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Heute — 30. März 2026Kapitalis

La Tunisie œuvre à réduire l’évaporation de l’eau dans les barrages

30. März 2026 um 12:36

Le secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Hamadi Habaieb, a déclaré que son département s’efforçait actuellement de réduire l’évaporation de l’eau dans les réserves, expliquant que le changement climatique et la hausse des températures ont entraîné une augmentation des taux d’évaporation de l’eau dans les barrages. (Photo : Sidi Salem, le plus grand barrage de Tunisie, construit sur le cours de la Medjerda, près de Testour, Béja).

Dans une déclaration à Diwan FM, ce lundi 30 mars 2026, en marge de la signature de 14 contrats de programmes de recherche entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et plusieurs instituts et centres de recherche, M. Habaieb a ajouté que la Tunisie perdait environ un million de mètres cubes d’eau par jour par évaporation durant les mois d’été, en raison de la hausse des températures. Le volume de ces pertes équivaut à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax, soit les régions les plus peuplées, les plus urbanisées et qui consomment la plus grande partie des ressources hydrauliques du pays.

Tout en soulignant que les autorités concernées travaillent à réduire ces pertes, M. Habaieb a indiqué que son département, en collaboration avec celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, mène un programme visant à développer des moyens pour réduire l’évaporation, ajoutant que d’autres programmes de surveillance des niveaux des nappes phréatiques sont mis en œuvre en recourant à des technologies modernes.

Par ailleurs, M. Habaieb s’est voulu rassurant en indiquant que la situation hydrique est meilleure cette année que l’an dernier et que les barrages sont remplis à environ 58 % de leur capacité au jour d’aujourd’hui, et ce grâce aux fortes précipitations enregistrées depuis septembre dernier. Ce qui permet à la Tunisie de souffler momentanément après plusieurs années de sécheresse marquées par le stress hydrique et les protestations des populations dans certaines régions suite aux coupures intempestives d’eau en plein été.

I. B.

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Report du procès de Khayam Turki pour blanchiment d’argent

30. März 2026 um 12:08

La Chambre criminelle spécialisée en matière de corruption financière du Tribunal de première instance de Tunis a décidé, ce lundi 30 mars 2026, de reporter le procès de l’activiste politique Khayam Turki au 20 avril pour les plaidoiries finales, a annoncé Diwan FM, citant une source judiciaire.

La Chambre d’accusation spécialisée en matière de corruption financière de la Cour d’appel de Tunis avait précédemment renvoyé Khayam Turki devant la Chambre criminelle spécialisée en matière de corruption financière du Tribunal de première instance de Tunis pour qu’il soit jugé pour des accusations liées à des soupçons de blanchiment d’argent et à divers délits financiers.

Rappelons que Khayam Turki est incarcéré depuis février 2023 et qu’il a déjà été condamné à 35 ans de prison ferme dans le cade de l’affaire dite de complot contre la sûreté de l’Etat dans laquelle ont été condamnés plusieurs autres activistes politiques à diverses peines, dont Kamel Letaief, les frères Nejib et Issam Chebbi, Ridha Belhadj, Ghazi Chaouachi, Chayma Issa, Jawher Mbarek, et bien d’autres, qui continuent de clamer leur innocence et de dénoncer un procès à caractère politique.     

I. B.

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Valorisation du site archéologique de Castilia à Tozeur

30. März 2026 um 11:43

Une équipe pluridisciplinaire tuniso-italienne mène actuellement une mission de terrain afin de poursuivre les fouilles commencées en 2017 et d’entreprendre de nouvelles analyses scientifiques dans le site archéologique de Castilia à Tozeur, dans le sud-ouest de la Tunisie.

La coopération scientifique et culturelle entre la Tunisie et l’Italie en matière de protection du patrimoine archéologique se poursuit avec ce projet, lancé dans le cadre d’une collaboration entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Rome Tor Vergata, qui vise à renforcer la recherche archéologique et à promouvoir la valorisation durable du site.

Les investigations archéologiques se concentrent notamment sur un imposant bâtiment rectangulaire situé à proximité d’une église, divisé en plusieurs pièces disposées autour d’une cour centrale.

Les premiers résultats confirment une stratification complexe, avec différentes phases d’occupation s’étendant du Ve au VIIe siècle après J.-C., et probablement au-delà, offrant de nouveaux éléments pour l’étude de l’Antiquité tardive dans la région.

En parallèle, une équipe de géologues de l’Université de Carthage (Faculté des Sciences de Bizerte) a entrepris l’analyse des matériaux de construction – pierre, mortier et pisé – afin de comprendre les techniques de construction employées et la dynamique d’approvisionnement en ressources locales.

Un autre axe de recherche concerne l’archéologie architecturale, avec une documentation systématique des édifices religieux, appuyée par des relevés laser de haute précision d’un bâtiment remarquable par son excellent état de conservation.

Une grande attention est également portée à l’étude des objets mobiliers, explique l’INP dans un communiqué. En particulier, les matériaux céramiques découverts font l’objet d’analyses spécialisées visant à établir une typo-chronologie d’un contexte encore peu documenté dans la littérature scientifique, contribuant ainsi à combler les lacunes de nos connaissances sur la production locale.

L’approche interdisciplinaire du projet s’étend également à l’analyse paléo-environnementale. L’étude des restes botaniques issus des couches de fouilles permettra de reconstituer les habitudes alimentaires et les conditions de vie des communautés locales durant l’Antiquité tardive, offrant une vision plus large du contexte socio-économique de l’époque.

Au-delà de sa dimension scientifique, le projet vise à promouvoir le développement durable du site, grâce à la participation active des acteurs locaux. Dans cette optique, et avec la contribution de chercheurs de l’École nationale d’architecture et d’urbanisme (Enau), des rencontres ont déjà été organisées avec les autorités régionales et les organisations de la société civile afin de définir une vision partagée et participative du développement du site.

Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de coopération tuniso-italienne dans le secteur culturel, considéré comme un levier stratégique pour le développement territorial et la promotion d’un tourisme durable dans les régions intérieures de la Tunisie, qui ne manquent pas d’attractions culturelles et autres.

 I. B.

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L’Italie va financer un projet de réaménagement des plages de Gabès

30. März 2026 um 11:21

Ces dernières années, la région de Gabès, dans le sud-est de la Tunisie, a été au cœur d’importantes mobilisations environnementales liées à la pollution industrielle engendrée par le Groupe chimique tunisien (GCT), actif depuis 1972 dans la production de phosphates et d’engrais. Dans le cadre des efforts pour faire face à cette pollution, l’Italie va financer un projet de réaménagement des plages de Gabès. (Photo: Les plages de Gabès polluées par les rejets de phosphogypse de l’usine chimique).

Lors d’une séance de questions au Parlement, le 27 mars 2026, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a annoncéqu’un «programme intégré» a été élaboré pour Gabès, prévoyant le réaménagement de huit plages. Parmi celles-ci figurent Zarat, qui fait l’objet d’une étude d’impact sur la construction d’un port de pêche et d’une usine de dessalement ; Lamaya, où une zone de baignade sera aménagée ; Aichoun qui sera équipée d’un éclairage solaire ; Ketana qui accueillera une aire de détente.

Le plan prévoit également des travaux à Chenini, avec la stabilisation des dunes sur 1,5 kilomètre et la création d’une zone de baignade d’un kilomètre.

À Metouia, des emplacements de camping seront aménagés, ainsi que le long du front de mer, une zone de baignade de 400 mètres sera créée et des mesures de prévention de l’envasement seront mises en place.

Le ministère de l’Environnement œuvre à l’échelle nationale, a expliqué Abid, pour protéger plus de 380 kilomètres de côtes tunisiennes des dangers de l’érosion, notamment par la mise en place de digues en enrochement. «Nos plages sont exposées aux risques d’érosion et de montée du niveau de la mer», a confirmé le responsable gouvernemental, soulignant qu’«un programme de travail exhaustif a été élaboré pour mettre en œuvre des mesures de prévention et de protection, revoir les procédures d’autorisation des ouvrages temporaires, et remédier aux infractions.

Abid a attribué les retards dans le lancement de certains projets à des «complications administratives qui ont duré environ sept mois au niveau local», précisant que les fonds étaient inscrits dans la loi de finances 2026.

Au total, plus de 60 projets sont prévus à Gabès dans le cadre du plan de développement 2026-2030, qui s’inscrit dans un programme national comprenant plus de 900 interventions d’une valeur totale d’environ 7 milliards de dinars.

Concernant le phénomène d’envasement, le ministre a souligné qu’il s’agit d’un processus naturel dans le sud tunisien, toutefois aggravé par l’activité humaine.

Des initiatives de nettoyage des plages ont été lancées et des études menées en collaboration avec des partenaires italiens.

Enfin, le ministre de l’Environnement a mis en avant une série d’interventions directes déjà en cours, notamment l’enlèvement de plus de 10 mètres cubes de déchets de construction, le nettoyage du cours d’eau de l’Oued Essalem et la surveillance continue de la qualité de l’air, ainsi qu’un projet mis en œuvre avec le Japon pour la réutilisation des eaux usées.

I. B.

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Technologie américaine pour moderniser le réseau électrique tunisien

30. März 2026 um 10:53

Le gouverneur de Sousse, Sofiane Tanfouri, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, et Faycel Tarifa, directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), ont présidé, le 27 mars 2026, la cérémonie de mise en service officielle de solutions technologiques américaines d’une valeur de cinq millions de dinars tunisiens. Ces solutions s’inscrivent dans le cadre d’un projet pilote de Smart Grid (réseau intelligent) financé par le gouvernement américain à hauteur de 15 millions de dinars.

Cette initiative, lancée pour la période 2020-2026, témoigne de la solidité du partenariat stratégique entre les deux pays et du rôle de l’innovation technologique américaine dans l’amélioration de la résilience et de la performance des infrastructures critiques, selon un communiqué de l’ambassade des États-Unis à Tunis.

Le projet comprend des études techniques, un transfert de compétences et un perfectionnement professionnel, ainsi que le déploiement de solutions avancées telles que le système Fault Location, Isolation and Service Restoration (Flisr), qui permet une restauration rapide et efficace du service électrique.

Le système est mis en œuvre dans le réseau de distribution d’électricité de la région de Moknine, dans l’ambition d’une collaboration entre la Steg et son partenaire statutaire, avec E3-International, les laboratoires d’ingénierie suisses, et G&W Electric.

L’infrastructure est prise en charge par un réseau de communication privé Lte fourni par Nokia, qui garantit la surveillance en temps réel et une gestion optimisée des opérations.

Au cours de la cérémonie, l’ambassadeur Bazzi a souligné que «ce point important est de démontrer l’impact de la technologie américaine dans le partenariat avec la Tunisie pour moderniser les infrastructures critiques, favoriser une croissance économique réciproque et créer de nouvelles opportunités d’affaires pour l’importance du marché tunisien».

De son côté, Tarifa a indiqué que le projet «s’insère pleinement dans la vision stratégique de la Steg en ce moment pour moderniser le réseau électrique national et accompagner la transition énergétique de la Tunisie à travers la technologie Smart Grid».

Grâce à cette initiative, la Steg cherche à poursuivre la modernisation du réseau électrique national, améliorer la qualité du service et renforcer l’efficacité énergétique du pays.

I. B.

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Tunisie | Vers une réforme du Code de la nationalité

30. März 2026 um 10:24

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a soumis à la Commission des droits et libertés un projet de loi visant à modifier et compléter certaines dispositions du Code de la nationalité. Parmi les principales nouveautés proposées figure la reconnaissance de la nationalité tunisienne pour les personnes nées sur le territoire de parents apatrides résidant depuis au moins dix ans, ainsi que pour celles nées de parents inconnus.

Ce projet de loi, présenté par 36 députés, ouvre la voie à une révision significative des règles régissant la nationalité et la naturalisation. La proposition est divisée en deux articles. Le premier prévoit l’abrogation des articles 8, 9, 10 et 20 du Code actuel, remplacés par de nouvelles dispositions.

Parmi les principaux changements figure la reconnaissance de la nationalité tunisienne pour les personnes nées sur le territoire de parents apatrides résidant depuis au moins dix ans, ainsi que pour celles nées de parents inconnus, sous réserve d’une vérification ultérieure de la filiation.

De plus, un nouveau-né trouvé sur le territoire national sera considéré comme né en Tunisie jusqu’à preuve du contraire.

Le même article introduit des critères de naturalisation plus stricts : la citoyenneté ne peut être accordée à un étranger que s’il est entré légalement dans le pays et y a résidé sans interruption pendant au moins sept ans avant de déposer sa demande, sous réserve de certaines exceptions prévues par la législation en vigueur.

Le deuxième article porte sur les articles 21 et 38 bis du Code, en y ajoutant un point nouveau. Plus précisément, l’article 21 prévoit la possibilité d’octroyer la nationalité à des étrangers dont la naturalisation représente un atout exceptionnel pour le pays, notamment en présence de compétences de haut niveau dans les secteurs scientifique, technologique, artistique, culturel, sportif ou économique, ou en cas de compétences professionnelles rares ou de contributions significatives à la croissance et à l’emploi. Les modalités seront définies par décret.

Concernant l’article 38 bis, la proposition encadre la perte de la nationalité acquise si la filiation du demandeur est prouvée, ou si l’un ou les deux parents sont entrés illégalement en Tunisie.

Dans l’exposé des motifs, les auteurs soulignent la nécessité d’une mise à jour législative afin d’attirer les talents et les compétences de haut niveau, en introduisant des formes de «naturalisation économique» et des outils de promotion des profils exceptionnels.

Selon les députés signataires, la Tunisie doit s’adapter aux évolutions du contexte régional et international, tout en évitant les conséquences négatives potentielles liées aux phénomènes systémiques émergents. L’octroi de la nationalité, concluent-ils, demeure une prérogative souveraine de l’État.

I. B.  

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L’huile d’olive biologique tunisienne s’exporte bien

30. März 2026 um 10:06

La Tunisie est devenue le leader mondial en termes de superficie consacrée à la culture biologique de l’olivier. Selon la Direction générale de l’agriculture biologique du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, citée par Tunis Afrique Presse (Tap), la superficie totale cultivée par cette filière est d’environ 144 000 hectares. Et à la fin 2025, le pays a réussi à accroître ses exportations de produits biologiques, générant des recettes d’environ 574 000 dollars américains.

«La Tunisie a enregistré un record historique d’exportations d’huile d’olive en décembre, janvier et février. […] Ces résultats constituent un succès majeur pour la diplomatie économique tunisienne», a déclaré Samir Abid, ministre du Commerce et du Développement des exportations, soulignant que les exportations mensuelles d’huile ont dépassé les 50 000 tonnes grâce aux efforts concertés des différents acteurs.

Le secteur de l’agriculture biologique, qui couvre une superficie de 235 000 hectares, est devenu un axe stratégique du système agricole national. Il regroupe environ 6 270 acteurs, producteurs, transformateurs et exportateurs, ce qui témoigne du haut niveau d’organisation et de la solidité des chaînes de valeur.

Le développement de systèmes de certification et de contrôle conformes aux normes internationales contribue à faciliter l’accès aux marchés étrangers.

La forte demande mondiale d’huile d’olive, les conditions naturelles favorables à sa culture en Tunisie et la stratégie nationale adoptée pour le développement du secteur à l’horizon 2030, visant à améliorer la gestion et la qualité des produits, permettent à l’État de maintenir un rythme de développement soutenu.

Il convient de noter que la stratégie nationale pour le développement de l’agriculture biologique vise à stimuler et à diversifier l’économie nationale. Elle prévoit notamment le développement de plusieurs activités économiques, dont l’écotourisme et l’artisanat, dans des zones pilotes à Sejnane, Kesra, El Haouaria, Majel Bel Abbes et Hazoua.

I. B.

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«Emergence du Corps» | Rétrospective Habib Chebil à la Maison des Arts

30. März 2026 um 09:06

L’exposition rétrospective «Émergence du corps», consacrée à l’artiste plasticien Habib Chebil (1936-2004) se tient du 28 mars au 26 avril 2026 à la Maison des Arts du Belvédère, Tunis. Elle réunit 26 œuvres issues du Fonds national des arts plastiques, présentées par la direction des arts plastiques relevant du ministère des Affaires culturelles, avec la collaboration Théâtre national tunisien.

L’exposition propose une lecture de l’œuvre de Chebil à la croisée de la peinture et du théâtre où le corps s’impose comme un espace de recherche plastique.

Le commissaire de l’exposition, Sami Ben Ameur, plasticien et historien de l’art, ancien élève et proche de l’artiste, décrit Chebil comme «une figure majeure de la modernité tunisienne». «Il ne s’agit pas seulement de montrer des œuvres, mais de restituer un parcours et une présence », confie-t-il à l’agence Tap.

Selon lui, l’influence initiale de Nicolas de Staël – perceptible dans la gestion des masses à travers des œuvres telles que ‘‘Composition bleue’’ ou ‘‘Hommage à un portrait’’ – a constitué un point d’ancrage dont l’artiste s’est progressivement affranchi pour repenser les codes de l’École de Tunis.

Chez Chebil, «le corps se construit par la couleur et la lumière, dans un processus prolongeant le travail scénique», explique Ben Ameur, en évoquant aussi l’expérience théâtrale de l’artiste qui a fondé, en 1978, le Théâtre du Triangle qui lui permit, à travers plusieurs créations, d’explorer une écriture scénique également centrée sur le corps, la lumière et l’espace. Plusieurs figures du théâtre tunisien, dont Kamel Touati, Fathi Haddaoui et Lamine Nahdi, y ont été formées, rappelle-t-il.

Habib Chebil a participé à de nombreuses expositions en Tunisie et à l’étranger et reçu plusieurs distinctions, dont le Premier prix du Festival de la Francophonie à Québec en 1994. Son œuvre se distingue par le croisement entre peinture, théâtre et scénographie, et par une recherche constante sur la relation entre le corps, l’espace et le symbole.

Une rencontre autour de l’artiste, accompagnée de la publication d’un catalogue, est prévue le 26 avril au Théâtre du 4e Art.

Le parcours de Habib Chebil est celui d’un intellectuel accompli. Né à Menzel Bourguiba, près de Bizerte, il se forme aux Écoles des Beaux-Arts de Nice (1956), de Tunis et de Paris. Enseignant dès 1964 à l’École des Beaux-Arts de Tunis ainsi qu’à l’Institut supérieur d’art dramatique (Isad), il développe une approche singulière à la croisée des pratiques plastiques et scéniques.

Présent au vernissage, l’artiste irakien installé en Tunisie Samir Bayati décrit des œuvres «construites dans une économie de moyens, avec une dominante de tons sombres et une tension intérieure constante». Il estime que la dimension théâtrale réside dans l’organisation du corps et de la lumière au sein de l’espace pictural. «Certaines surfaces portent encore les traces des conditions de conservation», dit-il, regrettant l’absence de datation qui complique le suivi chronologique de l’évolution du travail.

D’après Tap.

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La Tunisie doit renégocier les dividendes du gazoduc Transmed

30. März 2026 um 08:22

L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et elle se tourne vers l’Algérie qui joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, par où transite encore (et peut-être pas pour longtemps, en attendant la mise en place du nouveau gazoduc Galsi qui reliera directement l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne) la plus grande partie du gaz algérien vers l’Europe, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane dans les tuyaux— sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent. (Photo: Tracé du gazoduc Transmed Algérie-Tunisie-Italie).

Moktar Lamari *

L’Europe a froid et a besoin de se chauffer. Pas métaphoriquement — enfin, si, un peu — mais surtout énergétiquement. Depuis que la guerre impérialiste lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a transformé le détroit d’Ormuz en bouchon géopolitique géant, bloquant 20 % de l’approvisionnement mondial en GNL qatari, le Vieux Continent court dans tous les sens, carnet de chèques à la main, à la recherche de gaz. Tous les moyens sont bons, même les plus vilains.

Et pendant ce temps, Washington observe la scène avec un sourire de vendeur de voitures d’occasion : achetez américain ou vous perdrez notre accès «favorable» au GNL.

Ce n’est pas une métaphore. C’est ce qu’a littéralement déclaré l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne cette semaine, exhortant Bruxelles à ratifier«rapidement» un accord commercial avec Washington sous peine de se voir couper l’herbe sous le pied énergétique.
Christophe Grudler, député européen centriste, a eu le bon réflexe de qualifier cela de «chantage inacceptable». Il a raison. Mais les chantages inacceptables, quand on a froid et que les factures d’électricité explosent, finissent souvent par être acceptés.

L’Italie court à Alger, l’Espagne supplie, la Tunisie dort

Face à cette panique organisée, les Européens ont redécouvert une évidence que la géographie leur rappelle depuis des siècles : l’Algérie est là, elle a du gaz, et elle est stable. Giorgia Meloni s’est précipitée à Alger cette semaine. Le ministre espagnol des Affaires étrangères l’a suivie le lendemain — sans détour, sans diplomatie de façade, à corps et à cris, comme un locataire en retard de loyer qui frappe à la porte de son bailleur. Le président algérien Tebboune, magnanime, a confirmé que son pays resterait un «partenaire stratégique et fiable.»

Les chiffres donnent le vertige : les exportations algériennes vers l’Italie ont dépassé les 23 milliards de mètres cubes par an en 2022, 2023 et 2024, représentant plus d’un tiers de la consommation annuelle italienne.

L’Algérie est ainsi devenue, depuis l’invasion russe de l’Ukraine, le premier fournisseur de gaz de l’Italie — détrônant Moscou avec le sourire.

Et tout ce gaz — ou presque — passe par un tuyau qui traverse un pays dont on parle peu dans ce grand théâtre énergétique : la Tunisie.

La Tunisie, percepteur discret qui sous-facture ses services

Le gazoduc Transmed, artère vitale de l’énergie européenne, relie l’Algérie à l’Italie en traversant le territoire et les eaux tunisiennes. En échange de ce transit, la Tunisie perçoit des droits en nature : une redevance calculée en volume de gaz, estimée historiquement à environ 5,25 % des volumes transportés, soit plusieurs centaines de millions de mètres cubes par an.

À titre indicatif, sur 23 milliards de mètres cubes annuels, cela représente plus de 1,2 milliard de mètres cubes de gaz — une manne considérable pour un pays qui importe plus de 60% de son énergie et dont la facture énergétique pèse lourd dans une balance commerciale déjà sous tension.

C’est bien. Ce n’est pas suffisant. Et voilà le cœur du problème.

Ce que la Tunisie devrait faire — et ne fait pas encore

La Tunisie est dans la position enviable d’un propriétaire de foncier que tout le monde veut traverser. Sauf qu’elle se comporte encore trop souvent comme un simple gardien de tuyau, alors qu’elle pourrait être un acteur stratégique à part entière. Voici, pédagogiquement, ce que la logique commande :

Premièrement, renégocier le tarif de transit. Dans un contexte où le gaz algérien vaut de l’or sur les marchés européens et où aucune alternative crédible ne peut le remplacer à court terme, la Tunisie dispose d’un levier de négociation inédit. Un relèvement même modeste du taux de redevance — de 5,25 % à 7 ou 8 % — représenterait des revenus supplémentaires considérables, sans que personne ne puisse raisonnablement s’y opposer.

Deuxièmement, valoriser le gaz perçu en nature. Plutôt que de simplement consommer ce gaz dans le mix énergétique national — ce qui est certes utile — la Tunisie pourrait envisager d’en revendre une partie sur les marchés spot européens, aux prix actuels particulièrement élevés. Un arbitrage intelligent qui transformerait une rente passive en revenus actifs.

Troisièmement, se positionner comme hub régional. La Tunisie dispose d’une position géographique unique entre l’Afrique et l’Europe. Développer des capacités de stockage, d’interconnexion et de regazéification lui permettrait de passer du statut de couloir à celui de carrefour — avec tout ce que cela implique en termes d’investissements, d’emplois et d’influence diplomatique.

Quatrièmement, jouer sa carte de stabilité. Dans un Maghreb traversé de tensions, la Tunisie reste un interlocuteur prévisible. C’est une valeur rare — et monnayable. Rome, Madrid, Bruxelles ont besoin de garanties : la Tunisie peut les offrir, à condition de le faire avec méthode et ambition.

Ne pas laisser les autres écrire le contrat

L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et les États-Unis lui tendent une corde — payante, bien sûr. L’Algérie joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, elle, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane — sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent.

L’histoire énergétique mondiale est en train de se réécrire. Ce serait dommage d’en être le décor plutôt que l’auteur. La passerelle plutôt la plateforme…

* Economiste universitaire.

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‘‘Le 13e Round » | La vie comme un combat de boxe

30. März 2026 um 08:00

Mohamed Ali Nahdi frappe fort avec ‘‘Le 13e Round’’. Ici, la boxe n’est pas un sport : c’est un miroir des combats silencieux que chacun peut mener. Un drame intime, universel et profondément humain. Il raconte le courage dans les moments les plus sombres.

Djamal Guettala

Acteur et réalisateur tunisien, présent dans plus de 30 films et séries, Nahdi transforme une scène banale en cinéma puissant. Dans un hôpital, une mère attend des heures avec son enfant malade dans les bras. Ce moment devient le point de départ d’une histoire universelle.

Le film suit Kamel et Samia. Leur fils est gravement malade. La peur, l’incertitude, la fatigue et les limites du système de santé pèsent sur eux. Chaque geste compte. Chaque décision est cruciale. Pour Kamel, ancien boxeur, le combat ne se déroule plus sur un ring : il se joue dans l’intimité, face à l’invisible adversaire qu’est la maladie.

Nahdi capte la vie dans ses détails : une main qui rassure, un regard inquiet, un souffle retenu. Il montre la résilience d’une famille prête à tout pour protéger l’enfant. Le spectateur ressent l’urgence, la tension et l’émotion à chaque scène.

Si l’histoire se situe en Tunisie, elle parle à tous. ‘‘Le 13e Round’’ explore l’amour parental, la fragilité de la vie et la dignité humaine face à l’adversité. C’est un récit universel sur le courage dans les moments les plus sombres.

«Mohamed Ali Nahdi nous met K.-O.»

La presse a été unanime. «Un chef-d’œuvre» (CultureTunisie), «Un drame déchirant» (DMovies), «Touché le cœur du Festival du Caire» (Tariq Albahhar, Albilad Press). Mosaïque FM conclut : «Mohamed Ali Nahdi nous met K.-O.».

Les critiques soulignent la justesse et l’intensité d’un film où l’émotion prime sur le spectaculaire.

‘‘Le 13e Round’’ s’inscrit aussi dans un engagement concret. Réalisé en partenariat avec l’Association tunisienne des malades du cancer (AMC), il sensibilise à la maladie infantile et met en lumière l’accompagnement des enfants malades. Le cinéma devient ici un outil de conscience et de solidarité.

Le film, dont la sortie est prévue le 29 avril 2026, s’annonce comme un choc émotionnel. Il rappelle que certains combats ne se livrent pas dans un ring. Ils se jouent dans le silence des salles d’attente, avec pour seule arme l’amour et la détermination. Nahdi signe un drame intime, universel et profondément humain.

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Tahar Bekri | De l’errance et la sérénité

30. März 2026 um 07:10

D’un bout à l’autre du dernier recueil de Tahar Bekri, ‘‘Le battement des années’’, le lecteur est invité à suivre, pas à pas, une sorte de déambulation à travers un Paris transformé par l’imagination créatrice du poète en un lieu correspondant parfaitement à son état d’âme. Cette promenade est loin d’être celle d’un touriste à la recherche du pittoresque. Les lieux parisiens sont plutôt transfigurés par le regard d’un poète en quête du plus profond de lui-même, dans un espace intime, dans lequel il fut contraint de passer une grande partie de sa vie, d’une part et d’autre, ces mêmes lieux renferment tant de mystère, ne cessent de l’interpeller.

Moncef Machta *

Il s’agit donc d’une poésie de l’errance qui rappelle cet accent lyrique dans le vers de Guillaume Apollinaire, extrait de ‘‘La chanson du mal-aimé’’ :

«J’erre à travers mon beau Paris sans avoir le cœur d’y mourir».

Cette errance semble n’avoir aucune motivation particulière, à part celle mobilisée par l’état d’âme du poète qui éprouve un profond sentiment de mal-être, d’être, en quelque sorte, dans l’entrave, dans l’impossibilité de prendre son élan, de revenir sur les mêmes lieux, les mêmes rues, les mêmes monuments :

«D’une rue à l’autre

 L’errance jamais souveraine »

Nous découvrions les mêmes lieux

Les mêmes devantures les mêmes portes »

Nous déambulions».

Le poète est comme empêché dans son mouvement, se compare aux péniches qui longent la Seine, fixées au bord, enchainées à l’ancre :

«Les péniches qui vont et viennent

Les cordes qui nous enchainent à l’ancre ».

Les lieux de la déambulation sont nommés, les uns après les autres, tantôt ils ont une consonance particulière ; «Rue Gît-le-Cœur », «Rue Saint-André des arts», tantôt, ils font référence à des artistes, comme Picasso et son atelier. Les lieux se réfèrent aussi à l’Histoire, au nom ancien de la capitale : «A Lutèce». Le passé surgit du fin fond de l’Histoire.

D’autres lieux se référent à des personnages historiques ; comme Voltaire, Bonaparte ou à des poètes comme Apollinaire, Victor Hugo, Verlaine ou Baudelaire, Sartre et Simone de Beauvoir, Rimbaud, le poète aux semelles de vent. A travers cette errance, le poète met ses pas dans les leurs, va sur leur trace dans les lieux qu’ils avaient fréquentés.

Au hasard de la déambulation, il va à la rencontrer du marchand de châles de Russie, et c’est l’occasion de s’évader vers les terres lointaines, les paysages du Nord, cela, à la simple vue d’objets sur les étals :

«Poils de chèvres cachemire de laine

Petrouchka chapka gants

Et peaux de rennes  

D’étal en étal

Nous abolissions les frontières»

Cette écriture représente les différents visages du poète. Le poème se veut à la fois, une traversée dans le besoin de rejoindre l’autre et dans le même temps, un pont qui permet de rejoindre l’autre rive. Le poète est, de ce fait, tantôt celui qui agit, tantôt, celui qui regarde agir. Il est aussi bien celui qui se laisse porter par les flots, que celui qui tient le gouvernail. Il est celui qui se définit par son caractère aérien qui lui permet de maintenir la tête hors de l’eau que celui qui renonce à poursuivre sa route, de peur d’être englouti par les flots.

La peur de ne plus se retrouver

A travers cette errance, le poète nous révèle la crainte de perdre ses repères jusqu’à ne plus se reconnaître, ni reconnaître le monde qui l’entoure. C’est la peur de ne plus être en mesure de reconnaître les choses les plus familières. Cette difficulté se traduit par la récurrence de tous les termes en rapport à une certaine difficulté à retrouver les repères, voire, les nommer : «nommer les arbres sans les reconnaître». Récurrence des termes en rapport à la mémoire et à l’amnésie : «Marcher sur l’oubli», titre d’un autre recueil.

Il se produit ainsi une véritable course éperdue à la recherche du mot juste, à même de traduire, de définir avec exactitude les sensations qu’il éprouve. D’où cet inventaire de mots qui expriment ce dont on est incapable d’exprimer :

«Mots qui tombent

Comme des pétales dans la rue»

La quête d’un paradis perdu

Mais le poète se rend compte qu’en définitive, tous les mots qu’il recherche ne font que converger vers ce qui est susceptible de fonder son être, à savoir, le pays natal. Et là, ce sont les retrouvailles heureuses avec Gabès, la ville qui l’a fait naître. Evocation de son enfance et des palmiers de son grand-père : «Je te retrouve». Un îlot, un havre, un espace de quiétude, plein de sensations susceptibles de mobiliser tous ses sens. Chaleur et lumière du couchant, paix, silence, frémissement des arbres, odeur de henné. De là, des envolées lyriques s’adressant aux éléments comme s’ils étaient des êtres vivants : «De quelle mélancolie es-tu faite, terre ?», «Je reviens te voir, jardin».

Le désir de retrouvaille avec le pays natal est associé à la douleur ressentie devant les atteintes portées par l’homme à la nature. Il semble trembler devant les dégâts subis par la palmeraie, dus à la pollution causée par l’industrie chimique.

L’évocation, d’une part, de moments de bonheur marqués par «l’allégresse juvénile» et d’autre, de moments plus douloureux marqués par la maladie de la mère : «Mère souffrante et douleur retenue». Il y a comme une jonction dans la douleur, la souffrance :

«Voici la mer qui vomit ses algues

Tant de sables alourdis d’huile gluante»

Ce qu’il souhaite, par contre, c’est de retrouver sa terre natale par les étés brûlants, la mer «sans algues gluantes, sans soufre, sans fumées» noires ou jaunes.

Le battement des années

En définitive, toute cette quête se trouve constamment travaillée par le rythme des années qui passent, dont les résonances se font au plus profond de soi. Les «battements des années» sont associés au rythme du cœur, «vibrant de mille mélancolies», où la liberté est toujours présente. Ils rappellent les battements d’ailes d’un oiseau, à la recherche d’un envol qui déploie une grande sérénité, une ouverture sur le monde.

Le recueil est une poésie qui invite à la contemplation, qui résiste au fracas du monde, appelle à la dimension solaire, empreinte de clarté, laissant de côté ce qui a trait au brouillard et à la confusion. C’est une poésie où la mélancolie et l’écriture de l’exil opposent à la tourmente, un besoin de paix verlainienne, qui n’est pas loin de rappeler ses vers :

«Le ciel est par-dessus le toit

Si bleu si calme».

* Universitaire

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Gestern — 29. März 2026Kapitalis

Les Tunisiens attirés par les opportunités d’emploi en Allemagne

29. März 2026 um 12:13

Le salon de l’emploi Corp Village, organisé par le Centre d’orientation et de reconversion professionnelle (Corp) de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-allemande (AHK), tenu le 28 mars 2026, à Tunis, a connu un vif succès. Etaient présentes, plus de 40 entreprises recruteuses dans les secteurs IT, industrie, BTP, service client, etc. On a enregistré près de 17 000 inscrits et plus de 2 000 participants. C’est dire l’intérêt qu’accorde les jeunes tunisiens pour le travail à l’étranger et notamment en Allemagne.  

Le directeur exécutif de l’AHK Tunisie, Jörn Bousselmi, a confirmé à Mosaique FM que l’événement avait permis de mener environ 200 entretiens d’embauche directs, dans le but d’offrir aux jeunes de réelles opportunités professionnelles pouvant déboucher sur un contrat de travail. Il a souligné que ce type d’initiative repose sur le principe du bénéfice mutuel et ne se limite pas au simple placement de travailleurs qualifiés à l’étranger.

Tout en soulignant que l’expertise tunisienne est hautement reconnue, en particulier dans les domaines techniques, et en insistant sur l’importance de la maîtrise des langues, notamment de l’allemand, pour les petites et moyennes entreprises (PME), Jörn Boussalmi a expliqué que le salon réunit des institutions de divers secteurs, notamment le transport, la mécanique, l’électronique, la numérisation, ainsi que l’intelligence artificielle. Il met également en exergue des entreprises allemandes et tunisiennes désireuses de se développer à l’international.

De son côté, Kamel Ben Hamida, ingénieur résidant en Allemagne et représentant de l’association Tuniplus, a déclaré que l’association œuvre pour soutenir les jeunes Tunisiens souhaitant travailler en Allemagne en leur offrant gratuitement conseils et accompagnement.

Ce soutien comprend la présentation des opportunités disponibles, la préparation des candidatures, l’obtention des équivalences de diplômes et l’aide à l’intégration dans la société allemande et sur le marché du travail.

Il a souligné que Tuniplus, fondée en 2021, a accompagné plus de 350 jeunes hommes et femmes et aidé nombre d’entre eux à décrocher des contrats de travail, notamment dans des secteurs porteurs comme les transports, en tant que conducteurs de bus et de camions.

Il a également mis en avant le fait que l’Allemagne offre aujourd’hui des perspectives plus larges qu’auparavant, grâce à des procédures simplifiées et à un élargissement des domaines de recrutement couvrant de multiples spécialisations.

De plus, il est désormais possible de travailler ou de chercher un emploi même sans diplôme d’études supérieures, à condition de démontrer ses compétences professionnelles et sa maîtrise de l’allemand.

Ben Hamida a insisté sur le fait que le bénévolat et le développement des compétences personnelles sont essentiels pour améliorer les taux d’insertion, soulignant que la réussite des jeunes Tunisiens à l’étranger repose avant tout sur leur initiative individuelle, soutenue par des réseaux de mentorat et d’entraide en Tunisie comme en Allemagne.

I B.

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Traitement déséquilibré de la guerre au Moyen-Orient par les médias français

29. März 2026 um 11:37

Dans la déclaration que nous publions ci-dessous, une soixantaine de journalistes indépendants exerçant en France dénoncent la couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient par les grands médias français, qu’ils qualifient de «défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels», notamment américains et israéliens.   

Nous sommes journalistes, reporters, photojournalistes pigistes et de médias indépendants, exerçant en France et à l’international.

Depuis les attaques conjointes lancées par les États-Unis et Israël sur l’Iran, ainsi que la guerre enclenchée au Liban depuis le 2 mars, nous assistons, indignés, à une couverture médiatique défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels. Une défaillance qui ne date pas d’hier et qui s’inscrit dans une longue histoire de conflits perpétuels, notamment au Liban Sud, dans les territoires palestiniens occupés et à Gaza, où le traitement médiatique reste systématiquement le même : simpliste, orienté et répétitif, donnant l’impression d’un «nouveau» conflit à chaque escalade alors qu’il s’agit en réalité d’une continuité tragique ignorée ou minimisée.

Nous demandons qu’à une guerre asymétrique ne soit pas apposé un traitement médiatique asymétrique.

Sans essentialiser l’ensemble des médias, force est de constater que trop de journaux, de magazines, de chaînes de télévision et de radios produisent une lecture partielle de cette actualité pourtant majeure, aux conséquences humaines, politiques et géopolitiques considérables.

Nous ne comprenons pas les choix éditoriaux concernant les invité·es convié·es à commenter ces événements. Trop souvent, les plateaux sont occupés par des intervenant·es insuffisamment qualifié·es pour analyser des situations d’une telle complexité. Couvrir ces conflits exige pourtant une connaissance fine du terrain, une maîtrise des contextes historiques et une capacité à mobiliser des analyses géopolitiques rigoureuses.

Nous dénonçons également un manque criant de pluralisme. Les prises de parole de représentants israéliens sont fréquentes, parfois hégémoniques, alors même que le chef du gouvernement fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Dans le même temps, les représentants politiques des autres parties impliquées sont marginalisés, disqualifiés ou absents des grands espaces de débat.

Cette asymétrie dans l’accès à la parole contribue à orienter la perception du public et à appauvrir la compréhension du conflit.

Nous condamnons fermement les commentaires de plateau qui, sous couvert d’analyse, relèvent trop souvent de prises de position approximatives ou idéologiques. Ils participent à une déshumanisation des victimes, réduisant les morts iraniens, libanais et palestiniens à des données chiffrées, déconnectées de toute réalité humaine, sociale et historique.

Nous souhaitons également attirer l’attention sur les usages sémantiques profondément différenciés selon les parties concernées. Là où certains «meurent», d’autres sont «tués», voire «assassinés». Là où certaines opérations sont présentées comme des «frappes préventives», d’autres sont immédiatement qualifiées d’«attaques».

Ces choix lexicaux ne sont pas neutres : ils hiérarchisent implicitement les vies et orientent la lecture morale des événements.

De la même manière, le recours au terme «évacuation» pour désigner des déplacements massifs de populations civiles mérite d’être interrogé. Lorsqu’ils sont contraints, organisés sous la menace ou dans un contexte de bombardements, ces déplacements relèvent, en droit international humanitaire, de transferts forcés, voire de déportations.

L’article 49 de la Quatrième Convention de Genève interdit explicitement «les transferts forcés individuels ou massifs, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé», sauf impératif absolu de sécurité, une exception strictement encadrée et dont l’interprétation ne saurait être extensible à des politiques de déplacement généralisé.

Nous nous indignons de voir certaines informations émanant des autorités américaines ou israéliennes reprises sans distance critique, parfois en temps réel, tandis que des faits documentés concernant des violations du droit international imputables à ces mêmes acteurs sont systématiquement relativisés, minimisés ou entourés de doutes excessifs. Cette asymétrie dans le traitement de la preuve fragilise la crédibilité du travail journalistique.

Nous sommes également préoccupés par la multiplication de chroniqueurs et chroniqueuses présents non pas pour établir des faits, mais pour exprimer des positions idéologiques. Ce glissement brouille la frontière entre information et opinion, au risque de transformer certains espaces médiatiques en chambres d’écho ou en instruments de légitimation politique.

En ce sens, nous appelons nos consœurs et confrères exerçant dans les rédactions télévisées, radiophoniques et de presse écrite à large audience à se montrer à la hauteur de leurs responsabilités. Leur engagement est encadré par des principes clairs, notamment ceux énoncés dans la charte de Munich : recherche de la vérité, vérification des faits, indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques, refus de la manipulation.

Nous les appelons à sortir de l’écueil de l’autocensure, qu’elle soit imposée, intériorisée ou structurelle, qui conduit trop souvent à tordre, simplifier ou édulcorer l’information. En agissant ainsi, c’est le droit fondamental des citoyennes et des citoyens à une information libre, complète et honnête qui est compromis.

Informer, ce n’est pas relayer. Informer, ce n’est pas hiérarchiser les vies. Informer, ce n’est pas choisir ses mots au service d’un récit dominant.

Informer, c’est donner à comprendre, avec rigueur, honnêteté et courage.

Aujourd’hui plus que jamais, face à des conflits d’une gravité extrême, notre responsabilité collective est engagée.

Source : Acrimed

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L’agriculture tunisienne face au défi des petites exploitations

29. März 2026 um 08:30

La Tunisie, pays méditerranéen où l’agriculture représente un pilier économique et social majeur, fait face à un défi structurel de taille : la fragmentation de ses terres agricoles. Avec une superficie moyenne par exploitation tournant autour de 10 hectares, et une majorité de petites exploitations de moins de 5 hectares, le secteur agricole tunisien doit réinventer ses modèles de production pour rester compétitif, durable et résilient. Cette réalité, loin d’être une fatalité, peut devenir une opportunité si elle est abordée avec innovation et pragmatisme.

Zouhaïr Ben Amor *

Face au changement climatique, à la raréfaction de l’eau et aux exigences croissantes des marchés, l’agriculture tunisienne doit opérer une transformation profonde. Cette évolution ne peut se faire en imitant les modèles intensifs de grande échelle, mais en capitalisant sur les atouts des petites structures : flexibilité, adaptation rapide, qualité et valorisation des spécificités locales.

L’agriculture de précision : optimiser chaque mètre carré

L’une des réponses les plus prometteuses aux contraintes des petites surfaces réside dans l’agriculture de précision. Cette approche, rendue accessible grâce aux technologies numériques, permet d’optimiser l’utilisation des intrants, de l’eau et du travail sur des parcelles même réduites. L’utilisation de capteurs d’humidité du sol, de stations météorologiques connectées et d’applications mobiles permet aux agriculteurs de prendre des décisions éclairées en temps réel.

L’irrigation goutte-à-goutte, déjà répandue dans certaines régions tunisiennes, peut être couplée à des systèmes automatisés qui ajustent l’apport en eau selon les besoins réels des cultures. Cette technologie, particulièrement adaptée aux climats arides et semi-arides comme celui de la Tunisie, permet d’économiser jusqu’à 50% d’eau par rapport aux méthodes traditionnelles tout en augmentant les rendements. Pour les petits agriculteurs, cela signifie une productivité accrue sans expansion territoriale.

Les drones agricoles, autrefois réservés aux grandes exploitations, deviennent progressivement accessibles aux petits producteurs via des services mutualisés. Ces outils permettent de cartographier les parcelles, d’identifier les zones de stress hydrique ou les foyers de maladies, et d’appliquer les traitements de manière ciblée. Cette précision réduit les coûts, limite l’impact environnemental et améliore la rentabilité des petites surfaces.

La diversification et l’intensification écologique

Sur de petites exploitations, la monoculture présente des risques économiques et agronomiques majeurs. La diversification des cultures constitue une stratégie essentielle pour stabiliser les revenus, enrichir les sols et limiter les risques liés aux fluctuations des marchés ou aux aléas climatiques. Les systèmes agroforestiers, associant arbres fruitiers et cultures annuelles, représentent une option particulièrement adaptée au contexte tunisien.

L’olivier, culture emblématique de la Tunisie, peut être associé à des légumineuses, des céréales ou des plantes aromatiques. Cette polyculture permet non seulement de multiplier les sources de revenus, mais aussi d’améliorer la fertilité des sols grâce aux légumineuses qui fixent l’azote atmosphérique.

Les cultures intercalaires créent également des microclimats favorables et réduisent l’évaporation de l’eau, un atout majeur dans les zones arides.

Le maraîchage intensif biologique représente une autre voie d’avenir. Sur des surfaces réduites, il est possible de produire une grande variété de légumes à haute valeur ajoutée en adoptant des techniques comme les cultures sur buttes, le paillage, le compostage et la rotation rapide des cultures. Ces pratiques, inspirées de la permaculture et de l’agroécologie, permettent d’obtenir des rendements élevés tout en régénérant les sols et en limitant la dépendance aux intrants chimiques.

L’élevage intégré à petite échelle, qu’il s’agisse de volailles, d’ovins ou de caprins, peut compléter les revenus agricoles tout en fournissant du fumier de qualité pour fertiliser les cultures. Ce modèle circulaire, où les déchets d’une activité deviennent ressources pour une autre, maximise l’efficacité de chaque hectare exploité.

La valorisation et la commercialisation directe

Pour qu’une petite exploitation soit viable économiquement, il ne suffit pas de produire efficacement : il faut aussi capter une plus grande part de la valeur créée.

La transformation à la ferme et la vente directe permettent aux agriculteurs de s’affranchir des intermédiaires et d’augmenter significativement leurs marges.

La production d’huile d’olive premium, de confitures artisanales, de fromages fermiers ou de produits séchés représente autant d’opportunités de valorisation.

Les circuits courts, via les marchés de producteurs, les paniers hebdomadaires ou les plateformes de vente en ligne, connaissent un essor en Tunisie, particulièrement dans les zones périurbaines.

Ces canaux permettent aux consommateurs d’accéder à des produits frais et de qualité tout en garantissant aux producteurs une rémunération équitable. Les labels de qualité, qu’ils soient biologiques, équitables ou d’appellation d’origine, constituent des leviers de différenciation et de valorisation.

L’agritourisme représente une autre source de diversification des revenus. Les petites exploitations, souvent situées dans des cadres naturels préservés, peuvent accueillir des visiteurs pour des activités de découverte, des dégustations, voire des séjours à la ferme. Cette activité, qui combine agriculture et tourisme, génère des revenus complémentaires tout en valorisant le patrimoine rural et en sensibilisant le public aux réalités agricoles.

L’organisation collective et la mutualisation

Les petites exploitations, prises isolément, souffrent d’un manque de pouvoir de négociation face aux fournisseurs et aux acheteurs, ainsi que de difficultés à accéder aux équipements coûteux. L’organisation collective, sous forme de coopératives, de groupements d’intérêt économique ou d’associations, constitue une réponse structurelle à ces défis.

La mutualisation des équipements agricoles permet de réduire les coûts d’investissement et d’exploitation. L’achat groupé de tracteurs, de matériel d’irrigation, de chambres froides ou d’unités de transformation devient accessible lorsque plusieurs agriculteurs s’associent. Les Coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma), déjà présentes en Tunisie, méritent d’être développées et modernisées.

L’achat groupé d’intrants (semences, engrais, aliments pour animaux) permet d’obtenir des prix plus avantageux et de négocier des conditions de paiement adaptées. De même, la commercialisation collective, via des centrales d’achat ou des plateformes communes, renforce le pouvoir de négociation des producteurs et assure des débouchés stables.

Les organisations de producteurs jouent également un rôle crucial dans le transfert de connaissances et l’innovation. Les formations collectives, les démonstrations de techniques agricoles et les échanges d’expériences entre pairs accélèrent l’adoption de pratiques performantes. Les réseaux d’agriculteurs, qu’ils soient physiques ou digitaux, constituent des espaces d’apprentissage mutuel et de soutien.

La gestion durable de l’eau et des sols

L’eau constitue la ressource la plus critique pour l’agriculture tunisienne. Face au stress hydrique croissant, les petites exploitations doivent adopter une gestion rigoureuse de cette ressource précieuse. Au-delà de l’irrigation goutte-à-goutte, des techniques comme la récupération des eaux de pluie, l’utilisation d’eaux usées traitées et la sélection de variétés résistantes à la sécheresse s’imposent.

Les bassins de rétention, les citernes et les systèmes de drainage permettent de stocker l’eau pendant les périodes pluvieuses pour l’utiliser durant les mois secs. Ces infrastructures, dimensionnées à l’échelle de petites exploitations, peuvent être soutenues par des programmes d’aide publique ou des financements solidaires.

La santé des sols conditionne la productivité à long terme. L’agriculture de conservation, qui limite le travail du sol, maintient une couverture végétale permanente et privilégie les rotations de cultures, permet de préserver et d’améliorer la fertilité des terres. Ces pratiques réduisent l’érosion, augmentent la matière organique et améliorent la capacité de rétention en eau des sols, autant d’avantages cruciaux pour les exploitations de petite taille.

Le compostage, qu’il soit réalisé à partir de déchets végétaux, de fumiers ou de biodéchets, constitue une source d’engrais organique gratuite et de qualité. Cette pratique, accessible à tous les agriculteurs quelle que soit la taille de leur exploitation, contribue à fermer les cycles de nutriments et à réduire la dépendance aux engrais chimiques importés.

L’accompagnement institutionnel et le financement

L’évolution de l’agriculture tunisienne vers des modèles adaptés aux petites exploitations nécessite un soutien institutionnel fort. Les politiques publiques doivent reconnaître la spécificité de ces structures et adapter les dispositifs d’aide en conséquence. Les subventions à l’investissement, les aides à la conversion vers l’agriculture biologique et les programmes de formation doivent être rendus accessibles aux petits producteurs.

L’accès au financement représente un enjeu majeur. Les institutions financières traditionnelles hésitent souvent à prêter aux petits agriculteurs, considérés comme risqués. Le développement de la microfinance agricole, des systèmes de garantie mutuelle et des fonds de crédit solidaire peut débloquer cette situation. Les plateformes de financement participatif constituent également une alternative intéressante pour financer des projets innovants.

La vulgarisation agricole et le conseil technique doivent être renforcés et adaptés aux réalités des petites exploitations. Les centres de formation, les fermes-écoles et les programmes de tutorat permettent de transférer les connaissances et les bonnes pratiques. L’utilisation des technologies numériques (applications mobiles, vidéos tutorielles, forums en ligne) démocratise l’accès à l’information et au savoir agricole.

La recherche agronomique doit également orienter ses travaux vers les problématiques spécifiques des petites exploitations : variétés adaptées aux conditions locales, techniques culturales économes en intrants, systèmes de culture diversifiés et résilients. Les partenariats entre instituts de recherche, organisations de producteurs et agriculteurs-innovateurs peuvent accélérer le développement et la diffusion de solutions adaptées.

L’innovation et les nouvelles opportunités

L’agriculture urbaine et périurbaine connaît un développement rapide en Tunisie, notamment autour des grandes villes comme Tunis, Sfax ou Sousse. Sur de très petites surfaces, il est possible de produire des légumes, des herbes aromatiques ou même de pratiquer l’aquaponie (culture de végétaux associée à l’élevage de poissons). Ces systèmes intensifs et innovants répondent à la demande croissante de produits frais locaux et créent des emplois en zone urbaine.

La culture sous serre, qu’elle soit chauffée ou non, permet de prolonger les saisons de production et de cultiver des espèces exigeantes même sur de petites surfaces. Les serres modernes, équipées de systèmes de contrôle climatique et d’irrigation automatisée, offrent des rendements élevés et une production de qualité constante. L’investissement initial peut être amorti grâce aux prix premium obtenus pour des produits hors-saison.

Les plantes aromatiques et médicinales représentent un créneau à haute valeur ajoutée particulièrement adapté aux petites surfaces. La Tunisie dispose d’un patrimoine végétal riche (thym, romarin, verveine, géranium) et d’un savoir-faire reconnu dans la distillation d’huiles essentielles. La production biologique certifiée de ces plantes répond à une demande internationale croissante et génère des revenus substantiels par unité de surface.

L’apiculture constitue une activité complémentaire idéale pour les petites exploitations. Elle nécessite peu d’espace, s’intègre parfaitement aux cultures fruitières et aromatiques, et produit des revenus intéressants. Le miel tunisien, notamment les miels monofloraux d’eucalyptus, d’oranger ou de thym, bénéficie d’une excellente réputation et peut être valorisé sur des marchés de niche.

Vers une agriculture tunisienne résiliente et prospère

L’évolution de l’agriculture tunisienne face au défi des petites exploitations ne passe pas par l’imitation des modèles industriels à grande échelle, mais par l’innovation, la diversification et la valorisation des atouts locaux. Les technologies numériques, l’agroécologie, l’organisation collective et la transformation à la ferme offrent des leviers puissants pour améliorer la productivité, la rentabilité et la durabilité des petites structures agricoles.

Cette transformation nécessite cependant un engagement collectif. Les agriculteurs doivent être accompagnés dans leur transition par des politiques publiques adaptées, un accès facilité au financement et au conseil technique, et des infrastructures rurales modernisées. La recherche agronomique, la formation et la vulgarisation jouent un rôle central dans la diffusion des innovations.

Les petites exploitations tunisiennes, loin d’être un handicap, peuvent devenir le fer de lance d’une agriculture de qualité, respectueuse de l’environnement et ancrée dans les territoires. En combinant savoir-faire traditionnel et innovations technologiques, en privilégiant la qualité sur la quantité et en renforçant les liens entre producteurs et consommateurs, l’agriculture tunisienne peut construire un modèle de développement original, résilient et porteur d’avenir.

Face aux défis du changement climatique, de la sécurité alimentaire et du développement rural, les petites exploitations tunisiennes disposent de nombreux atouts : flexibilité, capacité d’adaptation, proximité avec les écosystèmes locaux et potentiel d’innovation. L’enjeu est maintenant de mobiliser ces atouts, de lever les obstacles structurels et de créer un environnement favorable à l’épanouissement d’une agriculture à taille humaine, performante et durable.

* Universitaire.

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Equipe de Tunisie de football | L’ère Lamouchi démarre avec une victoire

29. März 2026 um 08:28

Pour son premier match sous la direction de l’entraîneur Sabri Lamouchi, l’équipe de Tunisie de football a remporté une victoire 1-0 contre Haïti lors d’’un match amical disputé aujourd’hui, dimanche 29 mars 2026, à Toronto, au Canada, dans le cadre de la préparation des deux équipes pour la phase finale de la Coupe du Monde 2026.

Ce match a offert au nouveau sélectionneur national une occasion précieuse d’évaluer les capacités des nouveaux venus comme Rani Khedira, Rayan Elloumi, Ghaith Zaalouni et Adam Arous.

L’équipe de Tunisie, privée de plusieurs joueurs clés, en particulier en défense (Montasser Talbi et Dylan Bronn) et au milieu de terrain (Hannibal Mejbri), disputera un deuxième match amical contre le Canada le 31 mars.

Sebastian Tounekti, l’attaquant du Celtic Glasgow, a ouvert le score pour la Tunisie à la 7e minute, sur une passe d’Ismail Gharbi, qui évolue à Augsbourg en Allemagne.

Durant ce stage de préparation, Lamouchi travaillera à mieux connaître les joueurs et à évaluer leur préparation physique, technique et mentale, ainsi que leur capacité d’adaptation à ses idées tactiques. Il finalisera ensuite sa sélection lors de la dernière phase de préparation à la Coupe du Monde, qui comprend deux matchs amicaux importants début juin contre l’Autriche et la Belgique.

Il est à noter que l’équipe de Tunisie évoluera dans le groupe F de la Coupe du Monde, aux côtés des Pays-Bas, du Japon et du vainqueur du deuxième barrage européen (Suède ou Pologne). Haïti jouera dans le groupe C avec le Brésil, l’Écosse et le Maroc.
Pour le match d’aujourd’hui, Lamouchi alignait la composition suivante : Sabri Ben Hassen – Adam Arous – Mohamed Amine Ben Hamida – Ghaith Zaalouni (Moataz Nefati) – Mortadha Ben Ouanes – Ellyes Skhiri – Rani Khedira (Mohamed Haj Mahmoud) – Ismail Gharbi (Elias Saad) – Sebastian Tounekti (Louay Ben Farhat) – Khalil Ayari. (Sayfallah Ltaif) – Rayan Elloumi (Hazem Mastouri).

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Colloque à l’ISHTC | Il y a 70 ans, la Tunisie devient indépendante

29. März 2026 um 07:56

À l’occasion du 70e anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, l’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine (ISHTC – Université de Manouba) a tenu un colloque à Yasmine Hammamet sur le thème «Indépendance, luttes, négociations et quête de souveraineté », les 26, 27 et 28 mars 2026, à Yasmine Hammamet. Compte-rendu des débats…

Adel Ben Youssef *

Le comité scientifique de l’ISHTC, composé des professeurs Fayçal Chérif, Ali Aït Mihoub et Bilel Saoudi a souhaité replacer la notion d’indépendance «dans un cadre plus nuancé, en prenant en considération les contraintes objectives qui ont jalonné son cheminement».

Par une approche comparatiste, le colloque visait une réflexion approfondie sur les dimensions politiques, militantes et militaires de la lutte pour l’indépendance, et cherchait à déterminer dans quelle mesure cet événement a réellement abouti à une souveraineté pleine et entière.

L’ouverture a réuni, autour du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaid, le recteur de l’Université de Manouba, Pr. Ameur Chérif, la gouverneure de Nabeul, Hana Chouchani.

Aboutissement des sacrifices des aïeux

Le directeur de l’ISHTC, Pr. Khaled Abid, a replacé l’indépendance dans son contexte historique local et international, passant en revue les réalisations de l’État national à l’aube de l’indépendance, notamment en matière d’enseignement et de recherche scientifique. Il a salué le parrainage présidentiel de la manifestation et rappelé les activités de l’ISHTC : colloques, publications et acquisitions d’archives… Il a dénoncé certaines dérives post-14 janvier 2011 qui ont tenté de transformer cette institution de recherche, qui s’apprête à fêter sa cinquantième année dans trois ans, le Programme national de recherche scientifique (lancé en octobre 1979), en simple établissement d’enseignement supérieur, affirmant que «l’ISHTC restera pour toujours le garant de l’histoire et de la mémoire tunisiennes»

Le ministre Belaid a souligné la symbolique de la fête de l’indépendance et les étapes de la lutte nationale contre le colonialisme français. Il a rappelé que le 20 mars 1956 incarne l’aboutissement des sacrifices de nos aïeux et a insisté sur les priorités de l’État indépendant : enseignement, santé et modernisation, en particulier pour la femme.

Le recteur de l’Université de Manouba, Pr. Ameur Cherif, a annoncé l’acquisition par le MESRS d’un grand scanner pour microfilms, qui sera mis à disposition des chercheurs et étudiants de l’ISHTC. Il a aussi rappelé la place de l’ISHTC dans les sciences humaines et sociales en Tunisie et l’engagement de l’université pour le rapatriement et la conservation des archives tunisiennes conservées en France, ainsi que pour le rayonnement national et international de l’institution. 

La clôture du colloque s’est déroulée en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, qui a souligné l’attention portée à l’histoire nationale, rappelant que la création du ministère de la Culture en 1961 fut un pari du gouvernement de l’indépendance, et a souligné que la culture est un pilier de développement durable, offrant des réponses créatives aux défis contemporains.

Le réalisme de Bourguiba a prévalu

La conférence d’ouverture, donnée par l’ancien directeur de l’Institut supérieur du mouvement national (ISMN) et spécialiste en histoire contemporaine, Pr. Noureddine Dougui, a porté sur «L’indépendance de la Tunisie : une genèse difficile». Le conférencier a retracé les étapes du mouvement national depuis l’occupation du territoire le 24 avril 1881, jusqu’au déclenchement de la lutte armée après le congrès du Néo-Destour le 18 janvier 1952 à Sidi Mahrez, après l’échec des négociations franco‑tunisiennes suite à la note du 15 décembre 1951.

Avec l’escalade de la résistance armée, la France a fini par proposer l’autonomie interne : le 31 juillet 1954, Pierre Mendès-France prononce son discours à Carthage, ouvrant la voie à un accord avec le Néo-Destour et Habib Bourguiba autorisé de rentrer en Tunisie le 1er juin 1955 ; les conventions du1er et du 3 juin 1955, signées par Edgar Faure et Tahar Ben Ammar, instituent l’autonomie interne.

Les négociations pour l’indépendance totale butaient sur le veto des milieux coloniaux «Les Prépondérants», mais grâce au réalisme de Bourguiba, la Tunisie obtient finalement son autonomie totale et le protocole du 20 mars 1956 est signé au Quai d’Orsay par le ministre français des Affaires étrangères Christian Pineau et le Premier ministre tunisien Tahar Ben Ammar, dix‑huit jours après la fin du protectorat français au Maroc. Ces reconnaissances s’inscrivent aussi dans le contexte de la volonté française de préserver l’Algérie sous sa domination après le déclenchement de la guerre de libération le 1er   novembre 1954.

Les sept séances scientifiques ont accueilli 30 communications présentées par des spécialistes venus de 11 pays : Tunisie, France, Espagne, Italie, Grande‑Bretagne, Algérie, Maroc, Libye, Égypte, Liban et Palestine. Côté tunisien, les universités de la Manouba, de Tunis I, d’El Manar, de Sousse et de Jendouba étaient représentées.

Parmi les intervenants français figuraient Pr. Pierre Vermeren, ami de longue date de la Tunisie et du Maroc, Anne Clair Bonneville et Alya Aghlan (de Paris I Panthéon‑Sorbonne). L’Université de Castille‑La Mancha (Espagne) était représentée par Pr. Miguel Hernando de Larramendi et l’Université de Pérouse (Italie) par Pr. Laura Morreale.

Les collègues du Liban et de Palestine n’ont pas pu se rendre en Tunisie en raison du conflit militaire au Moyen‑Orient. Néanmoins, le directeur de l’ISHTC a maintenu leurs noms sur l’affiche officielle et demandé à des collègues de lire les résumés de leurs communications. 

Les intervenants mêlaient historiens, chercheurs confirmés et deux enseignants en sociologie, audiovisuel, anthropologie, presse…. Parmi eux, le jeune chercheur et diplomate Youssef Tlili (petit‑ fils du leader national Ahmed Tlili) qui a présenté un entretien inédit de 75 pages réalisé par l’écrivain et journaliste pakistanais Ahmad Ikbel avec son grand- père lors de son séjour aux États‑Unis en 1951. Cet entretien sera publié par l’ISHTC, a indiqué son directeur. 

Les débats qui ont suivi les communications ont été intenses et de haut niveau, abordant toutes les questions sans réserve.

En somme, le colloque international de l’ISHTC constitue une réussite sur tous les plans et marque un tournant important dans la recherche sur l’indépendance de la Tunisie.

* Université de Sousse.

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Le poème du dimanche | ‘‘Nachwah’’ (1) de Abdellatif Laâbi

29. März 2026 um 07:25

Né en 1942 à Fès, au Maroc, Abdellatif Laäbi est poète, romancier, essayiste, traducteur, auteur pour jeunesse.

Fondateur en 1966 de la revue Souffles qui jouera un grand rôle dans la littérature contestataire au Maroc et au Maghreb, son œuvre sera l’expression d’un engagement intellectuel qui le mènera en prison de 1972 à 1980. Il s’exile en France en 1985 où il vit. Son œuvre, importante, est couronnée de nombreux prix et distinctions littéraires. Prix Goncourt de la poésie, 2009.

Tahar Bekri

Quel poète

profane ou mystique

n’a pas célébré le vin ?

Avec son masculin khamr

et son féminin khamrah

la langue arabe a rendu androgyne

la « fille du raisin »

Mais que sont les échansons devenus ?

Reviendra-t-il

le temps des commensaux ?

« Ah ! Verse-moi du vin

et dis tout haut qu’il s’agit bien là de vin (2)»

Foin des censures

des « tu penses comme moi ou je te tue »

des livres que l’on ne touche

que si l’on est propre

comme un sou neuf

des « identités meurtrières »

(merci, Amin Maalouf)

des machines à fabriquer la haine

à brasser le vent des idées creuses

et venimeuses

Ah ! foin, foin…

Je tombe de fatigue

Allons !

cher échanson

verse-moi

verse-nous du vin

Khamr

khamrah

cette fille androgyne

du raisin

Extrait de ‘‘Un dernier pour la route’’, à paraître aux éditions Le Castor Astral (Remerciements à l’auteur).

1) En arabe, griserie, euphorie, extase.

2) Abu Nowas (VIIIe-IXe siècle), né en Iran et mort à Bagdad, célèbre pour sa poésie bachique et érotique.

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Décès de Liamine Zéroual | Ancien président et vétéran de la guerre d’indépendance

29. März 2026 um 07:12

Liamine Zeroual, l’ancien président de la République algérienne, vétéran de la Guerre d’indépendance et acteur central des années de turbulence des années 1990, est décédé ce samedi soir, 28 mars 2026, à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja à Alger, des suites d’une longue maladie, a annoncé la Présidence de la République dans son communiqué officiel rendant hommage à «un homme de convictions, un serviteur de l’Algérie et un acteur de sa paix et de sa stabilité».

Né le 3 juillet 1941 à Batna, dans le massif des Aurès, Liamine Zéroual rejoint très jeune l’Armée de libération nationale (ALN) pour lutter contre la colonisation française. Cette expérience forge son caractère et son engagement pour le service de la nation.

Après l’indépendance, il poursuit une carrière militaire ascendante, culminant avec sa nomination comme ministre de la Défense en 1993, dans un pays plongé dans la violence et l’instabilité politique.

En 1994, alors que l’Algérie est au cœur de la guerre civile, Zéroual devient président de la République. Sa présidence, officialisée par l’élection de 1995, se déroule dans un contexte dramatique : massacres, attentats et tensions politiques extrêmes. Confronté à la nécessité de maintenir l’État en équilibre, il adopte une approche mêlant fermeté et dialogue, tentant d’ouvrir des voies de réconciliation avec certains groupes armés et de préserver la cohésion nationale.

Son mandat est marqué par des choix délicats : maintien de la sécurité dans un climat de terreur, réformes institutionnelles limitées mais symboliques, et équilibre entre pouvoir civil et militaire. Sa décision de ne pas se représenter en 1999 est interprétée comme un geste de respect de l’institution présidentielle, un refus de personnaliser le pouvoir et une volonté de privilégier l’intérêt du pays.

Au-delà de la politique, Zéroual reste pour beaucoup la figure du militaire-républicain engagé, attaché à la défense de l’État et conscient des responsabilités historiques de sa génération. Son parcours illustre les défis de l’Algérie post-indépendance : construire la stabilité d’un État jeune tout en gérant des crises profondes et durables.

La disparition de Zéroual suscite de nombreux hommages. Des anciens responsables politiques, militaires et intellectuels saluent son engagement et sa rigueur. Les citoyens, sur les réseaux sociaux et dans les médias, se remémorent ses discours et son action durant la guerre civile, exprimant respect et gratitude pour son rôle dans l’histoire du pays.

Aujourd’hui, l’Algérie se recueille. L’histoire retiendra Liamine Zéroual comme un serviteur de la nation, militaire et président à la fois, dont le nom restera gravé dans la mémoire collective. De sa jeunesse dans les Aurès à la présidence de la République, il aura incarné le combat pour l’indépendance, puis la responsabilité dans les heures les plus difficiles du pays.

Djamal Guettala 

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Hommage | Le nom du Dr Jed Henchiri désormais gravé au cœur de la Faculté

Von: Yusra NY
29. März 2026 um 00:11

En coordination avec l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM), la Faculté de médecine de Sfax a rendu hommage, ce samedi 28 mars 2026 au regretté Dr Jed Henchiri.

Dans un communiqué, l’OTJM annonce que le célèbre amphithéâtre n°4 a été officiellement rebaptisé au nom du regretté Dr Jed Henchiri,  figure emblématique de la lutte pour la dignité du secteur de la santé publique en Tunisie..

Au-delà du changement de nom, une plaque commémorative a été dévoilée à l’entrée de l’amphithéâtre, retraçant le parcours militant et professionnel du Dr Henchiri, offrant ainsi aux générations futures d’étudiants et de praticiens un rappel vivant de son engagement indéfectible pour l’amélioration des conditions de soin et de travail.

« Tisser le lien entre le passé et l’avenir, c’est aussi savoir honorer ceux qui ont bâti, par leur courage, les fondements de nos revendications actuelles », ont indiqué les organisateur lors de la cérémonie.

Le Dr Jad Henchiri, disparu mais jamais oublié, reste gravé dans la mémoire collective pour son intégrité et sa détermination.

A travers cet hommage, ses confrères et successeurs assurent que son combat pour une santé publique de qualité continue de résonner dans les couloirs de la faculté.

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