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Numérique, sécurité, infrastructures : la CEDEAO et la Tunisie veulent approfondir leur partenariat

15. September 2026 um 18:25

Le président de la Commission de la CEDEAO (Communauté économique des Etats l’Afrique de l’Ouest, regroupant 12 Etats membres), le général Birame Diop, et l’ambassadeur de Tunisie au Nigeria, Mohsen Antit, ont convenu de renforcer les relations et d’élargir les domaines de coopération entre les deux pays. C’est ce qui ressort d’une rencontre tenue vendredi 11 septembre 2026 au siège de la Commission à Abuja.

Dans ce cadre, les deux parties ont identifié plusieurs secteurs  de coopération, à savoir : technologie, numérisation, sécurité, développement durable et infrastructures. Elles ont également convenu de maintenir le dialogue, de consolider leurs relations institutionnelles et de rechercher des opportunités concrètes de collaboration au bénéfice de la CEDEAO o et de la Tunisie, comme le rapporte l’agence APANews.

Les échanges ont porté sur le partage des connaissances et des informations, l’innovation numérique, la résilience climatique et la promotion d’une croissance inclusive.

La CEDEAO et la Tunisie souhaitent par ailleurs renforcer les investissements dans les transports, l’énergie et la connectivité, afin de soutenir l’intégration régionale, la compétitivité économique ainsi que la paix et le développement durable dans la région, ajoute la même source.

Alors, à la Tunisie de présenter ses besoins en matière de financement les domaines convenus, notamment les infrastructures.

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Algérie: le tourisme mise sur le numérique pour moderniser ses services

15. September 2026 um 13:56
L’Algérie veut accélérer la transformation numérique de son secteur touristique en agissant à la fois sur la gestion administrative et sur la promotion de ses destinations. Cette orientation intervient alors que plusieurs pays africains commencent à utiliser l’IA pour analyser la demande et personnaliser l’expérience des visiteurs, selon l’agence ecofin. La ministre algérienne du Tourisme […]

Tourisme: Le Maroc accélère ses ambitions sur le marché français

15. September 2026 um 11:35
À la veille du salon IFTM Top Resa, prévu du 15 au 17 septembre à Paris, l’Office national marocain du tourisme (ONMT) a dévoilé, lundi, sa nouvelle stratégie pour renforcer l’attractivité du Maroc sur le marché français, nous apprend Yabiladi. Selon un communiqué de l’Office, son directeur général, Achraf Fayda, a partagé cette feuille de […]

L’Algérie appelle à une classification internationale de substances non soumises au contrôle

14. September 2026 um 11:37
L’Algérie a appelé, à la clôture des travaux de la 33e réunion des chefs des services nationaux chargés de l’application des lois sur les drogues en Afrique (HONLEA-Afrique), tenue à Vienne (Autriche), à une classification internationale de certaines substances non soumises au contrôle international, à l’instar de la Prégabaline, indique dimanche un communiqué de l’Office […]

Hammamet accueille le championnat d’Afrique de golf 2026

15. September 2026 um 12:16

La Fédération tunisienne de golf (FTG), créée en 1992, va accueillir pour la première fois de son histoire les plus grands golfeurs du continent africain au golf Citrus à Hammamet, pour le Championnat d’Afrique de golf, du 14 au 17 octobre 2026.

Ce sera un grand rendez-vous pour tous les joueurs amateurs de golf sur le sol africain soucieux de réaliser un bon chemin pouvant les mener au circuit pro.

L’édition tunisienne connaitra un nombre record de participants avec la présence de 19 pays (Algérie, Botswana, Cameroun, Egypte, Gabon, Ghana, Kenya, Libye, Ile Maurice, Maroc, Réunion, Afrique du Sud, Seychelles, Sierra Leone, Tanzanie, Ouganda, Zambie, Zimbabwe et Tunisie).

La Tunisie accueillera par la même occasion l’assemblée générale de la Confédération africaine de golf (CAG) qui se tiendra le vendredi 16 octobre a Hammamet et qui devra élire le nouveau bureau exécutif de l’instance africaine pour le mandat 2026-2030.

Outre les dirigeants du golf en Afrique, bon nombre d’invités parmi les responsables du golf mondial seront également présents.

Appelée à défendre les couleurs nationales à cet important rendez-vous, la sélection tunisienne poursuit sa préparation au Golf Citrus Hammamet. Rabeh Bedoui, Baha Boulakmine et Aziz Dardouri effectuent des séances quotidiennes sous la férule de l’entraineur national Hatem Nasr, alors que Mehdi Ben Youssef se prépare d’arrache pied aux Etats-Unis afin d’être fin prêt le jour J.

Le comité d’organisation est, lui aussi, au four et au moulin ces derniers temps en vue d’assurer le meilleur séjour possible aux hôtes de la Tunisie ainsi que le succès à cet événement sportif continental.

Une conférence de presse se tiendra pour présenter l’événement est prévue le 14 octobre au Golf Citrus, juste avant le démarrage des compétitions.

I. B.

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Golf : 19 pays réunis à Hammamet pour une édition historique du Championnat d’Afrique

15. September 2026 um 11:36

La Tunisie s’apprête à accueillir un rendez-vous inédit du golf africain. Le Golf Citrus Hammamet abritera du 14 au 17 octobre 2026 le Championnat d’Afrique de golf, une première depuis la création de la Fédération tunisienne de golf en 1992. Dix-neuf pays participeront à cette édition présentée comme la plus importante jamais organisée sur le continent.

Une participation record à Hammamet

La compétition réunira les représentants de 19 nations africaines, avec la Tunisie en tant que pays hôte. L’Algérie, le Botswana, le Cameroun, l’Égypte, le Gabon, le Ghana, le Kenya, la Libye, l’île Maurice, le Maroc, La Réunion, l’Afrique du Sud, les Seychelles, la Sierra Leone, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe seront également au rendez-vous.

Cette participation donne à l’événement une dimension particulière pour le golf tunisien, qui accueillera pour la première fois une telle concentration de joueurs africains sur son sol.

Au-delà de la compétition, le championnat constitue un rendez-vous important pour les jeunes joueurs amateurs du continent, dont certains ambitionnent de poursuivre leur parcours vers le circuit professionnel.

Une échéance pour la gouvernance du golf africain

Le rendez-vous de Hammamet aura également une dimension institutionnelle. L’Assemblée générale de la Confédération africaine de golf se tiendra le vendredi 16 octobre dans la ville et doit notamment permettre l’élection du nouveau bureau exécutif de l’instance pour le mandat 2026-2030.

Les dirigeants des fédérations africaines seront réunis à cette occasion, aux côtés de plusieurs invités issus des instances internationales du golf et de la R&A.

Quatre Tunisiens en préparation

La sélection tunisienne poursuit de son côté sa préparation pour cette échéance à domicile. Rabeh Bedoui, Baha Boulakmine et Aziz Dardouri s’entraînent quotidiennement au Golf Citrus Hammamet sous la direction du sélectionneur national Hatem Nasr.

Mehdi Ben Youssef, également retenu pour représenter la Tunisie, poursuit sa préparation aux États-Unis afin d’arriver dans les meilleures conditions pour le championnat.

Une conférence de presse est programmée le 14 octobre au Golf Citrus Hammamet, avant la cérémonie d’ouverture, pour présenter les dernières informations relatives à la compétition et à son organisation.

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TABC | Nouveau bureau, nouvelle feuille de route

14. September 2026 um 10:33

Le Tunisia Africa Business Council (TABC) a tenu, samedi 12 septembre 2026 à Tunis, son 2ᵉ Congrès, marqué par la tenue de son assemblée générale ordinaire élective, le renouvellement de ses instances dirigeantes et la présentation de sa nouvelle feuille de route stratégique à l’horizon 2030.

Après plus d’une décennie consacrée à la construction de l’organisation et au développement de sa présence en Afrique, le TABC ouvre ainsi un nouveau cycle autour d’une ambition : un deuxième mandat pour consolider les acquis et transformer l’organisation.

Ce nouveau mandat vise également à préparer progressivement la relève, favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants et hisser le TABC parmi les trois organisations économiques de référence sur le continent africain.

Une décennie d’action au service de l’Afrique

Créé en 2015, le TABC s’est progressivement imposé comme une plateforme de rapprochement entre les entreprises tunisiennes et les marchés africains, en développant son action autour des grands événements économiques internationaux, des missions économiques sur le continent, des rencontres B2B et B2G et de la construction d’un réseau de partenaires africains et internationaux.

Le TABC affiche un bilan significatif : 11 années d’action, 9 éditions du Financing Investment and Trade in Africa (Fita), 37 pays africains couverts, 43 missions économiques, 4 500 adhérents cumulés, 47 000 participants aux différents événements, 80 délégations étrangères accueillies, près de 25 000 rencontres B2B et B2G, 103 conventions et partenariats et près de 90 pays représentés dans les événements organisés par le TABC.

Ces réalisations constituent le résultat d’un travail collectif porté par les différents bureaux exécutifs, les équipes du TABC, ses adhérents ainsi que ses nombreux partenaires institutionnels, économiques et financiers en Tunisie, en Afrique et à l’international.

À cette occasion, le président du TABC, Anis Jaziri, a tenu à rendre hommage et à exprimer sa reconnaissance aux membres du bureau exécutif sortant, pour leur engagement et leur contribution à la construction et au rayonnement de l’organisation durant les dernières années.

Vision 2030 : changer d’échelle

Fort de ces acquis, le TABC entend désormais franchir une nouvelle étape.

La Vision TABC 2030 prévoit de faire évoluer progressivement l’organisation de son rôle historique de mise en relation et d’accompagnement des entreprises vers un modèle capable de contribuer à l’identification, la structuration, le financement et la réalisation de projets en Afrique.

Cette transformation a commencé en 2025 avec le lancement du Tunisia Consortium for African Development (Tucad), fédérant des entreprises et expertises tunisiennes autour des infrastructures et des grands projets structurants.

Le TABC prévoit le déploiement progressif de nouveaux consortiums sectoriels, notamment ST2A dans les technologies et la transformation numérique, TACTE dans l’enseignement supérieur et la formation, TH2A dans le tourisme, ainsi que des consortiums dédiés à la santé et à l’industrie.

L’objectif est de fédérer les compétences tunisiennes au sein d’offres intégrées et solutions globales capables de répondre aux besoins croissants du continent en matière d’infrastructures, de technologie, de capital humain, de santé, de tourisme et d’industrialisation.

La Vision TABC 2030 comporte également une dimension financière. Le think tank prévoit ainsi la mise en place de Virunga Investment Partners (VIP), une banque d’affaires destinée notamment à accompagner la structuration financière, la levée de fonds et le financement des projets portés par cet écosystème.

À l’horizon 2030, une fois les différents consortiums et mécanismes mis en place, l’ambition est de structurer l’ensemble au sein d’une TABC Holding, destinée à assurer la gouvernance, la coordination et le développement de cet écosystème, qui sera introduite simultanément à la BVMT, la Bourse de Tunis, et à la BRVM, la Bourse régionale des valeurs mobilières dont le siège est à Abidjan.

Le TABC entend ainsi passer progressivement d’une logique de promotion des opportunités africaines à une logique de construction et de financement de projets, en mobilisant les entreprises, les compétences, les investisseurs et les institutions financières.

Avec son nouveau bureau exécutif et sa Vision 2030, le TABC entend poursuivre son engagement pour renforcer la présence économique tunisienne en Afrique et contribuer plus directement à la transformation et au développement du continent.

Liste des membres du BE (2026-2031)

Anis Jaziri (président) ; Sami Driss (vice-président) ; Mondher Khanfir (VP chargé du think tank) ; Walid Loukil (VP chargé des relations internationales) ; Nadia Yaich (secrétaire générale) ; Skander Hadj Mabrouk (trésorier) ; Meriem Ben Salah ( responsable du pôle finances) ; Moncef Gloulou (responsable du pôle BTP) ; Salma Abid Mnif (responsable du pôle juridique et droit privé) ; Skander Handous (responsable du pôle IT) ; Slaheddine Hellara (responsable du pôle éducation et formation) ; Chiraz Azizi (responsable du pôle transition écologique & développement durable) ; Jamil Korked (responsable du pôle transition énergétique) ; Nesrine Lachkar (responsable du pôle communication) ; Dr Bassem Allani (responsable du pôle santé).

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L’ingénieur tunisien au cœur de la transformation de l’Afrique

13. September 2026 um 08:30

L’ingénieur tunisien s’impose aujourd’hui comme un moteur clé du développement industriel et économique de l’Afrique. C’est le constat central du forum organisé par le think tank Tunisia Africa Business Council (TABC), samedi 12 septembre 2026 à Tunis, en marge de son assemblée générale ordinaire. L’événement a réuni un parterre d’experts, de décideurs et d’acteurs de terrain autour d’un objectif clair : dépasser la simple prestation technique pour faire de l’ingénierie tunisienne un partenaire stratégique et durable des grandes transitions du continent.

Lotfi Sahli

En ouverture, le président du TABC, Anis Jaziri a retracé le parcours de son organisation. Chiffres à l’appui, le bilan impressionne : 4 500 adhérents, 43 missions déployées dans 37 pays, 9 éditions de la conférence internationale Financing Investment & Trade in Africa (Fita), 25 rencontres B2B/B2G et 103 conventions signées.

Mais M. Jaziri ne souhaite pas en rester là. Tout en reconnaissant les freins actuels — notamment le manque de réseaux structurés et d’accompagnement —, il a dévoilé une feuille de route audacieuse pour le TABC : le lancement d’une banque d’affaires à l’horizon 2029, couplé à une double introduction en bourse de sa holding à Tunis et Abidjan.

De la compétence isolée à l’offre intégrée

Le Doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), Mohsen Gharsi, a apporté un éclairage sans détours sur la situation des compétences nationales. Sur 106 000 ingénieurs inscrits à son organisation, plus de 45 000 exercent à l’étranger. En Afrique subsaharienne, les jeunes diplômés font souvent face à de réels obstacles : absence de soutien public, difficultés à mobiliser des garanties bancaires et trajets complexes faute de lignes aériennes directes.

L’ingénieur tunisien est en passe de devenir un partenaire stratégique et durable des grandes transitions en Afrique.

Animé par Anis Morai, le panel principal a réuni plusieurs figures majeures du secteur — Jamel Ksibi (FNTP), Hassen Zargouni (Sigma Conseil), Sami Driss (Comet), Saïd Drira (Scet) et Mourad Mastouri (Adenit) — pour fixer les conditions du succès collectif :

Faire ses preuves chez soi : M. Ksibi a rappelé que l’aventure continentale repose sur des bases solides. À l’image du chantier emblématique de l’autoroute Hammamet-Enfidha, une entreprise doit d’abord s’imposer sur son marché national avant de prétendre rayonner à l’international.

Miser sur la Data et les solutions intelligentes : Hassen Zargouni a plaidé pour une évolution vers l’ingénierie augmentée. L’Afrique change vite ; exporter des compétences ne suffit plus, il faut proposer des solutions intégrées et guidées par la donnée pour répondre aux défis d’urbanisme, de mobilité et de santé.

S’implanter durablement : s’appuyer sur la simple exportation de marchandises depuis Tunis ne suffit plus pour conquérir le continent. C’est le diagnostic sans appel dressé par M. Driss, fort de son expérience de terrain. Selon lui, les marchés africains privilégient désormais l’ancrage local : ils recherchent des partenaires investis, capables de produire sur place, de créer des emplois pour les ouvriers, techniciens et cadres locaux, et d’assurer le transfert de compétences par la formation Pour illustrer ce virage stratégique, le dirigeant a cité l’exemple révélateur du marché algérien. Lorsque l’Algérie a fermé ses frontières aux importations de matériels roulants, le groupe Comet — déjà implanté localement — s’est retrouvé en position de force, devenant le seul acteur en mesure de répondre immédiatement à la demande nationale. Une démonstration claire qu’en Afrique, la présence industrielle physique sur le terrain constitue le meilleur rempart face aux aléas réglementaires

Allier expérience et humilité : riche d’un ancrage de 45 ans et d’une présence dans 30 pays africains, M. Drira aborde le continent avec l’humilité du pionnier : pour lui, chaque nouveau marché représente à la fois une conquête et une école. Fort de cette maturité de terrain, il souligne la haute estime dont jouit l’ingénieur tunisien à l’échelle internationale. Une réussite continentale qui s’accompagne d’une fidélité intègre envers la patrie, prouvant qu’il est possible de rayonner à travers l’Afrique tout en gardant des racines profondément ancrées en Tunisie.

Former dès l’université : M. Mastouri a mis en avant le rôle primordial de l’Enit (15 000 diplômés). Pour lui, la réussite en Afrique passe par l’ouverture académique et l’accueil des étudiants du continent, bâtissant ainsi dès la formation des réseaux de confiance durables.

Anis Jaziri ne manque pas d’ambition pour le TABC.

Une fois la séance levée pour céder la place aux travaux de l’assemblée élective, M. Jaziri s’est exprimé sur les perspectives d’expansion continentale. Interrogé sur son état d’esprit quant à la poursuite de cette dynamique en Afrique, il s’est montré résolument confiant et serein. Pour le dirigeant, la clé du succès ne doit rien au hasard : elle repose avant tout sur une planification rigoureuse des objectifs stratégiques et sur l’alignement précis des moyens déployés pour les atteindre.

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Maisons russes en Afrique : la culture comme paravent ?

11. September 2026 um 16:49

Moscou poursuit sa conquête douce du continent africain. L’agence Rossotrudnichestvo, chargée de piloter les centres culturels russes à travers le monde, a annoncé la signature de nouveaux partenariats avec des structures locales dans huit pays : la RDC, le Sénégal, le Togo, le Mali, le Kenya, Madagascar, Sao Tomé-et-Principe et la Sierra Leone. Autant de « Maisons russes » qui viendront s’ajouter aux cinq déjà ouvertes en 2024 et aux neuf antennes étatiques revendiquées sur le continent, le tout piloté par une agence pourtant sous sanctions européennes depuis quatre ans, comme le soulignent nos confrères de RFI.

Officiellement, il ne s’agit que de diplomatie culturelle : cours de langue, projections de films, pièces de théâtre, promotion des « valeurs russes ». Une façade sympathique, presque anodine. Mais peut-on vraiment croire qu’un État sous embargo occidental, engagé dans une guerre et une confrontation frontale avec l’Europe, déploie autant d’énergie et de moyens sur un continent entier simplement par amour de l’art ?

Les services de renseignement européens, eux, n’y croient pas. Ils soupçonnent depuis longtemps ces instituts d’abriter des activités bien moins culturelles : recrutement, propagande, voire espionnage. L’épisode récent de Berlin, où l’antenne locale a été fermée dans un climat de tensions croissantes avec Moscou, illustre bien que ces établissements ne sont pas perçus, y compris en Europe, comme de simples médiathèques polyglottes.

Alors à quoi servent réellement ces Maisons russes qui fleurissent de Kinshasa à Freetown ? À diffuser Tolstoï et le cinéma soviétique, ou à consolider, sous couvert de culture, des réseaux d’influence, de renseignement et potentiellement de recrutement dans des pays où la présence russe – militaire via Wagner, économique, diplomatique – ne cesse déjà de s’étendre ? La multiplication de ces centres, dans un contexte géopolitique aussi tendu, mérite pour le moins d’être regardée avec un œil plus que circonspect.

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Afrique: TotalEnergies élargit son terrain de jeu pétrolier

10. September 2026 um 14:38

TotalEnergies accélère dans le pétrole en Angola. Le groupe français vient d’annoncer une nouvelle découverte au large du pays, son entrée dans deux nouveaux blocs d’exploration et la poursuite de ses projets sur plusieurs zones offshore. Une offensive qui s’inscrit dans un programme d’investissement de 10 milliards de dollars sur les 5 prochaines années, avec ses partenaires, selon Reuters.

La nouvelle découverte s’appelle Acacia-5. Elle a été réalisée en juin 2026 sur le Bloc 17, l’un des principaux actifs de TotalEnergies en Angola. Le groupe français en est l’opérateur avec une participation de 38%. Surtout, il ne faudra pas attendre plusieurs années avant de voir cette découverte produire ses premiers barils. TotalEnergies prévoit un démarrage dès septembre, soit seulement 3 mois après la découverte.

Cette rapidité repose sur une infrastructure déjà disponible. Acacia-5 sera raccordé au FPSO Pazflor, une plateforme flottante qui permet de produire, stocker et charger le pétrole directement en mer. L’entreprise évite ainsi de construire une nouvelle installation pour cette découverte. Le gisement doit apporter environ 6 000 barils par jour supplémentaires à la production du Bloc 17.

Cette manière de développer rapidement de petites découvertes à partir d’installations existantes est devenue particulièrement intéressante dans l’industrie pétrolière. Les projets offshore sont coûteux et nécessitent généralement d’importants investissements en infrastructures. Pouvoir utiliser des équipements déjà en place permet donc de gagner du temps et de limiter une partie des dépenses.

TotalEnergies élargit en parallèle son terrain d’exploration. Le groupe a signé avec l’Agence nationale angolaise chargée du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG), pour devenir opérateur de deux nouveaux blocs, à savoir, les 17/25 et 32/21. Il y détiendra 40%, aux côtés d’ExxonMobil, également à 40%, et de Sonangol E&P, avec 20%.

Ces blocs se trouvent dans le bassin du Bas-Congo, à proximité des blocs 17 et 32 déjà exploités. Le secteur dispose de plusieurs infrastructures offshore, dont six FPSO. Cette proximité peut faciliter le raccordement de futures découvertes aux installations existantes. Autrement dit, si de nouvelles ressources sont trouvées, elles pourraient être développées plus facilement sans repartir de zéro.

Le choix de l’Angola n’est pas anodin. Le pays reste l’un des principaux producteurs de pétrole d’Afrique. Mais comme dans plusieurs grands bassins pétroliers africains, une partie de ses champs arrive à maturité. Pour maintenir sa production, Luanda doit donc attirer de nouveaux investissements et encourager l’exploration de nouvelles ressources.

Les autorités angolaises ont d’ailleurs renforcé ces dernières années les mesures destinées à rendre l’exploration plus attractive. En juin 2026, le gouvernement a approuvé de nouvelles incitations fiscales pour certains blocs pétroliers, dont les blocs 17/25 et 32/21. L’objectif est de réduire les risques financiers pour les compagnies et de favoriser les investissements dans des zones où l’exploration peut être plus complexe. 

Pour TotalEnergies, l’Angola constitue ainsi un marché stratégique. Le groupe y est présent depuis 1953 et y emploie environ 1 500 personnes. En 2025, sa production dans le pays a atteint environ 156 000 barils équivalent pétrole par jour.

Le groupe ne mise toutefois pas uniquement sur le Bloc 17. En février 2026, TotalEnergies avait déjà conclu un accord avec l’ANPG et ExxonMobil pour prendre une participation de 35% dans quatre autres blocs d’exploration, les blocs 40, 41, 42 et 58, situés dans le bassin de Benguela.

Pour Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies, cette stratégie répond à une volonté de poursuivre l’exploration en Angola et de profiter des mesures mises en place par le pays pour attirer les investissements.

Le mouvement intervient dans un contexte où l’Angola cherche à relancer son secteur pétrolier. Rappelons aussi que le pays a quitté l’OPEP en janvier 2024, après des désaccords sur les quotas de production. Le pétrole reste pourtant essentiel à son économie et aux recettes publiques.

 

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Route migratoire atlantique : 1 046 personnes migrantes sauvées en une semaine

09. September 2026 um 10:36
Moins médiatisée que les parcours migratoires méditerranéens, la route migratoire atlantique d’Afrique de l’Ouest reste très empruntée et particulièrement dangereuse.   Fin août, en une semaine, 1 046 personnes migrantes qui tentaient de rallier les îles Canaries ont été secourues.…

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L’UNICEF mise sur l’Afrique connectée : plus de 1 000 écoles tunisiennes concernées

08. September 2026 um 16:18

L’UNICEF a ouvert un appel d’offres d’envergure (RFPS-NYH-2026-503940) pour la fourniture de services de connectivité Internet managés aux écoles et établissements accueillant des enfants dans 54 pays africains. La Tunisie figure parmi les pays concernés, avec un déficit de connectivité qui toucherait encore un millier d’écoles.

Ce marché s’inscrit dans le programme Giga, porté par l’UNICEF et l’Union internationale des télécommunications (UPI). Son objectif est de connecter jusqu’à 500 000 écoles et établissements de santé en Afrique d’ici 2030. Après une phase de manifestation d’intérêt close en mars 2026, l’agence onusienne a ouvert un appel d’offres compétitif. Tout en abandonnant les marchés pays par pays au profit d’un achat groupé à l’échelle continentale. Lequel est piloté comme une centrale d’achat pour le compte des gouvernements participants.

Le cas tunisien

Les annexes techniques du dossier précisent que la Tunisie compterait 7 348 écoles recensées, dont 6 344 déjà connectées et 1 004 non connectées. Une bonne partie d’entre elles situées dans les 4 749 écoles répertoriées en zone rurale. Le dossier fait aussi état de 2 340 établissements de santé recensés. A cet égard, le pilotage du volet tunisien reviendrait au ministère de l’Éducation.

Dans ce cadre, les prestataires peuvent soumissionner séparément ou conjointement sur trois lots :

  • La connectivité Internet proprement dite (six niveaux de service, du basique au très haut débit, avec supervision centralisée et API de monitoring);
  • Le réseau interne aux établissements (câblage, Wi-Fi, helpdesk);
  • Et, là où l’électricité fait défaut, des solutions d’alimentation complémentaires.

Un contrat pensé sur le long terme

Par ailleurs, le montage prévoit un accord-cadre de services (LTA-S) de cinq ans renouvelable. Les entreprises présélectionnées ne signent pas immédiatement de contrat d’exécution. Car, elles seront ensuite mises en concurrence pays par pays, une fois les besoins précisés avec les gouvernements. Le modèle est donc celui d’un service entièrement managé. Les équipements restant la propriété du prestataire pendant toute la durée du contrat, maintenance et remplacement à sa charge, sous SLA contraignant.

En outre, pour les opérateurs, intégrateurs réseau et fournisseurs d’énergie tunisiens, ce marché pluriannuel, adossé à des institutions comme la Banque mondiale, Smart Africa et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), constitue une opportunité rare de se positionner sur un programme structurant. Ainsi, les entreprises intéressées sont invitées à consulter l’avis officiel et l’ensemble des documents contractuels sur le portail des marchés des Nations unies (UNGM).

Le potentiel en Tunisie (chiffres officiels de l’Annexe G) :

                                             Nombre

Écoles recensées             7 348

dont déjà connectées    6 344

dont non connectées    1 004

Écoles en zone rurale     4 749

Établissements de santé    2 340.

———————-

*Article rédigé sur la base d’un dossier d’appel d’offres transmis par un partenaire du secteur, recoupé avec les informations publiques de l’UNICEF sur son initiative continentale de connectivité scolaire.

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Cette monnaie séduit de plus en plus les acteurs africaines

08. September 2026 um 15:47

Le renminbi chinois a le vent en poupe dans les échanges entre la Chine et l’Afrique. D’abord utilisé pour certaines opérations commerciales, le yuan prend progressivement une place plus importante dans les règlements transfrontaliers, alors que les banques et les infrastructures financières développent les moyens de traiter directement cette monnaie. 4 380 milliards de yuans, c’est le montant total des importations et exportations de marchandises de la Chine en avril 2026, soit environ 639,4 milliards de dollars. Dans ce volume, une partie des échanges se fait avec l’Afrique, où le recours à la monnaie chinoise gagne progressivement du terrain.

Selon le rapport 2025 sur l’internationalisation du renminbi de la Banque populaire de Chine, les recettes et paiements transfrontaliers en RMB liés aux échanges sino-africains ont atteint 155,33 milliards de yuans en 2024, soit 23,14 milliards de dollars, en hausse de 28% sur un an. Les règlements liés au commerce de marchandises ont progressé de 36%, à 56,4 milliards de yuans. Selon la même source, entre 2020 et 2024, les volumes ont plus que doublé.

Cette progression va de pair avec l’élargissement des infrastructures de paiement. Le système chinois CIPS, qui permet de traiter les paiements internationaux en renminbi, étend progressivement son réseau en Afrique. Des établissements bancaires présents notamment en Afrique du Sud, au Kenya et en Namibie ont renforcé leur accès à ces services. Des mécanismes de compensation en RMB se développent également avec des banques africaines.

Pour les entreprises, l’intérêt est avant tout opérationnel. Lorsqu’une transaction est réalisée directement en yuan, elle peut éviter une conversion intermédiaire dans une autre devise. Le développement de ces circuits donne ainsi davantage de possibilités aux importateurs, exportateurs et établissements financiers qui travaillent avec des partenaires chinois.

Le renminbi commence également à changer de dimension sur le continent. L’Égypte a émis en 2023 des obligations Panda (le nom donné aux obligations étrangères émises sur le marché chinois, par analogie avec les “obligations Samurai” émises au Japon). Et ce, pour 3,5 milliards de yuans sur le marché chinois. De plus, Afreximbank a levé 2,2 milliards de yuans en 2025 à travers ce même marché. Le Kenya envisage lui aussi d’intégrer cet instrument à sa stratégie d’emprunt.

Certes, le mouvement reste encore progressif. Le dollar et l’euro gardent une place importante dans les échanges et les réserves africaines. Mais le yuan gagne peu à peu du terrain, porté non seulement par la hausse des échanges entre la Chine et l’Afrique, mais aussi par le développement des solutions permettant de payer directement en monnaie chinoise. Par ailleurs, la suppression des droits de douane chinois depuis mai dernier pour 53 pays africains n’a fait qu’accentuer cette tendance, en donnant davantage de marge aux échanges commerciaux entre les deux parties.

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La Tunisie parmi les pays africains bientôt notés par une nouvelle agence

08. September 2026 um 12:45

L’Afrique prépare sa propre agence de notation de crédit, issue d’une initiative de l’UA, mais indépendante de celle-ci. L’Africa Credit Rating Agency, AfCRA, doit être officiellement lancée à Maurice, qui accueillera également son siège. Le lancement est prévu le 7 octobre 2026 à Port-Louis, selon le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (APRM), chargé par l’Union africaine de conduire le projet.

En effet, AfCRA arrivera dans un marché largement dominé par les trois grandes agences internationales que sont Fitch, Moody’s et S&P. Selon l’APRM, plus de 70% des notations de crédit produites en Afrique sont actuellement émises par des entités non africaines. L’agence africaine entend ainsi apporter une nouvelle source d’évaluation du risque, avec un regard davantage centré sur les économies du continent.

Une notation de crédit sert notamment à apprécier la capacité d’un État ou d’une entreprise à honorer ses engagements financiers. Pour un pays qui cherche à emprunter sur les marchés internationaux, cette évaluation entre dans l’appréciation du risque par les investisseurs et peut avoir une influence sur les conditions d’accès aux capitaux.

Dans ce contexte, l’UA met en avant plusieurs critiques concernant les méthodes des agences internationales. Dans ses documents de présentation, elle évoque notamment des biais perçus, des écarts dans l’évaluation du risque et des coûts jugés élevés. L’APRM estime aussi que certaines notations ne reflètent pas toujours suffisamment les réalités économiques des pays africains. Par ailleurs, elle relève des révisions qui peuvent intervenir avec un décalage par rapport à l’évolution de la situation économique d’un pays. L’organisation pointe également les difficultés liées aux données disponibles et à la présence limitée d’analystes directement implantés sur le continent. Ces critiques font partie des arguments avancés pour justifier la création d’AfCRA.

Toutefois, l’agence n’a pas vocation à remplacer les acteurs déjà présents sur le marché. Son objectif annoncé est plutôt de proposer une évaluation supplémentaire du risque. Lors d’une réunion organisée en 2025, l’APRM avait d’ailleurs précisé qu’AfCRA ne devait pas attribuer des notes favorables aux acteurs africains, mais apporter davantage de diversité dans les opinions de notation.

De son côté, le projet prévoit une agence portée par le secteur privé et financée par ses propres activités. Elle doit également rester indépendante de l’Union africaine. Cette autonomie doit permettre à AfCRA de développer ses propres méthodes d’analyse et de se positionner séparément des institutions à l’origine du projet.

À cela s’ajoute la question du “plafond souverain”. Dans certaines méthodologies de notation, une entreprise ou une banque peut voir sa note limitée par celle de son pays d’implantation. Un acteur privé présentant de bons fondamentaux peut ainsi être affecté par l’évaluation du risque associé à son État.

Par ailleurs, l’APRM met en avant le coût de cette perception du risque. Dans une publication consacrée aux notations africaines, elle estime que les pays du continent paient en moyenne entre 3 et 5 points de pourcentage de plus sur leurs obligations souveraines que des pays présentant des indicateurs de crédit comparables en dehors de l’Afrique. Ce chiffre est avancé par l’APRM et doit donc être considéré comme une estimation de l’organisation, et non comme une mesure indépendante de l’ensemble du marché.

Enfin, le projet ne date pas de 2026. L’Assemblée de l’Union africaine avait chargé l’APRM, dès 2017, de soutenir les États membres dans le domaine des agences de notation. En 2023, les ministres africains chargés des finances, des affaires monétaires et de la planification économique ont approuvé la création d’une agence africaine portée par le secteur privé, avec un modèle fondé sur l’autofinancement. Le Conseil exécutif de l’UA a ensuite confié à l’APRM la conduite des travaux de mise en place.

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L’ONU veut corriger la carte du monde, la Tunisie vote oui

07. September 2026 um 14:30

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, vendredi 4 septembre, une résolution en faveur de cartes représentant plus fidèlement la superficie réelle des continents. Portée par le Togo au nom des  55 États membres de l’Union africaine, “Correct the Map”,a recueilli 164 voix pour, une contre et 6 abstentions. La Tunisie a elle aussi voté en faveur du texte. Le texte encourage notamment le recours à la projection Equal Earth, conçue pour préserver les proportions de superficie entre les territoires.

Pourquoi cette résolution? Parce que la carte du monde la plus familière n’est pas aussi fidèle qu’elle en a l’air.

La projection de Mercator, développée au XVIᵉ siècle par le cartographe flamand Gerardus Mercator, avait été conçue principalement pour faciliter la navigation. Elle présente toutefois une déformation croissante des superficies à mesure que l’on s’éloigne de l’équateur. Les territoires proches des pôles apparaissent ainsi beaucoup plus grands qu’ils ne le sont réellement.

Le Groenland est l’exemple le plus connu. Sur une carte de Mercator, il semble presque comparable à l’Afrique. En réalité, l’Afrique est environ 14 fois plus vaste que le Groenland.

Equal Earth propose une autre approche. Les superficies relatives sont mieux conservées. En effet, l’Afrique apparaît donc à une échelle beaucoup plus proche de sa taille réelle, tandis que les territoires septentrionaux cessent d’être visuellement surdimensionnés. La projection ne restitue toutefois pas parfaitement toutes les formes et les distances. Aucune carte plane ne peut reproduire intégralement un globe.

La résolution de l’ONU ne signifie pas pour autant que Mercator va disparaître. Elle n’interdit aucune projection et ne fait pas d’Equal Earth une carte officielle unique. Elle invite plutôt les États, les établissements éducatifs, les organisations et les acteurs du numérique à privilégier, lorsque l’objectif est de comparer les superficies, des projections qui les représentent correctement.

Derrière cette initiative africaine, l’enjeu est aussi celui de la représentation. Une carte utilisée dans les écoles, les médias ou les outils numériques contribue à construire une perception des rapports de taille entre les continents. Corriger leurs proportions ne change évidemment ni les frontières ni la superficie des pays. Mais cela permet de regarder le monde avec une autre échelle en tête.

La carte ne change donc pas le monde. Elle change simplement la façon dont nous le regardons.

A noter que le seul vote contre est venu des États-Unis. Les 6 abstentions sont celles de l’Estonie, de la Géorgie, de la Lituanie, de la Moldavie, de la Serbie et de l’Ukraine. 

En outre, d’après l’agence Anadolu, la Banque mondiale utilise déjà des projections comme Equal Earth et Winkel Tripel pour certaines de ses cartes et commence à délaisser progressivement Mercator dans ses représentations numériques. La France lui emboîte le pas : elle a annoncé vendredi l’adoption de la projection Eckert IV, jugée plus fidèle pour représenter les superficies des territoires.

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Tanjazz 2026 : Tanger reprend le tempo

07. September 2026 um 11:51
Du 18 au 20 septembre, le festival revient à Tanger pour sa 23e édition. Après une année d’interruption, Tanjazz retrouve le Palais des Institutions Italiennes et investit de nouveau la ville. Dee Dee Bridgewater, Rodrigo y Gabriela, Diego El Cigala…

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IA | Afrique et monde arabe face au défi de l’exécution

07. September 2026 um 10:35

À Yasmine Hammamet, du 7 au 10 septembre 2026, l’Afrique et le monde arabe se retrouvent autour du AI-Forward Summit 2026, organisé par l’Organisation arabe des technologies de l’information et de la communication (Aicto), sous l’égide de la Ligue des États arabes, en collaboration avec le ministère tunisien des Technologies de la Communication. Le thème retenu — «Façonner l’avenir de l’intelligence : de la vision à la valeur» — résume à lui seul le véritable enjeu de cette nouvelle étape de la révolution numérique. Car l’Afrique et le monde arabe ne souffrent pas d’un déficit d’ambition. Ils souffrent davantage d’une dette d’exécution.

Abdelwaheb Ben Moussa *

La question n’est plus seulement de savoir s’il faut investir dans l’intelligence artificielle, développer les infrastructures numériques ou élaborer des stratégies nationales. La question décisive est désormais de savoir si ces ambitions peuvent être transformées en capacités opérationnelles, mesurables et souveraines. Autrement dit : comment passer de la vision à la valeur ?

Le cadre est déjà posé

L’Union africaine a franchi une étape importante avec l’adoption de sa stratégie continentale sur l’intelligence artificielle. De leur côté, les pays arabes multiplient les stratégies nationales, les investissements dans les infrastructures numériques, les initiatives de recherche et les programmes consacrés à l’intelligence artificielle.

Le cadre stratégique existe donc. Les priorités sont identifiées : développement des compétences, recherche et innovation, disponibilité des données, infrastructures numériques, gouvernance, coopération régionale et soutien à l’écosystème privé.

Mais une difficulté structurelle demeure. L’Afrique reste confrontée à un déficit considérable en matière de puissance de calcul, de données et de compétences spécialisées. Le monde arabe dispose, pour sa part, de capacités financières, énergétiques et infrastructurelles importantes, mais reste confronté à la nécessité de transformer ces moyens en capacités technologiques et industrielles durables.

C’est précisément dans cette complémentarité que se trouve une opportunité stratégique. L’Afrique apporte ses talents, ses marchés, ses besoins et son potentiel de croissance. Le monde arabe dispose de capitaux, d’infrastructures, d’énergie et de capacités d’investissement. Entre les deux existe un espace de coopération encore largement sous-exploité.

Deux pièges menacent aujourd’hui les stratégies africaines et arabes d’IA. Le premier est celui de la dépendance technologique. Adopter rapidement des solutions disponibles sur le marché peut permettre d’obtenir des résultats visibles à court terme. Mais une dépendance excessive aux infrastructures, aux modèles, aux plateformes et aux fournisseurs extérieurs peut progressivement réduire la capacité de décision stratégique.

Le second piège est plus subtil : l’illusion d’agilité. Multiplier les pilotes, les plateformes, les démonstrateurs et les projets expérimentaux peut donner l’impression d’une transformation rapide. Mais une succession de «proof of concept» ne constitue pas une transformation structurelle.

Le véritable indicateur n’est pas le nombre de projets IA lancés. C’est le nombre de processus effectivement transformés, de délais réellement réduits, de coûts maîtrisés, de décisions améliorées et de services rendus plus efficacement aux citoyens et aux entreprises.

La Tunisie, point d’articulation

La Tunisie n’arrive pas à cette échéance les mains vides. Elle dispose d’un capital scientifique et technique important, d’un écosystème entrepreneurial dynamique et d’une stratégie nationale d’intelligence artificielle couvrant la période 2026-2030. Elle dispose également d’une expérience accumulée dans la transformation numérique de l’administration. Mais sa position géographique et son histoire lui confèrent surtout une capacité particulière : celle de faire dialoguer plusieurs espaces.

La Tunisie est africaine, arabe et méditerranéenne. Et elle est également connectée à l’Europe. Cette position peut devenir un véritable avantage géoéconomique dans la construction des chaînes de valeur numériques et technologiques de demain. Mais cela suppose de dépasser la logique de simple interface.

La Tunisie doit pouvoir devenir un nœud d’exécution, capable de connecter talents, recherche, entreprises, capitaux, marchés et infrastructures.

C’est probablement l’un des enseignements les plus importants de la période actuelle. Automatiser un mauvais processus ne le rend pas meilleur. Le numériser peut même parfois accélérer ses dysfonctionnements.

Avant d’introduire l’intelligence artificielle, il faut donc poser des questions beaucoup plus fondamentales : Pourquoi ce processus existe-t-il sous cette forme ? Quels sont ses points de blocage ? Quelles étapes peuvent être supprimées ? Quelles données sont réellement nécessaires ? Qui prend la décision ? Où se situent les doublons ? Quels contrôles sont utiles et lesquels ne produisent aucune valeur ?

La véritable révolution de l’IA ne commencera donc pas nécessairement par l’algorithme. Elle commencera souvent par la réingénierie organisationnelle.

Le prochain saut ne sera pas uniquement technologique. Il sera organisationnel.

La souveraineté commence par la donnée

Dans l’économie algorithmique, la donnée devient une infrastructure stratégique. Il ne suffit plus de disposer de grandes quantités de données. Il faut savoir les qualifier, les sécuriser, les classifier, les partager lorsque cela est pertinent et les protéger lorsqu’elles sont sensibles. Il faut également garantir leur traçabilité, leur qualité et leur interopérabilité. Cela suppose une véritable architecture de gouvernance de la donnée.

À l’échelle afro-arabe, cette question prend une dimension supplémentaire. Comment favoriser la coopération et les échanges de données sans compromettre la souveraineté des États ? Comment développer des standards compatibles ? Comment permettre la circulation de données nécessaires à la recherche et à l’innovation tout en protégeant les données sensibles ?

La réponse ne peut pas être uniquement nationale. Elle doit également être interopérable et coopérative.

La souveraineté des données devient ainsi le socle de la souveraineté algorithmique.

L’Afrique dispose de talents. Le monde arabe également. Mais former davantage d’ingénieurs, de data scientists ou de spécialistes de l’IA ne suffira pas. Le véritable enjeu consiste à transformer les compétences individuelles en capacités institutionnelles et industrielles.

Un expert isolé ne constitue pas une capacité nationale. Une capacité apparaît lorsque l’expertise est intégrée dans des équipes, des processus, des infrastructures, des projets et des mécanismes de décision capables de produire durablement des résultats. Il faut donc passer d’une logique de formation à une logique de mobilisation du capital humain.

Les administrations, les entreprises, les universités, les startups et les centres de recherche doivent pouvoir travailler ensemble autour de problèmes concrets.

À l’échelle afro-arabe, cette approche ouvre un potentiel considérable : programmes de recherche communs, mobilité des talents, plateformes technologiques partagées, financement de startups et développement de solutions adaptées aux réalités régionales.

L’objectif n’est pas seulement de produire des experts. Il est de construire des organisations capables de les retenir, de les faire coopérer et de transformer leur expertise en valeur.

Gouverner par les résultats

C’est probablement ici que se jouera la différence entre une stratégie ambitieuse et une stratégie réellement transformatrice. Les indicateurs de demain ne devraient pas seulement mesurer le nombre de plateformes développées, de conventions signées ou de projets lancés. Ils devraient mesurer les délais administratifs effectivement réduits ; les coûts réellement économisés ; les processus réorganisés ; les services améliorés ; les données rendues interopérables ; les compétences effectivement mobilisées ; les entreprises et startups intégrées aux chaînes de valeur ; et les gains de productivité réalisés.

Il ne faut donc plus compter les projets IA. Il faut compter les processus transformés.

Cette logique suppose également une gouvernance capable d’identifier rapidement les projets en retard, de réallouer les ressources lorsque cela est nécessaire et d’arrêter ceux qui ne produisent pas les résultats attendus. L’exécution devient alors elle-même un objet de gouvernance.

C’est ici que le véritable potentiel stratégique apparaît. L’objectif ne devrait pas être simplement de créer un marché afro-arabe pour les technologies développées ailleurs. Il devrait être de construire progressivement une capacité de production technologique afro-arabe.

Cela signifie investir ensemble dans les infrastructures de calcul ; développer des capacités de recherche et de développement ; créer des mécanismes de financement adaptés ; développer des standards compatibles ; favoriser la circulation des compétences ; construire des solutions adaptées aux langues, aux administrations, aux économies et aux réalités sociales de la région ; et surtout, connecter ces capacités à des marchés réels.

La coopération ne doit donc plus seulement porter sur les déclarations, les conférences ou les accords institutionnels. Elle doit produire des systèmes opérationnels communs. C’est à cette condition que la coopération afro-arabe pourra devenir un véritable levier de puissance technologique.

La souveraineté numérique ne se décrète pas. Elle se construit. Elle se construit par des infrastructures maîtrisées, des données gouvernées, des compétences mobilisées, des processus réinventés et des projets effectivement exécutés.

C’est pourquoi le débat sur l’intelligence artificielle doit désormais dépasser la fascination technologique. L’enjeu n’est pas simplement de savoir quels modèles seront les plus puissants. Il est de savoir quelles nations et quels écosystèmes seront capables de transformer ces technologies en capacités d’action ; une administration qui traite plus rapidement les demandes ; une entreprise qui améliore sa productivité ; un système de santé qui exploite mieux ses données ; une université qui transforme davantage sa recherche en innovation ; une industrie qui intègre réellement l’IA dans ses chaînes de production.

C’est à ce niveau que l’intelligence artificielle cesse d’être une promesse pour devenir une infrastructure de souveraineté.

De la vision à la valeur : le véritable test

Le AI-Forward Summit 2026 de Yasmine Hammamet constitue une nouvelle étape importante dans cette réflexion. Mais le véritable test commencera après les conférences. Il commencera lorsque les déclarations d’intention se transformeront en feuilles de route, les feuilles de route en projets, les projets en systèmes et les systèmes en résultats.

L’enjeu n’est donc pas seulement de multiplier les stratégies. Il est de construire une capacité d’exécution.

L’Afrique ne manque ni de talents, ni d’idées, ni de marchés. Le monde arabe ne manque ni de capitaux, ni d’infrastructures, ni de capacités d’investissement. La question est désormais de savoir si ces atouts peuvent être transformés en une force technologique collective.

La souveraineté IA ne sera peut-être pas celle d’un pays isolé. Elle pourra aussi être celle d’écosystèmes capables de maîtriser ensemble la donnée, le calcul, le talent et l’exécution.

De Yasmine Hammamet peut ainsi émerger une ambition qui dépasse le seul cadre d’un sommet : faire de l’espace afro-arabe non pas seulement un marché de consommation des technologies conçues ailleurs, mais un espace de production, de déploiement et de création de valeur technologique.

Les nations et les régions ne seront pas seulement départagées par leurs modèles d’intelligence artificielle, leurs infrastructures de calcul ou leurs annonces. Elles le seront par leur capacité à transformer l’intelligence en puissance, et la puissance en résultats.

C’est précisément là que commence la véritable épreuve du feu de l’exécution IA.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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Diaspora africaine : quand les transferts de fonds deviennent un levier immobilier

03. September 2026 um 14:44

Les transferts de fonds de la diaspora deviennent une source de capitaux de plus en plus importante pour l’immobilier africain. Selon le rapport Real Estate Investment in Africa de LEAF Africa, les remises migratoires vers le continent ont atteint 96,4 milliards de dollars en 2024, contre environ 10 milliards au début des années 2000. Une partie de ces ressources est orientée vers l’achat de terrains, la construction de logements et l’acquisition de résidences secondaires.

Le phénomène est particulièrement visible dans les principaux pays bénéficiaires. L’Égypte a reçu environ 22,7 milliards de dollars en 2024, suivie du Nigeria avec 19,8 milliards, du Maroc avec près de 12 milliards, puis du Kenya et du Ghana.

Pour le secteur immobilier, ces flux représentent un réservoir de capitaux relativement important. Les membres de la diaspora disposent souvent de revenus en devises, ce qui leur donne une capacité d’investissement différente de celle des ménages dépendant uniquement des revenus locaux. Au Nigeria, par exemple, les transferts de fonds coexistent avec un marché immobilier estimé à 2 600 milliards de dollars, le plus important du continent selon LEAF Africa.

Le défi : orienter les capitaux vers la demande réelle

L’arrivée de ces capitaux ne règle toutefois pas le principal problème du marché africain : le manque de logements accessibles. Dans la plupart des pays du continent, le crédit hypothécaire reste peu développé, avec une pénétration inférieure à 5 % du PIB dans la majorité des marchés. Dans le même temps, une part importante de l’offre immobilière cible les ménages les plus aisés.

Pour les investisseurs, cette situation ouvre donc des opportunités au-delà du haut de gamme. Le logement intermédiaire et abordable, mais aussi les entrepôts logistiques, les commerces, les résidences étudiantes et les infrastructures liées à l’économie numérique figurent parmi les segments appelés à bénéficier de l’urbanisation du continent.

La diaspora pourrait ainsi jouer un rôle plus important dans le financement de cette transformation, à condition que les capitaux soient mieux connectés aux besoins locaux. Pour les promoteurs, l’enjeu sera de proposer des projets à la fois rentables, accessibles et sécurisés. Pour les investisseurs expatriés, la transparence foncière, la fiabilité des promoteurs et la gestion à distance resteront des critères déterminants.

Le potentiel est donc moins dans une simple hausse des prix que dans la capacité à transformer les flux de la diaspora en actifs répondant aux besoins réels des villes africaines.

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Esclavage: un comité de l’ONU réclame des réparations généralisées

03. September 2026 um 11:24
Les États ont l’obligation juridique de fournir ces compensations. C’est une recommandation du Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale.   En bref Le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale a adopté une nouvelle recommandation…

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20 millions de dollars pour les entreprises africaines qui veulent passer au vert. Détails

31. August 2026 um 11:39

Un nouveau financement va renforcer l’accès des entreprises africaines au crédit pour leurs projets liés à l’efficacité énergétique. La société publique suédoise de financement du développement Swedfund va prêter 20 millions de dollars à Africa Go Green Fund (AGG), un fonds panafricain spécialisé dans le financement de projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

L’objectif est surtout de répondre à un problème concret: les entreprises actives dans les technologies et infrastructures vertes ont souvent besoin de financements à plus long terme que ceux proposés par les banques classiques. Le nouvel apport de Swedfund doit permettre à AGG d’accroître les prêts accordés à ces entreprises et de financer davantage de projets dans plusieurs marchés africains.

Le dispositif cible notamment les entreprises et projets actifs dans les bâtiments économes en énergie, la cuisson propre, les transports à faibles émissions, les équipements économes en énergie et l’efficacité énergétique industrielle. Le fonds intervient également dans certaines opportunités liées aux énergies renouvelables. Il ne s’agit donc pas d’une subvention. Africa Go Green Fund propose principalement de la dette à moyen et long terme, mais aussi des financements mezzanine et des garanties. Selon les informations publiées par le fonds, les opérations peuvent atteindre 18 millions de dollars, ou leur équivalent en monnaie locale, avec une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans. Les conditions de prêt varient selon la structure de l’opération et le profil de risque.

Pour une entreprise, l’intérêt est particulièrement important pour les investissements dont les bénéfices financiers apparaissent progressivement: rénovation énergétique d’un bâtiment, renouvellement d’une flotte de véhicules, équipements industriels plus performants ou développement de solutions de cuisson propre.

Un fonds déjà présent dans 17 pays

Africa Go Green Fund n’en est pas à ses premiers financements. Swedfund indique que le fonds a déjà financé près de 30 projets dans 17 pays africains. Il est géré par Cygnum Capital et a été créé avec l’appui de la banque allemande de développement KfW.

Les opérations déjà réalisées donnent une idée des projets susceptibles d’attirer ce type de financement. En juillet 2026, AGG a notamment accordé 10,7 millions de dollars à BioLite pour financer l’achat et la distribution d’au moins 163 500 foyers de cuisson améliorés en Zambie. Le fonds a également financé la mobilité électrique, les bâtiments verts et des infrastructures plus économes en énergie. Son portefeuille comprend notamment des solutions d’équipements efficaces, de cuisson propre, de mobilité électrique et d’immobilier vert.

 

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