Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 21. Januar 2026Haupt-Feeds

Conseil de la paix | Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu !

21. Januar 2026 um 09:45

C’est la dernière trouvaille du président américain Donald Trump dans sa prédication illimitée et sa quête de domination totale du monde. Après l’enlèvement d’un chef d’État et sa volonté agressive de s’emparer de territoires qui ne lui appartiennent pas, le voilà qui annonce un «Conseil de la paix» dont la première mission est la mise sous tutelle de Gaza avant de s’étendre aux autres zones de conflits et in fine de se substituer aux Nations Unies.

Imed Bahri

Pour être membre permanent de ce nouveau «machin», il faudra verser un milliard de dollars par an, l’ordre du jour est soumis à l’approbation de Trump qui est d’ailleurs le seul à disposer d’un droit de veto, et le seul habilité à interpréter la charte de cette nouvelle institution qui a vocation à faire de lui le maître incontesté et incontestable du monde. Ubu roi dans toute sa splendeur! 

Une enquête de Lauren Kaori Gurley et Michael Birnbaum parue dans le Washington Post rappellent les appels répétés lancés par Trump ce week-end aux dirigeants mondiaux pour qu’ils rejoignent ce nouveau «Conseil de la paix», qu’il présente comme une organisation internationale de consolidation de la paix.

Un responsable américain a confirmé que la cotisation d’un milliard de dollars représente le coût d’une adhésion permanente mais a précisé qu’aucune contribution n’est requise pour y adhérer et que les pays qui ne s’acquitteront pas de cette cotisation bénéficieront d’une adhésion de seulement trois ans.

Ce responsable américain, qui a partagé ces informations sous couvert d’anonymat, a confirmé l’existence d’un projet de charte pour le conseil proposé mais la Maison-Blanche ne l’a pas rendu public. Times of Israel en a publié une copie en ligne dimanche.

Vendredi, la Maison-Blanche a annoncé en grande pompe la création d’un nouveau conseil dans le cadre du plan de Trump visant à superviser la reconstruction de la bande de Gaza dévastée. Cependant, le projet de charte diffusé ne fait aucune mention directe du territoire palestinien. Cette absence de mention a alimenté les spéculations selon lesquelles Trump chercherait à établir une alternative aux Nations Unies sous l’égide des États-Unis.

Des dirigeants du monde entier, dont ceux de l’Argentine, du Canada, de l’Égypte, de la France, de la Hongrie, de l’Inde, de l’Italie et de la Turquie, ont été invités à rejoindre cette charte internationale pour la consolidation de la paix. Le roi Abdallah de Jordanie a également été invité, d’après une annonce du ministère jordanien des Affaires étrangères dimanche. L’Égypte et la Turquie ont confirmé avoir reçu l’invitation mais n’ont pas encore indiqué si elles y adhéreraient. Jusqu’à lundi 19 janvier 2026, 60 pays ont reçu de invitations pour rejoindre la nouvelle organisation internationale de Trump. 

Un organe «plus souple et plus efficace»

Le projet de charte publié par Times of Israel semble conférer au Conseil des pouvoirs bien plus étendus que ceux envisagés par Trump en octobre dernier, lorsqu’il a contribué à négocier le cessez-le-feu à Gaza. Le mois suivant, le Conseil de sécurité de l’Onu a approuvé le plan de Trump visant à créer un Conseil chargé de superviser les efforts de reconstruction de Gaza.

Selon le projet, la mission du Conseil est de «promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance saine et légitime et garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par un conflit»

La charte souligne également «la nécessité d’un organe international de consolidation de la paix plus souple et plus efficace» et appelle à la formation d’une «coalition d’États disposés et engagés dans une coopération concrète et une action efficace».

 Un haut responsable européen, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a indiqué que les dirigeants européens se consultent actuellement sur les ambitions de Trump pour ce Conseil et que la plupart sont peu susceptibles d’approuver sa composition actuelle.

Cependant, ces mêmes dirigeants hésitent à déclencher un nouveau conflit avec Trump, compte tenu de leur confrontation actuelle au sujet du Groenland et de leur besoin urgent de soutenir l’Ukraine qui subit simultanément un hiver rigoureux et l’escalade des attaques russes.

Le responsable européen a ajouté qu’il existe une réticence à contribuer de manière substantielle à une nouvelle organisation dominée par la vision de Trump d’un nouvel ordre mondial, même si les Européens restent engagés à financer la reconstruction de Gaza.

Le WP cite un responsable américain qui a déclaré que les fonds seraient directement utilisés pour mettre en œuvre la mission du Conseil de paix, à savoir la reconstruction complète de Gaza.

Le Conseil veillerait à ce que la quasi-totalité des fonds soit utilisée à cette fin et non gaspillée dans les «lourdeurs administratives qui affectent de nombreuses autres organisations internationales».

Un conseil «tape-à-l’œil»

L’ancien diplomate américain Aaron David Miller a qualifié le Conseil de Trump de «tape-à-l’œil» et a mis en doute sa capacité à agir efficacement sur la scène internationale. Il a déclaré : «Nous avons besoin d’une diplomatie de terrain, pas de comités de façade ni de l’inclusion d’un grand nombre de pays et de personnalités dans un processus où la plupart d’entre eux n’auront aucun rôle réel. Nous avons besoin de Trump, de Netanyahu, des dirigeants du Hamas à Gaza et ceux présents à l’étranger, du Qatar et de la Turquie».

Selon le projet de la Charte, le Conseil de paix tiendra des réunions de vote au moins une fois par an et son ordre du jour sera soumis à l’approbation du président Trump.

Un monde imaginaire lointain

Miller a ajouté : «Le Conseil de la paix est un concept qui semble relever d’un monde imaginaire lointain, totalement déconnecté des réalités de notre planète. Le Conseil de la paix ne parviendra pas à résoudre le conflit au Soudan. Il n’accomplira pas non plus ce que les médiateurs américains et européens n’ont pas réussi à faire : obtenir un cessez-le-feu en Ukraine».

Selon la charte, Trump décidera qui sera invité à siéger au conseil. Etvendredi, les sept membres fondateurs du conseil exécutif ont été annoncés, parmi lesquels son gendre Jared Kushner, le secrétaire d’État Marco Rubio, l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient et homme fort de la diplomatie américaine Steve Witkopf et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. S’y ajoutent trois autres membres : le président de la Banque mondiale Ajay Banga, le conseiller adjoint à la sécurité nationale Robert Gabriel et le milliardaire Mark Rowan.

La charte stipule que les décisions seront prises à la majorité des voix, chaque membre disposant d’une voix. Cependant, le président Trump conserve un droit de veto et possède «l’autorité finale quant à la signification, l’interprétation et l’application de la présente charte», ce qui place Trump en position de leader incontesté et incontestable. 

Parallèlement au Conseil de paix, la Maison-Blanche a annoncé vendredi la création d’un comité d’opérations secondaire, le Conseil exécutif de Gaza. Ce conseil comprend Jared Kushner, John Wittkov, Tony Blair, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan et le diplomate qatari Ali Al-Thawadi. Des responsables israéliens ont déjà exprimé leur opposition au plan de Donald Trump. Le bureau de Benyamin Netanyahu a déclaré que l’annonce de ce conseil «n’avait pas été coordonnée avec Israël et contredit sa politique», en raison de la controverse entourant la présence de diplomates turc et qatari.

Les Palestiniens complètement oubliés  

Khaled Elgindy, chercheur palestinien au Centre d’études arabes contemporaines de l’Université de Georgetown, a également critiqué la proposition. Il a écrit sur la plateforme X : «Il n’est fait mention ni des Palestiniens ni de leurs droits ni de leurs intérêts ni même d’un futur État palestinien. Des questions qui ne sont pas une priorité pour Blair ni pour Trump ni pour ce soi-disant Conseil de paix».

Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que Trump lui avait présenté l’idée du Conseil de paix il y a plusieurs semaines et qu’il y avait donné son accord de principe. Il a toutefois indiqué avoir plusieurs questions quant à son fonctionnement. Il a déclaré dimanche à la presse à Doha : «Concernant les modalités du Conseil de la paix, nous n’avons pas encore abordé tous les détails relatifs à sa structure, son fonctionnement, ses sources de financement, etc. Nous discuterons de ces questions dans les prochains jours».

L’article Conseil de la paix | Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu ! est apparu en premier sur Kapitalis.

Gestern — 20. Januar 2026Haupt-Feeds

Le Conseil de la Paix proposé par Donald Trump, un pied de nez à l’ONU ?

20. Januar 2026 um 11:56

Officiellement créé par Donald Trump pour gérer la reconstruction de la bande de Gaza, le « Conseil de la paix » est en réalité une machine de guerre qui a pour but d’offrir une alternative à l’ONU pour régler les conflits dans le monde. A la hache.

Créée en 1945 suite aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale, l’ONU serait morte cliniquement. Place donc à une nouvelle organisation, le Conseil de paix, un club version Maga et business, présidé par Donald Trump en personne et dont le but consisterait à « œuvrer à la résolution des conflits dans le monde ». Avec, tenez-vous bien, un ticket d’entrée d’un milliard de dollars pour un siège permanent.

Folie des grandeurs ? Une nouvelle initiative loufoque d’un homme qui n’a de cesse depuis un an, jour après jour de sa réélection à la tête des Etats-Unis, de saturer l’espace médiatique par ses interventions quotidiennes à l’interne et à l’international ?

Toujours est-il que le projet de « charte » que le président américain veut vendre au monde, révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question de Gaza, et semble en faire un véritable substitut des Nations unies.

Le dit Conseil est  « une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits ». C’est ce qu’il ressort du préambule de ce texte de huit pages envoyé aux États invités à y siéger.

L’ONU dans le viseur de Trump

D’emblée, le texte de la charte lance la couleur : puisque les « approches et institutions ont trop souvent échoué », une allusion à peine voilée à l’ONU, il est nécessaire d’avoir « le courage » de s’en « écarter » en faveur d’ « une organisation de paix internationale plus agile et efficace ». Ainsi, le président américain, de longue date un critique virulent de l’institution onusienne, veut se créer un cadre sur mesure pour instaurer sa loi, celle de la jungle, au niveau international.

N’a-t-il pas signé le 7 janvier en cours un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de 66 organisations internationales qui « ne servent plus les intérêts américains » selon la Maison Blanche ?

N’avait-il pas, comme lors de son premier mandat, décidé de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat et de l’UNESCO que les Etats-Unis avaient réintégrés sous la présidence de Joe Biden ?

N’avait-il pas également claqué la porte de l’Organisation mondiale de la santé et largement coupé l’aide américaine à l’étranger? Amputant ainsi les budgets de nombreuses organisations comme le Haut commissariat aux réfugiés ou le Programme alimentaire mondial.

Un président de pacotille

Cette nouvelle organisation sera évidemment présidée par Donald Trump avec des pouvoirs très étendus. Presque président à vie, à l’instar des dictatures du Tiers-Monde, l’actuel locataire de la Maison Blanche pourra se désigner un successeur à tout moment, et ne sera remplacé qu’en cas de « démission volontaire » ou d’« incapacité ». Il est également le seul habilité à inviter d’autres chefs d’État et de gouvernement à intégrer son club fermé et peut révoquer leur participation; sauf en cas de veto par une majorité des deux tiers des États membres.

Si les décisions sont prises à la «majorité des États membres», qui ont chacun «une voix», elles sont aussi «soumises à l’approbation du président ». Ce qui confère de facto un droit de veto à Donald Trump, qui a aussi la main sur l’agenda.

Chaque Etat-membre exercerait un mandat d’une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président. Mais il introduit aussi un mécanisme permettant d’acheter une place de membre permanent, au prix du versement d’un milliard de dollars.

Déjà, il aura envoyé des invitations depuis le week-end dernier aux alliés traditionnels des Etats-Unis la France, l’Allemagne ou le Canada; mais aussi à la Russie de Vladimir Poutine. Le Kremlin a confirmé, lundi 19 janvier, que le maître du Kremlin Poutine avait été invité à « se joindre à la composition du Conseil de paix ». Sans oublier l’Italie, la Hongrie, l’Albanie, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Égypte, la Jordanie, la Turquie ou encore l’Inde.

Réactions embarrassées

Si les réactions des dirigeants ayant reçu l’invitation étaient plutôt embarrassées- Moscou veut « clarifier toutes les nuances » de cette proposition avec Washington avant de se prononcer; le gouvernement allemand a exprimé la nécessité de se « coordonner » avec ses partenaires; la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen « réserve sa réponse »; le  Premier ministre canadien Mark Carney décide « d’accepter l’invitation », mais « le Canada ne va pas payer pour un siège au Conseil », en référence au milliard de dollars requis pour obtenir un siège permanent au sein de ce « Conseil », le refus de Paris était catégorique et sans appel.

Ainsi, la France « n’entend pas donner de suite favorable » à ce stade à l’invitation reçue pour rejoindre un Conseil de paix voulu par Donald Trump, qui « soulève des questions majeures », a déclaré l’entourage d’Emmanuel Macron.

Car, la charte de cette initiative « dépasse le seul cadre de Gaza et soulève des questions majeures, en particulier quant au respect des principes et de la structure des Nations unies, qui ne sauraient en aucun cas être remis en cause ».

Décidément, le président français qui aura avalé tant de couleuvres de la part des Américains et qui vient d’être publiquement humilié par Donald Trump, se rebiffe. On le serait à moins !

L’article Le Conseil de la Paix proposé par Donald Trump, un pied de nez à l’ONU ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Vers une privatisation augmentée de l’ordre mondial : axes d’analyse & problématiques

19. Januar 2026 um 15:29

L’adoption de la résolution 2803 marque une rupture paradigmatique dans la diplomatie mondiale. L’émergence du « Conseil Mondial pour la Paix à Gaza », sous l’égide de Donald Trump, ne se limite plus à une gestion de crise locale; mais il est en voie de se convertir en un prototype trumpiste d’une gouvernance post-multilatérale, où l’agilité exécutive et la puissance technologique supplantent les processus délibératifs onusiens.

 

1- De la légitimité de droit à la logique actionnariale

Le Conseil introduit le concept de « membership contributif » (un milliard de dollars pour un siège permanent).

Problématiques : assistons-nous à une mutation de l’ordre westphalien vers une « diplomatie de la transaction » ? Quel est l’impact de cette vénalité de l’influence pour les nations du Sud, exclues de ce directoire financier ?

 

2- L’Intelligence artificielle : catalyseur de la gouvernance algorithmique

En 2026, l’IA n’est plus un outil, mais un acteur géopolitique. Le Conseil de la Paix utilise des systèmes prédictifs pour l’allocation des ressources et la gestion sécuritaire, court-circuitant la médiation humaine traditionnelle.

Problématiques : l’IA agit-elle comme le catalyseur d’une « diplomatie automatisée » ? En remplaçant le consensus diplomatique par l’optimisation algorithmique, ce modèle ne risque-t-il pas de déshumaniser la résolution des conflits au profit d’une efficacité purement technique?

 

3- Obsolescence institutionnelle face à l’agilité exécutive

Tandis que l’ONU subit une paralysie systémique et une crise de financement chronique, le Conseil de la Paix fait preuve d’une célérité décisionnelle inédite, contournant les blocages du droit de veto par une gouvernance verticale.

Problématiques : ce modèle constitue-t-il un « coup d’État feutré » contre la Charte des Nations unies de 1945 ? L’efficacité opérationnelle, bien que perçue comme unilatérale, peut-elle légitimement supplanter la démocratie internationale dans la résolution des conflits ?

Le passage du débat parlementaire mondial à l’administration par des « conseils spécialisés » annonce-t-il la fin du multilatéralisme de 1945 ?

 

4- La souveraineté sous régime de tutelle et de reconstruction

Doté de prérogatives exorbitantes, le Conseil exerce une gestion qui dépasse l’administration locale, qualifiée par certains de « néocolonialisme multilatéral agréé ».

Problématiques : comment ce modèle redéfinit-il la souveraineté nationale ? La reconstruction économique optimisée IA devient-elle le nouveau vecteur d’une administration exécutive durable des territoires dits « faillis » ou en zone de conflit ?

 

5- Marco Rubio et l’architecture de la puissance centralisée

La concentration inédite des fonctions de Secrétaire d’État et de Conseiller à la Sécurité nationale par Marco Rubio illustre une fusion totale entre appareil diplomatique et stratégie de sécurité nationale.

Problématiques : sommes-nous passés d’un équilibre des puissances à une gestion mondiale par « conseils spécialisées » sous égide américaine, opérant désormais hors du contrôle des institutions multilatérales classiques ? Sommes-nous à l’aube d’un nouvel  dominé par l’alliance sacrée entre actionnariat, défense et intelligence artificielle ?

L’article Vers une privatisation augmentée de l’ordre mondial : axes d’analyse & problématiques est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌