Le nouveau staff technique de l’équipe de Tunisie de football, qui sera dirigé par le Franco-tunisien Sabri Lamouchi, comprend également l’ancien attaquant international Wahbi Khazri comme responsable du département analyse.
Les autres membres du staff, dont les noms ont été annoncés, mardi 20 janvier 2026, par la Fédération tunisienne de football (FTF), sont Michael Hefele, entraîneur adjoint, Olivier Pedemas, entraîneur des gardiens, et Cedric Blomme, préparateur physique.
Pour rappel, Sabri Lamouchi a été nommé, mercredi dernier, en tant que nouveau sélectionneur des Aigles de Carthage, en remplacement de Sami Trabelsi, qui a préféré jeter l’éponge après les mauvais résultats du Onze tunisien lors de la dernière CAN au Maroc. Selon le bureau fédéral, le contrat d’objectifs avec Lamouchi s’étend dans une première phase jusqu’au 31 juillet 2027. Dans une déclaration à l’agence Tap, Moez Mestiri, porte-parole officiel de la FTF, avait également précisé que «le travail du staff technique sera ensuite évalué par le bureau fédéral et, si les résultats sont jugés satisfaisants, le contrat sera prolongé jusqu’au 31 juillet 2028».
En d’autres termes, la fin du bail de Lamouchi avec les Aigles de Carthage ne dépend pas de leurs résultats lors du Mondial 2026 aux Etats-Unis, u Canada et au Mexique.
«Ils nous terrorisent au quotidien.» Cette phrase, prononcée par un Iranien aujourd’hui exilé en France, résume une expérience partagée par des millions de ses compatriotes. En Iran, la répression ne se limite pas aux arrestations arbitraires, aux exécutions ou à l’écrasement violent des mouvements de contestation. Elle s’inscrit dans la durée, s’infiltre dans l’enfance et façonne durablement les esprits.(Ph. La répression sanglante des manifestations en Iran a fait des milliers de morts en deux semaines).
Djamal Guettala
«Nous avons peur de l’école, des professeurs, de nos parents, de la police, des tribunaux, de la nuit, de la mort, de l’au-delà, de Dieu, de tout.» Ce témoignage brut dit l’essentiel : la peur n’est pas un accident du système iranien, elle en est l’un des piliers. L’autorité y est omniprésente, jamais neutre. Chaque institution devient un relais du pouvoir politique et religieux.
Dès le plus jeune âge, l’enfant apprend à se taire, à obéir, à se méfier. L’école, censée émanciper, est un espace de contrôle idéologique. Les enseignants sont redoutés autant pour leurs sanctions que pour leur rôle dans la transmission d’un ordre moral strict. La religion, omniprésente dans l’espace public comme dans la sphère privée, renforce cette emprise en instillant la crainte du péché et du châtiment divin. Le politique et le sacré se confondent.
Une autocensure permanente
Cette terreur déborde aujourd’hui largement le cadre physique pour investir le champ numérique. «En Iran, tout le monde a peur d’envoyer des messages à l’étranger.» La surveillance des communications est devenue une réalité quotidienne. Les Iraniens effacent photos et vidéos de leurs téléphones, redoutant les contrôles, les accusations floues mais lourdes de conséquences. Un simple message, une image mal interprétée, peut suffire à bouleverser une existence.
Ce climat engendre une autocensure permanente. On parle peu, ou à demi-mot. On supprime, on efface, on se méfie. La peur devient réflexe. Elle structure les relations sociales, détruit la confiance et isole les individus. Le régime n’a pas besoin d’être visible en permanence : il est déjà là, intériorisé, inscrit dans les comportements.
L’exil, souvent perçu comme une libération, ne suffit pas à effacer ces traces. «J’ai aussi peur de la police en France sans raison apparente, j’ai peur de mon patron, de mon supérieur. J’ai peur d’être seul la nuit.» Cette confession éclaire une dimension moins visible de la répression : ses effets psychologiques durables. Même loin de l’Iran, même dans un État de droit, la peur persiste.
Le silence comme stratégie de survie
Les spécialistes parlent de traumatisme complexe, produit par une exposition prolongée à la violence, à la surveillance et à l’arbitraire. Chez de nombreux exilés iraniens, la peur ne disparaît pas avec la frontière. Elle se déplace, se transforme, mais continue d’organiser le rapport à l’autorité, au travail, à la société. Le silence reste une stratégie de survie.
«Tout cela finira bientôt, mais ces souvenirs resteront gravés dans nos mémoires.» L’espoir demeure, fragile mais réel. Les mouvements de contestation récurrents montrent que la société iranienne n’est ni soumise ni résignée. Mais le jour où ce régime tombera, la reconstruction ne sera pas seulement politique. Elle sera aussi psychique, sociale et mémorielle.
Ce témoignage rappelle une vérité essentielle : une dictature ne se contente pas de gouverner par la force. Elle fabrique des générations marquées par la peur. Et même lorsque l’exil offre un refuge, la terreur continue de parler à voix basse, depuis l’intérieur.
C’est la dernière trouvaille du président américain Donald Trump dans sa prédication illimitée et sa quête de domination totale du monde. Après l’enlèvement d’un chef d’État et sa volonté agressive de s’emparer de territoires qui ne lui appartiennent pas, le voilà qui annonce un «Conseil de la paix» dont la première mission est la mise sous tutelle de Gaza avant de s’étendre aux autres zones de conflits et in fine de se substituer aux Nations Unies.
Imed Bahri
Pour être membre permanent de ce nouveau «machin», il faudra verser un milliard de dollars par an, l’ordre du jour est soumis à l’approbation de Trump qui est d’ailleurs le seul à disposer d’un droit de veto, et le seul habilité à interpréter la charte de cette nouvelle institution qui a vocation à faire de lui le maître incontesté et incontestable du monde. Ubu roi dans toute sa splendeur!
Une enquête de Lauren Kaori Gurley et Michael Birnbaum parue dans le Washington Post rappellent les appels répétés lancés par Trump ce week-end aux dirigeants mondiaux pour qu’ils rejoignent ce nouveau «Conseil de la paix», qu’il présente comme une organisation internationale de consolidation de la paix.
Un responsable américain a confirmé que la cotisation d’un milliard de dollars représente le coût d’une adhésion permanente mais a précisé qu’aucune contribution n’est requise pour y adhérer et que les pays qui ne s’acquitteront pas de cette cotisation bénéficieront d’une adhésion de seulement trois ans.
Ce responsable américain, qui a partagé ces informations sous couvert d’anonymat, a confirmé l’existence d’un projet de charte pour le conseil proposé mais la Maison-Blanche ne l’a pas rendu public. Times of Israel en a publié une copie en ligne dimanche.
Vendredi, la Maison-Blanche a annoncé en grande pompe la création d’un nouveau conseil dans le cadre du plan de Trump visant à superviser la reconstruction de la bande de Gaza dévastée. Cependant, le projet de charte diffusé ne fait aucune mention directe du territoire palestinien. Cette absence de mention a alimenté les spéculations selon lesquelles Trump chercherait à établir une alternative aux Nations Unies sous l’égide des États-Unis.
Des dirigeants du monde entier, dont ceux de l’Argentine, du Canada, de l’Égypte, de la France, de la Hongrie, de l’Inde, de l’Italie et de la Turquie, ont été invités à rejoindre cette charte internationale pour la consolidation de la paix. Le roi Abdallah de Jordanie a également été invité, d’après une annonce du ministère jordanien des Affaires étrangères dimanche. L’Égypte et la Turquie ont confirmé avoir reçu l’invitation mais n’ont pas encore indiqué si elles y adhéreraient. Jusqu’à lundi 19 janvier 2026, 60 pays ont reçu de invitations pour rejoindre la nouvelle organisation internationale de Trump.
Un organe «plus souple et plus efficace»
Le projet de charte publié par Times of Israel semble conférer au Conseil des pouvoirs bien plus étendus que ceux envisagés par Trump en octobre dernier, lorsqu’il a contribué à négocier le cessez-le-feu à Gaza. Le mois suivant, le Conseil de sécurité de l’Onu a approuvé le plan de Trump visant à créer un Conseil chargé de superviser les efforts de reconstruction de Gaza.
Selon le projet, la mission du Conseil est de «promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance saine et légitime et garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par un conflit».
La charte souligne également «la nécessité d’un organe international de consolidation de la paix plus souple et plus efficace» et appelle à la formation d’une «coalition d’États disposés et engagés dans une coopération concrète et une action efficace».
Un haut responsable européen, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a indiqué que les dirigeants européens se consultent actuellement sur les ambitions de Trump pour ce Conseil et que la plupart sont peu susceptibles d’approuver sa composition actuelle.
Cependant, ces mêmes dirigeants hésitent à déclencher un nouveau conflit avec Trump, compte tenu de leur confrontation actuelle au sujet du Groenland et de leur besoin urgent de soutenir l’Ukraine qui subit simultanément un hiver rigoureux et l’escalade des attaques russes.
Le responsable européen a ajouté qu’il existe une réticence à contribuer de manière substantielle à une nouvelle organisation dominée par la vision de Trump d’un nouvel ordre mondial, même si les Européens restent engagés à financer la reconstruction de Gaza.
Le WP cite un responsable américain qui a déclaré que les fonds seraient directement utilisés pour mettre en œuvre la mission du Conseil de paix, à savoir la reconstruction complète de Gaza.
Le Conseil veillerait à ce que la quasi-totalité des fonds soit utilisée à cette fin et non gaspillée dans les «lourdeurs administratives qui affectent de nombreuses autres organisations internationales».
Un conseil «tape-à-l’œil»
L’ancien diplomate américain Aaron David Miller a qualifié le Conseil de Trump de «tape-à-l’œil» et a mis en doute sa capacité à agir efficacement sur la scène internationale. Il a déclaré : «Nous avons besoin d’une diplomatie de terrain, pas de comités de façade ni de l’inclusion d’un grand nombre de pays et de personnalités dans un processus où la plupart d’entre eux n’auront aucun rôle réel. Nous avons besoin de Trump, de Netanyahu, des dirigeants du Hamas à Gaza et ceux présents à l’étranger, du Qatar et de la Turquie».
Selon le projet de la Charte, le Conseil de paix tiendra des réunions de vote au moins une fois par an et son ordre du jour sera soumis à l’approbation du président Trump.
Un monde imaginaire lointain
Miller a ajouté : «Le Conseil de la paix est un concept qui semble relever d’un monde imaginaire lointain, totalement déconnecté des réalités de notre planète. Le Conseil de la paix ne parviendra pas à résoudre le conflit au Soudan. Il n’accomplira pas non plus ce que les médiateurs américains et européens n’ont pas réussi à faire : obtenir un cessez-le-feu en Ukraine».
Selon la charte, Trump décidera qui sera invité à siéger au conseil. Etvendredi, les sept membres fondateurs du conseil exécutif ont été annoncés, parmi lesquels son gendre Jared Kushner, le secrétaire d’État Marco Rubio, l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient et homme fort de la diplomatie américaine Steve Witkopf et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. S’y ajoutent trois autres membres : le président de la Banque mondiale Ajay Banga, le conseiller adjoint à la sécurité nationale Robert Gabriel et le milliardaire Mark Rowan.
La charte stipule que les décisions seront prises à la majorité des voix, chaque membre disposant d’une voix. Cependant, le président Trump conserve un droit de veto et possède «l’autorité finale quant à la signification, l’interprétation et l’application de la présente charte», ce qui place Trump en position de leader incontesté et incontestable.
Parallèlement au Conseil de paix, la Maison-Blanche a annoncé vendredi la création d’un comité d’opérations secondaire, le Conseil exécutif de Gaza. Ce conseil comprend Jared Kushner, John Wittkov, Tony Blair, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan et le diplomate qatari Ali Al-Thawadi. Des responsables israéliens ont déjà exprimé leur opposition au plan de Donald Trump. Le bureau de Benyamin Netanyahu a déclaré que l’annonce de ce conseil «n’avait pas été coordonnée avec Israël et contredit sa politique», en raison de la controverse entourant la présence de diplomates turc et qatari.
Les Palestiniens complètement oubliés
Khaled Elgindy, chercheur palestinien au Centre d’études arabes contemporaines de l’Université de Georgetown, a également critiqué la proposition. Il a écrit sur la plateforme X : «Il n’est fait mention ni des Palestiniens ni de leurs droits ni de leurs intérêts ni même d’un futur État palestinien. Des questions qui ne sont pas une priorité pour Blair ni pour Trump ni pour ce soi-disant Conseil de paix».
Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que Trump lui avait présenté l’idée du Conseil de paix il y a plusieurs semaines et qu’il y avait donné son accord de principe. Il a toutefois indiqué avoir plusieurs questions quant à son fonctionnement. Il a déclaré dimanche à la presse à Doha : «Concernant les modalités du Conseil de la paix, nous n’avons pas encore abordé tous les détails relatifs à sa structure, son fonctionnement, ses sources de financement, etc. Nous discuterons de ces questions dans les prochains jours».
Les destructions provoquées par deux jours de pluies torrentielles dans le paysage urbain d’une Tunisie en mal de planification, de gouvernance et de compétence sont la marque d’un pays qui a mal évolué en laissant s’aggraver toutes les tares de sa population : égoïsme, laisser-aller et corruption à tous les étages. C’est tout un pays qui coule, au propre et au figuré.
Mohamed Sadok Lejri
Notre conception de l’infrastructure est digne d’un pays de bédouins au climat désertique : égouts de dimension réduite, mauvaise gestion des eaux pluviales etc. Les constructions se font le plus souvent au mépris des règles d’urbanisme, les quartiers spontanés pullulent comme des champignons, la prolifération des constructions anarchiques dure depuis plusieurs décennies et ont transformé ce pays en un gigantesque bidonville. La corruption bat son plein dans le secteur du bâtiment, les malversations et la corruption gangrènent l‘activité de construction routière, les gens sont crasseux et salissent tous les endroits qu’ils fréquentent en y laissant des tonnes de déchets…
Bref, ce pays a été détruit miette à miette par des constructions aussi hideuses qu’anarchiques édifiées à coups de pots-de-vin et de passe-droits.
Un désastre administratif
Population, journaleux et animateurs de plateau placent, à chaque fois, les dirigeants de ce pays sur le banc des accusés pour leur imputer la responsabilité des dégâts occasionnés par les pluies qui s’abattent ponctuellement sur la Tunisie. Quand une région est touchée par des intempéries majeures, on entend souvent des gens hurler : «Que fait le maire ? Où est passé le délégué régional ?» En réalité, à part limiter les dégâts, l’Etat et ses représentants ne peuvent pas faire grand-chose pour les victimes. En effet, irresponsabilité, égoïsme et grand n’importe quoi s’entremêlent fangeusement depuis plusieurs générations.
La chose à laquelle nous assistons depuis deux jours n’est pas vraiment un événement climatique et ne relève pas du registre du phénomène naturelle – et encore moins de la catastrophe naturelle –, mais du désastre administratif.
Les esprits irrationnels et moyenâgeux rongés par la superstition aiment bien invoquer la «colère divine» pour y trouver une explication, mais ces inondations ne sont que le résultat prévisible d’une bétonisation effrénée. En effet, quand on remplace les zones d’absorption par des logements spontanés et des complexes immobiliers anarchiques, l’eau ne fait que reprendre ses droits sur le ciment du mépris.
Avant de couler sous l’eau, ce pays coulait sous le poids d’une corruption qui a transformé les règles d’urbanisme en simples suggestions, en théories sans application concrète. Chaque maison inondée est un monument à l’absence de rigueur et au non-respect des lois (loi organique, loi de la nature…). Chaque quartier inondé est un monument à l’inexistence de la culture de l’urbanisme et du bâtiment, chaque zone sinistrée par des pluies torrentielles est un monument à l’impunité environnemental et à l’urbanisme suicidaire. Chaque véhicule renversé est un monument au bétonnage corrompu, à la négligence criminelle et à la cécité volontaire. La médiocrité, l’irresponsabilité et la culture de l’à-peu-prisme («ti barra bark !») et des pots-de-vin sont une seconde nature chez nous ; elles ont encore de beaux jours devant elles.
D’aucuns ont sacrifié l’avenir du territoire sur l’autel du profit immobilier. Aujourd’hui, les Tunisiens paient en boue et en larmes le prix de leur conception bédouine et court-termiste de l’urbanisme, ils paient aussi le prix de la cupidité des décideurs qui ont délivré des permis de construire indûment. A force de fermer les yeux durant plusieurs décennies sur ces violations et dérives, le bétonnage sauvage est devenu la norme en Tunisie et des villes entières ont été construites sans la moindre notion d’urbanisme.
Un pays qui s’effondre
Vous remarquerez que le centre-ville de Tunis, malgré son engorgement et une concentration urbaine asphyxiante, même s’il subit le contrecoup de la croissance urbaine et de l’extension chaotique de la capitale, échappe plus ou moins aux foudres de la nature vengeresse. Il en est de même pour les vieux quartiers de Tunis sis à proximité du centre-ville tels que Mutuelleville, Alain Savary, Franceville/El Omrane, Notre Dame, El Menzah… Ces derniers témoignent d’une ordonnance urbaine rigoureuse, régie par les canons architecturaux de l’époque.
En revanche, les nouveaux quartiers surcotés comme El Aouina, El Ouahat (Les Oasis), Aïn Zaghouan, Raoued, La Soukra, Ennasr, Chotrana, etc., ne bénéficient pas de cette harmonie architecturale née d’une bonne maîtrise des règles de construction. Bien que les nouveaux bâtiments soient clinquants, ça reste du toc. Ils ont vu le jour dans le cadre d’une course effrénée au bétonnage qui ne s’encombre d’aucune autre considération que celle du béton et du prix du mètre carré. Il serait inutile de s’attarder encore sur les constructions anarchiques qui constituent une véritable pollution visuelle et qui continuent de défigurer le paysage urbain et de défier la nature.
Ainsi, «chya3mel el wali ? winou el moôtmed ?» continueront de fuser après chaque inondation.
Une politique de grands travaux doit être menée sur l’ensemble du territoire et une politique de décentralisation s’impose pour désengorger la capitale, laquelle s’est bidonvillisée, en créant un chef-lieu dans chaque gouvernorat et en métamorphosant toute la région Est du pays. Pour ce faire, il faut beaucoup d’argent, beaucoup de travail, des stratèges, des planifications urbaines et régionales, beaucoup de conscience professionnelle et s’élever au-dessus des bassesses et des mesquineries quotidiennes : corruption, malhonnêteté, cupidité, médiocrité, fatuité mal à propos et la liste des «vertus» est encore longue, lesquelles «vertus», mises l’une à côté de l’autre, sont capables de provoquer l’effondrement de tout un pays, au sens propre comme au sens figuré.
En 1945, le Plan Marshall pose les bases d’un ordre international où l’Amérique échange sécurité et prospérité contre une centralité durable ; aujourd’hui, avec une dette proche de 39 000 milliards de dollars, cet investissement fondateur s’est mué en contrainte structurelle, révélant le dilemme d’une puissance dont le rôle de garant du système devient lui-même un facteur de vulnérabilité voire de déclin.
Yahya Ould Amar *
Derrière ce chiffre de la dette se cache une histoire humaine, celle de régions désindustrialisées, de classes moyennes fragilisées et de sociétés sommées de financer, génération après génération, le coût d’un rôle mondial dont les bénéfices se diffusent au-delà de leurs propres frontières.
Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, l’ordre international s’est présenté comme une promesse de stabilité, de prospérité et de règles partagées, mais il s’est en réalité construit comme une architecture portée par un pays, les États-Unis fournissant au monde des biens publics qu’aucune autre puissance ne pouvait assumer seule — monnaie de référence le dollar, sécurité des routes maritimes, liquidité des marchés, crédibilité des institutions multilatérales.
Ce système a permis l’essor des échanges, l’intégration des économies émergentes et l’expansion sans précédent des chaînes de valeur, mais il a aussi concentré sur les Etats-Unis les coûts de la stabilité globale, transformant le leadership en charge budgétaire, sociale et politique.
À mesure que la dette s’accumule – aujourd’hui près de 39 000 milliards de dollars – que les fractures intérieures se creusent et que la concurrence stratégique s’intensifie, la question n’est plus de savoir si l’ordre mondial est juste ou injuste, mais s’il demeure soutenable pour ceux qui en ont été les principaux garants — et ce que signifie, pour le reste du monde, une Amérique qui ne cherche plus à préserver l’architecture entière, mais à en sauver la part qu’elle peut encore porter.
La charge de la stabilité
Dans la mondialisation actuelle, les États-Unis constituent un pilier structurel du système avec leur monnaie, leurs marchés et leur capacité de projection stratégique formant une infrastructure invisible sur laquelle repose une part décisive de la circulation mondiale des biens, des capitaux et de la confiance.
Le dollar est devenu l’ossature monétaire d’un ordre international où la liquidité, le refuge et la prévisibilité sont fournis comme des biens publics informels à l’ensemble des économies, des centres financiers aux périphéries émergentes.
Cette centralité confère à Washington une influence qui dépasse la logique classique de la puissance, mais elle l’enchaîne aussi à une responsabilité systémique d’absorber les excédents du monde, recycler ses déséquilibres en dette souveraine et garantir, souvent au-delà de ses intérêts immédiats, la continuité d’un espace économique global dont la stabilité conditionne l’accès au financement, la trajectoire de développement et la sécurité monétaire de la majorité des nations.
Concrètement, ce rôle de garant s’est traduit dans une chaîne continue de coûts visibles et différés — budgets de défense pour entretenir un maillage mondial de bases et d’alliances, guerres lointaines de la péninsule coréenne aux déserts du Moyen-Orient, soins et pensions versés à des générations de vétérans, intérêts d’une dette contractée pour financer la stabilité globale. À cela s’ajoute une diplomatie de l’aide et des institutions, destinée à contenir les crises avant qu’elles ne deviennent systémiques. Additionnée et corrigée de l’inflation, cette facture à plus de 60 000 milliards de dollars, oscillant, selon les époques, entre 3% et 10% (guerre froide) de la richesse produite chaque année par les États-Unis.
L’ordre international peut se lire comme un contrat d’assurance implicite dont les États-Unis sont devenus l’assureur de dernier ressort. En temps de crise, le monde se tourne vers leur liquidité, leur sécurité et leurs marchés, tandis que les primes se transforment en dettes, déficits et engagements supportés par ce même pays au bénéfice de l’ensemble du système.
Ainsi, ce qui apparaît comme un privilège hégémonique se révèle être une charge structurelle, où la capacité de tenir le centre devient la condition même de la survie de l’ordre international qu’il soutient.
Giovanni Arrighi, théoricien des cycles hégémoniques, nous avertit que les puissances déclinantes s’effondrent non par des menaces extérieures, mais par une résistance interne à l’adaptation – un avertissement qui s’applique à l’Amérique, enchaînée à son rôle systémique.
La facture du leadership mondial
La centralité américaine a inscrit la stabilité du monde dans le bilan de sa propre société, où la liquidité, la sécurité et l’ouverture se sont progressivement traduites en dettes, en déficits et en lignes de fracture.
Le privilège du dollar a longtemps différé les choix entre puissance extérieure et investissement intérieur, faisant de l’endettement le régulateur silencieux d’un ordre aux bénéfices mondialisés mais aux coûts largement supportés par les Etats-Unis.
À cette pression financière s’est ajoutée une géographie des gagnants et des perdants, où certaines régions se sont intégrées aux flux globaux tandis que d’autres – comme l’Amérique – se sont désindustrialisées.
Dès lors, la soutenabilité n’est plus un débat comptable, mais une épreuve politique, jusqu’où une démocratie peut-elle porter la stabilité du monde sans entamer la cohésion qui fonde sa propre légitimité ?
La mondialisation asymétrique
L’ordre économique mondial s’est construit comme un mécanisme d’expansion collective reposant sur une dissymétrie structurelle, où les gains de la croissance ont été largement diffusés tandis que les coûts de la stabilité se sont progressivement concentrés sur le pays capable d’absorber les déséquilibres du reste du système. Les excédents industriels et commerciaux de l’Asie, les stratégies d’accumulation de réserves des économies émergentes et la recherche globale d’actifs sûrs ont trouvé dans la dette américaine un réceptacle naturel, transformant les déficits des Etats-Unis en contrepartie financière de la prospérité mondiale. Ce schéma a offert aux pays du Sud un accès inédit aux marchés, au capital et aux chaînes de valeur, mais il les a aussi arrimés aux cycles monétaires et budgétaires des Etats-Unis, faisant de chaque inflexion de la politique américaine une onde de choc transmise aux monnaies, aux investissements et aux équilibres sociaux des pays du Sud.
Ainsi, la mondialisation apparaît comme une architecture hiérarchisée de dépendances – et non un espace neutre d’échanges – où la promesse d’intégration s’accompagne d’une vulnérabilité systémique, et où la soutenabilité de la croissance de tous demeure étroitement liée à la capacité des Etats-Unis à continuer de porter le poids financier et politique de l’ensemble.
L’histoire offre un miroir troublant. Athènes finançait la sécurité de la mer Égée au prix de son trésor, Venise garantissait les routes du Levant en échange de sa prospérité, l’Empire britannique garantissait les mers au prix d’un endettement croissant. Toutes ont découvert que le centre du monde devient aussi son principal point de fatigue. L’Amérique s’inscrit aujourd’hui dans cette lignée, où la stabilité globale fut à la fois la source de la grandeur et la semence du déclin.
Droit international et survie stratégique
À mesure que l’ordre international se complexifie et empile les règles, les traités et les institutions, une tension s’exacerbe entre l’universalité proclamée du droit international et la réalité des intérêts vitaux des grandes puissances, pour lesquelles la sécurité nationale, la continuité économique et la stabilité intérieure demeurent des lignes de survie non négociables.
En Ukraine, à Gaza ou au Venezuela, le droit international se heurte aux impératifs de sécurité, de dissuasion et d’accès aux ressources stratégiques, révélant les limites d’un ordre fondé sur des règles, oubliées lorsque celles-ci entrent en conflit avec les intérêts des grandes puissances.
Cette fracture interroge sur la soutenabilité de l’ordre international lorsque ses garants – Etats Unis – considèrent que le respect strict du droit international affaiblit leur capacité à maintenir l’équilibre global.
La géopolitique des nœuds vitaux
Le Moyen-Orient – avec 30 % du pétrole mondial et 17 % du gaz naturel – demeure le cœur énergétique du monde, dont la stabilité conditionne l’inflation mondiale et les équilibres budgétaires des États importateurs.
La mer de Chine méridionale – où transite plus de 20% du commerce mondial dont 45 % de pétrole brut – concentre les chaînes technologiques et industrielles dont dépendent les industries numériques et de défense.
Enfin, l’Arctique avec une superficie de 14 millions de kilomètres carrés, s’ouvre comme une frontière d’un avenir proche en raison de la fonte accélérée de la calotte glaciaire, où l’émergence de routes transpolaires, l’accès à des ressources critiques et le déploiement de capacités de dissuasion modifient la cartographie des corridors de navigation maritimes et aériens.
Dans cette configuration des espaces stratégiques, le Groenland s’impose comme un point de jonction entre la sécurité nord-américaine, la gouvernance des nouvelles routes et la définition des règles des espaces émergents.
L’intérêt américain pour le Groenland s’inscrit dans une logique ancienne de prévention stratégique, dès 1940, après l’invasion du Danemark par l’Allemagne, les Etats-Unis s’y sont positionnés pour empêcher que cette dernière ne fasse de l’Atlantique Nord et de l’Arctique une zone de projection contre le continent nord-américain.
Pour l’Administration de Trump, sécuriser ces différents points d’appui revient à protéger l’infrastructure physique de l’ordre international ; pour les pays du Sud, dont près de quatre cinquièmes du commerce transitent par ces corridors maritimes et numériques, chaque tension dans ces espaces se traduit par des coûts immédiats sur les prix, les devises et l’accès aux marchés.
L’«affaire» du Groenland
Le Groenland dépasse la seule question des territoires et des ressources, il révèle une mutation de la puissance au XXIᵉ siècle, où l’influence se mesure autant à la capacité de définir les règles des espaces émergents qu’à la maîtrise des zones déjà intégrées à l’économie mondiale.
Tandis que le réchauffement climatique ouvre des routes transarctiques, rapproche l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord et rend accessibles des minerais critiques pour la transition énergétique et les technologies avancées, l’enjeu central devient la maîtrise stratégique de ces nouveaux espaces.
Les corridors transarctiques offrent des trajets jusqu’à trois fois plus rapides entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord, tout en réduisant l’exposition aux goulets d’étranglement et aux vulnérabilités sécuritaires qui caractérisent aujourd’hui des passages comme le canal de Suez ou Bab El Mendeb (mer Rouge).
Pour les États-Unis, investir le Groenland, c’est projeter la sécurité nord-américaine dans le futur, sécuriser les corridors de demain et éviter que des puissances concurrentes ne définissent seules les standards d’accès, d’exploitation et de navigation.
Pour les pays émergents, cette reconfiguration annonce un monde où les centres de gravité du commerce et de l’influence peuvent se déplacer brutalement, reconfigurant les avantages comparatifs et les dépendances.
À mesure que ces recompositions se dessinent, une question s’impose, un ordre international peut-il durer lorsque la charge de sa stabilité devient plus lourde que les bénéfices qu’en retirent ses garants, et lorsque ceux qui en dépendent le plus n’en participent que marginalement à sa gouvernance ?
La soutenabilité devient une épreuve morale et institutionnelle, où se confrontent la promesse d’un monde régi par des règles communes et la réalité d’un système structuré par des rapports de force.
Préserver l’ordre international implique d’en redistribuer les coûts, d’en élargir la légitimité et d’en pluraliser les centres de décision ; assumer la rupture, c’est accepter une fragmentation où la stabilité cède la place à des équilibres régionaux concurrents, plus flexibles mais aussi plus instables. Entre ces deux voies se joue le destin des décennies à venir.
L’histoire ne jugera pas l’Amérique sur la puissance qu’elle a exercée, mais sur la capacité du monde à rester stable le jour où elle cessera d’en porter seule le poids.
Les recherches se poursuivent pour retrouver 4 marins pêcheurs disparus en mer dans le naufrage de leur bateau au large des côtes de Teboulba.
Cinq pêcheurs de la même famille, âgés de 52 à 58 ans, étaient à bord de ce bateau mais un seul est parvenu à atteindre le large à la nage, selon Radio Teboulba.
Le rescapé a été pris en charge et il se porte bien, ajoute la même source, sachant que les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus en mer.
On notera que le chef de l’Etat Kaïs Saïed s’est rendu, ce soir, au port de Teboulba, où il a discuté avec les familles des disparus ainsi que d’autres pêcheurs.
Peu avant, il était à Moknine, ville endeuillée ce jour, pour présenter ses condoléances aux familles des quatre habitants morts emportés par les eaux, dont une femme âgée décédée à son domicile, où elle vivait seule.
Nouvelle consécration pour le cinéma tunisien, avec la sélection du nouveau film A voix basse – بيّت الحس de la réalisatrice Leyla Bouzid, qui fera sa première mondiale dans le cadre de la compétition officielle de la Berlinale – Berlin International Film Festival.
Cette sélection vient confirmer le rayonnement international du cinéma tunisien ainsi que la qualité et la singularité de ses propositions artistiques.
La 76e édition du Festival international du film de Berlin se tiendra du 12 au 22 février 2026 à Berlin, Allemagne.
Le Centre national du cinéma et de l’image adresse ses félicitations à la réalisatrice Leyla Bouzid ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe du film, en leur souhaitant plein succès pour cette participation internationale.
La Direction générale de la garde nationale (DGGN) a annoncé, dans la soirée de ce mardi 20 janvier 2026 ,le rétablissement de la circulation routière sur tous les différents axes relevant de sa compétence.
Retour à la normale après les perturbations marquées par des coupures et des ralentissements, la situation est désormais sous contrôle, affirme la DGGN en appelant toutefois à la vigilance.
La Direction de la garde nationale a par ailleurs indiqué qu’elle continuera d’actualiser ses données en temps réel selon l’évolution de la situation sur le terrain.
Les usagers de la route sont invités à rester attentifs aux futurs bulletins officiels pour s’informer d’éventuels changements imprévus.
Le ministère de l’Education a annoncé dans la soirée de ce mardi 20 janvier 2026, que les cours seront également suspendus demain dans 15 gouvernorats du pays.
Cette décision fait suite aux intempéries qui frappent actuellement le pays et qui se poursuivront cette nuit et demain, mercredi 21 janvier.
Voici les gouvernorats concernés selon le communiqué du ministère de l’Education : Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Béja, Jendouba, Le Kef, Siliana, Zaghouan, Bizerte, Nabeul, Sousse, Monastir, Mahdia et Sfax.
Face à la persistance de conditions météorologiques défavorables, les Commissions régionales de lutte contre les catastrophes de l’Ariana et de Tunis ont décidé le maintien de la suspension des cours.
Les gouvernorats de Tunis et de l’Ariana affirment que la suspension des cours pour toute la journée du mercredi 21 janvier 2026 concerne les établissements éducatifs publics et privés (écoles, collèges, lycées), les centres de formation professionnelle ainsi que les institutions d’enseignement supérieur.
Les autorités régionales précisent que cette décision a été prise dans le but de garantir la sécurité de tous, tout en appelant à la plus grande vigilance et à suivre les mises à jour régulières des bulletins météo et des communiqués officiels.
Les gouvernorats de Ben Arous (sud de Tunis) et de Sousse ont annoncé que la suspension des cours dans tous leurs établissements scolaires a été prolongée pour demain mercredi 21 janvier 2026.
Cette décision fait suite aux conditions météorologiques marquées par des pluies intenses et qui se poursuivront cette nuit et demain.
Pour rappel, les précipitations ont causé la fermeture de plusieurs routes en Tunisie, l’arrêt du transport public et des inondations dans différentes zones.
La Radio nationale tunisienne a annoncé cet après-midi, mardi 20 janvier 2026, un quatrième décès à Moknine, dans le gouvernorat de Monastir.(Ph. Moknine les pieds dans l’eau).
Ce quatrième décès en moins de 24 heures dans la même ville fait suite aux pluies torrentielles et aux inondations provoquées par le débordement des oueds et des rivières.
Le quatrième corps a été retrouvé flottant dans la rue de la Sebkha, le troisième ayant été découvert au même endroit, selon Raouf Marouani, chef de la Protection civile de Monastir, qui s’est exprimé sur les ondes de Diwan FM.
La production d’électricité en Tunisie a augmenté de 5 % fin novembre 2025, atteignant 18 953 GWh (autoproduction à partir de sources renouvelables incluse), contre 18 013 GWh fin novembre 2024. Mais les énergies renouvelables ne représentent toujours que 6 % du total.
Ces chiffres proviennent d’un récent rapport publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines, qui indique également une hausse de 2 % de la production destinée au marché intérieur.
Selon la même source, les achats d’électricité, principalement en provenance d’Algérie, couvraient 11 % de la demande du marché intérieur fin novembre 2025.
La production d’électricité à partir de sources renouvelables représentait 6 % de la production totale. L’entreprise publique Steg conserve la plus grande part de la production d’électricité, assurant 95 % de la production nationale fin novembre 2025.
Selon le rapport, environ 400 MW de panneaux photovoltaïques en toiture avaient été installés dans le secteur résidentiel fin novembre 2025, ainsi que 70 MW de panneaux moyenne et haute tension dans les secteurs industriel, commercial et agricole.
Il convient cependant de rappeler que le déficit énergétique tunisien est structurel, causé par la baisse de la production nationale d’hydrocarbures face à une demande croissante, obligeant le pays à importer environ 70% de ses besoins, ce qui pèse lourdement sur la balance commerciale et a quadruplé en 10 ans, atteignant 11,1 milliards de dinars fin 2025, malgré des variations saisonnières et des efforts pour les énergies renouvelables.
La dépendance énergétique est forte (environ 69%), et la situation est aggravée par la volatilité des prix mondiaux du pétrole et du taux de change.
La Tunisie, l’un des principaux pays producteurs et exportateurs d’huile d’olive de la Méditerranée, continue de connaître une faible consommation intérieure : entre 15 et 20% de la production, soit une moyenne annuelle de trois litres par personne, selon une estimation du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques.
Ces données mettent en évidence un décalage structurel entre la vigueur de la filière oléicole tunisienne et les habitudes de consommation sur le marché intérieur.
Le ministère indique que les ventes d’huile conditionnée par l’Office national de l’huile (ONH) sur le marché intérieur ont atteint 7,5 millions de litres lors de la campagne 2023-2024, grâce à une initiative qui a contribué à relancer la consommation d’huile d’olive en Tunisie.
La consommation locale oscille entre 30 000 et 50 000 tonnes par an, en fonction de la saison de production oléicole et des prix, avec des volumes plus importants lors des pics de production.
Le ministère attribue également la faiblesse de la demande intérieure à la concurrence des huiles végétales, notamment celles subventionnées : la consommation d’huile végétale subventionnée est estimée à environ 40 000 tonnes par an, pour un coût de compensation estimé à environ 120 millions de dinars, tandis que le prix administré est de 0,900 millième de litre.
Le tableau est d’autant plus sombre lorsqu’on le compare aux perspectives de production nationale qui, selon les analyses internationales, pourraient atteindre des niveaux records lors de la campagne 2025-2026, plaçant ainsi la Tunisie parmi les premiers pays producteurs mondiaux.
Le Financial Times fait état d’une récolte attendue d’environ 380 000 à 400 000 tonnes, avec des scénarios allant jusqu’à 500 000 tonnes, dans un contexte méditerranéen influencé par la variabilité climatique.
Du côté des exportations, une part importante de l’huile tunisienne continue d’être vendue en gros volumes et commercialisée sous des marques étrangères.
Selon des statistiques consolidées, environ 90 % des exportations tunisiennes sont réalisées en vrac, ce qui impacte la valeur ajoutée tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
Le ministère de l’Agriculture entend désormais dynamiser la demande intérieure par le biais de programmes promotionnels et de mesures visant à améliorer les prix, notamment en incitant les restaurants et les hôtels à promouvoir l’huile conditionnée, et en préconisant une révision des marges dans la grande distribution. L’objectif affiché est de réduire l’écart entre la production et la consommation intérieure, afin d’intégrer plus durablement ce produit emblématique de l’agriculture tunisienne à l’alimentation quotidienne.
Une troisième personne a trouvé la mort à Moknine, gouvernorat de Monastir, suite aux fortes précipitations qui s’abattent sur la région depuis hier, a fait savoir le directeur régional de la protection civile à Monastir, Raouf Marouani, précisant que les agents de la protection civile ont repêché, ce matin, mardi 20 janvier 2026, le corps d’un homme qui flottait sur le lac de Moknine.
Deux décès par noyade ont été précédemment confirmés dans cette délégation dans la nuit de lundi à mardi, en raison des crues provoquées par les fortes pluies.
Il s’agit d’une femme dont le corps avait été emporté par les crues et d’une deuxième femme, octogénaire handicapée, qui a trouvé la mort dans le quartier de Kalalat dans la même ville, après que les eaux aient envahi son domicile.
Marouani a ajouté : «La région de Monastir ne figurait pas sur la carte des alertes maximales et nous avons été surpris par l’ampleur des perturbations météorologiques et les pluies torrentielles, bien que les services de la protection civile fussent prêts à intervenir», précisant que les interventions les plus importantes ont été enregistrées à Moknine, Monastir et Ksar Hellal pour assurer le pompage des eaux, dégager les véhicules coincés et sécuriser les axes routiers.
Marouani a confirmé que la commission régionale de prévention des catastrophes, présidée par le gouverneur de la région reste en réunion ouverte, bien que les pics soient passés.
Selon l’INM, les quantités de pluies enregistrées durant les dernières 24 heures dans la délégation de Moknine ont atteint 192 mm. Quelque 230 mm ont été enregistrés à Monastir, 242 mm à Sayada-Lamta-Bouhjar, 92 mm à Jammel et 70 mm à Teboulba.
«Mardi matin, les gouvernorats de Bizerte, Grand Tunis, Nabeul, Zaghouan, Sousse, Monastir, Mahdia et Sfax ont été placés en vigilance orange, en raison des pluies orageuses et parfois intenses et en quantités localement importantes qui s’abattent sur ces régions», a souligné l’agence Tap alors que les autorités continuent de lancer des appels à la vigilance.
Cependant, des pluies parfois abondantes, dues au passage du système cyclonique méditerranéen que plusieurs médias météorologiques ont surnommé «Harry», continueront de s’abattre tout au long de la journée du mardi, notamment sur l’Est du pays, en particulier les gouvernorats du Grand Tunis, de Bizerte, de Nabeul, du Sahel et de Sfax, indique l’Institut National de la Météorologie (INM) dans un bulletin de suivi.
Les cumuls les plus élevés oscilleront entre 40 et 60 mm, pouvant atteindre près de 80 mm par endroits.
Ces précipitations seront accompagnées de chutes de grêle et de vents forts à violents, surtout sur les zones côtières et lors du développement de cellules orageuses.
L’intensité de ces perturbations devrait s’atténuer progressivement à partir de cet après-midi.
Selon les analyses météorologiques, le système de basse pression associé à la perturbation s’est développé en Méditerranée centrale, entre la Tunisie, l’Algérie et la Sardaigne, alimentant des conditions météorologiques extrêmes le long de sa trajectoire vers le nord.
En raison des fortes pluies et des inondations, deux décès par noyade ont été enregistrés dans la ville de Moknine, dans le gouvernorat de Monastir, dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 janvier 2026.(Ph. Inondations à Moknine).
Le lieutenant-colonel Khalil Mechri, du département des opérations de protection civile de la région, l’a confirmé aux émissions matinales des radios Mosaïque FM et Diwan FM.
Les interventions de la Protection civile ont été réalisées avec «tous les moyens de sauvetage, avec des renforts du sud qui ont été utilisés pour intervenir dans les gouvernorats du nord-est, comme le pompage d’eau dans les maisons, le dégagement des voitures coincées et l’aide à la traversée.»
En raison des fortes averses qui ont causé des inondations dans plusieurs régions et qui se poursuivent ce mardi 20 janvier 2026, il a été décidé de suspendre les cours dans tous les établissements d’enseignement publics et privés, les centres de formation professionnelle et les établissements d’enseignement supérieur dans 11 des 24 gouvernorats que compte la Tunisie.
Les gouvernorats concernés sont Nabeul, Tunis, Bizerte, Ariana, Manouba, Ben Arous, Zaghouan, Sousse, Monastir, Mahdia et Sfax.
Selon l’Institut national de météorologie, les cumuls de précipitations les plus importants enregistrés ces dernières 24 heures l’ont été dans les zones suivantes : Monastir (230 mm), Sidi Bou Saïd (206 mm), Zaghouan (212 mm), Moknine (192 mm), Grombalia (179 mm) et Mornag (171 mm).
Aujourd’hui, la mer sera très agitée à extrêmement agitée dans le nord, et les températures baisseront, avec des maximales comprises entre 6 et 10 degrés Celsius dans l’ouest, le nord et le centre du pays, et entre 11 et 15 degrés Celsius dans le sud.
La grogne populaire, sans discontinuer de jour comme de nuit, menace de briser l’échine de l’Etat iranien. La jeunesse iranienne a rejoint les rangs des insurgés ignorant les avertissements et les menaces. Une jeunesse habituée à subir le pouvoir des mollahs et leur colère sans broncher de peur de représailles terribles. D’un malaise économique, la mobilisation s’est transformée au fil des jours. Elle a changé de cap et de slogans. La réponse agressive de l’Etat, arrestations et meurtres, aux revendications légitimes de la population ont poussé les manifestants dans leurs derniers retranchements. La foule réclame désormais ouvertement la fin de la République islamique. Le glas sonne la fin des mollahs. (Reza Pahlavi avec le Premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu et Gila Gamliel, ministre Israélien des renseignements, 17 avril 2023).
Mohsen Redissi *
Dans ce contexte de doute et d’incertitude totale sur l’issue, l’Occident est en train de commercialiser un produit nec plus ultra. Certains appellent ouvertement au retour à la barre du pays du prince déchu, Reza Pahlavi, en exil aux États-Unis depuis 47 ans. Son père le Shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, dépourvu de son trône est allé crier famine chez les Pharaons ses voisins, eux aussi adorateurs de Shahs.
Un prince au rabais
Reza Pahlavi serait la figure politique la plus populaire en Iran avec 31% d’opinions favorables, loin devant l’ayatollah Ali Khameni qui se situe à 9%. De quoi mettre en doute l’impartialité de sondages effectués dans un pays en proie à la violence des rues. Dans toute la Perse, d’aucun n’est capable de tenir la barre, de calmer les ardeurs des foules et de trouver l’issue de secours.
On se croirait dans le Grand bazar de Téhéran. Reza Pahlavi est un article en réclame, un sous-produit préfabriqué dans les think tank étrangers pour le revendre aux Iraniens. Les médias étrangers et des analystes de tout bord, essayent de rassurer la population iranienne du bien-fondé de ses pensées pacifiques. Il est clean et prêt au sacrifice. Un dévot qui n’a qu’un seul souhait, celui d’assurer la transition démocratique.
Comment peut-on gouverner un pays, même pour une période de transition, la plus difficile, sans avoir vécu les péripéties de l’intérieur ? Il est resté loin de la politique, droit d’asile oblige. Ses connaissances se résument aux briefings et aux informations glanées ici et là dans des médias hostiles. Steve Witkoff, l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, d’après certains médias américains, a secrètement rencontré Reza Pahlavi sans donner de détails sur la teneur de la rencontre, ni sur son lieu, ni sur son issue. Néanmoins, la référence à la rencontre suscite la curiosité et redore le blason du prince déchu sans avoir l’air de lui donner une nouvelle virginité.
Persan, mode d’emploi
Les Iraniens gardent encore les séquelles, dans le corps et dans l’esprit, les années de braise de son feu père. L’adage ne dit-il pas tel père tel fils, sans arrière-pensée aucune. Le Shah Mohammad Reza, père de Reza, n’était pas un ange gardien et n’allait pas de main morte pour mater les insurgés. Il a dirigé l’Iran d’une main de fer de 1941 à 1979, date de l’exil. La Savak, une police secrète mise en place avec l’aide de la CIA, avait quartier libre. Personne n’était à l’abri. L’enlèvement, la torture et la liquidation de tout opposant étaient ses marques de fabrique.
Après le putsch contre Maduro, Trump a réuni tous les magnats américains du pétrole et s’est égosillé à les encourager à investir au Venezuela. Les patrons de l’or noir ont refusé discrètement son offre, trop dangereuse et très onéreuse. Le pétrole vénézuélien est profondément enfoui sous terre. Son exploitation demanderait des milliards de dollars pour le voir surgir de sous terre.
A la recherche de l’or noir perdu
En 1951, les Britanniques refusaient un partage équitable des revenus pétroliers. Mohammad Mossadegh, Premier ministre iranien de l’époque, se rebiffe et procède à la nationalisation de toute l’industrie pétrolière iranienne. Britanniques et Américains ont décidé d’un commun accord de limoger Mossadegh. En 1954, un nouvel accord est signé avec les entreprises pétrolières étrangères, britanniques et américaines, cela va de soi.
L’or noir iranien est à nouveau à portée des firmes américaines après des années de disette si Reza Pahlavi accède à la tâche suprême du pouvoir même pour une période transitoire. Verra-t-on les derricks américains se dresser sur le sol des Shahs ?
L’adieu aux armes
Une fois remis sur le trône par les protecteurs de son feu père, la première grande initiative de Reza Pahlavi serait de réaliser le souhait le plus cher des ennemis de l’Iran, ceux qui l’ont porté au pouvoir. Mettre fin au rêve iranien d’enrichir suffisamment son uranium à des fins civiles ou militaires. Il réalisera, bon gré mal gré, ce que les Américains ont échoué de faire en lançant sur l’Iran, encore endormi, sept bombardiers furtifs qui ont largué quatorze bombes pénétrantes de 13 tonnes chacune sur deux sites d’enrichissement d’uranium en juin 2025.
Adieu aux armes, adieu aux atomes, adieu aux eaux lourdes et à l’enrichissement de l’uranium. Une page contaminée de l’histoire du combat iranien pour enrichir son uranium sera tournée. Plus de tracasseries des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Une victoire pour Israël qui n’aura plus à s’inquiéter d’un voisin belliqueux, et un soulagement pour les pays de la région. La voie serait libre.
Si Reza Pahlavi est intronisé pour gérer les affaires du pays pendant la transition, serait-il le chat persan qui sortirait ses griffes et reprendrait ‘Le trône du Paon’ de ses aïeuls ? Ou bien s’écrasera-t-il tel un tapis persan utilisé par les ennemis de l’Iran pour percer ses secrets et pousser le pays à accepter leur paix ?
Depuis plus de vingt ans, des déplacements réguliers dans plusieurs länder allemands permettent de constater concrètement la persistanceetl’ampleur des retards affectant de nombreux grands chantiers d’infrastructures. Ce constat de terrain rejoint aujourd’hui une réalité largement documentée : longtemps perçue comme un modèle de rigueur, de fiabilité et d’excellence en matière d’ingénierie, l’Allemagne fait face à un problème nouveau : depuis une quinzaine d’années, de nombreux projets d’infrastructures majeurs accumulent retards, surcoûts et controverses.
Lotfi Sahli *
Les chantiers de l’aéroport de Berlin-Brandenburg, de la gare Stuttgart 21 (photo) ou encore du réseau ferroviaire national sont devenus les emblèmes d’un modèle qui montre ses limites. Cette situation ne s’explique pas seulement par des statistiques ou des rapports officiels : les observations répétées sur le terrain, dans différents länder, rendent ces dysfonctionnements particulièrement tangibles.
Ces dérives ne traduisent pas une perte de compétences techniques, mais mettent en évidence des fragilités structurelles profondes. La première concerne une gouvernance excessivement morcelée. Les grands chantiers associent l’État fédéral, les länder, les municipalités, des entreprises publiques telles que Deutsche Bahn, ainsi que des autorités de contrôle indépendantes.
Arbitrages ralentis et responsabilités diluées
Dans ce cadre, aucun acteur ne dispose d’une capacité décisionnelle claire et rapide. Chaque modification implique une succession de validations, ce qui ralentit les arbitrages et dilue les responsabilités. Cette inertie se retrouve d’un territoire à l’autre, avec des projets parfois immobilisés pendant de longues périodes.
Un deuxième facteur déterminant réside dans une culture juridique particulièrement ouverte aux recours. Riverains, associations environnementales et collectivités locales disposent de larges possibilités pour contester les projets, y compris une fois les travaux engagés.
Une profusion de contentieux
En conséquence, rares sont les grands chantiers épargnés par les procédures judiciaires. Stuttgart 21, le tunnel du Fehmarn Belt reliant l’Allemagne au Danemark, l’extension de l’autoroute A100 à Berlin ou encore plusieurs lignes ferroviaires nouvelles ont tous été freinés par une succession de contentieux. Concrètement, cela se traduit par des travaux interrompus, des sites laissés en suspens pendant des années et un sentiment d’inachèvement durable. À l’inverse, des pays comme l’Espagne limitent fortement les recours après validation des projets, ce qui accélère leur réalisation, au prix parfois de tensions sociales accrues.
À ces obstacles s’ajoute une planification initiale souvent trop optimiste. Afin d’obtenir un consensus politique, les porteurs de projets avancent des budgets contraints, des calendriers ambitieux et des risques présentés comme maîtrisés. Une fois les chantiers lancés, les réalités techniques s’imposent : durcissement des normes, exigences environnementales renforcées, imprévus géologiques.
L’aéroport de Berlin-Brandebourg (BER), inauguré avec près de dix ans de retard, illustre parfaitement cet écart entre annonces initiales et contraintes réelles. Les constats effectués dans différentes régions montrent que ce phénomène dépasse largement les seuls projets emblématiques et touche également des opérations moins médiatisées.
Des calendriers continuellement révisés
La complexité intrinsèque des chantiers constitue un autre facteur de ralentissement. Nombre d’opérations sont menées en milieu urbain dense, souvent en souterrain, tout en maintenant l’exploitation des infrastructures existantes. Stuttgart 21 associe tunnels, nouvelle gare et restructuration complète d’un nœud ferroviaire majeur. Le BER a été réalisé alors que les anciens aéroports berlinois restaient en service.
La modernisation du réseau ferroviaire national s’effectue sans interruption totale du trafic, ce qui multiplie les contraintes opérationnelles. Dans plusieurs länder, ces conditions se traduisent par des travaux nocturnes permanents et des calendriers continuellement révisés.
L’Allemagne souffre également d’un affaiblissement des compétences internes en matière de maîtrise d’ouvrage publique. Depuis les années 1990, l’ingénierie a été largement externalisée, entraînant une perte de savoir-faire au sein des administrations et des entreprises publiques. Cette dépendance accrue à l’égard de prestataires privés réduit les capacités de contrôle, retarde la détection des erreurs et complique la coordination entre intervenants. Le BER, avec ses milliers de défauts techniques identifiés en fin de chantier, en constitue l’illustration la plus frappante.
À cela s’ajoutent des règles de marchés publics particulièrement rigides, qui privilégient fréquemment le critère du prix au détriment de la solidité technique. Cette logique favorise des entreprises sous-dimensionnées, multiplie les avenants contractuels et génère des litiges. Le projet de gratte-ciel Elbtower à Hambourg, aujourd’hui à l’arrêt après la faillite de son promoteur, illustre clairement ces dérives.
Ces fragilités se traduisent par une longue liste de projets retardés ou perturbés à travers le pays : l’Elbphilharmonie de Hambourg, livrée avec plusieurs années de décalage ; le tunnel ferroviaire de Rastatt, paralysé après l’effondrement d’une galerie ; la ligne Karlsruhe–Bâle, régulièrement reportée ; le tunnel du Fehmarnsund ; l’extension de l’A100 à Berlin ; la modernisation du réseau de la Deutsche Bahn, elle aussi en retard ; la ligne Mannheim–Francfort, suspendue ; les accès allemands au tunnel du Brenner ; sans oublier de nombreux ponts autoroutiers vieillissants, fermés ou reconstruits dans l’urgence après des décennies de sous-investissement.
Des exigences environnementales élevées
Enfin, ces difficultés s’inscrivent dans un changement d’époque. L’Allemagne excellait dans les décennies d’après-guerre, marquées par la reconstruction rapide et des projets industriels standardisés. Elle doit aujourd’hui composer avec des exigences environnementales élevées, une société plus contestataire et des projets sur mesure, nettement plus complexes. Les retards constatés lors de déplacements répétés à travers le pays montrent que le modèle historique ne peut plus fonctionner sans une réforme en profondeur.
En conclusion, les retards observés ne relèvent pas d’un déficit de compétences techniques, mais résultent d’une combinaison de gouvernance éclatée, de judiciarisation poussée, de planification trop optimiste et de rigidités administratives. L’Allemagne paie ainsi le prix d’un modèle démocratique exigeant, sans disposer encore d’outils de pilotage pleinement adaptés aux mégaprojets du XXIᵉ siècle.