❌

Normale Ansicht

Assad: marges solides et cure d’amaigrissement pour la dette à long terme

17. Oktober 2026 um 08:37

La société L’Accumulateur Tunisien Assad a publié ses indicateurs d’activité relatifs au troisième trimestre 2026.

Le trimestre a affiché un chiffre d’affaires de 22,809 MTND, une baisse de 20,9% en glissement annuel. Le marché local a montré une certaine stabilité, avec des ventes de 15,443 MTND, tandis que les exportations sont passées de 13,290 MTND sur le troisième quart en 2025 à 7,366 MTND durant la même période en 2026.

Sur les neuf mois, le chiffre d’affaires local a atteint 42,591 MTND, en légère hausse de 0,6%. Cette tendance confirme l’ancrage solide de la marque sur le marché domestique.

Par contre, le chiffre d’affaires à l’export s’est élevé à 21,369 MTND. Ce repli conjoncturel s’explique principalement par des contraintes réglementaires ayant pesé sur les flux d’importation de la filiale algérienne BAA durant la période, totalement indépendantes de la performance commerciale intrinsèque d’Assad. En global, et jusqu’à fin septembre, le chiffre d’affaires s’est établi à 63,960 MTND contre 80,150 MTND un an plus tôt.

Sur le plan industriel, le volume de production cumulé (exprimé en équivalent batterie standard) s’établit à 404 740 unités à fin septembre 2026, contre 593 314 unités sur la même période de l’exercice précédent. Le volume propre au troisième trimestre s’affiche quant à lui à 142 631 unités.

Parallèlement, la politique d’investissement de la société demeure ciblée, avec une enveloppe déployée de 0,939 MTND depuis le début de l’année. Aucun investissement financier n’a été enregistré sur la période.

En dépit d’un contexte international complexe, Assad a démontré une excellente maîtrise de sa rentabilité opérationnelle. Elle a maintenu un taux de marge brute supérieur à 40% au terme des neuf premiers mois de 2026, posant ainsi un socle sain pour son redressement.

L’endettement global s’est établi à 71,680 MTND, en baisse de 3,0% sur un an. La dette à moyen et long terme a chuté de 36,5%, à 9,217 MTND. La société a ainsi honoré l’intégralité de ses échéances sans recourir à de nouveaux financements à moyen et long terme.

Les crédits de gestion sont à 62,462 MTND, en hausse de 5,2%. Des fonds ont été mobilisés par anticipation pour constituer les stocks indispensables pour couvrir la demande et l’activité attendues au cours du quatrième trimestre.

Assad s’est montrée résiliente. Avec le récent règlement à l’amiable avec la douane, le management pourra se concentrer sur le redressement de son activité et ses équilibres financiers.

L’article Assad: marges solides et cure d’amaigrissement pour la dette à long terme est apparu en premier sur Managers.

Un troisième trimestre rassurant pour New Body Line

17. Oktober 2026 um 08:19

Les indicateurs d’activité révélés par New Body Line ont montré une progression de 1,8% de son chiffre d’affaires à 1,120 MTND. Depuis le début de l’année, les ventes ont totalisé 3,766 MTND, en recul de 32,6%.

Du côté de la production, la lingerie basique a connu une forte croissance de 60,9%, s’établissant à 29 943 pièces. Les revenus de ce segment ont déjà progressé de 76,4%, à 0,480 MTND, durant le troisième trimestre.

En revanche, la production de la lingerie intelligente a fléchi de 19,1%, à 60 701 pièces, avec un chiffre d’affaires trimestriel s’élevant à 0,640 MTND.

La part du chiffre d’affaires à l’export s’élève à 93% au troisième quart de 2026 (1,037 MTND), contre 84% (0,927 MTND) à la même période en 2025. Le marché local représente quant à lui 7% du total (0,083 MTND).

Tout en travaillant avec 16 clients sur la période (dont 3 locaux), New Body Line a réussi à conserver ses clients habituels grâce à des volumes stables et des cadences accélérées. La société mise activement sur le démarchage de nouveaux partenaires cherchant des approvisionnements plus proches et rapides, en phase avec la tendance actuelle des donneurs d’ordre visant des niveaux de stocks au plus bas et des réassorts très réactifs.

Sur le plan structurel, New Body Line maintient une gestion financière saine. Elle perpétue sa politique de rigueur en maintenant son niveau d’endettement à long et moyen terme à zéro.

Sur le marché actions, le titre sous-performe la place, mais nous pensons qu’il pourra reprendre une trajectoire positive si la société parvient à terminer positivement l’année.

L’article Un troisième trimestre rassurant pour New Body Line est apparu en premier sur Managers.

Lutte contre le blanchiment: ce que exige désormais le CMF

16. Oktober 2026 um 12:05

Le Conseil du Marché Financier (CMF) vient de publier  un guide pratique élargi pour renforcer la prévention du blanchiment d’argent, du financement du terrorisme et de la prolifération des armes. Destiné aux intermédiaires en bourse et aux sociétés de gestion de portefeuilles, ce document précise les mesures de vigilance et de contrôle attendues de ces professionnels.

Face aux risques de circulation de capitaux d’origine illicite, la prévention ne peut se limiter à un simple contrôle des transactions. Elle suppose également de connaître les clients, de retracer l’origine des fonds et de détecter les opérations inhabituelles. C’est dans cette optique que le CMF entend mettre à la disposition des professionnels un référentiel concret pour mieux appliquer les exigences légales et réglementaires en vigueur.

D’après communiqué, ce guide s’appuie notamment sur la loi organique n° 2015-26 du 7 août 2015, modifiée et complétée par la loi organique n° 2019-9 du 23 janvier 2019, ainsi que sur la législation relative au marché financier et le règlement du CMF du 23 janvier 2026.

Au cœur de cette démarche figure l’approche fondée sur les risques. Concrètement, les établissements concernés sont appelés à identifier et à évaluer les vulnérabilités liées à leurs clients, aux opérations réalisées, aux produits et services proposés, aux canaux de distribution et aux zones géographiques concernées. Cette cartographie doit évoluer au gré des risques, notamment lors du lancement de nouveaux produits ou services.

Encore faut-il que cette vigilance se traduise dans les pratiques quotidiennes. Le guide insiste ainsi sur la vérification de l’identité des clients et des bénéficiaires effectifs, ces personnes physiques qui détiennent ou contrôlent réellement une entité. Lorsque le risque est jugé élevé, les contrôles doivent être renforcés, notamment par la collecte d’informations supplémentaires et la vérification de l’origine des fonds et du patrimoine.

Par ailleurs, le CMF met l’accent sur la gouvernance interne. Le conseil d’administration, la direction générale, la fonction de conformité et l’audit interne doivent intervenir selon une répartition claire des responsabilités. La fonction de conformité doit, à cet égard, disposer de l’indépendance et des moyens nécessaires pour remplir ses missions.

La détection des opérations suspectes constitue un autre maillon essentiel du dispositif. Les transactions inhabituelles doivent être examinées au regard du profil du client et de son activité. Si les éléments recueillis font naître un soupçon, une déclaration peut être requise, dans le strict respect de la confidentialité et sans en informer le client ou un tiers. Le guide rappelle également les obligations relatives aux sanctions financières ciblées, notamment la vérification des listes applicables et le gel des avoirs concernés conformément à la législation en vigueur.

Enfin, le régulateur souligne que l’efficacité de ces mesures repose aussi sur la formation continue du personnel, la traçabilité des opérations et la réalisation d’audits internes indépendants. Il appelle les établissements concernés à revoir leurs procédures et à coopérer avec les autorités compétentes, dont la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF).

L’article Lutte contre le blanchiment: ce que exige désormais le CMF est apparu en premier sur Managers.

Les Ciments de Bizerte poursuivent les efforts de redressement

16. Oktober 2026 um 08:11

La société Les Ciments de Bizerte a publié ses indicateurs d’activité relatifs au troisième trimestre 2026.

La production de clinker est restée à l’arrêt, l’entreprise s’approvisionnant en clinker externe pour assurer le broyage et la fabrication du ciment.

La production de ciment s’est établie à 38 947 tonnes, marquant une baisse de 6,2% en glissement annuel. Sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année, la production affiche, en revanche, une progression de 28,2%, à 105 851 tonnes. Un nouvel appel d’offres a d’ailleurs été lancé pour sécuriser les approvisionnements futurs.

La production de chaux a atteint 312 tonnes, contre 529 tonnes un an auparavant. Ce repli est en lien direct avec la contraction de la demande sur le marché national. Depuis le début de l’année, une hausse de 14,1% est enregistrée à 1 244 tonnes.

Les ventes locales et les revenus du quai se sont élevés à 10,604 MTND pour le troisième trimestre, enregistrant un repli léger de 2,3% comparativement à la même période en 2025. Sur les neuf premiers mois, le chiffre d’affaires totalise 27,713 MTND, en baisse de 11,8%.

Le fait marquant de ce trimestre réside dans l’avancement du plan de restructuration de l’entreprise. La phase de consolidation des dettes bancaires est quasiment achevée. L’endettement global s’élève à 120,744 MTND à fin septembre 2026, en légère diminution de 1,2% sur un an. Les efforts actuels se concentrent sur la finalisation de l’obtention de nouveaux crédits. Ceux-ci serviront à financer les travaux indispensables à la reprise de la production interne de clinker ainsi qu’à couvrir le besoin en fonds de roulement. Les crédits de gestion se sont établis à 26,798 MTND.

Pour le dernier trimestre de l’année, Les Ciments de Bizerte comptent maintenir le cap de leur redressement. La fin de l’année devrait apporter de bonnes nouvelles sur le plan opérationnel.

L’article Les Ciments de Bizerte poursuivent les efforts de redressement est apparu en premier sur Managers.

Coup de cœur. Badke, eh bien dansons maintenant !

15. Oktober 2026 um 11:30
D’abord la pénombre. On ne voit rien. On entend seulement des pieds qui scandent. Puis des youyous s’élèvent. C’est la fête. Un mariage ? Peut-être… Puis la lumière : dix danseurs, de dos, tapent des pieds en rythme. Une cadence…

L’article Coup de cœur. Badke, eh bien dansons maintenant ! est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Saragosse : A la découverte des trésors mudéjars

15. Oktober 2026 um 10:43
En 2026, la capitale aragonaise célèbre le 25e anniversaire de l’inscription de son architecture mudéjare au patrimoine mondial de l’Unesco. Balade à travers des chefs-d’œuvre qui ont résisté à l’urbanisation et aux outrages du temps. En bref Saragosse conserve plusieurs…

L’article Saragosse : A la découverte des trésors mudéjars est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Ce pays africain accueillera la Formule 1 après plus de 30 ans d’absence

14. Oktober 2026 um 14:16

Le Rwanda accueillera un Grand Prix de Formule 1 au début des années 2030, dans le cadre d’un accord de dix ans annoncé le 13 octobre 2026. La course doit se dérouler sur un circuit à construire à Bugesera, au sud de Kigali. Ce projet marquera le retour du championnat sur le continent africain, absent du calendrier depuis 1993.

Selon le communiqué officiel de la Formule 1, le projet prévoit la construction d’un circuit conçu pour accueillir les monoplaces de la discipline. Le tracé sera implanté à proximité du futur aéroport international de Bugesera, à environ 40 kilomètres de la capitale rwandaise. Sa mise en service constitue une étape déterminante avant l’organisation de la première course, dont la date exacte n’a pas encore été annoncée.

Le développement du circuit s’inscrit dans la stratégie du Rwanda visant à attirer des événements sportifs internationaux et à renforcer son attractivité touristique. Les autorités attendent de ce projet des retombées en matière d’investissement, d’emploi et d’activité économique, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, des transports et des services.

La dernière course de Formule 1 organisée en Afrique remonte à 1993, avec le Grand Prix d’Afrique du Sud disputé à Kyalami. L’arrivée du Rwanda dans le calendrier mettrait ainsi fin à plus de trois décennies d’absence du championnat sur le continent.

La concrétisation du projet dépendra toutefois de la construction du circuit et de la mise en place des infrastructures nécessaires. Le calendrier détaillé des travaux et la date de la première édition restent à préciser.

L’article Ce pays africain accueillera la Formule 1 après plus de 30 ans d’absence est apparu en premier sur Managers.

Les sociétés cotées ont jusqu’au 20 octobre pour se conformer aux exigences du CMF

14. Oktober 2026 um 11:04

Le Conseil du Marché Financier (CMF) rappelle dans un communiqué publié aujourd’hui, 14 octobre 2026, aux sociétés cotées à la Bourse de Tunis qu’elles doivent déposer leurs indicateurs d’activité du troisième trimestre 2026 au plus tard le mardi 20 octobre.

Conformément à l’article 21 de la loi n° 94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier, les sociétés concernées sont tenues de présenter leurs indicateurs selon le modèle prévu pour leur secteur d’activité.

En outre, le CMF insiste sur la nécessité d’accompagner ces données de commentaires explicatifs clairs et précis. Ceux-ci doivent permettre de comprendre les causes des variations significatives enregistrées au cours des neuf premiers mois de 2026, conformément à l’article 44 bis de son règlement.

Par ailleurs, le régulateur appelle les sociétés cotées à respecter le délai fixé et à veiller à la qualité et à l’exhaustivité des informations publiées. Tout manquement à ces obligations est susceptible d’entraîner des mesures relevant de ses prérogatives.

L’article Les sociétés cotées ont jusqu’au 20 octobre pour se conformer aux exigences du CMF est apparu en premier sur Managers.

COFICAB: le groupe tunisien investit 17 millions d’euros dans une troisième usine au Portugal

14. Oktober 2026 um 10:25

Le groupe tunisien COFICAB prévoit d’investir 17 millions d’euros dans une troisième usine à Guarda, au Portugal. Sa filiale portugaise entend également diversifier ses activités en développant des solutions destinées aux centres de données (datacenters), à la robotique, aux énergies renouvelables et à l’automatisation industrielle. Selon l’Association portugaise de l’industrie automobile (Afia),  la Tunisienne, historiquement spécialisée dans les câbles automobiles, cherche ainsi à élargir ses marchés au-delà de l’industrie automobile.

A dire vrai, l’investissement porte sur une unité consacrée à la transformation intégrée du cuivre, une matière première essentielle à la fabrication des câbles, annonce la même source. Le projet doit renforcer les capacités industrielles de COFICAB Portugal. La mise en service de l’usine est envisagée pour 2028, selon des informations publiées par la presse portugaise.

Implantée à Guarda depuis 1993, la filiale dispose déjà de deux usines, à Vale de Estrela et Casal de Cinza, ainsi que d’un centre de recherche et développement. Elle emploie plus de 1 000 personnes. Ce dispositif permet au groupe de combiner production et développement technologique sur le marché européen.

La diversification vers les datacenters et les énergies renouvelables répond à la volonté de COFICAB de trouver de nouveaux débouchés pour ses compétences en matière de câblage et de connectivité. Dans l’automobile, l’électrification et la multiplication des systèmes électroniques ont déjà accru les besoins en solutions techniques. L’entreprise souhaite désormais exploiter cette expérience dans d’autres secteurs, notamment les infrastructures numériques et les équipements industriels.

En outre, cette évolution intervient malgré que le secteur automobile subit une pression croissante sur les prix et les marges. Teresa Forte, directrice de l’usine de COFICAB Portugal, souligne les difficultés liées à la hausse des exigences techniques et à la nécessité de maintenir des coûts compétitifs. La diversification constitue une piste pour élargir les activités de l’entreprise, même si elle implique de développer des produits adaptés aux besoins spécifiques de nouveaux clients. Ainsi, la filiale doit composer avec les changements dans l’organisation de la chaîne automobile européenne. Certains fabricants de faisceaux électriques ont déplacé une partie de leur production vers d’autres pays, ce qui peut accroître les contraintes logistiques pour les fournisseurs installés au Portugal. La concurrence des constructeurs chinois et le ralentissement de la production automobile européenne pèsent aussi sur les perspectives du secteur.

Sur le plan financier, COFICAB Portugal prévoit un chiffre d’affaires de 547 millions d’euros en 2026, contre 435 millions en 2025, soit une hausse attendue de 26 %. La production devrait atteindre 2,16 millions de kilomètres de câbles, en progression de 17 %. En 2025, les exportations ont représenté 407 millions d’euros, avec des ventes vers 34 pays. Elles devraient encore générer environ 95 % du chiffre d’affaires en 2026. Ces données correspondent aux prévisions annoncées pour l’exercice en cours.

Fondé en 1992 par le groupe tunisien Elloumi, COFICAB s’est développé à l’international à partir de son activité de câblage automobile. Le projet portugais de 17 millions d’euros associe aujourd’hui deux objectifs concrets, d’une part, accroître les capacités de transformation du cuivre et d’autre part, préparer l’entreprise à servir de nouveaux marchés industriels.

 

L’article COFICAB: le groupe tunisien investit 17 millions d’euros dans une troisième usine au Portugal est apparu en premier sur Managers.

La Sotumag lance un appel à candidatures pour la période 2027-2029

13. Oktober 2026 um 16:39

La Société tunisienne des marchés de gros (Sotumag) lance un appel à candidatures pour désigner deux administrateurs indépendants au sein de son conseil d’administration pour un mandat de trois ans, couvrant la période 2027-2029.

D’après le CMF, les candidats doivent être titulaires d’une maîtrise universitaire ou d’un diplôme équivalent et justifier d’au moins dix ans d’expérience dans les domaines de l’économie, de la gestion, du commerce, de l’agroalimentaire ou de la gouvernance. Ils doivent également satisfaire aux critères légaux d’indépendance et d’éligibilité.

Le dossier doit comprendre une demande de candidature, un CV, une copie de la carte d’identité, les formulaires prévus dans l’appel, les justificatifs des diplômes et de l’expérience professionnelle, ainsi qu’un bulletin n° 3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois.

La date limite de dépôt est fixée au 26 novembre 2026 à 13h30. Les candidatures doivent être adressées sous pli fermé à la Sotumag, route de Naâssen, 2059 Bir Kassâa, Ben Arous, par courrier recommandé, Rapid-poste ou dépôt direct contre décharge.

La sélection sera soumise à l’examen du Conseil du marché financier (CMF), avant la désignation définitive par l’Assemblée générale ordinaire prévue en 2027.

L’article La Sotumag lance un appel à candidatures pour la période 2027-2029 est apparu en premier sur Managers.

ESG et crédit: en finir avec le reporting a posteriori

13. Oktober 2026 um 10:50

 

Reconstruire des bilans ESG en fin d’année s’avère épuisant et approximatif pour les institutions financières. Hatem Dhahri, CEO de Neovar et associé Talys Group, préconise, dans cette interview, d’inverser la logique en automatisant la collecte des indicateurs d’impact dès l’étude du dossier, transformant ainsi les exigences réglementaires en un véritable levier de décision. 

Aujourd’hui, la technologie peut-elle rendre la finance véritablement responsable?

Pas automatiquement. Depuis vingt ans, nous digitalisons les institutions financières, principalement pour gagner en rapidité, réduire les coûts et améliorer l’expérience client. Cette digitalisation était indispensable; néanmoins, elle ne suffit pas, à elle seule, à rendre un financement plus responsable. La vraie question n’est plus de savoir comment financer plus vite, mais de comprendre la nature de ce que l’on finance, avec quel impact et comment le mesurer. Car, sans des outils adaptés, l’ESG reste largement déclaratif, des engagements affichés, mais des données qu’il est difficile de vérifier.

Concrètement, comment intégrer l’ESG dans le quotidien d’une institution financière?

Le plus naturel, c’est de commencer là où tout se joue, au moment de la décision de financement. Prenons l’exemple d’une PME qui sollicite un crédit d’équipement. La banque collecte déjà ses bilans, ses garanties et son historique. Elle peut intégrer dans ce même parcours quelques critères d’impact: ce financement crée-t-il des emplois? L’équipement permet-il de réduire la consommation énergétique? Soutient-il une activité à impact social positif? Ce sont des données qui s’intègrent naturellement au processus d’octroi de crédit. La technologie permet ensuite à chaque institution de paramétrer ses propres critères, selon sa stratégie, son marché et son cadre réglementaire, sans alourdir le travail du chargé de clientèle.

On parle beaucoup de reporting ESG. Ce n’est donc pas suffisant?

C’est l’un des pièges. Beaucoup d’institutions abordent encore l’ESG par le reporting. En fin d’année, elles doivent rechercher des informations dispersées et reconstituer leur historique. Il faut, à mon sens, inverser cette logique: capturer la donnée ESG dès l’origine, au moment où le financement est étudié puis accordé. Le reporting devient alors une conséquence du processus et non une reconstruction a posteriori. La banque peut suivre son portefeuille, les emplois soutenus ou encore ses indicateurs environnementaux. On passe ainsi du reporting à la décision. C’est d’ailleurs ce que les régulateurs et les bailleurs de fonds internationaux commencent à exiger: non plus des engagements de principe, mais des chiffres traçables, financement par financement.

Comment cette évolution se traduit-elle chez Neovar?

Initialement, notre métier est la technologie de gestion du crédit, du risque et de la décision financière. Historiquement, nos projets portaient sur la digitalisation des parcours et la gestion des risques. Aujourd’hui, nous intégrons également l’analyse de données, l’intelligence artificielle et les mécanismes d’alerte précoce, ainsi que la prise en compte de critères d’impact dans le financement. Mais l’outil reste un moyen. Nous ne prétendons pas définir la politique ESG des banques. Notre rôle est de les aider à la traduire en critères concrets et mesurables, intégrés au quotidien du processus de crédit.

La finance responsable, c’est aussi l’inclusion financière. La technologie a-t-elle un rôle à jouer?

Un rôle majeur, notamment dans notre région. La digitalisation réduit le coût de traitement d’un dossier et peut rendre viable la prise en charge de segments historiquement moins bien couverts, comme les très petites entreprises ou certaines populations éloignées de la banque traditionnelle. Mais l’inclusion ne signifie pas simplement prêter davantage. Il faut proposer le bon financement, à une personne ou une entreprise capable de l’absorber, dans des conditions soutenables. La technologie peut justement aider à mieux analyser ces situations et à concilier inclusion et maîtrise du risque.

Et l’IA dans tout cela?

Elle permet déjà d’analyser davantage de données et de détecter des signaux faibles. Mais dans la finance, une décision plus rapide n’est pas nécessairement une meilleure décision. Un modèle que l’on ne sait ni expliquer ni gouverner constitue aussi un risque, notamment en matière de biais algorithmiques et de protection des données. Plus on automatise, plus la gouvernance devient importante. La responsabilité doit rester humaine. La technologie est là pour l’équiper, pas pour la remplacer. 

Quel sera le principal changement dans les prochaines années?

La fin des silos. Pendant longtemps, le crédit, le risque et la RSE vivaient dans des mondes séparés. La donnée permet aujourd’hui de les rapprocher. Demain, les institutions ne piloteront plus leurs portefeuilles sur deux dimensions, performance et risque, mais sur trois: performance, risque et impact. Le jour où cette troisième dimension sera mesurée avec la même rigueur que les deux autres, la finance responsable aura cessé d’être un discours pour devenir une pratique.

L’article ESG et crédit: en finir avec le reporting a posteriori est apparu en premier sur Managers.

Le Lloyd Tunisien attribuera des actions gratuites

13. Oktober 2026 um 09:54

La Société tunisienne d’assurances Lloyd Tunisien a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025. L’état de résultat technique Non-Vie affiche un chiffre d’affaires de 236,145 MTND. Les revenus de placements alloués à l’état de résultat se sont établis à 15,564 MTND, en hausse par rapport aux 11,393 MTND de l’exercice précédent.

Les charges de sinistres nettes ont atteint 96,430 MTND, contre 82,673 MTND en 2024. En parallèle, les frais d’exploitation se sont élevés à 31,081 MTND, augmentant de 19,9% en rythme annuel. Le résultat technique Non-Vie s’est établi à 1,549 MTND, en repli par rapport aux 4,396 MTND de 2024.

Par branche, l’Automobile reste la branche la plus contributrice avec un résultat technique de 8,698 MTND Les pertes techniques les plus importantes proviennent de la branche Groupe (-4,58 MTND) et Assurance Transport (-1,054 MTND).

Du côté de l’activité Vie, les primes acquises se sont dressées à 2,989 MTND. Le résultat technique Vie a enregistré une belle embellie pour s’établir à 1,220 MTND, contre 0,729 MTND une année auparavant. Le bénéfice net de l’exercice 2025 s’est établi à 7,263 MTND, en repli de 13,7%. Les capitaux propres avant affectation des bénéfices ont totalisé 82,985 MTND.

Le bilan fait ressortir des placements nets de 286,849 MTND. La plus-value latente globale est de 19,746 MTND, dont 18,151 MTND sur les actions et titres à revenu variable. Les provisions techniques brutes s’élèvent à 244,240 MTND.

Concernant l’exercice 2026, il est placée sous le signe du renforcement et du développement du réseau de distribution. Dans ce cadre, une cellule dédiée à l’accompagnement et à l’animation des agents stagiaires a été mise en place. Elle vise à favoriser leur intégration et leur montée en compétences. Outre le recrutement de nouveaux agents, l’assureur compte aménager 10 agences selon la nouvelle charte et le réaménagement de la succursale de Mégrine et le transfert de la succursale de Sfax vers un site mieux adapté à son activité.

Par ailleurs, les actionnaires vont se réunir aujourd’hui en une Assemblée générale extraordinaire pour voter une augmentation de capital de 20 MTND par incorporation du report à nouveau après affectation du résultat de l’exercice 2025. L’émission portera sur 4 000 000 d’actions nouvelles d’une valeur nominale de 5 TND chacune. Le capital social sera ainsi porté à 65 MTND. Les actions nouvelles seront attribuées gratuitement aux actionnaires existants à raison de 4 nouvelles actions pour 9 actions anciennes. Les actions nouvelles porteront jouissance à compter du 1er janvier 2026.

L’article Le Lloyd Tunisien attribuera des actions gratuites est apparu en premier sur Managers.

La Société Marja de développement de l’élevage et de l’agriculture augmente son capital

13. Oktober 2026 um 09:16

Les actionnaires de la Société Marja de développement de l’élevage et de l’agriculture -SMADEA ont été convoqués en une Assemblée générale extraordinaire le mercredi 28 octobre 2026. La principale résolution à voter est une augmentation de capital, pour le porter de 18 835 254 à 33 484 896 TND, et ce, par l’augmentation de la valeur nominale de 18 TND actuellement à 32 TND. L’opération sera réalisée par la transformation d’une partie des résultats reportés à la date du 31 août 2025, d’une valeur de 14 649 642 TND.

La SMADEA a pour vocation la création et l’exploitation des projets agricoles et industriels intégrés. Son domaine se situe à Bou Salem et s’étend sur une superficie de l’ordre de 4 070 hectares.

Lors de l’exercice 2025, la société a réalisé des revenus de 33,841 MTND, en hausse de 24,1% en glissement annuel. Cette performance repose sur l’activité de l’élevage (27,489 MTND), portée principalement par les ventes de lait qui ont totalisé 25,119 MTND. Les revenus de l’agronomie ont enregistré 6,347 MTND. Les charges d’exploitation ont augmenté de 11,3%, à 27,489 MTND. Grâce à cette dynamique, le résultat d’exploitation a quasiment doublé pour s’élever à 13,492 MTND. La société affiche une situation financière particulièrement saine, avec un endettement quasi nul. Les charges financières nettes ne sont que de 0,013 MTND. Le bénéfice net est de 11,525 MTND.

Pour rappel, la liste des actionnaires comporte, essentiellement, le Comité arabe d’investissement et de développement agricole (63,33%), la TSB (20,34%), la TSPI (9,66%) et la BTK Finance (3,78%).

L’article La Société Marja de développement de l’élevage et de l’agriculture augmente son capital est apparu en premier sur Managers.

Marokko – Verbraucherpreise steigen im August um 0,8 Prozent

Von: maghreb
09. Oktober 2026 um 17:33

InflationHöhere Preise für Kraftstoffe und Nahrungsmittel haben die Lebenshaltungskosten in Marokko im Monatsvergleich verteuert. Im Jahresvergleich ging der Verbraucherpreisindex hingegen leicht zurück. Rabat – Die Verbraucherpreise in Marokko sind im August 2026 gegenüber dem Vormonat Juli um 0,8 Prozent gestiegen. Wie das marokkanische Planungskommissariat Haut-Commissariat au Plan (HCP) mitteilte, resultiert dieser Anstieg im Monatsvergleich aus […]

Der Beitrag Marokko – Verbraucherpreise steigen im August um 0,8 Prozent erschien zuerst auf Maghreb-Post.

Rima Hassan porte plainte après une vidéo de menace de mort

09. Oktober 2026 um 10:13
Rima Hassan annonce avoir déposé plainte après la diffusion sur Instagram d’une vidéo dans laquelle un internaute la menace avec une arme à feu. En bref Rima Hassan annonce avoir déposé plainte après la diffusion d’une vidéo sur Instagram. Dans…

L’article Rima Hassan porte plainte après une vidéo de menace de mort est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Marrakech Airshow 2026 : près de 200 exposants de 27 pays

08. Oktober 2026 um 08:22
Près de 200 exposants représentant 27 pays participent à la 8e édition de Marrakech Airshow, qui a ouvert ses portes mercredi 7 octobre à la base aérienne des Forces Armées Royales à Marrakech. Les secteurs de l’aéronautique, de la défense…

L’article Marrakech Airshow 2026 : près de 200 exposants de 27 pays est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

❌