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La diplomatie tunisienne entre pragmatisme et rupturisme

17. Februar 2026 um 12:22

Alors que la Tunisie traverse une crise économique profonde et se trouve confrontée à l’urgence de la reconfiguration de sa coopération internationale pour répondre aux nouvelles exigences intérieures et aux dynamiques extérieures, une partie de l’opinion et de la classe politique semble succomber à une nouvelle tentation : celle d’un basculement vers les Brics (Russie, Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud…) et d’un alignement sur le «Grand Sud».

Elyes Kasri *

Ce discours relève d’une dangereuse «illusion» qui élude les vraies questions de gouvernance. Dans un monde en mutation et en plein devenir vers un nouvel ordre mondial aux contours et articulations qui restent à définir par le cours encore incertain des événements plutôt que par les desiderata des idéologues et romantiques du multilatéralisme et toute sorte de panismes, la diplomatie tunisienne traverse une phase de remise en question où deux visions s’affrontent.

Opportunisme idéologique et intérêt stratégique

L’attraction pour le «Grand Sud» est présentée comme l’alternative salvatrice aux pressions occidentales. Cependant, substituer une posture idéologique à une stratégie de marché risque d’aggraver l’isolement du pays car il s’agit de distinguer l’opportunisme de tribune de l’intérêt national stratégique.

Face aux appels croissants à un basculement radical vers les Brics et le «Sud Global», présentés comme une alternative salvatrice aux pressions occidentales, une analyse réaliste s’impose. Il s’agit de distinguer l’opportunisme idéologique de l’intérêt national stratégique.

La géographie ne se décrète pas  

Si un pays comme l’Algérie constitue l’anti-modèle de toutes les aspirations tunisiennes, politiques, sécuritaires, sociales, économiques et diplomatiques, l’idée d’un pivot vers l’Est repose sur l’hypothèse qu’un changement d’alliance pourrait compenser un éloignement des partenaires européens.

Or, les chiffres démentent cette possibilité à court et moyen terme :

– la dépendance structurelle : l’Union européenne absorbe plus de 70 % des exportations tunisiennes. Un basculement ne serait pas une transition, mais une rupture sismique pour le tissu industriel national ;

– le coût de la distance : contrairement aux partenaires de proximité, les Brics imposent des coûts logistiques et des barrières normatives qui rendraient les produits tunisiens moins compétitifs. Même l’annonce chinoise d’un démantèlement tarifaire en faveur des pays africains dont la Tunisie ne peut avoir que des effets marginaux du fait des coûts de transport et du désavantage compétitif des produits tunisiens en Chine ;

– les réalités géostratégiques : étant un pays partenaire de l’UE et un allié majeur des Etats-Unis d’Amérique non membre de l’Otan, goulot de la Méditerranée centrale sur le Détroit de Sicile et verrou stratégique du flanc sud de l’Otan, la Tunisie serait bien avisée de considérer le statut qui lui a valu des avantages qu’elle devrait fructifier davantage grâce à une vision d’avenir et une diplomatie sagace plutôt que de les refouler ou occulter ;

– le risque d’isolement : s’aliéner des partenaires historiques pour des raisons purement idéologiques et économiquement incertaines risque de transformer la Tunisie en un « sujet de préoccupation » international plutôt qu’en un partenaire de confiance.

Le mythe des Brics comme «Banque de secours»

Le discours pro-Brics que certains confondent au dicton populaire tunisien «un paradis avec des briks» suggère souvent que ce bloc offrirait des financements sans conditions, contrairement au FMI.

C’est une lecture erronée de la géopolitique actuelle :

Pragmatisme, pas philanthropie : les puissances des Brics ne sont pas des institutions de développement caritatives. Elles investissent là où la gouvernance est stable et le retour sur investissement est garanti. La Chine, première puissance économique du Brics, est gérée par un pouvoir rationnel qui s’est départi depuis longtemps des élans de la révolution maoïste au grand dam des réminiscences romantiques de certains idéologues de pays en développement mentalement figés dans une époque révolue ;

– l’exigence de solvabilité : sans réformes structurelles internes, la Tunisie restera un investissement à risque pour Pékin, New Delhi ou Moscou. Changer de créancier ne règle pas le problème de la dette, cela ne fait que déplacer la dépendance ;

– la souveraineté ne s’achète pas, elle se construit : si un bilan serein s’impose de la coopération avec l’Europe, les Etats-Unis d’Amérique et les pays occidentaux, en déterminant les responsabilités et insuffisances respectives dans une perspective constructive, vouloir intégrer un bloc pour «punir» un autre est une réaction émotionnelle qui affaiblit la souveraineté et la crédibilité nationales au lieu de les renforcer ;

– le risque de satellisation : en s’isolant de ses partenaires historiques sans avoir une assise économique solide, la Tunisie risque de passer d’un statut de partenaire privilégié de l’Europe et d’allié majeur des Etats-Unis d’Amérique à celui de «client secondaire» d’une puissance lointaine aux intérêts géostratégiques situés ailleurs ;

– la primauté de l’interne : la véritable souveraineté réside dans la capacité à réformer l’administration, à libérer l’investissement et à assurer une justice et une prévisibilité fiscales. Aucune alliance, qu’elle soit atlantiste ou eurasiatique, ne peut se substituer aux insuffisances des politiques publiques nationales ;

Une diplomatie multi-vectorielle et non d’exclusion

Plutôt qu’un basculement exclusif, la Tunisie doit adopter une approche multi-vectorielle :

– maintenir et moderniser l’ancrage euro-méditerranéen (source de technologie et de marché) ;

– explorer les opportunités de niche avec les Brics sans en faire une religion politique. A cet effet les mécanismes bilatéraux de coopération et de transfert de savoir-faire et de technologie avec des pays comme la Chine et l’Inde mériteraient une attention particulière et soutenue dépassant les slogans politiques ou l’attentisme d’un quelconque don. Avec l’Inde notamment, l’activation des groupes de travail conjoints et autres mécanismes bilatéraux de même que le projet de jumelage entre le gouvernorat de l’Ariana et l’état du Karnataka, berceau des technologies de pointe et de la Silicon Valley indienne, offriraient des perspectives tangibles de coopération mutuellement bénéfique loin de de toute tentation incantatoire et de charité internationale ;

conditionner toute alliance à un gain de compétitivité réel et non à une posture de contestation internationale.

Sortir de l’illusion et de l’incantation

Dans la situation de fluidité et d’incertitude que connaissent la Tunisie et le reste du monde, l’appel au «Grand Sud» ne doit pas être un paravent pour masquer l’incapacité à mener des réformes domestiques.

La Tunisie n’a pas besoin de choisir un camp, elle a plutôt besoin de redevenir un partenaire crédible tout en diversifiant sa coopération selon une vision pragmatique et stratégique des objectifs et des moyens à mobiliser.

Il est grand temps de se rendre a l’évidence que le salut ne viendra pas d’un changement de point cardinal ni d’aucun sauveur extérieur, mais d’une quête de l’excellence dans la gouvernance nationale en cessant de prendre les rêves de certains nostalgiques et exaltés pour des réalités et en engageant sans tergiversation les réformes structurelles nécessaires pour la restauration de l’attractivité du pays auprès des investisseurs, qu’ils soient de l’Est ou de l’Ouest.

* Ancien ambassadeur.

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France | La mosquée Koba de Lyon ciblée par des tags ignobles

17. Februar 2026 um 11:50

La mosquée de la Croix-Rousse à Lyon (France) a été une nouvelle fois ciblée par des tags injurieux, dimanche 15 février 2026. La Grande Mosquée de Paris a condamné ce qu’elle a qualifié de «profanation intolérable».

Tout en témoignant sa solidarité aux fidèles de la région, la Grande Mosquée de Paris a indiqué que «le nombre d’actes contre des lieux de culte musulman a considérablement augmenté ces derniers mois, comme le souligne un récent rapport du ministère de l’Intérieur» en France.

«Tout doit être mis en œuvre pour protéger les établissements religieux et agir ainsi en faveur de la cohésion nationale», lit-on dans le même communiqué.

Plusieurs personnalités politiques locales ont pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer cet acte ignoble, dont le maire de Lyon Grégory Doucet, qui a apporté «tout son soutien au responsable de la mosquée et aux personnes touchées par ces actes».

Yasmine Bouagga, maire du 1er arrondissement de Lyon, a dénoncé des «actes d’intimidation inacceptables».

Le député LFI du Rhône Abdelkader Lahmar a dénoncé de son côté des dégradations à répétition visant la mosquée Koba. «Cela fait quatre fois, en moins de deux ans, que ce lieu de culte de la Croix-Rousse est pris pour cible par des militants d’extrême-droite», a-t-il déploré.

Il a dénoncé en outre «un climat d’islamophobie préoccupant» qui doit être «dénoncé» et «fermement combattu».

La mosquée Koba avait déjà été vandalisée en novembre 2023, ainsi qu’en avril et en mai 2024.

I. B.

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Tunisie | Déchets textiles transformés en voiles de bateaux

17. Februar 2026 um 11:20

À Chebba, dans le gouvernorat de Sfax, une initiative locale vise à conjuguer économie circulaire et tradition maritime : transformer les chutes de tissu en voiles pour les bateaux de pêche, afin de réduire l’impact environnemental et de faire revivre des pratiques jugées plus durables. Vidéo.

Cette idée est au cœur de «Shabba Eco Car», un projet porté par l’Association SA Chebba (Asac).

Selon les documents publiés par Cefa Tunisie, la transformation des déchets textiles en «voiles traditionnelles» comprend également un volet de sensibilisation, avec la création d’objets artistiques et la diffusion de messages sur les déchets et la protection du milieu marin.

La décision de «revenir à la voile» est présentée comme un pont entre patrimoine maritime et innovation verte, avec un accent particulier sur la protection de la biodiversité en Méditerranée et l’avenir des communautés côtières.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Presto, mis en œuvre par le Cefa et cofinancé par l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).

Lancé en octobre 2022 et prévu pour une durée de 36 mois, le programme est déployé en Tunisie, dans les gouvernorats de Jendouba, Bizerte, Nabeul et Mahdia. Son objectif est de renforcer la résilience et l’adaptabilité face au changement climatique grâce à une gestion durable et éclairée des ressources naturelles, en mobilisant la société civile et les institutions locales.

À court terme, l’expérience de Chebba vise à démontrer, par une approche «ascendante», comment l’action climatique peut aussi impliquer des solutions simples et reproductibles, combinant réduction des déchets, innovation sociale et valorisation des économies marines locales.

I. B.

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Kamel Jendoubi et l’universalité des droits humains

17. Februar 2026 um 10:37

Un groupe d’activistes politiques et de défenseurs des droits de l’homme ont signé et diffusé une pétition en soutien à Kamel Jendoubi, militant des droits humains, «cible d’attaques et de campagnes de dénigrement pour son engagement constant aux côtés de toutes les victimes de la répression en Tunisie», estiment-ils.  

Les 270 premiers signataires de la pétition, dont Bochra Belhaj Hamida, Khadija Cherif, Souhayer Belhassen, Mokhtar Trifi, Sana Ben Achour, Sophie Bessis et autres Hélé Béji, ont rappelé les combats menés par Kamel Jendoubi pendant un demi-siècle contre le racisme et pour la défense des droits des migrants et l’égalité des droits.   

«Militant contre le despotisme, du temps de Bourguiba, puis de Ben Ali, il est co-fondateur en 1996 du CRLDHT, dont la vocation était de relayer la lutte pour les droits et les libertés dans le pays, du temps où la persécution, l’exil où l’enfermement était le lot des combattants pour la liberté», rappellent-ils, en exprimant leur «vive indignation face à la campagne qui [le] prend pour cible» et qui serait menée, selon eux, par «les cercles habituels proches du pouvoir», ainsi que d’«opposants progressistes autoproclamés.»

«La cabale contre Jendoubi aujourd’hui – parce qu’il refuse de faire le tri des victimes – relève au fond d’une vision perverse qui conçoit les droits comme autant de privilèges que l’on concède aux uns et dont on prive les autres. Une vision aux antipodes des droits humains», soulignent les pétitionnaires qui expriment leur «solidarité indéfectible avec Kamel Jendoubi face aux campagnes de calomnie et d’agitation», rappellent que «la défense de tous les opposants et de toutes les victimes de la répression, quelles que soient leurs obédiences, est un devoir et nom une tare politique» et réaffirment que «toute tentative de porter atteinte à ce principe s’attaque à l’universalité des droits humains et à l’éthique de l’action politique et civique.»

Cette pétition fait suite aux attaques dont l’ancien président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) fait l’objet de la part de certains pseudo progressistes qui lui reprochent de défendre tous les prisonniers politiques sans discrimination, y compris les dirigeants du parti islamiste Ennahdha, voyant dans son engagement indiscriminé en faveur des droits et des libertés une forme de compromission avec certaines tendances considérées comme rétrogrades.

I. B.

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Les scandales financiers de la famille Trump

17. Februar 2026 um 09:45

Quelques jours avant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, une société d’investissement contrôlée par un membre éminent de la famille régnante des Émirats arabes unis a secrètement conclu un accord pour acquérir près de la moitié d’une start-up de cryptomonnaie fondée par la famille Trump pour la somme de 500 millions de dollars. Sous n’importe quel autre président, un tel deal –révélé par le Wall Street Journal– aurait provoqué un véritable séisme politique à Washington. Il aurait déclenché des appels à des enquêtes parlementaires, des auditions télévisées et des mois de gestion de crise.

Imed Bahri

Mohamad Bazzi, professeur de journalisme à l’Université de New York, qui a analysé dans les colonnes du Guardian ce scandale, estime que ce dernier exemple de corruption impliquant le vénal président américain et les entreprises de sa famille est passé presque inaperçu car relégué au second plan par la tentaculaire affaire Epstein qui domine l’actualité ainsi que le flux d’informations incessant dominé par les actions et les déclarations de Trump. 

Bazzi considère que c’est scandale mérite toute notre attention : un accord d’un demi-milliard de dollars avec un responsable étranger, conclu dans l’ombre de l’investiture de Trump, qui a directement enrichi le président et sa famille.

L’accord qui a permis aux Émirats arabes unis d’acquérir 49% des parts de World Liberty Financial, une société de cryptomonnaies fondée par la famille Trump et leurs proches à l’automne 2024 en pleine campagne présidentielle, a bénéficié du soutien du cheikh Tahnoun ben Zayed Al Nahyan, l’une des personnalités les plus influentes des Émirats.

Surnommé The Spy Cheikh (le cheikh espion) et ne se séparant jamais se ses lunettes noires, Tahnoun est le frère du président des Émirats et occupe le poste de conseiller à la sécurité nationale. Il supervise également l’un des plus grands empires d’investissement au monde, dirigeant deux fonds souverains à Abou Dhabi dont les actifs combinés s’élèvent à 1 500 milliards de dollars, ainsi que la société d’intelligence artificielle G42.

La présidence comme source de revenus

Il est fastidieux de recenser toutes les manières dont Trump a transformé la présidence en source de revenus et l’a utilisée à des fins personnelles durant son second mandat.

La Trump Organization, dirigée par les fils du président, a négocié des transactions immobilières à l’étranger se chiffrant en milliards de dollars, certaines impliquant des sociétés privées soutenues par les gouvernements des trois pays arabes producteurs de pétrole les plus riches : l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats.

En mai, alors que Trump se préparait à un voyage au Moyen-Orient, le gouvernement qatari lui a fait don d’un luxueux Boeing 737 d’une valeur de 400 millions de dollars, actuellement en cours d’aménagement par l’armée américaine pour servir d’avion présidentiel à Trump. Il s’agit peut-être du cadeau le plus onéreux jamais offert par un gouvernement étranger aux États-Unis. Trump a déclaré que l’avion serait transféré à sa bibliothèque présidentielle lorsqu’il quittera ses fonctions en 2029, ce qui signifie qu’il pourrait continuer à l’utiliser après son départ de la Maison-Blanche.

Fin mai, le président a offert un dîner privé dans son club de golf de Virginie aux 220 plus importants acheteurs de sa cryptomonnaie dérivée, appelée $Trump. Cette cryptomonnaie, sans valeur intrinsèque, est liée à une blague ou une mascotte trouvée sur Internet. Les 25 premiers acheteurs de ce concours de cryptomonnaies ont été invités à une réception VIP en compagnie de Trump et à une visite de la Maison Blanche.

Au total, la famille Trump a engrangé environ 148 millions de dollars grâce à ce concours, provenant principalement d’acheteurs étrangers ou anonymes. Le plus gros dépensier était Justin Sun, un milliardaire chinois spécialisé dans les cryptomonnaies, qui a acheté pour plus de 20 millions de dollars de $Trump.

En février 2025, quelques semaines après l’entrée en fonction de Trump, la Securities and Exchange Commission a suspendu une procédure civile pour fraude engagée contre Sun en 2023, ce qui a suscité des accusations de favoritisme à son encontre, car il avait investi 75 millions de dollars dans un autre projet de cryptomonnaie de la famille Trump. Un porte-parole de Sun a déclaré qu’il n’avait «ni demandé de traitement de faveur, ni conditionné son activité commerciale à des décisions réglementaires»

Des conflits d’intérêt à la pelle

Malgré l’ampleur des conflits d’intérêts entourant Trump au cours de l’année écoulée, l’accord de 500 millions de dollars impliquant World Liberty et le cheikh Tahnoun constitue, selon le Wall Street Journal, «le seul cas connu d’un responsable gouvernemental étranger ayant acquis une participation significative dans une entreprise appartenant à Trump après son élection».

En mêlant sa fortune personnelle aux familles régnantes du Golfe, Trump a compromis sa capacité –et celle de toute son administration– à négocier une politique étrangère indépendante et à agir en médiateur impartial. Comment Washington peut-il exercer une pression crédible sur les Émirats concernant leur rôle dans l’exacerbation de la guerre civile au Soudan, alors que le conseiller à la sécurité nationale des Émirats est un partenaire commercial du président américain ?

Depuis une dizaine d’années, cheikh Tahnoun mène les négociations de politique étrangère avec les États-Unis sur des questions majeures, notamment la lutte contre le terrorisme, les investissements financiers et l’accès des Émirats aux technologies informatiques de pointe. En mars 2025, lors de sa visite à Washington, il a rencontré Trump et a bénéficié d’un accès privilégié aux hauts responsables de l’administration ainsi qu’à un dîner à la Maison-Blanche, des privilèges habituellement réservés aux chefs d’État en visite officielle. Le public ignorait l’accord secret que la société d’investissement de Tahnoun avait signé deux mois auparavant avec une entreprise de cryptomonnaies appartenant à la famille Trump.

Ces révélations soulignent également pourquoi l’incursion de Trump dans les cryptomonnaies est devenue le moyen le plus lucratif –et le plus risqué– de tirer profit de sa présidence. Depuis son premier mandat, l’empire commercial de sa famille s’est considérablement étendu, dépassant largement le cadre d’un conglomérat immobilier où le nom Trump est associé à des hôtels, des complexes de golf et des tours résidentielles à travers le monde. Il englobe désormais des plateformes médiatiques comme TruthSocial et divers projets liés aux cryptomonnaies.

Selon Bloomberg, la famille Trump a engrangé environ 1,4 milliard de dollars grâce à ces projets l’an dernier, soit environ un cinquième de sa fortune estimée à 6,8 milliards de dollars.

Ces investissements dans les cryptomonnaies permettent à Trump et à sa famille de lever des centaines de millions de dollars auprès d’investisseurs étrangers et de responsables gouvernementaux qui, en temps normal, hésiteraient à transférer des fonds à un homme politique américain.

Trump ne se contente pas de s’enrichir grâce à sa présidence, il s’est également aventuré dans un secteur gangrené par la fraude et le manque de transparence. Quelques mois après son retour au pouvoir, son administration a commencé à assouplir la réglementation du secteur et a ordonné au Département de la Justice de dissoudre une unité nationale chargée d’enquêter sur la fraude aux cryptomonnaies, créée en 2022 sous l’administration Biden.

Si l’investissement de 500 millions de dollars dans World Liberty Financial l’an dernier a été une opération lucrative pour Trump et sa famille, il n’avait aucun sens financier pour le cheikh Tahnoun, qui a orchestré cet investissement dans une toute nouvelle entreprise de cryptomonnaies peu active avant l’arrivée de Trump au pouvoir. Alors, qu’ont obtenu les Émirats en retour ?

Il semble que la monarchie autoritaire ait mis la main sur les clés de l’avenir de l’intelligence artificielle. L’investissement secret de Tahnoun était l’un des deux accords majeurs conclus l’an dernier entre la branche cryptomonnaies de la famille Trump et le gouvernement des Émirats. Lors d’une conférence sur les cryptomonnaies à Dubaï en mai, Eric Trump, fils du président, et son associé Zach Witkoff (fils de Steve Witkoff, envoyé spécial du président pour le Moyen-Orient), ont annoncé que MGX, société également dirigée par Tahnoun, investirait 2 milliards de dollars via un stablecoin émis par World Liberty. Un stablecoin est une cryptomonnaie dont le cours est fixe à un dollar, et l’accord avec MGX pourrait générer des dizaines de millions de dollars d’intérêts par an pour le président et sa famille.

Lors de cette conférence, Zach Witkoff a présenté cet investissement comme un vote de confiance envers World Liberty, une jeune entreprise technologique, sans toutefois révéler que les deux sociétés partagent d’importants investisseurs et que certains de leurs dirigeants sont également à la tête des deux entreprises. Un précédent investissement de 500 millions de dollars de Tahnoun lui a permis de nommer deux membres au conseil d’administration de World Liberty, les mêmes personnes qui siègent également au conseil d’administration de MGX, selon une enquête du Wall Street Journal.

Deux semaines seulement après l’investissement de 2 milliards de dollars de MGX dans la société de cryptomonnaies de la famille Trump, l’administration Trump a autorisé les Émirats à acquérir des centaines de milliers de puces informatiques de pointe, essentielles au développement de l’intelligence artificielle. Ces puces sont fabriquées par des entreprises américaines, principalement Nvidia. L’administration Biden avait imposé des restrictions sur le nombre de puces que certains pays étrangers pouvaient acheter, craignant un détournement de cette technologie. Cependant, Trump a levé ces restrictions.

Deux sénateurs démocrates membres de la commission des finances du Sénat ont demandé, vendredi 13 février 2026, au secrétaire au Trésor Scott Bessent d’évaluer les éventuelles implications pour la sécurité nationale de l’acquisition, par le conseiller à la sécurité nationale des Émirats, de cette participation à hauteur de 500 millions de dollars dans la société de cryptomonnaies appartenant à la famille Trump. À signaler que Donald Trump et Steve Witkoff sont membres honoraires de cette société. 

Pour une enquête impartiale et indépendante

Les sénateurs Elizabeth Warren et Andy Kim ont demandé à M. Bessent, en sa qualité de secrétaire au Trésor est président du Comité sur les investissements étrangers aux États-Unis (CFIUS), de déterminer si le CFIUS devait examiner la participation de 49% des Émirats dans World Liberty Financial et de mener une enquête approfondie, impartiale et indépendante s’il le jugeait nécessaire.

Dans une lettre, les sénateurs lui ont demandé de répondre à plusieurs questions concernant cette transaction avant le 5 mars, notamment si le CFIUS avait mené un examen de l’opération ou formulé des recommandations à ce sujet au président républicain Donald Trump. 

«Cette transaction soulève d’importantes préoccupations en matière de sécurité nationale», ont écrit les sénateurs.

Le département du Trésor n’a pas encore commenté cette lettre. Comme si l’affaire ne revêtait aucune importance. Des présidents américains avaient été poussés vers la sortie pour beaucoup moins que cela.

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Histoire du Comité tunisien pour la liberté et la paix (1948-1968)

17. Februar 2026 um 09:10

Les éditions Nirvâna annoncent la parution, cette semaine, d’un nouveau livre en langue arabe de l’historien Habib Kazdaghli, qui sera le douzième volume de la collection Mountada Ettajdid. Une étude originale qui revient sur une page peu connue de l’histoire contemporaine de la Tunisie et qui s’intéresse au Comité tunisien pour la liberté et la paix (1948-1968).

Djamal Guettala 

Préfacé par Moncef Ben Slimane, professeur de sociologie, collègue et ami de longue date de l’auteur, et fils du docteur Slimane Ben Slimane, longtemps président du CTLP, ce livre se veut un témoignage rigoureux sur un espace de liberté et de réflexion civile dans la Tunisie d’après-guerre, longtemps méconnu du grand public.

Le CTLP n’a jamais été une organisation de masse ni un instrument de pouvoir. Son objectif était d’abord d’offrir un lieu de pensée, de vigilance et de liberté d’expression. Fidèle aux idéaux de défense des droits et libertés publiques, il se mobilisait en solidarité avec les peuples pour leur droit à l’autodétermination et leur indépendance, tout en contribuant à la consolidation de la paix et au renforcement des droits humains dans une Tunisie en pleine recomposition.

Un espace civil indépendant

À travers ses communiqués, ses colloques et ses prises de position, le Comité a su préserver un espace civil indépendant. Il a rassemblé des talents et des personnalités aux sensibilités politiques variées, convaincus que chacun pouvait contribuer à l’édification nationale depuis sa position propre. Progressivement, cependant, cette ouverture a commencé à se refermer sous le poids de l’autorité personnelle de Bourguiba.

L’ouvrage sera présenté pour la première fois lors d’une soirée ramadanesque le lundi 23 février 2026 à 21h, à la librairie Al Kitab Mutuelleville. Cette première rencontre coïncide avec le 40ᵉ anniversaire du décès de Slimane Ben Slimane (1905-1986), dirigeant destourien, président du CTLP, fidèle compagnon et ami des communistes tunisiens.

Image de couverture (1960) : Un moment emblématique de l’histoire du Comité : la délégation tunisienne en visite en Union soviétique. De droite à gauche : Ammar Farhat (peintre), Saleh Krou (gouverneur), Hamadi Ben Zina (médecin), Noureddine Bouarouj (professeur), Zoubeir Turki (peintre) Dr Slimane Ben Slimane (médecin), Ahmed Zouiten (pharmacien), Mahmoud Soueili (artisan) et Mnaouar Samadh (poète).

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Tunisie | Inégalité territoriale face aux aléas climatiques

17. Februar 2026 um 08:36

En Tunisie comme partout ailleurs, les élus des régions sujettes à des désagréments climatiques doivent assimiler le fait que, les populations qui en sont les plus touchées ne demandent ni privilège ni exception arbitraire. Elles demandent l’application rigoureuse du droit, de l’équité et de la responsabilité publique face à des contraintes objectives, mesurables et durables. Refuser d’adapter les politiques publiques à ces réalités revient à institutionnaliser une inégalité territoriale, à normaliser la précarité énergétique et à accepter que certaines vies soient plus exposées que d’autres aux risques climatiques, environnementaux et sanitaires. (Ph. Les oasis du sud tunisien manquent de plus en plus d’eau).

Dr Monem El Achkham *

Je vis dans une région de Tunisie où l’été dure neuf mois, où l’on en a assez du soleil, où l’on en vient à vénérer ce que l’on appelle communément «le temps de chien». Dans ma région, l’injustice structurelle et séculaire est admise comme un ordre établi. Ce qui fait le plus mal, c’est que ceux-là mêmes qui se présentent comme les redresseurs de torts nous laminent en élaborant slogan sur slogan, en méconnaissance totale de ce que la nature nous impose et qu’ils perpétuent par ignorance, par compassion stérile, mais surtout par pur opportunisme politique.

Dans ma région, la nature est cruelle, et tous les pouvoirs qui s’y sont succédé l’ont été encore plus. Pour adoucir, un tant soit peu le climat, trois solutions s’offrent à nous : un peu de verdure, moins de pollution et… la climatisation. Or, malgré cette réalité objectivement mesurable, ces territoires sont soumis à des politiques publiques uniformes, conçues sans prise en compte suffisante des différences climatiques, environnementales et industrielles. Cette uniformité de traitement produit, de facto, une rupture manifeste du principe d’égalité entre citoyens placés dans des situations fondamentalement dissemblables.

Pour la verdure, il faut repasser

Concernant la verdure, il va falloir repasser. Dans mes souvenirs d’enfance — et il existe d’ailleurs une iconographie abondante pour les étayer — les oasis, les espaces verts et les pièces aquatiques ne faisaient pas défaut, et il y faisait très bon vivre.

«Réchauffement climatique», me direz-vous. Oui, mais pas seulement. Les difficultés actuelles ne peuvent être imputées exclusivement au changement climatique global. Elles résultent également de choix économiques et industriels opérés sur plusieurs décennies, notamment dans la gestion des ressources hydriques et l’implantation d’activités fortement consommatrices d’eau et génératrices de pollution.

Le joyau historique de notre ville, Gafsa, ce furent les piscines romaines. Elles ont été sacrifiées, sans le moindre état d’âme, sur l’autel du développement industriel. Ces piscines, vieilles de vingt siècles, étaient alimentées par des sources intarissables en circuit ouvert, qui irriguaient les oasis et abreuvaient de multiples pièces d’eau. Le besoin accru en eau des laveries de phosphate, conjugué à un usage irrationnel de cette ressource, a ravagé nos oasis, asséché nos plans d’eau et a fini par avoir raison de nos piscines romaines.

Face au tarissement assassin des sources et à l’assèchement choquant des dites piscines, une étude fut menée pour tenter d’y remédier. Elle conclut à deux options aussi foireuses l’une que l’autre. La première consistait à installer un système de clapets permettant un hypothétique remplissage lorsque l’eau remonterait, tout en empêchant la vidange en cas de flux insuffisant. La seconde proposait d’enlever la roche naturelle et le sable qui donnaient à l’eau sa merveilleuse couleur azur, pour couler une hideuse dalle de béton et remplir, à l’occasion, ce qui deviendrait un vulgaire bassin.

Vous l’aurez compris : c’est la deuxième option qui fut adoptée, jugée bien entendu moins chère et vécue comme une insulte aux autochtones et à l’esthétique universelle.

Les pollueurs imposent leur loi

Pour ceux qui peinent à admettre que l’industrie du phosphate soit l’unique responsable de ce désastre écologique, climatique et agricole, j’en veux pour preuve l’apparition, chez nous, d’un lac naturel peuplé de poissons d’eau douce, né de nulle part après deux années de grève dans les laveries du bassin minier.

En Algérie, notre voisin direct, on développe en plein désert l’une des agricultures les plus prédatrices en eau — et je ne dis pas que c’est bien — notamment le maraîchage, en puisant dans la même nappe que nous préservons pieusement dans nos sous-sols. Ici, on aurait pu utiliser cette ressource pour sauver les oasis, développer l’agriculture et réanimer les espaces verts. Mais au lieu de cela, on nous enjoint de rationner l’eau sous 47 °C à l’ombre.

La pollution, vous l’aurez compris, il est fortement déconseillé d’en parler. Quand la menace immédiate sur la vie d’enfants n’a pas suffi à dissuader le pollueur, pourquoi voudrait-on évoquer le phosphogypse, la fluorose, les risques de cancer ou de stérilité ? Après tout, cela ne tue qu’à moyen ou long terme. Le voile de soufre qui survole la ville en été, visible à l’horizon dès l’aube et perceptible à l’odorat dès que la circulation se calme, constitue une démonstration tangible — s’il en fallait une — de ce que peut être un effet de serre. Allons-nous nous plaindre ? La vie de gosses est menacée, je vous dis, et la machine à sous, elle, ne s’est jamais arrêtée.

Sacro-sainte climatisation

Nous disions donc que pour les espaces verts, on a préféré économiser l’eau pour l’industrie et pour que nos voisins puissent irriguer tranquillement le désert ; que la pollution est taboue et qu’il est donc fortement déconseillé d’en parler. Il ne nous reste plus que la climatisation.

La climatisation, oui, cette sacro-sainte clim. En ce qui me concerne, j’ai du mal à concevoir ne pas pouvoir croiser un jour son inventeur, Willis Haviland Carrier, dans les allées du paradis, vous l’aurez compris, j’ai bien la ferme intention d’y être.

La clim sous nos cieux, c’est vital et primordial, vous l’avez donc compris ce n’est ni du luxe ni même un souhaitable confort. Mais même là-dessus, nous sommes lourdement lésés. Je peux affirmer sans prendre énormément de risque que, concernant la consommation d’électricité dans ma région, nous sommes contraints d’atteindre au moins le double de la moyenne nationale, eu égard à l’usage assez assidu selon les bourses, de la clim de mai à novembre. La chaleur ambiante impose plusieurs heures quotidiennes de conditionnement de l’air.

Pour un bien-être artificiel à peine comparable à celui du reste du pays, nous dépensons des sommes considérables, avec les mêmes salaires et le même pouvoir d’achat. Cela devient une véritable ligne — ou plutôt un trou — budgétaire. Est-ce juste ? Sincèrement, je ne le pense pas.

Quand on connaît les difficultés à survivre dans ce type de région — dépenses de santé accrues à cause de la pollution, dépenses énergétiques supplémentaires dues à une chaleur qui ne relève pas uniquement du réchauffement climatique — est-il acceptable d’être subventionné en électricité à l’identique de villes côtières ?

Il ne serait même pas démesuré d’envisager l’instauration d’une trêve estivale sous nos latitudes, équivalente à la trêve hivernale en Europe. Car oui, on meurt de chaleur et de déshydratation quand on n’a pas les moyens de s’offrir l’air conditionné dans ma région. Et l’injustice ne s’arrête pas là, en été, la capacité de la Steg ne suffit jamais à satisfaire la demande : la baisse de tension, surtout à partir de midi, est telle que les climatiseurs tournent sans rafraîchir. On paie, et on n’en a même pas pour son argent.

Une inégalité territoriale

J’ai parfois l’impression que, pour tous ceux qui ont été au pouvoir — je n’exclus personne — les habitants de ces régions productrices de richesses seraient nés avec une cuirasse les rendant insensibles aux éléments, comme s’ils avaient des instincts atténués, voire une apathie congénitale. À moins que nos dirigeants n’adhèrent à la vision d’Aristote, selon laquelle les esclaves seraient de nature servile tandis que les hommes libres ont une nature libre et que leurs places dans la société ne seraient alors qu’un reflet de leur nature intime. C’est dans les gènes, en somme. Nous ne serions pas faits pareil quoi ! Notre résilience, notre prétendue imperméabilité aux agressions climatiques et chimiques, serait à l’origine de ce que l’on pourrait appeler l’idiosyncrasie gafsienne.

J’incite donc les élus des régions sujettes à de tels désagréments à assimiler le fait que, les populations concernées, ne demandent ni privilège ni exception arbitraire. Elles demandent l’application rigoureuse du droit, de l’équité et de la responsabilité publique face à des contraintes objectives, mesurables et durables. Refuser d’adapter les politiques publiques à ces réalités revient à institutionnaliser une inégalité territoriale, à normaliser la précarité énergétique et à accepter que certaines vies soient plus exposées que d’autres aux risques climatiques, environnementaux et sanitaires. Le principe de solidarité nationale envers les territoires supportant une charge disproportionnée de pollution, de dégradation écologique et climatique au nom de l’intérêt général trouve ici tout son sens.

Nos élus devraient donc appeler à une évolution normative, politique et juridique fondée sur la justice, la raison et la responsabilité.

* Chirurgien à Gafsa.

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Les Prix littéraires Comar d’Or fêtent leur 30e anniversaire

17. Februar 2026 um 07:18

Le comité d’organisation des Prix littéraires Comar d’Or du roman tunisien, organisé chaque année par les Assurances Comar, a publié, lundi 16 février 2026, le communiqué annonçant le démarrage de la session 2025-2026.

Cette année, les Prix Comar fêtent leur 30e édition : trois décennies qui ont vu les œuvres de dizaines de romanciers tunisiens écrivant en arabe et en français couronnées par ce prix qui s’est imposé au fil des ans comme une référence incontournable dans le domaine de l’écriture littéraire et de l’édition en Tunisie et dans le monde arabe et comme un rendez-vous culturel très attendu, et pas seulement par les romanciers, les éditeurs, les critiques et les lecteurs.

Les Prix littéraires Comar d’Or sont en effet devenus une fête populaire grâce à la mobilisation et l’animation qu’ils suscitent des semaines avant et après leur attribution aux lauréats.

Nous reproduisions ci-dessous l’appel à participation et le règlement intérieur des prix qui, en cette année du 30e anniversaire, auront une tonalité et un faste spéciaux auprès du grand public.

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Gestern — 16. Februar 2026Haupt-Feeds

Viol d’enfant à Ennasr | Information judiciaire contre 4 suspects

16. Februar 2026 um 13:44

Le Parquet près le Tribunal de première instance de Tunis a ordonné, ce lundi 16 février 2026, l’ouverture d’une information judiciaire, à l’encontre de 4 suspects, placés en détention depuis le 13 février, suite au viol d’un enfant de 3 ans dans un jardin d’enfants au quartier Ennasr 2, au nord-ouest de Tunis, qui a suscité une vive émotion dans le pays.

Le Parquet a, également, retenu deux chefs d’accusation contre les accusés : viol et agression sexuelle sur mineur.

Par ailleurs, le ministère public a formulé des chefs d’accusation pour «négligence» contre la propriétaire et des employés du jardin d’enfants concerné.

Il est à rappeler que le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a ordonné la fermeture de l’établissement.

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Tunisie | Horaires des trains longue distance pendant Ramadan  

16. Februar 2026 um 13:23

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a annoncé aujourd’hui, lundi 16 février 2026, les horaires des trains sur les lignes longue distance pendant le mois sacré du Ramadan.

Ces horaires ont été fixés comme suit(cliquez sur les liens pour accéder aux tableaux des horaires) :

* Ligne internationale : Tunis – Annaba;

* Lignes Tunis – Ghardimaou et Tunis – Bizerte;

* Ligne Tunis-Kalaa El Khasba;

* Lignes Tunis-Tozeur et Metlaoui-Redeyef;

* Lignes Tozeur-Tunis et Tunis-Nabeul.

À noter que l’observation du croissant de lune, pour fixer la date de début de Ramadan, aura lieu demain, mardi 17 février, après le coucher du soleil.

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Tunisie | Horaires administratifs pendant Ramadan  

16. Februar 2026 um 12:58

Le cabinet du Premier ministre a annoncé aujourd’hui, lundi 16 février 2026, dans un communiqué, que les horaires de travail des administrations publiques, des collectivités locales et des institutions publiques à caractère administratif pendant le mois sacré du Ramadan de l’année 2026, correspondant à l’an 1447 de l’Hégire.

Ces horaires seront les suivants :

– du lundi au jeudi de 8 h à 14 h 30 ;

– et le vendredi de 8 h à 13 h 30.

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Digital Collège est-elle une fausse école supérieure privée ?

16. Februar 2026 um 12:32

Des parents ont révélé hier, dimanche 15 février 2026, sur les réseaux sociaux, ce qu’il ont qualifié du scandale d’une pseudo école supérieure privée qui, depuis sa création en 2022, aurait, selon eux, trompé les étudiants qui y sont inscrits sur son véritable statut et la valeur des diplômes qu’elle délivre.

Digital College est un établissement d’enseignement privé qui a le statut officiel d’une école de formation professionnelle mais qui se fait passer pour une école supérieure délivrant des diplômes reconnus aussi bien en Tunisie qu’en France et en Union européenne, disent les parents d’élèves

Les propriétaires de Digital College auraient prétendu, selon eux, dans des interventions médiatiques, que leur école fait partie d’un groupe homonyme basé en France et qui compterait 15 établissements similaires.

Cependant, les élèves ayant terminé leur cursus de trois ans affirment que l’école n’a pas pu leur délivrer le diplôme reconnu en France et dans l’Union européenne qu’elle leur a promis.

En d’autres termes, il s’agirait d’une école de formation professionnelle qui aurait trompé des centaines d’étudiants (et leurs parents) sur son statut légal et sa véritable vocation.

Cette situation rocambolesque est le fruit d’un manque de contrôle de la part des autorités et notamment du ministère de l’Enseignement supérieur. Résultat : les élèves et leurs parents disent avoir payé d’énormes sommes d’argent pour des diplômes en bois et s’être retrouvés, au terme d’un cursus de plusieurs années d’études, sans aucun diplôme digne de ce nom. Certains se disent désespérés à l’idée d’avoir ainsi gaspillé quatre ans de leur vie et fait dépenser d’énormes sommes d’argent à leurs parents… pour rien.  

Des parents affirment avoir porté plainte contre Digital College et ses propriétaires, qui, pour le moment, se drapent dans le silence et n’apportent pas les éclaircissements nécessaires aux élèves et aux parents, lesquels n’en démordent pas et affirment avoir été trompés et dépouillés de leur argent et de leur rêve.

Les responsables de l’école ainsi pointée du doigt se doivent de réagir au plus vite pour clarifier les choses et démêler le faux du vrai des accusations portées contre eux.

I. B.   

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Les lauréats du Créathon Gabès-Medenine

16. Februar 2026 um 11:00

Pendant trois jours, du 13 au 15 février 2026, dix-huit jeunes porteurs et porteuses de projets des régions de Gabès et Médenine ont participé à un Créathon qui s’inscrit dans une réflexion sur le rôle des industries culturelles et créatives dans les dynamiques territoriales. Et interroge la capacité des régions à produire leurs propres récits, à valoriser leurs patrimoines et à transformer la création en opportunité professionnelle durable.

Les projets présentés partagent une caractéristique commune : ils prennent appui sur des expériences personnelles et sur une observation directe des besoins culturels locaux. Qu’il s’agisse de préserver des savoir-faire traditionnels, de documenter des mémoires régionales ou d’imaginer de nouveaux circuits culturels, les propositions témoignent d’un attachement affirmé au territoire.

Les formats développés illustrent la diversité des industries créatives contemporaines. Jeux vidéo inspirés d’histoires locales, applications mobiles dédiées à la valorisation patrimoniale, plateformes interactives, dispositifs immersifs en réalité virtuelle ou encore événements artistiques et ateliers pratiques traduisent une volonté de conjuguer innovation technologique et transmission culturelle.

Au-delà de l’expression artistique, le Créathon a mis l’accent sur la structuration des projets. Les participants ont été accompagnés par des mentors universitaires spécialisés en entrepreneuriat et en multimédia, qui ont apporté une méthodologie rigoureuse : clarification de la proposition de valeur, identification des publics cibles, réflexion sur la faisabilité et la viabilité économique. Cette articulation entre créativité et approche académique a permis d’inscrire les initiatives dans le champ des industries culturelles et créatives comme secteur organisé et porteur.

Récits locaux pour structurer l’économie créative

À l’issue des présentations finales devant un jury composé de professionnels, deux projets par région ont reçu une distinction financière, conçue comme un encouragement aux initiatives ayant connu une progression significative durant les trois jours de travail intensif.

À Médenine, le premier prix a été attribué à Wided Chandoul pour «سدو» (anciennement «يتينيرار»), et le deuxième prix à Sabrine Ben Hamida pour «Sud Immersive VR».

À Gabès, le premier prix est revenu à Mouheb Ressil pour «Hikayat Machia», tandis que le deuxième prix a été décerné à Achref Kabaw pour «Thnaya».

Ces distinctions ne consacrent pas une hiérarchie définitive. Elles reconnaissent une évolution méthodologique et conceptuelle. La majorité des projets présentés devrait poursuivre son développement dans un parcours d’incubation, confirmant que l’enjeu dépasse le cadre événementiel pour s’inscrire dans une dynamique durable.

À travers cette édition, le Créathon met en lumière une idée structurante : les industries culturelles et créatives ne sont pas uniquement un champ artistique, mais un espace où les récits des territoires peuvent devenir moteurs de développement et d’insertion professionnelle.

Le Créathon a été organisé par l’Association du multimédia et de l’audiovisuel (Amavi), dans le cadre du programme Tacir (Talents – Arts – Créativité – Image/Inclusion – Recherche/Résilience).

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Sahara occidental | Négociations à l’ambassade US à Madrid

16. Februar 2026 um 10:33

La représentation permanente des États-Unis aux Nations Unies a indiqué des délégations de haut niveau des États-Unis et des Nations Unies ont facilité des discussions à Madrid, en Espagne, entre le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie concernant la mise en œuvre de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Sahara occidental.

Imed Bahri

Ces négociations se font sous la houlette de Massad Fares Boulos, conseiller spécial pour l’Afrique du président américain Donald Trump et élément de taille -étant donné qu’avec Trump tout est une affaire de famille-, son fils Michael est marié à Tiffany, la fille du président avec sa deuxième épouse Marla Maples. Que le principal négociateur soit un proche du président américain ceci a toute son importance. Les Américains souhaitent un accord en mai 2026.

Le quotidien londonien arabophone Al Quds al Arabi a indiqué que la diplomatie américaine a été contrainte de prolonger jusqu’à lundi 9 février les négociations, initialement prévues pour la seule journée du dimanche 8 février. Washington souhaite un accord-cadre d’ici mai prochain afin de mettre fin au conflit et d’inaugurer une ère de coopération et de stabilité en Afrique du Nord.

Un black-out médiatique strict

L’ambassade des États-Unis à Madrid a accueilli dimanche le deuxième cycle de négociations entre les parties susmentionnées, faisant suite aux pourparlers tenus en Floride deux semaines auparavant, selon le quotidien espagnol El Confidencial, qui a révélé l’information.

Ces négociations étaient supervisées par Washington, représenté par Massad Boulos, et Michael Waltz, représentant permanent des États-Unis auprès des Nations Unies, ainsi que par les Nations Unies représentées par l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental Staffan de Mistura. Les ministres des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, de l’Algérie, Ahmed Attaf, et de la Mauritanie, Mohamed Salem Ould Merzoug, dirigeaient leurs délégations respectives, tandis que la délégation du Front Polisario était conduite par Mohamed Yeslem Beissat.

La partie américaine impose un black-out médiatique strict sur les négociations, comme le rapporte El País.

Washington à la manœuvre

Cependant, quelques fuites ont émergé, dont certaines, selon El Confidencial, font état d’une proposition visant à établir un comité technique de haut niveau composé de représentants du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Front Polisario. Ce comité, assisté d’experts juridiques et autres spécialistes, opérerait sous la supervision de Washington et des Nations Unies et travaillerait à l’élaboration de la proposition d’autonomie soumise par le Maroc.

Cette proposition d’autonomie compte 40 pages. Washington avait précédemment estimé que le document d’autonomie nécessitait une révision afin de répondre aux exigences d’un système fédéral.

Cette évolution est considérée comme normale compte tenu des négociations en cours et du fait que le Maroc est conscient qu’il devra céder davantage de pouvoirs lors des négociations, d’autant plus que la proposition d’autodétermination n’est plus réaliste malgré l’insistance du Front Polisario sur ce point avec le soutien de l’Algérie.

Des sources proches du Front Polisario indiquent que celui-ci plaide en faveur du second plan de James Baker qui prévoit une autonomie de quelques années suivie de consultations avec la population sur l’avenir du Sahara. Toutefois, compte tenu de l’évolution actuelle de la situation, il sera difficile de miser sur une telle solution. La résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée fin octobre, recommandait des négociations fondées sur la proposition d’autonomie marocaine, tout en restant ouverte à d’autres formules.

Une course contre la montre

L’enjeu principal est que Washington souhaite parvenir à un accord-cadre d’ici mai prochain, qui pourrait être signé à la Maison-Blanche sous l’égide du président américain Donald Trump et en présence des dirigeants des pays concernés : le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario.

Des négociations complémentaires se tiendront aux États-Unis afin d’affiner et de développer la proposition d’autonomie, ce qui implique une course contre la montre pour parvenir à un accord entre toutes les parties. Ces négociations visent à mettre fin aux affrontements sporadiques dans le Sahara entre le Maroc et le Front Polisario, ce dernier lançant des attaques depuis l’extérieur du mur de sable.

Casuistique algérienne

L’Algérie a indiqué, vendredi 13 février, qu’elle participe aux négociations uniquement en qualité d’«observateur». Cette précision fait suite à ce que l’Algérie considère comme des «interprétations marocaines visant à inclure l’Algérie comme partie prenante au conflit».

Une source officielle algérienne a déclaré au journal électronique Tout sur l’Algérie que «la réalité est indéniable: le Royaume du Maroc négocie actuellement directement avec le Front Polisario concernant l’avenir du Sahara occidental», soulignant que «l’Algérie, comme la Mauritanie, n’a dans ces pourparlers qu’un rôle d’observateur, un rôle dicté par le statut de deux pays voisins»

La source a conclu qu’«un véritable règlement du conflit du Sahara occidental émergera inévitablement des deux parties du conflit et sera le fruit de négociations directes, semblables à celles qui sont actuellement en cours»

Comme le confirment les médias algériens, depuis le début du conflit, les autorités algériennes ont maintenu leur refus de s’impliquer directement dans tout processus de négociation, tout en soulignant ces dernières années «qu’elles accepteront la solution que les Sahraouis approuveront pour ce conflit qui dure depuis un demi-siècle».

Cependant, il n’échappe à personne que l’Algérie est très concernée par l’issue des négociations, qu’elle a donné son feu vert au Polisario pour qu’il y participe et qu’elle lui a sans doute aussi fixé les lignes à ne pas outrepasser. 

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Europe-Maghreb-Afrique | Les voies du codéveloppement  

16. Februar 2026 um 09:23

Bien que l’Union européenne (UE) ait actuellement des accords commerciaux avec plusieurs pays sud-méditerranéens, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années. Plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique. Pourtant, ces trois blocs voisins auront beaucoup à gagner à impulser leurs échanges commerciaux et l’investissement dans les infrastructures énergétiques, technologiques et de transport.

Benjamin Fox

Les liens économiques entre l’Afrique du Nord et l’Europe pourraient accroître l’économie de la région de 67 milliards de dollars (56,8 milliards d’euros), a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). S’exprimant lors d’une conférence à Alger le 5 février 2026, elle a présenté un nouveau rapport du Fonds indiquant qu’un ensemble de réformes visant à renforcer les liens économiques entre l’Afrique du Nord, l’Europe et l’Afrique subsaharienne pourrait stimuler les exportations nord-africaines de 16 % et le PIB de plus de 7 %, soit une augmentation de la production économique de 67 milliards de dollars.

Mme Georgieva a souligné que les droits de douane moyens à l’importation en Afrique du Nord s’élèvent à 7 %, un taux supérieur à celui de nombreux pays d’Asie du Sud, du Golfe, de l’UE et d’Afrique subsaharienne.

Réduire les barrières commerciales

Alors que l’Europe absorbe la majeure partie du commerce de l’Afrique du Nord, les échanges entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne sont négligeables, ne représentant que 4 % des exportations et à peine 1 % des importations, a ajouté Mme Georgieva.

Selon la DG du FMI, la réduction des barrières commerciales intra-africaines, notamment les droits de douane, et le renforcement des réseaux de transport et des oléoducs régionaux permettraient de générer l’essentiel des gains économiques.

«L’Europe cherche à développer ses partenariats commerciaux. L’Afrique subsaharienne cherche à exploiter le potentiel de ses vastes ressources et de sa population. Et l’Afrique du Nord offre de nombreuses opportunités d’investissement et de partenariat», a déclaré Mme Georgieva.

La faiblesse du commerce intra-africain, qui représente moins de 20 % du commerce total du continent, constitue un problème économique persistant.

Les dirigeants africains se sont engagés à créer une Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), mais l’harmonisation de la réglementation prendra probablement des décennies.

Pacte pour la Méditerranée

De son côté, la commission von der Leyen a également promis de privilégier les relations avec les pays d’Afrique du Nord et du Maghreb, en dévoilant un Pacte pour la Méditerranée en novembre dernier.

Le gouvernement chypriote, qui a pris la présidence tournante de six mois du Conseil de l’UE en janvier, a placé les relations avec la région méditerranéenne au cœur de son programme.

La semaine dernière, le président Nikos Christodoulides a déclaré que les premiers projets de coopération concrets, dans le cadre de ce pacte, seraient présentés lors d’un sommet des dirigeants européens à Chypre les 23 et 24 avril.

Nicosie jouera un rôle moteur «en s’appuyant sur sa position géographique, sa crédibilité politique et sa connaissance des spécificités de la région», a ajouté M. Christodoulides.

Bien que l’UE ait actuellement des accords commerciaux avec certains pays du sud de la Méditerranée, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années, plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique.

Ses accords de «financement contre contrôle des migrants» avec la Tunisie, l’Égypte, la Mauritanie et la Jordanie représentent un montant total de 10 milliards d’euros, et la Commission a mis en avant la baisse du nombre de passages irréguliers par les routes méditerranéennes comme preuve de leur efficacité.

Toutefois, ces accords ont également promis des milliards d’euros d’investissements dans des projets d’énergie verte, notamment l’hydrogène vert, que l’exécutif européen souhaite promouvoir afin de mettre fin à la dépendance persistante des Européens vis-à-vis des combustibles fossiles russes.

L’attraction des talents du Sud

Outre les mesures de relance économique, la vice-présidente de la Commission, Dubravka Šuica, a également promis que l’UE renforcerait ses partenariats pour les talents avec le Maroc, la Tunisie et l’Égypte, et faciliterait la délivrance de visas.

Le nombre de premiers permis de séjour liés à l’emploi pour les ressortissants de la région a fortement augmenté au cours de la dernière décennie, passant de 34 000 en 2013 à 75 000 en 2023. Le Maroc, la Tunisie et l’Égypte représentent 85 % de ces permis.

Parallèlement, la Commission a proposé d’allouer 42 milliards d’euros à la région méditerranéenne dans son prochain cadre budgétaire septennal. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré que ce montant permettrait de soutenir plus de 100 initiatives concrètes.

Cependant, les détails concernant la part de ces nouveaux financements restent flous.

«En l’absence de ligne budgétaire dédiée et avec la plupart des fonds extérieurs de l’UE programmés jusqu’en 2027, le succès du Pacte dépendra des contributions des États membres et du secteur privé, notamment pour les nouvelles initiatives régionales», a déclaré Helena Hahn, analyste politique au sein du groupe de réflexion European Policy Centre.*

Traduit de l’anglais.

Source : Euro Oberver.

* Le titre et les intertitres sont de la rédaction.  

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Tunisie | Un mois de janvier particulièrement pluvieux

16. Februar 2026 um 08:36

Le temps en janvier 2026 en Tunisie a été caractérisé par des pluies exceptionnellement abondantes dans les régions du nord et du centre, en particulier entre le 19 et le 21 janvier 2026, provoquant des inondations, tandis que les régions du sud ont enregistré des pluies légères à modérées, inférieures à la moyenne générale.

Les précipitations totales ont atteint 2302,7 millimètres, soit plus que le double de la moyenne normale de 1118,1 millimètres, ce qui représente 206 % de la moyenne climatique (1991-2020), selon le bulletin climatique préliminaire de janvier publié par l’Institut national de météorologie. Cet apport a permis de remplir à nouveaux les barrages dont certains étaient presque à sec après plusieurs années de faible pluviométrie et réduit, momentanément le stress hydrique dans le pays. Au grand soulagement des agriculteurs.

Janvier 2026 peut être classé comme un mois avec un important excédent de pluie au niveau national, avec une nette concentration de ces excédents dans les régions du nord et du centre, le plaçant au sixième rang des mois de janvier les plus pluvieux au niveau national sur la période allant de 1950 à 2026.

Le Nord a enregistré 232 % de la moyenne (plus de 1011 millimètres), la région centrale 223 % (plus de 244,8 millimètres), tandis que le Sud n’a pas dépassé 54 % (moins de 71,2 millimètres).

Les quantités exceptionnelles enregistrées dans le nord et le centre ont entraîné une saturation rapide des sols, une augmentation significative du ruissellement de surface et une pression considérable sur les réseaux de drainage des eaux pluviales, ce qui explique les inondations localisées, notamment dans les zones urbaines et semi-urbaines.

I. B.

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L’IA peut contribuer à réformer l’éducation en Tunisie

16. Februar 2026 um 08:21

Les trois quarts (72 %) des élèves du primaire et du secondaire en Tunisie éprouvent des difficultés en mathématiques. C’est ce qui ressort d’une présentation vidéo intitulée «Le rôle de l’Intelligence artificielle (IA) dans la réforme du système éducatif tunisien».

La présentation a été assurée par le professeur Maledh Marrakchi, maître de conférences et consultant senior en IA, dans le cadre d’une série de présentations vidéos réalisées par l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) dans le cadre d’une étude globale sur l’utilisation de l’IA en Tunisie dans les domaines financier, éducatif, médical, énergétique, agricole et autres. Ces présentations vidéo sont diffusées sur la page Facebook de l’Ites.

Maledh Marrakchi a rappelé que 34 % des élèves du primaire en Tunisie n’atteignaient pas le niveau minimal de lecture requis et que 100 000 élèves abandonnaient l’école chaque année, principalement au niveau primaire.

Il a également présenté des données statistiques pour montrer les points forts et les faiblesses du système éducatif, notant que le taux de scolarisation des élèves âgés de 6 à 16 ans s’élève à 92 %. Mais le taux de scolarisation au lycée ne dépasse pas 65 %, et les enseignants du secondaire manquent de formation aux outils numériques et à l’IA, alors que les dépenses de tutorat privé, estimées à 1 179 dinars par an et par famille ayant un enfant d’âge scolaire, continuent d’augmenter de manière exorbitante.

M. Marrakchi a plaidé en faveur du recours à une assistance numérique basée sur l’IA dans le domaine de l’éducation afin de supprimer tous les obstacles à l’apprentissage et d’améliorer les résultats scolaires. Il a formulé des recommandations, regroupées en trois grands domaines.

Il s’agit de développer l’utilisation de l’IA dans l’apprentissage, de former les personnes impliquées dans l’utilisation de l’IA dans le système éducatif, d’intégrer l’IA dans les programmes scolaires, d’en réduire les aspects négatifs et de développer des applications d’IA dans le domaine éducatif.
Le spécialiste suggère de fournir un assistant personnel intelligent pour l’apprentissage des langues (arabe, français et anglais) au niveau de la grammaire, de la prononciation et de la conversation, en plus d’un assistant personnel intelligent pour l’apprentissage des mathématiques et l’utilisation de l’IA pour le diagnostic précoce des difficultés d’apprentissage et la manière de les surmonter rapidement.

M. Marrakchi a souligné que l’IA présente des avantages en matière de développement de contenus éducatifs, de méthodes d’apprentissage et d’évaluation des acquis pédagogiques.

Outre l’utilisation des technologies numériques dans les salles de classe via les plateformes d’apprentissage à distance et les outils numériques destinés à améliorer l’apprentissage et l’enseignement, il existe également des start-ups actives dans le domaine des technologies éducatives, a-t-il indiqué.

I. B.

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Tunisie | Légère baisse du chômage, qui reste élevé (15,2%)

15. Februar 2026 um 14:14

Au 4e trimestre de 2025, le taux de chômage en Tunisie est resté élevé, s’établissant à 15,2%, contre 15,4% au 3e trimestre, selon les indicateurs de l’emploi et du chômage publiés ce dimanche 15 février 2026 par l’Institut national de la statistique (INS).

Le nombre de chômeurs s’est établi à 645 200, en baisse de 8 500 par rapport au 3e trimestre 2025 (653 700).

Le taux de chômage augmente à 12,6% pour les hommes (contre 12,1% au 3e trimestre), et diminue à 20,8% après 22,4% au 3e trimestre chez les femmes.

Chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, ce taux est resté très élevé, même s’il a diminué au cours du 4e trimestre, atteignant 38,4 % contre 40,1 % au 3e trimestre 2025. Il se décompose en 37 % pour les hommes et 41,3 % pour les femmes.

Tout en restant également très élevé pour les diplômés de l’enseignement supérieur, le taux de chômage augmente pour atteindre 22,5% au 4e trimestre (contre 24,9 % au 3e trimestre). Ce taux est de 11,7 % chez les hommes et de 30,5 % chez les femmes.

D’après l’INS, au 2e trimestre de 2025, la population active s’inscrit en baisse, s’établissant à 4 255 000 individus contre 4 259 300 au 3e trimestre, soit une baisse de 4 300 individus.

Cette population se répartit en 2 931 500 hommes et 1 323 500 femmes, soit respectivement 68,9 % et 31,1 % de l’ensemble de la population active.

Cependant, la baisse de la population active au cours du 4e trimestre de 2025 a entraîné un recul du taux d’activité de 0,2 point, pour s’établir à 45,9 % de la population en âge de travailler (15 ans et plus), contre 46,1 % au 3e trimestre 2025.

Le nombre d’occupés a augmenté de 4 200, pour s’établir à 3 609 800 au 4e trimestre de 2025, contre 3 605 600 au 3e trimestre de la même année. Cette population est répartie de manière inégale entre les deux sexes : 2 561 800 d’hommes contre 1 048 100 milliers de femmes, soit respectivement 71 % et 29 % de la population active occupée.

53,3 % des occupés travaillent dans le secteur des services, 18,9% dans les industries manufacturières, 12,9 % dans les industries non manufacturière et 14,8% dans l’agriculture et de la pêche.

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L’économie tunisienne s’est accrue de 2,5% en 2025

15. Februar 2026 um 13:46

L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année 2025, selon l’Institut national de la statistique (INS), contre un taux de 2,6 % prévu par la Banque Mondiale.

Selon les indicateurs de la croissance économique au 4e trimestre de 2025, publiés ce dimanche 15 février 2026 par l’INS, les estimations montrent que le Produit intérieur brut (PIB) en volume a enregistré une croissance de 2,7% sur un an au cours du 4e trimestre de l’année 2025.

Par rapport au 3e trimestre de 2025, le PIB en volume s’est accru de 1%.

Sur cette base, l’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année écoulée.

Rappelons que la Banque mondiale a prévu une croissance économique en Tunisie de 2,6 % pour 2025, soutenue par une légère amélioration de l’activité. À moyen terme (2026-2027), la croissance devrait rester modérée, autour de 2,4 %, dans un contexte de contraintes de financement et de réformes structurelles nécessaires, a ajouté la BM.

I. B.

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