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Heute — 26. Februar 2026Haupt-Feeds

Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : un choix stratégique qui interroge

Le gouvernement tunisien a officiellement tranché concernant l’avenir de l’Aéroport international de Tunis-Carthage. Il a dévoilé hier son projet d’extension, sans toutefois aborder la nature de son financement.

La décision annoncée officiellement hier en conseil des ministres a clarifié une fois pour toutes les grandes orientations de l’Etat pour ce qui concerne le futur de l’aéroport Tunis-Carthage, première porte d’entrée dans le pays par voie aérienne avec 60 % du trafic tous aéroports confondus.

Il n’y aura donc pas de nouvel aéroport à construire comme cela avait été évoqué, de même que l’option de délocalisation vers l’Aéroport international d’Enfidha-Hammamet n’est de toute évidence plus à l’ordre du jour.

Le schéma retenu est celui d’une extension des infrastructures existantes avec la réalisation d’un nouveau terminal d’une capacité de 11,5 millions de passagers, portant la capacité globale à 18,5 millions (contre une surcapacité de 7,2 de voyageurs actuellement) en plus de la rénovation de l’actuel terminal pour porter sa capacité à 7 millions de passagers.

Une orientation qui, si elle répond de toute évidence à une logique budgétaire évidente, soulève néanmoins plusieurs interrogations de fond.

Une décision avant tout économique ?

Tout porte à croire que le choix retenu repose essentiellement sur des considérations financières et des impératifs de rationalisation des dépenses publiques. L’extension apparaît comme la solution la moins coûteuse à court terme.

Mais cette approche privilégie-t-elle une vision stratégique à long terme ? Certains observateurs estiment que les conséquences des arbitrages actuels risquent d’être reportées sur les générations futures, notamment si le choix arrêté s’avérait inadapté.

Les professionnels du tourisme laissés en marge : Autre point sensible : l’absence de consultation élargie des acteurs du tourisme et du voyage. Les professionnels du secteur, en première ligne avec leurs partenaires internationaux et leurs clients, disposent pourtant d’une lecture fine des tendances du marché, des attentes des compagnies aériennes et de l’évolution des flux touristiques.

Leur expertise aurait pu enrichir le débat stratégique autour d’une consultation appelée à fixer les enjeux de compétitivité de la destination Tunisie.

La question de la gouvernance et de la qualité de service : Au-delà des infrastructures, plusieurs voix s’interrogent sur les méthodes de gestion actuelles au sein de l’aéroport. Les critiques portent notamment sur des processus jugés peu flexibles et insuffisamment orientés vers l’expérience passager.

Sans réforme structurelle de la gouvernance et des pratiques opérationnelles, une extension physique suffira-t-elle à améliorer la qualité de service ?

L’angle mort de la législation aérienne : Peu de débats publics ont également porté sur le cadre réglementaire de l’aviation civile. Or, la législation actuelle impose encore des restrictions notamment sur les droits de trafic, un facteur déterminant dans l’attractivité d’une plateforme aéroportuaire.

Le dossier de l’Open Sky semble par ailleurs avoir été relégué au second plan, alors même qu’une clause prévoit que l’aéroport de Tunis-Carthage bénéficie d’une période de « protection » de cinq ans. Une situation qui continue d’alimenter les interrogations sur la stratégie d’ouverture du ciel tunisien.

Et le rôle de Tunisair dans cette nouvelle configuration ?

La question de l’adaptation de l’aéroport aux besoins spécifiques de la compagnie nationale, Tunisair, demeure également posée. Le futur terminal a-t-il été pensé comme un véritable levier de croissance pour son trafic, avec des infrastructures alignées sur la nature de son réseau et ses ambitions de développement ?

La réponse à cette question sera déterminante pour la compétitivité de la compagnie et, par extension, pour le positionnement régional de Tunis.

Les riverains face à l’augmentation du trafic

Enfin, un point majeur semble peu abordé : l’impact sur les habitants de Tunis et des zones limitrophes. Les quartiers des Berges du Lac, de La Soukra ou encore de l’Ariana, situés dans le périmètre aéroportuaire et sous les axes de servitude aéronautique (couloirs d’approche et de décollage), pourraient voir les nuisances sonores s’intensifier proportionnellement à l’augmentation du mouvement des avions.

Les riverains ont-ils été consultés ? Des mesures d’atténuation sont-elles prévues dans les plans futurs ? L’argument stipulant que les avions sont moins bruyants évoqués par certains est particulièrement maigre.

Une vision à clarifier

L’extension de l’aéroport Tunis-Carthage constitue indéniablement un choix structurant pour l’avenir du transport aérien tunisien. Mais au-delà des chiffres et des capacités annoncées, c’est une vision globale qui est attendue : gouvernance modernisée, cadre réglementaire adapté, intégration des besoins des compagnies, concertation avec les professionnels et prise en compte des impacts environnementaux.

Car un aéroport n’est pas seulement une infrastructure. C’est un outil stratégique au service d’un pays, de son économie et de ses citoyens. Et dans ce dossier, à l’heure où cet article est publié, aucune information n’a filtré sur le budget consacré et sur sa provenance. L’information officielle s’est limitée à indiquer que le projet entre dans le cadre du Plan de développement 2026-2030.

©Destination Tunisie

 

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Le français Asteel Flash étendre ses activités en Tunisie

17. Februar 2026 um 22:00

Le groupe français Asteel Flash, spécialisé dans les industries électroniques, prévoit de lancer de nouveaux projets d’extension en Tunisie. C’est son PDG, Nicolas Denis, qui l’a annoncé à la sortie d’une réunion avec la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub.

Employant déjà 1 400 ingénieurs et cadres dans le pays, l’entreprise a salué la qualité des compétences tunisiennes. Les discussions la ministre et le PDG ont porté sur les performances locales du groupe et sur un futur projet d’extension intégrant des technologies de pointe, avec pour objectif de doubler le chiffre d’affaires et les exportations, tout en créant de nouveaux emplois.

Entièrement exportatrice, Asteel Flash dispose de 18 sites de production dans le monde. En 2025, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires global de 900 millions d’euros, dont 15 % générés en Tunisie.

La ministre a réaffirmé le soutien de l’État au secteur électronique, en pleine croissance. Une charte de compétitivité est en cours d’élaboration afin de porter la valeur ajoutée du secteur de 22 % à 40 % d’ici 2030, avec à la clé 30 000 emplois supplémentaires.

Le secteur des industries électroniques en Tunisie regroupe actuellement près de 150 entreprises, employant environ 70 000 personnes, et a enregistré près de 3,5 millions de dinars d’exportations à fin 2024.

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Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : Un projet à 3 milliards de dinars avec métro aérien

11. November 2025 um 16:20

Le ministre des Transports Rachid Amri a annoncé un projet d’envergure nationale : l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, dont le coût est estimé à 3000 millions de dinars.

Ce programme prévoit la construction d’un métro aérien reliant directement l’aéroport à la capitale, et vise à porter sa capacité d’accueil à 18 millions de passagers par an.

Selon le ministre, l’étude réalisée par le Bureau de l’aviation civile et des aéroports a permis de définir les contours techniques et financiers du projet. Compte tenu de son importance stratégique, sa mise en œuvre se fera dans le cadre d’un contrat clé en main, à travers une procédure de négociation directe après présélection.

Par ailleurs, la construction d’un nouvel aéroport à Bizerte reste à l’étude, une option envisagée pour renforcer le maillage territorial et désengorger la capitale à moyen terme.

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