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Tunisie : hausse de 25 % des IDE en 2026

25. Juni 2026 um 21:08

Le volume des investissements étrangers directs (IED) en Tunisie a augmenté de 25 % au cours des quatre premiers mois de 2026, par rapport à la même période en 2025. C’est ce qu’a annoncé jeudi 25 juin le ministre de l’Économie, Samir Abdelhafidh. Ce résultat constitue un signal positif pour le climat des affaires.

Lors du Forum de l’investissement en Tunisie (TIF), des investisseurs ont fait part de leur optimisme, se traduisant par le lancement ou l’extension de projets.

La deuxième journée du forum, prévue vendredi 26 juin, doit permettre l’annonce de nouveaux investissements et le lancement de la « Plateforme nationale pour l’investisseur », un mécanisme gouvernemental destiné à faciliter les procédures et résoudre les difficultés rencontrées par les investisseurs.

Dans le cadre du plan quinquennal 2026-2030, le ministre a fixé un objectif de hausse du taux d’investissement de 15,5 % à 20 %, afin de renforcer la compétitivité de l’économie tunisienne et d’atteindre une croissance durable. Il a précisé que l’objectif du forum n’est pas de chercher des financements, mais de stimuler l’investissement local et étranger pour un développement concret.

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Les 70 ans de relations tuniso-suisses réunissent acteurs économiques et institutionnels

25. Juni 2026 um 16:31

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-suisse (CCITNCH) a célébré, le mardi 23 juin 2026, au Sheraton Tunis, le jubilé de platine des 70 ans de relations bilatérales entre la Tunisie et la Suisse; et ce, autour du thème « 70 ans d’amitié tuniso-suisse – Héritage & Perspectives ».

L’événement a réuni entreprises, institutions publiques, organisations de coopération, membres du corps diplomatique et acteurs économiques tunisiens et suisses, venus témoigner de la solidité des liens unissant les deux pays et des contributions de la Suisse au développement économique, social et humain de la Tunisie.

La soirée a été ouverte par les allocutions de Ahlem Bel Hadj Ammar, présidente de la CCITNCH, et de Josef Renggli, ambassadeur de Suisse en Tunisie et président d’honneur de la Chambre. Sont également intervenus Nabil Ben Khedher, directeur général des relations bilatérales avec les pays d’Europe au ministère des Affaires étrangères, Hamda Zaremdini, directeur général de Swisscontact Tunisie, ainsi que Sana Ladjimi, directrice générale de SIKA Tunisie.

 

Lire aussi : Market Focus Tunisia – Un pont économique entre la Suisse et la Tunisie

 

Des archives audiovisuelles ont retracé l’ancienneté de la présence suisse en Tunisie, à travers des documents historiques de Swisscontact (1965) et de SIKA (1956). Tout en illustrant leur contribution au développement de secteurs stratégiques de l’économie tunisienne.

Au-delà de sa dimension commémorative, la soirée a constitué une plateforme de rencontres entre dirigeants d’entreprises, investisseurs et représentants institutionnels des deux pays. Confirmant ainsi l’intérêt croissant pour le développement des échanges bilatéraux et le renforcement des opportunités d’investissement.

Le succès de cette manifestation illustre la vitalité des relations tuniso-suisses et la volonté commune des acteurs publics et privés de construire un partenariat durable, innovant et tourné vers l’avenir.

La CCITNCH adresse ses remerciements à l’ensemble des participants, partenaires et sponsors, de même qu’aux intervenants, pour leur présence et leur contribution à la réussite de cet événement.

Avec communiqué

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Sarra Zaafrani Zenzri : « Investissement privé et réformes structurelles, les piliers du nouveau modèle tunisien »

25. Juni 2026 um 16:17

Sarra Zaafrani Zenzri, la cheffe du gouvernement, a inauguré lors du TIF. A cette occasion, elle a prononcé un discours, dont voici la teneur.

 

La cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri a souligné que « les résultats positifs et encourageants enregistrés par la Tunisie demeurent en deçà des ambitions nationales, car les défis restent nombreux et exigent des efforts plus importants, constants et exceptionnels. Ils appellent une mobilisation responsable de l’ensemble des structures de l’État, du secteur privé et des composantes de la société civile. Forte de ses potentialités humaines, de la diversité de ses compétences, de sa capacité d’innovation, ainsi que de la richesse de son tissu économique et de l’expérience accumulée par ses secteurs public et privé, la Tunisie est en mesure d’atteindre de meilleurs résultats » a-t-elle assuré.

Le Plan 2026-2030 rompt avec les politiques du passé

Le Plan de développement 2026-2030 constitue, à cet égard, un tournant majeur pour la Tunisie. Élaboré pour la première fois selon une approche participative ascendante, il part du niveau local, puis régional et territorial, avant d’aboutir au niveau national, ajoute la cheffe du gouvernement.

Lire aussi — Sarra Zaafrani Zenzri : « Ce forum doit servir de passerelle pour identifier de nouvelles opportunités d’investissement »

De ce fait, « ce plan représente le cadre de référence le plus important pour consacrer les choix économiques et sociaux de l’État, établir un modèle de développement équitable, rompre avec les politiques du passé et accélérer les réformes structurelles destinées à créer de la richesse, afin de garantir une croissance inclusive, la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie de tous les Tunisiennes et Tunisiens sur l’ensemble du territoire ».

Ainsi, « l’investissement privé, qu’il soit national ou étranger, constitue un pilier stratégique qui bénéficie de la plus grande attention de l’État, en tant que moteur essentiel de la croissance, de la création de richesse et d’emplois » a-t-elle poursuivi.

Appel à une logique de responsabilité sociale

Et « conformément aux dispositions de la Constitution tunisienne, l’État veille à offrir un environnement d’investissement incitatif, fondé sur la coexistence et la complémentarité entre les secteurs public et privé, dans une logique de responsabilité sociale au service de l’économie nationale ».

Dans cette perspective, « les institutions de l’État s’emploient à offrir les meilleures conditions possibles aux investisseurs, aux porteurs de projets et aux entrepreneurs. Toutefois, cette orientation passe par la modernisation du cadre législatif et institutionnel régissant l’investissement, la simplification des procédures et la numérisation des services ».

En outre, « l’État poursuit également le développement de programmes de formation professionnelle de qualité, adaptés aux besoins des secteurs porteurs et aux nouvelles exigences du marché du travail », in fine.

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Un certificat pour fluidifier les échanges tuniso-chinois

25. Juni 2026 um 16:07

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine viennent de franchir une étape technique décisive. Elle est de nature à faciliter concrètement la vie des opérateurs économiques des deux pays. La Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT) annonce, ce jeudi 25 juin 2026, la conclusion d’un accord définitif entre les deux parties. Il porte sur les caractéristiques du modèle de « certificat d’origine » applicable aux exportations tunisiennes à destination du marché chinois.

Cet accord vise, indique la même source, à garantir une meilleure fluidité des flux commerciaux en réduisant les lourdeurs administratives susceptibles d’entraver les échanges. Une fois la validation administrative obtenue, le modèle arrêté de certificat sera transmis aux chambres de commerce et d’industrie concernées sur l’ensemble du territoire. Lesquelles se chargeront d’en assurer la diffusion et la mise en œuvre auprès des entreprises exportatrices.

A cet égard, notons que les milieux d’affaires attendent particulièrement cette phase de déploiement. Et ce, dans un contexte où la simplification des procédures à l’export est perçue comme un levier stratégique pour renforcer la présence des produits tunisiens sur les marchés internationaux, et singulièrement en Asie.

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Samir Majoul : « Lorsque vous investissez en Tunisie, vous investissez aussi dans un pays tourné vers l’avenir »

25. Juni 2026 um 14:52

La 22e édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », s’est ouverte ce matin; et ce, en présence des autorités et d’acteurs publics et privés. Samir Majoul, président de l’UTICA, a souligné l’importance de ce rendez-vous majeur, attendu et consolidé année après année. Parce qu’il ne s’agit pas simplement d’un forum ou d’une rencontre ponctuelle; mais bien d’un processus de construction, de dialogue et d’action qui exige de la constance, de l’effort et de l’engagement collectif.

Samir Majoul précise que cette édition est particulièrement importante car « elle s’inscrit dans une phase nouvelle de notre développement, marquée par plusieurs projets d’investissement dans notre pays, avec de véritables transferts de savoir-faire et de technologies. C’est un signal fort, car l’investissement n’est pas seulement une question de capitaux : il est aussi un vecteur de compétences, d’innovation, de modernisation et d’intégration dans les grandes chaînes de valeur ».

Le président de la centrale patronale souligne dans ce contexte que le secteur privé ne se mobilise pas par hasard. Il se mobilise lorsqu’il existe un cadre clair, des contrats solides, une vision partagée et un environnement favorable à l’entreprise. « C’est précisément ce cadre que nous devons continuer à bâtir et à consolider avec l’ensemble des institutions publiques et des partenaires économiques. Le développement de l’emploi et de la richesse est le fruit d’un travail collectif, d’un écosystème stable et d’un engagement constant en faveur de la confiance » ajoute-t-il.

Et de poursuivre : « Notre objectif est de construire un modèle de développement fondé sur des partenariats mutuellement bénéfiques, qui prennent en compte à la fois nos intérêts stratégiques et ceux de nos partenaires. Nous voulons rapprocher davantage l’écosystème tunisien, nos autorités, nos entreprises, nos investisseurs et tous les acteurs qui participent à la transformation de notre économie. C’est cette dynamique que nous devons encourager ensemble. »

Evoquant le cadre de la transition énergétique qui occupe une place centrale, Samir Majoul précise qu’ elle n’est pas seulement une réponse environnementale ; elle est aussi un choix économique et stratégique. « Elle nous permet de réduire notre dépendance, de moderniser notre appareil productif, de créer davantage d’emplois et d’accélérer la décarbonation de notre économie. Nous avons, à cet égard, une stratégie claire pour aller vers plus d’indépendance et plus d’efficacité ».

En ce sens, il affirme : « Nous avons aussi beaucoup investi dans l’éducation et dans l’enseignement supérieur. Nos universités représentent une force et nous devons continuer à renforcer les synergies entre la formation, la recherche, l’innovation et les besoins réels de l’économie. Nous formons de plus en plus de compétences dans les domaines scientifiques et technologiques. Et nous devons faire en sorte que ces talents trouvent des opportunités dans leur pays, au sein d’un écosystème capable de les accueillir et de les faire grandir. »

L’enjeu est clair , déclare-t-il : « Lorsque vous investissez en Tunisie, vous investissez aussi dans un pays tourné vers l’avenir, capable d’évoluer, de se moderniser et de mieux s’insérer dans les transformations globales. Chaque amélioration de notre environnement économique renforce notre compétitivité et consolide notre attractivité auprès des investisseurs étrangers comme des entrepreneurs nationaux. »

Un autre élément important est celui de la compétitivité. « Elle est nécessaire, mais elle ne peut pas se faire au détriment de la cohésion sociale ni de l’intérêt général. Notre ambition est précisément de concilier efficacité, inclusion et souveraineté » conclut-il.

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Malinne Blomberg : « Investir en Tunisie, c’est ouvrir sur l’Afrique »

25. Juni 2026 um 13:05

Intitulé « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le TIF 2026 vise à transformer les intentions en projets et les projets en résultats concrets pour les entreprises, les territoires et les populations. C’est ce qu’il ressort de cette édition spéciale. Malinne Blomberg, responsable pays de la BAD en Tunisie, a fait savoir, lors de son allocution que cette édition est « un rendez-vous incontournable entre la Tunisie et les investisseurs ». 

Malinne Blomberg a rappelé que, dans un contexte international marqué par la multi‑crise et la volatilité, l’investissement repose avant tout sur la confiance dans la stabilité, la qualité des institutions, la prévisibilité des règles et la capacité collective à convertir une décision d’investissement en production, exportation et emplois durables.

En outre, la responsable de la BAD en Tunisie estime que cette confiance se construit par un dialogue durable entre l’État, les investisseurs et les institutions financières. Un rôle que joue précisément le Tunisia Investment Forum. « Les économies qui combinent stabilité, compétitivité, capacité d’exécution et vision régionale tireront leur épingle du jeu et la Tunisie appartient à ce groupe » a‑t‑elle ajouté.  Tout en soulignant que le pays dispose d’un capital humain qualifié, d’infrastructures solides, d’une tradition industrielle, d’un tissu entrepreneurial diversifié et d’une position géographique stratégique entre l’Afrique et l’Europe.

Les chiffres récents présentés par la FIPA le prouvent : +30% d’investissements étrangers en 2025 et la Tunisie se classe au 4e rang africain pour l’industrialisation en 2025, qui y voit un fort potentiel pour attirer davantage d’investissements productifs.

Elle a ensuite détaillé trois convictions qui guident son action en Tunisie. Premièrement, l’investissement doit accélérer la transformation productive, verte et inclusive du pays : il faut orienter les capitaux vers des projets qui renforcent les capacités productives, augmentent la valeur ajoutée locale, diffusent les technologies et créent des emplois. Tout en répondant aux défis de la sécurité hydrique, de la sécurité alimentaire, de la transformation numérique et de la transition énergétique. La Tunisie, a‑t‑elle précisé, figure notamment parmi les premiers pays africains pour la transition énergétique selon le Forum économique mondial 2026.

Deuxièmement, l’intégration africaine via la ZLECAf doit devenir un levier d’investissement. La zone crée un nouvel espace de croissance et de coopération à l’échelle continentale, offrant à la Tunisie des débouchés compétitifs pour la production, les services et l’innovation vers l’Europe, le Maghreb, le monde arabe et le continent africain. L’objectif est que la Tunisie passe du statut de porte d’entrée à celui d’acteur majeur de la transformation économique africaine, en favorisant des investissements croisés et des partenariats concrets.

Troisièmement, la mobilisation de l’investissement exige une coalition d’exécution. Les pouvoirs publics doivent établir les cadres et impulser les réformes ; le secteur privé doit investir et innover ; les institutions financières doivent préparer les projets, financer et partager les risques. La Banque a insisté sur la nécessité de structurer davantage de programmes coordonnés et d’accompagner les projets au‑delà des annonces, par des financements mixtes, des garanties, des assurances, des financements de commerce et une assistance technique.

Parmi les initiatives évoquées elle a présenté la nouvelle Agence financière africaine de développement (NAF), destinée à mobiliser le capital institutionnel africain, réduire le risque d’investissement et débloquer des financements à grande échelle pour les priorités du continent. La Banque a rappelé que l’Afrique possède les ressources pour financer sa transformation, à condition de disposer d’architectures financières capables de canaliser ces ressources vers les projets nécessaires.

Dans le cadre du forum, une session coorganisée cet après‑midi avec la Banque mondiale présentera aux entreprises tunisiennes les opportunités offertes par les banques de développement, leurs procédures de passation de marché et les modalités pour devenir fournisseurs sur des projets financés en Tunisie et dans d’autres pays africains.

Et Malinne Blomberg a réaffirmé son engagement : investir en Tunisie, c’est accéder à un marché national mais aussi à une région ouverte sur l’Afrique et connectée aux chaînes de valeur mondiales. Elle appelle les entreprises tunisiennes à saisir ces opportunités par l’ambition, les partenariats et une capacité d’exécution au‑delà des frontières.

Pour conclure, elle a estimé que le succès du TIF 2026 se mesurera aux partenariats noués, aux projets financés et aux emplois créés. Elle a précisé qu’elle restera mobilisée pour transformer la dynamique affichée en résultats concrets, afin de faire de la Tunisie une destination de confiance pour les investisseurs et un moteur de croissance au service de l’Afrique.

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Les avoirs nets en devises s’élèvent à plus de 25 milliards de dinars

25. Juni 2026 um 12:35

Les avoirs nets en devises se sont élevés à près de 25,2 milliards de dinars, à la date du 24 juin 2026. Ce qui représente 102 jours d’importation; contre 23,3 milliards de dinars (soit 101 jours d’importation), une année auparavant. C’est ce que révèlent les indicateurs monétaires et financiers, publiées jeudi, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette amélioration du volume des réserves en devises est expliquée par l’accroissement des revenus du travail de 4,8 %, pour atteindre 4,2 milliards de dinars et des recettes touristiques cumulés de 4,5 %, à 3,1 milliards de dinars. Et ce, à la date du 20 juin courant, en comparaison avec la même période de l’année dernière.

Pour ce qui est des services de la dette extérieure, ils se sont situés à 3,6 milliards de dinars, à la même date.

S’agissant des billets et monnaies en circulation, ils poursuivent leur tendance haussière, dépassant les 29,3 milliards de dinars, depuis le début de l’année jusqu’au 24 juin 2026; contre 24,7 milliards de dinars, durant la même période de 2025. Ce qui représente une hausse de 18,5 %.

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Wamkele Mene : « La Tunisie est bien placée pour être une passerelle vers le reste du continent »

25. Juni 2026 um 12:22

La 22ᵉ édition du Tunisia Investment Forum (TIF 2026), rendez-vous majeur des acteurs mondiaux de l’investissement, se déroule ce jeudi  25 juin 2026 à Tunis. Organisé par FIPA-Tunisia sous le patronage du Ministère de l’Économie et de la Planification et en partenariat avec la Banque Africaine de Développement, ce forum offre une plateforme stratégique d’échanges, de networking et de création de partenariats entre investisseurs internationaux, dirigeants d’entreprise, institutions publiques et partenaires de développement.

Présent lors de cette matinée, Wamkele Mene, le secrétaire général de la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf), a souligné lors de son allocution l’importance du thème de cette édition, qui fait écho à la mission de la ZLECAf. Il a salué l’engagement de la Tunisie, l’un des premiers pays à signer et ratifier l’accord, et a insisté sur le rôle du pays comme plateforme pour dynamiser le commerce intra‑africain et attirer les investissements.

Il précise dans ce contexte :  » Nous nous réunissons à un moment où l’économie mondiale fait face à des défis sans précédent. En effet, le capital se montre prudent, les investisseurs hésitent et le commerce est fragmenté. Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont morcelées. De plus en plus, les industriels et les producteurs recherchent des partenariats régionaux pour établir des chaînes d’approvisionnement alternatives et garantir la résilience pour notre continent et pour la Tunisie en particulier. Cela signifie que nous devons renforcer et construire notre autonomie économique en créant des chaînes de valeur en Afrique, sans pour autant nous déconnecter du reste du monde. »

Il ajoute : « Notre mission est de développer nos économies et nos marchés, de bâtir des partenariats, d’accroître notre capacité de production et d’échange, et de lever les obstacles intra‑africains à l’investissement et au commerce. Pendant plus de 70 ans, le continent africain a été caractérisé par la fragmentation des marchés, la petitesse des marchés nationaux, la coexistence de 42 monnaies, des frontières réglementaires denses et des économies qui restent trop dépendantes de l’exportation de matières premières non transformées vers les marchés traditionnels du Nord. En réponse à ce constat, nos chefs d’État et de gouvernement, au sein de l’Union africaine, ont décidé d’accélérer le commerce intra‑africain en instituant la ZLECAf. « 

Comme il l’a précisé lors de son discours d’ouverture, la Tunisie est déjà activement engagée dans les échanges au sein de ce cadre. 42 entreprises tunisiennes pionnières ont satisfait aux exigences réglementaires nécessaires pour pouvoir commercer dans ce cadre ; ces entreprises couvrent la production manufacturière, la production d’engrais, l’agriculture et l’exportation de produits agricoles vers l’Afrique subsaharienne. « L’Afrique est ouverte aux affaires et la Tunisie, bien entendu, est ouverte aux affaires ; elle est bien placée pour être une passerelle vers le reste du continent, via ses infrastructures et grâce à la ZLECAf. « 

« La ZLECAf présente une proposition de valeur et d’investissement : un marché potentiel de 1,4 milliard de personnes avec un PIB combiné estimé à 3,4 billions de dollars américains. Cela signifie que, lorsque vous investissez en Tunisie, vous avez accès aux marchés des 49 autres pays et bénéficiez d’un accès préférentiel à ces marchés dynamiques et à forte croissance en Afrique.

En 2024, le commerce intra‑africain a atteint 220 milliards de dollars, soit une hausse de 12,5% par rapport à l’année précédente. C’est pourquoi nous avons confiance dans l’avenir de notre continent et dans le rôle de la Tunisie comme porte d’entrée vers l’Afrique » a-t-il poursuivi.

Wamkele Mene a souligné la capacité d’exportation de la Tunisie et son expérience : « La Tunisie a été parmi les premiers partenaires à conclure un accord préférentiel avec l’Union européenne. Ce qui en a fait l’un des plus grands pays exportateurs en Afrique vers l’UE et le 10e fournisseur de vêtements de l’Union européenne. La Tunisie compte plus de 260 entreprises exportatrices réalisant plus de 2,5 milliards de dollars d’exportations. Soit plus de 14% des exportations nationales dans le cadre des zones de libre‑échange. »

Il a également rappelé que la ZLECAf ne concerne pas uniquement les biens commerciaux. « Elle porte aussi sur l’économie numérique, l’autonomisation des petites et moyennes entreprises et l’intégration des femmes et des jeunes dans le commerce. Du point de vue de l’investisseur, elle vise à faciliter l’investissement intra‑africain — qui représente aujourd’hui moins de 4 % et à renforcer la protection juridique des investissements via le protocole sur l’investissement applicable. Les règles de protection de l’investissement et d’ouverture des marchés existent ; le marché est là. La main‑d’œuvre la plus jeune du monde sera en Afrique d’ici 2050. D’ici 2050, une personne sur quatre vivra en Afrique. Les projections estiment le PIB africain à 16,2 billions de dollars, positionnant alors le continent comme l’une des plus grandes économies mondiales. Il ne s’agit pas seulement d’une architecture plus vaste pour le commerce ; c’est une opportunité de marché dynamique et à forte croissance. Parmi les dix économies à la croissance la plus rapide au monde, six se situent en Afrique. »

« Bien sûr, nous devons surmonter des défis précis : le coût du transport et de la logistique, le coût des infrastructures, le coût élevé du financement du commerce, le coût des paiements et transactions intra‑africains, et l’absence d’une infrastructure de paiement continentale qui permettrait aux PME comme aux grandes entreprises d’échanger à des tarifs compétitifs et à des millions d’Africains de profiter d’un marché de 1,4 milliard de personnes » a-t-il encore souligné.

Il conclut : « La Tunisie apporte une nouvelle dynamique et de nouvelles opportunités pour l’Afrique. Il s’agit d’un modèle d’intégration économique important que nous construisons. Et nous sommes convaincus que la Tunisie joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre de l’intégration économique en Afrique. C’est un pays où investir, c’est aussi investir dans l’avenir du continent et tirer parti du marché africain. »

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Tunisie. Au troisième jour de grève des banques, la colère ne désemplit pas

25. Juni 2026 um 12:19
Au troisième jour de la grève générale des banques, des établissements financiers et des assurances, la paralysie continue de peser lourdement sur les usagers. Reportage.  En Tunisie comme à l’étranger, les conséquences se font sentir : de nombreux membres de…

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Coût de la vie en 2026 : la Tunisie parmi les pays les moins chers au monde

25. Juni 2026 um 12:10

La Tunisie figure parmi les pays les plus abordables au monde en 2026, selon le dernier classement du site de référence Numbeo consacré au coût de la vie. Avec un indice de 29,1, le pays se classe à la 130ᵉ place mondiale, confirmant un niveau de prix globalement bas par rapport à de nombreuses économies internationales.

Dans ce classement qui compare le coût de la vie dans plus d’une centaine de pays, la Tunisie se situe derrière plusieurs économies émergentes et développées. Tout en restant proche de ses voisins d’Afrique du Nord, notamment le Maroc (31,4) et l’Algérie (28,0). C’est ce que révèlent les données publiées.

Une position intermédiaire au sein du Maghreb

Dans la comparaison régionale, la Tunisie occupe une position intermédiaire. Elle est légèrement plus chère que l’Algérie, dont l’indice est estimé autour de 28. Mais elle reste plus abordable que le Maroc, qui affiche un indice d’environ 31,4. Ainsi, l’Algérie apparaît comme le pays le moins cher du Maghreb selon cette classification. Suit de près la Tunisie; tandis que le Maroc présente un coût de la vie relativement plus élevé dans la région.

Un coût de la vie globalement modéré

Les données détaillées de Numbeo révèlent une structure de prix globalement modérée en Tunisie, en particulier pour les dépenses quotidiennes.

Un repas dans un restaurant bon marché est estimé à environ 10,6 dinars. Tandis qu’un repas pour deux dans un restaurant de gamme moyenne atteint environ 60 dinars. Les produits alimentaires de base restent relativement accessibles.

Le litre de lait est évalué à environ 1,45 dinar, le kilogramme de riz à 4,41 dinars et le pain demeure inférieur à un dinar, indiquent les estimations du site.

Le logement, principal poste de dépense

Le logement représente l’un des principaux écarts de dépenses. À Tunis, le loyer mensuel moyen d’un appartement d’une chambre en centre-ville est estimé à environ 680 dinars; contre environ 460 dinars en dehors des zones centrales. Les charges mensuelles pour un logement standard de 85 m² (électricité, eau, chauffage et internet) sont évaluées à près de 160 dinars. Un niveau inférieur à celui observé dans de nombreux pays européens, mais qui reste significatif dans le contexte local.

Une lecture économique contrastée

La position de la Tunisie dans ce classement traduit un double constat : un niveau général des prix relativement bas; mais également un pouvoir d’achat limité en comparaison internationale.

L’indice Numbeo repose en effet sur une comparaison des prix des biens de consommation, des loyers et des services essentiels. À l’échelle du Maghreb, la Tunisie se situe légèrement au-dessus de l’Algérie mais en dessous du Maroc en termes de coût de la vie global. Confirmant ainsi une certaine proximité économique entre les pays de la région.

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L’or stagne près de son plus bas semestriel

25. Juni 2026 um 11:45

Les cours de l’or ont poursuivi leur baisse, se maintenant près de leur plus bas niveau en plus de sept mois. Et ce, dans un contexte marqué par un dollar fort et des anticipations croissantes d’une hausse des taux d’intérêt américains.

Le cours de l’or au comptant a chuté de 0,4 % à 3 985,89 dollars l’once ce matin, après avoir atteint mercredi 24 juin son plus bas niveau depuis novembre 2025…

A cet égard, le dollar s’est apprécié mercredi pour le troisième jour consécutif, atteignant son plus haut niveau en 13 mois. Ce qui a renchéri le coût de l’or pour les acheteurs détenant d’autres devises.

Par ailleurs, les investisseurs attendent la publication des données sur les dépenses de consommation des ménages américains, l’indicateur d’inflation privilégié par la Réserve fédérale. Ce qui leur permettra d’obtenir de nouveaux indices sur la politique monétaire.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a baissé de 0,2 % à 57,33 dollars l’once sur le marché au comptant. Le platine a reculé de 0,2 % à 1 575,85 dollars. Tandis que le palladium a progressé de 0,3 % à 1 170,25 dollars.

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Samir Abdelhafidh : « Le TIF, tribune des réformes et des opportunités d’investissement »

25. Juni 2026 um 11:03

La 22e édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », s’est ouverte ce matin en présence des autorités et d’acteurs publics et privés. Lors de son allocution, le ministre de l’Économie et de la Planification Samir Abdelhafidh a souligné l’importance économique de ce rendez‑vous.

Samir Abdelhafidh a présenté le TIF comme une tribune essentielle pour dresser un panorama des réformes économiques en cours et mettre en avant les avantages comparatifs de la Tunisie ainsi que les opportunités d’investissement dans l’ensemble des secteurs, en particulier ceux à forte valeur ajoutée à l’échelle internationale.

La manifestation propose des sessions axées sur les priorités du plan de développement 2027–2030 : promotion de l’investissement, soutien à l’entrepreneuriat, dynamisation des marchés porteurs avec un focus sur le marché africain et renforcement des efforts nationaux pour stimuler la croissance économique et sociale.

Parmi les temps forts figurent un atelier sectoriel dédié à l’industrie automobile et aux industries manufacturières, et un autre atelier consacré à l’entrepreneuriat féminin et aux PME. La matinée mettra également en lumière les entreprises tunisiennes et étrangères récompensées pour leur innovation, intégration technologique, responsabilité sociale, contribution au développement régional, création d’emplois et respect de l’environnement.

Le forum servira de plateforme pour le lancement officiel d’un nouvel outil numérique destiné à faciliter les procédures administratives et améliorer le climat des affaires et de l’investissement. Une séance est par ailleurs prévue pour annoncer plusieurs projets d’investissements étrangers en Tunisie.

Le ministre a conclu en remerciant les organisateurs, notamment l’Agence de promotion de l’investissement extérieur, le ministère de l’Économie et de la Planification et la Banque africaine de développement. Tout en souhaitant que cette édition contribue pleinement aux objectifs de développement attendus.

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Le GNL qatari bientôt de retour à la normale

25. Juni 2026 um 10:58

Le Qatar prévoit de revenir à des niveaux de production de GNL normaux d’ici quelques semaines. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani dans une interview accordée au Financial Times le 24 juin.

QatarEnergy exploite la plus grande usine d’exportation de GNL au monde à Ras Laffan. Mais la production est largement à l’arrêt depuis que les attaques iraniennes (début mars) ont effectivement fermé le détroit d’Ormuz et endommagé deux lignes de production, qui représentent environ un cinquième de la capacité totale de l’installation.

L’entreprise se prépare désormais à une reprise de ses activités, dans un contexte de pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran visant à ouvrir les détroits et à mettre fin à la guerre.

« D’ici quelques semaines, la production retrouvera son niveau normal, à l’exception des installations endommagées », a déclaré Al Thani. « Nos équipes sont mobilisées depuis plusieurs semaines. QatarEnergy se prépare à un retour à la normale dès que la situation dans le détroit se sera normalisée ».

Cependant, malgré l’accord de paix préliminaire entre les États-Unis et l’Iran, les prix du GNL en Europe et en Asie, restent supérieurs à leurs niveaux d’avant-guerre. Le Qatar a réussi à exporter quelques cargaisons vers des acheteurs asiatiques, en dissimulant la position des méthaniers par mesure de sécurité. Mais ces livraisons demeurent bien en deçà des niveaux d’avant-guerre.

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Le pétrole chute, un retour au niveau d’avant-guerre !

25. Juni 2026 um 10:06

Les prix du pétrole ont reculé pour une quatrième session consécutive, jeudi 25 juin, tombant à leurs niveaux les plus bas d’avant la guerre contre l’Iran.

Cette baisse est due au fait que les inquiétudes concernant les perturbations des approvisionnements en brut au Moyen-Orient continuent de s’atténuer, portées par une normalisation du trafic dans le détroit d’Ormuz.

Les contrats à terme sur le Brent expirant en août ont ainsi chuté ce jeudi matin de 1,8 % à 72,42 $ le baril. Tandis que les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) ont reculé de 1,5 % à 69,27 $ le baril.

Les deux contrats sont tombés à leur niveau le plus bas depuis le 27 février, soit la veille du début du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Les prix avaient déjà chuté de près de 4 % lors de la session précédente, effaçant ainsi la majeure partie de la prime de risque géopolitique qui s’était accumulée pendant la guerre.

Le marché restait concentré sur le détroit d’Ormuz, artère névralgique du commerce mondial de l’énergie, par laquelle transite environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a indiqué que les flux de brut à travers ce passage maritime étaient proches de la normale, avec environ 20 millions de barils ayant traversé le détroit au cours des dernières 24 heures sous protection militaire. Des rapports s’appuyant sur des données de navigation ont montré que davantage de navires reprenaient leur transit par le détroit après des semaines de perturbations. Alors que plusieurs pétroliers précédemment bloqués dans le Golfe avaient repris leur route…

Ce dernier recul marque un retournement spectaculaire par rapport au début de l’année, lorsque la fermeture et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz avaient propulsé le Brent au-dessus de 120 $ le baril au plus fort de la crise.

Malgré la récente vague de ventes, les analystes ont averti que des risques demeuraient. Toute nouvelle montée des tensions entre l’Iran et les États-Unis pourrait rapidement raviver les craintes d’une rupture d’approvisionnement.

A noter du reste que les stocks commerciaux de brut américains ont diminué de 6,1 millions de barils au cours de la semaine terminée le 19/06, à 412,1 millions de barils, leur niveau le plus bas depuis janvier 2025. Soit un recul plus important qu’attendu par les analystes…

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Tunisie-Algérie : aller au-delà du simple commerce frontalier

25. Juni 2026 um 08:30

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a appelé à hisser les relations économiques tuniso-algériennes au rang de partenariat stratégique global, fondé sur la coproduction et l’investissement croisé, estimant que le volume actuel des échanges reste en deçà des potentialités des deux pays.

Présidant l’ouverture du Forum tuniso-algérien sur l’investissement et le commerce transfrontalier, en présence d’officiels et de chefs d’entreprise des deux rives, Samir Abid a insisté sur la nécessité de franchir une nouvelle étape axée sur la création de chaînes de valeur communes, sortant d’une logique de simple commerce frontalier pour entrer dans une ère d’intégration économique durable.

Selon lui, cette évolution permettrait de mieux exploiter la complémentarité des deux économies : l’Algérie avec ses capacités énergétiques et industrielles, la Tunisie avec ses atouts logistiques, son savoir-faire technologique reconnu et son accès privilégié à plusieurs marchés extérieurs. Il a cité plusieurs secteurs à fort potentiel, dont l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique, les industries mécaniques et électriques, les énergies renouvelables ainsi que les matériaux de construction.

Le ministre a également qualifié l’orientation commune vers les marchés africains, via le corridor continental, de « choix stratégique » susceptible de renforcer l’intégration des deux pays dans les chaînes de valeur régionales et internationales. Pour dynamiser les zones frontalières, il a plaidé pour un renforcement de la coopération directe entre Gafsa et Tébessa, à travers l’institutionnalisation du forum, la création d’un conseil d’affaires régional mixte et l’encouragement de projets de partenariat communs.

Les participants ont examiné les propositions de la commission technique tuniso-algérienne chargée du développement des zones frontalières, tandis que des rencontres B2B ont été organisées dans plusieurs secteurs, dont l’industrie, les mines, l’agriculture, la logistique, le tourisme et la formation. La cérémonie d’ouverture a réuni le gouverneur de Gafsa, le consul d’Algérie dans la région, ainsi que les présidents des chambres de commerce de Nemencha-Tébessa et du Sud-Ouest.

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Antonio Tajani: « Les start‑up sont l’avenir pour les jeunes »

24. Juni 2026 um 23:10

Le forum tuniso‑italien a eu lieu ce mercredi 24 juin 2026. Lors d’un point de presse, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a rappelé la profondeur des liens entre l’Italie et la Tunisie, évoquant Rome et Carthage comme symboles de plus de deux millénaires de proximité culturelle. Il a souligné la forte présence économique italienne en Tunisie  près de 1 000 entreprises actives ainsi que des échanges humains durables, une importante communauté italo‑tunisienne et une large diffusion de la langue italienne.

Malgré des difficultés logistiques, notamment portuaires, Antonio Tajani a estimé que les deux pays doivent poursuivre leur coopération politique et industrielle pour créer de la valeur ajoutée. Il a insisté sur la nécessité d’avancer dans plusieurs domaines : industrie, formation, innovation et transfert technologique, réaffirmant la disponibilité de l’Italie à accompagner la formation de la main‑d’œuvre tunisienne, y compris par des programmes en Italie.

Interrogé par L’Economiste Maghrébin, Antonio Tajani a estimé que « les start‑up sont l’avenir pour les jeunes » et qu’il faut les soutenir. Il a préconisé de promouvoir la coopération tuniso‑italienne pour encourager l’entrepreneuriat jeune, notamment par des allègements fiscaux ciblés et un soutien aux fonds de capital‑risque. L’objectif est de transmettre un message positif aux jeunes tout en renforçant la coopération industrielle et l’exportation du savoir‑faire. Les trois mots‑clés, a‑t‑il résumé, sont : innovation, formation et éducation.

À la question de la dette tunisienne transformée en investissement, Antonio Tajani a proposé d’explorer des mécanismes de transformation d’une partie de la dette en investissements productifs, évoquant un ordre de grandeur autour de 70 millions d’euros et la volonté de convertir ces engagements en projets structurants. Sur l’Afrique, il a présenté le continent comme une opportunité à saisir visant à transformer les matières premières sur place, créer des emplois et développer les économies régionales, en évitant tout rapport néocolonial.

Enfin, Tajani a rappelé la nécessité de préserver un partenariat stratégique stable entre l’Italie, la Tunisie et leurs alliés internationaux,

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Formation professionnelle – La Tunisie engagée de plain-pied dans la transition écologique

24. Juni 2026 um 20:59

Un panel, organisé en marge de la 2ème édition du Forum national de la formation professionnelle, vient d’exposer les initiatives engagées pour gagner les défis de l’économie verte. Des récits rassurants.

Quel est le prix à payer si notre pays tourne le dos à la transition écologique ? Réponse de Kamel Tounsi, expert dans les politiques de changements climatiques : une perte de 3,4 % du PIB (environ 6,5 milliards de dinars) à l’horizon 2030.

Intervenant le 24 juin 2026 dans le panel « Métiers et compétences à l’ère de la transition écologique », organisé par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MEFP), à la Maison de la culture, et en marge de la 2ème édition du Forum national de la formation professionnelle, Kamel Tounsi assure, par ailleurs, que ce coût est estimé à 54 milliards de dinars à l’horizon 20 »5. Et que les projets en rapports avec la nécessaire transformation écologique créeront 70 000 emplois.

Des défis importants sonnent, à ce propos, comme des impératifs incitant donc la Tunisie à aller de l’avant sur la voie de l’économie verte : changements climatiques, dépendance énergétique, préservation des ressources et nouvelle croissance durable. Et dans le même sillage, des risques pour l’exportation à destination du plus important marché, l’Union européenne (près de 70 % de nos échanges) et qui installe une « neutralité carbone en 2025 ». Comprenez l’obligation de réduire les émissions au strict minimum. Et taxer les « pollueurs ».

La Tunisie en est largement consciente et a déjà commencé à évoluer en fonction des mutations qui se dessinent dans ce domaine. A commencer par la formation aux métiers qui doivent accompagner ce tournant. Avec l’impératif de former donc les compétences nécessaires dans tous les domaines de la vie économique.

« Optimiser la conduite »

Et les besoins commencent à se faire sentir pour recruter ces compétences qui bénéficient déjà dans leur formation d’une introduction des principes de l’économie verte. Des compétences qui doivent évoluer en fonction de la demande du marché. Un aéropage de cadres appartenant aussi bien à l’administration qu’aux entreprises et autres structures d’appuis sont venus d’ailleurs exposer leur projet d’« intégrer des compétences vertes et des métiers verts dans le dispositif de la formation professionnelles ».

Des récits souvent rassurants qui montrent que les choses bougent et que l’appareil de production est en train de gagner ses paris. Exemple parmi d’autres, celle de ce cadre d’une entreprise de transport qui est venu nous dire que le monde n’aura – et n’a pas déjà – besoin de chauffeurs qui sachent seulement conduire. Mais qui sache « optimiser la conduite » et savoir manier « les Systèmes Avancés d’Aide à la Conduite (ADAS) qui améliorent la sécurité et le confort routier ». Ajoutant que « ces technologies comprennent des dispositifs de sécurité active (freinage d’urgence, alerte de franchissement de ligne,…) des assistants de conduite (régulateur adaptatif) et des outils de stationnement (caméras 360°) ».

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La SFI et Santander mobilisent 500 millions de dollars pour les PME dans les pays émergents

24. Juni 2026 um 19:24

PME tunisiennes, ceci pourrait vous intéresser. La Société financière internationale (SFI – branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé) et la banque espagnole Santander viennent de lancer un mécanisme de partage des risques visant à renforcer l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME) dans les marchés émergents.

Doté d’une capacité de couverture pouvant atteindre 500 millions de dollars, ce dispositif soutiendra le financement des chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, soulignent les deux institutions, lesquelles expliquent que cette initiative devrait permettre de générer près de 1,5 milliard de dollars d’opérations de financement des chaînes d’approvisionnement au cours des trois prochaines années. En tout cas, l’objectif est de faciliter l’accès des PME aux liquidités en s’appuyant sur la solidité financière de leurs grands acheteurs plutôt que sur leur propre capacité d’emprunt. Voilà qui devrait intéressait les petites structures entrepreneuriales tunisiennes.

Concrètement, le mécanisme permettra aux fournisseurs, notamment les petites entreprises, d’être payés plus rapidement pour les biens et services fournis à de grandes entreprises. Cette accélération des paiements doit leur offrir davantage de trésorerie pour couvrir leurs dépenses courantes, investir dans leur croissance et renforcer leur résilience face aux chocs économiques, expliquent la SFI et Santander.

On aura compris que l’initiative intervient dans un contexte où de nombreuses entreprises des marchés émergents continuent de subir les conséquences de la hausse des coûts, des perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement et d’un accès plus restreint au crédit bancaire. « Le financement des chaînes d’approvisionnement est un levier essentiel du commerce mondial, garantissant que les liquidités parviennent aux entreprises et aux intermédiaires clés précisément lorsque les marchés sont confrontés à une volatilité accrue », a déclaré Nathalie Louat, directrice mondiale du financement du commerce et des chaînes d’approvisionnement à la SFI.

Les deux institutions estiment que ce programme contribuera à dynamiser l’activité économique locale, à préserver les emplois et à améliorer la capacité des entreprises à faire face aux périodes de crise.

Cette initiative vise également à répondre au déficit chronique de financement auquel sont confrontées les PME dans les pays émergents. Selon la SFI, ces entreprises font face à un manque de financement évalué à 5 700 milliards de dollars. Ce déficit pourrait atteindre 8 000 milliards de dollars si l’on inclut les entreprises opérant dans le secteur informel.

Acteurs clés de la création d’emplois et de la croissance économique dans de nombreux pays en développement, les PME rencontrent souvent des difficultés à accéder aux prêts bancaires en raison d’un manque de garanties ou de critères d’éligibilité jugés trop contraignants par les établissements financiers.

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Sarra Zaafrani Zenzri: « Ce forum doit servir de passerelle pour identifier de nouvelles opportunités d’investissement »

24. Juni 2026 um 18:38

La cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri a inauguré aujourd’hui le Forum économique tuniso‑italien, en présence d’Antonio Tajani et d’une importante délégation italienne.

Coïncidant avec le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, ce rendez‑vous, organisé par l’UTICA, l’APII et l’Agence italienne pour le commerce, met en lumière une coopération en pleine diversification : énergie (projet ELMED), agriculture et eau (initiative TANIT), industrie et numérique. La Tunisie, qui achève son plan de développement 2026‑2030, mise sur la modernisation du cadre d’investissement, la digitalisation et la montée en valeur ajoutée des filières pour attirer des investissements qualitatifs et conforter son rôle de plateforme entre l’Europe et l’Afrique.

Elle rappelle que les relations tuniso‑italiennes reposent sur des liens historiques profonds, une proximité géographique et des affinités culturelles en Méditerranée. Elles ont connu récemment un essor qualitatif, avec une diversification tangible des échanges dans des secteurs clés : économie, investissement, commerce, énergie, culture, enseignement supérieur et recherche. Cette dynamique a hissé la coopération bilatérale à un niveau d’exception, fondé sur le dialogue, le respect mutuel et des projets à forte valeur ajoutée.

Elle souligne lors de son allocution que la Tunisie complète actuellement l’élaboration de son plan quinquennal 2026‑2030, fruit d’une démarche ascendante et participative, de la localité jusqu’au niveau national. Ce plan vise à instaurer un modèle de développement équitable et résilient, appuyé sur un cadre institutionnel rénové et des priorités nationales claires. L’État s’emploie à améliorer le climat des affaires : modernisation du cadre législatif et institutionnel de l’investissement, simplification et digitalisation des procédures, amélioration des services publics, accès facilité aux fonciers d’investissement, formation professionnelle adaptée, et modernisation des infrastructures portuaires, douanières et logistiques.

Elle ajoute lors de son allocution que la coopération tuniso‑italienne se traduit déjà par des avancées concrètes. L’Italie demeure un investisseur majeur en Tunisie, notamment dans le secteur énergétique, et se classe au troisième rang des partenaires pour les IDE, avec plus de 1 072 entreprises à participation italienne et un stock d’investissement estimé à environ 3,7 milliards de dinars. Les échanges commerciaux ont atteint près de 20,5 milliards de dinars en 2025, poursuivant une croissance  +8% sur les quatre premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025. Le tourisme illustre aussi ce partenariat : plus de 160 000 visiteurs italiens ont séjourné en Tunisie en 2025.

Au‑delà des chiffres, des projets structurants témoignent de l’ambition commune : le projet de ligne électrique ELMED, mené par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz et TERNA, constitue la première interconnexion directe entre l’Afrique du Nord et l’Europe, renforçant la sécurité énergétique et favorisant le déploiement des énergies renouvelables. Le projet TANIT, intégré au plan Mattei pour l’Afrique, illustre par ailleurs une coopération dans les secteurs de l’agriculture et de l’eau, fondée sur le partage d’expertise et le développement durable.

Malgré ces avancées, le potentiel de la relation bilatérale reste sous‑exploité. Ce forum doit servir de passerelle pour identifier de nouvelles opportunités d’investissement notamment dans les énergies renouvelables, l’industrie des composants automobiles, les technologies de l’information et de la communication, et l’économie numérique. La stratégie nationale de l’industrie et du renouvellement à l’horizon 2035 vise à moderniser la gouvernance industrielle, promouvoir l’innovation et renforcer les pôles technologiques, facilitant l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur mondiales.
Nos priorités incluent la montée en valeur ajoutée de l’industrie  mécanique, électronique, composants automobiles et aéronautiques, industries pharmaceutiques, agroalimentaires, chimiques, technologies environnementales, économie bleue et services numériques — ainsi que le soutien aux PME par des incitations à la modernisation et à l’intégration régionale.
La Tunisie et l’Italie partagent aussi des enjeux environnementaux communs : gestion des ressources naturelles, sécurité alimentaire, lutte contre l’érosion côtière et la pollution marine, adaptation agricole aux changements climatiques et préservation de la biodiversité méditerranéenne. La coopération bilatérale peut produire des solutions innovantes, depuis la gouvernance de l’eau jusqu’à l’économie bleue et la modernisation des filières agricoles.

Sur le plan régional, elle souligne que la Tunisie affirme son rôle de plateforme économique entre l’Europe et l’Afrique. Notre engagement dans la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAF) et notre adhésion à la COMESA témoignent de cette ambition. Des partenariats triangulaires réunissant savoir‑faire italien, compétences tunisiennes et opportunités africaines peuvent ouvrir des marchés importants dans les infrastructures, l’agriculture, l’eau, l’énergie, la santé, la formation et la numérisation.

La Mattei Initiative représente un cadre pertinent pour des projets respectueux des priorités nationales, de la souveraineté des États et axés sur la création de valeur locale. La Tunisie est prête à jouer un rôle actif comme plate‑forme d’investissement, de production et de formation, attirant des investissements qualitatifs afin de favoriser la création de richesse, la croissance et la justice sociale.

En conclusion, « ce forum doit s’inscrire comme une étape récurrente de dialogue et d’échanges pragmatiques entre acteurs tunisiens et italiens. Nous souhaitons qu’il contribue à concrétiser des projets communs, à approfondir une coopération stratégique et à ouvrir de nouvelles perspectives économiques, pour le bénéfice des peuples tunisien et italien ». conclut-elle.

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Le régime de l’auto-entrepreneur a attiré plus 10 000 Tunisiens

24. Juni 2026 um 18:08

Le régime de l’auto-entrepreneur a déjà enregistré plus de 10 000 adhésions en Tunisie. C’est Riadh Chaoued, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui l’a annoncé. Face à cet engouement croissant, dit-il, le gouvernement prévoit d’étendre progressivement le dispositif aux freelances actifs sur les plateformes numériques ainsi qu’aux porteurs de projets indépendants.

En effet, entièrement digitalisé, le système permet de réaliser en ligne toutes les démarches, de l’inscription à l’obtention des documents officiels. L’État prend en charge les frais d’adhésion durant la première année, tandis que les procédures ont été simplifiées, notamment en matière de couverture sociale, selon le ministre.

Rappelons que ce régime, instauré en 2020 mais entré en vigueur en 2023, s’adresse aux travailleurs indépendants exerçant à titre individuel dans plusieurs secteurs d’activité, à condition que leur chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 75 000 dinars. Il repose sur une plateforme électronique centralisée permettant l’inscription, la déclaration des revenus, le paiement des contributions et la gestion administrative.

Le dispositif prévoit une contribution fiscale simplifiée de 0,5 % du chiffre d’affaires au titre de l’impôt sur le revenu, ainsi qu’une cotisation sociale forfaitaire calculée selon l’activité exercée. Une carte d’auto-entrepreneur, renouvelable tous les trois ans, est également délivrée aux bénéficiaires.

Cette initiative vise à encourager la formalisation du travail indépendant, à renforcer la protection sociale des travailleurs et à mieux structurer l’économie numérique et les activités de services en Tunisie.

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