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Empfangen — 13. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

L’IA va-t-elle réduire la semaine de travail à trois jours ?

13. Oktober 2026 um 11:04

Le fondateur d’Amazon estime que les gains de productivité liés à l’intelligence artificielle pourraient permettre à certains salariés de travailler moins tout en conservant un revenu suffisant pour leur famille. Une perspective qui relance le débat sur l’avenir du travail et le partage des richesses.

Et si la semaine de cinq jours n’était plus la norme de demain ? Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, entrevoit un avenir dans lequel les progrès de l’intelligence artificielle (IA) permettraient de réduire considérablement le temps consacré au travail. Dans un entretien accordé à Fox News, relayé notamment par Fortune et Business Insider en octobre 2026, l’entrepreneur américain a évoqué la possibilité pour certains salariés de subvenir aux besoins de leur famille en travaillant seulement trois jours par semaine.

Cette perspective repose sur une hypothèse : l’automatisation de nombreuses tâches et l’amélioration de la productivité pourraient permettre de produire davantage avec moins de travail humain. Les gains économiques qui en découleraient offriraient alors aux salariés une plus grande liberté dans l’organisation de leur temps et de leur vie professionnelle.

Une nouvelle organisation du travail en perspective

Pour Jeff Bezos, les gains de productivité pourraient également transformer le modèle économique des ménages. Selon ses déclarations rapportées par Fortune, certaines familles pourraient, à terme, ne plus avoir besoin de deux revenus pour maintenir leur niveau de vie. L’un des conjoints pourrait ainsi choisir de ne pas exercer d’activité professionnelle rémunérée, tandis que l’autre travaillerait moins de jours par semaine.

Cette vision repose sur l’idée que les bénéfices de l’IA ne se limiteraient pas aux entreprises, mais pourraient aussi se traduire par une amélioration du pouvoir d’achat et de la qualité de vie. Elle suppose toutefois que les gains générés par les nouvelles technologies se répercutent effectivement sur les salaires, les revenus des ménages et les conditions de travail, plutôt que de profiter essentiellement aux entreprises et à leurs actionnaires.

Amazon accélère ses investissements dans l’IA

Les perspectives évoquées par Jeff Bezos interviennent alors que les investissements dans l’intelligence artificielle prennent une ampleur considérable. Amazon prévoit de consacrer environ 200 milliards de dollars à ses dépenses d’investissement en 2026, notamment pour renforcer ses infrastructures technologiques et développer ses activités liées au cloud et à l’IA, selon les résultats financiers publiés par le groupe en février 2026.

Parallèlement, le géant américain du commerce en ligne a engagé d’importantes réductions d’effectifs. En octobre 2025, Amazon avait annoncé une première vague de suppressions de postes dans le cadre d’une réorganisation visant notamment à réduire les niveaux hiérarchiques et à gagner en efficacité. En janvier 2026, le groupe a annoncé la suppression d’environ 16 000 postes supplémentaires. Ces décisions illustrent les transformations en cours dans les grandes entreprises technologiques, même si elles ne peuvent pas être attribuées exclusivement à l’intelligence artificielle.

Entre promesse de prospérité et incertitudes sociales

Jeff Bezos n’est pas le seul dirigeant technologique à anticiper une transformation profonde du travail. Elon Musk a notamment estimé, en janvier 2026, que les progrès de l’IA et de la robotique pourraient rendre le travail facultatif dans un horizon de dix à vingt ans.

Mais entre ces projections et leur concrétisation, plusieurs questions restent ouvertes. Une hausse de la productivité ne garantit pas automatiquement une réduction du temps de travail, une progression des salaires ou une redistribution équitable des richesses. Les effets de l’IA dépendront notamment des choix des entreprises, des politiques publiques et des mécanismes de partage des gains économiques.

La semaine de trois jours annoncée dans ces scénarios reste donc une perspective, et non une évolution généralisée déjà engagée. Le véritable enjeu sera de déterminer si l’intelligence artificielle permettra aux salariés de travailler moins pour vivre mieux, ou si ses gains profiteront principalement aux entreprises qui la déploient.

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De l’Ariana, Sousse et Béja à la Chine : 3 élèves tunisiens brillent aux Olympiades de mathématiques

13. Oktober 2026 um 09:24

Trois élèves tunisiens se sont distingués lors de la 67ᵉ édition des Olympiades internationales de mathématiques, organisée à Shanghai, en Chine, du 13 au 21 juillet 2026. Ils ont remporté deux médailles de bronze et une mention honorable.

Mohamed Karim Bouallag, originaire de l’Ariana, et Yassine Boumiza, de Sousse, ont décroché chacun une médaille de bronze, tandis que Youssef Halim Ajmi, de Béja, a obtenu une mention honorable.

Ces distinctions mettent en lumière le potentiel des jeunes talents tunisiens dans les disciplines scientifiques et mathématiques, ainsi que leur capacité à se mesurer à des candidats venus du monde entier.

La compétition a réuni des élèves issus de nombreux pays autour d’épreuves exigeantes faisant appel au raisonnement logique, à la créativité et à la maîtrise des concepts mathématiques.

La Chine s’est classée à la première place de cette édition. La 68ᵉ édition des Olympiades internationales de mathématiques est prévue en Hongrie en 2027.

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La Tunisie dans le viseur des entreprises sud-coréennes de l’automobile

13. Oktober 2026 um 08:56

La Tunisie suscite l’intérêt des entreprises sud-coréennes spécialisées dans les composants automobiles, qui souhaitent nouer des partenariats durables et explorer de nouvelles opportunités d’investissement. Une délégation d’industriels, de chercheurs et de représentants du secteur technologique a rencontré, lundi, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Les entreprises sud-coréennes s’intéressent de près aux perspectives offertes par l’industrie tunisienne des composants automobiles. Cette volonté de renforcer les relations économiques entre les deux pays s’est manifestée lors d’une rencontre entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation sud-coréenne composée de responsables d’entreprises du secteur, de représentants de pôles technologiques et de centres de recherche et d’innovation, ainsi que de membres de l’Association coréenne de l’industrie automobile.

La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de la République de Corée du Sud en Tunisie, Lee Tae-won, de Mariem Loumi, présidente de l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles, et de Mehdi Mahjoub, vice-président de la Chambre de commerce tuniso-coréenne, ainsi que de responsables des structures tunisiennes chargées de la promotion et de l’accompagnement de l’investissement.

À cette occasion, Samir Abdelhafidh a salué la qualité de la coopération bilatérale et exprimé son souhait de voir cette visite donner un nouvel élan aux relations économiques entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’investissement et du partenariat industriel.

Le ministre a également mis en avant les atouts compétitifs de la Tunisie, en particulier les compétences de ses ressources humaines et sa position géographique stratégique. Il a souligné les progrès réalisés par l’industrie tunisienne des composants automobiles et l’expertise acquise par le secteur, qui lui permet de s’intégrer aux chaînes de valeur mondiales.

De leur côté, les représentants sud-coréens ont exprimé l’intérêt de leurs entreprises pour la mise en place de partenariats à long terme avec la Tunisie. Cet intérêt concerne aussi bien la fabrication de composants automobiles que la recherche et l’innovation technologique.

La délégation a notamment souligné le rôle stratégique que pourrait jouer la Tunisie comme plateforme pour développer les activités des entreprises sud-coréennes sur les marchés africains et européens.

Les deux parties ont enfin insisté sur la nécessité d’intensifier les échanges et la coordination entre les acteurs concernés afin de concrétiser des projets industriels et technologiques répondant à leurs intérêts communs.

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Empfangen — 12. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Les exportations tunisiennes progressent vers la France et l’Italie

12. Oktober 2026 um 15:14

Les exportations tunisiennes vers la France et l’Italie ont progressé respectivement de 5,4 % et de 5 % au cours des neuf premiers mois de 2026. L’Union européenne demeure le principal débouché des produits tunisiens, avec 70,2 % des exportations totales, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec ses principaux partenaires européens poursuivent leur progression. Entre janvier et septembre 2026, les exportations tunisiennes vers la France ont augmenté de 5,4 %, tandis que celles destinées à l’Italie ont progressé de 5 %, selon les résultats du commerce extérieur publiés lundi 12 octobre par l’INS.

L’Allemagne enregistre également une hausse des exportations tunisiennes, de l’ordre de 3,9 % sur la même période.

Au total, les exportations tunisiennes vers l’Union européenne ont atteint 35,386 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 32,623 milliards un an auparavant, soit 70,2 % des exportations totales du pays.

La France demeure le premier partenaire de la Tunisie en matière d’exportations, avec une part de 22,7 % du total, devant l’Italie (16,6 %) et l’Allemagne (14 %).

En parallèle, les importations tunisiennes en provenance de l’Union européenne ont atteint 32 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 27,305 milliards durant la même période de 2025. Les achats auprès de la France ont augmenté de 18,1 %, tandis que ceux en provenance d’Italie ont progressé de 18,6 %.

Malgré cette progression des échanges, le déficit commercial global de la Tunisie s’est établi à 20,997 milliards de dinars à fin septembre 2026, tandis que le taux de couverture des importations par les exportations a reculé à 70,6 %, contre 73,5 % un an auparavant.

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Santé mentale : l’OMS appelle à écouter sans juger

12. Oktober 2026 um 14:55

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), bureau de Tunisie, rappelle l’importance du soutien psychologique et de l’écoute bienveillante envers les personnes traversant des périodes de détresse psychologique.

Dans un message de sensibilisation, l’organisation onusienne souligne que le soutien psychologique commence par des gestes simples du quotidien : accorder du temps et de l’espace aux personnes pour exprimer leurs émotions, les écouter attentivement sans les interrompre et prendre leurs difficultés au sérieux, sans jugement ni critique.

L’OMS recommande également d’encourager les personnes en souffrance psychologique à solliciter une aide spécialisée lorsque cela est nécessaire. Elle insiste sur le fait que demander un accompagnement psychologique ne constitue pas un signe de faiblesse.

Au-delà des relations individuelles, l’organisation appelle les décideurs et les prestataires de services de santé mentale à mieux prendre en compte les expériences des personnes vivant avec des troubles psychiques. Elle préconise leur participation active à la conception des services, à l’élaboration des politiques et aux prises de décision qui influent sur leur quotidien, afin de mieux répondre à leurs besoins réels.

L’OMS insiste ainsi sur la nécessité de développer une culture de l’écoute et de la compréhension. Elle invite chacun à prendre l’initiative de s’enquérir de l’état des personnes qui lui sont chères, à leur offrir un espace pour exprimer leurs émotions et à les écouter avec attention et bienveillance.

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Tunisie : le déficit commercial frôle les 21 milliards de dinars, l’énergie en cause

12. Oktober 2026 um 14:12

Le déficit commercial de la Tunisie s’est établi à 20,997 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de 2026, dont près de la moitié provient du secteur énergétique. Malgré la progression des exportations de 8,6 %, la hausse plus rapide des importations a ramené le taux de couverture à 70,6 %.

Le déficit commercial tunisien continue de se creuser, sous l’effet notamment de la facture énergétique. Selon les résultats du commerce extérieur aux prix courants de septembre 2026, publiés lundi 12 octobre par l’Institut national de la statistique (INS), le déficit commercial a atteint 20,997 milliards de dinars sur les neuf premiers mois de l’année.

Le secteur énergétique en représente à lui seul 10,480 milliards de dinars, contre 8,106 milliards durant la même période de 2025. Hors énergie, le déficit commercial s’est établi à 10,517 milliards de dinars. À l’inverse, le groupe des produits alimentaires a dégagé un excédent de 919,8 millions de dinars.

Les importations progressent plus vite que les exportations

Entre janvier et septembre 2026, les exportations tunisiennes ont augmenté de 8,6 %, pour atteindre 50,4 milliards de dinars, contre 46,420 milliards un an auparavant. Dans le même temps, les importations ont progressé de 13,1 %, passant de 63,147 milliards à 71,397 milliards de dinars.

Cette évolution a entraîné une dégradation du taux de couverture des importations par les exportations, qui s’est établi à 70,6 %, contre 73,5 % durant la même période de 2025 et 77,5 % au cours des neuf premiers mois de 2024.

L’huile d’olive soutient les exportations

La progression des exportations repose notamment sur les industries mécaniques et électriques, en hausse de 9,9 %, ainsi que sur les industries agroalimentaires, qui ont enregistré une augmentation de 20,3 %.

Cette dernière performance s’explique en particulier par la hausse des ventes d’huile d’olive, dont la valeur a atteint 4,006 milliards de dinars, contre 2,915 milliards durant les neuf premiers mois de 2025.

Les exportations du secteur énergétique ont également progressé de 43,1 %, portées notamment par les produits raffinés, dont les ventes sont passées de 610,4 millions à 1,396 milliard de dinars.

En revanche, les exportations de phosphate et de ses dérivés ont reculé de 16,5 %, tandis que celles du textile, de l’habillement et du cuir ont diminué de 4,7 %.

Du côté des importations, la hausse concerne l’ensemble des groupes de produits. Les achats de produits énergétiques ont augmenté de 32 %, ceux des produits alimentaires de 16,3 %, des biens de consommation de 9,5 %, des matières premières et demi-produits de 9,6 % et des biens d’équipement de 6,3 %.

L’Union européenne concentre 70 % des exportations

L’Union européenne demeure le principal débouché des produits tunisiens. Sur les neuf premiers mois de 2026, les exportations vers le marché européen ont atteint 35,386 milliards de dinars, soit 70,2 % du total, contre 32,623 milliards durant la même période de 2025.

Les ventes ont progressé vers la France (+5,4 %), l’Italie (+5 %) et l’Allemagne (+3,9 %). Des replis ont toutefois été enregistrés vers l’Irlande (-7,1 %) et la Slovaquie (-0,7 %).

Sur les marchés arabes, les exportations tunisiennes ont fortement augmenté vers l’Égypte (+78,6 %) et l’Arabie saoudite (+52,1 %). Elles sont restées quasiment stables vers la Libye, avec une légère hausse de 0,03 %, tandis qu’elles ont diminué vers le Maroc (-22,1 %) et l’Algérie (-11 %).

En termes de répartition géographique, la France représente 22,7 % des exportations tunisiennes, suivie de l’Italie (16,6 %), de l’Allemagne (14 %), de l’Espagne (5,3 %) et de la Libye (3,6 %).

Les importations européennes en hausse

Les importations tunisiennes en provenance de l’Union européenne ont atteint 32 milliards de dinars à fin septembre 2026, soit 44,8 % du total, contre 27,305 milliards un an auparavant.

Les achats ont augmenté depuis la France (+18,1 %) et l’Italie (+18,6 %). À l’inverse, les importations en provenance de Bulgarie ont reculé de 1,8 % et celles du Portugal de 7,7 %.

En dehors de l’Union européenne, les importations ont progressé depuis la Turquie (+6,7 %), l’Inde (+3,2 %) et la Chine (+7,5 %). En revanche, elles ont fortement diminué depuis la Russie (-54 %) et le Royaume-Uni (-22,7 %).

Ces résultats mettent en évidence le poids persistant de la facture énergétique dans le déficit commercial tunisien, tandis que la progression des importations, supérieure à celle des exportations, continue de peser sur l’équilibre des échanges extérieurs.

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African ESG Summit : 150 rendez-vous B2B, qui sème les contacts récolte les opportunités

12. Oktober 2026 um 14:23

Plus de 150 rendez-vous d’affaires ont réuni entreprises, experts et prestataires spécialisés en ESG lors de la quatrième édition de l’African ESG Summit. Organisées par Managers, ces rencontres ciblées rapprochent les entreprises des solutions dont elles ont besoin pour développer leurs activités et nouer de nouveaux partenariats.

Qui sème les contacts récolte les opportunités. Le 8 octobre 2026, les sessions « ESG Solutions Providers », organisées par Managers dans le cadre de la quatrième édition de l’African ESG Summit, ont donné corps à cette idée. En une matinée, plus de 150 rendez-vous B2B, programmés à l’avance, ont mis en relation des entreprises en quête de solutions avec des experts et prestataires spécialisés dans les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Le principe : permettre aux participants de rencontrer les bons interlocuteurs, sans perdre de temps dans une recherche de partenaires parfois longue et complexe. Dans un contexte où les exigences de durabilité pèsent de plus en plus sur les relations commerciales et l’accès aux marchés internationaux, ces rencontres offrent aux entreprises un cadre propice pour identifier des solutions adaptées à leurs besoins.

L’intérêt du format se mesure surtout à ce que les participants peuvent en retirer. Pour certains, il s’agit de trouver un fournisseur ou une expertise spécifique. Pour d’autres, de nouer des contacts dans le financement, le conseil ou l’accompagnement stratégique. Les témoignages recueillis illustrent cette diversité de besoins et d’opportunités.

Des besoins précis, des partenaires à portée de main

Pour Syrine Sayah Ghedira, fondatrice des laboratoires Jouvance, marque de cosmétiques biologiques, la participation à ces rencontres répond à un objectif concret : trouver des solutions pour renforcer les dimensions environnementale et sociale de ses produits et améliorer leur attractivité sur les marchés internationaux.

Les échanges directs avec des fournisseurs et des partenaires potentiels lui permettent d’explorer des pistes adaptées à son activité, avec un enjeu de taille : accompagner le développement de la marque et ses ambitions à l’export.

Rania Sakly, consultante en finance et fondatrice de Pathfinder Advisory, cabinet spécialisé dans l’accompagnement des start-up et des PME, est venue, elle aussi, avec des perspectives de coopération en tête.

Ses échanges avec une entreprise et une compagnie d’assurance ont notamment ouvert des pistes de partenariat autour de l’accompagnement des entreprises, de la finance verte et du développement sur les marchés internationaux. Elle souligne également l’intérêt de la diversité des profils présents : experts financiers, juristes, spécialistes ESG et professionnels de terrain peuvent apporter des compétences complémentaires.

Ces expériences illustrent l’intérêt des rendez-vous préprogrammés : en réunissant des interlocuteurs aux expertises et aux besoins compatibles, ils permettent d’aller plus directement à l’essentiel. Les discussions peuvent ensuite se poursuivre au-delà de l’événement, avec l’objectif de concrétiser les pistes identifiées.

Les fournisseurs de solutions profitent eux aussi de ces rencontres pour faire connaître leur expertise et élargir leur réseau. Souha Bejaoui, CEO et fondatrice de ProVerdy, développe des solutions destinées à faciliter la mesure de l’empreinte carbone et à rendre les enjeux de durabilité plus accessibles aux entreprises.

Pour elle, les rendez-vous B2B représentent une occasion de nouer de nouveaux contacts, de retrouver des clients et d’identifier des partenaires potentiels. Elle souligne également l’intérêt des sessions de formation pour sensibiliser les participants aux enjeux de la durabilité et favoriser les échanges entre professionnels. Autant d’occasions de rapprocher les acteurs du secteur et de faire avancer les initiatives en faveur du développement durable.

L’ESG, un enjeu commercial autant que stratégique

La demande de solutions spécialisées s’inscrit dans une évolution plus large des marchés. Les exigences des donneurs d’ordre et des partenaires internationaux poussent les entreprises à accorder davantage d’attention aux critères ESG. Pour les PME tunisiennes, l’enjeu est notamment de trouver les compétences nécessaires pour répondre à ces attentes et préserver leur compétitivité.

Les rencontres organisées dans le cadre de l’African ESG Summit permettent ainsi aux entreprises de découvrir des expertises en gestion des risques, en finance verte ou en accompagnement stratégique. Autant de domaines dans lesquels le choix d’un partenaire adapté peut faciliter l’intégration des critères de durabilité dans les pratiques de l’entreprise.

Pour les prestataires, ces rendez-vous constituent également une occasion de présenter leur savoir-faire à des entreprises susceptibles d’avoir besoin de leurs services. Le dispositif rapproche ainsi deux catégories d’acteurs : ceux qui recherchent des solutions et ceux qui sont en mesure de les proposer.

Des rencontres ciblées, des opportunités à saisir

150 rendez-vous, une matinée et autant d’occasions de faire avancer les affaires. Avec les sessions « ESG Solutions Providers », Managers transforme le networking en un véritable accélérateur de contacts et de partenariats. Grâce à des rencontres programmées à l’avance, les entreprises ne viennent pas simplement échanger des cartes de visite : elles rencontrent des interlocuteurs ciblés, présentent leurs besoins, valorisent leur expertise et identifient des solutions adaptées.

En réunissant, dans un même espace, des entreprises en quête de réponses et des prestataires capables de les accompagner, le dispositif crée un terrain favorable aux synergies commerciales et ouvre de nouvelles perspectives de collaboration. Une approche B2B pensée pour faire gagner du temps, multiplier les connexions utiles et rapprocher les acteurs qui ont de bonnes raisons de travailler ensemble.

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La Tunisie au sommet mondial pour les diplômés en sciences et ingénierie

12. Oktober 2026 um 11:32

La Tunisie occupe la première place mondiale en matière de proportion de diplômés de l’enseignement supérieur dans les filières scientifiques et d’ingénierie, avec un taux de 37,93 %, selon le Global Innovation Index, publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

D’après les données relayées par la page officielle de l’Ordre des ingénieurs tunisiens sur Facebook, la Tunisie devance l’Ouzbékistan, qui affiche un taux de 36,76 %, et les Émirats arabes unis, avec 36,45 %. Brunei Darussalam arrive en quatrième position, avec 35,86 %, suivi de l’Allemagne, qui enregistre 35,76 %.

Ce classement met en évidence le poids de la formation scientifique et technique en Tunisie. Il souligne également le potentiel du capital humain tunisien et les compétences susceptibles de contribuer à l’innovation, au progrès technologique et au développement économique du pays.

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Santé mentale : l’OMS appelle à écouter sans juger

12. Oktober 2026 um 10:15

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), bureau de Tunisie, rappelle l’importance du soutien psychologique et de l’écoute bienveillante envers les personnes traversant des périodes de détresse psychologique.

Dans un message de sensibilisation, l’organisation souligne que le soutien psychologique commence par des gestes simples du quotidien : accorder du temps et de l’espace aux personnes pour exprimer leurs émotions, les écouter attentivement sans les interrompre et prendre leurs difficultés au sérieux, sans jugement ni critique.

L’OMS recommande également d’encourager les personnes en souffrance psychologique à solliciter une aide spécialisée lorsque cela est nécessaire. Elle insiste sur le fait que demander un accompagnement psychologique ne constitue pas un signe de faiblesse.

Au-delà des relations individuelles, l’organisation appelle les décideurs et les prestataires de services de santé mentale à mieux prendre en compte les expériences des personnes vivant avec des troubles psychiques. Elle préconise leur participation active à la conception des services, à l’élaboration des politiques et aux prises de décision qui influent sur leur quotidien, afin de mieux répondre à leurs besoins réels.

L’OMS insiste ainsi sur la nécessité de développer une culture de l’écoute et de la compréhension. Elle invite chacun à prendre l’initiative de s’enquérir de l’état des personnes qui lui sont chères, à leur offrir un espace pour exprimer leurs émotions et à les écouter avec attention et bienveillance.

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SNJT : les neuf membres du nouveau bureau exécutif élus

12. Oktober 2026 um 09:02

Le septième congrès du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), également 29ᵉ congrès de la profession, s’est tenu les 10 et 11 octobre 2026 à Tunis. À l’issue du scrutin, Zied Dabbar a été réélu à la tête du syndicat, avec 336 voix.

Selon les résultats annoncés par le syndicat sur sa page officielle Facebook, les élections, organisées conformément aux statuts et au règlement intérieur du SNJT, ont permis de désigner les neuf membres du nouveau bureau exécutif. Zied Dabbar arrive en tête avec 336 voix, suivi de Jihane Louati, qui en a obtenu 299, et d’Amine Dhbaïbi, avec 290 voix. Adel Riahi a recueilli 265 voix, tandis que Siwar Amaïdia et Habiba Abidi ont obtenu chacune 263 voix.

Le nouveau bureau exécutif comprend également Abderraouf Bali (255 voix), Karim Ouanes (242 voix), et Bouchra Sellami (241 voix).

Par ailleurs, quatre membres suppléants ont été élus : Aouatif Jebali (222 voix), Nour Eddine Ahmed (216 voix), Slim Boukhdhir (160 voix) et Nadra Ben Rajeb (95 voix).

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Empfangen — 10. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Zied Dabbar : « Libérez les journalistes et mettez fin aux poursuites »

10. Oktober 2026 um 12:05

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, a appelé à la libération immédiate des journalistes détenus et à l’arrêt des poursuites et des procès visant des dizaines de professionnels des médias.

Lors de l’ouverture du septième congrès du SNJT, il a dressé un constat préoccupant de la situation de la presse en Tunisie, évoquant des journalistes emprisonnés, d’autres confrontés à des condamnations judiciaires et certains contraints de quitter le pays.

Zied Dabbar a notamment demandé la libération de Mourad Zeghidi, Zied El Heni, Mohamed Youssefi et Borhen Bsaies. Il a également exprimé son soutien aux familles des journalistes détenus, soulignant les souffrances liées à l’attente et à l’incertitude.

Le président du syndicat a assuré que le SNJT continuerait à défendre ses membres, quelles que soient les circonstances. Il a également insisté sur l’importance de préserver l’indépendance du syndicat, tout en renforçant les alliances avec les organisations nationales, les syndicats et les associations de défense des droits humains.

Selon lui, la liberté de la presse constitue un droit de la société et non un privilège réservé aux journalistes. Il a rappelé que l’indépendance des médias repose notamment sur celle des journalistes, qui nécessite la garantie de leurs droits professionnels et sociaux ainsi que des conditions de travail au sein d’organisations médiatiques viables.

En conclusion, Zied Dabbar a réaffirmé la volonté du SNJT de rester un espace ouvert à la diversité des opinions et de poursuivre son engagement en faveur de la liberté de la presse et de la dignité des journalistes, indépendamment des changements de direction et des échéances syndicales.

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La Tunisie parmi les pays prioritaires de la coopération espagnole

10. Oktober 2026 um 11:25

La Tunisie figure parmi les pays prioritaires du sixième Plan directeur de coopération de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement. Cette orientation ouvre de nouvelles perspectives de partenariat entre les deux pays, notamment dans le développement durable, la transition écologique et l’inclusion économique et sociale.

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a salué cette décision lors d’une cérémonie organisée vendredi soir à l’occasion de la fête nationale espagnole, soulignant le potentiel de développement des relations bilatérales.

L’Espagne occupe la quatrième place parmi les partenaires commerciaux de la Tunisie au sein de l’Union européenne, ainsi que parmi les investisseurs étrangers dans le pays. Le ministre a appelé à mieux exploiter ces atouts afin de renforcer et de diversifier les échanges économiques et commerciaux.

Il a également insisté sur l’importance de consolider les liens entre les secteurs privés des deux pays, notamment à travers le Conseil d’affaires tuniso-espagnol et la Chambre tuniso-espagnole de commerce et d’industrie, ainsi que d’explorer les possibilités offertes par les initiatives espagnoles destinées à l’Afrique et au monde arabe.

Les perspectives de coopération concernent également la gestion des ressources en eau, l’agriculture face aux défis climatiques, le tourisme durable et la valorisation du patrimoine. Le ministre a enfin souligné l’intérêt de renforcer les échanges universitaires, de faciliter la mobilité étudiante et de mobiliser les compétences tunisiennes établies en Espagne, notamment dans les technologies de l’information, l’intelligence artificielle, la recherche scientifique et les énergies durables.

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Tunisie : les dépenses publiques appelées à changer de priorité

10. Oktober 2026 um 11:03

La Tunisie entend réorienter ses dépenses publiques vers les secteurs prioritaires et les activités les plus rentables, dans le cadre des réformes engagées par le ministère des Finances pour améliorer l’efficacité de la gestion budgétaire.

Cette orientation a été annoncée par le chef de cabinet du ministère des Finances, Zouhaier Attallah, lors du quatrième Forum financier arabe de la distinction de Sharjah en finances publiques, organisé les 6 et 7 octobre à Tunis, sur le thème de la résilience financière et de la durabilité budgétaire.

S’exprimant au nom de la ministre des Finances, Mechket Salama Khaldi, le responsable a souligné que la Tunisie était parvenue à résister aux crises sanitaires, aux catastrophes naturelles et aux turbulences internationales, tout en maintenant une croissance positive et en contenant l’inflation, le déficit et l’endettement à des niveaux jugés acceptables.

Le ministère entend poursuivre ses réformes à court et à moyen terme, notamment à travers le renforcement de la bonne gouvernance, l’amélioration de la transparence et de l’efficacité des politiques publiques, ainsi que la consolidation des principes de responsabilité et de reddition des comptes dans la gestion des deniers publics.

Organisé en partenariat avec l’Organisation arabe pour le développement administratif et le Département central des finances de Sharjah, le forum a également permis d’échanger sur les expériences arabes en matière de gestion financière et de transformation numérique.

En marge de cette rencontre, des ateliers consacrés à la quatrième édition de la distinction de Sharjah en finances publiques pour le cycle 2026-2027 ont présenté les catégories du prix, les critères d’évaluation et les modalités de candidature

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Empfangen — 09. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

La Poste tunisienne comptait 4,7 millions d’épargnants à fin septembre

09. Oktober 2026 um 14:20

La Poste tunisienne comptait 4,713 millions d’épargnants à fin septembre 2026, représentant environ 25 % de l’épargne nationale. Ces chiffres ont été communiqués à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la poste, organisée le vendredi 9 octobre à Gammarth.

Placée sous le thème « La Poste tunisienne : l’intelligence artificielle au service de l’inclusion et de la durabilité », la célébration s’est déroulée sous l’égide du ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, en présence du secrétaire général de l’Union postale panafricaine, Sifundo Chief Moyo, du président-directeur général de La Poste tunisienne, Yassine Freïaa, ainsi que de cadres et d’agents de l’institution et de représentants de ses partenaires stratégiques.

Le choix de ce thème s’inscrit dans le cadre du plan stratégique de La Poste tunisienne pour la période 2026-2030. Celui-ci vise à renforcer l’inclusion financière, sociale et économique, à accélérer la transformation numérique et à développer l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les services financiers et postaux.

Le plan prévoit également de soutenir le commerce électronique, de mettre en œuvre le projet « Poste verte » afin de réduire la consommation énergétique et de promouvoir le développement durable, ainsi que de renforcer les compétences des ressources humaines.

À travers ces orientations, La Poste tunisienne entend poursuivre la modernisation de ses services tout en consolidant son rôle dans l’inclusion financière et la transition numérique.

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15-30 ans : une génération tunisienne en salle d’attente, le départ se prépare et la facture s’annonce lourde

09. Oktober 2026 um 12:29

Chômage des jeunes à 35,4 %, diplômes sans emploi, départ envisagé par 71 % des 18-29 ans. Pour le sociologue Mamdouh Ezzeddine, la jeunesse tunisienne attend et la facture s’annonce lourde.

C’est dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin que le sociologue livre son analyse sur la situation des 15-30 ans en Tunisie. Selon lui, cette tranche d’âge représentant la jeunesse tunisienne, censée être celle de la formation, de l’entrée dans le travail et de la construction d’un projet personnel, ressemble pour une grande partie des jeunes à une salle d’attente : celle d’un diplôme, d’un emploi, d’un logement, d’un mariage, voire du moment de partir.

Le sociologue refuse d’y voir une simple difficulté conjoncturelle. La question qui se pose, estime-t-il, est celle du devenir d’une génération lorsque l’école et le travail, voies traditionnelles d’accès à l’autonomie, ne tiennent plus la promesse d’avenir qui était la leur.

Des chiffres qui dessinent l’ampleur du problème

Les données les plus récentes donnent la mesure de cette inquiétude. Au deuxième trimestre 2026, le chômage atteignait 35,4 % chez les 15-24 ans, soit plus du double du taux observé pour l’ensemble de la population active, établi à 14,9 %. Il grimpait à 37,1 % chez les jeunes femmes. Les diplômés de l’enseignement supérieur ne sont pas épargnés : leur taux de chômage s’élève à 26,6 %, avec un écart considérable entre les femmes (35,6 %) et les hommes (14,2 %).

Pour Mamdouh Ezzeddine, ces chiffres traduisent une réalité qui dépasse le marché de l’emploi, puisque c’est l’entrée dans la vie adulte qui devient de plus en plus incertaine.

De la crise économique à la précarité

Le sociologue rappelle d’abord que le chômage des jeunes n’est pas un simple déficit de revenu. Survenant au début du parcours adulte, il retarde l’accès à l’autonomie, prolonge la dépendance à l’égard de la famille, repousse le mariage comme l’installation dans un logement indépendant et limite la capacité à se projeter sur le long terme. Cette précarité prend souvent racine dès l’école. Si la Tunisie a accompli des progrès considérables en matière de scolarisation, l’accès à l’école, souligne-t-il, ne garantit pas la réussite du parcours. D’après l’UNICEF, entre 63 000 et 100 000 enfants quittent chaque année le système éducatif à différents niveaux, et près de 30 000 d’entre eux ne trouvent aucune alternative de formation ou d’éducation. Ce décrochage constitue, selon le sociologue, l’une des premières portes d’entrée dans la vulnérabilité, car il réduit les chances d’accéder à un emploi stable et expose davantage à l’économie informelle, à la dépendance familiale ou à l’exclusion durable.

Mais la difficulté touche aussi ceux qui restent sur les bancs et décrochent un diplôme. L’éducation continue d’être présentée comme le principal levier de mobilité sociale, alors que le marché du travail ne crée pas assez d’opportunités à la hauteur des qualifications acquises. Le jeune est alors conduit à se demander à quoi sert l’effort scolaire si le diplôme ne garantit ni l’emploi ni l’autonomie. Lorsque ce doute devient collectif, précise l’expert, c’est la confiance dans l’ascenseur social qui se fragilise.

La famille joue dans ce contexte un rôle de protection déterminant, mais celui-ci a ses limites. Quand un jeune adulte reste plusieurs années dépendant de ses parents, le soutien familial peut devenir source de tensions, car l’argent, la liberté, les choix professionnels, le mariage, la migration et l’avenir deviennent des sujets de négociation permanente.

C’est à ce stade que la vulnérabilité économique commence, estime Mamdouh Ezzeddine, à produire du déséquilibre social. Le jeune n’est plus seulement privé d’emploi : il se trouve empêché d’acquérir les ressources matérielles et symboliques de son autonomie. Le sociologue parle à ce propos de « panne biographique », c’est-à-dire d’une situation où l’individu subit non seulement une interruption de sa trajectoire professionnelle, mais aussi le retard de plusieurs étapes fondamentales de son parcours de vie. L’attente cesse alors d’être un passage pour devenir un état durable.

Une salle d’attente aux places inégales

Il met toutefois en garde contre la tentation de parler d’une jeunesse homogène. La crise est fortement différenciée selon le sexe, le territoire, le milieu social et le niveau d’éducation. Les données de l’Institut national de la statistique montrent que la pauvreté frappe davantage les zones non communales et les régions de l’intérieur : en 2021, elle atteignait 37 % dans le Centre-Ouest, contre 12,7 % dans les zones communales. Les écarts se retrouvent à l’école, puisqu’en 2024 le taux de fréquentation scolaire et universitaire des 3-24 ans s’établissait à 81,1 % en milieu urbain, contre 72,1 % en milieu rural.

Les jeunes femmes illustrent une autre contradiction. Très présentes dans l’enseignement supérieur, elles peinent davantage que leurs homologues masculins à convertir leurs qualifications en emploi et en indépendance économique, ce que confirme un chômage féminin nettement supérieur.

Le sociologue évoque ainsi plusieurs jeunesses tunisiennes : celle qui quitte l’école trop tôt, celle qui obtient un diplôme sans trouver d’emploi, celle qui vit dans une région où les opportunités sont rares, celle dont le capital familial permet de prolonger l’attente et celle qui n’a même pas cette possibilité. La crise est commune, mais les moyens d’y faire face sont profondément inégaux.

Le départ se prépare : l’avenir se projette à l’étranger

Cette transformation des trajectoires trouve, selon lui, son expression la plus nette dans le désir de migration. D’après le Baromètre arabe, 46 % des Tunisiens déclaraient envisager de partir en 2023-2024, une proportion qui atteignait 71 % chez les 18-29 ans.

Mamdouh Ezzeddine juge réducteur d’expliquer ce choix par la seule quête d’un meilleur salaire. Pour une partie de la jeunesse, partir, c’est chercher une vie où le travail permet l’autonomie, où les institutions paraissent plus prévisibles et où l’avenir peut être planifié. On ne parle donc plus seulement de « fuite des cerveaux », mais d’une véritable migration des attentes, une partie du futur imaginé par les jeunes se situant désormais ailleurs. Le phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il ne concerne pas uniquement les jeunes peu qualifiés. Une proportion importante de diplômés envisage également le départ, et le pays risque de perdre ainsi, au-delà des compétences, une part de son potentiel d’innovation et de transformation.

Sur le plan social, le sociologue appelle à la rigueur. Il serait scientifiquement abusif, avertit-il, d’établir un lien mécanique entre chômage ou pauvreté, d’une part, et délinquance, addictions ou suicide, d’autre part. Ces phénomènes résultant de facteurs économiques, familiaux, psychologiques, culturels et institutionnels étroitement imbriqués.

Il existe en revanche, observe-t-il, une relation plus générale entre vulnérabilité, perte de reconnaissance, isolement et fragilisation des perspectives d’avenir. Certaines études consacrées aux adolescents tunisiens font ainsi apparaître une consommation de substances psychoactives associée à d’autres fragilités, comme l’absentéisme scolaire, la consommation d’alcool et de tabac ou la rupture avec les cadres familiaux et scolaires. Il applique la même prudence au suicide : ni la pauvreté ni le chômage ne le « causent » mécaniquement, mais l’accumulation de l’échec, de la dépendance, de l’humiliation et du sentiment d’un avenir fermé peut constituer un terrain de vulnérabilité. La véritable question sociologique, résume-t-il, est de savoir ce qui se passe lorsque l’individu ne perçoit plus de correspondance entre ses efforts et les résultats qu’il peut raisonnablement espérer.

Du « comment réussir ? » au « comment survivre ? »

C’est là, selon lui, que se situe le cœur de la crise. Longtemps, la société tunisienne a proposé à ses jeunes un récit relativement clair : étudier, obtenir un diplôme, travailler, devenir autonome, fonder une famille et améliorer sa condition. Ce récit n’a jamais fonctionné à la perfection, mais il formait un horizon collectif dont l’efficacité symbolique semble aujourd’hui s’affaiblir.

Quand le diplôme ne garantit plus l’emploi, que l’emploi ne garantit plus l’autonomie et que celle-ci devient difficile d’accès, la confiance dans les institutions et dans les parcours traditionnels s’érode. Le jeune s’interroge alors sur l’intérêt de longues études, sur l’acceptation d’un emploi précaire, sur l’utilité d’attendre des années avant de construire sa vie, voire sur la nécessité de rester dans un pays dont l’avenir semble plus accessible ailleurs. La question centrale glisse ainsi de « comment réussir ma vie ? » vers « comment parvenir à vivre ? » Ce qui marque, pour Mamdouh Ezzeddine, le passage d’une société de la projection à une société de la survie.

Une facture économique et démographique qui s’annonce lourde

Ce basculement a un prix, que le sociologue juge bien supérieur au montant des allocations ou des programmes dédiés aux jeunes. Il faut compter d’abord l’investissement éducatif qui ne se convertit pas en activité productive, puis le chômage prolongé, synonyme d’années de travail potentiel perdues. S’y ajoutent les coûts du décrochage scolaire, de l’économie informelle, de l’exode des compétences, des problèmes sociaux et de la pression financière qui pèse sur les familles.

Il existe enfin un coût démographique. Lorsque l’entrée dans la vie adulte est retardée, le mariage et la constitution d’une famille le sont aussi, si bien que la difficulté économique finit par modifier les comportements démographiques eux-mêmes. La jeunesse devient dès lors, selon lui, un enjeu de développement national, car un pays ne peut durablement financer l’éducation de ses jeunes sans parvenir à la transformer en autonomie, en emploi et en production.

Sortir de la salle d’attente : reconstruire le passage vers la vie adulte

Pour le sociologue, la réponse ne saurait se limiter à la création de quelques milliers d’emplois ou à la multiplication de programmes temporaires. Il plaide d’abord pour une refonte du lien entre l’école et le travail, en repensant comme un système unique l’orientation, la formation professionnelle, les stages et l’acquisition de compétences réellement adaptées aux besoins de l’économie.

Le décrochage scolaire doit en outre être traité comme un problème national d’inclusion sociale, car quitter l’école ne devrait jamais signifier quitter du même coup l’éducation, la formation et toute perspective d’insertion. Le chômage des diplômés relève quant à lui d’un défaut structurel d’articulation entre l’université et l’économie : il ne s’agit pas de demander aux jeunes de réduire leurs aspirations, mais de bâtir une économie capable de mieux employer leurs qualifications.

Mamdouh Ezzeddine insiste également sur la dimension territoriale, une politique uniforme ne pouvant répondre aux mêmes difficultés dans le Grand Tunis, le Centre-Ouest, le Sud ou les zones rurales. Il appelle enfin à réintroduire la santé mentale dans les politiques publiques de jeunesse, à renforcer la prévention et à créer des espaces où les jeunes puissent exprimer leurs difficultés avant qu’elles ne se muent en ruptures. Toutes ces mesures resteront toutefois insuffisantes, prévient-il, si elles ne s’accompagnent pas d’une reconstruction de la confiance.

Le véritable enjeu : l’avenir

En conclusion, le sociologue estime que la jeunesse tunisienne ne fait pas face à une simple crise de l’emploi, mais à une crise des transitions : de l’école vers le travail, de la dépendance vers l’autonomie, de l’autonomie vers la famille et du présent vers l’avenir. Quand ces passages s’éternisent, l’attente finit par devenir une condition sociale.

Le processus, explique-t-il, est progressif : la crise économique engendre la vulnérabilité, celle-ci installe le déséquilibre et la dépendance, puis un chômage qui suspend le parcours de vie et, au bout du compte, une crise du sens. Il ne frappe pas tous les jeunes de la même manière, mais il touche assez largement la société pour devenir une question collective.

Le risque pour la Tunisie, avertit Mamdouh Ezzeddine, n’est donc pas seulement de compter davantage de chômeurs, de diplômés sans emploi ou de candidats à l’exil. Il est plus profond : qu’une génération cesse peu à peu de croire que son avenir peut se construire dans son propre pays.

Investir dans la jeunesse, conclut-il, ne revient pas à dépenser davantage pour elle, mais à rebâtir les conditions qui permettent de passer de la dépendance à l’autonomie, de l’attente à l’action et de l’incertitude à la capacité de se projeter. Car lorsque les jeunes ne parviennent plus à construire leur avenir, c’est la société tout entière qui cesse de construire le sien.

La question n’est donc plus seulement de savoir que faire pour la jeunesse, mais bien de déterminer quelle société les Tunisiens veulent bâtir pour que leurs jeunes aient de nouveau envie d’y construire leur vie.

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Kaïs Saïed : la reddition des comptes, sans vengeance ni exception

09. Oktober 2026 um 08:53

Le président de la République, Kaïs Saïed, a affirmé que la reddition des comptes était une exigence légitime, précisant qu’il n’était animé par aucune volonté de vengeance. Il a appelé à des mesures rapides et concrètes pour surmonter les difficultés et répondre aux attentes des citoyens, soulignant que le pays était engagé dans une course contre la montre.

Lors d’une rencontre tenue jeudi 8 octobre 2026 au palais de Carthage avec le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, et le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali, le chef de l’État a évoqué plusieurs projets et propositions, notamment ceux relatifs à la situation sociale des citoyens. Il a insisté sur la nécessité d’assurer la complémentarité entre les différentes fonctions de l’État, dans le respect des compétences définies par la Constitution.

Selon un communiqué de la présidence de la République, Kaïs Saïed a souligné que l’État tunisien n’était pas faible et ne serait laissé à la merci de personne. Il a assuré que les difficultés seraient surmontées et que les réalisations se concrétiseraient, non par de simples communiqués ou déclarations, mais par des mesures rapides et effectives.

Le président de la République a assuré que toute la vérité serait dévoilée et qu’aucune immunité ni exception ne serait accordée à qui que ce soit.

Évoquant une période qu’il a qualifiée d’historique, il a estimé qu’il était nécessaire de rompre avec toutes les formes d’injustice et d’iniquité. Il a également affirmé que ceux qui avaient cherché à diviser le pays et à le fragmenter continuaient de regretter le passé, tout en tentant, selon lui, de diviser l’État conformément à des desseins qui leur auraient été imposés.

Le chef de l’État s’est toutefois dit convaincu que la conscience historique du peuple tunisien ferait échouer ces tentatives et leurs manœuvres. Il a réaffirmé que l’État tunisien resterait uni et ne céderait au chantage de personne, quels que soient les rôles distribués et les efforts déployés par certains pour se présenter en victimes alors qu’ils sont, selon ses propres termes, des auteurs de méfaits.

Kaïs Saïed a reconnu que les obstacles étaient nombreux, qu’ils soient naturels ou délibérément provoqués, tout en affirmant que la volonté de les surmonter était plus forte. Il a assuré que les efforts se poursuivaient sans interruption pour répondre aux revendications du peuple tunisien.

Il a précisé que cette démarche ne devait pas se limiter à l’adoption de textes législatifs, mais devait également s’appuyer sur une pensée révolutionnaire fondée sur de nouveaux concepts.

Enfin, le président de la République a salué la profonde conscience du peuple tunisien, estimant que chaque responsable public, quel que soit son niveau de responsabilité, devait pleinement en prendre la mesure. Il a appelé les responsables à partager, à chaque instant, les souffrances et les difficultés des citoyens et à œuvrer résolument à l’élimination de leurs causes.

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