La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a rejeté la demande de libération de Taïeb Rached, l’ex-président de la Cour de cassation. Et elle a décidé de reporter son procès au mois de mai prochain.
La chambre d’accusation n°10 de la Cour d’appel de Tunis a décidé d’incarcérer Taïeb Rached et plusieurs autres personnes. Les renvoyant ainsi devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis. Ils font face à des charges de corruption, trafic d’influence, falsification de documents et de détention et utilisation de faux.
Il convient de rappeler que l’immunité de Taïeb Rached a été levée en novembre 2020. Et ce, suite à son implication dans des affaires liées à des fuites de données, en lien avec les enquêtes sur les assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Il est, en outre, suspecté de crimes de corruption financière et de liens avec le terrorisme.
Une dette intérieure élevée peut poser des risques pour les économies des États si elle n’est pas utilisée de manière stratégique pour stimuler la croissance et si elle n’est pas soutenable. Est-ce le cas de la Tunisie ?
En 2024, la dette intérieure s’élevait à 72,6 milliards de dinars, représentant 53,8 % de l’ensemble de l’endettement total de la Tunisie. Par conséquent, la dette extérieure constitue le reliquat, soit 46,2 %, ce qui correspond à 62,343 milliards de dinars. En 2025, la part de la dette intérieure augmentera légèrement, passant de 53,8 % à 58,3 %, soit 85,984 milliards de dinars.
Quant à la dette extérieure, elle reculera à 41,7 %, soit 61,418 milliards de dinars. L’absence d’accord avec le FMI complique le recours au marché financier international, même avec des bailleurs de fonds “amis” comme la BAD. Du coup, emprunter sur les marchés financiers internationaux, devient quasiment impossible et le recours aux autres bailleurs non institutionnels se traduirait par des prêts à des taux d’intérêts excessifs, nuisibles aux finances publiques.
Les remboursements que l’État tunisien doit effectuer d’ici la fin de l’année s’élèvent à 18 milliards de dinars en principal et 6,4 milliards de dinars en intérêts, soit un total de 24,7 milliards de dinars (environ 7 milliards de dollars US). En 2025, le financement intérieur atteindra 9,8 milliards de dinars en principal et 8,4 milliards de dinars en financement extérieur.
“Une dette intérieure excessive n’est pas seulement un fardeau financier, elle tue la croissance et asphyxie les entrepreneurs.”
Les intérêts de la dette extérieure ne représenteront que 1,9 milliard de dinars, tandis que ceux de la dette intérieure s’élèveront à 4,5 milliards de dinars, soit près de la moitié du principal. Cela s’explique par le fait que les prêts extérieurs contractés auparavant étaient à des taux raisonnables, contrairement à ceux des dernières années.
De plus, le taux élevé du marché monétaire tunisien justifie les intérêts excessifs que l’État doit payer à ses emprunteurs nationaux. Le cas tunisien illustre bien les effets néfastes d’un endettement excessif à l’échelle nationale. Nous le répétons sans cesse, mais les décideurs publics persistent à ignorer l’urgence de réformes structurelles profondes pour créer de la richesse et de l’emploi, préférant la facilité de l’endettement.
L’effet d’éviction est également manifeste : les emprunts de l’État assèchent le marché intérieur, rendant le crédit plus cher et moins accessible aux entreprises et aux ménages, ce qui freine l’investissement privé. Par ailleurs, l’inflation, bien réelle malgré les discours officiels, touche en priorité les produits de consommation courante et en prime ceux alimentaires.
“Il est urgent de réorienter les emprunts publics vers des investissements productifs, et non vers la facilité de l’endettement.”
Parmi les conséquences d’une dette intérieure excessive et des taux d’intérêt élevés la capacité réduite de l’État, acculé au remboursement même avec rééchelonnement, à financer des dépenses essentielles telles que la santé, l’éducation, les subventions et les infrastructures.
Autre conséquence : la perte de confiance des investisseurs nationaux. Certains pourraient geler leurs investissements ou choisir de fuir un environnement devenu hostile à la création de richesses et où ils ne sont pas en odeur de sainteté.
Les décideurs publics accordent-ils encore une place aux investissements productifs dans les infrastructures, l’éducation, l’innovation et les nouvelles industries ? Car pour financer le social, il faut d’abord générer des ressources, et ce n’est pas en accablant les entrepreneurs qu’on y parviendra, c’est une litanie que nous ne cessons de répéter mais qui ne semble pas émouvoir ceux qui détiennent entre leurs mains le destin de la Tunisie. Pendant ce temps, faute de créer des richesses, on s’endette, on emprunte !
Pourquoi l’emprunt public n’a-t-il toujours pas été lancé ?
Pourquoi, jusqu’à la fin du premier trimestre 2025, l’emprunt national prévu dans la loi de finances n’a-t-il pas vu le jour ? Celui-ci devrait s’élever à 4,8 milliards de dinars avec un taux d’intérêt de plus de 9%
Trop cher ? Peut-être. Mais le fait est que les finances publiques ne sont pas au mieux de leur forme. Ce qui expliquerait que certaines recettes fiscales ont demandé à certaines entreprises d’anticiper le dépôt de leurs déclarations, signe de tensions sur la trésorerie nationale.
“Si l’État tunisien continue à ignorer l’urgence des réformes, il court à sa perte, en poursuivant une politique de dettes infinies.”
La question est : si l’État renonce à cet emprunt, comment trouvera-t-il les ressources prévues dans la loi de finances ? Forcera-t-on de nouveau la Banque centrale à financer le budget ?
Une telle décision, si prise, serait catastrophique pour le pays, d’autant plus que la BCT a déjà injecté des montants faramineux dans le budget de l’État ces dernières années.
Si un emprunt national permet d’éviter une création monétaire excessive, dans le cas de la Tunisie, ne peut pas contracter des prêts sur le marché intérieur ou à l’international signifierait inévitablement un recours à l’impression monétaire.
Or, une telle politique entraînerait des conséquences désastreuses sur une économie en récession, aggravant l’inflation et affaiblissant encore le dinar, ce qui renchérirait les importations.
“L’économie de la Tunisie ne peut pas supporter une politique d’emprunt sans fin sans conséquences dramatiques pour la monnaie et la vie quotidienne.”
La capacité productive de la Tunisie correspond-elle au volume de monnaie en circulation et à la richesse produite ?
Dans des pays comme le Zimbabwe ou le Venezuela, l’inflation galopante a conduit à des situations extrêmes où la monnaie a perdu toute valeur.
Il faut oser espérer, dans notre cas, que la BCT assure son rôle de gardienne des équilibres monétaires du pays et pourra freiner les dérives car les solutions existent !
Tous les observateurs avisés, perspicaces et intelligents de la scène économique nationale savent qu’il y a des solutions. Encore faut-il reconnaître et admettre les vrais problèmes économiques du pays, plutôt que de se focaliser sur des de fausses problématiques très accessoires et des débats stériles relayés par des médias peu avertis des réalités économiques. Pour affronter les défis de la Tunisie, il faut de la vision, du savoir, de l’expertise, de l’humilité, la négation de soi et, plus que tout, un amour indéfectible pour la patrie.
Est-ce trop demander ? Il semble bien que ce soit le cas !
Amel Belhadj Ali
EN BREF
Dette intérieure de la Tunisie (2024) : 72,6 milliards de dinars (53,8 % de l’endettement total).
Prévisions pour 2025 : Dette intérieure à 85,98 milliards de dinars (58,3 %), dette extérieure à 61,42 milliards de dinars (41,7 %).
Remboursements 2024 : 24,7 milliards de dinars (7 milliards USD).
Problématique : Taux d’intérêt élevés nuisent à la croissance, freinant l’investissement privé.
Impact sur les finances publiques : Réduite capacité à financer la santé, l’éducation, et les infrastructures.
Question clé : Pourquoi l’emprunt national prévu à 4,8 milliards de dinars n’a-t-il pas été lancé ?
Le pôle judiciaire anti-corruption de la Cour d’appel de Tunis a placé en détention un ancien directeur général et trois cadres d’une société nationale de transport. La justice les accuse de malversations dans un marché public d’importation de matériel technique.
L’affaire concerne une commande passée par l’entreprise pour l’achat d’équipements à l’étranger. Des expertises judiciaires ont révélé des « soupçons de corruption ». Les soupçons portent sur la qualité des fournitures et la régularité de la procédure, selon une source judiciaire relayées par nos confrères de Mosaïque FM.
Procédure en cours
Les prévenus ont été transférés au pôle anti-corruption de Tunis, où l’enquête se poursuit.
Le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Farouk Bouasker, a indiqué que le dépôt des candidatures pour l’élection législative partielle (circonscription Bizerte Nord) s’effectuera du 12 au 21 mai et la campagne électorale aura lieu du 16 au 27 juin. Le scrutin se déroulera dimanche 29 juin prochain. Le silence électoral est, […]
La brigade de fouille des passagers du bureau de la douane au poste frontalier de Bouchebka a procédé à l’interception d’un passager étranger portant avec lui une quantité importante de drogue. Lors d’un contrôle minutieux, les agents ont découvert 200 grammes de cocaïne dissimulés dans ses vêtements.
Selon un communiqué de la douane, un procès-verbal a été rédigé à cet effet. Le procureur de la République, après consultation, a ordonné l’ouverture d’une enquête et la transmission du dossier aux services de sécurité compétents pour approfondir les investigations.
«Ceux qui propagent [en Tunisie] un discours de crise visent, en fait, à semer le doute. Ces parties auraient dû proposer des solutions plutôt que de diffuser un discours de désespoir et de découragement», déclaré le président de la République Kaïs Saïed.
Recevant, mercredi 2 avril 2025, au Palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarah Zaâfrani Zenzeri, pour examiner l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres, le chef de l’Etat a ajouté qu’il est grand temps d’écarter ces individus des postes de décision, les qualifiant d’«agents qui ne font qu’exécuter les directives de parties extérieures», qui, comme à son habitude, n’a pas nommément désignées, bien qu’on peut deviner qu’il s’agit de certains bailleurs de fonds internationaux qui conditionnent leur aide financière par des réformes structurelles, tel que le Fonds monétaire international (FMI).
Saïed a aussi affirmé que «les projets réalisés grâce aux efforts du peuple tunisien continueront démentir cessemeurs de troubles».
Sur un autre plan,le chef de l’État a souligné que la «révolution législative» qu’il préconise ne peut être menée par «les demi-mesures ou des textes de loi qui n’entrent jamais en application».
La législation n’est pas une fin en soi, «mais un outil permettant de renverser une légitimité et d’en instaurer une autre», selon ses termes, ajoutant que «les révolutions n’admettent pas les demi-mesures ni les vestiges d’une légitimité illégitime que le peuple a rejetée», selon ses déclarations rapportées par l’agence officielle Tap. Etant entendu que le projet politique qu’il a initié depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, incarne la «révolution» et ses opposants la «légitimité illégitime que le peuple a rejetée».
Reste cependant à espérer que la «révolution législative» que Saïed appelle de tous ses vœux ne tarde pas à être mise en place pour que ses fruits soient cueillis dans les meilleurs délais et que la prospérité promise ne soit pas renvoyée aux calendes grecques, d’autant plus que les remous actuels dans le monde ne présage rien de bon pour l’économie mondiale, y compris pour la «petite» Tunisie.
Le film tunisien “Les Enfants Rouges” de Lotfi Achour sera en lice dans la compétition des longs métrages de fiction de la 41ème édition du Festival international de cinéma “Vues d’Afrique”, qui sera ouverte ce jeudi 3 avril 2025 au cinéma du Parc à Montréal (Canada) par le film français “Ici et là-bas” de Ludovic Bernard, mettant en vedette notamment l’humoriste et acteur franco-tunisien Hakim Jemili. La soirée inaugurale se déroulera en présence de grandes figures de la culture africaine et créole ainsi que du parrain et de la marraine de l’édition 2025, Dédy Bilamba et la tuniso-canadienne Souad Siala, qui incarnent, selon le festival, l’innovation au service de la créativité et partagent une passion pour le septième art et l’engagement en faveur du dialogue interculturel.
Se poursuivant jusqu’au 13 avril, le festival proposera cette année plus de 120 films et séries TV au programme, en provenance de 32 pays. “Les Enfants Rouges”, co-production Tunisie-France-Belgique-Pologne, qui fera sa première québécoise, figure dans une sélection de films de cinéastes de renom : Merzak Allouache avec “Première ligne” (Algérie), Chloé Aïcha Boro avec “Les Invertueuses” (Burkina Faso), Fidèle Koffi avec “Gazoua doit mourir” (Côte d’Ivoire/Sénégal/Guinée/Cameroun), Jihane El Bahhar avec “Triple A” (Maroc), Mamadou Dia avec “Demba” (Sénégal/Allemagne/Qatar) et Michelle Diane Tankoua avec “Le fabuleux destin de Djalifa” (Togo).
Parlant du festival, Souad Siala s’est dite honorée d’être la marraine du plus grand rendez-vous cinématographique africain et créole en Amérique, notant que le festival “Vues d’Afrique” qui magnifie, depuis plus de quatre décennies, la voix des créateurs africains, créoles et de leurs diasporas, incarne une mission essentielle : tisser des liens entre les continents par la magie du cinéma. “Je porte en moi les richesses de multiples horizons.
Cette identité plurielle, je souhaite l’insuffler à ce festival, en conjuguant mon engagement entrepreneurial et ma passion pour le dialogue interculturel” a écrit Souad Siala qui incarne, mentionne l’équipe du festival “l’esprit entrepreneurial et un leadership visionnaire. Dotée d’une créativité audacieuse, d’une énergie rayonnante et d’une remarquable capacité à transformer les défis en opportunités, elle a durant sa mission de présidente à la Chambre de commerce canado-tunisienne, démontré son aptitude à rassembler, à inspirer et à conclure des partenariats à l’international”.
Les forces de l’ordre, composées des agents de la brigade de la police judiciaire d’Ariana Nord et des membres du service de la circulation de l’Ariana, ont réussi à démanteler un réseau de trafic de cocaïne grâce à une opération minutieusement préparée. Après avoir tendu une embuscade à Sokra, les autorités ont interpellé deux femmes de nationalité guinéenne, suspectées de faire partie d’un réseau spécialisé dans la vente de cette drogue.
Selon une source sécuritaire, citée par Mosaïque Fm, les policiers ont saisi sept capsules de cocaïne pesant au total 100 grammes, ainsi qu’un véhicule loué utilisé pour la distribution des stupéfiants.
L’enquête se poursuit pour déterminer l’ampleur du réseau et identifier d’autres complices éventuels.
La présidente de l’Association Yacine pour l’Autisme et les Besoins Spécifiques, Nassima Abdessalem, a indiqué, mercredi, que la Tunisie ne dispose pas d’une stratégie nationale pour la prise en charge et l’accompagnement des personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme (enfants, jeunes, adultes ou personnes âgées), en raison de l’absence de statistiques précises et officielles en Tunisie.
Dans une déclaration à la TAP, à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, célébrée chaque année le 2 avril, elle a affirmé que l’absence de statistiques entraîne inévitablement l’absence de programmes concrets pour soutenir et encadrer les personnes atteintes d’autisme. Elle a souligné que la prise en charge de cette catégorie englobe la sensibilisation à ce trouble, son diagnostic, ainsi que l’inclusion en milieu préscolaire et scolaire.
Elle a estimé que le système de santé publique souffre d’un manque de services de soins spécialisés pour les enfants autistes, ce qui contraint les parents à recourir au secteur privé et à supporter des coûts élevés, notamment pour l’orthophonie, la prise en charge comportementale et cognitive, la rééducation motrice et le suivi psychologique. Elle a insisté sur l’importance de ces services médicaux pour le développement des compétences de l’enfant autiste.
Elle a également mis en avant l’importance de l’inclusion scolaire, expliquant que l’orientation des enfants autistes vers des centres spécialisés ou des écoles inclusives dépend du degré de leur trouble (léger, modéré ou sévère). Elle a rappelé que leur intégration commence dès le diagnostic et doit dépasser les programmes pédagogiques actuels.
Elle a souligné que les parents supportent des charges financières lourdes, notamment le coût des auxiliaires de vie scolaire, qui dépasse parfois 500 dinars par mois. De plus, elle a critiqué les programmes pédagogiques, inadaptés aux besoins des enfants autistes, ce qui les pousse souvent à abandonner l’école. Beaucoup d’entre eux restent ainsi confinés à domicile, exclus de la vie sociale en raison du manque de clubs et de centres culturels et sportifs adaptés à leur situation, a-t-elle fait savoir.
Elle a également expliqué que les personnes autistes âgées souffrent souvent d’un isolement social extrême, faute de centres pouvant les accueillir après le décès de leurs parents.
À noter que la Tunisie a lancé, le 2 avril 2023, un programme visant à intégrer les enfants atteints de troubles du spectre de l’autisme dans les structures de la petite enfance, publiques et privées, en prenant en charge les frais de leur scolarité préscolaire.
Le gouvernement congolais et les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda prévoient de tenir des pourparlers directs la semaine prochaine, selon des sources des deux camps, cités par AfricaNews.Les présidents de RDC et du Rwanda ont tenu une réunion surprise à Doha le mois dernier.Qatar a accueilli vendredi une deuxième série de pourparlers entre […]
Le président de la République, Kaïs Saïed, continue de fulminer contre l’administration publique qui ne fait pas preuve de célérité dans la réalisation des projets publics en cours, malgré la disponibilité des fonds qui leur sont alloués.
Recevant, mercredi 2 avril 2025, au Palais de Carthage, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, Saïed lui a réitéré les griefs qu’il avait faits à maintes reprises à ses prédécesseurs.
Tout en insistant sur «la nécessité d’accélérer la réalisation des projets bloqués, malgré la mobilisation des fonds nécessaires à cet effet», le chef de l’Etat a pris connaissance de l’état d’avancement de certains projets en cours, dont notamment celui de réaménagement et de restauration des bassins des Aghlabides de Kairouan, qu’il avait visités la veille de l’Aïd Al-Fitr.
«Les fonds sont disponibles et les procédures légales ont été finalisées. Il n’y a aucune raison d’interrompre les travaux», s’est-il indigné, selon un communiqué du Palais de Carthage, laissant ainsi entendre que de mystérieuses parties bloquent sciemment le projet ou cherchent à retarder sa réalisation. «Les personnes qui ont causé ces retards doivent être tenus pour légalement responsables», a-t-il lancé, sans que l’on sache de qui il parle.
Quant au ministre Zouari, qui aurait pu nous éclairer à ce propos, il n’a pas cru devoir faire une conférence de presse pour révéler l’identité de ces saboteurs qui portent atteinte à l’intérêt public.
Le président de la République a également évoqué d’autres projets, et donné ses instructions pour recenser tous ceux sont bloqués, tout en rappelant, au cas où on l’aurait oublié, que c’est le peuple qui paye le prix de ces retards. «Il supporte les intérêts des prêts [contractés pour la réalisation des projets en question] sans voir ces projets aboutir.»
Il reste à savoir ce que le président cherche à nous dire en laissant entendre à chaque fois que de mystérieuses parties bloquent ou retardent la réalisation des nombreux projets publics en cours. Cherche-t-il à fuir ses responsabilités en se défaussant sur une tierce partie non identifiée – lobbys, cartels, saboteurs, etc.–, comme l’en accusent ses opposants, ou désigne-t-il de vrais saboteurs tapis au cœur de l’Etat et de l’administration publique et qu’il s’apprête à démasquer et à sanctionner. Mystère et boule de gomme !
Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) organise, le 15 avril courant, une mission d’acheteurs italiens au profit du secteur du Textile et de l’ habillement , à la maison de l’exportateur, à Tunis.
Organisée en collaboration avec le bureau du CEPEX à Milan, cette mission permettra aux entreprises tunisiennes de développer leurs exportations vers l’Italie et de présenter leurs produits aux acheteurs italiens.
Les produits concernés sont le prêt-à-porter destiné aux femmes et enfants, les vêtements en jean et les chemises pour hommes, indique le CEPEX.
Les entreprises souhaitant participer à cette mission sont appelées à s’y inscrire en ligne.
Les agents de la brigade de la police judiciaire de Carthage, en collaboration avec le poste de la sûreté nationale du Kram Ouest, ont réussi à arrêter deux frères spécialisés dans le trafic de drogue ciblant les jeunes et les mineurs, en échange de sommes d’argent variables. L’opération, menée hier, a été le résultat d’une […]
L’indice principal MASI (Moroccan All Shares Index) de la Bourse de Casablanca a enregistré une hausse remarquable de 20,19% au premier trimestre 2025, atteignant 17 756,02 points.Cette forte performance fait suite à un début d’année impressionnant où l’indice a augmenté de 2,13 % le premier jour de bourse de l’année 2025.L’indice MASI, qui suit toutes […]
L’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) a enregistré 12.843 projets d’investissement, dont 235 projets étrangers, représentant un montant global de 5.776 milliards de dinars. Ces projets, portées majoritairement par des investisseurs locaux, pourraient générer plus de 316.000 emplois.L’industrie, les transports, la construction et les travaux publics figurent parmi les secteurs les plus prisés, tandis […]
Le président de la République, Kaïs Saïed, et le président de la République islamique d’Iran, Massoud Pezechkian, ont échangé les vœux à l’occasion de l’Aïd al-Fitr, indique un communiqué de la Présidence.
Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, ce mercredi, au Palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarah Zaâfrani Zenzri.
L’ordre du jour du prochain Conseil des ministres a été au centre de cette rencontre, indique un communiqué de la Présidence.
A ce propos, le chef de l’État a souligné qu’une révolution législative ne peut, en aucun cas, être menée à travers « les demi-mesures ou des textes de loi qui n’entrent jamais en application ».
Selon lui, la législation n’est pas une fin en soi, « mais un outil permettant de renverser une légitimité et d’en instaurer une autre ».
« Les Révolutions n’admettent pas les demi-mesures ni les vestiges d’une légitimité illégitime que le peuple a rejetée », a-t-il lancé.
A cette occasion, le président Saïed a souligné que ceux qui propagent un discours de crise visent, en fait, à semer le doute.
« Ces parties auraient dû proposer des solutions plutôt que de diffuser un discours de désespoir et de découragement », a-t-il affirmé.
Dans ce contexte, il a estimé qu’il est grand temps d’écarter ces individus des postes de décision, les qualifiant « d’agents qui ne font qu’exécuter les directives de parties extérieures ».
Par ailleurs, le président de la République a réaffirmé que les projets réalisés grâce aux efforts du peuple tunisien continueront « à discréditer les semeurs de troubles ».
Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est entretenu, dans la journée du 3 avril 2025 avec Slah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat
Lors de cette rencontre, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité d’accélérer la réalisation de plusieurs projets qui ont été lancés mais suspendus, alors que les fonds nécessaires sont disponibles. Il s’est personnellement informé de certains d’entre eux, notamment la piscine de la ville de Kairouan qu’il a visitée la veille de la fête de l’Aïd al-Fitr. Bien que les fonds soient disponibles et les procédures légales achevées, il n’y a aucune raison valable pour arrêter ces travaux.
En outre, il a abordé plusieurs autres grands projets, donnant des instructions pour recenser tous les projets qui ont été interrompus et imputer la responsabilité légale à ceux qui ont causé ces situations.
Le président de la République, Kaïs Saïed, a abordé, lors de sa rencontre avec Noureddine Nouri, ministre de l’Éducation, le projet de décret relatif à l’organisation administrative et financière du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, ainsi que le décret concernant son règlement intérieur. La réunion se déroulait l’après-midi du mercredi 2 avril 2025, au palais de Carthage.
Selon le communiqué de la présidence de la République, il a réaffirmé l’importance de cette institution constitutionnelle, organisée conformément au décret n° 2 de l’année 2024 daté du 16 septembre 2024. Il a souligné que le secteur de l’éducation et de l’enseignement, comme d’autres secteurs publics, a été frappé et détruit depuis le début des années 1990, conduisant à la situation actuelle. Des dizaines de milliers en ont été victimes et des filières sans avenir ou avec des perspectives très limitées ont été créées.
Tout comme il a évoqué que les méthodes adoptées et les programmes choisis n’étaient pas innocents et avaient été justifiés à l’époque par une politique dite d’assèchement des sources. Cela a conduit à un assèchement des esprits et à une suppression des capacités de réflexion.
Il a rappelé que la Tunisie avait connu depuis le XIXe siècle plusieurs tentatives de réforme, dont certaines avaient réussi tandis que d’autres n’avaient pas rencontré le même succès.
En outre, il a insisté sur le fait que l’objectif de la création du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement est de protéger les générations futures des calculs politiques afin que l’élève ou l’étudiant ne soit pas dépendant des changements de responsables. L’éducation doit être dispensée selon des programmes et des méthodes établis sur des bases scientifiques qui préservent son identité, notamment face à la propagation des moyens modernes de communication, tout en lui permettant une contribution active dans le domaine éducatif au niveau mondial.
Enfin, il a souligné la nécessité d’un meilleur encadrement des éducateurs et enseignants ainsi que d’une prise en charge accrue des écoles et lycées. Le droit à l’éducation est un droit qui doit être garanti à tous sur un pied d’égalité.