiter la transition aux ménages disposant déjà des moyens financiers nécessaires, mais d’élargir progressivement le nombre de bénéficiaires grâce à des mécanismes adaptés aux différentes catégories de consommateurs.

Toutefois, plusieurs défis restent à relever pour accélérer la diffusion du solaire résidentiel. Les acteurs du secteur soulignent notamment la nécessité de simplifier davantage les procédures administratives et de réduire les délais de traitement des dossiers afin de renforcer la confiance des citoyens et d’accélérer le rythme des installations.

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Carburants verts: la stratégie double de la Tunisie pour une filière qui s’ouvre à l’investissement

31. Juli 2026 um 11:58

La Tunisie avance sur deux fronts pour se tailler une place dans la course aux carburants verts: d’un côté, la recherche universitaire éclaire la voie technique; de l’autre, les grands groupes internationaux mettent déjà l’argent sur la table.

Le e-kérosène, un atout de compétitivité

Le professeur Mohamed Sadok Guellouz, chercheur en génie énergétique interrogé par la TAP en marge d’un atelier à Tunis, plaide pour trois chantiers prioritaires: développer les carburants verts, moderniser le réseau électrique et rapprocher davantage laboratoires et industriels.

Il ajoute que d’après une récente étude, la Tunisie pourrait, d’ici 2050, sortir de ses usines un e-kérosène facturé un quart de moins qu’en Europe et un cinquième de moins qu’aux États-Unis, un avantage tarifaire qui pourrait faire des ports et aéroports du pays des escales de choix pour l’aviation et le transport maritime en quête de décarbonation. Autre chantier évoqué: la STEG explorerait la piste d’un barrage-réservoir à Oued El Meleh, dans le gouvernorat de Jendouba, avec une capacité annoncée de 400 à 600 MW pour stocker l’électricité renouvelable sur de longues périodes.

Trois mégaprojets tournés vers l’export

Sur le terrain, la plateforme Attaqa recense trois initiatives d’envergure. Un groupe saoudien s’est engagé sur une capacité annuelle de 600 000 tonnes d’hydrogène vert, quasi entièrement dédiée à l’export. Autre chantier de taille: celui associant TotalEnergies et l’autrichien Verbund, qui doit démarrer en 2030 avec 200 000 tonnes d’hydrogène vert par an avant de viser le million de tonnes; la facture s’annonce lourde, entre 8 milliards d’euros pour le lancement et jusqu’à 40 milliards une fois le projet à pleine puissance. Troisième pilier: l’ammoniac vert, avec une unité prévue dans la zone industrielle de Gabès.

À terme, Tunis vise l’exportation de 6,3 millions de tonnes d’hydrogène vert par an vers l’UE d’ici 2050, via un corridor transitant par l’Italie.

Un terrain accessible pour les investisseurs

Entre recherche appliquée et mégacontrats internationaux, la filière hydrogène offre un terrain encore largement accessible: électrolyse, stockage, infrastructures portuaires ou sous-traitance industrielle sont autant de niches où des acteurs tunisiens, publics comme privés, pourraient se positionner avant que le marché ne se referme.

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L’APIA valide 6,7 MDT d’investissements agricoles

31. Juli 2026 um 10:21

La Commission d’octroi des avantages relevant de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a approuvé, lors de sa septième réunion au titre de l’année 2026, trois opérations d’investissement dans les secteurs agricole et de la pêche maritime pour un montant global de 6,7 millions de dinars (MDT).

Réunie jeudi 30 juillet 2026 sous la présidence de la directrice générale de l’APIA, Inji Doggui Hanini, la commission a validé des projets portant sur la création, l’extension et le renouvellement d’activités agricoles dans les gouvernorats de La Manouba, Béja et Gabès.

Par ailleurs, trois prêts fonciers ont été accordés au profit de jeunes promoteurs agricoles afin de leur permettre d’acquérir des terres destinées à la réalisation de projets agricoles. Ces terrains couvrent une superficie totale de 27,3 hectares répartis entre les gouvernorats de Kasserine, du Kef et de Tataouine, pour une valeur globale estimée à 410 mille dinars.

Ces décisions s’inscrivent dans le cadre du programme de la Commission d’octroi des avantages pour l’année 2026, visant à soutenir l’investissement agricole, encourager la création de projets et renforcer l’accompagnement des investisseurs, notamment les jeunes promoteurs.

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L’industrie aérienne appelle l’Afrique à harmoniser les programmes API et PNR

30. Juli 2026 um 14:07

L’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), l’Association des compagnies aériennes d’Afrique australe (AASA) et l’Association du transport aérien international (IATA) exhortent les États africains à déployer les systèmes d’information préalable sur les voyageurs (API) et de dossier passager (PNR). Et ce, conformément aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Les trois organisations estiment que ces dispositifs, destinés à renforcer la sécurité aux frontières et à faciliter les déplacements des voyageurs, doivent reposer sur un cadre juridique harmonisé, limiter la collecte des données au strict nécessaire et garantir leur utilisation à des fins exclusivement sécuritaires, précisent-elles dans communiqué.

L’AFRAA, l’AASA et l’IATA demandent également que le financement des programmes API et PNR soit assuré par les gouvernements, conformément aux recommandations de l’OACI. Elles mettent en garde contre l’instauration de redevances à la charge des compagnies aériennes ou des passagers. Tout en estimant qu’une telle mesure renchérirait le coût du transport aérien, affaiblirait la connectivité du continent et réduirait les retombées économiques de l’aviation.

Les trois organisations réaffirment enfin leur volonté de collaborer avec les États africains afin de déployer des systèmes conformes aux standards internationaux, conciliant sécurité, efficacité opérationnelle et compétitivité du transport aérien.

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Algérie : le solaire freiné par la réglementation

30. Juli 2026 um 11:38

L’avenir du programme solaire algérien dépendra moins de l’abondance des ressources naturelles que de la capacité du pays à transformer ses ambitions en projets rentables et finançables.

C’est la principale conclusion d’un rapport publié récemment par PV Magazine, spécialisé dans les questions énergétiques, qui appelle à des réformes structurelles afin de créer un environnement plus attractif pour les investisseurs.

S’appuyant sur les conclusions d’une table ronde organisée par la Middle East Solar Industry Association, le rapport souligne que l’Algérie dispose d’atouts naturels exceptionnels, notamment un ensoleillement parmi les plus élevés au monde, de vastes espaces disponibles et une position géographique stratégique. Toutefois, ces avantages ne suffisent plus à eux seuls à attirer les capitaux internationaux en l’absence d’un cadre réglementaire et financier stable.

Le document rappelle que le système électrique algérien repose encore presque exclusivement sur le gaz naturel, qui constitue à la fois le principal combustible utilisé pour la production d’électricité et une source essentielle de recettes d’exportation. Dans ce contexte, le développement de l’énergie solaire apparaît comme un levier économique permettant de réduire la consommation intérieure de gaz et de réserver davantage de volumes aux exportations ou aux industries à forte valeur ajoutée.

15 GW de solaire et un réseau à renforcer

L’Algérie est appelée à lancer un programme visant à installer 15 gigawatts de capacité solaire. À ce stade, les projets en cours de réalisation représentent environ 3,2 gigawatts, alors que la demande nationale d’électricité continue de progresser. Ce qui impose d’accélérer la mise en œuvre des projets et de sécuriser des mécanismes de financement pérennes.

Les auteurs estiment que le modèle actuel, piloté par Sonelgaz à travers le financement des projets et les appels d’offres publics, a permis d’engager la première phase du programme. En revanche, le développement du marché nécessitera une participation accrue des investisseurs privés, notamment via des modèles de producteurs indépendants d’électricité (IPP), des contrats d’achat d’électricité à long terme (PPA) et des mécanismes contractuels plus transparents.

Le rapport insiste également sur la nécessité de renforcer les infrastructures électriques. Le développement des réseaux de transport, des postes de transformation et des capacités de stockage est jugé indispensable, la majorité des futurs parcs solaires étant implantée dans le sud du pays et sur les Hauts-Plateaux, loin des principaux centres de consommation.

Quid des systèmes de stockage et des projets d’hydrogène vert?

Les systèmes de stockage, notamment les batteries, sont appelés à jouer un rôle central dans le futur système énergétique algérien. Ils permettront de stocker l’électricité produite durant les périodes de fort ensoleillement, de renforcer la stabilité du réseau et d’alimenter les sites industriels ainsi que les zones isolées.

Le choix des technologies constitue un autre enjeu majeur. Le rapport recommande de privilégier des équipements capables de résister aux températures élevées et aux conditions poussiéreuses caractéristiques du climat algérien, afin d’assurer la fiabilité des installations et de réduire le coût de production de l’électricité sur le long terme.

Concernant le développement industriel, les auteurs considèrent que l’exigence d’un contenu local de 35 % constitue une étape importante pour structurer une filière nationale. Cet objectif devra toutefois être accompagné d’investissements dans les capacités industrielles et d’ingénierie, la formation de la main-d’œuvre et le renforcement des chaînes d’approvisionnement locales.

Le rapport souligne enfin que les projets d’hydrogène vert représentent une perspective stratégique pour l’Algérie. Leur succès dépendra néanmoins de la disponibilité d’une électricité renouvelable à faible coût, d’un cadre d’investissement attractif et d’infrastructures adaptées aux besoins de production et d’exportation.

En conclusion, PV Magazine estime que la réussite de la transition énergétique algérienne sera désormais évaluée à l’aune de la capacité du pays à bâtir un marché de l’investissement crédible, reposant sur des projets bancables, un réseau électrique modernisé, des solutions de stockage performantes et une base industrielle nationale capable de soutenir les ambitions du pays dans le domaine des énergies renouvelables.

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Ain : la justice saisie après des chants racistes lors d’une féria

30. Juli 2026 um 11:32
« Et on s’en fout, on n’aime pas les bougnoules. » Ces propos racistes ont été entonnés pendant la féria de Marboz, le week-end dernier. Le préfet de l’Ain a saisi la justice. En bref Une vidéo montrant des chants…

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Près de 50 000 dinars de pertes par restaurant touristique : le bilan de la récente campagne de délestages de la STEG

29. Juli 2026 um 15:06

Le président de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques, Habib Ben Moussa a déclaré dans la journée du mardi que les coupures d’électricité à répétition coûteraient près de 50 000 dinars à chaque établissement du secteur, essentiellement en raison des denrées avariées faute de réfrigération.

Au cours de la récente vague de chaleur, plusieurs restaurants ont carrément dû fermer boutique pendant quatre jours d’affilée. Résultat : du matériel de réfrigération endommagé, des stocks perdus et des clients qui ne reviennent pas.

Face à cela, Habib Ben Moussa réclame un geste simple de la STEG : prévenir les restaurateurs par SMS avant chaque coupure programmée, pour qu’ils aient le temps de mettre leur matériel et leurs marchandises à l’abri.

Le solaire, une solution hors de prix

Se tourner vers le stockage de l’énergie solaire ? L’idée séduit, mais le porte-monnaie freine : quatre batteries sont nécessaires pour équiper une installation de 5,4 kW, ce qui représente une dépense proche de 10 000 dinars. Le responsable appelle, par conséquent, les autorités à alléger la fiscalité douanière sur ces équipements, avec l’objectif de faire baisser la facture dans une fourchette de 5 000 à 6 000 dinars.

Un secteur déjà sous pression

Avec 397 établissements classés et près de 20 000 emplois, les récentes difficultés énergétiques interviennent au pire moment pour le secteur. Un quart des recettes générées file tout droit dans les caisses de l’État sous forme d’impôts et de taxes diverses, et la marge bénéficiaire de certains services ne dépasse pas les 2 %, plombée par la flambée du coût des matières premières.

Investir dans l’autonomie énergétique, un pari encore hors de portée

Les difficultés soulevées par la Fédération constituent de réelles opportunités d’investissement pour les acteurs du solaire et du stockage de l’énergie en Tunisie : la demande existe, portée par un secteur touristique confronté à des pertes récurrentes, mais le coût initial reste dissuasif pour la majorité des exploitants.

Une baisse ciblée des droits de douane sur les équipements de stockage, comme le réclame Habib Ben Moussa, pourrait à la fois soulager les restaurateurs et ouvrir un marché plus large aux fournisseurs locaux de solutions solaires et de batteries.

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La Sotipapier voit son chiffre d’affaires chuter de 20% au premier semestre 2026

29. Juli 2026 um 14:28

La Sotipapier a enregistré un recul de son activité au premier semestre 2026. Son chiffre d’affaires s’est établi à 44,19 millions de dinars, en baisse de 20% par rapport à la même période de 2025, dans un contexte marqué par une demande toujours faible pour le papier kraft et une pression persistante sur les coûts de production.

Les indicateurs d’activité publiés par la société montrent également un ralentissement de la production. Entre janvier et juin 2026, la Sotipapier a produit 23.947 tonnes de papier, contre 26.798 tonnes un an auparavant, soit une diminution de 11%. Cette baisse concerne aussi bien le papier pour ondulé, dont la production recule de 1.081 tonnes, que le papier kraft, en baisse de 1.770 tonnes.

Le repli du chiffre d’affaires est principalement attribué à la contre-performance du segment du papier kraft, dont les revenus ont chuté de 30%. Le papier pour ondulé résiste davantage avec une baisse limitée à 5%, mais les volumes commercialisés restent en retrait par rapport à l’année précédente.

La Sotipapier souligne que le marché tunisien du papier kraft peine toujours à retrouver son niveau d’avant 2025. Si la demande s’est stabilisée au cours des six premiers mois de l’année, elle demeure insuffisante pour soutenir la croissance de l’activité. En parallèle, la hausse continue des prix de la pâte à papier maintient une forte pression sur les coûts de fabrication.

À l’inverse, le marché du papier destiné à l’emballage reste mieux orienté grâce à une demande soutenue des industriels. La société prévient toutefois que l’évolution des prix des matières premières et l’intensification de la concurrence pourraient peser sur les prix de vente au second semestre 2026.

Sur le plan des investissements, la Sotipapier a engagé 3,14 millions de dinars au premier semestre, contre 4,9 millions de dinars un an plus tôt, soit une baisse de 36%, traduisant un rythme d’investissement plus prudent.

Côté financement, la société affiche une légère amélioration de sa structure financière. Sa dette nette ressort à 47,19 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 48,44 millions de dinars un an auparavant, soit une réduction de 1,26 million de dinars. Cette évolution résulte principalement du remboursement d’une partie des crédits à moyen terme, malgré une hausse des crédits de gestion et un niveau de trésorerie plus faible.

 

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STEG: le flou le plus total entoure le nouveau générateur de la centrale de La Mornaguia

29. Juli 2026 um 14:28

Une opération logistique peu banale s’est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche: un générateur électrique de taille impressionnante a quitté le port de Menzel-Bourguiba, à Bizerte, direction le Grand Tunis. L’appareil doit être installé à la centrale de la STEG de La Mornaguia, dans le gouvernorat de La Manouba.

Un convoi qui n’est pas passé inaperçu

Remorques surbaissées, itinéraire étudié, coordination sécuritaire renforcée; le transport n’a rien eu d’ordinaire. Le passage du convoi a carrément enflammé les réseaux sociaux, entre photos, vidéos et questions sans réponse: quelle puissance, quel coût, et pourquoi avoir fait transiter l’équipement par Menzel-Bourguiba, un trajet nettement plus long qu’en passant par Radès? Pour ce point comme pour les autres, aucune communication officielle.

Seule certitude à ce stade: l’équipement est de fabrication allemande. Capacité exacte, montant de l’acquisition, fournisseur, calendrier précis, tout reste flou. Une fois sur site, le générateur devra passer des tests techniques avant sa mise en exploitation.

Un signal pour l’investissement énergétique

Au-delà de l’anecdote logistique, cet épisode remet sur la table la nécessité d’investir dans le renforcement des capacités de production, pour absorber des pics de demande devenus une norme chaque été. Le flou entretenu autour du coût et du fournisseur de cet équipement est problématique par rapport à la transparence des contrats énergétiques, un paramètre que les investisseurs et les partenaires financiers du secteur suivent de près avant de s’engager sur des projets similaires.

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Le Groupe QNB poursuit sa feuille de route stratégique

29. Juli 2026 um 14:24

Le Groupe QNB, institution financière de premier plan au Moyen-Orient et en Afrique, a publié aujourd’hui son rapport stratégique présentant la performance du Groupe au deuxième trimestre 2026 et mettant en évidence la poursuite réussie de ses initiatives en matière d’innovation, de durabilité et de développement des capacités institutionnelles à travers son réseau international.

Au cours du deuxième trimestre de l’année, le Groupe a enregistré des progrès significatifs dans la mise en œuvre d’un ensemble d’initiatives alignées sur ses priorités stratégiques à long terme, centrées sur le renforcement de la résilience économique, le soutien aux secteurs porteurs et l’accompagnement d’une croissance durable sur ses principaux marchés.

Ces avancées traduisent l’approche rigoureuse adoptée par le Groupe, afin de renforcer la création de valeur durable une approche fondée sur la diversification de ses activités, la solidité de ses dispositifs de gouvernance et la poursuite des investissements dans l’innovation et le développement du capital humain.

À cette occasion, Abdulla Mubarak Al-Khalifa, directeur général du Groupe QNB, a déclaré : « Notre performance au deuxième trimestre illustre clairement notre leadership dans le financement de l’avenir de la région, depuis le soutien aux projets pionniers d’énergie durable jusqu’à l’autonomisation de la prochaine génération d’innovateurs. Nous restons pleinement mobilisés pour accompagner le développement économique, renforcer la résilience institutionnelle, favoriser l’innovation et générer une valeur durable à long terme sur l’ensemble des marchés où nous opérons. Nos efforts continus de diversification de notre plateforme internationale, conjugués à l’exécution rigoureuse de nos initiatives stratégiques et à la solidité de nos cadres de gouvernance, renforcent la capacité du Groupe à faire face à l’évolution rapide des marchés, tout en maintenant notre priorité sur une croissance responsable et une innovation centrée sur les besoins des clients ».

 

Développer les capacités mondiales grâce aux partenariats stratégiques et au financement

Au deuxième trimestre, QNB a poursuivi son soutien aux secteurs stratégiques et au développement économique à long terme au moyen d’initiatives de financement spécialisées déployées à travers son réseau international.

En Afrique du Nord, QNB Égypte a participé au financement d’un projet historique de 500 millions de dollars américains portant sur l’usine de carburant d’aviation durable de Green Sky Capital, située dans la zone économique du canal de Suez en Égypte et appelée à devenir la plus grande installation de production de carburant d’aviation durable du Moyen-Orient et d’Afrique. Le projet devrait produire jusqu’à 200 000 tonnes de biocarburant par an et permettre une réduction annuelle des émissions pouvant atteindre 500 000 tonnes d’équivalent CO₂. Cette initiative témoigne ainsi l’engagement de notre activité de banque d’entreprises en faveur du financement des infrastructures vertes. Le projet contribue également au développement des solutions énergétiques de demain et renforce la position de la région au sein des chaînes de valeur émergentes du carburant d’aviation durable.

QNB Égypte a également signé un accord de financement à moyen terme d’un montant de 5,5 milliards de livres égyptiennes avec la société Marakez, afin de soutenir la poursuite de l’expansion de son projet immobilier à usage mixte « Fifth Square » dans l’est du Caire. Le projet contribue au dynamisme économique général grâce à la mise en place d’une infrastructure intégrée comprenant des unités résidentielles et commerciales ainsi que des équipements modernes.

Dans le cadre de ses efforts continus visant à soutenir le développement économique et la croissance du secteur privé, QNB Égypte a conclu une convention de facilités de crédit de 3 milliards de livres égyptiennes avec GlobalCorp Financial Services, afin de financer ses activités de crédit-bail et de financement immobilier. Cet accord vise à élargir l’accès à des solutions de financement souples dans différents secteurs, en favorisant l’investissement, la croissance des entreprises et l’inclusion financière.

QNB Égypte a également mené à bien l’arrangement d’un prêt syndiqué de 11,98 milliards de livres égyptiennes au profit de Qased Khair for General Supplies and Contracting, destiné au financement d’un projet de développement de nouveaux quais maritimes au port d’East Port-Saïd. Ce projet devrait renforcer les infrastructures logistiques et maritimes de l’Égypte, améliorer la connectivité commerciale et soutenir la croissance économique à long terme.

Le Groupe a par ailleurs continué d’appuyer les initiatives de transformation du secteur de l’énergie à travers son réseau international. En Turquie, QNB a accordé un financement à long terme de 38 millions de dollars américains pour soutenir deux projets majeurs d’énergie renouvelable. Ce financement stratégique comprend 23 millions de dollars américains destinés à la construction d’une centrale solaire de pointe d’une capacité de 36 MW, dédiée à l’autoconsommation, ainsi qu’une allocation structurée des 15 millions de dollars américains restants dans le cadre d’un partenariat lancé en 2025 pour cofinancer un projet éolien d’une capacité de 140 MW. Ces initiatives illustrent le rôle de premier plan du Groupe QNB dans le financement d’infrastructures durables et résilientes face aux défis climatiques à l’échelle mondiale.

Ces opérations confortent le rôle essentiel joué par le Groupe QNB dans le financement de projets qui renforcent la résilience économique, soutiennent le développement du secteur privé et contribuent à une croissance durable sur les marchés où il est présent.

 

Renforcer l’innovation et les compétences

Le Groupe a continué d’intensifier ses efforts en matière d’innovation, d’éducation et de développement des compétences de ses collaborateurs afin de s’adapter à l’évolution rapide des marchés, au moyen d’initiatives favorisant une croissance fondée sur la connaissance dans l’ensemble des pays où il exerce ses activités.

Au cours du deuxième trimestre, QNB a conclu un partenariat avec Carnegie Mellon University in Qatar afin de créer le QNB Center for Business Innovation, une plateforme destinée à promouvoir l’innovation dans les affaires, l’apprentissage appliqué et la préparation de compétences capables de répondre aux évolutions futures au Qatar et, plus largement, dans la région.

Cette initiative rassemble des expertises académiques et professionnelles spécialisées dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, la culture financière, l’analyse de données et les outils pédagogiques interactifs, en appui aux ambitions du Qatar de bâtir une économie diversifiée et fondée sur l’innovation.

Parallèlement, le Groupe QNB a poursuivi le renforcement de son programme de bourses d’études, qui accompagne les étudiants qataris dans des disciplines stratégiques telles que la technologie, la cybersécurité, la finance, l’économie, l’ingénierie et la gestion des entreprises.

Le Groupe a également continué de soutenir le développement des futurs dirigeants du secteur financier grâce à des initiatives internationales de partage des connaissances. Au deuxième trimestre, QNB Suisse a accueilli une délégation du Qatar Leadership Centre à Genève. Cette visite a permis aux participants de bénéficier d’analyses approfondies sur la gestion de fortune internationale, la finance durable et l’évolution rapide des marchés financiers mondiaux. Cette coopération traduit l’engagement de QNB en faveur du développement des futurs dirigeants et du renforcement des expertises financières spécialisées.

Illustrant son engagement à constituer des équipes performantes et prêtes à relever les défis futurs dans l’ensemble de son réseau international, QNB Indonesia a remporté plusieurs distinctions lors des HR Asia Awards 2026, notamment le prix de la meilleure entreprise où travailler en Asie et le prix récompensant une transformation à fort impact dans le domaine des ressources humaines.

En Tunisie, QNB a poursuivi son soutien au développement des compétences des jeunes, à l’innovation et à l’engagement des collaborateurs à travers plusieurs initiatives, dont la première édition des QNB Talent Awards et sa participation à la 13e édition de la Foire aux projets organisée par ESPRIT School of Business. Ces actions ont contribué à promouvoir l’innovation, l’entrepreneuriat et le développement durable, tout en renforçant les liens avec les étudiants, les universitaires et les futurs talents.

Ces initiatives témoignent de la poursuite des investissements de QNB dans les écosystèmes d’innovation, le développement du capital humain, l’engagement des collaborateurs et l’accompagnement de la prochaine génération de talents régionaux.

 

Créer de la valeur ajoutée

Le Groupe QNB a continué de consolider sa position d’institution financière de premier plan dans la région grâce à une performance solide, une large présence internationale et une attention constante portée à la création de valeur pour ses clients.

Au deuxième trimestre, le Groupe a conservé son statut de marque bancaire la plus valorisée du Moyen-Orient et d’Afrique selon le rapport de Brand Finance, avec une valeur de 10,3 milliards de dollars américains et une place parmi les 50 marques bancaires les plus valorisées au monde. L’indice de force de la marque du Groupe s’est maintenu à 86, reflétant la confiance durable de ses clients et de ses parties prenantes.

Le Groupe a également consolidé de recevoir une reconnaissance internationale pour ses performances et sa contribution au développement économique. Il a notamment été désigné « Meilleur prestataire de services de financement du commerce au Qatar en 2026 » par le magazine Global Finance, confirmant une nouvelle fois son leadership dans la fourniture de solutions de financement du commerce innovantes adaptées aux besoins évolutifs de ses clients.

QNB a par ailleurs été distingué par la Chambre de commerce française en reconnaissance de ses investissements en France et de son rôle dans le renforcement de la coopération économique entre l’État du Qatar et la République française.

Le Groupe a également pris part à plusieurs grands forums internationaux consacrés au renforcement de la coopération économique et des flux d’investissement entre le monde arabe et l’Europe. Il a notamment participé au Gulf Vision 2026 Forum à Paris, plateforme de référence pour le dialogue entre la France et la région du Golfe, ainsi qu’au Forum économique arabo-allemand à Berlin, organisé sous le thème « Construire des ponts entre l’Allemagne et le monde arabe ». À travers ces participations, QNB a contribué aux échanges sur le commerce, l’investissement et les opportunités de coopération transfrontalière, confirmant son engagement à renforcer les relations économiques entre les marchés régionaux et internationaux.

 

Renforcer la durabilité et la résilience institutionnelle

La durabilité demeure une composante indissociable des activités de financement, des opérations et des priorités stratégiques à long terme du Groupe QNB.

Au deuxième trimestre, le Groupe QNB a remporté le prix « SustainableLender of the Year 2026 » dans le cadre des Middle East Transition Finance Awards organisés par le magazine Environmental Finance, en reconnaissance de son rôle dans le développement de la finance durable à travers la région. Cette distinction reflète l’impact de notre cadre de financement durable, qui a permis d’orienter plus de 11 milliards de dollars américains vers le financement de projets verts, sociaux et liés à la durabilité.

QNB a également continué de renforcer son positionnement institutionnel à l’échelle internationale grâce aux distinctions obtenues sur les marchés de capitaux et dans les classements institutionnels. Le Groupe a été nommé « Meilleur émetteur d’obligations sur les marchés émergents du Moyen-Orient » lors de la première édition des GlobalCapital MTN Awards 2026, illustrant la confiance des investisseurs dans sa stratégie de financement diversifiée et dans sa résilience financière.

Parallèlement, le Groupe QNB a figuré dans le classement Forbes Middle East des 100 plus grandes sociétés cotées de la région par capitalisation boursière en 2026, renforçant encore sa position de marché et sa solidité institutionnelle.

Ces réalisations reflètent l’engagement constant portée par le Groupe à une croissance durable, au renforcement des pratiques de bonne gouvernance et à la création de valeur pour ses clients dans l’ensemble de ses opérations internationales.

 

Soutenir les communautés et le développement inclusif

Le Groupe poursuit son soutien aux initiatives qui contribuent positivement au bien-être des communautés dans lesquelles il opère.

Dans le cadre de ses activités de responsabilité sociétale à l’occasion de l’Aïd al-Adha, QNB Qatar a organisé des visites au centre Enaya de soins spécialisés, au cours desquelles un soutien et des cadeaux ont été remis aux patients afin de favoriser le bien-être et les liens communautaires pendant la période des fêtes.

En Tunisie, QNB a apporté son soutien à une caravane médicale multidisciplinaire organisée à l’hôpital régional de Mareth. Cette initiative a contribué à améliorer l’accès aux soins et aux consultations spécialisées pour les enfants et les familles des communautés environnantes.

Ces initiatives s’inscrivent dans l’approche plus large du Groupe QNB en matière de responsabilité sociétale et d’appui au développement inclusif.

 

Perspectives

Alors que les marchés régionaux et internationaux continuent d’évoluer, QNB maintient sa priorité sur l’exécution rigoureuse de ses orientations stratégiques, tout en conservant une vision à long terme fondée sur la croissance durable et le renforcement de la résilience institutionnelle.

Le Groupe continuera de développer ses capacités d’innovation, de soutenir les secteurs stratégiques au moyen de financements responsables et d’élargir l’intégration des principes de durabilité dans l’ensemble de ses opérations et de ses activités avec les clients.

À l’approche du troisième trimestre 2026, le Groupe QNB poursuivra sur sa forte dynamique en avançant dans la mise en œuvre de plusieurs priorités stratégiques. Il renforcera son leadership dans la finance durable et accélérera encore le développement de ses capacités de banque digitale afin d’améliorer l’expérience client. Parallèlement, l’activité de gestion d’actifs et de fortune étendra ses services de gestion de portefeuille sur plusieurs marchés nationaux et internationaux clés, afin de proposer aux clients des solutions d’investissement en constante évolution. Fort d’une exécution rigoureuse, d’une gouvernance solide et d’une présence internationale résiliente, le Groupe QNB continue de consolider son positionnement pour saisir de nouvelles opportunités et générer une croissance durable à long terme sur l’ensemble des marchés où il opère.

 

Avec communiqué

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Canicule, nuits tropicales, explosion de la climatisation : l’été 2026 hors norme en Tunisie

29. Juli 2026 um 14:21

L’été 2026 pourrait marquer un tournant dans la manière dont la Tunisie appréhende les effets du changement climatique sur son système énergétique. Entre la multiplication des vagues de chaleur, la hausse spectaculaire de la demande en climatisation et la pression croissante sur le réseau électrique, le pays fait face à des défis qui pourraient devenir récurrents dans les prochaines années.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, en marge du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, l’ingénieur en environnement et spécialiste en énergie Hamdi Hached revient sur les facteurs qui expliquent cette situation exceptionnelle et appelle à accélérer l’adaptation des infrastructures.

Cette rencontre, qui a réuni des experts, des acteurs institutionnels et des professionnels du secteur énergétique, a notamment porté sur les défis actuels liés à la crise énergétique et sur le rôle du photovoltaïque résidentiel comme levier de résilience et de transition énergétique.

Hamdi Hached note que l’année 2026 constitue une rupture dans l’évolution des phénomènes climatiques extrêmes. « En 2026, nous avons connu une situation exceptionnelle à l’échelle mondiale. Près de 62 % des surfaces terrestres ont été touchées par des vagues de chaleur, avec des températures largement supérieures aux normales saisonnières », explique-t-il à L’Économiste Maghrébin.

Cette tendance s’est également manifestée dans la région méditerranéenne et en Europe, où plusieurs épisodes caniculaires se sont succédé sur une période particulièrement courte. « En seulement 40 jours, nous avons enregistré au moins quatre vagues de chaleur importantes, avec des durées relativement longues », précise l’expert.

Au-delà de l’intensité des températures, Hamdi Hached insiste sur un changement majeur dans le calendrier d’apparition de ces phénomènes. « Les vagues de chaleur étaient auparavant principalement associées à l’été. Aujourd’hui, nous observons des épisodes de forte chaleur dès le mois de mai », souligne-t-il.

Une demande électrique dopée par l’explosion de la climatisation

Pour l’ingénieur, la situation énergétique observée en Tunisie durant l’été 2026 n’est pas une surprise totale. Elle résulte d’une accumulation de facteurs climatiques et structurels qui avaient déjà été identifiés depuis plusieurs années.

« Nous avions été alertés depuis 2013-2014 sur le risque d’atteindre une telle situation. La transition énergétique et la nécessité d’investir dans les infrastructures étaient déjà au centre des discussions », rappelle-t-il.

Parmi les phénomènes les plus préoccupants figure celui des « nuits tropicales », caractérisées par une faible diminution des températures durant la nuit. Cette absence de rafraîchissement naturel empêche les bâtiments de retrouver des températures plus supportables et accentue le recours aux équipements de climatisation.

« Normalement, la température doit diminuer pendant la nuit. Mais nous avons connu des nuits où elle est restée autour de 34, 35 voire 36 degrés dans certaines régions, avec des pointes proches de 38 degrés. Le nombre de nuits tropicales prolongées a fortement augmenté », explique Hamdi Hached.

Cette situation a eu un effet direct sur la consommation électrique. Lorsque les températures restent élevées en continu, les climatiseurs fonctionnent plus longtemps et sollicitent davantage le réseau. « Lorsque la chaleur persiste jour et nuit, la consommation des climatiseurs augmente fortement. Cela a provoqué une hausse brutale de la demande électrique », affirme-t-il.

En outre, l’expert souligne que cette demande supplémentaire a entraîné une augmentation significative de la puissance appelée sur le réseau national. « Nous sommes passés d’une capacité de pointe autour de 5 000 mégawatts à une demande supérieure, avec près de 1 000 mégawatts supplémentaires liés essentiellement aux climatiseurs », détaille-t-il.

Un phénomène qui pourrait se reproduire

Ainsi, Hamdi Hached affirme que l’épisode vécu durant l’été 2026 doit être considéré comme un signal d’alerte. Rien ne permet d’affirmer que ces conditions climatiques resteront exceptionnelles.

« Nous n’avons aucune garantie que ce phénomène ne se reproduira pas. Nous n’avons jamais atteint auparavant ce niveau de chaleur », avertit-il.

Cette évolution intervient dans un contexte où le nombre d’équipements de climatisation installés dans les foyers tunisiens continue d’augmenter. « Aujourd’hui, nous comptons environ 2,8 millions de climatiseurs et ce chiffre continue de progresser. Avec la multiplication des épisodes de chaleur, la demande de refroidissement va continuer à augmenter », estime-t-il.

L’expert ajoute également que l’évolution des besoins sociaux pourrait accentuer cette pression. « Certaines catégories sociales qui n’avaient pas accès auparavant à la climatisation pourraient chercher à s’équiper en raison des fortes chaleurs. Cela entraînera mécaniquement une nouvelle hausse de la demande », explique-t-il.

Anticiper plutôt que subir

Face à cette nouvelle réalité climatique, Hamdi Hachad estime que la Tunisie doit changer d’approche et privilégier l’anticipation plutôt que la gestion des crises ponctuelles.

« Ce phénomène est lié à l’évolution du climat de la planète. Il ne faut pas transmettre un mauvais message aux citoyens en leur faisant porter toute la responsabilité. L’enjeu est plutôt de savoir comment se préparer et comment adapter nos infrastructures », insiste-t-il.

Selon lui, les prochaines décisions d’investissement seront déterminantes. « La vraie question est : que devons-nous investir aujourd’hui pour éviter de revivre cette situation demain ? », interroge-t-il.

L’adaptation du système énergétique ne passe pas uniquement par l’augmentation des capacités de production électrique. Elle implique également une transformation profonde des modes de construction et de consommation.

L’efficacité énergétique comme première ligne de défense

Parmi les solutions envisageables, Hamdi Hachad met en avant le développement du « refroidissement passif », qui consiste à concevoir des bâtiments capables de limiter naturellement l’accumulation de chaleur.

« Il faut réfléchir à l’architecture de nos maisons, de nos bâtiments administratifs et de nos infrastructures pour réduire naturellement la chaleur accumulée », explique-t-il.

La végétalisation des espaces urbains constitue également un levier important. « Chaque arbre, chaque espace vert contribue à créer un microclimat. La baisse de température générée permet de réduire la consommation énergétique liée à la climatisation », souligne-t-il.

L’isolation thermique des bâtiments doit aussi devenir une priorité dans les politiques publiques. « Nous devons revoir notre cadre réglementaire et intégrer davantage les techniques d’isolation thermique dans les constructions futures », plaide l’expert.

Enfin, Hamdi Hached insiste sur la nécessité d’une meilleure préparation des citoyens avant les périodes de forte chaleur. « Il faut mettre en place une véritable stratégie de sensibilisation avant la saison estivale, notamment sur la rationalisation de la consommation électrique. Cela ne réglera pas toute la crise, mais cela peut contribuer à limiter les pics de demande » conclut-il.

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Face aux défis énergétiques, l’Italie mise de nouveau sur le nucléaire

29. Juli 2026 um 11:31

L’Italie franchit une nouvelle étape vers un retour de l’énergie nucléaire, près de quarante ans après avoir abandonné cette filière à la suite de la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Le gouvernement de la Première ministre Giorgia Meloni entend réintroduire le nucléaire dans le mix énergétique national. Et ce, afin de renforcer la sécurité énergétique du pays et de soutenir ses objectifs de décarbonation.

Le ministre italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin, a confirmé, mardi 28 juillet à l’Associated Press (AP), que l’exécutif prépare le cadre législatif nécessaire pour permettre le développement d’une nouvelle génération de réacteurs nucléaires. L’objectif affiché de l’Italie est de favoriser le déploiement de technologies innovantes, notamment les petits réacteurs modulaires (SMR) et, à plus long terme, les réacteurs avancés de quatrième génération.

L’Italie fut pourtant l’un des premiers pays européens à renoncer au nucléaire. À la suite de l’accident de Tchernobyl, un référendum organisé en 1987 conduisit à la fermeture progressive des quatre centrales nucléaires italiennes, la dernière cessant définitivement ses activités en 1990. Une nouvelle tentative de relance, engagée sous le gouvernement de Silvio Berlusconi, fut à son tour abandonnée après la catastrophe de Fukushima, lorsqu’un second référendum, en 2011, confirma le rejet populaire de cette technologie.

Aujourd’hui, le contexte a profondément changé. La guerre en Ukraine, les tensions sur les marchés de l’énergie et la nécessité de réduire les émissions de carbone conduisent plusieurs pays européens à revoir leur politique énergétique. Le gouvernement Meloni estime que les nouvelles technologies nucléaires offrent des garanties de sûreté supérieures aux anciennes générations de centrales. Tout en contribuant à limiter la dépendance de l’Italie aux importations d’énergie.

Selon les projections officielles, l’énergie nucléaire pourrait représenter entre 11 % et 22 % de la production nationale d’électricité à l’horizon 2050, en complément des énergies renouvelables. Rome ne prévoit toutefois pas de construire de grandes centrales classiques, mais privilégie le développement progressif de réacteurs modulaires de faible puissance, jugés plus flexibles, moins coûteux et plus rapides à déployer.

Pour préparer cette transition, plusieurs groupes industriels italiens se sont déjà mobilisés. En 2025, Enel, Ansaldo Energia et Leonardo ont créé la société Nuclitalia, chargée d’évaluer les technologies nucléaires les plus adaptées et de préparer l’émergence d’une future filière nationale.

Malgré cette volonté politique, le projet continue de susciter un débat nourri au sein de la société italienne. Si une partie des jeunes générations se montre désormais plus favorable au nucléaire en raison des préoccupations climatiques et énergétiques, une partie importante de l’opinion publique reste marquée par les souvenirs de Tchernobyl et de Fukushima, alimentant une fracture générationnelle sur cette question.

Le gouvernement devra désormais convaincre le Parlement, les collectivités locales et l’opinion publique avant que l’Italie ne puisse effectivement renouer avec une production d’électricité d’origine nucléaire, près de quatre décennies après y avoir officiellement renoncé.

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