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Huile d’olive : Les principales organisations agricoles espagnoles s’unissent contre les importations tunisiennes

25. September 2026 um 14:50

Les principales organisations représentant le secteur agricole et coopératif espagnol ont désormais adopté une position commune contre certaines modalités d’importation d’huile d’olive, en ciblant notamment les produits provenant de Tunisie.

Dans un communiqué commun, l’ASAJA, la COAG, l’UPA et Cooperativas Agro-alimentarias de España ont demandé au gouvernement espagnol et aux différentes administrations de renforcer les contrôles et la traçabilité des importations d’huile d’olive. Elles réclament notamment une meilleure visibilité sur les mouvements des huiles stockées dans les dépôts douaniers et des mécanismes permettant de suivre leur parcours.

La principale nouveauté réside dans le fait que cette revendication est désormais portée conjointement par les quatre organisations. Jusqu’ici, les critiques concernant les importations tunisiennes avaient notamment été formulées par la COAG et certains acteurs du secteur. Le communiqué commun élargit donc cette contestation à l’ensemble des principales organisations agricoles et coopératives espagnoles.

La Tunisie explicitement visée

Les quatre organisations demandent la suppression du régime de perfectionnement actif, un dispositif douanier permettant à des produits non européens d’entrer dans l’Union européenne sans acquitter immédiatement les droits de douane lorsqu’ils sont destinés à certaines opérations de transformation avant réexportation ou mise en libre pratique.

Mais leur demande va plus loin dans le cas tunisien. Le communiqué précise que, concernant la Tunisie, elles souhaitent la suspension non seulement du régime de perfectionnement actif, mais également du contingent tarifaire. Elles considèrent que les importations tunisiennes figurent parmi les flux qui « distorsionnent le marché ».

Les organisations demandent également davantage de transparence sur les importations et la traçabilité des huiles présentes dans les dépôts douaniers. Elles estiment notamment nécessaire de pouvoir suivre les mouvements des produits et de renforcer les mécanismes de contrôle sur l’ensemble de la chaîne.

Lire aussi : Huile d’olive tunisienne : La pression monte en Espagne pour limiter le perfectionnement actif

Cette demande intervient alors que le poids de l’huile tunisienne dans les importations espagnoles a fortement progressé. Selon des données relayées par l’ASAJA à partir d’un rapport de la Consejería de Agricultura de la Junta de Andalucía, 77,1 % des importations espagnoles d’huile d’olive tunisienne étaient placées sous le régime du perfectionnement actif en 2025. Entre janvier et avril 2026, cette proportion a atteint 96 %.

Les organisations espagnoles associent cette évolution à leurs préoccupations sur la rentabilité du secteur oléicole national. Elles demandent parallèlement un renforcement des inspections, notamment sur les mouvements des produits, les processus industriels et le bilan des masses, afin de mieux détecter d’éventuelles mélanges ou pratiques frauduleuses.

Un paquet beaucoup plus large de mesures réclamées

Le dossier des importations tunisiennes s’inscrit ainsi dans un paquet beaucoup plus large de mesures réclamées par ASAJA, COAG, UPA et Cooperativas Agro-alimentarias de España pour soutenir la rentabilité et la compétitivité de l’olivier espagnol. Parmi leurs autres demandes figurent notamment un renforcement des sanctions contre les fraudes sur la qualité et l’étiquetage, des financements pour les huileries et un plan stratégique pour l’olivier traditionnel.

La convergence des quatre organisations donne toutefois une nouvelle dimension au dossier tunisien : la question des importations en provenance de Tunisie fait désormais partie des revendications communes du principal mouvement agricole et coopératif espagnol du secteur oléicole.

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La Tunisie a son mot à dire dans la nouvelle campagne oléicole mondiale

24. September 2026 um 06:10

Après une campagne oléicole 2025/26 réussie, il est temps de jeter un coup d’œil sur les attentes de la prochaine saison. Les premières lectures de la campagne 2026/27 commencent à filtrer depuis l’Espagne et l’Italie et elles ne pointent pas toutes dans la même direction.

 

Pour la Tunisie, les chiffres de l’Observatoire national de l’agriculture de Tunisie confirment l’ampleur de la campagne sortante. Sur les dix premiers mois de la saison 2025/26, la Tunisie a exporté 381 200 tonnes d’huile d’olive, en hausse de 50,8 % en rythme annuel. Les recettes à l’exportation ont suivi, atteignant 4 780,4 MDT, soit une progression de 41,2 %.

 

Lire aussi: L’huile d’olive sauve la balance alimentaire tunisienne

 

Premiers signaux

Les premières estimations fiables n’arrivent traditionnellement qu’à partir de l’automne, une fois la récolte entamée. Les principales informations à tenir en considération actuellement concernent le niveau des stocks en Espagne, et qui sont en train de se réduire rapidement grâce au rythme des ventes. Combiné à des signaux de floraison inégaux selon les régions, ce rythme peut tendre le marché même si le volume final espagnol s’avère raisonnable.

En ce qui nous concerne, nous abordons la nouvelle saison en position de force. Les stocks reportés sont substantiels, la floraison est décrite comme prometteuse, et le réseau national de moulins a prouvé sa capacité à absorber une récolte abondante.

Quant à l’Italie, elle garde ses déséquilibres structurels. Sa production est plafonnée autour de 250 000-300 000 tonnes, qui ne couvre ni la demande intérieure ni les engagements d’exportation du pays. Le déficit est comblé chaque année par des importations d’huile vierge et raffinée, dont une part croissante est tunisienne.

 

Le scénario de prix

Après la détente par rapport aux sommets de l’ère de pénurie, une remontée des prix à partir de l’automne 2026, liée aux canicules, à la sécheresse et aux incendies qui ont frappé plusieurs régions oléicoles méditerranéennes cet été n’est pas à exclure.

À ce stade, il s’agit encore d’un scénario. Sa concrétisation dépendra principalement du rendement final espagnol, mais aussi de l’Italie, de la Grèce, du Portugal et du nôtre. Le Conseil oléicole international publiera ses premières lectures fermes sur la nouvelle campagne à partir du mois de novembre.

 

Enjeux pour la commercialisation de vrac

Pour les acheteurs internationaux d’huile en vrac, l’enjeu tunisien est de taille. La configuration actuelle offre encore une fenêtre de tir favorable aux acquéreurs. Entre nos stocks reportés et l’arrivée imminente de l’huile de nouvelle récolte dès le mois de novembre, notre offre nationale n’accuse pas les mêmes tensions que celle de nos voisins européens.

Cependant, la question de la qualité des stocks s’impose comme un paramètre critique. Une huile vierge issue du début de la saison 2025/2026 approche désormais de sa première année de conservation. Si une telle huile reste parfaitement consommable et stable lorsqu’elle est stockée dans les règles de l’art, son profil ne coïncide plus avec la fraîcheur recherchée d’une huile de nouvelle récolte. Cette distinction sera déterminante dans les arbitrages tarifaires des prochaines semaines et sera déterminante pour le rythme de la campagne.

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Huile d’olive : La Tunisie engrange 4,78 milliards de dinars en dix mois

22. September 2026 um 18:52

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 381,2 mille tonnes pour une valeur de 4,78 milliards de dinars au cours des dix premiers mois de la campagne 2025/2026. Les volumes progressent de 50,8% et les recettes de 41,2% sur un an, selon les données de l’ONAGRI.

La campagne 2025/2026 confirme la forte dynamique des exportations tunisiennes d’huile d’olive. Entre novembre 2025 et août 2026, la Tunisie a exporté 381,2 mille tonnes d’huile d’olive, pour des recettes de 4780,4 millions de dinars.

Par rapport aux dix premiers mois de la campagne précédente, les quantités exportées ont augmenté de 50,8%, tandis que les recettes ont progressé de 41,2%.

Le conditionné reste minoritaire

Sur les volumes exportés, l’huile d’olive conditionnée représente 55,4 mille tonnes, soit 14,5% du total, en hausse de 48,7% sur un an.

L’essentiel des exportations reste toutefois constitué d’huile en vrac, qui représente 85,5% des volumes. L’huile d’olive extra vierge constitue pour sa part 83,5% des quantités exportées.

Cette structure se retrouve dans les recettes : l’huile conditionnée ne représente que 19,3% de la valeur totale des exportations sur la période.

Un prix moyen de 13,31 dinars le kilo

En août 2026, le prix moyen de l’huile d’olive tunisienne exportée s’est établi à 13,31 dinars le kilogramme, contre 12,42 dinars un an auparavant, soit une progression de 7,1%.

Selon les catégories, les prix observés vont de 8,41 à 17,12 dinars le kilogramme. À fin août, l’huile d’olive tunisienne était commercialisée dans plus de 82 pays.

L’Europe reste le principal débouché

L’Union européenne a absorbé 56,6% des volumes exportés au cours des dix premiers mois de la campagne. L’Espagne arrive en tête avec 31,9%, devant l’Italie avec 19,8%.

L’Amérique du Nord représente 24,4% des exportations, principalement grâce aux États-Unis (19,3%) et au Canada (5,1%).

L’Asie concentre 11,5% des volumes, avec notamment l’Arabie Saoudite à 4,9% et la Jordanie à 3%. Le marché africain représente 3,7%, dont 3,1% pour l’Égypte.

699,7 millions de dinars pour l’huile bio

L’huile d’olive biologique affiche également des performances importantes. Les exportations ont atteint 53 mille tonnes, pour une valeur d’environ 699,7 millions de dinars au cours des dix premiers mois de la campagne.

Le conditionné reste toutefois très minoritaire dans cette catégorie, avec seulement 6,3% des volumes d’huile d’olive biologique exportés.

Le prix moyen de l’huile biologique s’est établi à 13,20 dinars le kilogramme, avec une moyenne de 12,96 dinars pour le vrac et de 16,74 dinars pour le conditionné.

L’Italie constitue le premier débouché de l’huile d’olive biologique tunisienne, avec 39% des volumes, devant l’Espagne (26%), les États-Unis (23%) et la France (8%).

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Huile d’olive : Le FOPRODEX relève son soutien au transport aérien à 70%

21. September 2026 um 14:15

Le Fonds de promotion des exportations (FOPRODEX) renforce son soutien logistique aux exportateurs tunisiens. La prise en charge du transport aérien de l’huile d’olive conditionnée passe de 50% à 70%, tandis que le soutien au transport multimodal atteint 50% dans le cadre du programme pilote EASY EXPORT.

Un soutien renforcé pour l’huile d’olive conditionnée

Le FOPRODEX a relevé de 50% à 70% le taux de soutien au transport aérien de l’huile d’olive conditionnée, à destination de toutes les régions, selon une information rapportée lundi 21 septembre par Mosaïque FM.

Cette mesure vise à alléger les coûts logistiques supportés par les exportateurs et à renforcer la compétitivité de l’huile d’olive tunisienne conditionnée sur les marchés extérieurs.

La hausse s’inscrit dans les mesures annoncées précédemment dans le cadre des décisions du Conseil ministériel restreint du 7 mars 2025. Le CEPEX avait notamment confirmé l’augmentation du taux de prise en charge du transport aérien de 50% à 70%.

Le FOPRODEX relève également de 33% à 50% le taux de soutien au transport multimodal dans le cadre d’une nouvelle convention liée au programme pilote EASY EXPORT.

Lancé en octobre 2025, ce dispositif vise à faciliter les exportations via le réseau postal, notamment pour les entreprises souhaitant expédier leurs produits et échantillons à l’international. Le programme s’inscrit dans les efforts du CEPEX visant à simplifier les procédures d’exportation et à accompagner les petites et moyennes entreprises dans leur accès aux marchés étrangers.

Un appui aux exportateurs et aux PME

Créé pour soutenir les exportations tunisiennes, le FOPRODEX intervient notamment dans la prise en charge d’une partie des coûts de transport des produits agricoles, agroalimentaires et artisanaux.

Le renforcement des taux de soutien concerne ainsi deux leviers distincts : le transport aérien de l’huile d’olive conditionnée et le transport multimodal dans le cadre d’EASY EXPORT.

Ces mesures offrent un soutien supplémentaire aux opérateurs exportateurs, en particulier ceux qui commercialisent des produits conditionnés ou utilisent les solutions d’expédition proposées par le réseau postal.

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Près d’un milliard de dinars d’excédent alimentaire : miracle de l’huile d’olive ou trompe-l’œil ?

21. September 2026 um 12:23

La balance commerciale alimentaire tunisienne a dégagé un excédent de 983,1 millions de dinars à fin août 2026, contre 684,1 millions de dinars un an auparavant, soit une amélioration de 43,7%. En valeur, l’excédent s’est ainsi accru de 299 millions de dinars en un an, largement porté par les performances de l’huile d’olive. Hors ce...

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Huile d’olive tunisienne : La pression monte en Espagne pour limiter le perfectionnement actif

21. September 2026 um 10:21

La hausse des importations d’huile d’olive tunisienne sous le régime du perfectionnement actif suscite une nouvelle contestation en Espagne. Des responsables politiques et des organisations agricoles espagnoles demandent à Madrid d’intervenir à Bruxelles pour limiter, voire suspendre, ce mécanisme douanier, qu’ils accusent de peser sur le marché local.

Un régime douanier au cœur de la polémique

Le débat ne porte pas sur une interdiction générale de l’huile d’olive tunisienne en Espagne, mais sur l’utilisation croissante du perfectionnement actif. Ce régime permet à une entreprise européenne d’importer certaines marchandises, notamment de l’huile d’olive destinée à être transformée, sans acquitter immédiatement les droits de douane, à condition que les produits obtenus soient ensuite réexportés hors de l’Union européenne.

Selon les données citées par la presse espagnole, 76,3% de l’huile d’olive tunisienne importée en Espagne entre janvier et avril 2026 l’ont été sous ce régime, contre 61,6% sur l’ensemble de l’année 2025.

Cette progression inquiète notamment le secteur oléicole andalou. Des organisations agricoles et des responsables régionaux estiment que l’augmentation des volumes entrant dans ce circuit contribue à accroître l’offre disponible et exerce une pression sur les prix payés aux producteurs espagnols.

Madrid relativise l’impact tunisien

Le gouvernement espagnol ne partage toutefois pas directement cette lecture. Le ministre de l’Agriculture, Luis Planas, a appelé à la « tranquillité » le 14 septembre, estimant que les importations tunisiennes ne déterminent pas directement les prix pratiqués sur le marché espagnol.

Les chiffres avancés par son ministère permettent de mesurer les volumes concernés. Depuis le début de la campagne oléicole jusqu’en juin, 83.187 tonnes d’huile d’olive tunisienne auraient été importées en Espagne. Ce volume représente 5,2% des quelque 1,6 million de tonnes correspondant aux ressources disponibles sur le marché espagnol.

Ces données ne permettent donc pas, à elles seules, d’établir un lien direct entre les importations tunisiennes et l’évolution des prix. C’est précisément sur cette relation de cause à effet que les positions espagnoles divergent.

Une demande désormais portée à Bruxelles

La contestation ne faiblit pas pour autant. Le 20 septembre, Toni Valero, coordinateur d’Izquierda Unida en Andalousie, a demandé au gouvernement espagnol de défendre auprès de Bruxelles une suspension totale ou partielle du perfectionnement actif lorsqu’il estime que son utilisation provoque une « distorsion du marché ».

La demande vise ainsi moins l’huile tunisienne en tant que telle que le cadre douanier permettant son entrée dans l’Union européenne pour transformation et réexportation.

Toute éventuelle modification ou suspension de ce régime relèverait toutefois du niveau européen. À ce stade, il s’agit donc d’une pression politique et agricole espagnole, et non d’une décision européenne visant les importations tunisiennes.

Pour la Tunisie, l’enjeu est significatif : l’Espagne constitue l’un des principaux marchés européens pour son huile d’olive, tandis que le perfectionnement actif permet aux opérateurs européens d’intégrer cette matière première dans des chaînes de transformation destinées notamment à l’exportation.

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Plus de 983 MDT d’excédent de la balance alimentaire à fin août 2026 

19. September 2026 um 20:05

983,1 MDT. C’est notre chiffre du jour. Et il correspondant à l’excédent de la balance commerciale alimentaire enregistré à fin août 2026. A la même période de 2025, il était de 684,1 MDT durant, une hausse de 43,7 %. Le taux de couverture s’est, pour sa part, amélioré à 119,3 % au cours des huit premiers mois de l’année.

Selon des données publiées récemment par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), cette évolution s’explique par une progression des exportations à un rythme supérieur à celui des importations.

Les exportations ont ainsi augmenté de 20,7 %, passant de 5 milliards de dinars à fin août 2025 à 6 milliards de dinars au 31 août 2026, sous l’effet notamment de la hausse des exportations d’huile d’olive (+39,5 %).

Les importations ont, quant à elles, progressé de 17,1 %, pour atteindre 5 milliards de dinars durant les huit premiers mois de 2026, contre 4,3 milliards de dinars une année auparavant.

Le prix moyen à l’exportation de l’huile d’olive s’est établi à 12,51 dinars/kg, en baisse de 2,5 % sur un an. Les prix à l’exportation des produits de la pêche et des agrumes ont également reculé, respectivement de 7,2 % et de 12 %.

Concernant les importations de produits céréaliers, les prix ont diminué de 13,5 % pour le blé dur, de 3,3 % pour le blé tendre et de 2,1 % pour le maïs.

À l’inverse, certains produits importés ont enregistré des hausses de prix, notamment l’orge (+3,6 %), le sucre (+9,7 %) et les huiles végétales (+3,3 %). Les prix du lait et de ses dérivés ont, en revanche, baissé de 7,7 %.

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