La scène culturelle tunisienne s’apprête à vibrer au rythme de la musique tunisienne et arabe avec le festival Carthage Off 2026, qui propose, du 26 août au 15 septembre, une programmation réunissant artistes tunisiens, stars de la chanson arabe et créations musicales originales.
Organisé au Théâtre Antique de Carthage, le festival propose une série de spectacles qui débuteront tous à 22h00. L’événement se présente comme une programmation parallèle et complémentaire autour de la saison culturelle estivale de Carthage, en misant sur la diversité des styles et des publics. Les billets sont disponibles sur le site Teskerti.
Le coup d’envoi sera donné mercredi 26 août avec « Ziara », le spectacle soufi conçu par le compositeur et musicien tunisien Sami Lajmi. Cette création, devenue l’un des rendez-vous majeurs de la musique spirituelle en Tunisie, mêle chants soufis, instruments traditionnels et arrangements contemporains.
« CA Symphony », un concert symphonique
Le 28 août, place à « CA Symphony », un concert avec participation de Mohamed Jebali, avant « 24 Parfums », le 29 août. Cette création musicale d’Amine Bouhafa entend réunir plusieurs univers et sonorités de la Tunisie.
La chanson tunisienne sera également à l’honneur le 30 août avec une soirée réunissant Lotfi Bouchnak, figure emblématique de la chanson tunisienne, et la jeune artiste Rana Zarrouk.
Le festival se poursuivra le 1er septembre avec la chanteuse égyptienne Mai Farouk, qui rendra hommage au grand répertoire classique arabe. Le 3 septembre, le public retrouvera la star libanaise Haifa Wehbe pour un spectacle pop, suivie le 4 septembre par son compatriote Adam.
Le patrimoine musical tunisien sera ensuite mis à l’honneur avec « Carthage Yghani », programmé le 6 septembre. Le spectacle collectif entend célébrer les grandes expressions de la musique tunisienne.
La programmation prendra ensuite une dimension résolument arabe avec plusieurs grandes voix de la scène musicale régionale. L’Égyptienne Amal Maher sera sur scène le 9 septembre, avant la chanteuse libanaise Yara le 10 septembre. Le 11 septembre, le public découvrira le chanteur égyptien Bahaa Sultan.
La soirée du 12 septembre sera consacrée à Nancy Ajram, l’une des figures majeures de la pop arabe contemporaine. Le festival s’achèvera le 15 septembre avec Cairokee, groupe égyptien connu pour son mélange de rock et de musique alternative.
Tarifs proposés
Côté tarifs, les prix annoncés vont de 40 à 117 dinars selon les spectacles, avec des tarifs plus élevés pour certaines grandes têtes d’affiche. Les billets pour « Ziara » sont proposés à 46,5 dinars, tandis que « CA Symphony » est affiché à 50 dinars et « 24 Parfums » à 40 dinars. Les concerts de Haifa Wehbe et Adam sont proposés à 105 dinars, celui d’Amal Maher à 106 dinars, Bahaa Sultan à 117 dinars et Nancy Ajram à 90 dinars.
Avec cette programmation, Carthage Off 2026 mise ainsi sur un équilibre entre créations tunisiennes, valorisation du patrimoine musical national et présence de grandes vedettes de la scène arabe. Le choix du Théâtre Antique de Carthage comme lieu unique donne par ailleurs à ces rendez-vous une dimension patrimoniale et spectaculaire, en associant l’un des sites historiques les plus emblématiques de Tunisie à une programmation musicale contemporaine.
S’étendant sur plus de 6 000 km² dans le sud-est de la Tunisie, à travers les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine, le Dahar recèle 250 millions d’années d’histoire de la Terre. Il est devenu en 2026 le premier géoparc tunisien inscrit par l’Unesco sur le Réseau mondial des géoparcs — et le troisième en Afrique, après le M’Goun au Maroc et le Ngorongoro-Lengai en Tanzanie.
Le Dahar est une archive naturelle qui préserve 250 millions d’années d’histoire terrestre, offrant un panorama de fossiles marins, de vestiges de l’ancienne Pangée, de paysages désertiques, de villages troglodytes et de greniers fortifiés.
Selon un article de l’agence Tap, le territoire couvre 6 375 kilomètres carrés répartis entre les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine ; une vaste zone alliant patrimoines géologique, paléontologique, naturel et culturel. L’Unesco mentionne plus précisément une superficie d’environ 600 000 hectares et une population avoisinant les 330 000 habitants. Le cœur scientifique du géoparc est le Djebel Tebaga, dans le gouvernorat de Médenine ; il abrite le seul affleurement marin du Permien supérieur connu en Afrique, contenant des fossiles vieux de plus de 250 millions d’années.
Les formations du Dahar témoignent également d’une phase cruciale de l’histoire géologique de la planète : il y a environ 200 millions d’années, la région a été le théâtre de processus liés à l’ouverture de l’océan Téthys et à la fragmentation de la Pangée en Gondwana et Laurasia. C’est un patrimoine qui va bien au-delà des simples roches.
Vingt-huit géosites ont été recensés sur le territoire, présentant des preuves paléontologiques — notamment des restes de dinosaures — aux côtés de canyons, de plateaux, de vallées et de formations caractéristiques en «cuestas». Le projet de géoparc met en avant le dinosaure Tataouinea hannibalis — dont les restes ont été découverts dans la région — comme l’une de ses découvertes les plus emblématiques. La géologie y est intimement liée à l’histoire de l’adaptation humaine à un environnement aride marqué par la rareté de l’eau.
L’Unesco considère les ksour (anciens greniers fortifiés), les habitations troglodytiques, les pressoirs à huile traditionnels et les jessour (systèmes de barrages et de terrasses conçus pour capter les rares précipitations) comme des éléments indissociables de l’identité du Dahar.
La reconnaissance par l’Unesco, approuvée en 2026, intègre le Dahar au Réseau mondial des géoparcs, qui compte actuellement 241 territoires répartis dans 51 pays. Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une inscription sur la Liste du patrimoine mondial, mais plutôt d’une désignation distincte de l’Unesco pour des territoires d’importance géologique internationale, gérés selon des critères alliant conservation, éducation et développement durable.
Pour la Tunisie, c’est l’occasion de tirer parti de ce label international comme levier de développement pour ses régions du sud. Le projet met l’accent sur les circuits de géotourisme, la randonnée, la formation de guides locaux, l’artisanat, l’agriculture et des solutions d’hébergement décentralisées — notamment les habitations troglodytiques, les maisons d’hôtes rurales et les structures gérées par les communautés. Cette valorisation du Dahar offre une alternative au tourisme balnéaire traditionnel, en orientant une partie des flux de visiteurs vers l’intérieur du pays et en faisant de la préservation du paysage et du patrimoine géologique un moteur économique potentiel pour les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine.
Du 23 octobre au 22 novembre 2026, Tunis accueille la 8ᵉ édition de Jaou Tunis, un mois d’expositions, de performances, de concerts et de rencontres,qui réunirontartistes, penseurs, musiciens et public venus d’ici et d’ailleurs.
Cette édition marque un double événement : d’abord, la Biennale de l’Image en Mouvement 2026 (BIM’26), l’une des plus importantes au monde qui se délocalise pour la première fois hors de Genève pour une première sur le continent africain, puis le festival Art Explora qui achèvera à Tunis son parcours pluriannuel autour de la Méditerranée.
L’événement est organisé par la Fondation Kamel Lazaar (KLF), en partenariat avec le Centre d’art contemporain Genève et la Fondation Art Explora.
Bâtir des passages plutôt qu’ériger des clôtures
Jaou Tunis ne se conçoit pas comme une simple succession d’expositions et de rencontres, mais comme une manière d’être au monde. Le manifeste de cette édition l’affirme sans détour :«Dans une époque qui tend à opposer les identités en dissonances plutôt qu’à les penser en partitions, Jaou Tunis fait le pari inverse : bâtir des passages plutôt qu’ériger des clôtures. Non pour abolir ce qui nous sépare, mais pour rendre possible la rencontre à travers les écarts.»
Cette conviction naît d’un constat : «Chaque époque forge son destin par les réponses qu’elle oppose à ses crises. La nôtre est traversée par une contradiction profonde : tandis que nos interdépendances s’approfondissent, les logiques de séparation se renforcent.» Pourtant, rappelle le texte, «les océans nous rappellent une évidence ancienne : rien ne demeure vivant dans l’isolement. Être en harmonie avec le monde par les archipels que nous sommes, c’est relier nos rivages et nos horizons.»
Le manifeste propose ainsi une image directrice, celle de l’archipel : «Ainsi se dessine l’archipel : ni fusion, ni juxtaposition, mais rencontre de singularités qui conservent chacune leur voix.»
Seize artistes, une exposition principale
Au cœur de la programmation se trouve Becoming the Ocean, l’exposition principale de la BIM’26, présentée dans la Caserne El Attarine, édifice du XIXᵉ siècle situé dans la Médina de Tunis. Elle rassemble seize œuvres inédites, conçues librement par les artistes, commandées et coproduites par le Centre d’art contemporain Genève et la Fondation Kamel Lazaar sous le commissariat conjoint de Lina Lazaar et Andrea Bellini. Les artistes invités viennent d’Afrique, du monde arabe, d’Asie, d’Amérique latine et de leurs diasporas — ce que le manifeste désigne comme «cette Majorité mondiale longtemps reléguée aux marges des récits dominants». Leurs œuvres traversent «les mémoires de la guerre et de l’exil, les héritages coloniaux, les bouleversements écologiques, les technologies du pouvoir, les savoirs vernaculaires, les spiritualités et les gestes de soin».
Après Tunis, les œuvres poursuivront leur itinérance vers d’autres villes, dont Venise, une itinérance qui, précise le manifeste, «ne déplace pas seulement les œuvres : elle invite aussi à changer de regard, à interroger les lieux depuis lesquels le monde se raconte».
La Méditerranée comme trait d’union
Avec Art Explora, cette vision s’élargit à l’échelle de la Méditerranée, pensée non comme une frontière mais comme «un trait d’union, un espace de circulation et de dialogue».
Le manifeste ne masque toutefois pas les tensions de cet espace commun : «Cette mer n’accorde pas à tous la même liberté de passage : elle relie les rivages autant qu’elle les sépare, révélant les contradictions d’un monde interdépendant où la mobilité demeure inégalement partagée.»
Le choix de Tunis pour cette double première n’est pas anodin. «À la croisée de l’Afrique, du monde arabe et de la Méditerranée, la ville ne regarde pas le monde depuis une périphérie, mais depuis l’une de ses matrices», souligne le manifeste, qui rappelle qu’à Tunis, «les appartenances débordent depuis longtemps les cartes : elles circulent dans les langues, les gestes, les mémoires et les liens tissés d’une rive à l’autre.»
Autour de Becoming the Ocean, Jaou Tunis déploie un programme citadin de grande ampleur : expositions collatérales, performances, concerts, Jaou Nights, ateliers et un programme de rencontres, invitant artistes, penseurs et publics à se saisir ensemble des questions qui façonnent notre présent.
Le manifeste conclut sur une image qui résume l’esprit de cette édition : «Les archipels vivent de circulations invisibles qui relient les îles sans les confondre. Les passages leur donnent leur respiration, les traversées leur profondeur et les horizons partagés leur avenir.»
La Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA) organise la 39e édition du Festival international du film amateur de Kélibia (Fifak), du 23 au 29 août 2026, sous le thème «Cinéma et image… en temps de guerres et de crises». Cette nouvelle édition, placée sous le slogan «Défi et renouveau», témoigne de l’engagement du plus ancien festival de cinéma arabe et africain envers ses principes fondateurs et sa mission éducative et sensibilisatrice.
Le festival offre une plateforme aux expériences artistiques indépendantes et alternatives et sert de laboratoire pour la découverte de jeunes talents et de nouvelles voix dans le cinéma.
Avec le soutien du ministère des Affaires culturelles, en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), et grâce à la contribution de la municipalité de Kélibia, le Fifak va poursuivre son aventure.
Façonner la conscience par l’image et le cinéma, c’est la genèse que ce festival aborde et analyse face à un monde en proie à de profondes transformations et à des crises politiques, sociales et culturelles.
Son objectif est de favoriser la réflexion, le questionnement et l’esprit critique afin de développer une conscience cinématographique et culturelle responsable.
L’expérience accumulée par la FTCA, organisatrice de l’événement, la confronte à des défis majeurs face aux transformations mondiales qui les bouleversent dans leurs dimensions politiques, sociales et économiques, ainsi qu’au niveau de l’industrie du cinéma et de l’image.
Fort de cette expérience, le festival – sans pour autant renoncer à son esprit amateur ni à ses principes fondateurs – s’oriente vers une voie nouvelle et plus ouverte pour sa 39e édition.
Dans ce contexte, l’affiche officielle du festival, conçue par l’artiste Khalil Gobji, reflète le message de la Fédération internationale du film amateur (Fiac).
Il s’agit de considérer la connaissance visuelle et esthétique comme une boussole permettant aux cinéphiles d’apprendre à percevoir le monde dans une époque saturée d’images et régie par la logique du marché et les phénomènes de la consommation à outrance.
D’autre part, le Fifak présente un grand nombre d’expériences cinématographiques alternatives au sein d’une programmation diversifiée répartie sur plusieurs compétitions (internationale, nationale, photographie et scénario), en plus des projections spéciales et parallèles.
Dans le même esprit qui a toujours guidé ses orientations, la dimension formatrice occupe une place importante dans les choix du Fifak pour cette édition qui, rappelons-le, est placée sous le thème «Cinéma et image… en temps de guerres et de crises», où les ateliers aborderont la plupart des disciplines artistiques et offriront aux cinéastes amateurs la possibilité d’apprendre et découvrir différents univers esthétiques.
Leur formation est encadrée par des experts, des spécialistes et des universitaires en arts de l’audiovisuel.
Dans ce cadre, le festival propose 10 ateliers dont «Portrait d’une ville en transition», animé par l’universitaire Zakaria Chaïbi, «Film documentaire», animé par le réalisateur Abdelaziz Bouchmal, «Écriture de scénario», avec le professeur Tahar Ben Ghedifa, «Son», avec l’ingénieure du son Malika Chaâbane, et «Expressions au cœur du patrimoine», animé par le professeur Sadok Ben Turkia.
Le Fifak présente également un atelier sur la «Photographie des droits humains», en collaboration avec Amnesty International (section Tunisie) et l’association Kalam.
Cette 39e édition met également l’accent sur les technologies modernes et leurs développements par le biais d’un atelier intitulé «Intelligence artificielle et cinéma», animé par le formateur en cinéma Imed Radhouani et l’ingénieur du son Dhia Eddine Lamjed.
L’atelier «Critique et analyse de films» sera animé par le réalisateur Ghassan Amami, alors que le professeur Kamel Bellil animera un atelier intitulé «Langage visuel et narration par l’image ».
La professeure Nabila Gouider conduira quant à elle un atelier sur le thème «L’image : mémoire du patrimoine».
La 39e édition poursuivra plusieurs objectifs dont le principal est de raviver son prestige d’antan, comme pépinière de talents, tout en renouvelant son contenu et sa programmation et en valorisant son héritage dans la promotion des connaissances visuelles.
Cette démarche s’inscrit dans une vision stratégique qui promeut un cinéma libre et créatif dans ses choix artistiques tout en garantissant le bon déroulement logistique du festival.
Le film ‘‘To dream perhaps (Tunis-Berlin)’’ (Tunisie, France, 2025, 83 mn) de Nidhal Guiga est le seul film tunisien en compétition officielle internationale de la 13e session de Tripoli Film Festival (Liban) qui se tiendra du 17 au 23 septembre 2026 au Liban.
Le film se déploie selon deux axes parallèles : Tunis, avec ses transformations post-révolutionnaires et ses questions en suspens, et Berlin, espace inédit pour vivre et se réinventer. Entre ces deux villes, Guiga observe une génération qui vit en marge — suspendue entre le désir de rêver et le poids de la réalité, entre ce qui fut et ce qui pourrait advenir.
Ce qui distingue ‘‘To Dream, Perhaps’’, c’est la retenue de son ton et le recours à des détails quotidiens et fugaces comme matière cinématographique première. Plutôt que de livrer un discours politique explicite, le film opère par la sensation : la déambulation dans les rues, les bruits ambiants, les distances et l’attente. La caméra observe davantage qu’elle n’explique, laissant au temps l’espace nécessaire pour se déployer.
De Marseille à Lille, de l’Ardèche à Montpellier, la Saison Méditerranée 2026 fait entrer les cultures méditerranéennes dans toute la France. Jusqu’au 31 octobre, plus de 500 rendez-vous donnent une place particulière aux artistes, aux jeunesses et aux diasporas. Le…
À l’occasion de la Journée du savoir, célébrée lundi 17 août 2026 au palais de Carthage, Kaïs Saïed a développé une vision de l’école qui dépasse la réforme des programmes et des conditions matérielles d’apprentissage. Le président de la République a notamment proposé de sensibiliser régulièrement les élèves aux dangers des drogues et d’ouvrir davantage les établissements aux activités culturelles.
Quelques minutes consacrées aux dangers des drogues
Dans son discours prononcé lors de la cérémonie, Kaïs Saïed est revenu sur ce qu’il présente comme une « guerre contre les drogues ». Il a évoqué la possibilité de consacrer quelques minutes au début des cours pour informer les élèves des risques qui menacent la jeunesse.
Le chef de l’État a ainsi avancé une piste destinée à renforcer la prévention contre les drogues en milieu scolaire. Sans entrer dans les modalités de sa mise en œuvre, il a suggéré que ces moments de sensibilisation permettent d’informer les élèves sur les substances en circulation et leurs conséquences sanitaires et sociales.
Il a également appelé les médias nationaux à diffuser des contenus consacrés aux dangers des différentes drogues circulant dans la société tunisienne. Selon lui, ceux qui auraient cherché à « faire exploser l’État » auraient également voulu « faire exploser la société ».
Cinéma, théâtre et activités artistiques à l’école
Cette prévention s’inscrit dans une conception plus large de l’établissement scolaire. Kaïs Saïed estime que celui-ci ne doit pas se limiter à la transmission des cours et à l’acquisition des connaissances.
Il a plaidé pour la création de clubs culturels consacrés notamment au cinéma, au théâtre et aux différentes formes d’expression artistique. Ces activités devraient, selon lui, contribuer à l’acquisition des connaissances, à l’élévation du goût et à la consolidation de l’esprit national.
Le président a aussi évoqué les arts de la calligraphie et regretté que certains élèves et étudiants remplacent désormais des lettres arabes par des chiffres ou des symboles dans leurs échanges numériques.
Une réforme éloignée des calculs politiques
Kaïs Saïed a parallèlement rappelé le lancement des travaux du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, présenté comme une institution constitutionnelle appelée à préparer la réforme du secteur.
Cette réforme devra, selon lui, reposer sur des critères objectifs, répondre aux choix des Tunisiens et rester à l’écart des « tiraillements politiques ». Il a également critiqué certaines réformes antérieures qui n’auraient pas été « innocentes » et rejeté toute orientation éducative imposée depuis l’étranger.
« Notre enseignement, nous le choisissons comme le choisit le peuple tunisien », a-t-il affirmé, en défendant un système national, démocratique et accessible à tous sur un pied d’égalité.
Transport, santé et architecture scolaire
Le chef de l’État a enfin insisté sur les conditions concrètes de la réussite : transport, santé, accompagnement social, orientation, fournitures scolaires et entretien des établissements.
Il a aussi abordé l’architecture des écoles, en citant l’aération, l’éclairage et la nécessité de prévoir des espaces adaptés aux activités culturelles. La Présidence a, de son côté, indiqué que Kaïs Saïed avait demandé aux membres du Conseil supérieur de travailler intensivement à l’élaboration d’un enseignement « national et démocratique » issu de la volonté du peuple tunisien.
À Tanger, les porte-conteneurs se succèdent. Entre les grandes villes, les trains filent à grande vitesse. À Ouarzazate, le soleil produit de l’électricité. Et partout, routes, barrages et stations de dessalement modifient peu à peu le paysage. Derrière ces transformations,…
La Volksbühne, célèbre théâtre berlinois, a renoncé à un évènement réservé à des enfants noirs, pour « raisons de sécurité » après une « campagne de haine raciste ».
En bref
La Volksbühne de Berlin annule un événement réservé…
Cent enfants maqdessis et marocains bénéficient cet été des activités de l’école d’été de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, organisée au profit d’enfants palestiniens et marocains dans le cadre de la 17ᵉ édition des colonies de vacances des enfants d’Al-Qods.…
Dans son enquête ‘‘Inside DZ Mafia’’, Jean-Michel Verne ne signe pas un simple récit sur les règlements de comptes marseillais. Le journaliste, spécialiste des questions de police et de crime organisé, s’intéresse à ce qui se joue derrière les fusillades, les points de deal et les guerres de territoires : la transformation progressive du narcotrafic en une véritable économie clandestine.
Djamal Guettala
L’enquête plonge dans les rouages d’une organisation criminelle devenue l’un des symboles du nouveau narcobanditisme français. Violence, argent, recrutement, nouvelles technologies, contrôle territorial et connexions internationales composent un système qui ne ressemble plus à la bande de quartier traditionnelle. Le trafic de stupéfiants s’est professionnalisé, structuré et adapté aux mutations de la société.
L’intérêt du livre tient précisément à cette volonté de dépasser le fait divers. Jean-Michel Verne cherche à comprendre comment des réseaux nés dans les quartiers nord de Marseille ont pu acquérir une telle capacité d’organisation et pourquoi leur influence dépasse désormais largement la cité phocéenne.
Du vieux milieu marseillais au narcobanditisme
Pour comprendre la DZ Mafia, Jean-Michel Verne remonte le fil de l’histoire criminelle marseillaise. Il décrit la disparition progressive de l’ancien milieu, celui des figures traditionnelles du banditisme qui imposaient encore des codes, des hiérarchies et une certaine forme d’omerta.
À ce modèle succède une génération issue des cités, porteuse d’autres pratiques et d’autres rapports de force. La violence change alors de nature et d’échelle. La fusillade de Sainte-Marthe, en janvier 2009, apparaît dans le récit comme un moment symbolique de cette mutation, avec l’utilisation d’armes de guerre dans les affrontements.
La kalachnikov devient l’image d’un nouveau paysage criminel. La discrétion et les anciens codes du milieu cèdent progressivement la place à la conquête territoriale, à l’intimidation et à la démonstration de puissance.
Ce basculement permet à l’auteur de replacer la DZ Mafia dans une histoire plus large. Il ne s’agit pas d’un phénomène apparu soudainement, mais de l’aboutissement d’une évolution du crime organisé marseillais, désormais davantage fragmenté, violent et connecté aux circuits internationaux.
Quand le crime adopte les méthodes de l’entreprise
L’un des aspects les plus saisissants du livre concerne le recrutement des exécutants. Jean-Michel Verne décrit une génération de jeunes attirés par l’argent rapide, mais aussi par une forme de reconnaissance sociale construite sur les réseaux numériques.
Le cas d’E., âgé de 16 ans, illustre cette évolution. Recruté sur les réseaux sociaux et missionné pour quelques milliers d’euros, il devient l’exécutant d’une opération violente. L’auteur montre ainsi comment certains réseaux peuvent utiliser des jeunes, souvent sans expérience criminelle préalable, comme des exécutants interchangeables.
La logique est implacable : cloisonner les responsabilités afin de protéger les commanditaires. Celui qui exécute ne connaît pas nécessairement celui qui décide. Les différents niveaux de l’organisation sont séparés, tandis que les moyens de communication numériques facilitent les échanges et réduisent les distances.
Cette rationalisation du crime donne tout son sens à l’une des formules fortes du livre : «La came est une entreprise». Derrière cette phrase se dessine une véritable architecture économique : responsables, gérants, exécutants, circulation de l’argent, gestion des territoires et stratégie d’expansion.
Le trafic de cocaïne s’inscrit lui-même dans des circuits qui dépassent Marseille. Anvers, Rotterdam ou Le Havre apparaissent comme des points de passage d’une économie dont les ramifications sont européennes. Les communications cryptées et les mécanismes de blanchiment complètent cette organisation.
Mais cette apparente rationalité économique a un coût humain considérable. Jean-Michel Verne rappelle que la violence ne frappe plus seulement les membres des réseaux rivaux. Socayna, Lana ou Éléonore incarnent ces victimes collatérales qui paient le prix d’une guerre dont elles ne sont pas les protagonistes.
Le narcobanditisme devient alors une forme de pouvoir territorial. La violence n’est plus seulement la conséquence d’un conflit : elle devient un moyen de gouverner un territoire clandestin.
Une puissance criminelle difficile à contenir
L’enquête ne s’arrête pas aux quartiers marseillais. Elle montre comment le narcotrafic s’est inscrit dans une économie nationale et européenne, obligeant les services de l’État à affronter des organisations capables de se recomposer après les arrestations.
La prison elle-même ne constitue plus nécessairement une rupture. Les communications clandestines permettent à certains responsables présumés de continuer à exercer une influence depuis leur cellule. Le livre évoque également les affaires de corruption, révélatrices de la capacité de l’argent criminel à pénétrer certains rouages institutionnels.
Jean-Michel Verne s’appuie sur des procédures judiciaires, des documents et des témoignages d’enquêteurs. Cette matière donne à son récit une solide dimension documentaire. Il évite généralement les effets faciles et préfère démonter les mécanismes du système.
On pourra toutefois regretter que la dimension sociale soit moins approfondie. Pourquoi certains jeunes basculent-ils dans cette économie ? Que disent ces recrutements de l’état des quartiers concernés ? Quelles réponses sociales, économiques et politiques opposer à une organisation qui prospère sur les failles du territoire ? L’auteur privilégie clairement l’angle policier et judiciaire. C’est aussi ce qui fait la précision de son enquête, tout en laissant certaines questions en suspens.
Sa conclusion dépasse néanmoins le seul cas marseillais. Lorsque Verne écrit que «l’économie de la mafia est partie prenante de l’économie française» et voit dans la DZ Mafia «le symptôme le plus voyant d’une nécrose», il élargit son propos à une société confrontée à la banalisation progressive d’une économie criminelle.
Abdelatif Mehdi Laribi, l’un des chefs présumés de la DZ Mafia, arrêté en Algérie.
Quand l’actualité rejoint les pages du livre
L’actualité judiciaire récente donne une résonance particulière à ‘‘Inside DZ Mafia’’. Deux noms cités dans le livre sont revenus au premier plan dans des procédures en cours entre la France et l’Algérie.
Le 3 août 2026, les autorités algériennes ont arrêté Djamel Djeha, 46 ans, présenté comme un cadre présumé du réseau de la Castellane à Marseille. Il a été interpellé en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par les magistrats instructeurs marseillais dans le cadre de l’enquête «Empire». Son nom figure dans l’enquête de Jean-Michel Verne sur les réseaux criminels marseillais.
Deux semaines auparavant, le 20 juillet, Abdelatif Mehdi Laribi, 36 ans, alias «Tic», présenté comme l’un des fondateurs présumés de la DZ Mafia, avait été arrêté en Algérie sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par deux juges d’instruction marseillais. Il est visé dans le vaste dossier «Octopus», consacré à des réseaux de narcotrafic.
Le 10 août, les deux hommes ont été placés en détention provisoire en Algérie, après avoir été initialement placés sous contrôle judiciaire. Cette actualité donne au travail de Jean-Michel Verne une résonance presque immédiate : les noms qu’il étudie dans son livre continuent d’apparaître dans des procédures qui illustrent l’extension géographique des réseaux et la nécessité d’une coopération judiciaire dépassant les frontières.
C’est finalement ce que révèle ‘‘Inside DZ Mafia’’ : derrière les règlements de comptes et les images spectaculaires du narcotrafic se déploie un système beaucoup plus complexe, capable de produire ses propres hiérarchies, ses circuits financiers et ses modes de recrutement. Un système qui, surtout, ne s’arrête ni aux frontières des quartiers ni à celles des États.
‘‘Inside DZ Mafia, au cœur du gang narco-mafieux’’, Jean-Michel Verne, Éditions Arthaud, 240 pages, paru le 5 novembre 2025.
Née en 1966 à Gafsa, Fadhila Messai (فضيلة مسعي), est écrivain et journaliste. Romancière, poète et critique.
Après des études supérieures en sociologie, elle poursuit des recherches universitaires en littérature. A l’origine de la fondation de Radio Gafsa, elle y est reconnue et réputée comme journaliste culturelle
Son œuvre littéraire compte de nombreux ouvrages : romans, recueils de poésie et essais, traduits et couronnés de diverses distinctions internationales.
Parmi ses recueils de poésie, (en arabe) : «Une femme de feu »; «L’hémorragie de la neige» ; « Le nectar de la passion» ; « Le camp de l’amour».
Tahar Bekri
Quand j’étais jeune fille
A haute voix je psalmodiais au printemps ses nombreuses histoires
Je portais ses lettres amoureuses à une rose
Une fleur
Une tulipe endormie dans un bosquet
Et tout innocence je courais sur les montagnes hautes
Je m’arrêtais sur les collines
Sur les cimes
Je ramassais les étoiles dans mon panier
Leur donnais la truffe enfouie dans mes yeux
Leur recommandais le bon voisinage de la lune
Je refusais les bijoux du monde
Ses diamants
Et quelques autres pierres précieuses
Me suffisais du présent modeste du printemps
Un bel œillet qui orne mes cheveux
Pour écrire sur son amour sa fascination mon meilleur poème
Traduit de l’arabe par Tahar Bekri
Extrait de »Dans le creux de tes yeux », inédit (Remerciements à l’auteure).
Mahres s’apprête à vibrer au rythme de la création contemporaine avec la tenue de la 37ᵉ édition de son Festival international des arts plastiques, du 16 au 23 août 2026.
Le comité d’organisation a récemment dévoilé sur sa page officielle l’affiche de cette édition 2026, placée sous le signe de la mémoire et de la transmission avec le thème : « Un impact qui résiste à la disparition » .
Mahres s’imposera ainsi, une nouvelle fois comme le carrefour incontournable des plasticiens, artistes et passionnés d’art venus des quatre coins du monde.
Les organisateurs promettent d’ailleurs une programmation riche et immersive pour cette nouvelle édition, où la création contemporaine investira pleinement l’espace public, avec des échanges interculturels, des ateliers à ciel ouvert, des galeries éphémères, des tables rondes et des débats autour de la pérennité de l’œuvre d’art et de son empreinte culturelle.
Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche lance un appel à la prudence à l’attention de l’ensemble des agriculteurs et des pêcheurs suite aux prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM) annonçant vents pluies et orages pour cette nuit.
Selon les bulletins de suivi, plusieurs régions du pays connaîtront des cellules orageuses accompagnées de pluies parfois abondantes ; de chutes de grêle et de fortes rafales de vents ont même été annoncés
Ces perturbations toucheront progressivement les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest, avant de s’étendre localement aux zones est du pays et en particulier les gouvernorats de Béja, Siliana, Le Kef, Zaghouan, Kairouan, Sidi Bouzid et Sfax, et ce, avec des rafales dépassant temporairement les 80 km/h sont attendues sous les orages.
Afin de limiter les dégâts matériels et de garantir la sécurité des exploitants, le ministère recommande de prendre les dispositions nécessaires pour abriter les équipements, machines et récoltes contre la grêle et les fortes pluies, de consolider les structures et installations vulnérables au vent et d’éviter les travaux en zones dégagées lors des orages et s’éloigner impérativement des points bas et des cours d’eau.
Le ministère appelle également à mettre le bétail à l’abri dans des lieux sécurisés, ombragés et bien approvisionnés en eau afin de préserver les animaux du stress thermique et des intempéries.
Quant aux pêcheurs et face à la dégradation des conditions en mer, le ministère appelle à éviter toute sortie en mer en cas de vents forts, de mer agitée ou d’activité orageuse, à amarrer fermement les embarcations et sécuriser les équipements dans les ports.
Publié récemment aux éditions Santillana, ‘‘Femmes de tous les combats dans la Tunisie du XXe siècle’’ de Rym Lajmi, maître-assistante à la Faculté de Manouba,propose de revisiter une partie de l’histoire tunisienne à travers les parcours de femmes engagées dans les combats politiques, sociaux et féministes entre 1930 et 1960. L’ouvrage paraît dans la collection «Tunisie plurielle», dirigée par le professeur Habib Kazdaghli.
Djamal Guettala
Le choix du sujet n’est pas anodin. Une grande partie du récit historique consacré à la Tunisie du XXe siècle s’est construite autour des grandes figures masculines du mouvement national et des principales étapes de la lutte anticoloniale. Rym Lajmi déplace ici le regard pour faire émerger des femmes qui ont, elles aussi, participé aux transformations politiques et sociales de leur époque.
Tunisiennes musulmanes et juives, «Italiennes de Tunisie» et «Françaises de Tunisie» se retrouvent au centre de cette recherche. Des femmes issues d’horizons différents, appartenant à des communautés différentes, mais dont les trajectoires peuvent se rejoindre autour de certains combats.
Engagées dans une Tunisie en transformation
La période étudiée, de 1930 à 1960, correspond à une séquence décisive de l’histoire tunisienne. La contestation du protectorat français s’intensifie, le mouvement national s’affirme et les revendications liées à la condition féminine prennent progressivement une place plus importante dans l’espace public.
À travers les parcours étudiés, le militantisme féminin apparaît dans toute sa diversité. Il ne se réduit pas à une participation secondaire au mouvement national. Les revendications sociales, les aspirations à l’émancipation et l’engagement anticolonial peuvent se croiser et donner naissance à des formes de militantisme qui dépassent les appartenances communautaires.
C’est l’un des intérêts du travail de Rym Lajmi : ne pas présenter une histoire uniforme du militantisme féminin, mais faire ressortir des trajectoires différentes, des sensibilités parfois éloignées et des expériences qui témoignent de la pluralité de la société tunisienne.
Les parcours étudiés permettent également de dépasser une lecture de l’histoire fondée uniquement sur la séparation entre communautés. Ils font apparaître des contacts, des échanges, des solidarités et des engagements partagés.
Réinscrire les femmes dans le récit historique
L’ouvrage pose ainsi une question essentielle : quelle place accorder aux femmes dans l’écriture de l’histoire nationale ?
Rym Lajmi ne se contente pas d’ajouter quelques figures féminines à un récit déjà établi. Elle montre que leurs trajectoires permettent de comprendre autrement les mutations de la Tunisie du XXe siècle.
Dans plusieurs de ces parcours, le combat anticolonial et la volonté d’émancipation des femmes se rejoignent. Participer à la transformation politique de la société pouvait également signifier remettre en question la place traditionnellement réservée aux femmes.
Cette approche permet de mieux saisir la diversité du militantisme féminin tunisien et les différentes formes qu’il a pu prendre au cours des décennies qui ont précédé et accompagné l’indépendance.
Le livre s’inscrit pleinement dans l’esprit de la collection «Tunisie plurielle», consacrée aux différentes communautés, minorités et mémoires qui ont participé à l’histoire du pays. La préface de Silvia Finzi souligne la singularité du parcours de l’auteure, tandis que la postface de Laura Faranda, qui a dirigé la thèse doctorale dont est issu l’ouvrage, vient compléter cette lecture.
À travers ces femmes et leurs engagements, c’est finalement une autre cartographie de la Tunisie du XXe siècle qui se dessine : une société traversée par plusieurs appartenances, plusieurs mémoires et plusieurs formes de mobilisation.
En redonnant une visibilité à ces trajectoires, Rym Lajmi contribue ainsi à élargir le récit historique et à rappeler que les femmes n’ont pas seulement accompagné les grandes transformations de la Tunisie : elles y ont également pris part.
Cette nouvelle publication sera présentée dimanche 16 août 2026 à 18h30, dans le cadre des Journées culturelles pour défendre les patrimoines en péril à Hammamet. La littérature prendra alors le relais avec une rencontre autour de ‘‘Femmes de tous les combats dans la Tunisie du XXe siècle’’, organisée sous l’égide du Cercle Mahmoud Messaadi et des Éditions Santillana.
Le Centre ntional du cinéma et de l’image (CNCI) informe l’ensemble des professionnels souhaitant soumettre un film pour représenter la Tunisie dans la catégorie « Meilleur film international » de la 99e cérémonie des Oscars, qu’il a été décidé de prolonger le délai de dépôt des candidatures.
La nouvelle date limite de dépôt des dossiers est fixée au vendredi 21 août 2026 à 13h30. Au bureau d’ordre du CNCI.
Les dossiers de candidature doivent être accompagnés des documents attestant de l’éligibilité du film à la compétition, conformément aux critères établis par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (Oscars).
Pour toute information complémentaire : service.communication@cnci.tn Pour consulter le règlement relatif à la catégorie « Meilleur film international ».
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La romancière tunisienne Basma Omrani a remporté le Prix de la création littéraire en langue française du Prix Zoubeida Béchir 2026, décerné par le Centre de recherche, de documentation et d’information sur la femme (Credif), pour son roman ‘‘Sursis à volonté’’.
La distinction vient saluer un parcours littéraire encore récent, mais déjà marqué par une écriture qui s’intéresse aux zones de tension du réel, à l’absurde, à l’injustice et à ce qui reste enfoui derrière les apparences.
Née à Sfax en 1979, Basma Omrani est docteure en littérature générale et comparée et professeure de français. Elle vit actuellement à Paris. Son parcours universitaire et son rapport à la langue française accompagnent une démarche romanesque nourrie par l’observation du monde contemporain et de ses contradictions.
Avec ‘‘Sursis à volonté’’, son premier roman, l’écrivaine fait le choix d’une fiction qui cherche moins à contourner le réel qu’à le mettre à nu. Elle explique que le livre est né du désir d’exprimer «l’absurde, l’injuste et le refoulé» pour, en définitive, mieux dire le réel. Une démarche qui donne au roman sa matière et son point de départ.
L’attribution du Prix Zoubeida Béchir 2026 vient ainsi consacrer cette première œuvre et offrir à son autrice une reconnaissance importante dans le paysage littéraire tunisien de langue française.
À l’annonce du résultat, Basma Omrani a exprimé sa «profonde gratitude» aux membres du jury pour cette distinction. Elle a également rendu hommage au Credif pour son engagement en faveur de la culture et pour son travail de valorisation des écrits féminins.
Le Prix Zoubeida Béchir occupe une place particulière dans la reconnaissance de la création féminine tunisienne. En distinguant chaque année des œuvres portées par des femmes dans différents champs de la création et de la production intellectuelle, il contribue à leur donner une visibilité dans le paysage culturel national.
Avec ce Prix 2026, ‘‘Sursis à volonté’’ franchit une nouvelle étape dans son parcours. Pour Basma Omrani, cette distinction vient surtout confirmer la possibilité de faire de la littérature un espace de questionnement du réel, là où l’absurde, l’injustice et les non-dits trouvent une forme et une voix.
Deux ans après la disparition de Yasser Jeradi, la mémoire du chanteur, poète, calligraphe, artiste engagé et passionné de randonnée reste intacte dans le cœur de ses proches et de tous ceux qui ont la chance de le connaître.
Entre chansons gravées dans les mémoires et souvenirs au détour des sentiers qu’il chérissait tant, l’Association tunisienne des randonneurs a rendu hommage à une figure inoubliable dont l’empreinte et le sourire continuent de nous accompagner :
« Deux ans déjà… Deux ans… et pourtant, il suffit parfois d’une chanson, d’un sentier, d’un coucher de soleil ou d’un simple éclat de rire pour avoir l’impression que tu es encore là. Yasser Jradi, notre ami, chanteur, artiste, randonneur… tu as laissé derrière toi bien plus que des souvenirs. Tu as laissé une trace dans chacun de ceux qui ont eu la chance de croiser ton chemin. Ton corps nous a quittés, mais pas ton énergie, pas ton sourire, pas ta voix. On te retrouve dans les montagnes que tu aimais tant, dans les chemins que nous parcourons, dans les chansons qui nous ramènent à toi, dans les soirées autour d’un feu où ton absence se fait parfois terriblement sentir. Il y a des personnes dont le départ crée un vide que le temps ne comble jamais. On apprend simplement à vivre avec ce manque… en gardant précieusement tout ce qu’elles nous ont donné. Deux ans sans toi. Deux ans à continuer d’avancer, avec parfois les yeux humides et le cœur rempli de gratitude de t’avoir connu. Tu marches encore quelque part avec nous. Et tant que nous parlerons de toi, que nous chanterons tes chansons et que nous raconterons nos souvenirs, une partie de toi continuera de vivre parmi nous. Tu nous manques. Terriblement ».
Notons que l’artiste complet aux multiples talents Yasser Jeradi, est décédé lundi 12 août 2024, laissant derrière lui un répertoire riche de chansons et le souvenir d’un homme d’exception, amoureux des arts et de la terre, dont l’empreinte reste à jamais gravée dans les mémoires.