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Ältere BeiträgeLeconomiste Maghrebin

Tunis : la viande d’agneau à 46,500 DT/kg dans plusieurs points de vente

26. Mai 2026 um 12:20

La Société des viandes a annoncé la mise en vente de la viande d’agneau local à un prix fixé à 46,500 dinars. Et ce, mardi 26 mai 2026, dans plusieurs points de distribution répartis dans la capitale.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’approvisionnement du marché en viande rouge à des prix encadrés, afin de répondre à la demande des consommateurs.

Les points de vente concernés sont les suivants :

  • Viandes Market, El Wardia;
  • Abattoir El Khir, Hay Ibn Sina;
  • Viandes Market, avenue de la Liberté, en face de la mosquée El Fath;
  • Viandes Market, Marché central.

La Société des viandes précise que ces points de vente assureront la disponibilité de la viande d’agneau local durant la journée, dans la limite des stocks disponibles.

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Mokhtar Ben Mechichi : oliviers, cultures, régions.. le climat redessine la carte agricole tunisienne

26. Mai 2026 um 11:41

En marge de la 27ᵉ édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Mokhtar Ben Mechichi, directeur technique à la pépinière Mabrouka, s’est exprimé. Il estime que le paysage agricole tunisien ne sera plus le même dans les années à venir; et ce, en raison des changements climatiques.

Il souligne que le secteur agricole est déjà engagé dans une dynamique de transformation continue. Puisque chaque année, on observe une migration progressive de certaines espèces et variétés d’une zone vers une autre.

A cet égard, ce phénomène illustre une adaptation forcée aux nouvelles conditions climatiques qui touchent l’ensemble du territoire. Il cite notamment l’exemple de variétés d’oliviers traditionnellement cultivées dans le sud. Lesquelles commencent aujourd’hui à être implantées de plus en plus vers le nord.

Ainsi, cette évolution s’explique par le fait que même les régions septentrionales connaissent à leur tour des changements climatiques. Ceux-ci modifient les équilibres agricoles.

Dans ce contexte, l’agriculteur se retrouve dans l’obligation d’adapter ses choix en fonction de la rentabilité et des nouvelles conditions de production. Ce qui a pour conséquence qu’il replante des variétés du sud, jugées plus performantes dans certaines situations, au nord. De la sorte que cela participe à cette recomposition du paysage agricole national.

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Aïd al-Adha 2026 : le ministère de l’Agriculture active son réseau vétérinaire

26. Mai 2026 um 10:53

À l’occasion de l’Aïd al-Adha 2026, le Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche annonce la mise en place d’un dispositif national visant à renforcer la sécurité sanitaire des viandes de sacrifice et à accompagner les citoyens dans l’ensemble des gouvernorats.

Une liste nominative de médecins vétérinaires des secteurs public et privé a été publiée et mise à la disposition du public. Ces vétérinaires seront mobilisés sur tout le territoire pour répondre aux questions des citoyens, prodiguer des conseils sanitaires et intervenir en cas de détection de signes anormaux sur les viandes, les organes ou les viscères des moutons de l’Aïd.

Le ministère rappelle que cette initiative s’inscrit dans une démarche de prévention des risques sanitaires et de promotion des bonnes pratiques lors des opérations d’abattage et de manipulation des produits animaux. Elle vise également à garantir la sécurité alimentaire et à préserver la santé publique durant cette période de forte consommation.

Les autorités appellent par ailleurs les citoyens à respecter strictement les règles d’hygiène et de gestion des déchets animaux afin de protéger l’environnement et d’éviter tout risque de contamination.

📄 La liste des vétérinaires mobilisés est disponible ici :
Liste des vétérinaires mobilisés – Aïd al-Adha 2026

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Été 2026 : l’Algérie assure l’électricité de la Tunisie

25. Mai 2026 um 16:08

L’Algérie a confirmé la poursuite de ses exportations d’électricité vers la Tunisie durant l’été 2026. Et ce, malgré les tensions sur la demande interne en période de pic. Les deux parties ont également évoqué un projet de centrale électrique à cycle combiné d’une capacité de 1 400 MW en Tunisie, actuellement au stade de discussion.

Cette annonce a été faite lors d’une réunion qui se tenait dimanche 24 mai 2026, à Alger, entre le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, et une délégation de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz, STEG, conduite par son PDG, Fayçal Trifa, en présence de responsables de Sonelgaz.

À cette occasion, la partie algérienne a confirmé la poursuite des exportations d’électricité vers la Tunisie durant l’été 2026. Cette période correspond traditionnellement à une forte demande énergétique dans les deux pays.

Les autorités algériennes ont indiqué que ces livraisons seront maintenues malgré les contraintes liées aux pics de consommation sur le réseau national, en raison de l’importance accordée à la continuité de l’approvisionnement de la Tunisie.

Les échanges ont également porté sur le projet d’interconnexion électrique tripartite entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Ce projet est présenté comme un axe de développement destiné à renforcer les échanges d’énergie et la stabilité des réseaux électriques dans la région.

Des orientations ont été données afin de renforcer la coordination entre Sonelgaz et la STEG, notamment pour l’accompagnement technique et la gestion des besoins énergétiques.

La délégation tunisienne a pour sa part présenté l’état de la coopération avec Sonelgaz et exprimé l’intérêt de la Tunisie pour l’expertise algérienne dans le secteur de l’énergie. Elle a également souligné la nécessité de poursuivre le développement de la coopération bilatérale.

Les deux parties ont conclu la réunion en réaffirmant leur volonté de poursuivre la concertation et de développer les projets communs dans le secteur de l’énergie, notamment en matière d’interconnexion électrique et de production.

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CNAM : les nouveaux plafonds des soins externes sont applicables

25. Mai 2026 um 11:04

La Caisse nationale d’assurance maladie a revalorisé le plafond annuel des dépenses liées aux soins de santé externes. Cette initiative réglementaire a pour objectif direct d’alléger la charge financière des assurés sociaux. Mais aussi de fluidifier le recours aux prestations médicales ambulatoires.

Le montant de cette enveloppe de remboursement de base est désormais indexé sur la composition de la cellule familiale du bénéficiaire. Pour un assuré individuel sans personne à charge, le seuil annuel est fixé à 450 dinars. Cette somme progresse par paliers pour atteindre un maximum de 1 350 dinars lorsqu’un assuré a la charge de quatre bénéficiaires ou plus.

Au-delà de ces montants de référence, le dispositif prévoit des enveloppes de financement complémentaires pour répondre à des situations médicales ou familiales spécifiques. Le budget annuel est ainsi majoré de 150 dinars pour le suivi de la grossesse durant toute sa durée, et d’une somme équivalente de 150 dinars pour la prise en charge des soins dentaires. De plus, chaque ascendant direct à charge ainsi que chaque enfant en situation de handicap ouvrent droit à une augmentation systématique de 100 dinars du plafond de l’assuré.

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Houssem Eddine Jebabli: La Tunisie a démontré sa capacité à gérer le dossier de la migration irrégulière

23. Mai 2026 um 12:33

«L’État tunisien a démontré sa capacité à gérer plusieurs dossiers complexes, en particulier celui de la migration irrégulière», a déclaré vendredi, le 22 mai, le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli.

Dans une déclaration accordée aux médias en marge de l’organisation d’un vol de rapatriement de 243 migrants irréguliers de nationalité ivoirienne, au départ de l’aéroport Tunis-Carthage, Jebabli a indiqué que la majorité des migrants est entrée sur le territoire tunisien par les frontières terrestres, tandis que des réseaux de passeurs les ont acheminés, que ce soit à bord de voitures, de camions ou même à pied.

Il a précisé que les opérations de retour volontaire ont débuté au début du mois de juillet de l’année dernière, deux semaines après la mise en place d’un camp dans la délégation d’El Amra, gouvernorat de Sfax, à l’initiative du ministère de l’Intérieur.

Ce programme, a-t-il ajouté, s’inscrit dans une approche humanitaire en faveur des migrants irréguliers originaires d’Afrique subsaharienne, rappelant qu’il a permis le retour de plus de 4 000 d’entre eux vers leurs pays d’origine.

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Aïd el-Adha : vétérinaires mobilisés et assistance WhatsApp pour les citoyens

23. Mai 2026 um 11:08

À l’occasion de l’Aïd el-Adha, l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires a annoncé la mise en place d’un dispositif spécial visant à renforcer la sécurité sanitaire des sacrifices et des produits carnés durant toute la période de fête.

Des équipes de médecins vétérinaires sont mobilisées en continu pour répondre aux questions des citoyens, fournir des conseils pratiques et orienter sur les bonnes conditions d’abattage, de conservation et de manipulation des viandes et des abats.

Innovation de cette édition : un service de consultation à distance via WhatsApp permet aux citoyens de vérifier l’état sanitaire de leurs animaux et d’obtenir des recommandations rapides afin d’éviter tout risque lié à une mauvaise consommation ou conservation.

En parallèle, des vétérinaires sont également disponibles au siège central de l’Instance pour intervenir en cas de situations nécessitant une expertise urgente et accompagner les demandes les plus sensibles.

L’Instance met à disposition plusieurs numéros de contact ainsi qu’un numéro vert 80106977, destiné aux signalements et aux demandes d’information, dans une logique de prévention et de protection de la santé du consommateur.

📞 Contacts des vétérinaires (WhatsApp / assistance directe) :
52450560 / 97684425 / 50405149 / 52024586 / 26012695 / 53575170 / 94722302 / 58105764 / 97317922 / 22675045 / 98440270 / 56222098 / 98679395

📞 Numéro vert : 80106977

Ce dispositif s’inscrit dans une démarche globale de proximité et de prévention, afin de garantir un Aïd plus sûr et une meilleure maîtrise des risques sanitaires liés aux produits d’origine animale.

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1er juin : lancement du nettoyage des plages et des opérations anti-moustiques

23. Mai 2026 um 08:50

Dans le cadre des préparatifs de la saison estivale et des efforts de protection de l’environnement côtier, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a annoncé le démarrage officiel des opérations de nettoyage des plages à partir du 1er juin.

Cette déclaration a été faite à L’Economiste Maghrébin, en marge d’une journée de travail organisée vendredi 22 mai 2026 à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, consacrée à la présentation de la Stratégie nationale et du Plan d’action pour la biodiversité 2025-2030.

Selon le ministre, ces opérations seront menées dans le cadre de contrats conclus avec des sociétés spécialisées chargées de l’entretien du littoral, afin de garantir des plages propres et accessibles dès le début de la haute saison touristique.

Lire aussi: Habib Abid : la Tunisie, leader régional en protection de la biodiversité

Parallèlement, des travaux d’embellissement et de réhabilitation des espaces côtiers sont en cours avec la participation de plusieurs acteurs privés, notamment des hôteliers et restaurateurs installés sur le littoral, mobilisés pour améliorer l’accueil des estivants et valoriser les zones balnéaires.

Le ministère poursuit également ses opérations de lutte contre les moustiques. Lancées depuis plus de deux mois, ces interventions reposent sur des actions techniques ciblées dans certaines zones lacustres, notamment l’abaissement du niveau des eaux pour faciliter les traitements, y compris par voie aérienne.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie nationale de gestion intégrée du littoral visant à concilier préparation de la saison touristique, santé environnementale et préservation des écosystèmes côtiers.

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Wael Chouchane : 10 % d’électricité verte en Tunisie d’ici fin 2026

20. Mai 2026 um 15:22

La part des énergies renouvelables dans le mix électrique tunisien a atteint environ 6 % à la fin de l’année 2025, selon les chiffres officiels. Ce taux devrait progresser à 9 % avec l’entrée en exploitation de plusieurs nouvelles centrales, avant d’atteindre près de 10 % d’ici la fin de l’année 2026.

Ces déclarations ont été faites par le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, lors de l’ouverture du Congrès national de la transition énergétique, organisé les 20 et 21 mai 2026 à Tunis par Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, sous le thème : « Une transition énergétique juste, durable et innovante ».

À cette occasion, Wael Chouchane a souligné que la Tunisie est entrée dans une nouvelle phase de sa transition énergétique, dans un contexte marqué par des défis qui ne sont plus uniquement techniques ou conjoncturels, mais désormais liés à la souveraineté nationale et aux choix stratégiques du pays.

Revenant sur le 40e anniversaire de la création de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, Wael Chouchane a rappelé le rôle central joué par l’institution dans la diffusion de la culture de l’efficacité énergétique, la rationalisation de la consommation d’énergie ainsi que le développement des énergies renouvelables. Il a également mis en avant l’expertise nationale développée par la Tunisie dans ce domaine, reconnue aux niveaux régional et international.

Le secrétaire d’État a insisté sur l’ampleur du déficit énergétique auquel fait face la Tunisie, estimant qu’il devient impératif d’accélérer la transition vers un nouveau modèle énergétique reposant sur deux piliers complémentaires : le développement rapide des projets d’énergies renouvelables et le renforcement des programmes d’efficacité énergétique.

Selon lui, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie sera appelée à jouer un rôle encore plus important dans l’accompagnement des efforts de l’État en faveur de cette transformation stratégique. Il s’est toutefois dit confiant quant à la capacité de la Tunisie à réussir cette transition grâce aux compétences, aux expertises et aux institutions nationales dont elle dispose.

Wael Chouchane a enfin rappelé que la stratégie énergétique nationale à l’horizon 2035 vise à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique d’ici 2030.

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Spéculation et pénurie : le mouton à des prix records !

20. Mai 2026 um 13:27

À l’approche de l’Aïd al-Adha, tout le monde – ou presque – pense au mouton du sacrifice. Mais tout de suite, la flambée des prix des moutons décourage plus d’un, suscitant indignation et amertume chez les Tunisiens, démunis qu’ils sont face à une situation qui s’aggrave d’année en année. Du reste, ce contexte difficile s’inscrit dans une hausse généralisée des prix des produits de première nécessité.

Bien que cette évolution soit largement prévisible, en raison de la combinaison de facteurs économiques, structurels et conjoncturels, les mesures prises pour l’anticiper restent insuffisantes, estiment plusieurs analystes. La situation tend même à se détériorer, notamment à cause de la diminution importante du cheptel ovin et bovin en Tunisie, aggravée par les fuites vers les pays voisins.

Plusieurs facteurs structurels expliquent cette baisse continue. On peut citer, entre autres, les sécheresses répétées et la raréfaction des ressources hydriques, qui ont fortement affecté les pâturages. S’y ajoutent la faible productivité du secteur, le manque de soutien aux petits éleveurs, la faible modernisation des techniques d’élevage, ainsi que le vieillissement des professionnels et la perte d’attractivité du métier.

Outre ces éléments structurels, on peut citer des facteurs conjoncturels qui accentuent encore la tension sur les prix. La forte demande saisonnière liée à l’Aïd entraîne mécaniquement une hausse des prix, dans un contexte d’offre déjà limitée. Cette pression est renforcée par la spéculation et le rôle des intermédiaires (“gachara”), qui profitent de la pression sociale et religieuse incitant les consommateurs à acheter malgré les prix élevés.

Face à cette hausse saisonnière, et en l’absence de mesures prises en amont pour stabiliser le marché ; telles que l’importation de bétail ou l’organisation de ventes encadrées par l’État ; la priorité immédiate reste le renforcement du contrôle du marché afin de limiter la spéculation, en attendant une réforme globale du secteur.

À court terme, quelques actions demeurent possibles dans ces derniers jours précédant l’Aïd. Il s’agit notamment du renforcement des mécanismes de contrôle pour encadrer les marges des intermédiaires, ainsi que de la mise en place de points de vente supervisés par l’État afin de garantir davantage de transparence et de régulation des prix.

À plus long terme, une réorganisation structurelle du secteur apparaît indispensable. Elle passe par la modernisation des pratiques d’élevage pour améliorer la productivité, le soutien accru aux petits éleveurs à travers des aides et des intrants subventionnés, la réforme des circuits de distribution afin de réduire le poids des intermédiaires, ainsi que la lutte contre la contrebande du cheptel et le recours ponctuel à l’importation pour équilibrer l’offre en période de forte demande.

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Souveraineté scientifique : la Tunisie hôte du 26e congrès de l’Académie africaine de management

19. Mai 2026 um 17:01

La Tunisie accueille le 26ème congrès annuel de l’Académie africaine de management et de développement, placé sur le thème : “À la croisée des perturbations locales et mondiales : la transformation des organisations pour l’avenir de l’Afrique”. Cet événement marque une étape importante pour la souveraineté scientifique africaine. Et ce, en favorisant la production de connaissances ancrées dans les réalités africaines, plutôt que la simple importation de théories.

Le congrès vise à intégrer davantage les chercheurs africains dans la recherche mondiale, en mettant l’accent sur le management, le développement et la gestion des entreprises.

Organisé en partenariat avec plusieurs institutions tunisiennes et la chaire UNESCO pour l’enseignement supérieur et le développement durable en Afrique, le rendez‑vous encourage le passage de la consommation à la production de savoirs locaux et à proposer des solutions pratiques aux défis du continent.

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Douane tunisienne : l’IA entre en action pour mieux traquer les fraudes

19. Mai 2026 um 16:12

Le Comité central chargé de la lutte contre les risques liés aux contentieux douaniers a décidé d’intégrer une unité basée sur l’intelligence artificielle (IA) au sein du système national de sélectivité des contrôles. C’est ce qu’indique un communiqué publié sur la page officielle de la Douane tunisienne.

Cette décision a été adoptée lors d’une réunion tenue au siège de l’Administration générale de la Douane Tunisienne. Laquelle était consacrée à l’examen des mécanismes de gestion des risques et à l’amélioration des performances du dispositif de contrôle douanier.

À l’issue des travaux, plusieurs mesures importantes ont été arrêtées, dont l’introduction d’un module fondé sur les technologies d’apprentissage automatique dans le système de ciblage. Ce nouvel outil vise à améliorer la précision de la sélection des opérations à haut risque. Et ce, dans le cadre du renforcement de la lutte contre la fraude douanière.

En parallèle, cette innovation a également pour objectif de faciliter le traitement des opérateurs conformes, en accélérant les procédures de dédouanement et le passage des marchandises.

Cette initiative s’inscrit, précise la même source, dans la stratégie de modernisation du système douanier tunisien. Elle traduit la volonté de concilier efficacité des contrôles et fluidité des échanges commerciaux légitimes. Et ce, à travers une meilleure utilisation des technologies numériques et de l’intelligence artificielle.

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Les dattes tunisiennes raflent 70 % du marché brésilien

19. Mai 2026 um 15:01

La Tunisie enregistre une participation record à la 40ème édition du salon de l’industrie agroalimentaire APAS Show. Lequel se tient du 18 au 21 mai 2026 à São Paulo, au Brésil. C’est ce qu’indique un communiqué publié par le Centre de promotion des exportations (CEPEX).

Organisé par le CEPEX en collaboration avec l’ambassade de Tunisie à Brasilia et la Chambre de commerce arabo-brésilienne, le pavillon national d’APAS Show réunit 15 entreprises tunisiennes. Et ce, en plus d’un grand producteur d’huile d’olive exposant à titre individuel.

Cette présence renforcée au sein du « Blue Pavilon » vise à consolider le positionnement des exportateurs tunisiens sur le marché latino-américain. Mais aussi à intégrer les circuits de la grande distribution locale, notamment pour les dattes et l’huile d’olive conditionnée. L’attaché commercial auprès de l’ambassade de Tunisie au Brésil, Hassen Saadani, ainsi qu’une délégation de la Chambre de commerce arabo-brésilienne conduite par son vice-président, Mohamad Orra Mourad, ont visité le pavillon à l’ouverture du salon. Ils ont pu échanger avec les opérateurs tunisiens sur les perspectives de développement.

La Tunisie figure actuellement comme le premier fournisseur de dattes du Brésil. Et ce, avec des exportations ayant atteint 6,5 millions de dollars en 2024. Soit 70% des parts de ce marché.

Pour l’huile d’olive conditionnée, les ventes tunisiennes vers le Brésil ont franchi le seuil des 20 millions de dollars. Ce qui hisse le pays au 5ème rang des fournisseurs du marché brésilien. Cette dynamique est soutenue par l’exonération totale des droits de douane sur les importations d’huile d’olive extra-vierge au Brésil, passés de 9% à 0%. Cela est de nature à améliorer la compétitivité du produit tunisien.

Enfin, notons que cette nouvelle édition du APAS Show constitue un évènement incontournable pour l’industrie agroalimentaire. Il a rassemblé plus de 78 mille visiteurs professionnels et 900 exposants, dont 250 internationaux issus de 22 pays.

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Enseignement supérieur : 90 recrutements en 2026 pour les enseignants de technologie

19. Mai 2026 um 14:33

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a précisé que le recrutement des enseignants de technologie s’effectue par voie de concours, ouvert aux candidats titulaires d’un diplôme sanctionnant au moins cinq années d’études supérieures.

Dans sa réponse à une question posée par une députée de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) concernant le dossier de régularisation de la situation des enseignants vacataires dans les instituts supérieurs des études technologiques (ISET), le ministère a indiqué avoir organisé, au titre de l’année 2025, un concours ayant permis le recrutement de 110 enseignants de technologie. Il a également annoncé la programmation de 90 postes supplémentaires pour l’année 2026.

Par ailleurs, le ministère rappelle que le recrutement dans ce corps est régi par le décret n°314 de 1993 du 8 février 1993. Lequel fixe le statut particulier des enseignants de  technologie. Ainsi que par l’ensemble des textes qui l’ont modifié ou complété, notamment le décret n°2590 de 2001 du 9 novembre 2001.

Ces précisions figurent dans la réponse publiée le lundi 18 mai 2026 sur le site officiel de l’Assemblée des représentants du peuple.

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70 ans de coopération tuniso‑belge

19. Mai 2026 um 11:00

À l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques tuniso‑belges, la Résidence de Belgique la Pergola a accueilli, le 15 mai 2026, une réception de réseautage organisée en soutien à la Chambre de commerce belgo‑tuniso‑luxembourgeoise (CCTBL). La soirée a permis la présentation du président de la CCTBL, M. Kais Fekih, et de son nouveau conseil d’administration, ainsi que des témoignages d’entreprises belges et belgo‑tunisoises. Etaient également présents des représentants des institutions belges et tunisiennes chargées de la coopération et de l’investissement.

Dans son allocution d’ouverture, l’ambassadeur de Belgique en Tunisie, François Dumont, a souligné l’amitié profonde et la coopération durable entre la Tunisie et la Belgique, à l’occasion du 70ème anniversaire de leurs relations diplomatiques. Il a rappelé le rôle économique majeur de la Belgique en Tunisie : 218 investissements enregistrés, plus de 19 000 emplois créés et une place parmi les cinq premiers États membres de l’UE en matière d’investissements directs étrangers. La Belgique est également le huitième partenaire commercial et la huitième nationalité touristique en Tunisie.

L’ambassadeur a mis en lumière la contribution durable de nombreuses entreprises belges et belgo‑tunisoises dans les secteurs du textile, des services, de la santé et des nouvelles technologies. Il a aussi évoqué les actions de coopération publique‑privée menées par des acteurs belges tels que BIO, ENABEL, AWEX et FINEXPO, qui soutiennent des projets allant de la microfinance à la gestion durable des ressources en eau.

Enfin, il a insisté sur la nécessité de moderniser le partenariat avec l’Union européenne et les partenaires bilatéraux autour de priorités communes : meilleur accès au marché européen, attraction d’investissements à haute valeur ajoutée, soutien à la transition énergétique et accompagnement de la transformation digitale. Selon lui, les entreprises belges implantées en Tunisie incarnent les valeurs d’excellence, de confiance et de pérennité sur lesquelles doit s’appuyer cette coopération.

Pour sa part, Rajae Essefiani, Déléguée générale Wallonie-Bruxelles en Tunisie, chargée de la supervision du bureau tunisien de l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers (AWEX Tunisie), a mis l’accent sur les priorités communes de la Tunisie et de la Wallonie, qui convergent fortement autour de plusieurs secteurs stratégiques : l’industrie pharmaceutique, les technologies de l’information, l’environnement, l’énergie, l’agriculture et la gestion de l’eau.

Évoquant les relations économiques et commerciales entre la Tunisie et la Wallonie, elle a rappelé qu’elles sont bien réelles et en constante évolution. Elle a indiqué qu’au cours des deux dernières années, près de 250 entreprises wallonnes ont manifesté leur intérêt pour exporter vers la Tunisie, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’industrie pharmaceutique, du transport, de l’agroalimentaire et de la gestion des déchets.

Concernant les implantations, Rajae Essefiani a souligné qu’une vingtaine d’entreprises wallonnes sont aujourd’hui présentes en Tunisie dans des secteurs variés tels que l’industrie, les services, le textile et les technologies. Elle a précisé dans ce contexte : « Ces entreprises illustrent concrètement la diversité de la présence économique belge et wallonne en Tunisie. J’encourage les sociétés présentes ayant un lien avec la Belgique à rejoindre cette dynamique. Je ne serais pas complète si je n’évoquais pas tout le travail accompli ces dernières années par le Conseil de gouvernance économique belgo-tunisien. Je remercie dès lors Monsieur Johnny De Meirsman ainsi que toute l’équipe du CGEBT. La CCTBL et le CGEBT ont fusionné et nous nous réjouissons du travail qu’ils accompliront ensemble. »

Concernant les perspectives de coopération économique et commerciale avec la Wallonie, il est important de retenir deux dates et messages clés. Le premier concerne la mission économique et commerciale de l’AWEX prévue en Tunisie du 6 au 9 décembre 2026, consacrée aux secteurs de l’eau, de l’énergie et de l’environnement.

La Tunisie fait face à des enjeux majeurs liés aux ressources hydriques, à la transition énergétique et aux infrastructures durables. Ce sont également des domaines dans lesquels l’expertise des entreprises wallonnes est largement reconnue.
Le second message est un appel adressé aux investisseurs tunisiens. Si les entreprises wallonnes regardent la Tunisie avec intérêt, l’objectif est également de voir davantage d’entreprises tunisiennes investir en Wallonie. Celle-ci offre un accès privilégié au marché européen, un écosystème d’innovation performant, des universités, des centres de recherche ainsi que des pôles industriels de premier plan. Elle propose également un accompagnement personnalisé aux investisseurs étrangers.

Et de conclure : « Après 70 ans de relations diplomatiques, nous devons nous fixer comme objectif de construire davantage : davantage de partenariats, davantage d’échanges et davantage d’investissements entre la Belgique et la Tunisie. »

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Appel à un projet national : un ingénieur agricole par délégation

19. Mai 2026 um 10:54

Dans une publication partagée sur sa page Facebook, le doyen des ingénieurs tunisiens, Mohsen Gharsi, appelle à l’adoption d’une approche nationale intégrée pour restructurer le secteur agricole en Tunisie, en plaçant les ingénieurs agricoles au cœur des systèmes de production. Il estime que cette réforme constitue un levier essentiel pour renforcer la sécurité alimentaire, stabiliser les prix et améliorer la performance globale du secteur.

Il propose notamment le lancement d’un programme national intitulé « Un ingénieur agricole par délégation agricole », visant à déployer des ingénieurs sur le terrain afin d’assurer un encadrement technique direct des agriculteurs et des éleveurs. Ce dispositif reposerait sur des contrats d’accompagnement définis avec des objectifs clairs : suivi des productions, élaboration de fiches de coûts, optimisation de l’utilisation des aliments pour bétail et de l’eau, appui aux coopératives et amélioration de la prise de décision au niveau local grâce à des données fiables.

Pour Mohsen Gharsi, la question agricole a dépassé aujourd’hui le cadre sectoriel et touche à des enjeux stratégiques liés à la souveraineté alimentaire, au pouvoir d’achat et à l’équilibre des régions intérieures. Il estime que la Tunisie  dispose de compétences importantes : ingénieurs, experts, chercheurs, agriculteurs expérimentés. Mais, précise-t-il, le problème principal réside dans la faiblesse de leur intégration dans les chaînes de production.

Il a également souligné une contradiction majeure : un nombre important d’ingénieurs agricoles se sont trouvés en situation de chômage ou de sous-emploi; tandis que les systèmes de production animale et végétale ont souffert d’un manque d’encadrement technique, d’une hausse des coûts et d’une baisse de productivité.

Crise des coûts et déséquilibres du marché

Concernant la hausse des prix des moutons et des viandes rouges, Mohsen Gharsi considère qu’elle ne s’explique pas uniquement par la spéculation ou la saisonnalité. Elle résulte d’une accumulation de facteurs structurels : augmentation du coût des aliments pour bétail, dégradation des pâturages, affaiblissement des cheptels, multiplication des intermédiaires et manque de transparence dans les circuits de distribution.

Il appelle ainsi à dépasser les interventions ponctuelles pour engager une réforme globale de la filière, depuis la production et l’alimentation animale jusqu’à la commercialisation organisée et transparente.

Mesures proposées à court terme

Le doyen des ingénieurs avance plusieurs mesures opérationnelles immédiates, parmi lesquelles :

  • La création d’un registre national actualisé des ingénieurs agricoles au chômage, classés par spécialité, région et expérience, afin d’orienter les compétences selon les besoins territoriaux.
  • La mise en place de contrats d’accompagnement technique dans les délégations agricoles, cofinancés par l’État et les structures professionnelles, avec des indicateurs de performance.
  • Le lien entre les subventions destinées aux aliments pour bétail et l’enregistrement des éleveurs, le suivi du cheptel et l’acceptation de l’encadrement technique.
  • L’organisation de points de vente structurés pour les moutons avant la saison de l’Aïd, avec vente au poids et publication quotidienne des prix et des quantités disponibles.
  • La constitution d’équipes de terrain composées d’ingénieurs agricoles, de vétérinaires et de contrôleurs économiques pour encadrer les marchés du bétail en amont des périodes de forte demande.
  • La création d’une plateforme numérique nationale simple permettant de diffuser les prix de référence, les quantités disponibles et les points de vente, en lien avec les municipalités et les médias.

Réformes structurelles à moyen et long terme

Au-delà des mesures d’urgence, Mohsen Ghrissi insiste sur la nécessité de réformes profondes sur une période de deux à cinq ans, notamment dans un contexte de stress hydrique, de changement climatique et de hausse des coûts de production.

Parmi ces réformes :

  • La reconstitution du cheptel national, ciblant en particulier les petits et moyens éleveurs.
  • Le suivi de la reproduction, de la croissance et de la mortalité des animaux.
  • Le développement des cultures fourragères et des systèmes d’alimentation locaux.
  • La valorisation des résidus agricoles dans l’alimentation animale.
  • L’obligation d’un encadrement technique pour les projets agricoles bénéficiant d’avantages publics.
  • La création d’un fonds de soutien aux projets agricoles portés par des ingénieurs, notamment dans les domaines de la digitalisation, du suivi du cheptel, de l’irrigation, de l’analyse des coûts et des circuits courts.
  • Le développement de formations courtes spécialisées pour les ingénieurs sans emploi dans les domaines de la nutrition animale, de l’économie des exploitations, de la sécurité sanitaire, de la chaîne de froid et de la gestion des coopératives.

Pour assurer la réussite de cette stratégie, le responsable propose la création d’un comité national restreint et opérationnel réunissant la Présidence du gouvernement, les ministères de l’Agriculture, de l’Emploi et du Commerce, l’Ordre des ingénieurs tunisiens, les représentants des éleveurs et les structures professionnelles.

Ce comité fonctionnerait avec des délais précis et des indicateurs de suivi clairs : nombre d’ingénieurs intégrés, exploitations encadrées, coût du kilogramme vif, taux de mortalité, nombre de points de vente organisés et écart entre prix de référence et prix réel.

Une vision globale de transformation du modèle agricole

Mohsen Gharsi estime enfin que l’encadrement technique des ingénieurs agricoles constitue un investissement rentable pour l’État, capable de réduire le gaspillage, améliorer la productivité et stabiliser les prix.

Il lance un appel aux ingénieurs à adopter une nouvelle posture, passant de la demande d’emploi à la conception et à la gestion de projets agricoles mesurables. De même qu’il invite les pouvoirs publics à considérer la compétence technique comme un levier central de la politique alimentaire nationale.

Et de conclure que la Tunisie se trouve face à un choix stratégique : poursuivre une gestion conjoncturelle des crises agricoles ou engager une transformation structurelle fondée sur la compétence, la donnée et la gouvernance de terrain.

Dans cette optique, il affirme que la profession d’ingénieur agricole ne constitue pas une revendication sectorielle, mais une composante essentielle d’un projet national visant une agriculture productive, équitable et durable, au service de la sécurité alimentaire et de la stabilité sociale du pays.

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Ministère de l’Environnement : 20 millions de dinars pour soutenir les jeunes entrepreneurs verts

19. Mai 2026 um 10:13

Le ministère de l’Environnement a lancé une ligne de financement de 20 millions de dinars destinée aux jeunes promoteurs souhaitant investir dans des projets relevant de l’économie verte, de l’économie bleue et de l’économie circulaire.

À travers cette initiative, le ministère entend soutenir l’investissement durable, encourager les initiatives respectueuses de l’environnement et favoriser la création d’emplois décents. Ce dispositif vise également à renforcer la capacité de l’économie tunisienne à faire face aux défis environnementaux et climatiques.

Selon un communiqué du ministère, les bénéficiaires potentiels sont invités à se rapprocher des banques partenaires adhérant à cette convention afin de déposer leurs demandes de financement conformément aux procédures en vigueur.

À fin février 2026, plusieurs établissements bancaires avaient rejoint ce programme, parmi lesquels la Société tunisienne de banque (STB), la BH Bank, la Banque nationale agricole (BNA), la Banque tunisienne de solidarité (BTS), Amen Bank, la Banque Tuniso-Émiratie (BTE), Attijari Bank, la Banque de Tunisie, l’Arab Tunisian Bank et la BIAT.

Cette enveloppe financière s’inscrit dans une dynamique nationale visant à faire des secteurs verts et durables de nouveaux leviers de croissance et d’innovation en Tunisie.

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Ghilene Baaziz : la Tunisie face à une opportunité stratégique dans le bâtiment durable

19. Mai 2026 um 08:34

La Tunisie dispose d’une opportunité stratégique majeure dans le domaine du bâtiment durable et intelligent. C’est ce qu’a affirmé Ghilene Baaziz, représentant de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, soulignant que le pays figure parmi les nations les mieux dotées en ingénieurs par rapport à sa population.

Un atout qui, selon lui, confère à la Tunisie un avantage compétitif important dans le processus de transition énergétique et de décarbonation, dans un contexte où l’Europe accélère ses efforts et exprime des besoins croissants en compétences spécialisées.

Ces déclarations ont été faites à l’occasion d’une table ronde intitulée « Quelle vision stratégique et quelles innovations pour un bâtiment durable de demain ? », organisée lundi le 18 mai 2026 à Tunis à l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française. La rencontre a été consacrée aux défis du bâtiment durable, à la performance énergétique ainsi qu’à l’innovation dans le secteur de la construction.

A cette occasion, Ghilene Baaziz a rappelé que le rôle de l’ingénieur est désormais central dans cette transformation, et que la dynamique du bâtiment durable n’est pas récente en Tunisie, car l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) travaille depuis plusieurs années sur ces enjeux, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.

Il a également souligné que la Tunisie fait partie des pays pionniers dans le développement des solutions solaires, précisant qu’un nombre croissant de foyers parvient aujourd’hui à produire une partie de ses besoins en électricité grâce à ces installations, dans une logique de réduction de la dépendance aux énergies conventionnelles.

Vers une généralisation des bâtiments intelligents

Le représentant de l’Ordre des ingénieurs a, par ailleurs, indiqué que le pays s’oriente vers une généralisation des bâtiments intelligents. Ce concept repose sur l’intégration des technologies modernes dans la gestion des bâtiments résidentiels, administratifs, hôteliers ou industriels, afin d’améliorer la performance énergétique tout en réduisant les coûts, sans complexité ni charges supplémentaires importantes.

Il a ajouté que les ingénieurs tunisiens travaillent activement au développement de systèmes de gestion énergétique des bâtiments, avec un accent particulier sur la réduction des émissions de carbone, entre autres dans les secteurs de la construction et de l’industrie. Plusieurs programmes nationaux sont en cours, accompagnés d’actions de formation de nouvelles compétences en partenariat avec l’ANME.

Enfin, Ghilene Baaziz estime que ces évolutions ouvrent des perspectives économiques importantes pour la Tunisie, qui pourrait renforcer sa position en tant que plateforme de production proche du marché européen, contribuant ainsi à la réduction de l’empreinte carbone et à l’émergence d’une nouvelle dynamique industrielle. Il a toutefois rappelé qu’environ 50 000 ingénieurs tunisiens ont quitté le pays, un phénomène qui, malgré ses effets négatifs, témoigne de la forte reconnaissance internationale des compétences tunisiennes.

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Paris Builders Show : la Tunisie au 2ème rang des visiteurs internationaux

18. Mai 2026 um 14:38

La Tunisie confirme sa place stratégique dans l’écosystème international du bâtiment durable. Avec plus de 10 % des visiteurs internationaux recensés lors de l’édition 2024 du Paris Builders Show 2026, le pays se classe au deuxième rang des délégations étrangères présentes au salon, derrière le Maroc.

« La Tunisie a toujours été un partenaire important pour nous ». Ainsi souligne Louis-Philippe Guillon, directeur du Paris Builders Show 2026. Tout enrappelant qu’avant la crise du Covid-19, le pays figurait parmi les premières délégations internationales représentées à l’événement.

C’est dans cette dynamique que Tunis a accueilli l’une des étapes du « Builders Roadshow », une tournée internationale menée dans huit marchés stratégiques afin de promouvoir la prochaine édition du salon et d’identifier les grands enjeux locaux liés au secteur du bâtiment.

En marge d’une rencontre stratégique de haut niveau consacrée à l’avenir de la construction durable, organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, Louis-Philippe Guillon a présenté les grandes orientations de l’édition 2026 du salon, placée sous le signe de l’internationalisation, de l’innovation et de la durabilité.

Prévu du 28 septembre au 1er octobre 2026 à Paris Expo Porte de Versailles, le Paris Builders Show succède désormais au « Mondial du bâtiment ». Selon son directeur, ce changement de nom traduit une nouvelle ambition : faire de l’événement « un véritable carrefour international des acteurs du bâtiment ».

Le salon réunira les univers historiques de Batimat, Interclima et Idéobain, auxquels viendra désormais s’ajouter Renodays. A savoir un événement dédié à la rénovation globale des bâtiments. Cette intégration constitue l’une des principales nouveautés de l’édition 2026.

« Nous ne parlons plus uniquement des matériaux, mais de l’acte global de rénovation et de transformation du bâtiment », a expliqué M. Guillon, mettant en avant une approche plus large de la durabilité.

Avec plus de 130 000 participants lors de l’édition précédente, dont 25 000 visiteurs internationaux issus d’une centaine de pays, le Paris Builders Show entend renforcer davantage sa dimension mondiale.

Selon M. Guillon, l’objectif du « Builders Roadshow » est d’intégrer les problématiques spécifiques de chaque marché dans la programmation du salon, notamment à travers des conférences et des tables rondes internationales. Plus de 500 conférences et 2 000 experts sont attendus durant les quatre jours de l’événement autour du thème central : « Le bâtiment en mouvement ».

Les enjeux tunisiens liés à la durabilité seront pleinement intégrés aux débats internationaux, notamment autour des questions de circularité, d’optimisation des ressources, de formation professionnelle, de financement et d’adaptation climatique.

Louis-Philippe Guillon a également salué les avancées réalisées par la Tunisie dans le domaine de la construction durable. Il souligne que le pays affiche aujourd’hui « une dynamique très positive », parfois même en avance sur certains marchés historiquement considérés comme plus matures.

Il estime toutefois que l’approche tunisienne reste encore très centrée sur les matériaux. Alors que la notion de durabilité englobe désormais l’ensemble du cycle de vie du bâtiment : logistique des chantiers, efficacité énergétique, adaptation climatique, montée en compétences des professionnels et pérennité des infrastructures.

« Ce qui est observé aujourd’hui en Tunisie en matière d’adaptation climatique inspirera demain les pays européens confrontés aux mêmes défis », a-t-il affirmé. Tout en insistant sur l’importance des échanges d’expertise entre les deux rives de la Méditerranée.

Le responsable du Paris Builders Show a enfin présenté le salon comme une plateforme mondiale d’échange, d’innovation et de réseautage destinée à l’ensemble des professionnels du secteur.

Avec un équilibre entre exposants français et internationaux, des espaces dédiés aux délégations étrangères et une programmation fortement orientée vers les enjeux mondiaux du bâtiment durable, l’événement ambitionne de réunir, en quatre jours, toute la chaîne de valeur du secteur : architectes, industriels, promoteurs, bureaux d’études, organisations professionnelles et experts de la transition durable.

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