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Heute — 04. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

Turquie : le chômage réel dépasse les 30 %

04. Mai 2026 um 13:08

Les données de mars 2026 de l’Institut turc de la statistique (TÜİK), publiées ce lundi 4 mai, dressent un tableau inquiétant du marché du travail en Turquie, confirmant le ralentissement de l’économie, rapportent des journaux turcs Karar et BirGün.

Le taux de chômage officiel s’élevait à 8,1 %, dont 6,8 % pour les hommes et 10,7 % pour les femmes. Cependant, l’indice de la « population active inactive » – qui comprend les chômeurs, les personnes découragées et les personnes sous-employées – a bondi à 31,5 %, reflétant ce qu’on appelle le « chômage réel ».

Les économistes avertissent que la situation s’aggrave. En 2023, 1 personne sur 5 avait perdu espoir de trouver un emploi, et en mars 2026, ce pourcentage est passé à 2 personnes sur 5.

Cet élément est considéré comme particulièrement critique, car il témoigne d’une lassitude plus profonde sur le marché du travail.

BirGün fait remarquer, comme à son habitude, que « les éloges et les grandes déclarations ne peuvent masquer la réalité », en soulignant le coût élevé de la vie et les millions de chômeurs.

Les données de l’institut TÜİK confirment les inquiétudes concernant l’évolution de l’économie turque dans la période à venir.

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Bourse de Tunis : la féminisation des conseils progresse à 19,5 % en 2025

04. Mai 2026 um 12:41

Selon le rapport « Gouvernance des sociétés cotées à la Bourse de Tunis, Année 2025 » publié par le Département Développement de la Bourse de Tunis, le nombre de femmes administratrices est passé de 123 en 2024 à 139 en 2025, sur un total de 714 membres.

En 2024, les 74 sociétés cotées à la Bourse de Tunis totalisaient 694 administrateurs, dont 123 femmes, soit un taux de 17,7 %. Parmi ces sociétés, 56 comptaient au moins une femme au sein de leur conseil d’administration, tandis que 18 n’en avaient aucune.

En 2025, le nombre total d’administrateurs a atteint 714 au sein de 75 sociétés cotées, dont 139 femmes, portant le taux de féminisation à 19,5 %. Le nombre de sociétés disposant d’au moins une femme administratrice est passé à 63, contre 12 sociétés sans aucune représentation féminine.

Par secteur, la représentation féminine varie en 2025 entre 6 % et 28 %. Le secteur de la santé enregistre le taux le plus élevé avec 28 %, suivi du secteur pétrole et gaz à 25 %. Le secteur des télécommunications affiche le taux le plus faible avec 6 %. En 2024, le secteur des télécommunications ne comptait aucune femme administratrice.

Sur la période 2020 à 2025, le rapport indique que le taux de féminisation est passé de 13,5 % en 2020 à 17,7 % en 2024 puis à 19,5 % en 2025. À titre de comparaison, ce taux atteint 46,7 % dans les entreprises du CAC 40 et 46,4 % dans celles du SBF 120 en France en 2024.

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Abou Dhabi à l’index dans le monde arabe

04. Mai 2026 um 12:16

Bien loin le temps où l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis étaient alliés et partenaires, coordonnant leur politique dans le Golfe. Ils étaient les deux pays les plus influents du Conseil de Coopération du Golfe. Ryadh par la superficie, la population et les immenses réserves pétrolières; Abou Dhabi par son dynamisme diplomatique et sa puissance financière inversement proportionnels à sa ta taille et sa population minuscules.

L’entente entre les deux pays a connu son apogée en 2011, à la suite du déclenchement des troubles à grande échelle dans le monde arabe quand Riadh et Abou Dhabi s’employaient à en préserver le Golfe.

C’est ainsi que des troupes saoudiennes et émiraties furent envoyées à Bahreïn pour mater le soulèvement qui avait fait vaciller le régime en place. C’est ainsi que les deux pays s’accordèrent sur la nécessité d’offrir une aide financière substantielle au maréchal Abdelfattah Sissi qui venait alors de mettre fin au régime désastreux de Mohammed Morsi. C’est encore ainsi qu’en 2015, les armées des deux pays se lancèrent dans l’opération militaire au Yémen contre les Houthis. Et c’est ainsi, enfin, qu’en 2017, Ryadh et Abou Dhabi imposèrent ensemble un blocus contre le Qatar, leur partenaire au CCG, accusé de soutenir nombre d’organisations terroristes.

La tension qui couvait depuis la normalisation des relations des Emirats avec Israël en 2020 s’est aggravée quand les Emiratis sont intervenus en 2023 dans le conflit soudanais. Et ce, en soutenant financièrement et militairement les « Forces de Soutien Rapide (FSR) » contre l’armée régulière du Soudan.

Puis la tension a éclaté violemment sur la scène publique en décembre 2025, quand l’aviation saoudienne est intervenue contre les combattants sécessionnistes du « Conseil de Transition du Sud », soutenus eux aussi financièrement et militairement par Abou Dhabi.

Même la Somalie et sa partie sécessionniste du Somaliland ont contribué à nourrir la tension entre Riadh et Abou Dhabi. Celui-ci, très actif au Somaliland, est soupçonné d’avoir facilité l’entrée en scène dans la Corne de l’Afrique d’Israël à la suite de la reconnaissance par Tel-Aviv de la province sécessionniste qui s’ouvre directement sur le Golfe d’Aden.

Même la guerre d’agression américano-sioniste contre l’Iran, qui a pourtant endommagé gravement les intérêts des deux pays, a contribué à tendre encore un peu plus les relations entre Ryadh et Abou Dhabi. La décision des Emiratis de quitter brusquement l’OPEP et l’OPEP+, s’ajoute à la longue liste saoudienne des griefs envers leur voisin.

Etonnamment, la décision des Emirats de se désolidariser avec les membres des organisations pétrolières a rendu publique la crise silencieuse qui couvait depuis quelque temps entre Alger et Abou Dhabi.

Dans un discours public, le président algérien Abdelmajid Tebboune a affirmé : « Nous avons de très bonnes relations avec tous les pays du Golfe, sauf un que je ne nommerai pas… ». Répondant à une question sur la décision émiratie de quitter l’OPEP, le président Tebboune à répondu sèchement : « C’est un non-événement. »

Beaucoup sont surpris de cette brusque montée de la tension entre Alger et Abou Dhabi. D’après des sources algériennes, « le gouvernement algérien détient des preuves irréfutables de l’immixtion des Emiratis dans les affaires intérieures de l’Algérie ».

Rappelons que depuis des années, le « Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie », établi en France, œuvre à séparer la Kabylie de l’Algérie. A cet égard, le 20 avril 2024, le dirigeant de ce Mouvement, Farhat Mhenni, proclamait, en France, « la renaissance de l’État kabyle, avec une formalisation de l’indépendance le 14 décembre 2025 ».

D’après des commentateurs algériens, « les Emirats financent ce mouvement séparatiste et cherchent donc à déstabiliser l’Algérie ».

Nombre d’analystes arabes et occidentaux estiment que les Emirats arabes unis, étant devenus un géant financier, se sont engagés dans des rôles et des missions qui dépassent largement leur taille réelle. Rappelant ainsi la fable de la Fontaine : « La grenouille et le bœuf »

Le problème est que ce rôle et ces missions consistent en des interventions souvent néfastes pour les pays en question. Le Yémen, la Syrie, la Libye, le Soudan et la Somalie notamment en sont témoins.

Les Emirats arabes unis sont sans doute libres de choisir de s’allier avec qui ils veulent. Mais que cela ne se fasse pas au détriment de la stabilité et des intérêts des pays arabes dont nombre d’entre eux ont souffert et souffrent encore des grandes ingérences de ce petit pays dans leurs affaires intérieures.

Les relations entre les Etats-Unis et Israël d’une part et les Emirats arabes unis d’autre part n’ont cessé de se développer ces dernières années, en dépit du génocide de Gaza, des crimes quotidiens des colons en Cisjordanie et de la guerre destructrice contre le Liban, sa population et ses infrastructures. A tel point que dans nombre de pays arabes, les réseaux sociaux ont baptisé Abou Dhabi « le cheval de Troie d’Israël dans le Golfe ».

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Forte hausse des tarifs de fret et des commandes de navires

04. Mai 2026 um 11:43

Stephen Gordon, directeur général de la recherche chez Clarksons, présentait les catégories de navires qui sont les gagnantes incontestées des taux de fret du premier trimestre, le 3 avril.

M. Gordon précise que les premiers mois de 2026 ont été marqués par des développements géopolitiques. Lesquels sont une fois de plus au premier plan, avec des turbulences importantes qui ont encore compliqué le marché.

Les troubles sans précédent au Moyen-Orient– par exemple, le blocus du détroit d’Ormuz et les risques pour la sécurité maritime dans la région au sens large– ont affecté les flux de marchandises, le marché du transport maritime et le secteur de l’énergie, qui est en plein essor…

Dans ce contexte, les pétroliers affichent les meilleures performances, avec des recettes moyennes de 82 000 $ par jour. Les VLCC font encore mieux, avec 200 000 $ par jour. Tandis que les Suezmax et les Aframax battent des records avec 300 000 $.

Concernant le marché spot du GNL, Clarksons note que, malgré un début d’année 2026 difficile, les prix ont explosé en mars avec le déclenchement de la guerre. Ce qui a fait grimper les tarifs de fret à 30 000 dollars par jour. Par ailleurs, le GPL a dépassé ses plus hauts niveaux des trois dernières années. Le conflit ayant entraîné une hausse des chargements. Le transport de vrac se situe à des niveaux inférieurs, mais en hausse sur un an, avec des tarifs de fret de 15 000 dollars par jour.

De son côté, le secteur du transport de conteneurs est resté robuste, les affrètements progressant même. Tandis que le fret a également enregistré des gains, profitant principalement de la hausse des prix du carburant et des perturbations logistiques. Cependant, comme l’a souligné M. Gordon, les taux de fret sont restés inférieurs aux niveaux records atteints pendant la pandémie.

En ce qui concerne les transporteurs de voitures, on a constaté une baisse significative de 95 % pour les navires passant par Ormuz. Alors qu’une activité significative a été observée dans les constructions neuves et les achats d’occasion.

Une période faste qui touche à sa fin ?

Cependant, cette période faste, engendrée par la rareté des navires disponibles– plusieurs étant bloqués à Ormuz– et accompagnée d’un climat d’inquiétude et d’instabilité, semble toucher à sa fin.

Cette situation s’explique par la baisse attendue des taux de fret des pétroliers, due au recul des exportations de pétrole brut et de produits raffinés du Moyen-Orient. Ce qui entraîne une augmentation du nombre de navires se dirigeant vers l’Atlantique. Cette évolution affectera principalement les pétroliers transportant du pétrole brut plutôt que des produits raffinés.

Par ailleurs, selon les estimations de BRS Shipbrokers, un écart devrait apparaître entre les taux de fret des pétroliers transportant du pétrole brut et ceux transportant des produits raffinés en Occident.

À titre d’exemple, on cite les pétroliers transportant du pétrole brut dans l’Atlantique, dont les tarifs ont chuté de 20 à 30 % depuis fin mars. En revanche, les tarifs des pétroliers transportant des produits raffinés dans l’Ouest ont été maintenus, voire augmentés. Ainsi, les bénéfices des transporteurs maritimes (MR) entre la côte américaine du golfe du Mexique et l’Europe du Nord-ouest ont atteint des niveaux records.

BRS maintient toutefois que les taux de fret continueront leur tendance à la baisse, à mesure que la flotte de navires sans cargaison continuera de croître.

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Retour des Tunisiens à l’étranger : suivi renforcé

04. Mai 2026 um 11:39

Pour s’assurer de la mise en œuvre concrète des mesures en faveur des Tunisiens résidents à l’étranger, la Fédération des travailleurs tunisiens à l’étranger annonce un suivi sur le terrain en partenariat avec la société civile. Tout en appelant au respect des règles de transparence dans la communication.

Le changement majeur, c’est le fait que les services consulaires fonctionneront désormais sans interruption les samedis et dimanches. Tandis que la digitalisation des démarches administratives sera accélérée. Et ce, afin de réduire les délais et simplifier les procédures pour les Tunisiens résidant à l’étranger.

Le dispositif inclut également l’amélioration des services financiers et postaux, la modernisation des plateformes numériques et un allègement des procédures douanières. Avec à l’étude la création d’un mécanisme dédié pour mieux encadrer les formalités.

Dans ce contexte, des tarifs préférentiels seront appliqués aux transports aériens et maritimes au profit des familles à faibles revenus, des étudiants, des retraités et des personnes en situation de handicap. Et ce, en plus d’un renforcement de l’offre de billets durant la haute saison estivale 2026.

Ces mesures, décidées lors du Conseil ministériel du 25 avril, visent à faciliter le retour de la diaspora tunisienne dans les meilleures conditions.

La Fédération plaide par ailleurs pour l’accréditation de représentants associatifs dans les pays d’accueil. L’objectif est de mieux relayer les préoccupations de la diaspora et de renforcer la coordination avec les structures diplomatiques tunisiennes.

Se disant pleinement mobilisée, elle affirme vouloir instaurer un partenariat durable avec les institutions publiques. Et ce, pour améliorer les conditions d’accueil et consolider les liens avec les nouvelles générations de Tunisiens à l’étranger.

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Tabarka-Aïn Draham : 60 agents de voyages algériens en prospection pour l’été 2026

60 agents de voyages algériens ont effectué cette semaine une visite de prospection dans la zone touristique de Tabarka-Aïn Draham. Et ce, dans le cadre de négociations directes avec les hôteliers locaux. Avec pour objectif d’intégrer leurs établissements dans les circuits commerciaux destinés aux touristes algériens pour la saison estivale 2026. L’information a été communiquée par le délégué régional du tourisme à Tabarka, Issa Marouani, à l’agence TAP.

La fréquentation algérienne dans la région affiche une progression sensible. Sur les quatre premiers mois de 2026, quelque 316 762 touristes algériens ont transité par les trois postes frontaliers de Meloula, Babouche et Jlaiel; contre 278 600 sur la même période en 2025. Soit une hausse de plus de 13 %. Pour le seul mois d’avril, les entrées ont atteint 92 460 visiteurs; contre 74 000 en avril 2025. Le poste de Meloula concentre à lui seul plus de 54 000 de ces arrivées. Il s’impose d’ailleurs comme le principal point d’entrée de la clientèle algérienne.

Ainsi, Issa Marouani estime que ces rencontres s’inscrivent dans une stratégie de consolidation du positionnement de Tabarka-Aïn Draham sur le marché algérien. Les visiteurs en provenance d’Algérie constituant la première nationalité parmi les touristes de la région. En effet, la proximité géographique avec l’Algérie, la richesse naturelle du territoire et la diversité de l’offre touristique sont présentées comme les principaux facteurs d’attractivité. Et ils expliqueraient également l’accélération des investissements, locaux et étrangers, dans ce secteur.

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Motos sans assurance : l’État impose la couverture

04. Mai 2026 um 10:57

La ministre des Finances, Michket Slama Khaldi a annoncé de nouvelles mesures pour régler le problème du refus des compagnies d’assurance d’assurer les motocyclettes, surtout les cylindrées dépassant 50 cm³. Tout en incluant ces motos dans le plan de développement 2026-2030.

Dans une réponse écrite à une question du député Gassen Yaamoun, la ministre a indiqué que la solution résidait dans l’élargissement du système solidaire des assurances pour englober les motos acquises avant le 1er janvier 2025, sans carte grise. Pour ce qui est des propriétaires des motocyclettes achetées après cette date, ils doivent présenter la carte grise pour assurer leurs véhicules.

Et de préciser qu’en cas de refus d’une compagnie d’assurance de signer un contrat ou si elle ne répond pas dans un délai de 10 jours, les propriétaires des motocyclettes peuvent recourir au bureau central de la tarification qui se chargera de fixer le montant de l’assurance et obligera la compagne à assurer la motocyclette.

Ainsi, tous les cas de refus des compagnies d’assurance seront adressés à la FTUSA. La fédération transmettra les dossiers soit au bureau central de la tarification pour les motocyclettes enregistrées soit les transfèrera au système solidaire des assurances pour celles non enregistrées.

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Bryan Adams, de Dougga à Sidi Bou Saïd, conquis par la Tunisie

04. Mai 2026 um 09:58

La star canadienne Bryan Adams, l’artiste le plus emblématique des années 90 grâce à son tube Everything I Do (I Do It for You), avait déjà créé la sensation lors de sa première visite en Tunisie. Après deux soirées sold-out, au Théâtre antique de Dougga, les 2 et 3 mai 2026, ayant attiré un large public, il a enchaîné quelques visites avant ses deux concerts

À l’invitation de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, Brian Adams a exploré plusieurs sites emblématiques. Première étape de cette immersion : le Centre des musiques arabes et méditerranéennes Ennejma Ezzahra, admirant son architecture singulière et son cachet artistique, avant de visiter le musée des instruments de musique, qui retrace la richesse et la diversité du patrimoine musical tunisien.

Bryan Adams a également sillonné les ruelles emblématiques de Sidi Bou Saïd, découvrant de plus près le charme architectural et l’identité culturelle de ce village iconique. Car visiter la Tunisie, c’est impérativement passer par Sidi Bou Saïd !

Il a par ailleurs visité le Musée national du Bardo, où il a admiré l’une des plus importantes collections de mosaïques au monde, une autre facette du riche héritage tunisien.

D’ailleurs, lors d’une vidéo postée par lui, il était conquis par la beauté et le paysage de Dougga affirmant son souhait de revenir prochainement pour poursuivre cette découverte…et, pourquoi pas, donner un autre concert à Carthage ..

En un seul spot, le chanteur Bryan Adams a promu la destination Tunisie plus efficacement que l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT) avec ses budgets annuels, ses antennes internationales et tout son personnel ! Une simple vidéo et des mots sincères valent bien plus que toutes ces structures bureaucratiques insipides et contre-productives. C’est ce qu’a fait savoir l’économiste Moez Joudi via son post Fb
Par ailleurs, le site de Dougga est magnifique. On se demande pourquoi de tels endroits majestueux et historiques restent sous-exploités en Tunisie !

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Trump, un poids pour le soft power des Etats-Unis

04. Mai 2026 um 07:59

La dégradation de l’image des Etats-Unis ne cesse de croître, y compris parmi leurs alliés occidentaux. Le discours et l’action brutale du président Trump affectent le traditionnel pouvoir d’attractivité de la première puissance mondiale, comme l’atteste la baisse du volume de touristes en visite dans le pays. Dans un siècle marqué par la confrontation systémique avec la Chine, Trump prend le risque d’affaiblir le soft power des Etats-Unis.

 

Le soft power : une idée de la puissance

Alors que les Etats-Unis constatent les limites de leur hard power et de leur puissance militaire dans leur guerre contre l’Iran, c’est l’idée même de soft power qui rejaillit avec force.

La distinction entre hard power et soft power a été conçue par le politologue américain Joseph S. Nye au début des années 1990. Face à la thèse d’un déclin américain avancée en 1987 par l’universitaire Paul Kennedy dans « Naissance et déclin des grandes puissances » (1989), Joseph S. Nye souligne les transformations de nature de la puissance américaine à l’heure de la société de l’information. Outre leur puissance de coercition fondée sur des dimensions militaires et économiques, les Etats-Unis disposent en effet d’une puissance d’attraction et de séduction permise par un ensemble de moyens pacifiques. Ces derniers servent à influencer la position des autres acteurs et/ou à orienter les relations internationales en faveur des intérêts américains, y compris pour l’adoption de positions, de normes … La notion de soft power traduit ainsi l’idée de pouvoir atteindre ses objectifs sans recours à la force, par la « capacité à séduire ».

Parmi les principaux vecteurs d’influence, d’attraction, de séduction et de persuasion constitutifs du soft power théorisé par J. Nye, citons la culture, le droit et le modèle de société (avec les valeurs qu’il charrie).

 

Le soft power américain : une puissance en déclin

Si le soft power américain reste dominant, au travers des films et séries qui transitent désormais par les plateformes de streaming, ou par l’importation des débats sociaux et intellectuels liés aux mouvements sociétaux (MeToo ou Black Lives Matter), le leadership moral des Etats-Unis est abîmé. La croyance dans l’American way of life a nettement décliné.

Depuis l’élection puis la réélection de Donald Trump, sa vision du monde rompt largement avec les règles libérales censées guider les nations depuis 1945, mais aussi avec une certaine conception du soft power des Etats-Unis. En témoignent des décisions aussi symboliques que la révocation de l’accueil d’étudiants étrangers à l’université Harvard, emblème du rayonnement des Etats-Unis dans le monde. Plus largement, Trump fustige les grandes universités américaines, mais aussi les sites culturels tels que les musées Smithsonian de Washington ou encore le Kennedy Center, grand lieu de spectacle. Tous sont accusés par le président républicain de mener un « endoctrinement idéologique » progressiste…

En outre, l’administration Trump II a rompu avec la politique américaine menée jusqu’à présent en matière d’aide publique au développement : le traditionnel premier donateur au monde a suspendu les fonds engagés par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid), agence indépendante créée en 1961 dont il a été décidé la fermeture. Donald Trump n’a cure de séduire ou d’influencer ; pour lui, la puissance ne s’exerce que par l’intimidation, le « deal » ou la force. De fait, le pouvoir d’entraînement des Etats-Unis ressort affaibli de ce mode d’action (par exemple, leur retrait d’une série d’organisations internationales n’a pas été suivi d’un mouvement en ce sens de leurs propres alliés, à l’exception d’Israël).

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Trump veut débloquer le détroit d’Ormuz par la force

04. Mai 2026 um 07:47

Dans un Golfe sous haute tension, Washington a annoncé une opération d’urgence pour secourir les navires piégés dans le détroit d’Ormuz. Pendant ce temps, un pétrolier a été visé par des projectiles non identifiés. 

Le président américain Donald Trump a annoncé, dimanche 3 mai, que les États-Unis lanceraient, à partir du lundi 4 courant, une opération pour venir en aide aux navires immobilisés dans le détroit d’Ormuz.

Selon Trump, cette initiative doit débuter immédiatement afin de « libérer » les navires et leurs équipages coincés dans cette voie maritime stratégique, perturbée par la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Il a évoqué une situation critique pour les marins, certains étant à court de nourriture et de ressources essentielles.

Peu après cette annonce, l’agence UK Maritime Trade Operations (UKMTO) a signalé qu’un pétrolier avait été frappé par des projectiles inconnus à environ 78 milles marins au nord de Fujairah, aux Émirats arabes unis. Aucun blessé n’a été rapporté parmi l’équipage.

L’opération américaine – dont les contours restent flous – s’inscrit dans une montée en puissance militaire plus large visant à garantir la liberté de navigation. Washington déploie d’importants moyens, incluant troupes, avions, navires de guerre et drones, tout en cherchant à rallier une coalition internationale.

Marchés pétroliers : Trump apaise, les prix fléchissent légèrement

Les prix du pétrole ont reculé après l’annonce du président américain d’une opération visant à aider les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz, un signal perçu par les marchés comme un possible début de désengorgement de cette route stratégique.

Ainsi, le Brent a perdu ce matin environ 0,1 % pour s’établir autour de 108 dollars le baril. Tandis que le brut américain (WTI) a cédé près de 0,4 %, restant néanmoins au-dessus des 100 dollars.

Malgré cette baisse, les cours demeurent élevés en raison des perturbations persistantes de l’offre liées au conflit, ainsi qu’au blocage du détroit.

Sur le front diplomatique, les négociations entre Washington et Téhéran se poursuivent, mais l’Iran conditionne toute avancée à la levée des sanctions et du blocus, retardant un éventuel apaisement.

Parallèlement, l’OPEP+ a annoncé une hausse limitée de sa production pour juin (environ 188 000 barils/jour). Une mesure jugée surtout symbolique tant que les flux pétroliers restent bloqués dans le Golfe.

En résumé, le recul des prix reflète un espoir d’amélioration à court terme. Mais le marché reste sous tension, suspendu à l’évolution du conflit et à une éventuelle réouverture effective du détroit.

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ÉCLAIRAGE – Tunisie : stabiliser n’est pas transformer…

04. Mai 2026 um 06:22

À force de contenir les déséquilibres, l’économie tunisienne finit par donner le sentiment d’avoir retrouvé une certaine stabilité. Les indicateurs de ce printemps 2026 vont dans ce sens : une liquidité mieux maîtrisée, un dinar globalement stable, des réserves en devises à un niveau confortable. Mais cette lecture reste partielle. Car derrière cette apparente normalisation se cache une réalité plus nuancée. Stabiliser une économie ne signifie pas nécessairement la transformer. Et si la Tunisie semble aujourd’hui tenir ses équilibres, une question demeure : assiste-t-on à un véritable redressement… ou simplement à une forme de répit, soigneusement géré ?

À première vue, la situation monétaire paraît plus ordonnée. Le taux du marché monétaire évolue quasiment au même niveau que le taux directeur, maintenu à 7 %. Ce qui reflète un meilleur contrôle de la liquidité par la Banque centrale de Tunisie. De son côté, le volume global du refinancement recule sur un an, signe d’une tentative de normalisation.

Mais cette amélioration ne doit pas être surestimée. Elle ne traduit pas un fonctionnement autonome du système bancaire, mais plutôt une intervention constante de la Banque centrale. Le recours plus important aux facilités de prêt à très court terme montre que certaines banques continuent de faire face à des tensions immédiates. En parallèle, les excédents de liquidité se raréfient.

Autrement dit, la liquidité circule, mais elle reste étroitement encadrée. La stabilité observée repose davantage sur une gestion active que sur un équilibre naturel du marché.

Un État momentanément soulagé, des banques plus prudentes

Du côté des finances publiques, l’amélioration du solde du compte courant du Trésor constitue un élément positif. Avec plus de 2,6 milliards de dinars, l’État dispose d’un peu plus de marge à court terme. Ce qui lui offre un certain répit.

Cependant, cette embellie reste fragile et ne remet pas en cause les déséquilibres structurels. En parallèle, les banques évoluent dans un environnement plus tendu. Le recul de leur trésorerie et la baisse des échanges interbancaires au jour le jour traduisent une prudence accrue.

Les établissements financiers deviennent plus sélectifs, ajustent leurs engagements et privilégient la gestion du risque. Il en résulte un déséquilibre implicite : l’État respire un peu mieux, mais au prix d’une pression persistante sur le système bancaire.

Le retour du cash : un signal à ne pas sous-estimer

La hausse continue des billets et monnaies en circulation, désormais bien au-delà de 28 milliards de dinars, en dit long sur le fonctionnement réel de l’économie.

Ce recours croissant au cash dépasse les simples besoins quotidiens. Il reflète une défiance persistante envers le système bancaire, mais aussi l’importance de l’économie informelle. Dans un contexte incertain, les agents économiques privilégient la liquidité immédiate et la flexibilité.

Mais cette situation a un coût. Elle limite l’efficacité de la politique monétaire, réduit les capacités de financement des banques et prive l’État de ressources fiscales. L’économie se structure alors en deux sphères : une économie formelle encadrée et une économie informelle difficile à capter.

Allonger la dette : gagner du temps, mais à quel prix ?

La gestion de la dette publique évolue clairement vers un allongement des maturités. La baisse marquée des bons du Trésor à court terme, associée à la hausse des titres à plus long terme, en est la traduction.

Cette stratégie permet de réduire les risques immédiats de refinancement et d’améliorer la visibilité. Mais elle n’est pas sans contrepartie. En s’engageant sur des durées plus longues, l’État accepte des conditions de financement qui peuvent rester élevées dans le temps.

En d’autres termes, la Tunisie sécurise le court terme, mais au risque de rigidifier ses marges de manœuvre futures.

Un dinar stable… grâce à des équilibres fragiles

Sur le marché des changes, le dinar fait preuve d’une certaine stabilité. Il résiste face à l’euro et s’apprécie même face au dollar sur un an. Cette évolution s’appuie sur un niveau de réserves en devises relativement confortable, équivalant à 105 jours d’importation.

Mais cette solidité repose en grande partie sur des apports extérieurs, notamment les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens à l’étranger.

Cela pose une question essentielle : cette stabilité est-elle durable ? En cas de choc sur ces flux, l’équilibre pourrait rapidement se fragiliser. Le dinar reste donc stable, mais sous condition.

Un environnement mondial toujours incertain

À l’échelle internationale, l’année 2026 reste marquée par des incertitudes. Certes, l’inflation ralentit dans plusieurs grandes économies, mais les tensions géopolitiques et les recompositions commerciales continuent d’alimenter l’instabilité.

Dans ce contexte, les économies comme celle de la Tunisie restent particulièrement exposées. Les variations des flux financiers, des devises ou des prix des matières premières peuvent rapidement modifier les équilibres internes.

La Tunisie évolue ainsi dans un environnement qu’elle ne contrôle pas, mais dont elle subit pleinement les effets.

Une stabilisation réelle… mais encore insuffisante

Les indicateurs montrent une amélioration globale de la situation. La liquidité est mieux gérée, le dinar est relativement stable et les réserves sont renforcées.

Mais cette stabilisation reste fragile. Elle repose en grande partie sur des ajustements de court terme et des facteurs extérieurs. Elle ne traduit pas encore une transformation profonde de l’économie.

Le risque est donc celui d’une économie stabilisée, mais sans véritable dynamique de croissance.

Changer de cap : au-delà de la gestion, une vision

La question centrale n’est plus seulement de stabiliser, mais de transformer. Une économie ne peut pas se contenter de maintenir ses équilibres ; elle doit créer de la croissance et de la valeur.

Pour la Tunisie, cela passe par des réformes structurelles : améliorer la productivité, renforcer la compétitivité, moderniser le système financier et élargir la base fiscale.

Sans ces changements, les équilibres actuels resteront fragiles et dépendants de facteurs extérieurs.

In fine, un équilibre à transformer en trajectoire

La Tunisie se trouve aujourd’hui dans une phase intermédiaire. Les équilibres sont mieux maîtrisés, mais la reprise n’est pas encore au rendez-vous. Cette stabilisation doit être vue comme une opportunité, non comme une finalité. Elle offre un point d’appui pour engager des transformations plus profondes. Car, au fond, une économie ne se juge pas seulement à sa capacité à tenir… mais à sa capacité à avancer. 

 

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Références :

(1) Sources principales consultées pour le contexte international : World Bank MENAAP (29/05/2026), données prix Brent / marché pétrolier (29/05/2026), minutes Fed / prises de position récentes, analyses Reuters sur la réaction des marchés aux tensions régionales. (Banque Mondiale)

(2) (*) https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/indicateurs.jsp

(**) https://www.ins.tn/

 

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Gestern — 03. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

La Cave d’Al Hafsia : quand la littérature devient le tribunal des oubliés

03. Mai 2026 um 19:35

 Avec son premier roman, La Cave d’Al Hafsia (قبو الحفصية), paru aux éditions Cérès, l’écrivain et journaliste Mohamed Amine Ben Hlel signe une œuvre à la croisée du réalisme, du fantastique et du romantisme. Un texte dense mais accessible, dont la première présentation s’est tenue le 3 mai à la Foire internationale du livre de Tunis. L’écrivain revient pour L’Économiste Maghrébin sur la genèse de ce roman.

La Cave d’Al Hafsia est un roman sur les marginalisés qui n’ont pas trouvé justice de leur vivant et qui reviennent la réclamer depuis l’au-delà. Ce n’est pas un roman d’horreur : c’est un roman sur la violence qu’engendre l’injustice. La vengeance peut-elle devenir justice ? La société pousse-t-elle l’être humain à se muer en bourreau ? L’auteur donne une voix à ceux que l’Histoire a écrasés : fonctionnaires lésés, élèves détruits par la jalousie, travailleurs honnêtes sacrifiés, autant de figures ancrées dans une réalité douloureuse qui parle directement aux lecteurs. Les fantômes sont des victimes dont la voix n’a jamais été entendue, métaphore de tout individu qui se sent opprimé sans que personne ne l’ait écouté ni cru. La cave n’est pas un simple lieu : elle est la mémoire enfouie, les crimes passés sous silence, tout ce que nous refusons de regarder en face. Un roman qui trompe le lecteur jusqu’à la dernière page et l’invite à relire la première après avoir lu la dernière. D’ordinaire, l’Histoire est écrite par les vainqueurs. Celui-ci est écrit avec la voix des vaincus, une phrase qui fixe la Tunisie droit dans les yeux.

Le roman tourne autour d’un personnage central, Saïd Radhi, un homme qui menait une existence désordonnée et qui décide un jour d’en changer radicalement. C’est précisément cette décision qui l’amène, de façon fortuite, à faire la connaissance de trois fantômes, lesquels lui confient leurs histoires. Chacun d’eux est mort de manière tragique : le premier est lié à une affaire d’injustice impliquant un enseignant et ses élèves, dans un contexte de pénurie en eau potable, réalité bien connue où des entreprises privées contrôlent l’accès à cette ressource vitale. La deuxième est une jeune fille qui avait excellé dans son parcours scolaire et ses recherches scientifiques, avant d’être détruite par la jalousie et l’envie de son entourage. Le troisième est un homme intègre et loyal, dont la droiture même lui vaut d’être la cible de l’hostilité de ses pairs, au point de finir comme une dépouille abandonnée. Face à ces destins brisés, Saïd Radhi décide d’agir.

L’auteur a situé les événements du roman à Al Hafsia, et notamment dans une salle de boxe qui existait autrefois sous le nom d’An-Nasriya, un lieu ancré dans la réalité et qui joue un rôle symbolique central dans le récit.

Mohamed Amine Ben Hlel indique que le roman aborde plusieurs thèmes fondamentaux : l’amour, la justice, l’excellence et le mérite, notamment dans le domaine scolaire, mais aussi dans le monde du travail, où la compétence peut paradoxalement devenir un obstacle plutôt qu’un atout. L’œuvre conjugue ainsi une dimension réaliste, une dimension romantique et une dimension surréaliste relevant du réalisme magique.

 

 

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L’Amas ardent en arabe : Sonya Ben Béhi ouvre la Tunisie à ceux qui la lisent autrement

03. Mai 2026 um 16:32

Le 1er mai 2026, au stand de Pop Libris, l’écrivain Yamen Manaï dédicaçait la traduction arabe de L’Amas ardent, son roman paru en 2017 aux éditions Elyzad, désormais publié en arabe par Pop Libris. Derrière ce passage d’une langue à l’autre, une traductrice : Sonya Ben Béhi, membre du comité de lecture de la maison d’édition et créatrice de contenu culturel, qui a porté ce projet avec une conviction rare. Présente à la Foire internationale du livre de Tunis, elle revient sur un choix délibéré et sans concession : celui de rendre ce roman profondément tunisien au public arabophone qui, trop longtemps, n’a pas pu le lire. Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, elle interpelle, au passage, les déséquilibres qui structurent encore le monde de l’édition mondiale.

Ce choix était tout sauf fortuit, affirme Sonya Ben Béhi. Découvert en 2018 avec un coup de cœur immédiat, L’Amas ardent lui avait semblé, dès cette première lecture, injustement inaccessible au public arabophone tunisien. Le beau succès de l’œuvre dans l’espace francophone, notamment le Prix des cinq continents en 2017, n’avait fait que renforcer cette conviction. Dès sa première traduction achevée, ce roman s’est donc imposé comme le choix suivant. Œuvre ancrée dans l’identité tunisienne, roman de la mémoire et contre l’oubli, hommage à une nature locale, satire sociale chargée de « tunisialité » jusque dans ses mots, ses proverbes et son lexique, il se devait, selon la traductrice, d’être lu en arabe, et ce par le plus grand nombre possible.

L’auteur, partenaire inédit de sa propre traduction

La traductrice espère que cette version arabe saura plaire et que le public en saisira toutes les nuances d’une œuvre qu’elle juge particulièrement nuancée. Pour ce quatrième travail, Sonya Ben Béhi a bénéficié d’un privilège rare : échanger directement avec Yamen Manaï, auteur accessible dont la maîtrise de l’arabe littéraire, autant que du français, l’a d’ailleurs quelque peu surprise. Cette collaboration a fait de l’auteur un participant actif au processus traductif. Un dialogue de co-construction dont Sonya Ben Béhi espère qu’il se ressentira à la lecture, offrant au public une œuvre aussi riche que le texte original.

La formule « traduire, c’est trahir » est devenue si galvaudée que Sonya Ben Béhi y a renoncé. Pour la traductrice, traduire, c’est avant tout aimer. Traduire une œuvre qu’on n’aurait pas aimée lui semble inconcevable, même si certains pourraient peut-être le faire. Sa propre pratique est profondément émotionnelle : imprégnée du roman tout au long du travail, vivant l’œuvre de l’intérieur, Sonya Ben Béhi sent qu’elle laisse une part d’elle-même dans chaque texte. Le résultat est, à ses yeux, une œuvre composite, portant à la fois la substance du texte original et une empreinte personnelle. L’Amas ardent occupe une place particulière dans son cœur, précisément parce qu’il est un roman tunisien.

La littérature arabe traduite : une volonté qui doit venir de l’autre

Sur ce point, Sonya Ben Béhi est directe. Un principe fondamental s’impose : la volonté de traduire vers une langue doit venir des locuteurs de cette langue. Rendre un roman arabe accessible au public français relève ainsi de la responsabilité des éditeurs français, et non de celle des maisons d’édition arabes. Or, le monde éditorial européen et américain commence à peine à traduire des romans arabes, en ne retenant que les noms les plus établis. Les initiatives restent marginales, à l’exception de quelques acteurs engagés comme Actes Sud en France, dont c’est précisément la vocation. Par ailleurs, une traduction de l’arabe vers l’anglais portée du côté arabe ne toucherait, en réalité, que quelques lecteurs anglophones locaux, tandis qu’une traduction initiée par les éditeurs anglophones ouvrirait de véritables horizons à l’œuvre. La créatrice de contenu culturel exprime l’espoir que le monde éditorial occidental porte un regard croissant et plus attentif sur la littérature arabe et africaine dans son ensemble.

 

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Tunisie-Italie: transformer le dialogue en opportunités concrètes

03. Mai 2026 um 11:11

Une journée dédiée aux « Opportunités d’investissement, de commerce et de coopération entre la Tunisie et la région de l’Ombrie », se tient lundi 4 mai, à la Chambre de commerce d’Ombrie à Pérouse, en Italie, annonce la Chambre tunso-italienne de commerce et d’industrie (CTICI).

Promue par la « Camera Commercio Umbria » et l’ambassade de Tunisie à Rome, initiative cible un objectif clair : « transformer le dialogue en opportunités concrètes », lors de cette rencontre, « un rendez-vous conçu pour ceux qui veulent comprendre, explorer et construire de nouvelles collaborations » entre l’Italie et la Tunisie.

« Focus sur les opportunités d’affaires en Tunisie, un marché proche, compétitif et de plus en plus intégré dans les chaînes de valeur euro-méditerranéennes », souligne la CTICI indiquant que « ce qui rendra la comparaison encore plus intéressante, ce sont les témoignages des entreprises déjà présentes dans le pays, qui partageront leurs expériences de première main et leurs perspectives de développement ».

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Éducation et famille, éléments clés pour restaurer la liberté d’expression !

03. Mai 2026 um 09:56

Le recul de la liberté d’expression et la persistance des violences, notamment à l’encontre des femmes journalistes, s’installent comme des tendances préoccupantes du paysage médiatique

Rencontrée en marge de la conférence de presse au siège du SNJT, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse,  Ayda Ben Chhabane a alerté sur ces phénomènes dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com que « le recul de la liberté d’expression et les violences subies par les femmes journalistes sont aujourd’hui des constats préoccupants.  On observe une ambiance de peur et d’effroi qui pousse beaucoup de personnes au silence, y compris par crainte pour leur avenir professionnel. Cette situation ne date pas d’hier, mais elle semble s’être aggravée et s’installer presque comme une normalité », précise-t-elle.

Elle  note toutefois des progrès ont été accomplis dans la prise en charge des violences faites aux femmes. “Des structures spécialisées ont été mises en place, des policiers ont été formés, et des centres dédiés existent désormais pour accueillir et accompagner les victimes. « Ces dispositifs montrent qu’un travail est en cours et qu’il produit déjà certains effets. Cette réalité contribue à entretenir un climat de vulnérabilité, notamment pour les femmes dans l’espace public et politique”, ajoute-t-elle. 

Cependant, le harcèlement en ligne demeure un problème majeur. Qu’il vise des journalistes ou des citoyennes, il continue d’alimenter une forme d’intimidation permanente, avec un sentiment d’impunité pour ceux qui en sont auteurs. 

Au-delà de la répression, il faut s’attaquer aux causes profondes, insistent les expertes. La dramaturge Jalila Baccar met l’accent sur l’éducation. « Il faut aussi agir sur les causes profondes, en particulier les mentalités et les représentations culturelles. L’éducation est présentée comme un levier central, », nous rappelle Jalila Baccar. Elle souligne comme suit: “dès le plus jeune âge, car les normes transmises aux enfants jouent un rôle décisif dans la reproduction ou le dépassement de ces violences.”

Et de continuer: “tant que ces problèmes structurels ne sont pas traités en profondeur, le silence, la peur et l’impunité continueront de freiner la liberté d’expression et l’égalité entre les femmes et les hommes.Il est vrai qu’il faudrait une révolution culturelle. La question est de savoir comment la mettre en place. À mon sens, le plus grand problème, c’est l’éducation. Il faut commencer par là, car l’éducation ne débute pas seulement en première année primaire : elle commence bien avant, au sein de la famille.”

Au-delà de ce diagnostic, la question essentielle porte sur le rôle des parents. Ne sont-ils pas les premiers vecteurs pour transmettre des valeurs solides, comme le respect d’autrui, la tolérance et le civisme dans l’espace public,  par exemple, ne pas jeter de papiers par terre ? Ils doivent faire preuve d’exemplarité. Mais il faut aussi s’interroger : qu’inculque-t-on vraiment aux enfants ? Qui les éduque au quotidien ?

A cette interrogation, Jalila Baccar répond: “Il suffit d’observer certaines fêtes de fin d’année dans les jardins d’enfants pour voir ce qu’on transmet aux petits à travers les rôles attribués au père et à la mère. On apprend parfois aux filles à se voiler dès l’âge de trois ou quatre ans, et cela participe aussi à une forme de conditionnement. Tout cela révèle une forme d’éducation confuse et mal construite. On forme les enfants de manière incohérente, et cela crée un cercle vicieux. Le problème commence par de petites habitudes ou de petits gestes, puis il s’installe progressivement et devient un véritable phénomène social.”

Selon elle, « une révolution culturelle s’impose, mais avant toute chose,  elle doit d’abord passer par l’éducation » . Et de conclure: “Or, l’éducation ne commence pas à l’école primaire ; elle commence dès la petite enfance, dans la famille. Les parents ont un rôle central, mais il faut aussi s’interroger sur ce que l’on transmet réellement aux enfants. À travers certains modèles inculqués dès le plus jeune âge, notamment dans les jardins d’enfants, on reproduit parfois des schémas sociaux et des représentations figées des rôles du père, de la mère, des filles et des garçons. Cela entretient un cercle vicieux : on éduque mal, on reproduit les mêmes mentalités, puis on se retrouve face aux mêmes blocages sociaux.”

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Rapport 2025-2026 du SNJT : état des atteintes contre les journalistes

03. Mai 2026 um 09:06

Cela fait 33 ans que la Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée chaque 3 mai. Cette année, elle est consacrée sous le thème: « Façonner un avenir de paix ». Comme l’écrivait George Orwell : « La liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Si cela est accordé, tout le reste suit ».

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) dresse un état des lieux  face aux menaces qui pèsent sur la sécurité et la vie des journalistes. Lors de la conférence de presse tenue la veille du 3 mail,  son président a affirmé que les journalistes restent exposés à des pressions et à des menaces persistantes. « Le journalisme n’est pas un crime », est l’intitulé du rapport 2025-2026 du SNJT.

Le rapport recense 154 atteintes contre des journalistes, 55 violences directes, 21 cas de harcèlement ou de menaces en ligne, 14 poursuites judiciaires et 5 condamnations à des peines privatives de liberté.

Au cours de cette période, l’exercice du journalisme a été confronté à des difficultés croissantes, touchant à la fois le cadre législatif et institutionnel. Les principales complications ont concerné la définition du statut de journaliste ainsi que des entraves illégitimes à l’exercice de la profession, révélant un environnement de travail instable sur les plans juridique et professionnel.

Le président du SNJT, Zied Dabbar, a dressé un état des lieux difficile de la situation des journalistes, marqué par la précarité professionnelle, la baisse du pouvoir d’achat et les tensions liées aux négociations sociales, notamment en l’absence de publication de l’accord-cadre. Il a également souligné la fragilité économique du secteur médiatique, avec le risque de fermetures d’entreprises et de recul du journalisme d’information sérieux.

Il a aussi évoqué un climat de pression sur la profession, « à travers des poursuites, des détentions, des empêchements de travail, des agressions, ainsi que des campagnes de dénigrement et de harcèlement en ligne, particulièrement contre les femmes journalistes. Selon lui, la baisse du nombre d’agressions ne traduit pas nécessairement une amélioration réelle, mais peut aussi découler d’obstacles croissants à l’exercice du métier. »

Enfin, Zied Dabbar a insisté sur le fait « qu’un journalisme libre et crédible ne peut exister durablement sans conditions de travail stables, sans protection effective des journalistes et sans un environnement marqué par moins de peur et de pression. »

Graphique avec IA

Le droit d’expression est un droit pour tous, “Tout individu a le droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit”, selon l’article 19 de la déclaration universelle des droits des l’Homme.

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Flottille “Global Sumud” pour Gaza interceptée

02. Mai 2026 um 14:21

Plus de 100 militants pro-palestiniens participant à la flottille humanitaire « Global Sumud » ont été transférés sur l’île grecque de Crète le 1er mai, après l’interception de leurs navires par les forces israéliennes, près des côtes grecques.

Cette flottille, partie de Barcelone le 12 avril 2026, avait pour objectif de livrer de l’aide humanitaire à la bande de Gaza et de contester le blocus maritime imposé par Israël. Au total, 176 personnes ont débarqué en Crète, certaines nécessitant une prise en charge médicale après l’opération.

Les organisateurs dénoncent une opération illégale, assimilée à un acte de « piraterie », tandis qu’Israël défend une action conforme à sa politique de sécurité, affirmant vouloir empêcher toute tentative de briser le blocus de Gaza. Malgré cette interception, 47 autres bateaux de la flottille restaient en mer près de la Crète, avec l’intention affichée de poursuivre leur route vers Gaza.

Deux militants ont été particulièrement visés par les autorités israéliennes, en l’occurrence Saif Abu Keshek, ressortissant espagnol d’origine palestinienne, et Thiago Avila, militant brésilien. Tous deux ont été arrêtés et transférés vers Israël pour interrogatoire, parce que soupçonnés par les autorités israéliennes de liens avec des activités illégales.

Ces arrestations ont suscité de vives réactions dans leurs pays d’origine. L’Espagne et le Brésil ont condamné l’intervention israélienne, accusant Tel-Aviv de violer le droit international et réclamant la libération immédiate de leurs ressortissants.

Accusations de mauvais traitements

Les organisateurs de la flottille ont affirmé que certains participants avaient subi des mauvais traitements, évoquant des privations de nourriture, d’eau et des violences physiques lors de leur détention. Israël rejette ces accusations et décrit la flottille comme une opération « provocatrice », voire comme une initiative à caractère politique liée au Hamas.

Cet incident intervient malgré un cessez-le-feu conclu précédemment et des engagements internationaux visant à accroître l’aide humanitaire à Gaza, où la situation reste extrêmement critique.

La nouvelle confrontation en mer souligne la persistance des tensions autour du blocus imposé depuis 2007 et la difficulté de faire parvenir une aide humanitaire indépendante dans l’enclave palestinienne.

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72 heures en Turquie… et 16 000 € envolés dans le cloud !

02. Mai 2026 um 12:20

Elle voulait juste rester joignable. Son téléphone, lui, a décidé de partir en vacances… sans limite.

Christine, 75 ans, s’offre une escapade tranquille entre la Grèce et la Turquie, rapporte le média allemand Bild, repris par cnews.fr. Rien d’extravagant : quelques appels, un peu de voyage, et surtout la volonté de pouvoir répondre si besoin. Sauf que, par oubli ou méconnaissance, elle laisse l’itinérance des données activée. Aïe, ce détail…  insignifiant aux lourdes conséquences.

Lisez ce qui suit pour vous en rendre compte des dégâts. En Grèce, tout va bien. Normal, c’est inclus, écrit Bild. Mais dès que notre Christine pose le pied en Turquie, « son téléphone se transforme en machine à engloutir des gigas : applis bavardes en coulisses, pages ouvertes en douce… Résultat ? Une centaine de gigaoctets consommés sans même s’en rendre compte ».

Au retour en Allemagne, elle n’a pas le temps de savourer ses vacances…, au contraire c’est la claque : plus de 16 000 € (l’équivalent de 54 715,20 dinars, oui vous avez bien lu près de 55 millions de nos millimes) de facture. Oui, pour seulement 4 appels et un téléphone trop actif en arrière-plan.

Avec une pension qui dépasse à peine 900 €, vous devinez bien dans combien cette touriste est dévastée et abasourdie, ne trouvant pas les mots pour bien raconter son histoire. Mais même dans le pays le plus capitaliste d’Europe, il y a parfois du “social“. Car, selon le média allemand, l’opérateur aurait fini par adoucir le choc… en divisant la facture par 10. Donc ouf de soulagement, même si notre touriste imprudente doit payer 1 690 €.

Morale insolite : parfois, le vrai touriste, c’est ton téléphone. Et lui voyage en première classe.

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Journalistes–chercheurs : vers une alliance au service du citoyen

02. Mai 2026 um 11:44

« Créer un véritable pont entre chercheurs et journalistes pour mieux informer les citoyens », tel est l’objectif central de la journée d’études et de rencontres organisée jeudi 30 avril 2026, dans le cadre du programme « Passerelle Média », a déclaré Khaled Aouij, membre de la Fédération tunisienne des directeurs de journaux (FTDJ).

Soutenue par Expertise France et le projet « Savoir Éco », cette initiative, vous l’aurez compris, vise à rapprocher deux univers complémentaires mais encore trop peu connectés. « Les chercheurs produisent des publications, des policy briefs et des analyses de grande valeur, mais rencontrent des difficultés à les communiquer », a expliqué Khaled Aouij. Parallèlement, « les journalistes sont demandeurs de ce type de contenus, mais se heurtent à leur volume, à leur complexité ou à leur manque de visibilité ».

Face à ce constat, le programme Passerelle Média entend structurer des points de contact entre les deux mondes, celui des médias et celui de la recherche. « Nous voulons créer des espaces d’échange pour identifier des problématiques communes et transformer ces travaux académiques en articles accessibles, percutants et utiles pour les Tunisiens », a-t-il précisé.

Au-delà de cette rencontre, Khaled Aouij a insisté sur la nécessité d’un dialogue continu entre médias et monde académique. Il appelle ainsi les chercheurs à s’ouvrir davantage aux médias et les journalistes à investir les espaces universitaires et les centres de recherche. « Les deux sont prêts et impatients de collaborer », selon lui, soulignant l’importance de renforcer cette synergie au service d’une information plus rigoureuse et mieux diffusée.

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