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Heute — 26. Februar 2026Haupt-Feeds

Tunisie – Turquie : le secteur des équipements médicaux explore de nouveaux liens commerciaux

26. Februar 2026 um 14:07

Un fabricant turc de dispositifs médicaux lorgne le marché tunisien. Jeudi 26 février 2026, la Chambre syndicale nationale des dispositifs médicaux a reçu une délégation de Biosys Biyomedikal Mühendislik A.Ş. Les deux parties ont examiné ensemble les conditions d’un ancrage commercial en Tunisie.

Lotfi Ben Yeder, président de la Chambre, a ouvert la séance. Il a rappelé d’emblée le rôle structurant des coopérations internationales dans le développement du secteur sanitaire national. La délégation turque a ensuite présenté ses gammes de produits. Elle a mis en avant les équipements destinés aux unités de réanimation et aux établissements hospitaliers. Par ailleurs, elle a exprimé sa volonté de désigner un distributeur local ou de conclure un partenariat stratégique à long terme sur des dispositifs médicaux.

Les échanges ont également porté sur les contraintes techniques et administratives liées à l’importation. Ainsi, les procédures d’homologation, les restrictions bancaires et les formalités douanières ont été passées en revue. Ces obstacles constituent des préalables incontournables à toute opération commerciale en Tunisie.

Enfin, les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue. Elles ont décidé de programmer une nouvelle réunion afin d’approfondir les formules de coopération envisageables.

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Gestern — 25. Februar 2026Haupt-Feeds

Neuf startups tunisiennes à l’assaut du GITEX Africa Marrakech

25. Februar 2026 um 10:55

Le ministère des Technologies de la communication accompagnera la participation de neuf startups tunisiennes labellisées et innovantes dans les domaines de l’Intelligence artificielle, de la Fintech, du GovTech, de Smart Cities, d’Agritech, de HealthTech, de la Cybersécurité, des Services numériques et SaaS et de la GreenTech à GITEX Africa Marrakech 2026 (du 7 au 9 avril). C’est ce que nous apprend un communiqué du département des Technologies.

Cette participation vise à promouvoir l’excellence technologique tunisienne en Afrique. Mais aussi faciliter la prospection commerciale et l’accès aux marchés du continent, favoriser les rencontres avec les investisseurs, les grandes entreprises, les acteurs publics et les partenaires privés. Et ce, tout en accompagnant l’internationalisation et le déploiement des startups tunisiennes.

Elle s’inscrit dans le cadre de la coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et le Digital Transformation Center de l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) Tunisie, en partenariat avec le CEPEX, Smart Tunisian Technoparks et Smart Capital.

A noter que GITEX Africa Marrakech 2026 constitue l’un des plus grands rendez-vous technologiques du continent africain, dédié à l’innovation, à l’investissement, au numérique et aux partenariats stratégiques. C’est ce que rappelle le ministère des Technologies de la communication. Et par conséquent, cet événement constitue une plateforme privilégiée pour renforcer le rayonnement des startups tunisiennes en Afrique.

A cet égard, la participation tunisienne s’inscrit dans le cadre de la coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et le Digital Transformation Center de l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) Tunisie, en partenariat avec le CEPEX, Smart Tunisian Technoparks et Smart Capital.

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Tunis Re vise 200 Mtnd de capital: AG extraordinaire en vue

23. Februar 2026 um 13:35

La société tunisienne de réassurance, Tunis Re, convoque une Assemblée générale extraordinaire. L’objectif ? Renforcer son capital à au moins 200 millions de dinars tunisiens (Mtnd). Cela permettra d’aligner l’entreprise sur les règles des marchés internationaux.

Le Conseil d’Administration s’est réuni le 17 février 2026. Il a décidé cette mesure clé. Elle soutiendra la croissance de Tunis Re. Elle consolidera aussi sa position face aux normes financières mondiales. Les détails de l’augmentation de capital seront fixés lors du prochain Conseil, le 26 mars 2026.

Cette initiative montre l’ambition de Tunis Re. Elle veut booster sa solidité financière. Elle sécurise ses opérations à l’étranger. Et elle répond aux normes qui évoluent vite dans la réassurance.

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Tunisie, leader mondial des exportateurs de dattes en valeur

22. Februar 2026 um 09:08

Si l’Algérie consolide sa place parmi les leaders mondiaux en volume de dattes produites et expertées, la Tunisie démontre qu’une stratégie axée sur la qualité et l’export peut compenser un classement plus modeste en tonnage – et peser davantage sur les marchés internationaux.

 

L’Algérie qui « s’impose comme le troisième producteur mondial de dattes en 2023 avec 1,3 million de tonnes », selon les données de World Population Review rapportées par algerie360.com. A noter que le podium est dominé par l’Égypte avec 1,9 million de tonnes, l’Arabie Saoudite (1,6 million de tonnes) et donc l’Algérie qui complète le trio de tête; classement confirmant la suprématie des pays arabes sur ce marché stratégique.

Derrière ce trio, se trouve successivement l’Iran (1 million de tonnes), l’Irak (635 900, tonnes 5ème), le Pakistan (503 800 tonnes, 6ème), le Soudan (442 700 tonnes, 7ème) Oman (394 900 tonnes, 8ème), la Tunisie (386 400 tonnes, 9ème) et les Émirats arabes unis (329 400 tonnes, 10ème)..

En effet, avec 386 400 tonnes, la Tunisie se classe 9e en volume. Mais ce positionnement masque une réalité stratégique : le pays figure parmi les premiers exportateurs mondiaux en valeur, grâce à la forte demande internationale pour ses variétés premium, notamment la Deglet Nour. À la différence des géants régionaux (cités plus haut) misant sur la masse, la Tunisie privilégie la qualité, la transformation et la valorisation à l’export.

La culture du palmier-dattier, adaptée aux climats arides du Maghreb et du Moyen-Orient, requiert toutefois un apport hydrique important au moment de la floraison pour garantir une production optimale. Dans un contexte de stress hydrique croissant, la maîtrise de l’irrigation devient donc un enjeu décisif pour la compétitivité future des producteurs.

Si l’Algérie consolide sa place parmi les leaders mondiaux en volume, la Tunisie démontre qu’une stratégie axée sur la qualité et l’export peut compenser un classement plus modeste en tonnage – et peser davantage sur les marchés internationaux.

Comme vous le constatez, le classement est largement occupé par les 9 nations arabes et un pays musulman (Pakistan).

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Trump réplique à la Cour suprême par un nouveau tarif douanier global de 10 %

22. Februar 2026 um 05:47

Quelques heures après que la Cour suprême a annulé ses droits de douane réciproques de grande envergure, infligeant ainsi un camouflet majeur à son programme commercial, le président Donald Trump a signé un décret imposant un nouveau tarif douanier global de 10 %. Il est assorti d’une limite de 150 jours et entreront en vigueur presque immédiatement. Toute prolongation nécessitant l’approbation du Congrès.

 

Ces 10 % s’ajoutent aux taxes qui restent en place suite à la décision de la haute cour, qui a invalidé les droits de douane que Trump avait imposés en utilisant la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationale.

 

Pression commerciale maintenue

Cette décision a supprimé le fondement juridique de nombreux droits de douane que l’homme fort de la Maison Blanche juge essentiels pour l’économie américaine et pour reconstruire la base manufacturière du pays, en déclin.

Cela pourrait signifier des taux de droits de douane américains plus bas pour certains pays qui avaient soit conclu des accords commerciaux avec l’administration Trump, soit étaient en cours de négociations commerciales. En effet, beaucoup de ces pays et régions étaient confrontés à des droits de douane américains supérieurs à 10 % dans le cadre de ces accords. L’Union européenne, par exemple, avait accepté un tarif de 15 % dans le cadre de son accord commercial avec les États-Unis.

Ce bouleversement pourrait être significatif pour la Chine, qui était confrontée à deux séries de droits de douane américains de 10 %, en plus d’une taxe de 25 % toujours en vigueur. Ces tarifs seront remplacés par le nouveau tarif global de Trump, portant le taux total pour la Chine à 35 %.

Trump a insisté sur le fait qu’il trouvera d’autres moyens d’imposer des droits de douane sans passer par le Congrès. Il a noté qu’à mesure que l’administration explore d’autres voies juridiques pour les tarifs douaniers, les taux imposés à certains pays pourraient revenir à leurs niveaux plus élevés.

 

Pas encore de victoire commerciale

C’est pour cette raison que les partenaires commerciaux des États-Unis ont accueilli avec prudence la décision de la Cour suprême américaine. Les différents pays ou blocs économiques continueraient à travailler avec l’administration de la Maison Blanche pour comprendre comment cette décision affectera les droits de douane. En fait, l’administration Trump pourrait invoquer d’autres lois pour légitimer les droits de douane. La vraie solution pour sécuriser le commerce avec l’Oncle Sam reste les accords de libre-échange.

Il faudra bien noter que les entreprises ne doivent pas s’attendre à un processus simple. La structure des procédures d’importation américaines signifie que les réclamations seront probablement complexes sur le plan administratif. Des orientations claires de la Cour du commerce international et des autorités américaines compétentes seront essentielles pour minimiser les coûts évitables et prévenir les risques de litige.

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Milliards investis, risques majeurs : la dangereuse course en avant à l’IA

21. Februar 2026 um 13:22

Au sommet mondial de l’IA organisé à New Delhi du 16 au 21 janvier, les dirigeants des plus grandes entreprises technologiques ont multiplié les avertissements : l’intelligence artificielle progresse plus vite que sa régulation et pourrait bouleverser l’économie, l’équilibre géopolitique et le marché du travail. Pourtant, dans le même temps, ces mêmes acteurs annoncent des investissements massifs pour accélérer son déploiement.

C’est en tout cas ce qui ressort des conclusions du sommet. Sachant que le gouvernement américain a catégoriquement rejetée tout idée de gouvernance mondiale de l’IA

Après des éditions au Royaume-Uni, en Corée du Sud et en France, ce rendez-vous international rassemble plus de 250 000 participants, entre chefs d’État, responsables politiques et patrons de la tech. Officiellement, il s’agit de mettre l’IA au service de la société et de l’économie, sous le slogan « A Time for Impact ». Mais officieusement, l’inquiétude domine : la technologie semble échapper à ses propres créateurs, s’inquiète pressecitron.net.

Le signal le plus fort et inquiétant est venu de Sam Altman, patron de OpenAI. Il estime que le monde a « urgemment besoin » de réguler l’IA face à la rapidité des progrès. Selon lui, la concentration de cette technologie entre les mains d’une seule entreprise ou d’un seul pays pourrait mener à « la ruine ». Un avertissement lourd de sens dans un secteur dominé par quelques géants américains.

Même tonalité du côté d’Arthur Mensch, dirigeant de Mistral AI (France), qui alerte sur une concentration excessive du pouvoir technologique et sur un déséquilibre mondial croissant. L’enjeu dépasse l’innovation : il touche à la souveraineté numérique et aux tensions géopolitiques, alors que l’IA s’impose aussi dans les domaines militaires, notamment aux États-Unis, selon plusieurs médias généralistes et spécialisés.

Mais ce n’est pas tout, parce que les perspectives sur l’emploi inquiètent tout autant. Mustafa Suleyman, aujourd’hui à la tête de la division IA de Microsoft, évoque l’arrivée imminente de systèmes capables d’égaler les performances humaines dans de nombreuses tâches professionnelles. Des millions d’emplois de bureau pourraient être automatisés dans les mois ou années à venir.

De son côté, Dario Amodei, patron d’Anthropic, parle d’un « choc douloureux » pour le marché du travail et redoute l’émergence d’IA autonomes difficiles à contrôler.

Clair-obscur

Mais ces mises en garde contrastent avec la réalité des annonces faites sur place. En effet, Microsoft prévoit jusqu’à 50 milliards de dollars d’investissements d’ici la fin de la décennie pour développer ses infrastructures et former des talents en Inde. Google a promis 15 milliards supplémentaires, notamment pour renforcer les capacités de transmission numérique entre les États-Unis et l’Inde. Amazon Web Services a confirmé un plan pouvant atteindre 35 milliards de dollars d’ici 2030 pour ses infrastructures Cloud et ses projets liés à l’IA.

Dans le même temps, OpenAI met en avant la croissance fulgurante de ChatGPT en Inde, avec plus de 100 millions d’utilisateurs hebdomadaires.

Le constat est brutal : jamais les dirigeants de la Tech n’ont autant alerté sur les dangers de leur propre technologie. Et jamais ils n’ont investi autant pour en accélérer l’expansion. Entre urgence réglementaire, course à la puissance de calcul et rivalités internationales, l’IA apparaît à la fois comme une promesse et comme un risque systémique. La question n’est plus de savoir si elle transformera le monde, mais à quelle vitesse – et à quel prix.

Dans le contexte mondial actuel, il est difficile de répondre à cette question, tant la domination des pays se mesure désormais par puissance de leurs technologies. Et en la matière, les Occidentaux ne sont plus seuls maîtres à bord, il faudra maintenant compter avec les Chinois et les Indiens essentiellement, sans oublier les Turcs…

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ARP: 1 640 MDT pour cinq centrales solaires stratégiques

20. Februar 2026 um 09:55

La commission parlementaire a auditionné la ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, Fatma Thabet Chiboub, sur cinq projets de lois approuvant des concessions pour des centrales solaires photovoltaïques (Sakhdoud/Gafsa, El Mezouna/Sidi Bouzid, El Kasr/Gafsa, Manzel Habib/Gabès, El Khebnna/Sidi Bouzid).

Ces projets, d’une valeur de 1 640 millions de dinars (MDT) d’investissements (1 560 GWh/an), visent l’indépendance énergétique, ainsi que la réduction des importations de gaz (14 % des volumes en 2025). Et ce, dans le cadre des programmes nationaux d’énergies renouvelables 2017-2020 et 2022-2025.

 

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Tunisie | Le patronat dénonce la «diabolisation» des hommes d’affaires

20. Februar 2026 um 07:18

Le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), Samir Majoul, a dénoncé la poursuite des campagnes de «diabolisation» des hommes d’affaires et des chefs d’entreprise, appelant à une révolution législative globale pour réviser la loi sur l’investissement et créer un climat des affaires stimulant qui sauvera l’économie nationale de la récession où elle se morfond depuis 2011.

Ces avertissements ont été formulés dans le cadre d’un diagnostic de la situation économique actuelle réalisé par la Commission de la planification stratégique et du développement durable de l’Assemblée des représentants du peuple, qui s’est réunie jeudi 19 février 2026, et qui a souligné le besoin urgent du pays d’un environnement d’investissement garantissant la pérennité des entreprises existantes et l’amélioration de leur compétitivité afin qu’elles lancent de nouveaux projets créateurs de richesses.

Les représentants de l’organisation patronale ont demandé qu’il soit mis un terme définitif à la bureaucratie et qu’une politique fiscale encourageante soit adoptée, parallèlement à une révision rapide du code des changes afin de l’aligner sur les normes internationales en vigueur dans les pays concurrents, et à la mise à disposition des financements nécessaires aux jeunes entrepreneurs et aux petites et moyennes entreprises.

D’autre part, l’Utica a révélé l’existence d’opportunités mondiales réelles pour attirer les investissements étrangers à la recherche de nouvelles destinations, opportunités qui restent conditionnées au développement des infrastructures, au soutien des industries intelligentes et des énergies renouvelables, ainsi qu’à la révision des accords commerciaux déséquilibrés qui ont nui au tissu économique tunisien.

I. B.

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Starlink est à nos portes …

19. Februar 2026 um 16:45

En toute simplicité, Starlink c’est la promesse d’un internet venu des étoiles pour guérir nos déserts numériques. Ce projet n’est plus une fiction, il est officiellement annoncé sur le site de SpaceX avec une arrivée prévue pour 2026, et se trouve actuellement en cours d’étude par les autorités compétentes qui en évaluent le cadre légal. L’impact sur le quotidien des Tunisiens s’annonce comme un véritable choc des extrêmes.

D’un côté, l’espoir est immense, surtout, pour une famille isolée dans les hauteurs de Thala ou un agriculteur du Sud, Starlink offre enfin une égalité de chances, transformant chaque foyer oublié en un centre connecté au monde, sans attendre le déploiement d’une fibre.

De l’autre, la réalité économique risque de freiner brutalement cet enthousiasme : avec des prix de kit d’installation et des frais d’abonnement qui s’annoncent, a priori, quasi-élevés, le service pourrait s’apparenter à un luxe inaccessible pour une fraction des ménages, creusant potentiellement une nouvelle fracture sociale entre une élite connectée à l’espace et une population restée au sol.
Par ailleurs, face à la présence éventuelle d’un géant privé dans notre ciel, la perplexité est légitime : peut-on confier notre autonomie numérique à une constellation étrangère sans craindre pour nos données et pour l’avenir de nos propres opérateurs historiques ?

Pour dissiper ces inquiétudes, des garde-fous rigoureux pourraient être instaurés, tels que l’obligation de stockage local des données, une contribution financière aux fonds nationaux de télécommunications, et une négociation ultra-active visant le réajustement des tarifs proposés…

C’est à ce prix seulement que nous pourrons réguler cette lumière orbitale, en veillant à ce qu’elle éclaire nos foyers sans fragiliser notre autonomie.

 

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Note :

Propulsé par SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, Starlink révolutionne la connectivité mondiale grâce à une constellation de satellites circulant en orbite terrestre basse ; cette proximité unique avec le sol permet de réduire considérablement la distance parcourue par les signaux, offrant ainsi une latence ultra-faible et une réactivité instantanée, jusque-là impossibles avec le satellite traditionnel.

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La cotation de PGH et de LAND’OR suspendue pour un jour 

19. Februar 2026 um 15:01

La Bourse de Tunis (BVMT) a annoncé, jeudi 19 février, la suspension de la cotation des titres de la société « Poulina Group Holding » et de ceux de la société « LAND’OR », pour la journée du jeudi 19 février 2026.

Cette suspension n’est pas anodine et concernerait « un dossier stratégique », à savoir que PGH a déposé « une offre non engageante pour racheter une participation majoritaire dans le capital du groupe Land’Or », l’un des acteurs majeurs de la filière agroalimentaire et de l’industrie fromagère tunisiennes.

A noter que dans un communiqué publié sur le site du Conseil du marché financier, Poulina souligne qu’il a déposé cette offre le 18 février 2026 auprès du fonds d’investissement étranger Maghreb Private Equity Fund IV LLC, actionnaire de référence de Land’Or.

Affaire à suivre.

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PGH veut racheter Land’Or. Détails

19. Februar 2026 um 13:02

Poulina group holding (PGH) a soumis une offre non engageante à Maghreb Private Equity Fund IV (MPEFIV) le 18 février 2026 pour acquérir une participation majoritaire dans Land’Or, leader tunisien de l’agroalimentaire et de l’industrie fromagère.

Suspension boursière
La Bourse de Tunis (BVMT) a suspendu, à la demande du Conseil du marché financier (CMF), la cotation des actions PGH et Land’Or le 19 février 2026 pour garantir l’égalité d’information. La reprise est prévue le 20 février 2026.

Cadre stratégique
Cette étape préliminaire s’inscrit dans un carve-out ciblé pour renforcer PGH sur les segments à forte valeur ajoutée et optimiser ses ressources. La finalisation dépend des due diligences, contrats définitifs et autorisations réglementaires.

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La SMADEA double son bénéfice en 2025

19. Februar 2026 um 12:27

La Société Marja de développement de l’élevage et de l’agriculture (SMADEA) a publié ses états financiers pour l’exercice 2025. Compte tenu de la nature saisonnière de ses activités, l’année comptable de la société s’étend du 1er septembre au 31 août.

Spécialisée dans la création et l’exploitation de projets agricoles et industriels intégrés, SMADEA opère sur un vaste domaine de 4 070 hectares situé à Bousalem.

L’exercice 2025 a été particulièrement positif pour la société, avec des revenus totaux atteignant 33,841 MTND, soit une progression de 24,1% par rapport à l’exercice précédent. Cette performance repose sur l’activité de l’élevage, qui a généré 27,489 MTND (contre 24,250 MTND en 2024), porté principalement par les ventes de lait qui ont totalisé 25,119 MTND. Les revenus de l’agronomie ont connu une croissance exceptionnelle, avec des revenus de 6,347 MTND, plus du double des 3,005 MTND enregistrés un an plus tôt.

Les produits d’exploitation totaux se sont établis à 40,982 MTND, tandis que les charges d’exploitation ont augmenté de 11,3% pour atteindre 27,489 MTND.

Grâce à cette dynamique, le résultat d’exploitation a quasiment doublé pour s’élever à 13,492 MTND. La société affiche une situation financière particulièrement saine, avec un endettement quasi-nul. Les charges financières nettes ne représentent que 0,013 MTND. L’exercice 2025 se solde par un bénéfice net de 11,525 MTND, presque le double des 5,975 MTND réalisés en 2024.

Le Conseil d’administration a convoqué les actionnaires à une Assemblée générale ordinaire qui se tiendra le 24 février 2026. Le montant du dividende, qui n’a pas encore été fixé, sera déterminé lors de cette assemblée. Les sommes distribuables s’élèvent à 20,278 MTND.

La solidité financière démontrée par SMADEA confirme que l’investissement dans le secteur agricole peut générer d’excellents rendements lorsque les moyens appropriés sont mis en œuvre.

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Tunisie – L’IPSI accélère sa mue digitale

19. Februar 2026 um 09:39

L’Institut de Presse et des Sciences de l’Information (IPSI) vient de lancer sa nouvelle plateforme numérique (www.ipsi.rnu.tn), marquant une étape décisive dans sa transformation digitale.

Pensé comme un écosystème académique intégré, le portail centralise et simplifie les services pour tous les acteurs : enseignants, étudiants, administration, anciens diplômés, entreprises et partenaires.

Les enseignants disposent d’un espace dédié pour gérer documents, emplois du temps, réservations, stages et démarches administratives, tout en valorisant leur parcours professionnel.

De son côté, l’administration bénéficie d’une dématérialisation complète des procédures, d’outils de communication interne et d’un système de suivi en temps réel des demandes.

Tandis que les étudiants peuvent effectuer leur pré-inscription en ligne, accéder aux ressources pédagogiques, suivre des stages et des projets, consulter leur calendrier et participer à l’amélioration de la vie universitaire.

En outre, les alumni profitent d’un réseau professionnel dynamique pour valoriser leur carrière et renforcer les liens avec l’institution.

Quant aux entreprises et partenaires, ils peuvent publier des offres et des PFE, suivre les stagiaires et accéder à une CV-thèque qualifiée, consolidant ainsi la relation université-entreprise.

Fondé en 1967 et unique établissement public tunisien dédié aux métiers du journalisme et de l’information, l’IPSI confirme à travers ce portail son engagement en faveur de l’innovation pédagogique et de la modernisation des services universitaires.

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IA : le sommet de New Delhi, entre vertige technologique et impuissance régulatrice

18. Februar 2026 um 10:35

À l’heure où nous écrivons ces lignes, la rédaction de L’Économiste Maghrébin ne dispose d’aucune information officielle confirmant ou non la participation de la Tunisie à ce sommet international.

Dans une Inde qui s’affirme comme le nouveau centre de gravité numérique, le Premier ministre Narendra Modi a assuré l’ouverture, lundi 16 février 2026, d’une rencontre au sommet. L’objectif affiché : dompter l’intelligence artificielle (IA) par une gouvernance mondiale.

Pourtant, derrière le faste diplomatique de New Delhi, l’ombre d’un échec plane déjà sur les ambitions de régulation.

Ce quatrième rendez-vous planétaire, succédant aux étapes de Bletchley Park, Séoul et Paris, rassemble une vingtaine de chefs d’État, dont le Français Emmanuel Macron, attendu dès le 17 février pour une visite d’État.

Mais le véritable pouvoir semble se concentrer entre les mains des capitaines d’industrie présents : de Sam Altman (OpenAI) à Sundar Pichai (Google), sans oublier Jensen Huang, l’homme fort de Nvidia.

L’enjeu pour le pays hôte est de taille. Fort de son milliard d’internautes, l’Inde a délogé la Corée du Sud et le Japon du podium de la compétitivité IA (classement Stanford). Ashwini Vaishnaw, ministre des Technologies, ne s’en cache pas : il s’agit de bâtir une vision « inclusive » où le progrès ne serait plus l’apanage d’une minorité.

Malgré les thématiques consensuelles :  « Les personnes, le progrès et la planète », la perspective de mesures contraignantes s’éloigne. Amba Kak, codirectrice de l’institut AI Now, dénonce un simulacre :

« L’industrie de l’IA pilote non seulement la technologie, mais aussi la manière dont nous la régulons… ou pas. »

Cette « quasi autorégulation » est activement défendue par le bloc anglo-saxon. À l’opposé de la charte éthique signée à Paris l’an dernier, le vice-président américain J.D. Vance a fermement mis en garde contre une régulation « excessive » qui étoufferait une croissance portée par une euphorie boursière sans précédent.

Le décalage est flagrant entre les promesses d’investissements massifs — des dizaines de milliards de dollars injectés en Inde en 2025 — et les périls immédiats. La protection de l’enfance cristallise les tensions, notamment après le scandale Grok (X) et ses dérives pornographiques générées par IA. Pour Kelly Forbes, de l’AI Asia Pacific Institute, la passivité n’est plus une option face à l’explosion des risques numériques.

Une géopolitique à géographie variable

Si l’Inde rêve de concurrencer Washington et Pékin, elle doit composer avec des absences de poids : ni Donald Trump, ni Xi Jinping ne feront le déplacement. Ce vide diplomatique au plus haut niveau souligne la difficulté de forger une « feuille de route » commune. Et ce, alors que l’IA devient l’arme principale d’une nouvelle guerre froide économique.

Entre l’abondante main-d’œuvre bon marché indienne et les infrastructures titanesques nécessaires à la révolution tech, New Delhi joue sa place dans la « décennie de l’IA », mais le chemin vers une souveraineté réelle reste semé d’embûches.

Avec AFP

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Le français Asteel Flash étendre ses activités en Tunisie

17. Februar 2026 um 22:00

Le groupe français Asteel Flash, spécialisé dans les industries électroniques, prévoit de lancer de nouveaux projets d’extension en Tunisie. C’est son PDG, Nicolas Denis, qui l’a annoncé à la sortie d’une réunion avec la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub.

Employant déjà 1 400 ingénieurs et cadres dans le pays, l’entreprise a salué la qualité des compétences tunisiennes. Les discussions la ministre et le PDG ont porté sur les performances locales du groupe et sur un futur projet d’extension intégrant des technologies de pointe, avec pour objectif de doubler le chiffre d’affaires et les exportations, tout en créant de nouveaux emplois.

Entièrement exportatrice, Asteel Flash dispose de 18 sites de production dans le monde. En 2025, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires global de 900 millions d’euros, dont 15 % générés en Tunisie.

La ministre a réaffirmé le soutien de l’État au secteur électronique, en pleine croissance. Une charte de compétitivité est en cours d’élaboration afin de porter la valeur ajoutée du secteur de 22 % à 40 % d’ici 2030, avec à la clé 30 000 emplois supplémentaires.

Le secteur des industries électroniques en Tunisie regroupe actuellement près de 150 entreprises, employant environ 70 000 personnes, et a enregistré près de 3,5 millions de dinars d’exportations à fin 2024.

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Énergie verte et financement : la Tunisie ouvre un nouveau front pour ses PME

17. Februar 2026 um 10:46

870 mille entreprises. C’est le nombre de petites et moyennes structures tunisiennes que le coût prohibitif du crédit à long terme et la lourdeur des exigences en matière de garanties maintiennent à l’écart des investissements énergétiques. Pour lever cet obstacle, l’État tunisien mise désormais sur un dispositif inédit : le projet CHEMS.

Conçu autour du photovoltaïque comme levier d’autoproduction électrique, ce programme entend transformer l’accès des PME à l’énergie solaire en rendant viables — financièrement et techniquement — des investissements jusqu’ici hors de portée. Au cœur du mécanisme : une plateforme numérique permettant de modéliser et d’évaluer les scénarios d’investissement avant tout engagement.

C’est l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME) qui pilote l’opération. Son directeur général, Nafâa Baccari, a présenté le dispositif lors d’un atelier réunissant lundi l’ensemble des acteurs concernés. Il a rappelé que CHEMS s’inscrit pleinement dans la feuille de route nationale de transition énergétique et bénéficie du soutien financier de la Banque africaine de développement.

La rencontre a offert un espace de dialogue structuré entre des partenaires aux profils complémentaires : représentants de la BAD, équipes du ministère de l’Économie et de la Planification, cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz, opérateurs bancaires et responsables des chambres professionnelles. Ensemble, ils ont examiné l’architecture du projet, confronté leurs analyses et dégagé des pistes concrètes pour en garantir l’efficacité opérationnelle.

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La Tunisie parmi les meilleures vitesses mobiles africaines, mais un haut débit fixe en retrait

17. Februar 2026 um 08:36

Avec un débit impressionnant de 123,87 Mbps, le Maroc domine largement le continent africain en matière de vitesse d’internet mobile. C’est ce que révèle le dernier classement de l’indice Speedtest Global, rapportent nos confrères Sene Web. Le royaume chérifien devance ainsi l’Afrique du Sud, la Tunisie, l’Algérie et le Kenya.

Cette effervescence de l’internet africain s’est accéléré ces dernières années, avec les réseaux mobiles, la fibre optique et les pôles technologiques qui ont transformé la façon dont les gens communiquent, travaillent et se divertissent sur tout le continent.

 

Voici le classement des cinq plus rapides connexions mobiles africaines.

1- Maroc – 123,87 Mbps

Le Maroc occupe la première place africaine grâce à d’importants investissements dans les infrastructures télécoms et au déploiement massif de la 4G.
Son réseau fixe affiche également de solides performances :

  • 56,27 Mbps en téléchargement
  • 53,35 Mbps en envoi
  • 9 ms de latence.

Le pays se classe 105e mondial en haut débit fixe et s’impose comme un hub numérique régional, porté par l’essor des startups et des services en ligne.

2- Afrique du Sud – 65,70 Mbps

Classée 64e mondiale pour l’internet mobile, l’Afrique du Sud confirme sa place parmi les leaders technologiques du continent.

  • 48,34 Mbps en téléchargement fixe
  • 39,15 Mbps en envoi
  • 7 ms de latence.

Une connectivité particulièrement adaptée au télétravail et aux entreprises.

3- Tunisie – 57,30 Mbps

La Tunisie figure parmi les meilleures vitesses mobiles africaines. En revanche, son haut débit fixe reste en retrait :

  • 18,88 Mbps en téléchargement
  • 7,32 Mbps en envoi
  • 20 ms de latence.

Notre pays arrive au 145e rang mondial pour le fixe.

4- Algérie – 50,65 Mbps

L’Algérie affiche des performances solides aussi bien en mobile qu’en fixe :

  • 53,62 Mbps en téléchargement
  • 20,44 Mbps en envoi
  • 7 ms de latence.

Le pays occupe la 109e place mondiale en haut débit fixe.

5- Kenya – 45,37 Mbps

Le Kenya complète le top 5 avec :

  • 15,70 Mbps en téléchargement fixe
  • 16,24 Mbps en envoi
  • 10 ms de latence.

149e mondial pour le fixe, le pays reste néanmoins un acteur majeur du numérique africain, porté par un écosystème mobile dynamique et l’essor du paiement mobile.

Une transformation numérique en accélération

Porté par la fibre optique, l’expansion des réseaux mobiles et la multiplication des pôles technologiques, l’internet africain connaît une forte progression. De plus en plus indispensable pour le divertissement, l’éducation et les affaires, l’accès à une connexion fiable devient une nécessité quotidienne.

Toutefois, le développement reste inégal. Si certains pays accélèrent et rivalisent désormais avec les standards internationaux, d’autres continuent de faire face à des défis d’infrastructures et d’investissements.

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Amazon lance un plan d’investissement XXL dans l’IA

16. Februar 2026 um 18:39

Dans ce qui est considéré comme la plus importante initiative de son histoire, Amazon a lancé un plan d’investissement sans précédent de 200 milliards de dollars. Il vise à reprendre la tête de course à l’intelligence artificielle, suite à des inquiétudes internes selon lesquelles l’entreprise avait pris du retard sur la première vague menée par des sociétés telles que Microsoft et Google.

Ces derniers mois, AWS, le groupe de cloud computing d’Amazon, a subi une importante restructuration stratégique, sur fond d’inquiétudes croissantes quant au fait que la branche la plus lucrative d’Amazon perde du terrain dans la course aux contrats d’IA avec les grandes entreprises, selon plus de 12 anciens employés et cadres du groupe. C’est ce que rapporte le Financial Times, le 15 février 2026.

Des dépenses qui dépassent celles de Microsoft et de Google

Pour sa part, le PDG de l’entreprise, Andy Jesse, a récemment annoncé que les dépenses d’investissement d’Amazon atteindront 200 milliards de dollars cette année. Un chiffre supérieur à celui prévu par Microsoft et Google, avec un accent particulier sur l’investissement dans l’infrastructure informatique.

Lire aussi : L’ogre financier de la tech met banques et investisseurs sous pression

En décembre, Jesse avait également mis en œuvre une restructuration majeure, fusionnant les équipes de développement de puces, de prototypage et de recherche avancée sous une direction unique. Et ce, afin de garantir une vision unifiée de la stratégie d’IA de l’entreprise. Parallèlement, il a poursuivi sa politique de réduction des coûts, notamment en supprimant environ 30 000 postes sur un total de 350 000 emplois de bureau.

« Nous avons une grande expérience dans l’analyse des signaux de la demande au sein d’AWS et dans leur conversion en un retour sur investissement important. Et nous sommes convaincus que la situation ne sera pas différente cette fois-ci », a-t-il assuré.

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Core Banking Systems, IA et souveraineté numérique : le vrai point de bascule des banques publiques tunisiennes

16. Februar 2026 um 17:19

Alors que la Tunisie se prépare à lancer l’exécution de son Plan de développement 2026‑2030, la transformation digitale des banques publiques change de nature. L’enjeu ne se limite plus à la digitalisation des services ou à l’expérience client, mais concerne désormais le cœur technologique, informationnel et souverain du système bancaire. À l’intersection des Core Banking Systems (CBS), de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité se joue une question décisive : la capacité des banques publiques à soutenir la transformation économique nationale tout en préservant la souveraineté numérique et financière du pays.

 

Le CBS : colonne vertébrale invisible et stratégique

Le Plan 2026‑2030 place la digitalisation, l’inclusion financière et la modernisation du secteur bancaire au rang de priorités nationales. Dans ce contexte, les banques publiques deviennent des infrastructures critiques de la transformation digitale de l’État. Les Core Banking Systems structurent le traitement des dépôts et crédits, la gestion des paiements, la production réglementaire et, surtout, la donnée bancaire.

Même si des programmes de modernisation sont déjà engagés, la robustesse et l’intégration complète de ces systèmes restent un levier décisif pour que l’intelligence artificielle et la cybersécurité produisent leur plein effet. Les efforts existants sont notables, mais la trajectoire de transformation reste conditionnelle à l’alignement stratégique et technologique.

 

Digitalisation visible, dépendances invisibles

Les banques publiques ont fait des progrès tangibles avec des applications mobiles, des services à distance et une interconnexion accrue. Mais cette modernisation rapide révèle un paradoxe : la dépendance accrue aux architectures sous-jacentes, souvent partiellement externalisées ou propriétaires. Cette réalité soulève des questions de souveraineté numérique et financière. Qui contrôle les données bancaires ? Où sont-elles stockées ? Quelle autonomie pour la cybersécurité et l’intelligence artificielle ? Même les observateurs qui défendent l’usage de prestataires internationaux reconnaissent aujourd’hui que le contrôle des données et des systèmes critiques est un impératif stratégique.

 

IA bancaire : opportunité conditionnelle

L’intelligence artificielle promet scoring, détection de fraude et pilotage des risques. Mais sa fiabilité dépend directement du CBS et de la qualité des données. Une intégration trop rapide ou non supervisée pourrait créer des biais algorithmiques, des risques opérationnels ou des non-conformités réglementaires. Les banques publiques adoptent donc une approche progressive et prudente. Ce n’est pas un retard, mais une stratégie consciente pour allier innovation et stabilité, tout en restant compatibles avec les exigences nationales et internationales.

 

Cybersécurité et souveraineté numérique : un enjeu stratégique

La cybersécurité ne peut plus être traitée comme une fonction IT parmi d’autres. Dans un système bancaire digitalisé, interconnecté et piloté par la donnée, elle devient un pilier de souveraineté nationale. La souveraineté se décline sur trois axes : la maîtrise des données bancaires et leur localisation, la souveraineté technologique pour limiter la dépendance aux solutions propriétaires et garantir la résilience face aux crises, et la confiance financière, car une cyberattaque majeure pourrait freiner l’adoption digitale, fragiliser la crédibilité de l’État actionnaire et compromettre les objectifs du Plan 2026‑2030.

 

Régulation bancaire comme levier stratégique

La Banque centrale de Tunisie joue un rôle clé en orientant la modernisation des CBS, la localisation des données et les standards de cybersécurité. Plutôt que de freiner l’innovation, cette régulation structure le secteur et sécurise l’ensemble de l’écosystème, tout en assurant l’alignement avec les priorités nationales.

 

Moderniser les CBS n’est ni un luxe ni un projet isolé. C’est un choix stratégique et politique qui conditionne le financement durable de l’économie réelle, l’inclusion financière et territoriale, la transparence institutionnelle et la souveraineté nationale. Les banques publiques doivent donc aligner leurs systèmes centraux, l’intelligence artificielle et la cybersécurité avec les objectifs nationaux, tout en conservant une supervision humaine solide. C’est la condition pour transformer le cœur bancaire en levier crédible de la transformation économique tunisienne.

 

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Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent aucune autorité publique, institution financière ou organisation. Elles reflètent exclusivement le point de vue de l’auteur.

 

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