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Tataouine | Réintroduction réussie d’animaux menacés dans la réserve de Oued Dekouk

24. Januar 2026 um 12:50

Le directeur du Centre régional au développement agricole (CRDA) de Tataouine, Mongi Chniter, a confirmé, dans une déclaration à Mosaïque FM, le succès du processus de réintroduction des animaux du désert dans la réserve naturelle Oued Dekouk, qui avaient disparu ou étaient menacés d’extinction. (Ph. Oryx algazelle au Parc naturel Oued Dekouk).

À l’instar de l’oryx algazelle, du mouflon de Barbarie et de la gazelle Dorcas dans la réserve d’Oued Dekouk et le parc national Senghar-Jabess, où 7 naissances d’oryx algazelles, 21 de mouflons de Barbarie, 3 de gazelles Dorcas, 4 d’oryx d’Arabie et 1 de chameau ont été enregistrées.

Le délégué a également souligné l’attention particulière accordée par les autorités régionales aux parcs et réserves de l’État, où la délégation a commencé des travaux d’entretien et de restauration dans le parc national Senghar-Jabess, notamment l’installation de clôtures et de protections contre le froid et la chaleur pour les oryx du parc.

Le taux d’achèvement des travaux a atteint environ 50 % pour un coût de 146 000 dinars, auquel s’ajoute l’équipement du puits de surface du parc avec un système de pompage et d’énergie solaire, dont les travaux débuteront début février 2026 pour un coût d’environ 90 000 dinars.

I. B.

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Tunisair | Baisse de 5% du nombre de passagers en 2025

24. Januar 2026 um 12:08

Quand on connaît les grosses difficultés que traîne Tunisair (déficit financier chronique, sureffectifs, manque d’appareils, gabegie organisationnelle dont ne cessent de se plaindre les voyageurs), on n’est pas surpris d’apprendre qu’elle a enregistré, en 2025, une diminution de 5% du nombre de passagers transportés, malgré le quasi-monopole dont elle bénéficie sur le ciel national.

Selon ses indicateurs d’activité publiés sur le site web de la Bourse de Tunis, la compagnie nationale a transporté 2 486 888 passagers, en diminution de 5 %, alors que l’offre de sièges disponibles par kilomètre a baissé, elle aussi, de 8 %, par rapport à 2024.  

La compagnie aérienne peut cependant se réjouir d’avoir réussi à améliorer de 3 points son coefficient d’occupation, qui est passé 73,1 % en 2024 à 76,1 % en 2025.

Le coefficient d’occupation pour 2025 a également augmenté de 2,4 points pour atteindre 66,3 %, contre 63,9 % en 2024.

Les revenus de la compagnie nationale au cours de l’année écoulée se sont élevés à 1627 millions de dinars tunisiens (MDT), répartis comme suit : 1 563 MDT pour les vols réguliers et supplémentaires, 26 MDT pour les vols irréguliers et le hajj, et 38 MDT pour le fret et le courrier.

Tunisair a vu sa part de marché diminuer à 20 %, contre 22 % un an plus tôt, tandis qu’elle a enregistré une augmentation de 8 % du transport de fret et de courrier (5 500 tonnes) par rapport à 2024.

Rappelons que Tunisair a enregistré un déficit net à 220,8 MDT en 2022 (derniers chiffres disponibles), montrant une fragilité financière persistante avec des capitaux propres négatifs à -1,75 milliard de dinars.

La dette totale du groupe reste élevée, notamment envers l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca), dans un contexte de restructuration poussive et incertaine.

I.B.  

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Tunisie | Nouveau règlement pour lutter contre le blanchiment d’argent

24. Januar 2026 um 11:39

Le Conseil du marché financier (CMF) a publié son nouveau règlement relatif aux mesures d’application en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.

Dans un communiqué publié hier, jeudi 23 janvier 2026, sur son site web, le CMF informe le public et l’ensemble des intervenants sur le marché financier de la publication de ce nouveau règlement au Journal Officiel de la République Tunisienne n° 9 du 23 janvier 2026, et ce dans le cadre d’une mise à jour globale et d’un renforcement du cadre réglementaire régissant ce domaine, en conformité avec la législation nationale en vigueur et les meilleures normes internationales applicables.

Ce nouveau règlement a été élaboré à la lumière des amendements substantiels apportés par la loi organique n°2019-9 du 23 janvier 2019 à la loi organique n°2015-26 du 7 août 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et la répression du blanchiment d’argent, ainsi que sur la base des recommandations du Groupe d’Action Financière pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (Gafi Moan – Menafatf F) et des exigences du processus d’évaluation mutuelle.

Le règlement prévoit un ensemble d’amendements et d’ajouts fondamentaux constituant une évolution qualitative par rapport au règlement antérieur du CMF, notamment l’élargissement de son champ d’application au crowdfunding en investissement dans des valeurs mobilières, l’actualisation et la clarification de plusieurs concepts clés, ainsi que l’adoption de l’approche fondée sur les risques comme référence principale pour la détermination des mesures préventives et de contrôle devant être mises en œuvre par les entités soumises au contrôle du CMF.

Le règlement impose également aux institutions concernées l’élaboration périodique d’une cartographie des risques à déposer auprès du CMF, la désignation d’un point de contact permanent auprès de la Commission nationale de lutte contre le terrorisme (CNLCT), la mise en place d’une stratégie institutionnelle claire de gestion et de maîtrise des risques, l’adoption de mesures de diligence renforcée lorsque les risques sont élevés et de mesures de diligence allégée lorsque les risques sont faibles, l’instauration d’un dispositif de contrôle interne efficace, régulièrement évalué et actualisé, ainsi que la fixation de critères précis et harmonisés en matière de compétences professionnelles requises pour les cadres chargés du contrôle et de la conformité.

Ces mesures visent à renforcer la préparation organisationnelle et professionnelle des institutions concernées et à consolider l’intégrité et la transparence du marché financier tunisien. Le règlement est consultable via ce lien.

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Tunisie | Des vestiges antiques révélés par l’érosion marine  

24. Januar 2026 um 11:15

Les intempéries enregistrées depuis le début de la semaine en Tunisie, et qui ont provoqué d’énormes dégâts dans les infrastructures publiques et les biens privés violentes, ont eu une conséquence inattendue dans le gouvernorat de Nabeul en mettant au jour de vestiges archéologiques jusque-là enfouis sous le sable, notamment aux abords des sites antiques de Néapolis (Nabeul) et de Kerkouane (Kélibia). (Ph. Mosaïque).

Selon des sources de l’Institut national du patrimoine (INP) citées par l’agence Tap, les récentes intempéries, qui ont entraîné l’érosion de plusieurs plages, ont révélé des structures archéologiques sur le littoral à proximité du site antique de Néapolis, sur la plage de Sidi Mahersi, ainsi que dans les zones voisines du site punique de Kerkouane, à Hammam Ghezaz, et plus particulièrement dans les régions de Demna et de Oued El Ksab.

Les découvertes ont suscité un vif intérêt, attirant aussi bien des chercheurs et des passionnés que des individus ayant tenté de s’emparer de pièces archéologiques mises au jour par la mer. Les unités de la Garde nationale sont intervenues pour empêcher ces tentatives et ont procédé à l’arrestation de trois personnes, selon des sources sécuritaires citées par la Tap.

Les opérations de recensement et de documentation des vestiges sur les plages de Néapolis et de Sidi Mahrsi ont nécessité l’appui de la Garde nationale maritime et de la Police de l’environnement, afin de permettre aux agents de l’INP de mener leurs travaux, dans un contexte marqué par l’afflux de nombreux curieux.

Des responsables de l’Inspection régionale du patrimoine du Nord-Est ont par ailleurs démenti, dans une déclaration à l’agence Tap, les informations faisant état du vol de pièces archéologiques au musée du site punique de Kerkouane. Ils ont précisé que les personnes interpellées tentaient de dérober des vestiges dans les zones de Demna et de Oued Ksab, situées à environ un kilomètre du site archéologique.

Selon Ahmed Gadhoum, représentant de l’INP et spécialiste de l’archéologie subaquatique et côtière, les vagues ont révélé sur la plage de Sidi Mahrsi un ensemble de murs susceptibles d’être liés à des habitations ou à des thermes datant de l’Antiquité, précisant que leur datation exacte ne pourra être déterminée qu’après des études et une documentation approfondies.

S’agissant des vestiges découverts sur la plage de Néapolis, l’expert estime qu’il pourrait s’agir de citernes d’eau, probablement utilisées pour alimenter des ateliers de salaison du poisson ou pour approvisionner les habitants de l’ancien tissu urbain de Néapolis. Il n’exclut pas non plus qu’il s’agisse de bassins de salaison similaires à ceux identifiés sur le site archéologique de Néapolis, connu pour sa production de « garum », un condiment prisé dans l’Antiquité.

L’INP a engagé ces derniers jours des opérations d’inventaire des sites côtiers apparus à la suite de la récente agitation marine, notamment dans les gouvernorats de Nabeul et de Mahdia, a fait savoir Gadhoum.

Si plusieurs de ces sites sont déjà connus et répertoriés, d’autres vestiges, jusqu’alors inconnus, ont émergé et feront l’objet d’opérations d’identification et de documentation, a conclu le chercheur.

I. B. (avec Tap).

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Tunisie | Des inondations parfaitement prévisibles

24. Januar 2026 um 10:37

En quelques heures, j’ai vu des années d’équipements et de matériel partir sous l’eau, engloutis dans mon garage, mon atelier/refuge… pendant que mon jardin se retrouvait sous près de 50 cm d’eau… ou plutôt de vase et d’égouts. Et pourtant, je reste convaincu que ce qu’on vient de vivre ces derniers jours en Tunisie n’a rien d’une catastrophe naturelle. Ce sont des inondations bien pensées, bien autorisées et parfaitement prévisibles.

Slim Medimegh *

Des caniveaux transformés en poubelles, des déchets jetés avec nonchalance, des bennes à ordures qui débordent sans jamais être ramassés, et des camions clandestins qui « évacuent » les gravats en les déposant tranquillement dans les terrains vagues et les espaces verts dans l’impunité la plus totale.

Tout ce beau monde finit par offrir à l’eau un parcours d’obstacles digne d’un chantier abandonné.

Du côté de la Marsa, quand j’étais petit, entre la cité des Juges (ex-« Seniet Bouhajeb ») et Bhar Lazreg, il y avait des terres agricoles et des terrains vagues qu’on appelait « Terranet Wango ». De vraies zones de drainage naturel. On y plantait du persil, des carottes, des gombos et tout ce qui demandait beaucoup d’eau. J’y allais même traire les vaches en compagnie de mon père dans une étable située dans le terrain nu qui est en face de l’actuelle supérette «Ali Baba».

L’eau s’étalait et la terre absorbait à son rythme

Un oued descendait de la cité El-Nasr sur la rue du hammam El-Qod’s, et à la moindre grosse pluie, il se transformait en torrent, amenant naturellement toute l’eau vers ces espaces ouverts. L’eau s’étalait, la terre absorbait tranquillement… à son rythme.

Dans ces énormes flaques d’eau, qui devenaient des étangs pleins de vie… il y avait des grenouilles, les mouettes et les cormorans venaient, et parfois même des canards s’abritaient dans ce refuge temporaire mais naturel, profitant du calme imposé par les inondations.

Et moi, j’y testais les petites maquettes de bateaux que je fabriquais, et j’y ramassais les grenouilles que je vendais au labo du lycée. Oui, c’était ça ; des zones prévues pour recevoir l’eau, vivre avec elle, pas la combattre.

Aujourd’hui, ces zones ont été bétonnées, loties et surélevées. Le point le plus bas de La Marsa, qui était logiquement le point d’acheminement naturel des eaux pluviales, a été déplacé artificiellement.

N’ayant plus d’issue, l’eau s’invite dans les maisons

Résultat : des quartiers comme la cité des Juges, Ettabaq, Lahouech… se retrouvent à jouer ce rôle. L’eau n’a plus d’issue, alors elle s’invite dans les rues et dans les maisons. Les autorités parleront d’événements exceptionnels, les municipalités de moyens limités, et on continuera à s’étonner à chaque pluie, et en facturant tout ça sur le compte de l’habituel

 حاجة ربّي، الله غالب، قضاء و قدر…

Pendant ce temps, la nature, elle, se contente de nous rappeler que l’eau suit toujours son cours !

Je m’adresse ici au ministère de l’Equipement, au ministère de l’Habitat et du Développement Urbain, à l’Agence foncière d’habitation (AFH), à l’Onas, à ceux qui avaient la charge de l’aménagement du territoire à l’époque, aux responsables techniques et aux municipalités qui ont raccordé le réseau d’évacuation des eaux pluviales à celui des eaux usées, et, à ceux qui ont autorisé, laissé faire ou détourné le regard.

Mais je m’adresse aussi et surtout aux dits « citoyens » qui jettent leurs ordures avec nonchalance, sans penser, sans se rendre compte que ces gestes répétés finiraient par devenir la cause directe de ce désastreux bazar.

L’eau n’est pas responsable. Elle suit simplement les chemins qu’on lui laisse, et revient toujours réclamer sa place.

À l’instant même d’un triste constat…

À l’instant même d’un spectacle de désolation.

* Citoyen de La Marsa.

Page Facebook de l’auteur.

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6 500 détenus tunisiens de l’Etat islamique bientôt transférés de Syrie vers l’Irak

24. Januar 2026 um 09:32

Les États-Unis ont commencé à transférer des détenus de l’État islamique ou Daech de la Syrie vers l’Irak. On estime le nombre de Tunisiennes, Tunisiens et leurs enfants à 6 500 concernés sur un total de prisonniers de 24 000 personnes. Qu’en pense l’Etat tunisien ? Va-t-il accepter d’accueillir ces enfants perdus du djihad ? Comment va-t-il les traiter ? Il n’y a pas encore de réaction officielle à Tunis à ce sujet.

L’agence AFP a rapporté hier, vendredi 23 janvier 2026, que les États-Unis ont commencé à transférer des détenus liés à l’État islamique (EI) du nord-est de la Syrie pour sécuriser les installations en Irak.

Selon la même agence, citant des rapports mercredi du commandement central américain (Centcom) et des sources irakiennes et syriennes, la première phase de l’opération comprenait le transfert de 150 membres présumés de l’EI de la province syrienne de Hasaka vers des centres de détention sous contrôle irakien.

Le plan prévoit le transfert progressif de jusqu’à 7 000 détenus au total, une mesure visant à prévenir les évasions qui pourraient constituer une menace directe pour la sécurité régionale.

On estime le nombre de Tunisiennes, Tunisiens et leurs enfants à 6 500 concernés sur un total de prisonniers de 24 000 personnes.

Le transfert a lieu dans un contexte marqué par le retrait des Forces démocratiques syriennes (FDS) de plusieurs zones du nord-est de la Syrie, à la suite d’un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement de Damas.

Les forces gouvernementales syriennes ont pris le contrôle du camp d’Al Hol, qui abrite quelque 24 000 personnes, principalement des femmes et des enfants liés aux combattants de l’EI, et d’une prison à Shaddadeh, où il y avait des évasions et des recaptures ultérieures de détenus.

Un général du renseignement irakien a confirmé à l’Associated Press que l’Irak a reçu le premier groupe de 144 détenus, qui seront transférés par étapes dans les prisons irakiennes, puis interrogés et jugés en justice.

Parmi les personnes transférées figurent des ressortissants de Tunisie, du Tadjikistan, du Kazakhstan, de Syrie et d’Irak, tous considérés comme des commandants de l’EI dangereux, selon cette source.

Au cours des années précédentes, l’Irak avait déjà reçu 3 194 détenus irakiens et 47 détenus français liés au groupe djihadiste.

Les autorités américaines soulignent que le transfert ordonné des prisonniers est essentiel pour empêcher les évasions massives qui pourraient raviver la menace djihadiste. « Faciliter le transfert en toute sécurité des détenus de l’Etat islamique est essentiel pour empêcher une évasion qui constituerait une menace directe pour les États-Unis et la sécurité régionale », a déclaré Brad Cooper, commandant du Centcom.

Malgré la défaite territoriale de l’Etat islamique en Irak en 2017 et en Syrie en 2019, les cellules dormantes du groupe continuent de mener des attaques meurtrières, notamment en Syrie.

I. B.

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Crise climatique | Le FTDES appelle les pays industriels à leur responsabilité  

24. Januar 2026 um 08:53

A la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues cette semaine en Tunisie, provoquant des inondations et des pertes humaines et dégâts matériels importants, le Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a, dans un communiqué publié jeudi 22 janvier 2026, appelé les pays industrialisés, les plus grands pollueurs de la planète et principaux responsables des bouleversements climatiques en cours, à assumer leur responsabilité face à la récurrence des phénomènes climatiques extrêmes. (Ph. Le président Saïed constate les dégâts ou l’impuissance de l’Etat face au déchaînement de la nature).

Tout en soulignant « la responsabilité directe et historique des grands pays industrialisés dans la crise climatique mondiale, en tant que principaux émetteurs de gaz à effet de serre », le forum a affirmé que les pays du Sud, dont la Tunisie, paient aujourd’hui le prix fort de ces politiques et doivent exiger de la communauté internationale l’adoption de mécanismes contraignants pour indemniser les pertes climatiques, financer l’adaptation et la transition écologique juste et durable, et soutenir la résilience des pays touchés.

Rappelant que la Tunisie a connu, ces derniers jours, des inondations à grande échelle qui ont touché plusieurs gouvernorats du nord-est et du littoral, faisant 5 décès et entraînant un effondrement partiel des réseaux de drainage et des infrastructures dans plusieurs régions, telles que le Grand Tunis, Nabeul et Monastir, le FTDES a souligné qu’« aucun bilan officiel des dégâts matériels subis n’a été publié jusqu’à présent », laissant entendre que celui-ci risque d’être élevé, alors que le pays ne dispose pas des moyens nécessaires pour effectuer les réparations nécessaires dans les importantes infrastructures partiellement détruites.

I. B.  

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Chadi Trifi | « La visite des prisons n’est pas un privilège »

24. Januar 2026 um 08:25

Chadi Trifi, membre du conseil d’administration de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme (LTDH), estime que l’exigence d’une « autorisation préalable » nouvellement instituée par le ministère de la Justice pour permettre à son association de visiter les prisons, constitue une violation du droit de contrôle garanti par les lois nationales et les traités internationaux.

Trifi a expliqué, lors d’une conférence de presse, vendredi 23 janvier 2026, que la LTDH rejette catégoriquement la procédure d’autorisation préalable, qui n’était pas prévue dans l’accord initial entre les deux parties adopté en 2015, soulignant que le mécanisme de travail au cours de la dernière décennie s’est fondé exclusivement sur « l’information », l’association étant juste tenue d’informer de sa visite la Direction générale des prisons, le ministère de la Justice et l’unité pénitentiaire concernée, sans entrer dans les détails concernant le calendrier ou la nature de la visite.

Le membre du conseil de la Ligue a souligné que les premiers affectés par ce changement de procédure sont les prisonniers, insistant sur la nécessité pour l’État tunisien de respecter ses obligations internationales dans ce domaine.

La visite des prisons n’est pas un « privilège » accordé par le ministère de la Justice, mais plutôt un devoir qui incombe à l’État en vertu du décret n° 5 de 2011 relatif au Protocole additionnel à la Convention contre la torture et de la Constitution de 2022 promulguée par le président Kaïs Saïed.

Sur un autre plan, Chadi Trifi a souligné la manière paradoxale avec laquelle les instances étatiques traitent cette question, faisant remarquer que le protocole d’accord similaire signé entre la LTDH et le ministère de l’Intérieur est toujours en vigueur et est mis en œuvre sans problème, citant une récente visite d’une délégation de la Ligue au district de sécurité de Sousse, caractérisée par le professionnalisme et la coopération.

Trifi a dénoncé l’absence de réponse officielle du ministère de la Justice, révélant que l’association avait envoyé plus de dix lettres officielles demandant une réunion avec le ministère pour clarifier les points en suspens, mais qu’elle n’avait reçu aucune réponse, alors même qu’elle avait auparavant contribué à la formation du personnel pénitentiaire par le biais de cours de formation spécialisés.

I. B.

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City Cars | Kia leader du marché automobile en Tunisie en 2025

24. Januar 2026 um 08:13

City Cars, concessionnaire officiel de la marque automobile Kia en Tunisie, annonce ses performances exceptionnelles enregistrées sur le marché automobile en 2025. Portée par une dynamique commerciale soutenue et une gamme en perpétuelle évolution, Kia s’est imposée comme leader du marché automobile tunisien.

La marque domine aussi bien le segment des Véhicules Particuliers (VP), avec 7 038 immatriculations, que celui des Véhicules Légers (VL), totalisant 7 056 immatriculations.

Kia occupe également la première place du classement dans la catégorie des modèles VP hors-populaires, véritable cœur de la compétition sur le marché tunisien. Dans ce contexte, il est à préciser également que le Picanto est le modèle VP le plus vendu en 2025.

Enfin, et pour la première fois de son histoire, City Cars est en tête du podium au classement des concessionnaires, toutes marques confondues.

La marque sud-coréenne, aujourd’hui numéro un en Tunisie, a par ailleurs enregistré une croissance remarquable de 32,14% sur le segment VP, portant sa part de marché à près de 15%, un bond significatif qui confirme la pertinence de son positionnement.

Une marque qui se distingue sur l’ensemble du marché

« 2025 est l’année de tous les records pour la marque Kia en Tunisie. Ces performances commerciales témoignent de l’efficacité de notre stratégie dans un environnement hautement concurrentiel », déclare Riadh Annabi, directeur général de City Cars Kia. « Si cette position de leader représente une grande fierté et le fruit d’un effort collectif continu, nous restons pleinement conscients des défis à relever pour maintenir nos performances dans un secteur en profonde mutation », poursuit-il. « La marque Kia est solide, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir. Elle dispose d’une vision claire et d’une capacité d’adaptation qui en font un acteur durablement compétitif. Quant à City Cars, nous comptons poursuivre sur cette dynamique, capitaliser sur nos acquis et mettre à profit notre réseau d’agents ainsi que notre longue expérience centrée sur le client. C’est ainsi que nous préserverons notre compétitivité et pérenniserons nos résultats », conclut-il.

Présente en Tunisie depuis 2009, Kia est devenue un maillon essentiel de l’approvisionnement automobile national. Généraliste innovante, elle couvre l’ensemble des segments de marché, de la minicitadine au grand SUV, et propose un portefeuille produit complet.

Kia est également l’une des rares marques à être présente sur toutes les motorisations, du thermique classique au 100 % électrique, en passant par l’hybride et ses déclinaisons.

Un rôle moteur dans la transition énergétique

Précurseur dans l’électrification du parc automobile, Kia accélère sa transformation avec une gamme 100 % électrique en croissance. Après le EV6 et le EV9, le tout nouveau EV3 marque une nouvelle étape dans la diversification des modèles électrifiés, confirmant l’engagement de la marque en faveur des ambitions nationales en matière de transition énergétique.

Un réseau national structuré pour servir le client

City Cars s’appuie sur un réseau solide d’une vingtaine d’agents agréés, véritables relais de proximité et d’agilité commerciale. Ce dispositif garantit une couverture complète du territoire, une qualité de service homogène et une relation client durable, éléments clés de la fidélisation.

La satisfaction au cœur de la démarche

La satisfaction client constitue la priorité absolue de City Cars Kia. La société adresse ses sincères remerciements aux milliers de clients qui lui ont renouvelé leur confiance et réaffirme son engagement à offrir les produits les plus innovants et un service après-vente répondant aux plus hauts standards de qualité.

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Gestern — 23. Januar 2026Haupt-Feeds

Les 5 règles pour devenir un meilleur joueur en ligne en 2026

23. Januar 2026 um 13:22

Le monde du jeu est en constante évolution, et les joueurs recherchent eux aussi sans cesse de nouvelles façons de s’améliorer. Devenir un meilleur joueur, c’est s’amuser, apprendre et affiner ses compétences, que vous jouiez aux cartes traditionnelles, aux jeux de casino ou aux jeux vidéo en ligne. En 2026, il est important de développer non seulement des stratégies de jeu, mais aussi un état d’esprit responsable et conscient.

Voici les 5 règles essentielles pour relever les défis du jeu et en profiter pleinement.

1. Jouez de manière responsable

La règle numéro un pour tout type de jeu est toujours la responsabilité. Fixez-vous un budget pour le jeu et respectez-le : cela vous aidera non seulement à contrôler vos dépenses, mais aussi à éviter le stress lié à la possibilité de pertes. Jouer de manière responsable signifie savoir quand s’arrêter et fixer des limites de temps et d’argent pour que l’activité reste agréable. Que vous jouiez en ligne ou avec des amis, n’oubliez pas que la responsabilité est la clé pour éviter tout excès et garder le contrôle.

2. Étudiez les règles du jeu 

Que vous soyez débutant ou expert, il est essentiel de bien connaître les règles. Chaque jeu a ses particularités et les maîtriser vous permet de tirer parti de chaque situation. Par exemple, au poker, une connaissance approfondie des combinaisons et des probabilités vous donne un avantage décisif. Ne négligez pas les détails, tels que le fonctionnement des différentes cartes dans un jeu de société ou les règles spécifiques d’un tournoi. N’oubliez pas qu’être préparé est toujours un atout et peut faire la différence entre une partie perdue et une partie gagnée.

3. Ne cessez jamais d’apprendre

Il est essentiel de s’améliorer constamment pour être un joueur compétitif. Même si vous vous sentez déjà expert, il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir : des stratégies, des techniques avancées ou des nouveautés sur le jeu lui-même. Explorez des ressources telles que des tutoriels en ligne, des livres spécialisés, des forums de discussion et des cours dédiés pour affiner vos compétences. N’hésitez pas aussi à comparer les meilleures plateformes sur des sites spécialisés comme casinoenligne.ca.

Apprendre des erreurs des autres peut vous éviter de mauvaises surprises. Développer un état d’esprit ouvert à l’apprentissage continu vous permet de conserver un avantage concurrentiel et de mieux vous adapter à chaque nouveau défi.

4. Analysez vos parties

Un joueur conscient prend le temps de réfléchir à chaque partie, qu’il s’agisse d’une victoire ou d’une défaite. Examinez attentivement vos choix : pourquoi avez-vous misé ainsi ? Qu’auriez-vous pu faire différemment ? Réfléchir à ses erreurs et aux décisions prises pendant le jeu est l’un des moyens les plus efficaces de s’améliorer. Prenez note des parties passées, analysez de manière critique vos stratégies et tirez les leçons de ce qui n’a pas fonctionné. Cela vous aidera à éviter les mêmes erreurs et à développer une approche toujours plus gagnante.

5. Gérez vos émotions 

Jouer efficacement signifie également savoir garder le contrôle de ses émotions. Chaque joueur sait à quel point il est facile de se laisser submerger par la tension, la déception ou l’euphorie, mais les émotions peuvent nuire à la lucidité des décisions. Entraînez-vous à rester calme dans les moments difficiles et ne vous laissez pas aller à des réactions impulsives. Par exemple, si vous perdez une main importante, prenez un moment pour respirer et évaluer la situation avec sang-froid. La gestion des émotions est un aspect qui distingue un joueur professionnel d’un débutant.

Devenir un meilleur joueur demande de la motivation et de la détermination, mais le résultat en vaut la peine en termes de satisfaction et de plaisir.

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Tunisie | Le PDL déplore l’incapacité des autorités face aux catastrophes  

23. Januar 2026 um 11:19

Le Parti destourien libre (PDL) a publié, jeudi 22 janvier 2026, un communiqué suite aux bouleversements climatiques « sans précédent et d’une extrême gravité » qu’a connus la Tunisie ces derniers jours et qui ont entraîné des dégâts importants.

Tout présentant ses condoléances aux victimes de ces intempéries et en exprimant sa plus profonde sympathie à leurs familles, le PDL « déplore les importantes pertes matérielles subies par les citoyens dans plusieurs régions du pays » et « appelle les autorités à intensifier leurs interventions et à accélérer la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires pour venir en aide aux victimes et rétablir une vie normale. »

« Les décideurs portent une part importante de la responsabilité des pertes humaines et des dommages considérables causés aux biens privés et publics en raison de leur incapacité à nettoyer les cours d’eau, les canaux d’égouts et les systèmes de drainage des eaux pluviales de manière opportune et efficace », souligne le parti fondé et dirigé par Abir Moussi, qui est incarcérée depuis le 4 octobre 2023 et poursuivie dans plusieurs affaires.  

Le PDL, qui reproche également aux responsables de ne pas avoir sensibilisé les citoyens suffisamment à l’avance à la gravité et au caractère exceptionnel des intempéries survenues, appelle les autorités à «accorder à la question du changement climatique la plus grande importance et la plus grande priorité, et à déployer des efforts diplomatiques pour trouver les ressources nécessaires afin de faire face à ces phénomènes, qui se reproduiront à l’avenir avec une intensité et un danger accrus.»

Le parti appelle également à « accélérer l’achèvement des projets d’infrastructure nécessaires pour contrer la détérioration actuelle de la situation, qui pourrait entraîner des catastrophes plus graves si les choses continuent ainsi. »

Le PDL appelle enfin les citoyens à se montrer solidaires pour faire face à la catastrophe.

I. B.

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Du génie solitaire à l’intelligence collective

23. Januar 2026 um 09:40

Les défis contemporains – changement climatique, révolution numérique, crises sanitaires, urbanisation, raréfaction des ressources – ont atteint un niveau de complexité tel qu’aucune conscience isolée ne peut prétendre les maîtriser. Le progrès est devenu une œuvre collective, distribuée, cumulative. L’intelligence n’est plus une lumière solitaire ; elle est plurielle.

Zouhaïr Ben Amor *

Pendant longtemps, le progrès a été raconté comme l’œuvre de figures exceptionnelles. La science, la philosophie, la technique, voire la politique, se sont construites autour d’un imaginaire puissant : celui du génie solitaire, de l’homme providentiel, capable, par une intuition rare, d’ouvrir des voies que les autres n’auraient ni la capacité ni l’inspiration d’emprunter. Cette vision a profondément structuré la modernité occidentale. Elle a façonné nos systèmes éducatifs, nos modèles de réussite et nos critères de reconnaissance sociale. La notoriété intellectuelle s’y mesure encore largement à l’aune de distinctions individuelles, dont le prix Nobel constitue l’expression la plus emblématique.

Le collectivisme intellectuel

Or, ce modèle est aujourd’hui à bout de souffle. Non parce que l’intelligence individuelle aurait disparu, mais parce qu’elle ne suffit plus. Les défis contemporains – changement climatique, révolution numérique, crises sanitaires, urbanisation, raréfaction des ressources – ont atteint un niveau de complexité tel qu’aucune conscience isolée ne peut prétendre les maîtriser. Le progrès est devenu une œuvre collective, distribuée, cumulative. L’intelligence n’est plus une lumière solitaire ; elle est plurielle.

C’est dans ce contexte que s’impose la notion d’intelligence collective, ou, plus précisément, celle de collectivisme intellectuel : une manière d’organiser la production du savoir, de l’innovation et de la décision en privilégiant le travail du groupe, indépendamment des promotions individuelles et des gratifications personnelles, au profit de l’intérêt général. Cette transformation n’est pas seulement scientifique ou technique ; elle est éducative, politique et profondément philosophique. Pour un pays comme la Tunisie, elle constitue peut-être l’une des clés majeures de son avenir.

Le mythe du génie et ses limites

La modernité occidentale s’est construite sur l’affirmation du sujet autonome. Depuis la Renaissance et les Lumières, l’individu est devenu la mesure de toute chose. Cette émancipation fut une conquête décisive : elle a libéré la pensée des dogmes religieux et des autorités arbitraires. Mais elle a aussi produit un imaginaire particulier : celui du créateur isolé, du savant solitaire, du penseur hors norme.

L’histoire des sciences a longtemps été écrite selon ce modèle héroïque. Newton, Darwin, Einstein ou Pasteur apparaissent comme des figures surgissant presque seules dans un paysage intellectuel réduit à l’arrière-plan. Pourtant, les travaux contemporains en histoire et en sociologie des sciences ont montré combien cette vision est réductrice. Les grandes découvertes sont presque toujours le fruit d’un travail collectif invisibilisé : échanges, controverses, laboratoires, institutions, contextes sociaux et politiques.

Le génie individuel existe, mais il est toujours porté par un milieu. Croire qu’il suffit de former des individus brillants pour assurer le progrès d’une société est une illusion, particulièrement coûteuse pour des pays aux ressources limitées.

Une intelligence devenue collective

La science d’aujourd’hui ne peut plus être pensée sur le modèle du savant solitaire. Les grandes avancées contemporaines – du séquençage du génome humain à la modélisation du climat, de l’intelligence artificielle à la biologie moléculaire – mobilisent des milliers de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens répartis à l’échelle mondiale. Les résultats sont souvent signés collectivement, parfois au nom d’institutions ou de consortiums.

Cette mutation n’est pas idéologique ; elle est structurelle. La complexité impose la coopération. La connaissance progresse par addition de compétences, par confrontation de points de vue, par correction mutuelle. L’intelligence devient distribuée, partagée, parfois anonyme.

Dans ce nouveau paradigme, la question centrale n’est plus : qui est le plus brillant ? Mais : comment organiser efficacement la coopération des intelligences ?

Le modèle chinois : le collectivisme en pratique

La trajectoire de la Chine depuis la Seconde Guerre mondiale illustre de manière exemplaire ce basculement. Partant d’un retard scientifique et technologique considérable, ce pays a fait un choix stratégique fondamental : considérer l’innovation comme un bien collectif.

L’ingénieur chinois ne s’approprie pas la nouveauté comme un capital symbolique personnel. Il la partage, la documente, la transmet. Les innovations circulent rapidement entre universités, centres de recherche et industries. La reconnaissance individuelle existe, mais elle reste subordonnée à la performance du groupe et à la continuité du projet collectif.

Ce modèle tranche avec la culture occidentale du leadership charismatique et de la compétition individuelle. Il explique en grande partie la capacité de la Chine à rattraper, puis parfois dépasser, certaines puissances occidentales dans des domaines stratégiques. Ce collectivisme intellectuel n’est pas la négation de l’individu ; il est l’organisation rationnelle de sa contribution.

Penser ensemble pour transformer la société

L’intelligence collective n’est pas une invention récente. Elle traverse toute l’histoire de la pensée. Le mouvement des Lumières, souvent réduit à quelques grandes figures, fut en réalité un vaste réseau d’échanges, de correspondances et de débats. L’Encyclopédie n’est pas l’œuvre d’un génie solitaire, mais celle d’une communauté intellectuelle mobilisée autour d’un projet commun : diffuser le savoir pour émanciper la société.

La Révolution française elle-même ne fut pas le produit d’un homme providentiel, mais celui d’une maturation collective des idées, rendue possible par la circulation du savoir et l’usage public de la raison.

Fondements philosophiques du collectivisme intellectuel

Chez Spinoza, l’individu n’est jamais une substance isolée. Il est un mode, une expression partielle d’un tout plus vaste. La puissance de penser augmente lorsque les individus s’accordent et coopèrent. L’intelligence collective n’est donc pas une négation de l’individu, mais l’augmentation de sa puissance par le collectif (Éthique).

Kant, dans son texte sur les Lumières, insiste sur l’usage public de la raison : penser librement, mais surtout penser avec les autres, dans un espace de discussion critique. Une société progresse moins par l’éclat d’un génie que par la vitalité de ses débats rationnels.

Chez Henri Bergson, la création s’inscrit dans la durée. Appliquée à la société, cette idée signifie que l’innovation durable n’est presque jamais un éclair isolé ; elle est le fruit d’un temps long, d’une maturation collective et continue.

Enfin, Hans Jonas introduit une exigence décisive : la responsabilité envers les générations futures. Cette responsabilité ne peut être portée par un individu seul. Elle exige une intelligence collective capable d’anticiper les conséquences à long terme de ses choix.

La Tunisie face à l’urgence du collectif

En Tunisie, la question de l’intelligence collective n’est pas abstraite ; elle est urgente. Notre pays ne manque ni de compétences ni d’esprits brillants. Il souffre de leur dispersion, de leur mise en concurrence et de l’absence d’un projet collectif fédérateur. Le système éducatif valorise encore excessivement la réussite individuelle, le classement, la performance isolée.

Le résultat est paradoxal : nous formons des individus performants, mais nous peinons à produire des projets collectifs durables. Beaucoup de talents finissent par s’exiler, non par manque d’attachement au pays, mais faute d’un écosystème capable de donner un sens collectif à leur compétence.

Dans un pays aux ressources limitées, l’intelligence collective n’est pas un luxe ; elle est la seule stratégie réaliste.

Propositions pour un renouveau possible

Premièrement, la coopération doit devenir une compétence enseignée et évaluée dès l’école et l’université. Le travail collectif ne peut plus être un simple exercice annexe.

Deuxièmement, il faut briser les cloisonnements disciplinaires. Les grands défis nationaux – eau, énergie, urbanisme, santé – exigent des équipes mêlant ingénieurs, biologistes, sociologues, philosophes et architectes.

Troisièmement, la réussite sociale doit être redéfinie. Il est urgent de valoriser les équipes, les projets collectifs et les résultats partagés, plutôt que les seules trajectoires individuelles.

Enfin, la recherche nationale doit être pensée comme un réseau coopératif, où les institutions travaillent en complémentarité plutôt qu’en concurrence.

Le monde contemporain n’a plus besoin de génies solitaires, mais de communautés intelligentes. Pour la Tunisie, le collectivisme intellectuel n’est pas une option idéologique ; il est une condition de survie et de renouveau.

Former à penser ensemble, c’est déjà commencer à se relever.

Bibliographie sélective :

  • Spinoza, Éthique, Seuil.
  • Kant, Qu’est-ce que les Lumières ?, GF Flammarion.
  • Bergson, L’Évolution créatrice, PUF.
  • Jonas, Le Principe responsabilité, Flammarion.
  • Latour, Science in Action, Harvard University Press.
  • Merton, The Sociology of Science, University of Chicago Press.
  • Lévy, L’Intelligence collective, La Découverte.
  • Morin, Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, Seuil.
  • Dewey, Democracy and Education, Free Press.
  • Naughton, The Chinese Economy: Adaptation and Growth, MIT Press.

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Tunisie | Inondations, fragilités et turbulences économiques

23. Januar 2026 um 09:08

Quand la réalité déborde tandis que l’on se rassure par des discours vides : le 20 janvier 2026, alors que la Tunisie subissait des inondations d’une ampleur exceptionnelle, le One Business Forum se tenait au Palais des Congrès à Tunis. À l’intérieur, le pays se montrait sous son jour préféré : rationnel, ambitieux, maîtrisé. Costumes bien taillés, discours calibrés, mots-clés familiers : croissance, investissement, vision, résilience. Mais dès l’appel initial, une vérité s’imposait : le forum s’est ouvert sur un appel direct au pouvoir exécutif et législatif. Yassine Gouiaa, président de l’Organisation nationale des entrepreneurs, a donné le ton en appelant à sortir du registre du discours pour entrer dans celui de la décision, de la structuration et de l’action coordonnée. (Ph. La Tunisie qui tchatche, et la Tunisie qui coule).

Manel Albouchi  

Un autre point frappant : l’absence de la ministre des Finances remplacée par la ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées révélait, par contraste, une priorité sur la protection du fragile plutôt que sur la structuration économique. 

À l’extérieur, la réalité était brutale : les égouts débordaient, les routes devenaient des veines congestionnées, des quartiers entiers se transformaient en bassins d’eau usée. Les citoyens progressaient dans l’eau et la boue, dignité trempée.  

Débattre de l’avenir pendant que le présent coule

Deux scènes, un seul pays. Entre elles, un clivage psychique : débattre de l’avenir pendant que le présent déborde. 

Cette dissonance n’est pas accidentelle : elle traduit une difficulté collective à faire dialoguer projection économique et réalité sociale, planification abstraite et vulnérabilité concrète. 

Les inondations n’ont pas seulement causé des dégâts matériels. Elles ont mis à nu des infrastructures insuffisantes, des zones périphériques oubliées et une anticipation des risques défaillante. L’eau ne crée pas la faille : elle la révèle. 

Lorsque des rues deviennent des rivières et que des maisons se retrouvent piégées, ce n’est pas la nature seule qui déborde : c’est un système entier qui montre ses limites. Et dans une Tunisie déjà marquée par la fatigue sociale, l’incertitude économique et la tension politique, la violence de ces pluies révèle la fragilité collective et la vulnérabilité psychique du pays. 

Un pays en mode survie

À l’intérieur du forum, les projets présentés reflètent cette réalité : pâtisserie traditionnelle, artisanat alimentaire, micro-entreprises familiales affichent des bénéfices tangibles et immédiats, plus que nombre de start-ups innovantes. Ces initiatives répondent à un réel concret : produire, vendre, nourrir. 

À l’inverse, l’innovation reste suspendue à l’exportation : huile d’olive, dattes, labels… dans un contexte où complications douanières, logistique fragile et absence de vision intégrée rendent ces paris incertains. La Tunisie peine encore à transformer son capital humain en valeur enracinée. 

Toute politique économique est aussi une politique du désir. Ce que l’on finance, ce que l’on valorise ou ce que l’on abandonne révèle moins une stratégie rationnelle qu’un imaginaire collectif : celui d’un pays qui privilégie la survie immédiate quand il n’arrive plus à se représenter dans le temps long. 

Une économie imbriquée dans un monde clivé 

L’intervention de Nizar Yaïche, ancien ministre des Finances, a rappelé que l’économie tunisienne est profondément imbriquée dans l’économie mondiale. Mais le monde traverse une phase de déséquilibre majeur. 

Les États-Unis, engagés dans un retour au rapport de force, se détachent des cadres du droit international. 

La Chine affiche un excédent commercial record, fruit d’une stratégie méthodique. 

L’Europe, fragilisée par les tensions géopolitiques et le vieillissement démographique, peine à maintenir son équilibre. 

La France, premier partenaire économique de la Tunisie, voit l’intérêt des investisseurs pour la dette à long terme décliner. 

Ces dynamiques ne sont pas extérieures à la Tunisie : elles la traversent, la secouent et la contraignent. 

Nizar Yaïche a souligné les grandes tendances mondiales : bipolarité sino-américaine, fragmentation commerciale, instabilité au Moyen-Orient, changement démographique, crise climatique, endettement massif des États et montée de l’intelligence artificielle. Ce monde clivé menace non seulement les emplois, mais aussi le sens même du travail et la place de l’humain dans l’économie.  

Les ondes de choc des grands blocs 

Dans le face-à-face Chine-États-Unis, les puissances majeures semblent presque intouchables. Leur force économique, militaire et technologique leur permet de naviguer les crises sans subir de turbulences immédiates. 

Mais les puissances moyennes et petits États, comme la Tunisie, sont les récepteurs des ondes de choc : hausse des prix, instabilité financière, pressions géopolitiques, perturbations commerciales, dépendances stratégiques. 

C’est comme lorsque deux courants d’air gigantesques se rencontrent dans l’atmosphère : les masses elles-mêmes restent stables, mais les rafales se propagent loin, frappant les zones vulnérables en aval. La Tunisie est balayée par ces vents invisibles, sentant les secousses d’un monde où les grands blocs dictent la trajectoire, tandis que les petits subissent les remous. 

Logocratie, souveraineté et nouvelles ingérences 

Un autre point central abordé fut la logocratie : le pouvoir du discours, de l’information et de l’algorithme. Dans un monde où la souveraineté se joue moins sur les frontières physiques que sur la capacité à produire, maîtriser et interpréter ses propres données, un pays sans contrôle numérique ne décide plus : il réagit. 

Parmi les solutions proposées : le corridor énergétique via la Méditerranée centrale, pour inscrire la Tunisie dans les flux stratégiques mondiaux ; et l’exportation de compétences, présentée comme levier financier et diplomatique. 

Mais, derrière ces solutions rationnelles, subsiste une réalité inconfortable : alors que d’autres nations exportent produits et technologies, exporter ses forces vives reste la principale stratégie du pays, une forme polie et contractualisée de servitude économique. 

Au même moment, au Forum économique mondial, Mark Carney soulignait que le monde est en rupture, et non en simple transition. Les grandes puissances utilisent l’intégration économique comme un instrument de coercition. Mais des pays comme le Canada peuvent et doivent construire un nouvel ordre fondé sur nos valeurs : respect des droits humains, développement durable, solidarité, souveraineté et intégrité territoriale.  

La solidarité n’est pas seulement une vertu morale, c’est une stratégie de survie. Pour la Tunisie, agir ensemble, construire des alliances locales ou régionales, devient vital. Isolée, elle reste vulnérable aux turbulences. 

Construire l’arche : un impératif national 

Si les États-Unis, la Chine et l’Europe existent comme blocs, ce n’est pas seulement pour défendre des intérêts : c’est par solidarité structurelle. Ils se protègent et se projettent ensemble. 

Sans cohérence interne, on ne peut bâtir des alliances externes solides. La Tunisie, fragmentée, doit tisser ses ponts : renforcer les liens locaux, en identifiant les zones vulnérables, en protégeant chacun et en faisant circuler l’information et les ressources ; connecter les acteurs économiques, en partageant savoir-faire et innovation pour que la réussite de l’un profite à tous et que le capital humain devienne un moteur durable de croissance ; et renforcer la cohésion sociale et psychique, en reconnaissant la peur et l’incertitude, pour transformer ces fragilités en actions collectives capables de soutenir le pays face aux crises. 

Construire l’arche, ce n’est pas seulement une réponse économique ou politique. C’est un travail psychique collectif : accepter de regarder ce qui déborde, ce qui fissure, ce qui effraie, pour cesser de colmater par des discours et commencer à transformer par du lien. Car un pays ne s’effondre jamais d’un manque de ressources, mais d’un manque de cohérence entre ce qu’il vit, ce qu’il dit et ce qu’il ose devenir. 

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L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats

23. Januar 2026 um 08:35

Les Saoudiens ont donné une fessée aux Émiratis au Yémen. La métaphore n’est pas exagérée puisque les Saoudiens ont écrasé les sécessionistes du sud et leur chef Aïdarous al-Zoubaïdi, homme lige des Émirats au Yémen. Convoqué à Riyad, il a préféré prendre la fuite pour Abou Dhabi. Le vaudeville de Zoubaïdi et ses sbires marque une déroute géopolitique pour les Émirats et une victoire pour l’Arabie saoudite qui est déterminé à limer les ongles de son rival et de l’exclure de ses sphères d’influence notamment dans la Corne de l’Afrique. (Ph. Des partisans d’un mouvement séparatiste yéménite se rassemblent à Aden, au Yémen, le 16 janvier, pour protester contre les forces pro-saoudiennes dans la région. L’un d’eux brandit une photo du chef séparatiste Aidarous al-Zoubaidi.)

Imed Bahri

Le Los Angeles Times a publié une analyse de Nabih Bulos sur la crise saoudo-émiratie au Yémen considérant que l’aide apportée par les Émirats arabes unis pour exfiltrer le chef séparatiste du Sud reflète une divergence de politiques entre deux pays considérés comme parmi les plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient. 

Alors qu’Aïdarous al-Zoubaïdi était bloqué à l’aéroport d’Aden à l’invitation de l’Arabie saoudite, il ne pouvait –mais désirait ardemment– ​​refuser. Il tenta de gagner du temps, examinant minutieusement les détails du protocole, ce qui retarda le départ de l’avion du Yémen de plusieurs heures.

La poudre d’escampette

Al-Zoubaïdi, qui dirige un groupe séparatiste soutenu par les Émirats mais en conflit avec l’Arabie saoudite, savait que ce qui l’attendait à Riyad ne lui conviendrait pas, et il continua donc de tergiverser. Puis il reçut un appel l’informant que le plan d’évasion était prêt.

Al-Zoubaïdi s’enfuit précipitamment, emmenant avec lui cinq de ses principaux collaborateurs, vers une base militaire à Aden. De là, il a organisé deux convois de diversion, puis s’est rendu en voiture à la côte voisine, sous la surveillance d’un drone émirati. Au petit matin, il embarquait à bord d’un navire à destination de la Somalie, d’où il s’est envolé pour Abou Dhabi, la capitale des Émirats.

L’évasion d’Al-Zoubaïdi ce mois-ci, dont les détails ont été confirmés par des responsables basés à Aden, des milices, des dockers et par des déclarations indignées de responsables militaires saoudiens, a marqué un tournant dans un conflit de plus en plus âpre entre deux des plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient, un conflit qui remet en question l’existence même du Yémen, tout en menaçant d’aggraver les souffrances d’une population déjà confrontée à l’une des pires crises humanitaires au monde.

« Je n’ai jamais vu les Saoudiens aussi en colère. C’est indéniable », a déclaré Mohammed Al-Basha, expert basé aux États-Unis et fondateur d’Al-Basha Report, un cabinet de conseil américain spécialisé dans la gestion des risques au Moyen-Orient et en Afrique, cité par le journal américain.

Les Saoudiens estiment que les Émirats n’ont pas joué un rôle de médiateur impartial au Yémen et au-delà, et ils se sentent trahis.

Alliés proches ou adversaires acharnés

Le Los Angeles Times ajoute que ce différend, né de profondes divergences géopolitiques et commerciales qui ont transformé Riyad et Abou Dhabi, d’alliés proches à rivaux puis à adversaires acharnés, a tendu les relations au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud-Est. La concurrence entre les deux plus grands producteurs et exportateurs d’énergie au monde risque de perturber les marchés et les investissements et de compromettre les projets du président américain qui considère ces deux pays comme des partenaires clés en matière de commerce et de diplomatie.

Les tensions se sont considérablement exacerbées le mois dernier lorsque le Conseil de transition du Sud (CTS), dirigé par Aïdarous al-Zoubaïdi, a pris le contrôle d’une grande partie du sud du Yémen, auparavant contrôlé par le gouvernement yéménite internationalement reconnu, et semblait prêt à proclamer un État sécessionniste dans cette région riche en ressources.

L’offensive a pris Riyad au dépourvu car l’Arabie saoudite s’était alliée à Abou Dhabi il y a plus de dix ans dans une campagne militaire dévastatrice contre les Houthis, la faction soutenue par l’Iran qui avait pris le contrôle de la capitale yéménite, Sanaa, en 2014.

Le CTS, formé en 2017 pour promouvoir un État indépendant dans le sud du Yémen et soutenu par les Émirats, a rejoint la campagne contre les Houthis en 2022 aux côtés du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite. Cependant, les lignes de front sont restées globalement inchangées jusqu’à la récente avancée du CTS. L’Arabie saoudite semblait initialement se satisfaire du pari du CTS de s’emparer de davantage de territoire, y compris une zone limitrophe de son propre territoire. Cependant, elle lança rapidement des frappes aériennes contre ce qu’elle prétendait être une cargaison d’armes émiraties destinées aux séparatistes (accusation que les Émirats ont démentie), suivies d’une offensive rapide et brutale qui chassa le CTS de tout le territoire qu’il contrôlait, permettant aux forces gouvernementales de s’emparer de son bastion à Aden.

Parallèlement, le gouvernement yéménite exigea que les Émirats mettent fin à leur présence militaire dans le pays. Les séparatistes étant presque totalement vaincus, l’Arabie saoudite convoqua –ou, selon certains témoignages, ordonna– à al-Zoubaïdi et à plus de 50 autres délégués du CTS à Riyad pour discuter de l’avenir du Yémen du Sud. Al-Zoubaïdi avait de bonnes raisons de craindre l’emprisonnement ou au moins une reddition forcée, et c’est pourquoi il s’est enfui. L’Arabie saoudite le qualifie désormais de « fugitif », tandis que le gouvernement yéménite l’accuse de haute trahison.

Le lendemain, le délégué du CTS à Riyad est apparu à la télévision d’État yéménite pour annoncer la dissolution du Conseil. De nombreux membres du Conseil, hors d’Arabie saoudite, ont contesté la validité de cette décision, la jugeant prise sous la contrainte et sous la pression de l’Arabie saoudite qui retenait la délégation en otage. Cependant, dimanche, les membres du Conseil à Riyad ont participé, avec d’autres personnalités politiques yéménites, à une réunion présentée comme « consultative » sur l’avenir du Yémen du Sud, une initiative qui vise, selon les observateurs, à nier toute coercition de la part de Riyad.

Une force déstabilisatrice

Le Los Angeles Times souligne qu’au cœur du différend entre l’Arabie saoudite et les Émirats réside une divergence de vision entre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed ben Zayed. Dès sa nomination au poste de ministre saoudien de la Défense en 2015, Ben Salmane a adopté une politique étrangère offensive, marquée notamment par une offensive infructueuse contre les Houthis et l’enlèvement du Premier ministre libanais Saad Hariri. En 2017, l’Arabie saoudite s’est alliée aux Émirats et à Bahreïn pour imposer un blocus de quatre ans au Qatar. Toutefois, son approche a évolué depuis, privilégiant la stabilité régionale au nom de la prospérité économique.

Les Émirats, quant à eux, se sont révélés être une force déstabilisatrice. Non contents d’avoir normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël durant le premier mandat du président Trump, violant ainsi les conditions posées de longue date par l’Arabie saoudite pour parvenir à une paix arabe globale avec Israël, ils ont consacré la dernière décennie à bâtir un réseau de groupes armés, de bases militaires, de ports et d’actifs secrets en mer Rouge et à travers l’Afrique, menaçant les gouvernements de nombreux pays.

Cela est particulièrement flagrant au Soudan, où l’opposition critique le soutien apporté par les Émirats aux Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire accusé de génocide durant la guerre civile. Les Émirats nient toute assistance aux FSR, affirmant que leur objectif est de préserver l’intégrité territoriale du Soudan, malgré des preuves accablantes du contraire.

Depuis le début de la crise yéménite, l’Arabie saoudite et les Émirats se livrent à une violente guerre médiatique. Influenceurs et journalistes s’échangent des accusations sur les réseaux sociaux, tandis que les chaînes d’État diffusent des reportages biaisés. Lundi, l’Arabie saoudite a organisé une visite de presse à Mukalla, ville portuaire du sud du Yémen, où le gouvernement yéménite a accusé les Émirats de gérer une prison secrète. Ailleurs dans la région, les relations et les alliances connaissent une restructuration rapide.

Déloger les Émiratis  

Peu après la fuite d’al-Zoubaïdi, le gouvernement somalien a annoncé la suspension de sa coopération sécuritaire et commerciale avec les Émirats, notamment la concession accordée au géant portuaire émirati DP World d’opérer depuis le port de Berbera, port par lequel al-Zoubaïdi s’était enfui. Les observateurs ajoutent que les Émirats ont apparemment perdu leurs droits de survol militaire de l’Égypte, du Soudan et de l’Arabie saoudite. L’administration de l’aéroport d’Al-Kufra en Libye, qui était devenu un maillon essentiel de la chaîne logistique des Émirats vers leurs alliés soudanais, a annoncé sa fermeture pour un mois. Tandis que l’Arabie saoudite s’efforce de démanteler le réseau militaire des Émirats, elle met simultanément en place le sien.

Le journal américain cite un responsable somalien, ayant requis l’anonymat pour évoquer la dynamique régionale, selon lequel l’Arabie saoudite envisage une alliance militaire avec l’Égypte et la Somalie, et que les autorités saoudiennes ont fait pression sur le Somaliland pour empêcher Israël d’établir des bases militaires sur son territoire. La Turquie réalise également des progrès significatifs dans ses relations avec l’Arabie saoudite, un changement radical par rapport à la position de ces deux rivaux acharnés. Riyad prévoit d’acheter des avions de chasse chinois au Pakistan pour équiper le Yémen.

Parallèlement, l’Arabie saoudite s’efforce de réduire l’influence émiratie au Yémen.

Des commandants militaires à Aden ont déclaré au Los Angeles Times que Riyad avait accepté de prendre en charge les salaires de tous les combattants, soit environ 80 millions de dollars par mois.

Des personnalités politiques soutenues par les Émirats arabes unis ont également été écartées du Conseil présidentiel yéménite et remplacées par des personnes plus favorables à l’Arabie saoudite.

Le journal américain ajoute qu’il est difficile de prévoir si les Émirats accepteront de perdre leur influence au Yémen après la défaite du Conseil de transition du Sud. Al-Basha a déclaré : « Les Émirats arabes unis semblent actuellement privilégier le soft power dans le sud-ouest du Yémen, comme ils l’ont fait au Somaliland. La question demeure : cela se traduira-t-il, à terme, par un soutien à une insurrection armée? ».

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Sauvons Sidi Bou Saïd de l’érosion marine !

22. Januar 2026 um 14:09

Certaines parties de Sidi Bou Saïd, notamment les flancs de la colline sur laquelle ce village arabo-andalou est édifié, ont été très affectées par les fortes pluies tombées ces derniers jours. Les dégâts sont importants, malgré les nombreux avertissements lancés par les experts pour atténuer la pression humaine et mécanique sur ce site très fragile. Face aux récents dégâts, les autorités locales ont annoncé la fermeture temporaire de certains axes routiers afin de préserver la sécurité des personnes et des biens. Mais il faut des solutions plus durables, estime l’auteur qui fait des propositions pratiques pour sauver ce qui reste encore à sauver.   

Nébil Maghraoui *

Argile et roches sédimentaires constituant la nature même du flanc maritime de Sidi Bou Saïd que l’érosion marine a érodé et continue d’éroder lentement mais sûrement !

Flanc reposant sur un socle de roches éruptives mais roche fracturée au niveau de son axe. C’était l’objet de la conférence et de l’exposé organisé à Beït al Hikma à Carthage par Le géologue et l’expert Mohamed Mellouli il y a plus de 25 ans avec maquette pour simuler aux présents la configuration d’une éventuelle catastrophe.

Parmi les recommandations pour éviter la catastrophe, on peut citer l’interdiction de toute action pouvant fragiliser la colline (du côté flanc maritime Chargui) par l’écoulement des eaux utilisés des piscines, et de toute construction en béton armé au village et toute édification sur le flanc maritime, ainsi que la mise en place de fossés de drainage autour du village, la plantation d’acacias surtout pour remplacer toutes plantations hautes, etc. 

Ce diagnostic fut confirmé par feu Fathi Ennaïfer (ingénieur et ex-directeur de l’urbanisme) lors de l’élaboration des propositions pour un nouveau plan de circulation à Sidi Bou Said par l’Association Vigilance et citoyenneté. Ses recommandations furent les suivantes : la maîtrise du flux humain et du flux mécanique, le contrôle sévère des constructions, l’interdiction de circulation des bus, engins et camions, et l’entretien des canaux de drainage.

En définitive, il faut soulager le village de Sidi Bou Saïd de la pression des engins de toutes sortes mais aussi de toute pression humaine non contrôlable et non contrôlée. Partout dans le monde, des mesures sont prises pour protéger les sites, villes et villages qui sont la proie du surtourisme. Mais pas en Tunisie où il reste beaucoup à faire dans ce domaine.

Par conséquent, je propose de faire de Sidi Bou Saïd un village piéton pour tous les visiteurs pendant certaines périodes de grands flux humains ; de réglementer et peut-être interdire tout flux de cortèges privés de voitures de mariages dans les espaces privés et non qualifiés pour accueillir ce genre de cortèges ; d’interdire le stationnement et même la circulation aux non-résidents sur la route de Chargui (avenue Kennedy) ; et, last but not least, d’établir un nouveau plan de circulation surtout pendant les périodes de pointe.

* Habitant de Sidi Bou Saïd, fondateur et ancien président de l’Association Vigilance et Citoyenneté.

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Takelsa | Des manifestants coupent la route à Zangou

22. Januar 2026 um 13:35

Les habitants du village de Zangou, délégation de Takelsa, gouvernorat de Nabeul, ont bloqué la route régionale, ce jeudi matin, 22 janvier 2026, pour protester contre leur isolement dû à l’effondrement d’un pont suite aux récentes averses et à la montée des eaux dans les rivières.

C’est ce qu’a annoncé Diwan FM, ajoutant que les manifestants ont indiqué que le pont menant à la route principale avait été emporté par les eaux, isolant complètement la zone. Quelque 14 personnes souffrant d’insuffisance rénale vivent dans le village et ont des difficultés à se déplacer et à se rendre aux centres de dialyse en raison du manque de moyens de transport, ont-ils expliqué.

Mohamed Ali Rattazi, membre du conseil local de Takelsa, a déclaré que les habitants avaient bloqué la route pour protester contre le manque de réactivité des autorités compétentes et l’absence de mesures pour les sortir de leur isolement.

Rappelons que le village de Zangou a été complètement isolé après les inondations de samedi et dimanche au Cap Bon, les habitants ayant été encerclés par les eaux et la boue et toutes les pistes agricoles menant au village défoncées et gorgées d’eau.

Etant donné l’état calamiteux de la plupart des infrastructures publiques et des destructions causées par les inondations enregistrées dans plusieurs régions du pays, en raison des fortes pluies tombées ces derniers jours, les autorités doivent s’attendre à la multiplication de ce genre d’actions de protestation de la part des populations, notamment celles enclavées ou manquant de l’essentiel vital.

I. B.   

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Le parti Tunisie en avant déplore la lenteur des réformes

22. Januar 2026 um 13:10

Le mouvement ‘Tunisie en avant’ a souligné, dans un communiqué publié ce jeudi 22 janvier 2026 et cité par Diwan FM, les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des objectifs du « 25-juillet », par allusion au processus politique engagé par le président de la république Kaïs Saïed par la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021.

Ce parti plutôt marginal, qui s’est distingué depuis sa création par son soutien au président Saïed, a déploré, notamment, la lenteur de la mise en œuvre des mesures prises pour remédier à la précarité de l’emploi, estimant que plusieurs autres mesures annoncées ne font que soulever des questions sans annoncer de décisions claires pour les résoudre dans le cadre d’un programme de réforme global des systèmes de sécurité sociale.

Selon ‘Tunisie en avant’, parti fondé et conduit par l’ancien secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) connu pour ses opinions de gauche radicale, les problèmes posés par le système d’assurance maladie ne peuvent être résolus par des solutions ponctuelles ou provisoires qui ne garantissent ni efficacité ni pérennité, et il en va de même pour les questions liées aux problèmes du transports et de l’environnement, comme la pollution industrielle à Gabès.

Le mouvement a aussi indiqué que les réformes dans les divers secteurs restent subordonnées à une réforme fondamentale et globale du système éducatif, laquelle réforme a été, selon lui, retardée malgré les dispositions la concernant dans la Constitution de 2022, promulguée par Saïed, et la publication de textes régissant sa structure et son fonctionnement.

Dans le même communiqué, le mouvement a également souligné la nécessité de mettre en place une Cour constitutionnelle et un Conseil supérieur de la magistrature, et d’abroger le décret-loi n° 54 jugé liberticide, notamment par les journalistes et les acteurs politiques et de la société civile, dont beaucoup sont incarcérés sur la base de certaines de ses stipulations censées combattre la désinformation et la diffamation.

I. B.

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Teboulba | Découverte du corps de l’un des 4 pêcheurs naufragés    

22. Januar 2026 um 12:41

Adnen Naqbi, président du syndicat des pêcheurs de Teboulba, a confirmé la nouvelle de la découverte du corps de l’un des quatre pêcheurs portés disparus depuis lundi soir après le naufrage de leur bateau, dû aux intempéries ayant touché les côtes tunisiennes ces derniers jours. (Photo : Port de pêche de Teboulba).

Le corps a été découvert ce matin du jeudi 22 janvier 2026 flottant au large de l’île de Kuriat, à Monastir, et les équipes de secours, appuyées par des hélicoptères, poursuivent les recherches des trois autres pêcheurs disparus, a ajouté le responsable syndical.

Pour rappel, l’un des pêcheurs avait réussi à rejoindre l’île de Kuriat à la nage après le naufrage de l’embarcation. Il a été évacué hier et est actuellement sous observation médicale à l’hôpital Fatouma Bourguiba de Monastir.

I. B.

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Tendances financières dans le sport | Les chiffres de la saison 2026

22. Januar 2026 um 11:24

En 2026, le sport est devenu une industrie où l’émotion se mesure sans se réduire. Derrière chaque action décisive, il y a des revenus de diffusion, des contrats de sponsoring, des masses salariales, des clauses, des primes de performance et des calendriers qui pèsent sur la rentabilité comme sur les jambes. Les tribunes réagissent au spectacle, mais les directions vivent au rythme d’un autre tableau : prévisions de trésorerie, coûts d’exploitation, exposition au risque, valeur de marque et capacité à transformer une audience en revenus récurrents.

La nouveauté, ce n’est pas que l’argent circule, mais la manière dont il s’appuie désormais sur les données. Les matchs produisent des kilomètres parcourus, des vitesses, des zones de pression, des séquences de possession, des probabilités de tir, des historiques d’efficacité. Ces chiffres ne servent pas seulement aux entraîneurs : ils nourrissent des plateformes de contenu, structurent des négociations, sécurisent des partenariats et alimentent des marchés où l’information se « price » en temps réel. La cote, par exemple, devient un thermomètre : elle ne dit pas la vérité d’un match à venir ; elle dit ce que le marché croit savoir et ce qu’il refuse encore de croire.

Comprendre les tendances financières du sport, c’est donc apprendre à lire ces couches superposées : l’argent long des droits médias, la fragilité d’une saison ratée, la valeur d’une donnée certifiée, la place du capital-investissement et les garde-fous d’intégrité qui conditionnent la confiance. Au fond, le sport reste un récit. Simplement, ses chapitres se négocient, se mesurent et se modélisent, et c’est là que l’analyse rejoint la finance.

L’argent long qui organise le jeu

Les droits de diffusion restent la charpente. La Premier League a annoncé que la vente de ses droits « live » au Royaume-Uni pour le cycle 2025-2029 représente 6,7 milliards de livres sur quatre ans. Dans la NBA, la ligue a officialisé en juillet 2024 des accords de 11 ans avec Disney, NBCUniversal et Amazon Prime Video, couvrant les saisons jusqu’en 2035-36. Ces horizons stabilisent les budgets, mais déplacent la bataille vers la distribution numérique, la fragmentation des audiences et la capacité à retenir l’attention sur plusieurs écrans.

Les grands clubs

Le football européen offre une image nette de cette diversification. Le Deloitte Football Money League 2025 indique qu’en 2023-24, les 20 clubs les plus générateurs de revenus ont cumulé 11,2 milliards d’euros, un record. Reuters souligne que le Real Madrid a franchi le milliard d’euros en 2023-24, porté par une hausse des recettes de jour de match et de recettes commerciales. La leçon financière est simple : les clubs les plus solides ne dépendent pas d’une seule ligne de revenus et amortissent un mauvais résultat sportif grâce à la solidité commerciale et à la maîtrise des coûts.

La donnée comme actif

La donnée de performance est devenue un actif parce qu’elle est standardisée et vérifiable. La Fifa encadre la qualité des systèmes EPTS (tracking optique et dispositifs portés) et décrit des tests visant à quantifier l’exactitude de ces dispositifs. Côté industrie, les ligues vendent des flux officiels à des partenaires. La NFL a prolongé son partenariat avec Genius Sports autour de la distribution de données officielles et de produits liés au visionnage, preuve que la donnée pèse autant que l’image, car elle alimente l’analyse en direct et les usages liés aux paris.

La cote comme prix de l’information

Une cote ressemble à un prix : elle condense un état de l’information et une estimation du risque. Investopedia rappelle que les cotes impliquent une probabilité et intègrent une marge, ce qui explique qu’elles ne constituent pas une prédiction neutre.

Cette logique de probabilités explicites ne concerne pas uniquement les paris sportifs traditionnels. Elle structure aussi d’autres formats de jeux en ligne fondés sur le calcul et la transparence des règles, comme le keno live Maroc, où le hasard est encadré par des mécanismes mathématiques stables et compréhensibles.

Les paris sportifs, comme ces jeux à tirage, peuvent rester une pratique positive lorsqu’ils valorisent la lecture de l’information forme, calendrier, absences, dynamiques plutôt que la recherche d’une émotion brute. Envisagés comme un loisir encadré, les casinos en ligne prolongent cette culture du choix et de la gestion du risque, à condition de rester proportionnés, conscients et maîtrisés.

L’investisseur entre dans la tribune

L’arrivée du capital modifie la gouvernance. En rugby, CVC Capital Partners a acquis une participation d’environ 14 % dans Six Nations Rugby, symbole d’une lecture « active » appliquée à une compétition historique. L’objectif devient d’augmenter la valeur sur la durée : une distribution mieux structurée, des partenariats mieux monétisés, des contenus plus exportables. En contrepartie, la réputation devient une variable financière : un soupçon d’intégrité se traduit par des audiences plus faibles, des sponsors plus prudents et des négociations plus dures.

Tendances 2026

Plus les revenus s’appuient sur les données et les marchés, plus l’intégrité devient stratégique. En 2025, la NCAA a conclu un accord officiel sur les données et les logos via Genius Sports, assorti d’exigences d’intégrité et de restrictions sur certains paris, ce qui illustre un mouvement vers davantage de garde-fous. Pour lire 2026 avec une boussole simple, trois signaux comptent :

  • prix par match des droits médias, baromètre de l’attention;
  • part des revenus récurrents (données, partenariats longs) ;
  • écart entre la croissance des revenus et l’inflation des coûts sportifs.

À retenir : les chiffres n’effacent pas le sport ; ils expliquent pourquoi certaines histoires tiennent debout. Une économie solide permet à l’émotion de revenir, saison après saison.

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