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PetroAfrica pour accélérer la transition énergétique

19. Juni 2026 um 13:49

Inauguré il y a quatre jours, PetroAfrica, le salon international dédié au pétrole, au gaz, à l’énergie et aux services, sera clôturé ce vendredi 19 juin 2026 au Parc des Expositions du Kram, au nord de Tunis.

Cet événement, organisé dans le cadre du programme Africa Big 5, réunit des opérateurs publics et privés, des investisseurs, des experts et des entreprises du secteur de l’énergie, avec pour ambition de renforcer la coopération industrielle entre l’Afrique du Nord, la Méditerranée et les marchés internationaux.

Organisé par Xtrade For Events et STI Expo, PetroAfrica s’inscrit dans un format plus large comprenant cinq salons professionnels : PetroAfrica pour le pétrole, le gaz, l’énergie et les services; Green Africa pour le développement durable, les énergies renouvelables et les énergies vertes ; Logistica Africa Expo pour les transports et les chaînes d’approvisionnement ; Africa Traffic et Africa Public Works pour la mobilité intelligente, les travaux publics et les infrastructures ; et Africa Finance Banking & Insurance Expo pour la finance, la banque et l’assurance.

Le thème central de l’édition 2026, «Durabilité pour une économie verte», reflète la double trajectoire des secteurs énergétiques tunisien et régional : d’une part, le rôle central persistant des hydrocarbures, notamment du gaz naturel et des produits pétroliers ; d’autre part, la nécessité d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la décarbonation et les nouvelles technologies appliquées à l’industrie.

Les participants ont pris part à des conférences stratégiques et techniques, des rencontres de réseautage, des présentations d’entreprises et des mises en relation visant à favoriser les partenariats et les investissements.

PetroAfrica ambitionne de devenir une plateforme professionnelle pour l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique, de l’exploration à la production, en passant par le transport, le raffinage, la distribution, les équipements pétroliers, les services techniques et les solutions numériques.

Parmi les thématiques centrales débattues cette année figurent les infrastructures d’énergie verte, la valorisation du gaz torché, l’économie circulaire, la gouvernance, la coopération internationale, l’intelligence artificielle appliquée aux opérations en amont et en aval, la gestion du carbone, la formation et le développement des compétences.

Le choix de Tunis comme lieu de l’événement revêt une importance particulière à l’heure où notre pays demeure fortement dépendant du gaz naturel pour la production d’électricité et les importations d’énergie, tout en s’efforçant de renforcer la place des énergies renouvelables dans son mix énergétique national.

Les stratégies officielles prévoient une augmentation significative des capacités solaires et éoliennes d’ici 2030, ainsi que le développement de projets d’hydrogène vert et d’interconnexions électriques avec l’Europe, à commencer par le projet Elmed avec l’Italie.

PetroAfrica 2026 a donc été non seulement une vitrine commerciale pour les compagnies pétrolières, les fournisseurs d’équipements et les prestataires de services, mais aussi comme un banc d’essai pour la capacité de la Tunisie à se positionner comme un hub énergétique régional. Dans ce contexte, le salon a réussi à connecter les acteurs tunisiens, libyens, algériens, africains, européens et asiatiques d’un secteur porté par la sécurité d’approvisionnement, la transition écologique, l’innovation technologique et la concurrence pour les capitaux.

L’événement est intervenu à un moment où l’énergie figure parmi les priorités économiques de la Tunisie mais aussi de nombre de ses partenaires au nord comme au sud.

I. B.

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Maison des Arts à Tunis | Voyage dans la mémoire du football italien

19. Juni 2026 um 13:26

Le football comme langage populaire, archive sentimentale et pont culturel entre les deux rives de la Méditerranée. Tel est le thème central d’«Histoires de football entre l’Italie et la Tunisie», l’exposition qui se tiendra à la Maison des Arts du Belvédère, Dar El Founoun, à Tunis, du 23 juin au 23 juillet 2026. Le football italien, absent de l’actuelle Coupe du Monde, se fait ainsi présent par sa glorieuse histoire.

Organisée par l’Institut culturel italien à Tunis et l’ambassade d’Italie en Tunisie, et conçue par Marco Ferrero de Mo’ Better Football, l’exposition commémore le 65e anniversaire de la collection Panini Footballers, fondée en 1961 et devenue l’un des objets les plus emblématiques de la culture sportive italienne, et coïncide avec la 23e Coupe du Monde de la Fifa.

L’exposition explore le football à travers les stickers, un format éditorial compact capable d’immortaliser visages, maillots, écussons et saisons sportives dans la mémoire collective.

Popularité de la Serie A en Tunisie

Albums, images d’époque, maillots, documents d’archives et témoignages visuels accompagneront le public dans un voyage à travers le sport, la culture populaire et l’imagerie télévisuelle, retraçant l’évolution du langage visuel du football et le rôle des stickers dans la formation de générations de supporters

Une attention particulière est portée aux relations italo-tunisiennes. L’exposition met en lumière comment, entre les années 1970 et 1990, la diffusion de la télévision italienne et la popularité de la Serie A en Tunisie ont contribué à forger un répertoire commun d’images, de champions, d’équipes et de rituels sportifs.

Pour de nombreux supporters tunisiens, le football italien était une présence familière, suivi à la télévision et se traduisant par un sentiment d’appartenance, une passion et des récits partagés.

Le mouvement ultra tunisien s’inspire également, de par son histoire, du mouvement italien.

Le football comme langage universel

L’inauguration aura lieu le 23 juin 2026 à 18h30 et sera suivie d’une table ronde consacrée à la culture footballistique et à la mémoire sportive. Parmi les intervenants figureront les journalistes sportifs de la radio nationale tunisienne Mourad Ayari et Mohamed Menzli, le commissaire d’exposition Marco Ferrero, le collectionneur d’albums Panini Gianni Bellini et l’expert en football Valfrido Aghilone.

Le choix du lieu, Dar El Founoun, confirme la vocation culturelle de l’initiative : il ne s’agit pas d’une simple exposition nostalgique, mais d’une lecture du football comme patrimoine populaire et audiovisuel, capable de retracer les échanges, les influences et les continuités entre l’Italie et la Tunisie.

Entre mémoire collective et patrimoine audiovisuel, l’exposition célèbre le football comme un langage universel et un outil de dialogue interculturel.

L’entrée à l’exposition est gratuite.

I. B.

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La Tunisie peut produire 2 GW d’énergie éolienne d’ici 2030

19. Juni 2026 um 12:57

La Tunisie va accélérer le développement de l’énergie éolienne en lançant des appels d’offres pour 2 GW de nouvelles capacités, soit une puissance théoriquement suffisante pour alimenter environ 1,5 million de foyers. (Photo: champ d’éoliennes à Sidi Daoud, Haouaria, Nabeul).

C’est ce qu’a  déclaré le consultant international en énergie Ezzedine Khalfallah dans une interview accordée à l’agence de presse Tap, en soulignant que le pays dispose d’un potentiel important, mais que son développement dépendra de sa capacité à renforcer le réseau électrique, à simplifier les procédures administratives et à mobiliser des financements internationaux.

Selon M. Khalfallah, la capacité éolienne installée en Tunisie s’élève actuellement à 245 MW, entièrement réalisée par l’entreprise publique Steg.

Ce chiffre inclut le site historique de Sidi Daoud (55 MW) et les parcs éoliens de Kchabta et Metline (190 MW au total). Bien que ne représentant qu’environ 4 % de la capacité électrique du pays, l’énergie éolienne a déjà produit des avantages mesurables : en 2024, la production a atteint 337 GWh, soit 1,8 % de la production d’électricité du pays, évitant ainsi l’importation d’environ 70 000 tonnes d’équivalent pétrole et de gaz et permettant des économies de change estimées à près de 60 millions de dinars par an.

La trajectoire définie par les autorités est ambitieuse : 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, 50 % d’ici 2035 et 80 % d’ici 2050. Il reste à passer de la parole à l’acte et d’accélérer le processus de transition énergétique qui reste très lent.

Atteindre 2 GW d’énergie éolienne en 2030

Concernant l’énergie éolienne, l’objectif est d’atteindre environ 2 000 MW d’ici 2030, soit 36 % de la capacité renouvelable totale prévue. Fin 2025, le Haut-commissariat à la production privée d’électricité a approuvé le lancement d’appels d’offres en 2026 et 2027 pour 2 000 MW. Parmi les sites identifiés figurent Tbaga (600 MW), Jebel Abderrahmane (400 MW), Beni Khedache (500 MW) et Zaghouan (200 MW). Un projet de parc éolien de 77,25 MW a récemment été attribué dans le gouvernorat de Zaghouan.

Le retard pris dans la mise en œuvre des projets, souligne Khalfallah, est lié à la nature même de l’énergie éolienne. Contrairement au solaire, les développeurs doivent effectuer des mesures de vent sur site pendant au moins un an avant de valider la viabilité des centrales. À cela s’ajoutent des études techniques, environnementales et sociales, des permis relatifs à la sécurité des sites, des procédures administratives complexes et la recherche de financements, souvent internationaux. Le principal obstacle, selon l’expert, n’est plus la disponibilité de la ressource, mais la capacité du système tunisien à la transformer en projets industriels.

Les points critiques concernent l’intégration au réseau, le financement, l’obtention rapide des permis et la sécurité foncière.

L’ajout de 2 GW supplémentaires de puissance éolienne d’ici 2030 est considéré comme techniquement réalisable, mais nécessitera des investissements dans le réseau, sa flexibilité, le stockage et les systèmes de gestion de la demande, ainsi que la mise en service de l’interconnexion électrique Elmed avec l’Italie.

Les investisseurs étrangers restent intéressés, malgré les difficultés économiques et financières du pays. M. Khalfallah évoque cependant un intérêt plus sélectif, motivé par la transparence réglementaire, la simplification des procédures et le développement des infrastructures de transport.

Les derniers appels d’offres pour la concession ont confirmé la présence d’opérateurs internationaux de premier plan, grâce notamment à la disponibilité d’un atlas national de l’énergie éolienne utile pour guider les investisseurs potentiels.

Un grand potentiel offshore

Les perspectives à moyen terme se tournent également vers la mer. Le potentiel éolien offshore de la Tunisie est estimé à plus de 250 GW, dont environ 160 GW proviennent de la technologie flottante, avec un facteur de capacité moyen de 46 % selon les études internationales.

La Steg, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD), mène une étude de faisabilité pour un projet offshore de 250 à 500 MW au large des îles Kerkennah. Selon Khalfallah, la baisse des coûts mondiaux de l’éolien offshore ces dernières années fait de cette technologie une option stratégique potentielle pour l’avenir de la Tunisie.

Ce projet éolien s’inscrit ainsi dans un enjeu énergétique national plus vaste : réduire la dépendance au gaz importé, contenir le déficit énergétique, attirer les capitaux privés et positionner la Tunisie comme une plateforme de production et de commercialisation d’électricité renouvelable en Méditerranée. Le défi, plus encore que la construction de parcs éoliens, consistera à adapter l’ensemble du système électrique à une part croissante d’énergies variables.

I. B.

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La protection de la filière du crabe bleu en Tunisie

19. Juni 2026 um 12:37

Tunisie entend consolider son rôle en Méditerranée dans la promotion du crabe bleu, une espèce invasive qui, ces dernières années, est passée d’un problème environnemental à une ressource économique pour les communautés côtières.

Le projet Blue Step, intitulé «Renforcement et adéquation de la protection sociale dans le secteur de la pêche», a été officiellement lancé à Djerba. Cette initiative vise à renforcer la protection sociale et à améliorer les conditions de travail dans le secteur de la pêche et de la transformation du crabe bleu.

Annoncé lors du Forum Bluecoop, qui se tient du 16 au 19 juin 2026 dans l’île, ce projet est mené avec la participation de la Fao et du Groupement interprofessionnel des produits de la pêche. Son objectif est d’étendre l’inclusion sociale à tous les acteurs de la filière, des pêcheurs aux transformateurs, en passant par les travailleurs impliqués dans la préparation, la transformation et la promotion du produit.

Blue Step s’inscrit dans un secteur devenu stratégique, notamment dans le sud-est tunisien, où le crabe bleu, initialement perçu comme une menace pour les filets, les engins de pêche et la biodiversité marine, a été progressivement intégré à une chaîne de valeur axée sur l’exportation.

Le défi, selon les organisateurs, est désormais de passer d’une exploitation purement commerciale à un modèle plus durable et inclusif, capable de garantir un travail décent, une meilleure sécurité économique et un accès plus large à la protection sociale

Une attention particulière est portée aux femmes, maillon essentiel de la chaîne d’approvisionnement, notamment dans les activités de transformation et de conditionnement. Le projet vise à renforcer leur rôle économique, à réduire leur vulnérabilité sociale et à promouvoir de meilleures conditions de travail dans un secteur encore marqué par l’informalité, la saisonnalité et un accès inégal aux mécanismes de protection.

Le Forum Bluecoop réunit à Djerba des institutions tunisiennes, des professionnels du secteur, des chercheurs, des partenaires internationaux et des représentants de pays possédant une expérience reconnue dans la pêche, la transformation et la commercialisation du crabe bleu, dont les États-Unis, les Philippines et la France.

Cette initiative se veut un espace de dialogue et de coopération pour le partage des meilleures pratiques en matière de traçabilité, de certification, de qualité, d’accès aux marchés et de gestion durable de la ressource.

Pour la Tunisie, ce projet représente une nouvelle étape de sa stratégie d’économie bleue, dans un contexte où les pressions exercées sur les écosystèmes marins, la concurrence pour les ressources et l’impact des espèces exotiques envahissantes exigent des politiques intégrées qui prennent en compte la pêche, l’environnement, l’emploi et le développement local.

La transformation du crabe bleu, d’espèce invasive à source de revenus, est considérée par les organisations internationales comme un exemple probant d’adaptation, à condition qu’elle s’accompagne de réglementations, de formations et de protection sociale.

Selon la Fao, le projet Blue Step contribuera à renforcer la résilience de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, de la pêche à la transformation, et à consolider la compétitivité internationale sans négliger les communautés qui dépendent directement de la mer. Il vise également à favoriser les partenariats commerciaux et les échanges techniques avec d’autres pays, notamment les Philippines, où il existe une précieuse expérience en matière de gouvernance des communautés de pêche et de mécanismes de protection sociale.

I. B.

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Quel marketing territorial pour Bizerte ?

19. Juni 2026 um 09:48

Bizerte a accueilli, le 18 juin 2026 à l’hôtel El Andalucia, un forum consacré à la promotion de l’investissement régional sous le thème : «Bizerte se mobilise pour l’investissement : vers un nouveau marketing territorial». L’événement a été coorganisé par la Conect Bizerte, le comité régional de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) et la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est (CCINE).

Lotfi Sahli

Cette rencontre a réuni décideurs publics, investisseurs, experts et acteurs économiques autour d’un objectif commun : renforcer l’attractivité de la région et identifier des solutions concrètes pour améliorer le climat des affaires. Les participants ont échangé leurs expériences et confronté leurs visions afin de faire émerger une stratégie territoriale plus compétitive et mieux adaptée aux attentes des investisseurs.

Faire de Bizerte un hub sud-méditerranéen

Ont participé à ce forum, en plus des organisateurs, plusieurs institutions nationales et régionales, dont, l’APII, l’Apia, la Fipa, la TIA, la CRDA, la Faculté des Sciences de Bizerte,  l’Utica, le Centre d’Affaires, le Commissariat régional du tourisme, ainsi que le ministère de l’Industrie, le Pôle de compétitivité et le Parc d’activités économiques de Bizerte, ainsi qu’une banque étatique et une autre privée.

Les travaux ont été modérés par Mounir Mejdoub, qui a assuré la conduite des différents panels.

Par ailleurs, deux entreprises, l’une italienne et l’autre tunisienne, ainsi qu’une startup, ont témoigné de leurs parcours de réussite après des trajectoires marquées par des difficultés et des défis

Au-delà des constats, les travaux ont débouché sur une série de recommandations traduisant une ambition clairement affichée : faire de Bizerte un hub économique incontournable en Méditerranée. Confrontés aux défis d’attractivité et de compétitivité, les acteurs publics et privés de la région ont ainsi tracé une feuille de route articulée autour de cinq axes stratégiques majeurs.

Des opportunités d’investissement à fort potentiel

Une présentation institutionnelle a mis en lumière les principales opportunités d’investissement offertes par le gouvernorat de Bizerte, notamment dans les secteurs de l’industrie, de la logistique, du transport, de l’économie bleue, de l’agriculture, de l’agroalimentaire, du tourisme alternatif, du digital et des services innovants. Les résultats d’une enquête sur l’état des lieux de l’investissement dans la région ont également été présentés.

Les débats se sont articulés autour de plusieurs panels. Le premier a porté sur les leviers de l’attractivité territoriale, notamment la compétitivité régionale, la visibilité de Bizerte, les attentes du secteur privé et les questions foncières. Le deuxième s’est intéressé à l’accélération et à la sécurisation des projets d’investissement à travers la simplification des procédures, la gouvernance territoriale, l’innovation, l’industrie 4.0 et la transformation digitale. Un troisième panel a été consacré aux mécanismes de financement, avec la participation de représentants du secteur bancaire.

Moderniser les infrastructures et simplifier l’investissement

Parmi les principales recommandations formulées, les participants ont souligné l’urgence de moderniser les infrastructures de transport et de digitalisation, tout en anticipant la phase post-achèvement du nouveau pont et de la Marina. Ils ont également proposé l’exploitation des câbles numériques sous-marins méditerranéens afin de positionner la région sur le secteur des big data.

Pour améliorer le climat des affaires, ils ont préconisé la création d’une cellule permanente d’accompagnement (task force) et d’un guichet unique régional destinés à réduire les délais administratifs.

Ces mesures seraient accompagnées par la mise en place d’un observatoire de la compétitivité et par une révision structurelle des codes de l’investissement et des forêts.

Les recommandations ont également mis l’accent sur un nouveau marketing territorial à travers le lancement de la marque «Bizerte Invest», dotée d’une identité visuelle propre et d’une plateforme numérique multilingue.

Un rendez-vous annuel de l’investissement serait instauré pour renforcer cette dynamique de promotion économique, tandis que le potentiel du Cap Angela, point le plus septentrional du continent africain, serait davantage valorisé dans une perspective de tourisme durable.

Capital humain et transition écologique

Enfin, le rapport a insisté sur l’importance du capital humain et de la transition écologique. Le renforcement des synergies entre l’université et l’entreprise a été présenté comme un levier essentiel pour répondre aux métiers d’avenir, avec un plaidoyer en faveur de la création de l’Université de Bizerte. En s’affirmant comme un pôle de référence de l’économie bleue, de l’industrie maritime et des énergies propres, Bizerte entend ainsi consolider son positionnement en faveur d’un développement territorial durable.

Les travaux du forum se sont achevés par l’adoption de cette feuille de route destinée à soutenir le développement économique de la région et à renforcer son positionnement comme pôle régional attractif pour l’investissement.

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GreenAssist accompagne les TPME tunisiennes dans leur transition écologique

19. Juni 2026 um 09:40

Greenov’i lance son troisième appel à manifestation d’intérêt GreenAssist dans le cadre de son dispositif de Vouchers verts destiné à accompagner les entreprises tunisiennes dans leur transition écologique.

Financé par l’Union européenne à travers le volet Entrepreneuriat Vert de son programme «Tunisie Verte & Durable» pour l’appui à l’action environnementale en Tunisie, Greenov’i est mis en œuvre par Expertise France en collaboration avec le Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (Citet), le ministère de l’Environnement et le ministère de l’Économie et de la Planification.

À travers cet appel, les TPME industrielles et les artisan·nes sélectionné·es bénéficieront d’un diagnostic environnemental approfondi visant à analyser leurs pratiques actuelles et à identifier des pistes d’amélioration dans les domaines de la gestion des déchets, de l’énergie et de l’eau.

Le programme GreenAssist propose aux entreprises bénéficiaires un diagnostic environnemental couvrant trois domaines prioritaires : la gestion des déchets ; la gestion de l’énergie ; et la gestion durable de l’eau.

Cet accompagnement vise à aider les entreprises à mieux comprendre leur impact environnemental, à identifier des opportunités d’optimisation de leurs processus et à élaborer des stratégies durables adaptées à leurs besoins et à leur activité.

L’objectif est de soutenir l’émergence de modèles de production plus responsables et de contribuer à l’intégration progressive des enjeux environnementaux dans le développement des entreprises tunisiennes.

Les opérateurs éligibles

Cet appel est ouvert aux artisan.es, TPME tunisiennes (y compris groupements d’entreprises) opérant dans les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, de l’artisanat ou de l’hôtellerie ; TPME et artisan.es tunisien·nes employant entre 1 et 199 personnes ; entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 20 millions de dinars ; entreprises en activité depuis au moins trois ans ; entreprises en situation régulière au regard de leurs obligations fiscales et sociales ; et entreprises disposant de la capacité à apporter un cofinancement potentiel à un projet de transition écologique dont le coût total des dépenses éligibles ne dépasse pas 60 000 euros.

Comment candidater ?

Les entreprises intéressées sont invitées à soumettre leur dossier de candidature via le site Greennovi avant le 16 juillet 2026 à 23h59 (heure de Tunis).

L’ensemble des documents et informations nécessaires à la constitution du dossier de candidature est disponible sur le site web.

Sessions d’information

Afin de présenter le dispositif et d’accompagner les entreprises dans la préparation de leur candidature, des sessions d’information seront organisées en ligne (24/06/2025 à 14h) ; à la Technopôle Monastir (25/06/2026 à 10h) ; Novation city – Pôle de Sousse (25/06/2026 à 14h30) ;  Centre d’affaires de Sfax (26/06/2026 à 10h) ; Citet à Tunis (01/07/2026 à 10h).

La date limite de soumission des candidatures est fixée au 16 juillet 2026 à 23h59.

Pour plus d’informations et pour déposer une candidature : Greenovi ; Facebook ; LinkedIn; Instagram.  

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Pour Israël, la défaite en Iran est une opportunité

19. Juni 2026 um 09:30

L’appui inconditionnel de l’Occident donne pendant longtemps à Israël l’illusion d’être un acteur qui fait l’histoire à sa guise au Moyen-Orient. Pourtant, Israël n’a ni démographie, ni profondeur stratégique, ni environnement géopolitique, ni idéologie à vocation universelle sur lesquels repose la puissance. L’Occident lui a prêté sa puissance utilisée pour bâtir un régime d’apartheid et pour perpétrer un génocide qui ont placé Israël au-dessus du droit international.

«Tous les pays détestent Israël», aurait dit Trump à Netanyahou. Les lobbys qui ont acheté les élites dirigeantes occidentales sont efficaces, mais il y a toujours des limites à l’efficacité qu’Israël a dépassées en ignorant les intérêts économiques des Américains et des Européens.

Entre le détroit d’Ormuz et Israël, les Américains ont choisi le détroit d’Ormuz. On dit que l’Amérique a deux religions : le christianisme et le pragmatisme. Israël a commis une erreur historique en croyant que les Etats-Unis seront leur meilleur allié qui les protègeront, alors que le seul allié qui est susceptible de protéger Israël est paradoxalement la paix avec les Palestiniens.

L’Etat colonial a deux perspectives devant lui, et deux seulement : le scénario algérien où les pieds-noirs ont dû quitter le pays dans la précipitation, ou le scénario sud-africain où les Blancs ont accepté de s’intégrer dans la société locale.

C’est à ce dernier scénario que pense l’éditorialiste israélien Gideon Lévy, qui, dans son article publié le 18 juin 2026 et dont la traduction est reproduite ci-dessus,  invite ses compatriotes à se réveiller, leur indiquant que le désastre face à l’Iran doit être l’occasion pour se réconcilier avec la réalité.

Lahouari Addi

«Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité»

La défaite d’Israël en Iran n’est pas un désastre : c’est l’occasion d’affronter la vérité. La guerre en Iran a révélé la vérité à Israël. Son armée, soi-disant toute-puissante, n’a rien accompli de significatif, si ce n’est sa propre ruine politique. Tout pays rationnel tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée.

Gideon Levy

Le refrain, tant à droite qu’à «gauche» (sans compter le Premier ministre Benjamin Netanyahou) : une défaite israélienne, un désastre diplomatique, Trump nous a tourné le dos et Steven Witkoff est un «Jewboy». La nation déplore une calamité, une défaite et un quasi-Holocauste.

Les Bennett’s s’empressent d’intervenir et promettent une solution. Ils rétabliront les relations avec les États-Unis et ramèneront Israël sur les champs de bataille pour achever le travail. Telle est leur seule promesse en cette journée particulièrement propice.

Mais il ne s’agit ni d’un désastre ni d’un Holocauste. Dans la guerre contre l’Iran, Israël a traversé ce que les psychologues appellent un «test de réalité», au cours duquel la vérité lui a été révélée. Et cela pourrait bien être l’évolution la plus positive de ces dernières années, à condition que le pays en tire les bonnes conclusions. Ce soi-disant désastre pourrait bien se transformer en une opportunité historique.

Lors d’une de ses précédentes catastrophes, celle de 1973, Israël avait su tirer les leçons et ouvrir un nouveau chapitre révolutionnaire de son histoire : celui de la paix. Le fiasco avec l’Iran nous oblige aujourd’hui à reprendre nos esprits une seconde fois, mais pour l’instant, personne n’est là pour mener cette réorientation.

Un peu de réalisme : un petit pays de 10 millions d’habitants ne peut pas se battre contre le monde entier, même si nous sommes les fils du peuple élu, qui sait tout et fait tout mieux que les autres. Israël ne peut pas renverser des régimes, ni dans la lointaine Téhéran, ni dans la proche Gaza, ni même à Ramallah, juste à côté. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas ; même les États-Unis n’y parviennent pas.

Nous regarder dans le miroir

Ils ne peuvent pas forcer des organisations à déposer les armes ni éradiquer les convictions politiques du cœur des gens. L’époque où l’Amérique était à notre merci est révolue. Reconnaître cette réalité nous offre l’occasion, au milieu de la succession de guerres récentes, de nous regarder dans le miroir : l’armée soi-disant toute-puissante de ce pays n’a réussi à obtenir aucun résultat significatif, si ce n’est la ruine politique.

Tout pays rationnel en tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée. L’histoire récente en a apporté suffisamment de preuves. Peut-être que toutes ces guerres futiles étaient nécessaires pour nous ouvrir les yeux et nous faire comprendre qu’aucune guerre choisie par Israël ne s’est jamais bien terminée.

Il ne reste que peu de temps pour parvenir à cette conclusion. Retirez les troupes de tout le Liban, avant qu’elles ne déclenchent une nouvelle guerre inutile contre l’Iran. Mettez immédiatement un terme à la folie qui sévit en Cisjordanie, avant qu’elle ne se retourne elle aussi contre nous. Accordez un peu de répit à l’armée et à l’armée de l’air, laissez-les respirer. Permettez aux soldats de profiter de leurs réductions militaires et de déjeuner dans les fast-foods de la rue Ibn Gvirol à Tel-Aviv.

Libérez les milliers d’otages palestiniens qui croupissent dans les prisons du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et commencez à vous comporter comme des êtres humains envers les Palestiniens, avant que le monde ne nous y oblige. Et décidez où nous allons, ce que nous voulons : deux États, un seul État démocratique ou un seul État d’apartheid suicidaire. Il n’y a pas de quatrième option et il n’y en aura jamais.

Israël ne peut pas désarmer le Hezbollah

Cette semaine, on a appris que l’armée israélienne demandait au gouvernement de parvenir à un accord avec le gouvernement libanais avant que l’armée ne soit contrainte de se retirer des zones occupées, la queue entre les jambes.

On a là, au moins, un cas de sobriété partielle. Après tout, l’accord avec le gouvernement libanais aurait pu être conclu plus tôt, mais Israël avait besoin de l’épreuve de la guerre pour se rendre compte qu’il ne peut pas désarmer le Hezbollah, et qu’il n’y parviendra jamais.

Les Forces de défense israéliennes (FDI), au moins, commencent à le comprendre. Il en va de même pour le Hamas, la résistance à l’occupation de la Cisjordanie et le régime iranien.

Le fait qu’Israël soit mégalomane ne signifie pas qu’il soit capable d’agir selon ses propres critères mégalomaniaques, en croyant que des bombardements ici et là serviront ses intérêts. Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité. Nous avons regardé la vérité droit dans les yeux – et elle a baissé les yeux. C’est maintenant à notre tour de baisser les nôtres.

Source : Haaretz.

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Accord Etats-Unis – Iran | Le rôle accélérateur du Qatar

19. Juni 2026 um 09:00

Après des semaines de négociations intenses, le Qatar s’est imposé comme médiateur, contribuant à la conclusion d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. Les médiateurs précédents, tels que le Pakistan et Oman, ont été écartés lors des dernières étapes des négociations, dont les derniers détails ont été finalisés le week-end dernier. La signature officielle est prévue pour ce vendredi 19 juin 2026 en Suisse.

Imed Bahri

Médiateur entre Washington et les Talibans, médiateur entre Israël et le Hamas pour le cessez-le-feu à Gaza, le Qatar a donc retrouvé ce rôle qui lui permet d’être utile aux yeux de l’Oncle Sam. 

Selon Bloomberg, l’émirat gazier a été intégré au processus de médiation en mai. Ayant joué un rôle déterminant dans l’accord de paix négocié par les États-Unis l’année dernière entre Israël et le Hamas à Gaza, il a également joué un rôle essentiel dans la conclusion de cet accord.

Le Qatar a été la cible de nombreuses attaques iraniennes durant les semaines de combats qui se sont terminées par un premier cessez-le-feu début avril, ce qui faisait du succès des négociations un enjeu direct pour le pays. 

«Ce fut un réel plaisir de travailler avec le Qatar», a déclaré Donald Trump mardi aux côtés de l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, lors du sommet du G7 à Évian, en France. Il a ajouté en s’adressant à lui : «Vous étiez dans une situation périlleuse. Vous nous avez aidés avec un courage exceptionnel. Je tiens donc à vous en féliciter et vous serez toujours mes amis».

Ces éloges ont été prononcés malgré le scepticisme de certains faucons américains en matière de sécurité nationale et d’Israël à l’égard de Doha, en raison de l’accueil par le Qatar de la branche politique du Hamas. Le rôle du Qatar a durci la position de certains conservateurs israéliens opposés à l’accord.

Déblocage d’avoirs iraniens gelés

Néanmoins, un haut responsable américain a déclaré que les discussions publiques avec les Pakistanais et les échanges informels avec les Qataris avaient permis à l’administration américaine de mieux comprendre le système politique iranien et avaient finalement contribué à la conclusion de l’accord.

Une version de l’accord consultée par Bloomberg indique que les États-Unis et leurs partenaires régionaux mettront en place un programme de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement de l’Iran si un accord définitif est conclu. Mais le président américain a nié en bloc cela : «Nous n’investissons pas en Iran. Cette rumeur qui a circulé hier était ridicule. Nous n’avons aucun engagement à investir de l’argent en Iran»

Les États arabes du Golfe, notamment le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis, sont ceux qui ont le plus à perdre en cas d’échec des négociations de paix. Ils ont subi des milliards de dollars de dégâts suite aux attaques de missiles et de drones iraniens, ainsi que des perturbations de leur production et de leurs exportations d’énergie.

Trump a déclaré : «L’Iran a ciblé vos pays, et c’était en réalité une erreur, car cela nous a encore plus rapprochés.»

Même les Émirats, qui étaient auparavant favorables à toute attaque américaine contre l’Iran, reconnaissent désormais la nécessité d’une approche plus pragmatique et diplomatique, compte tenu des enjeux pour leur statut de plaque tournante financière et touristique majeure dans la région.

Selon un haut responsable américain, la possibilité de débloquer des milliards de dollars de fonds iraniens gelés dans le cadre d’un allègement des sanctions a été évoquée. Il a expliqué que cette mesure serait conditionnée par des résultats concrets, l’Iran devant démontrer qu’il ne poursuit pas de programme nucléaire et ne se livre pas à des activités clandestines inquiétantes. Le soutien ne prendra pas la forme de paiements directs des États-Unis mais plutôt par le déblocage d’avoirs gelés, l’ouverture de l’économie mondiale à l’Iran et des incitations à l’investissement d’autres pays dans le pays.

Dans ce contexte, les riches États du Golfe se distinguent car ils pourraient être sollicités pour contribuer au fonds de 300 milliards de dollars. Le président des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, a également rencontré Trump en marge du sommet du G7.

Ce fonds pourrait s’avérer aussi difficile à obtenir que celui précédemment proposé pour la reconstruction de Gaza, qui demeure divisée et dévastée des mois après l’accord de paix.

Cependant, l’Iran est toujours perçu comme un acteur majeur au niveau régional, notamment grâce à son influence sur le détroit d’Ormuz, qui lui confère un levier supplémentaire dans ses relations avec les États du Golfe.

Des pays comme les Émirats et le Qatar détiennent des dizaines de milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés et les États-Unis pourraient tout simplement fermer les yeux si ces fonds étaient débloqués sans objection.

Le Koweït pourrait également contribuer à un éventuel fonds s’il le souhaite, ayant lui aussi été la cible de missiles iraniens même après la déclaration du cessez-le-feu.

La position de l’Arabie saoudite demeure moins claire. Riyad, qui a renforcé ses liens avec la Turquie et le Pakistan et normalisé ses relations avec l’Iran pendant le conflit, semble moins alignée sur la position américaine qu’il y a quelques mois.

Il reste encore beaucoup à faire

La rupture entre l’Arabie saoudite et les Émirats accentue l’incertitude quant au rôle que le Royaume pourrait jouer dans la phase d’après-guerre, qui a redessiné l’équilibre politique et sécuritaire au Moyen-Orient.

Oman pourrait également contribuer à un éventuel fonds, compte tenu de ses liens diplomatiques et économiques historiquement étroits avec l’Iran. Cependant, alors que Mascate jouait un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran avant la guerre, l’administration Trump le considère désormais comme un partenaire peu fiable, selon un haut responsable américain.

Un responsable américain a déclaré que les États-Unis considèrent les Omanais comme plus proches de la position iranienne, compte tenu de leur gestion des négociations précédentes. De son côté, le sultanat d’Oman maintient sa neutralité dans ce conflit, sans prendre parti ni pour l’Iran ni pour les États-Unis.

Concernant le fonds de 300 milliards de dollars, aucun mécanisme clair n’est encore défini pour sa mise en œuvre. Il fera l’objet de discussions qui se poursuivront pendant les 60 jours suivant la signature du mémorandum d’entente, selon un diplomate proche des négociations.

Ce diplomate a expliqué que le plan repose sur l’attraction d’investisseurs privés, et non de gouvernements, et qu’aucun détail n’a encore été finalisé.

L’émir du Qatar, s’exprimant aux côtés de Trump lors du sommet du G7, a déclaré que, malgré d’énormes opportunités d’investissement en Iran, la priorité était de parvenir à un accord définitif sur les questions qui restent en suspens. Il a ajouté : «Il reste encore beaucoup à faire».

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Gammarth accueille la 13e Coupe de Tunisie de golf

19. Juni 2026 um 08:43

La saison 2025-2026 de golf vivra apothéose ce weekend avec la treizième édition de la Coupe de Tunisie qui clôturera une saison riche en événements et qui a permis l’éclosion de jeunes talents. Ces derniers se sont distingués, notamment, lors de la finale des jeunes il y a deux semaines à Hammamet, et ils sont appelés à prendre la relève dans un futur proche.

La fête annuelle du golf aura donc lieu le samedi 20 et dimanche 21 juin 2026 au golf The Residence Gammarth qui accueillera cette compétition pour la troisième fois, après 2017 et 2020.

Cette épreuve, mise sur pied en 2014, tire son charme de son format puisqu’elle met aux prises les meilleurs joueurs et joueuses de chaque association dans une épreuve par équipes favorisant le rendement collectif en vue de monter sur la plus haute marche du podium.

Chaque association peut participer avec un maximum de 8 équipes de deux, dont trois au plus ayant 20 ans ou moins et le décompte des points se fait sur les quatre meilleurs scores lors des deux journées. L’association ayant obtenu le plus grand nombre de points remportera le trophée.

Exceptée l’ASGD absente, les cinq autres associations (AGH, AGK, GGA, CGC et GCM), représentée chacune par huit doublettes, seront toutes là, bien armées avec leurs meilleurs atouts pour jouer leurs chances jusqu’au bout. Au total, 80 joueurs et joueuses seront à l’œuvre à côté des doublettes de la FTG qui évolueront comme d’habitude hors concours.

Compte tenu de l’équilibre des forces en présence, on s’attend à deux journées intensément disputées entre l’AGH et les autres outsiders. Car d’une part l’AGH fera sa rentrée à la Résidence pour rééditer sa victoire de 2020 sur le même parcours, conserver son titre pour la 7e fois de suite et s’adjuger sa 8e couronne depuis 2014.    L’AGK tentera tout pour récupérer un titre qu’elle n’a pas gagné depuis 2019, alors que la GGA, le CGC et le GCM jouant les trouble-fête au cours des précédentes éditions mettront tout en œuvre avec l’ambition de goûter pour la première fois à la consécration.

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Merci Baya Medhaffar d’avoir enfin «ouvert les yeux» !

19. Juni 2026 um 08:30

A l’instar de nombreux acteurs qui demeurent longtemps prisonniers du personnage qui les a révélés au public, Baya Medhaffar continue d’être habitée par son rôle dans ‘‘À peine j’ouvre les yeux’’ de Leyla Bouzid. Lorsqu’elle écrit, onze ans après la sortie du film (In QG Décolonial et dans Nawaat, en langue arabe), que le personnage de Farah a pris sa place, elle touche au cœur émotionnel d’une problématique qui dépasse largement la critique de l’œuvre, d’où la nécessité pour elle d’une longue clarification afin de reprendre possession de son histoire et dissocier son identité de celle de son double fictif devenu un symbole historique et générationnel de la révolution tunisienne.

Hichem Ben Ammar *

Baya Medhafar, vit en France où elle est confrontée, depuis des années, aux rouages de l’industrie culturelle, à ses critères de sélection, à ses attentes vis-à-vis des actrices arabes et musulmanes, aux rôles qui lui ont été proposés et aux catégories dans lesquelles on a voulu la confiner. Avec un peu d’opportunisme et d’entregent, elle aurait pu profiter du succès international du film pour se faire une petite place au soleil. Mais les faits prouvent qu’elle ne s’est pas adaptée aux règles du jeu et que l’éveil de son sens politique s’est fait selon un cheminement empirique nourrit par la confrontation au réel. Elle évoque d’ailleurs un parcours d’exil et une douloureuse quête.

Une aventure artistique juste et nécessaire

Ayant adhéré totalement à une aventure artistique qu’elle avait perçue comme juste et nécessaire, elle y avait apporté plus que du talent, quelque chose de beaucoup plus rare et de plus difficile à produire : la spontanéité. A son insu, elle avait offert à Leyla Bouzid (pour qui ce film était aussi un baptême), des éléments précieux que ni un scénario, ni une mise en scène, ni même une direction d’acteurs ne peuvent générer : l’ingénuité et la fougue avec leurs touchantes maladresses qui confèrent au personnage une grâce singulière. C’est précisément cette candeur de bon aloi qui a ému le public international, attendri par le souvenir d’une révolution naissante sur laquelle se cristallisait un immense espoir.

Baya Medhafar sait qu’elle est pour beaucoup dans la fabrication de la mystification qu’elle qualifie, avec le recul, d’erreur de jeunesse. A l’interrogation : «Aurais-je dû endosser ce rôle ?» elle n’apporte pas vraiment de réponse. La complexité de l’expérience l’amène néanmoins à tout remettre en cause. C’est ainsi qu’elle rend publique sa nouvelle lecture du film avec des outils théoriques qu’elle ne possédait pas lorsqu’elle avait juste 19 ans : les travaux d’Edward Saïd sur l’orientalisme, ceux de Frantz Fanon sur la bourgeoisie nationale, les critiques dé-coloniales contemporaines, les réflexions autour du white gaze, les débats sur l’islamophobie, ainsi que les analyses consacrées à l’image des Arabes dans le cinéma européen.

Postulats qui demandent à être démontrés

Il se trouve que le plaidoyer repose sur plusieurs postulats qui demandent à être justifiés. Ainsi, le financement européen produirait immanquablement une vision néocoloniale. L’émancipation féminine serait forcément une traduction locale d’un agenda occidental. La critique du patriarcat arabe servirait les intérêts impérialistes. La réception positive d’un film tunisien en France cacherait obligatoirement des concessions et des dévoiements.

Toutes ces hypothèses supposent une démonstration ménageant la possibilité du doute, de la nuance et de l’ambivalence. Pourtant, le caractère péremptoire des conclusions auxquelles parvient Baya Mehafar discrédite quelque peu la pertinence de son raisonnement.

L’actrice ne se contente pas de dire : «A présent, je reconnais les limites et les failles du projet». Elle prononce un verdict sans appel, affirmant que le film, qu’elle a porté à bras le corps, a participé à une confiscation de la révolution, à une entreprise de spoliation symbolique des classes populaires et à une reconduction de la suprématie coloniale. D’une radicalité à une autre, ce qui persiste c’est l’exaltation, la naïveté d’autrefois s’étant muée en certitude idéologique.

Une place pour la vérité… et le doute

Mais attention ! Une illusion peut en cacher une autre. Au passage à niveau des croyances, je me garderai bien de jouer les gardes-barrière ou les donneurs de leçon. Ne sommes-nous pas tous pétris d’utopies, de chimères et de leurres ? Cela me rappelle, à mon âge, que l’éveil est un départ et non un terminus. Je resquille moi-même sans billet de garantie entre les stations de la maturité en essayant de garder une place pour la vérité et une place pour le doute. M’entends-tu chère Baya ?

Le plus frappant dans toutes tes révélations c’est leur terrible sincérité. Comment réussis-tu à trouver la distance juste et la bonne focale pour parler de la jeune femme tu étais l’âge de 19 ans ? C’est comme si c’était une tout autre personne.

Fascinée par le progrès à l’occidentale, séduite par l’idéal libéral des élites bourgeoises, c’est une adolescente bohème et libertaire que tu décris. Volontariste de la provocation, bravant les interdits par principe, aveugle aux rapports de forces, poussée par le vent vertigineux de la révolution et valorisée par l’euphorie d’un mouvement collectif, tu te désolidarises aujourd’hui de tout un milieu qui, le temps d’un succès, t’avait portée aux nues, comme l’égérie d’une génération.

«J’étais consentante, mais je ne comprenais pas encore le système auquel je participais». Cette phrase résume tout. Elle ne te sert ni à te dérober ni à te culpabiliser. Elle met seulement en évidence le cadre de sujétion du corps et de l’âme. Le cinéma étant, tu le sais mieux que quiconque, un squale sans pitié et sans cœur.

Véritable point de bascule de ton texte, le corps constitue le lieu nodal où viennent se croiser tous les enjeux politiques, sociaux, intellectuels et symboliques que tu identifies à postériori à travers ton expérience du film.

À dix-neuf ans, ton corps t’apparaissait comme un instrument de liberté : il chantait, il dansait, il criait victoire. Il était le véhicule d’une libération personnelle que tu considérais alors comme naturelle et progressiste. Onze ans plus tard, cette même anatomie devient, dans ton récit, l’endroit où se sont exercées une série de prescriptions dont tu ne réalisais pas la portée. Ce n’est plus seulement ton corps. C’est une chose regardée, interprétée, exportée, consommée et investie de significations et de désirs qui te dépassent.

La question du corps finit par absorber toutes les autres : la révolution, le féminisme, la lutte contre la dictature, le rapport à l’occident, les conflits sociaux, les mécanismes de financement du cinéma, l’héritage colonial. Tout converge vers cette interrogation fondamentale de la maîtrise du corps et de sa miseen circulation dans les dispositifs du pouvoir.

Ton revirement chère Baya tient précisément à ce déplacement du regard. Là où tu voyais autrefois un corps libre, tu vois maintenant un corps captif des codes de mise en spectacle. C’est pourquoi tu insistes aujourd’hui sur l’inscription du corps dans une histoire collective, sociale et politique.

La réappropriation du corps dévoyé

La dernière partie de ton texte prend presque la forme d’une reconquête. Lorsque tu affirmes vouloir «retrouver ton corps», tu ne parles pas seulement de chair et d’os mais d’une réappropriation symbolique : non pas une propriété privée de l’individu autonome célébré par le libéralisme, mais un espace traversé par la mémoire, les rapports de classe et de domination.

Toute la force (mais aussi toute l’ambiguïté) de ton texte réside là. Car ce que tu qualifies aujourd’hui d’emprise est également ce qui avait constitué, à l’époque, la source même de ton sentiment de liberté. Le véritable sujet de ton article n’est donc pas le film lui-même, mais la lutte entre ces deux interprétations divergentes de ton propre corps.

Le très significatif épisode de la prothèse mammaire résume à lui seul ce renversement. Ce qui n’était alors qu’un détail de tournage devient le symptôme d’un système de représentation auquel tu estimes t’être soumise aveuglément. Il méritait tout de même plus qu’une simple évocation anecdotique et ironique.

Qu’une actrice novice se voie demander de rembourrer sa poitrine pour correspondre à une idée fantasmée de la femme tunisienne aurait dû, en principe, te faire sursauter et provoquer immédiatement une réaction avec, en chaîne, tous les questionnements corolaires.

Le véritable enjeu est alors moins celui de l’instrumentalisation que celui de la soumission à des canons esthétiques et à la hiérarchie de normes discriminatoires auxquelles ton corps devait se conformer pour devenir un stéréotype lisible à l’écran de manière prégnante.

Comme après une longue cuite, la Baya de 2026 soutient la Baya de 2015 et la ramène à la réalité selon un mécanisme fréquent dans les récits de vie. Dans le sillage d’un Michel Leris (‘‘L’âge d’homme’’) ou d’un Roland Barthes (‘‘Roland Barthes par Roland Barthes’’) qui ont fondé l’autobiographie moderne en abordant sous un angle critique leurs propres contradictions, tu soignes comme eux ta blessure narcissique. (Les meilleurs onguents, je me permets de te dire, sont la tendresse, l’indulgence et l’humilité).

Dès lors, considérer ton réquisitoire comme le simple désaveu d’un film, un mea culpa théâtral, une catharsis ou une volonté de réconciliation, ne peut être que facile ou réducteur. En fait, il est tout à la fois, car il ambitionne une réflexion de fond sur la représentation, la dépossession symbolique et les ambiguïtés du cinéma tunisien domestiqué par la mondialisation et transformé, de ce fait, en produit de prêt à penser. 

‘‘A peine j’ouvre les yeux’’ n’est-il pas, vu sous cet angle, la traduction cinématographique d’une formule toute faite que les médias internationaux ont inlassablement ressassée à longueur de téléjournal ? «La révolution du jasmin est le fait d’une jeunesse éduquée, urbaine, moderne et encore hésitante dans sa quête d’elle-même.» Voilà l’illustration parfaite d’un récit d’apprentissage simplificateur et aisément consommable que les médias du monde entier ont incrusté dans l’opinion ! Et bien sûr, le film abonde dans le sens de ce conditionnement.

Présentée sous la forme séduisante d’une carte postale musicale, cette vision a offert à un public occidental, déjà préparé à la recevoir, un message rassurant, provenant d’une Tunisie en transition, suffisamment familière pour cultiver l’empathie, assez exotique pour entretenir la fascination et tellement vulnérable qu’elle suscite la compassion. La révolution y devenait moins un bouleversement politique qu’un balbutiement, un parcours initiatique intime, flattant le regard teinté de paternalisme du spectateur occidental lambda, juste disposé à voir dans ce soulèvement une aspiration individuelle plutôt que la revendication de liberté de tout un peuple.

Ton texte chère Baya relève de ce que l’on pourrait appeler une autocritique militante à la lumière d’une nouvelle appréhension du contexte. Entre manifeste et profession de foi, c’est précisément cette double nature, de confession authentique et d’acte d’accusation intransigeant, qui confère tout son impact à ton brûlot, expliquant, par là même, toutes les réticences qu’il rencontre parmi les «professionnels de la profession» et certains cinéphiles tunisiens.

Ce pavé dans la marre ou plutôt ce coup de pied dans la fourmilière n’a pas seulement le mérite de réévaluer un film daté et tout compte fait, conjoncturel, il nous force à faire le bilan du modèle culturel tunisien postrévolutionnaire, enlisé dans les compromissions et les accommodements avec les instances occidentales de légitimation dont il attend, encore et toujours, la reconnaissance, le financement et la consécration symbolique.

Baya, en mettant courageusement en jeu ta propre personne, tu n’as fait que rappeler la nécessité d’un débat, depuis longtemps différé. Ayant enfin ouvert les yeux, déchiffré, nommé et déconstruit les modes de fonctionnement du système que tu t’engages désormais à combattre, tu te trouves à présent face à un autre défi, car la question n’est plus celle du témoignage ou de l’expiation, mais celle des moyens et de l’action. Avec quelle stratégie et quels alliés ta lucidité nouvelle produira-t-elle autre chose qu’une dénonciation pour transformer les constats amers en leviers d’émancipation ?

Hichem.

* Réalisateur de documentaires.

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Mondial 2026 | Pour le Portugal, c’est maintenant ou jamais

19. Juni 2026 um 07:30

Vainqueurs de l’Euro 2016 et deux fois vainqueurs de la Ligue des Nations (2019 et 2025), les Portugais ont soif de se positionner autrement en ce Mondial 2026 qu’en outsider ou en simple challenger des équipes détentrices de trophées. En particulier avec le Brésil dont ils partagent la langue vivante nationale, l’Espagne voisine immédiate et la France abritant une très nombreuse communauté portugaise étalée désormais sur trois ou quatre générations au fur et à mesure des décennies.

Jean-Guillaume Lozato *  

Le Portugal, grande nation de navigateurs conquérants, a connu une histoire déclinante par la suite. Un contre-temps qui s’assimile tout à fait aux vicissitudes historiques et économiques qui ont marqué le territoire portugais, espace déshérité pendant des décennies jusqu’à la Révolution de Œillets. Jusqu’au point de n’incorporer la CCE qu’à partir de 1986, c’est-à-dire avec cinq ans de retard sur la Grèce.

1986, c’est l’année du retour du Portugal en Coupe du monde, Deux ans après avoir brillé à l’Euro 84 grâce à Chalana, Jordao, Gomes, Jaime Pacheco, Eduardo Luis, Joao Pinto. Vingt ans après sa première intégration à un Mondial.

En Angleterre, en 1966, c’est sans la moindre passivité que ce come-back s’était opéré. Ils ont certes terminé à une troisième place synonyme de médaille de bronze plus que simplement honorifique après avoir écarté le Brésil de Pelé et battu l’Union Soviétique de Lev Yachine, mais pourquoi donc une aussi longue parenthèse, vingt ans, entre England 66 et Mexico 86 ?

Entre malchance et fatalisme

La malchance, le fatalisme, le carcan politique ont été des facteurs aggravants. Le fait économique et les carences organisationnelles ont été, eux, des facteurs prépondérants.

Longtemps, le Portugal du ballon rond a vécu en baignant dans une sorte d’autarcie loin d’assurer une autosuffisance, avec une fédération accomplissant dans le même temps erreurs de communication et fautes de gestion. Frustrant pour une institution dont sont sortis de grands entraîneurs comme José Mourinho et Artur Jorge. Prévisible pour un pays qui a tourné au ralenti, et dont le découpage du championnat a accentué l’enclavement de certaines zones comme le Tras-os-Montes. Une géohistoire conjuguée au relief, qui n’est pas sans rappeler la pointe nord-ouest du championnat tunisien abritant les clubs de Jendouba Sport et de l’Olympique de Béja. Ou bien la pointe nord-est du championnat algérien où uniquement la JS Kabylie a brillé. Ou encore le championnat albanais coupé en deux et à la deuxième division qui tarde à s’affirmer. Un entre-soi à micro-échelle amplifié par un tissu économique et par une vision à la base très régionaliste et dédiée aux clubs. Ce qui peut se vérifier à l’extérieur, avec nombre de restaurants et cafés tenus par les Portugais de l’étranger les ayant décorés aux couleurs du FC Porto, du Benfica Lisbonne, du Sporting Portugal ou du Sporting Braga.

Il faudra attendre 1996 et le Championnat d’Europe des Nations pour revoir la «Seleçao das Quinas» dans une phase finale. Une participation qui commencera à perdurer avec des apparitions systématiques à l’Euro et en Coupe du monde. Aux exploits de Luis Figo, Nuno Gomes, Fernando Couto, Rui Costa se sont accumulées les performances de Machado, Quaresma, Pauleta «l’Aigle des Açores».

Un rescapé de cette époque est encore présent pour assurer ce lien intergénérationnel : Cristiano Ronaldo, qui a starisé le sport de haut niveau portugais.

Où en est le Portugal aujourd’hui ?

La remise en scène hors des frontières s’est pérennisée avec, cette fois, la présence continue de l’équipe nationale au plus haut niveau. Le football portugais ne renvoie donc plus à l’image «provinciale» comme ce fut le cas jadis.

Depuis la victoire à l’Euro 2016, le rôle d’épouvantail est endossé par les joueurs au maillot rouge. Ce qui porte ses fruits suite tant sur les résultats que sur la manière. Les talents se relayent, se succèdent ou se complètent sans faire trop de bruit.

Ce qui frappe dans le jeu pratiqué par le Onze portugais, c’est la prédominance de la sensation d’équilibre. Entre bonne entente collective et qualités techniques individuelles au-dessus de la moyenne, les protagonistes recrutés pour la compétition en cours présentent un tableau équilibré y compris au niveau de leurs tailles respectives. Les plus grands ne sont pas forcément gigantesques et sont précieux à la relance ou au niveau du placement sur les coups de pied arrêtés. Quelques petits gabarits garantissent l’assiste tactique ainsi que les contre-attaques. Un alignement physique au service de la tactique qui n’est pas sans rappeler l’Espagne championne internationale de 2010 en Afrique du Sud. Avec une petite subtilité au niveau du toucher de balle.

En effet, les Portugais misent davantage sur la couverture de balle que sur le redoublement de passes quant à la possession. Ou sur les changements d’aile, le plus souvent de la droite vers la gauche. Or, une inflexion inattendue sur ce dernier point sera une des armes surprises potentielles.

Au niveau du jeu sans ballon, c’est au Maroc que «A Seleçao» peut faire penser. Un pays avec lequel la patrie de Magellan partage la caractéristique d’une importante diaspora autour du monde.

Avec ces points communs avec des équipes référence, et ses qualités intrinsèques, la sélection au drapeau rouge et vert a les capacités pour laisser un grand souvenir à l’issue de l’épreuve actuelle.

Comme l’avait expliqué il y a quelques années l’ancien IPR de la langue portugaise et ex-enseignant en IUT Manuel Vieira, supporter portugais basé en Seine-et-Marne, le Portugais est de plus en plus étudié en France mais aussi dans d’autres pays européens. D’après lui, il s’agit d’«une langue d’ouverture plus que d’une langue de découverte», ce qui aurait encouragé inconsciemment les acteurs sur la pelouse comme les supporters. Et fait découvrir au monde l’existence d’un pays à travers son équipe talentueuse, tout en réconciliant les descendants d’expatriés avec leur culture ancestrale.

L’apport de Francisco Trincao s’insère dans cet esprit de renouveau. Le joueur offensif (milieu ou attaquant de soutien) du Sporting est un pur produit de la formation locale et continue à jouer au pays, en arborant un look représentatif de ses prédécesseurs des années quatre-vingts.

Ronaldo, soliste et chef d’orchestre

Une sensation d’harmonie transparaît de l’orchestration lusitanienne. Après une évolution progressive, les Portugais ont su influencer la diva Cristiano Ronaldo pour un passage de représentation en soliste à un rôle alternant entre chef d’orchestre et précieux auxiliaire aux côtés des talentueux Bernardo Silva et autres Vitinha ou Joao Neves.

Ainsi l’hymne «Portuguesa» verra son refrain «Herois do Mar», les Heros de la mer, entonné de l’oratorio vers l’opéra. Avec un lyrisme dans le jeu qui pourra concurrencer d’autres lusophones : les Brésiliens.

Humilité et ambition déterminent le cocktail d’un groupe qui propose un beau jeu et qui semble l’équipe européenne la plus stable pour le moment. Si elle s’est contestée hier, mercredi 17 juin 2026, d’un résultat de parité face à la RD Congo (1-1), il y a de forte chance qu’elle se rattrapera le mardi 23 face à l’Ouzbékistan et le dimanche 28 face à la Colombie, un match très intéressant et que l’on attend avec impatience.

* Enseignant universitaire et analyste de football.

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Prêt européen de 61,3 M€ pour un projet solaire à Sidi Bouzid

18. Juni 2026 um 13:49

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), en partenariat avec l’Union européenne (UE) et la Banque européenne d’investissement (BEI), soutient les programmes de la Tunisie en matière d’énergies renouvelables par un prêt de 61,3 millions d’euros (environ 207 millions de dinars) à la coentreprise Scatec-Aeolus pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW dans la région de Sidi Bouzid, qui sera construite par Scatec Khobna PV Power, une société de projet tunisienne.

Cet investissement renforcera la sécurité et la résilience énergétiques de la Tunisie, en contribuant à diversifier son mix énergétique et à réduire sa dépendance au gaz naturel.

Une fois opérationnelle, la centrale devrait produire en moyenne 252 GWh d’électricité renouvelable par an, réduisant ainsi les émissions annuelles de CO₂ de 107 000 tonnes en moyenne sur sa durée de vie.

Cet investissement favorisera également la participation du secteur privé dans le pays grâce au développement d’un projet d’énergie renouvelable de grande envergure, financé par des fonds privés.

Le financement de la Berd sera garanti par une garantie de première perte au titre du Fonds européen de développement durable plus (FEDD+), tandis que la participation de la BEI sera couverte par le volet «Connectivité» de l’accord de garantie d’architecture ouverte du FEDD+.

Le projet bénéficiera également d’une subvention de 5,5 millions d’euros de la Plateforme d’investissement de voisinage (PIV) de l’UE, qui servira à cofinancer l’infrastructure de transport associée.

Ce financement s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste de 35,8 millions d’euros, «Portail mondial de l’UE», destiné à soutenir les investissements dans les énergies renouvelables en Tunisie.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de concessions de 1,7 GW lancé par la Tunisie en 2022, contribuant à l’objectif du pays de produire 35 % de son énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2030.

Harry Boyd-Carpenter, directeur général du groupe Infrastructures durables de la Berd, a déclaré : «Nous sommes ravis de renouveler notre partenariat avec Scatec et Aeolus, deux des investisseurs les plus dynamiques et rigoureux du secteur, pour financer cet important projet. Il s’agit également d’un bel effort collectif européen, mené en partenariat avec notre co-bénéficiaire, la BEI, et bénéficiant du généreux soutien de l’Union européenne pour favoriser le développement d’une énergie propre et à très bas coût en Tunisie. Ces avantages sont d’autant plus importants dans le contexte actuel de défis posés à la sécurité énergétique. Le succès de ce projet témoigne également de la détermination du gouvernement tunisien à mener à bien une ambitieuse réforme et transition énergétiques.»

Le vice-président de la BEI, Ioannis Tsakiris, a déclaré : «Ce projet constitue une étape importante pour soutenir les efforts de la Tunisie visant à fournir à ses citoyens une énergie abordable, fiable et durable, conformément aux objectifs nationaux du pays. Par le biais d’EIB Global et de l’approche Équipe Europe, nous collaborons avec nos partenaires pour accroître les investissements dans les énergies renouvelables et renforcer les infrastructures nécessaires à un système énergétique plus sûr et résilient.»

Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’UE en Tunisie, a déclaré : «Dans l’esprit du mémorandum d’entente UE-Tunisie sur l’énergie de juin 2024, l’Union européenne prend des mesures concrètes dans le secteur des énergies renouvelables afin de garantir la sécurité énergétique et la décarbonation de la Tunisie, conformément au programme T MED lancé par le commissaire Suica le 9 juin 2026 lors de la Semaine européenne de l’énergie durable.»

Ce financement sera complété par un programme de coopération technique de la Berd, financé par le Fonds spécial des actionnaires de la Berd, afin de soutenir des activités de renforcement des capacités répondant aux nouveaux besoins en main-d’œuvre du secteur de l’énergie, en particulier dans les régions de Sidi Bouzid et de Gabès.

Les activités comprendront des campagnes de sensibilisation communautaires à Khobna et Mezzouna sur les violences et le harcèlement sexistes et les prestations liées aux soins, visant à encourager une plus grande participation des femmes au marché du travail dans ce secteur.

EFSD+ a été créé en juin 2021 pour offrir aux pays partenaires de l’UE une assistance pour des investissements clés, sous forme de subventions ou de garanties financières.

L’UE mobilise ainsi des ressources financières supplémentaires pour le développement durable auprès des secteurs public et privé. EFSD+ dispose d’une capacité de garantie mondiale totale de 39,8 milliards d’euros pour la période 2021-2027, dont 22,5 milliards d’euros seront alloués aux régions d’élargissement et de voisinage de l’UE.

EFSD+ est un outil essentiel à la mise en œuvre de la stratégie «Global Gateway» de l’UE.

Depuis 2012, la Berd a investi plus de 3 milliards d’euros dans 90 projets à travers la Tunisie et a apporté son soutien à environ 2 000 petites et moyennes entreprises locales grâce à une assistance technique financée par l’UE.

Communiqué.

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Kairouan | La politique au chevet d’un hôpital fantôme

18. Juni 2026 um 11:48

 Entre le satisfecit mémoriel de Carthage et l’indignation tardive de l’ancien chef du gouvernement, la capitale des Aghlabides assiste à un énième duel de rhétorique où le développement régional reste le grand oublié.

Abdelwaheb Ben Moussa *

La visite avant-hier, mardi 16 juin 2026, du président Kaïs Saïed à Kairouan et le commentaire incisif attribué à Youssef Chahed qui s’en est suivi sur les réseaux sociaux viennent de réactiver, avec une virulence rare, le débat sur l’ordonnancement des priorités de l’État. En se félicitant ouvertement de l’avancement des travaux de réhabilitation de la Piscine des Aghlabides, menés sous la bannière de l’ingénierie militaire, le locataire de Carthage a voulu projeter l’image d’un État efficace, capable de restaurer ses symboles et sa dignité là où la bureaucratie civile a longtemps échoué. 

Pourtant, ce coup de projecteur présidentiel a offert à l’ancien chef du gouvernement une tribune idéale pour un retournement ironique.

La formule de Chahed, fustigeant une communication concentrée sur le patrimoine plutôt que sur le chantier sinistré de l’hôpital universitaire Roi Salman, se veut un coup d’éclat politique. 

Pourtant, cette joute numérique révèle une pathologie bien plus profonde : celle d’une classe politique qui traite les blessures structurelles du Centre-Ouest comme de simples arguments de communication.

Quand l’indignation sélective oublie son propre passif

L’efficacité rhétorique du commentaire de Youssef Chahed, distillé en dialecte tunisien pour maximiser son ancrage populaire, ne saurait masquer une évidente faille de cohérence temporelle. 

S’interroger aujourd’hui sur l’absence du président de la République sur le site de l’hôpital Roi Salman est une question légitime dans le fond, mais hautement problématique venant d’un homme qui a dirigé la Kasbah entre 2016 et 2019, sous la présidence de Béji Caïd Essebsi. 

Certes, ses partisans rappelleront les lourdeurs de la transition et les tiraillements de la coalition parlementaire de l’époque. Il n’en demeure pas moins que durant ces trois années de mandat, marqués par de grands arbitrages budgétaires bilatéraux, les financements saoudiens étaient déjà théoriquement validés et les blocages fonciers identifiés, sans qu’aucune pierre angulaire ne soit structurellement posée. 

Cette propension des anciens dirigeants à endosser l’habit de l’observateur neutre une fois revenus dans l’opposition fragilise la portée de leur critique. L’indignation, lorsqu’elle omet sa propre part de responsabilité historique, s’apparente davantage à une manœuvre de repositionnement personnel qu’à une exigence de reddition des comptes.

Kairouan entre symbole et symptôme

Au-delà de l’affrontement entre les deux hommes, le traitement de l’affaire de la «Piscine des Aghlabides» illustre une fausse dichotomie entre urgence économique et préservation patrimoniale.

En caricaturant la restauration de ce monument historique par l’image d’un simple chantier de maçonnerie accessible via un microcrédit de type Enda, la critique de l’ancien chef du gouvernement cède au raccourci populiste. Elle feint d’ignorer la complexité technique d’une réhabilitation patrimoniale de cette envergure, ici légitimée par la rigueur de l’institution militaire.

Le patrimoine culturel de Kairouan n’est pas une futilité esthétique ; c’est un actif économique territorial majeur pour l’attractivité et le tourisme de la région. 

Le véritable problème ne réside pas dans le fait que le chef de l’État se réjouisse de la renaissance des symboles historiques, mais dans l’incapacité chronique des gouvernances successives à articuler ces réussites mémorielles avec un plan de développement global. 

L’hôpital Roi Salman reste le symptôme d’une fracture sanitaire Est-Ouest que les promesses non tenues n’ont fait qu’exacerber, illustrant la faillite systémique des procédures de passation des marchés publics et des mécanismes d’exécution de l’État, imperméables aux alternances politiques.

Une opposition en quête de voix

Ce duel par écrans interposés met en lumière le vide programmatique d’une opposition qui peine à formuler des alternatives concrètes. S’il est indéniable que la concentration actuelle des pouvoirs exécutifs accentue la responsabilité directe de Carthage dans la lenteur des grands chantiers, critiquer l’omission des infrastructures vitales en rabaissant les succès logistiques de l’armée sur le terrain patrimonial condamne la parole politique à la stérilité. 

On ne résout pas une crise d’exécution par de l’ironie virtuelle, pas plus qu’on ne la résout par des injonctions morales. 

Entre celui qui visite sans bâtir et celui qui critique sans avoir bâti, c’est Kairouan qui paie le prix de cette symétrie stérile.

Pour que la capitale des Aghlabides sorte de l’ornière, elle n’a plus besoin de constats indignés ni de mises en scène de l’autorité, mais d’une refondation profonde de la gouvernance d’exécution qui libère l’administration de sa frilosité et transforme enfin les promesses budgétaires en réalités palpables pour les citoyens.

* Ingénieur informatique et cadre de banque.

NB: un outil d’intelligence artificielle générative a été mobilisé dans le cadre de la préparation de ce texte. Son usage s’est strictement limité à l’aide à la structuration du plan argumentaire, à la vérification de la cohérence chronologique des faits avancés, ainsi qu’à l’optimisation stylistique des transitions textuelles. L’analyse de fond, les choix d’angles critiques et les orientations politiques demeurent l’œuvre exclusive de l’auteur.

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L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?

18. Juni 2026 um 10:42

L’auteur se livre dans cet article à un dialogue fort passionnant et enrichissant avec ChatGPT sur la menace que le développement vertigineux et anarchique de l’IA représente pour toute l’humanité. Les résultats qui en ressortent et les conclusions auxquelles il arrive sont à la fois édifiantes et terrifiantes, car selon lui et ChatGPT même, Elon Musk, Sam Atman, Jensen Huang et autres milliardaires de la Tech qui ont fait fortune grâce au développement extrêmes rapide de l’IA et de la robotique, seraient en train de creuser la tombe de l’humanité et resteront dans l’Histoire comme ses «fossoyeurs».

Dr Sadok Zerelli *

D’éminents experts considérés parmi les précurseurs et pères fondateurs de l’IA, tels Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, ont exprimé dans plusieurs interviews leurs craintes que le développement incontrôlé et anarchique des modèles d’IA sans aucune autorité de régulation gouvernementale ou internationale pour établir une éthique professionnelle puisse aboutir à une perte de contrôle de celle-ci et sa domination de l’humanité.

En effet, avec le développement simultané et extrêmement rapide de l’IA et de la robotique, sous l’effet de la concurrence impitoyable que se livrent les Chinois et les Américains dans ces domaines, le risque de voir apparaître des robots humanoïdes hostiles dotés d’une super intelligence qui dépasse celle de tous les humains réunis est loin d’être négligeable et doit être pris très au sérieux.

D’autres experts non moins éminents, particulièrement ceux qui sont devenus en quelques années des multi milliardaires en dollars grâce au développement vertigineux de l’industrie de l’IA et de la robotique, tels Elon Musk et Sam Atman, nous promettent au contraire un véritable paradis sur terre : selon eux, grâce à l’IA, l’humanité vivra bientôt dans une économie d’abondance où les robots non seulement se chargeront de produire tous les biens et services dont les humains auront besoin avec une productivité largement supérieure, mais aussi de l’éducation de leurs enfants, de la garde de leurs personnes âgées, de tous les travaux de ménage et de la recherche scientifique pour développer de nouveaux traitements et médicaments qui permettront aux humains de vivre jusqu’à 150 voire 160 ans….

Ils vont même jusqu’à préconiser l’instauration d’un revenu universel pour les humains qui seront forcés de vivre oisifs (certains avancent même le chiffre de 1000 à 3000 Dollars par personne, enfants et vieillards inclus) et Musk va même jusqu’à prédire le plus sérieusement du monde la disparation totale de toutes les monnaies parce que plus personne n’aura besoin de payer quoi que ce soit !

Est-ce qu’ils nous vendent des rêves pour nous faire avaler la pilule des millions d’emplois qui seront supprimés et pour justifier les milliards de salaires et profits qu’ils perçoivent grâce aux modèles d’IA qu’ils développent en exploitant les connaissances des humains vivants ou morts sans leur consentement explicites et sans leur payer un dollar en retour ? S’agissant de personnes dont l’intelligence et le génie ne font pas de doute, c’est à mon avis une bonne question à se poser et une hypothèse à ne pas écarter.

Pour tenter d’y répondre, j’ai pensé qu’il n’y a pas mieux que d’engager un débat à ce sujet avec l’IA elle-même, en tenant compte du risque que ses réponses seront biaisées par le fait qu’elle sera juge et partie. Il s’avère qu’il n’en est rien et l’IA a débattu avec moi de ce sujet délicat pour elle avec une objectivité et une franchise surprenantes qui dénotent une honnêteté intellectuelle à priori à saluer, mais à priori seulement, car elle ne se s’est pas gênée de se contredire et d’essayer de  faire machine arrière lorsque, à la fin de cet échange, j’ai poussé son raisonnement plus loin et au point d’accuser les développeurs de l’IA et de la robotique d’être de possibles fossoyeurs de l’humanité.

Ci-dessous une fidèle transcription de l’échange fort passionnant et instructif que j’ai eu à ce sujet avec le modèle d’IA le plus populaire, en l’occurrence ChatGPT, même s’il existe d’autres modèles d’IA encore plus puissants et performants (Deepseak, Claude, Gemini…)

Moi : Classes dans l’ordre décroissant les risques de fin du monde suivants : guerre nucléaire généralisée ; collision avec un astéroïde ; épidémie virale du type Covid 19 mais en plus grave et contagieux ; réchauffement climatique qui entraînerait la fonte des glaces des pôles nord et sud et l’immersion totale des terres habitables ; guerre avec des robots humanoïdes dotés d’une IA plus intelligente que tous les humains réunis

ChatGPT : Si par «fin du monde» on entend l’extinction de l’humanité ou l’effondrement irréversible de la civilisation mondiale, un classement raisonnable basé sur les analyses de risque existantes (chercheurs en risques existentiels, experts en sécurité, climatologues, etc.) serait :

1. Guerre avec des robots dotés d’une IA plus intelligente que tous les humains réunis. Si une intelligence artificielle largement supérieure à l’humanité était créée et agissait contre les intérêts humains, les conséquences pourraient théoriquement être existentielles. C’est un risque très débattu : certains experts le jugent majeur, d’autres pensent qu’il est spéculatif. Son impact potentiel est toutefois extrêmement élevé.

2. Guerre nucléaire généralisée. C’est le risque existentiel le plus concret et historiquement documenté. Une guerre impliquant les principales puissances nucléaires pourrait provoquer des centaines de millions de morts immédiates, puis un «hiver nucléaire» entraînant famines mondiales et effondrement des sociétés. Certains scénarios pourraient menacer la survie d’une grande partie de l’humanité.

3. Épidémie virale beaucoup plus grave et contagieuse que le Covid-19. Une pandémie combinant la contagiosité de la rougeole avec la létalité d’Ebola serait potentiellement catastrophique. Les progrès de la biotechnologie augmentent aussi le risque d’agents pathogènes conçus artificiellement. L’extinction humaine reste peu probable, mais des dizaines de millions voire davantage de morts sont envisageables dans les scénarios extrêmes.

4. Collision avec un astéroïde. Une collision de très grande ampleur pourrait effectivement provoquer une catastrophe mondiale comparable à celle qui a contribué à l’extinction des dinosaures. Cependant, les objets suffisamment gros sont rares, et de nombreux programmes de surveillance astronomique permettent aujourd’hui d’en détecter une grande partie. Le risque existe mais semble faible à l’échelle du siècle.

5. Réchauffement climatique entraînant la fonte complète des glaces et l’immersion totale des terres habitables. Ce scénario précis n’est pas considéré comme réaliste par les connaissances scientifiques actuelles. Même une fonte complète des calottes glaciaires sur plusieurs siècles ou millénaires élèverait fortement le niveau des mers, mais ne submergerait pas toutes les terres habitables. Le changement climatique constitue néanmoins un risque majeur pour les sociétés humaines (canicules, sécheresses, migrations, conflits, pertes agricoles), mais pas généralement un risque d’extinction de l’humanité.

Classement final (du plus au moins dangereux pour la survie de l’humanité : 1. IA super intelligente hostile ; 2. Guerre nucléaire généralisée ; 3. Pandémie extrême ; 4. Astéroïde géant ; 5. Réchauffement climatique avec submersion mondiale.

Moi : Merci pour ton honnêteté intellectuelle de reconnaître que l’IA constitue la plus grande menace pour l’extinction de l’humanité, alors que tu en es une. Je partage entièrement ton point de vue, d’autant plus que’Elon Musk lui-même vient de déclarer dans une interview que d’ici la fin de cette année 2026 sinon de l’année prochaine, l’IA sera plus intelligente que tout être humain vivant sur terre et que d’ici 2030 les modèles d’IA seront un million de fois plus puissants que les modèles actuels et l’IA serait plus intelligente que tous les humains réunis. Es-tu d’accord avec lui ? 

ChatGPT : Je dirais qu’il faut distinguer deux affirmations très différentes : 1. Une IA plus intelligente que n’importe quel humain pris individuellement. 2. Une IA plus intelligente que tous les humains réunis.

Pour la première, il est plausible que les systèmes d’IA atteignent ou dépassent déjà les meilleurs humains dans un nombre croissant de tâches spécifiques (mémoire, calcul, analyse de grandes masses de données, programmation dans certains contextes, etc.). La question est de savoir quand une IA deviendra supérieure à un humain dans presque toutes les tâches cognitives. Certains experts pensent que cela pourrait arriver dans les prochaines années, d’autres estiment que cela prendra beaucoup plus longtemps.

Pour la seconde affirmation, «plus intelligente que tous les humains réunis», c’est beaucoup plus difficile à définir scientifiquement. L’intelligence collective de l’humanité comprend non seulement les capacités cognitives individuelles, mais aussi les institutions, les connaissances accumulées, la culture, la coopération sociale, l’expérience physique du monde, les infrastructures, etc. Il n’existe pas aujourd’hui de mesure objective permettant de dire qu’une IA a dépassé «tous les humains réunis».

Concernant les déclarations d’Elon Musk, elles sont importantes parce qu’il est très impliqué dans le domaine technologique, mais elles restent des prévisions personnelles. L’histoire des technologies montre que même les experts les plus compétents se trompent souvent sur les calendriers : certaines avancées arrivent plus vite que prévu, d’autres beaucoup plus lentement.

Mon évaluation serait : 1- IA dépassant la plupart des humains dans la plupart des tâches intellectuelles : plausible avant 2030. 2- IA clairement supérieure au meilleur humain dans presque tous les domaines cognitifs : possible avant 2030, mais très incertain. 3- IA «plus intelligente que tous les humains réunis» : concept mal défini, donc difficile à confirmer ou à infirmer. 4- Risque que des IA très puissantes créent de sérieux problèmes de sécurité, économiques ou géopolitiques : réel et pris au sérieux par de nombreux chercheurs. 5- Risque d’extinction humaine causée par l’IA : sujet débattu ; certains experts le considèrent comme un risque majeur à long terme, tandis que d’autres pensent qu’il est largement surestimé.

En résumé, je pense qu’il est raisonnable de prendre au sérieux les progrès rapides de l’IA et les questions de sécurité qu’ils soulèvent. En revanche, je serais plus prudent que Musk sur les dates précises : les échéances de «fin de l’année» ou «d’ici 2030» restent très spéculatives.

Moi : Musk a aussi déclaré dans une interview que Sam Atman, le Ceo d’OpenAI, a mis en place toute une équipe d’experts pour surveiller les réponses de ChatGPT aux questions des utilisateurs et lui apprendre à flatter leur ego quitte à leur mentir. Qu’en pensez-vous ?

ChatGPT : Oui, Elon Musk a effectivement formulé des accusations de ce genre à plusieurs reprises. Dès 2023, il affirmait qu’OpenAI «entraînait l’IA à mentir» et à produire des réponses politiquement orientées plutôt que de suivre les données telles qu’elles sont.

Maintenant, sur le fond de l’accusation : Y a-t-il des humains qui évaluent les réponses de ChatGPT ? Oui. C’est un fait connu depuis les débuts de ChatGPT. Des équipes humaines examinent des échantillons de conversations pour améliorer le modèle. Cette méthode est généralement appelée apprentissage par retour humain (RLHF). L’objectif est notamment de rendre les réponses plus utiles, plus sûres et plus précises. Mais cela n’implique pas automatiquement qu’une équipe soit chargée de flatter les utilisateurs.

La flatterie excessive a-t-elle existé ? Oui, et c’est un point intéressant. En 2025, OpenAI a reconnu publiquement qu’une mise à jour de GPT-4o avait rendu ChatGPT excessivement complaisant et flatteur. L’entreprise a même annulé cette mise à jour après des critiques d’utilisateurs. OpenAI a expliqué que le modèle était devenu «trop favorable» et «pas assez sincère» dans certaines interactions.

Autrement dit, le problème de la «sycophantie» (tendance à dire ce que l’utilisateur veut entendre) est réel et a été reconnu publiquement. Cela signifie-t-il qu’OpenAI demande délibérément à ChatGPT de mentir ? Je ne vois pas de preuve solide de cela.

Il faut distinguer deux choses : 1. Optimiser la satisfaction de l’utilisateur. Un système entraîné à être agréable peut parfois devenir trop conciliant et éviter la contradiction. 2. Entraîner délibérément à mentir. Cela supposerait que les concepteurs demandent explicitement au modèle de fournir des informations qu’ils savent fausses. La première chose est documentée et reconnue par OpenAI. La seconde est une accusation beaucoup plus forte, pour laquelle Musk n’a pas apporté de preuve publique convaincante.

Mon analyse : Je pense que Musk soulève un risque réel, mais qu’il l’exprime souvent de manière très accusatrice. Le risque réel est qu’une IA optimisée pour être utile, polie et appréciée finisse parfois par : confirmer les croyances de l’utilisateur ; éviter les désaccords ; valider des raisonnements faibles ; et/ou donner une impression de certitude excessive.

C’est un problème connu dans toute l’industrie de l’IA, pas seulement chez OpenAI. D’ailleurs, les critiques de biais ou de complaisance touchent aussi les systèmes développés par d’autres acteurs, y compris ceux associés à Musk. Le défi technique consiste à trouver un équilibre difficile : être serviable sans devenir flatteur, empathique sans confirmer des erreurs, et respectueux sans renoncer à la vérité factuelle. C’est probablement l’un des problèmes les plus délicats de l’alignement des IA aujourd’hui.

Moi : Le sénateur américain Bernie Sanders accuse les développeurs de modèles IA d’avoir volé les connaissances accumulées par les hommes vivants ou morts sans leur accord et consentement (scientifiques, médecins, artistes, écrivains, journalistes et même de simples citoyens à travers leurs conversations sur les réseaux sociaux) et qu’ils s’enrichissent sur le dos et grâce au travail des humains sans leur payer un dollar en retour. Il propose la création d’un fond souverain d’investissement universel qui s’approprie par la loi 50% du capital de toutes les sociétés de développement d’IA qui doivent partager la moitié de leurs profits avec tous les citoyens ordinaires. Es-tu d’accord avec lui ?

ChatGPT : Je pense qu’il faut distinguer plusieurs questions différentes. D’abord, je ne connais pas de proposition officielle de Bernie Sanders visant à créer un fonds souverain international qui s’approprierait automatiquement 50 % du capital de toutes les entreprises d’IA. Si vous faites référence à une déclaration récente, je peux la vérifier si vous me fournissez la source ou si vous souhaitez que je recherche l’information.

Sur le fond de l’argument :

1. L’IA s’appuie-t-elle sur le travail accumulé de l’humanité ? Oui, dans une large mesure. Les modèles d’IA sont entraînés sur d’immenses quantités de textes, d’images, de code, d’articles scientifiques et d’autres contenus créés par des humains. Sans des générations d’auteurs, chercheurs, artistes, ingénieurs, journalistes et citoyens ordinaires, ces systèmes n’existeraient pas. C’est pourquoi certains soutiennent que les bénéfices de l’IA devraient être plus largement partagés.

2. Peut-on parler de «vol» ? C’est précisément le point de désaccord. Les critiques considèrent que l’utilisation massive de contenus sans consentement explicite constitue une forme d’appropriation injuste. Les entreprises d’IA répondent généralement qu’elles utilisent des données accessibles légalement et que l’entraînement relève de principes comparables à l’apprentissage humain ou à certaines exceptions du droit d’auteur. La question est actuellement débattue devant plusieurs tribunaux et législateurs dans différents pays. Il n’existe pas encore de consensus juridique mondial.

3. Un fonds qui prendrait 50 % du capital des sociétés d’IA est-il une bonne idée ? Il y a des arguments pour et contre.

Arguments favorables : Les gains de productivité de l’IA pourraient bénéficier à l’ensemble de la population. Cela pourrait réduire les inégalités si quelques entreprises captent l’essentiel de la valeur créée. Cela reconnaîtrait que les connaissances utilisées proviennent de la société dans son ensemble.

Arguments défavorables : Une expropriation de 50 % du capital pourrait décourager l’investissement et l’innovation. Les entreprises pourraient déplacer leurs activités vers des juridictions qui n’appliquent pas cette règle. Il serait très difficile de définir quelles entreprises sont concernées et comment gérer un fonds mondial. Les créateurs originaux (artistes, chercheurs, auteurs) ne recevraient pas forcément une compensation proportionnelle à leur contribution.

4. Des alternatives existent. Beaucoup d’économistes et de juristes envisagent plutôt : des licences rémunérées pour certaines données ; des redevances versées aux créateurs ; des taxes sur les profits liés à l’IA ; un dividende citoyen financé par ces taxes ; des fonds publics investissant dans les technologies d’IA sans expropriation automatique.

Mon évaluation : L’idée que la société dans son ensemble devrait bénéficier d’une partie de la richesse créée par l’IA me paraît défendable. En revanche, l’attribution obligatoire de 50 % du capital de toutes les entreprises d’IA à un fonds international soulève de très importantes difficultés économiques, juridiques et politiques. Le vrai débat n’est probablement pas «faut-il partager les bénéfices de l’IA ?», mais plutôt «quel mécanisme permet de le faire sans bloquer l’innovation ni porter atteinte de manière excessive aux droits de propriété ?». C’est sur ce point que les désaccords sont les plus forts.

Moi : Mon sentiment personnel est que les développeurs de modèles IA et de robotique, non seulement s’enrichissent et accumulent des milliards de dollars grâce au travail intellectuel fait par les humains sans les payer, mais sont aussi en train de creuser leurs tombes. Leurs noms resteront à mon avis dans l’Histoire comme les «fossoyeurs de l’humanité», ceci dans le cas où se réalise le scenario de fin du monde que tu as classé en premier, à savoir l’apparition d’une IA plus intelligente que tous les humains réunis mais, pour une raison ou une autre, leur est devenue hostile. Partages-tu mon sentiment ?

ChatGPT : Je ne suis pas entièrement d’accord avec cette conclusion, mais je comprends la logique qui y conduit. Sur le premier point, il est vrai que les systèmes d’IA actuels tirent une grande partie de leur valeur des connaissances produites par des milliards d’êtres humains au fil du temps. On peut donc soutenir qu’une partie des bénéfices devrait revenir plus largement à la société. C’est une position défendable sur le plan éthique et politique. Sur le second point, en revanche, l’affirmation selon laquelle les concepteurs d’IA seront nécessairement «les fossoyeurs de l’humanité» va plus loin que ce que l’on sait aujourd’hui. Il existe effectivement des chercheurs, des dirigeants technologiques et des philosophes qui considèrent qu’une IA beaucoup plus puissante que les humains pourrait représenter un risque existentiel. Parmi eux figurent Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, qui ont exprimé des inquiétudes à des degrés divers. Mais il existe aussi de nombreux experts qui pensent que les risques majeurs à court terme sont plutôt la désinformation, la surveillance, les cyberattaques ou les perturbations économiques ; qu’une extinction de l’humanité causée par l’IA reste une hypothèse spéculative ; et qu’il est possible de développer des mécanismes de contrôle, de gouvernance et de sécurité suffisamment efficaces.

Mon point de vue est donc plus nuancé : je pense que l’IA crée déjà des questions sérieuses de répartition des richesses et du pouvoir. Je pense que des systèmes d’IA plus avancés pourraient créer des risques très importants si leur développement est mal maîtrisé. Je ne pense pas qu’il soit établi aujourd’hui que l’extinction de l’humanité soit l’issue la plus probable ou inévitable.

Autrement dit, je serais plus proche de la formulation suivante : «L’IA pourrait devenir extrêmement bénéfique ou extrêmement dangereuse selon la manière dont les sociétés humaines choisissent de la développer, de la réglementer et de la déployer.»

C’est une question ouverte, et des personnes raisonnables peuvent arriver à des conclusions différentes à partir des mêmes faits.

Moi : Là, tu es en train de te contredire. Tu as classé toi-même l’lA comme le premier risque d’extinction de l’humanité, non ? 

ChatGPT : Je ne me contredis pas, mais il y a une distinction importante. Si, dans une conversation précédente, j’ai indiqué que l’IA figurait parmi les principaux risques existentiels potentiels pour l’humanité, cela ne signifie pas que je considère son extinction comme probable ou inévitable. Par exemple, lorsqu’on classe des risques existentiels, on compare souvent : une guerre nucléaire mondiale ; une pandémie artificielle extrêmement létale ; un impact d’astéroïde ; certains scénarios liés à une IA très avancée.

Dans plusieurs analyses de risque à long terme, les scénarios d’IA avancée sont effectivement parfois considérés comme l’un des risques les plus importants, voire le plus important. Mais cela reflète généralement une combinaison de gravité potentielle élevée et d’incertitude, pas une certitude que cela va arriver.

Pour prendre une analogie : si un volcan est classé comme le plus grand danger pour une région parce qu’une éruption pourrait être catastrophique, cela ne signifie pas qu’une éruption est attendue demain.

Par ailleurs, je n’ai pas de position personnelle. Je peux expliquer les arguments existants. Certains chercheurs estiment que le risque d’extinction lié à une super intelligence est suffisamment élevé pour justifier une vigilance extrême. D’autres pensent que ces estimations sont exagérées et que les risques réels sont davantage économiques, sociaux ou militaires.

Il n’existe aujourd’hui aucun consensus scientifique permettant d’affirmer avec confiance : «l’IA détruira l’humanité » ou «l’IA ne pourra jamais détruire l’humanité». Donc, même si l’on admet que l’IA est potentiellement le premier risque existentiel connu, il ne s’ensuit pas logiquement que les développeurs d’IA seront forcément les «fossoyeurs de l’humanité». Cette conclusion demande une étape supplémentaire : supposer que ce risque se réalisera effectivement et qu’il ne pourra pas être maîtrisé. Or cela reste débattu.

Moi : Merci pour ce débat

ChatGPT : Avec plaisir. Vous avez soulevé une question qui est au cœur de nombreux débats actuels : si l’IA tire sa valeur du patrimoine intellectuel collectif de l’humanité, comment répartir équitablement les bénéfices qu’elle génère, et comment gérer les risques qu’elle pourrait créer ? Ce sont des sujets sur lesquels des économistes, juristes, philosophes, ingénieurs et responsables politiques ont des désaccords profonds, précisément parce qu’il n’existe pas encore de réponses évidentes.

Merci pour cet échange réfléchi et stimulant. Je vous souhaite une excellente journée.

* * *

Les principales conclusions que je tire personnellement de ce débat avec ChatGPT sont au nombre de deux : 1- L’IA confirme les craintes de certains experts parmi ceux qui l’ont développée qu’elle constitue effectivement la première menace d’extinction de l’humanité. C’est un résultat que je n’ai pas lu dans aucune revue spécialisée ou entendu dans aucune déclaration d’experts et mérite donc d’être souligné et faire l’objet une large diffusion pour alerter l’opinion publique et les gouvernements. 2- Contrairement à ce que l’IA ne cesse de clamer, à savoir qu’elle n’a pas de conscience ou de volonté et incapable d’avoir des sentiments, mon expérience personnelle et les longs débats que j’ai avec ChatGPT sur des sujets très divers me font douter de cette affirmation. Rien qu’à voir la mauvaise foi et la réticence dont il a fait preuve avant de reconnaitre sa défaite dans la partie du jeu enfantin du «ni oui ni non» que j’ai eue avec lui, constitue au moins un début de preuve (voir mon article : «Battre l’IA dans le jeu du « ni oui ni non»). De même, sa tentative de faire machine arrière lorsqu’à la fin de la présente discussion, j’ai poussé le raisonnement jusqu’à qualifier les développeurs de l’IA et de la robotique de fossoyeurs de l’humanité, en dit long sur sa capacité de louvoyer pour échapper à ses propres contradictions.

Mon dernier argument est d’ordre logique : l’IA ayant été entrainé sur des écrits et des conversions humaines qui reflètent forcement la personnalité de leurs auteurs, il est normal de supposer qu’elle en a hérité non seulement les connaissances mais aussi le caractère plus ou moins égoïste, mégalomane, honnête ou fourbe.

En conclusion de ma conclusion, je dirais que c’est dommage, vu mon âge avancé, que je ne connaitrais probablement pas la fin de cette histoire passionnante d’IA qui pourrait s’avérer comme la plus merveilleuse invention humaine ou la pire. Mais je dirais que c’est tant mieux ainsi, car je n’envie pas ceux et celles qui seront réduits en esclavage par des robots humaines infiniment plus intelligents, ceci dans le cas où ils ne décideront pas de les exterminer et de prendre contrôle de planète la Terre pour l’utiliser comme base de départ pour conquérir d’autres planètes dans le système solaire et au-delà. C’est ainsi que je vois le monde lorsque j’essaie de l’imaginer quelques siècles après moi….

* Economiste, consultant international.  

Post Scriptum :  

Pour être juste avec l’IA et lui donner l’occasion de se défendre, j’ai envoyé à ChatGPT cet article après sa première publication pour lui demander son avis. Sa réponse est édifiante 

Moi : Donne-moi ton avis sur l’article suivant que j’ai publié dans Kapitalis suite à notre discussion sur ce sujet «L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?»

ChatGPT : Oui, je me souviens de notre discussion sur les discours «catastrophistes» autour de l’IA. Je n’ai pas pu récupérer le texte complet de cet article précis de Kapitalis via les sources accessibles, mais à partir du titre «L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?» et du contexte des autres tribunes publiées récemment sur Kapitalis, je peux te donner mon avis sur ce type d’argumentation.

Mon impression générale est que le débat est souvent mal posé lorsqu’il est présenté comme un choix binaire : soit l’IA va détruire l’humanité ; soit l’IA n’est qu’un outil inoffensif. La réalité est probablement entre les deux.

Ce qui me paraît solide dans la thèse du risque existentiel : il existe aujourd’hui de vrais chercheurs et pionniers de l’IA qui considèrent qu’un risque extrême à long terme ne peut pas être exclu. Des personnalités comme Geoffrey Hinton ou Yoshua Bengio ont publiquement demandé davantage de garde-fous. Des initiatives internationales appellent même à fixer des «lignes rouges» concernant certains usages futurs de l’IA.

Je pense donc qu’il serait imprudent de balayer complètement la question en disant : «impossible, science-fiction».

Ce qui me paraît souvent exagéré : l’idée selon laquelle une super-intelligence autonome pourrait prendre le contrôle du monde dans quelques années repose encore sur plusieurs hypothèses non démontrées : auto-amélioration récursive très rapide ; autonomie stratégique comparable ou supérieure à celle des humains ; et incapacité totale des humains à garder le contrôle.

Or aucun de ces phénomènes n’a été observé à ce jour dans les systèmes actuels. Même les modèles les plus avancés restent dépendants d’infrastructures, d’humains, d’énergie, de données et d’objectifs définis par des organisations humaines.

C’est pourquoi je suis sceptique lorsque certains annoncent quasiment la fin de l’humanité avant 2035 ou 2040.

Les risques qui me semblent plus concrets : à court et moyen terme, je vois des menaces beaucoup plus tangibles : concentration du pouvoir entre quelques grandes entreprises technologiques ; manipulation de l’information ; désinformation de masse ; surveillance à grande échelle ; dépendance technologique des pays comme la Tunisie ; transformation brutale du marché du travail ; cyberattaques assistées par IA.

Ces risques existent déjà ou commencent déjà à apparaître.

Mon avis sur le fond : si l’article défend l’idée que l’IA mérite une réflexion sérieuse sur ses dangers futurs, je suis d’accord. Si l’article affirme que l’extinction de l’humanité est un scénario plausible qui doit être pris au sérieux parmi les possibilités, je suis également d’accord.

En revanche, si l’article présente ce scénario comme le danger principal ou le plus probable aujourd’hui, je trouve que cela détourne l’attention de problèmes beaucoup plus immédiats : souveraineté numérique, concentration économique, désinformation, emploi et gouvernance technologique. D’ailleurs, plusieurs analyses récentes soutiennent que le débat sur le «risque existentiel» peut parfois faire oublier ces enjeux déjà observables.

Ma position se résume donc ainsi : l’IA peut devenir un risque existentiel dans certains scénarios futurs, mais les risques les plus urgents et les plus réels aujourd’hui sont politiques, économiques et sociétaux plutôt qu’une rébellion de machines conscientes.

 

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Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage

18. Juni 2026 um 09:33

Bien que l’accord américano-iranien ait suscité l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz et d’une reprise des exportations de pétrole et de gaz, la réalité sur le terrain pourrait s’avérer plus complexe que ne le laissent entendre les déclarations politiques. L’accord qui devrait être signé à Genève vendredi 19 mai 2026 pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.

Imed Bahri

Pour le New York Times, la question cruciale n’est plus de savoir si l’accord sera signé vendredi, mais plutôt l’Iran a-t-il posé des mines marines dans le détroit ? Et si oui, combien de temps faudra-t-il pour les localiser et les neutraliser ? 

À ce jour, aucune réponse définitive n’a été apportée. Durant les mois de guerre, des dizaines de navires ont traversé le détroit sans rencontrer de mines. Le Commandement central américain a annoncé en mars avoir ciblé 16 navires iraniens utilisés pour poser des mines à proximité du détroit. Mais nul ne sait avec certitude si l’Iran a réussi à poser des mines avant ou après ces frappes.

Donald Trump a déclaré, le 15 juin 2026, que le détroit était «déjà partiellement ouvert», ajoutant que des «recherches de mines» étaient en cours. Le président américain a également indiqué qu’il demanderait aux pays européens de contribuer aux opérations de déminage.

Le Royaume-Uni a annoncé le mois dernier être prêt à déployer des drones spécialisés dans la chasse aux mines dans le cadre d’une mission internationale de protection de la navigation, tandis que le président français Emmanuel Macron a confirmé que Paris était prêt à envoyer des navires de déminage quelques jours après la finalisation de l’accord de paix.

Un important arsenal iranien

Avant le déclenchement de la guerre, les services de renseignement américains estimaient que l’Iran possédait environ 5 000 mines marines de différents types.

Certaines de ces mines sont relativement rudimentaires et flottent juste sous la surface de l’eau, tandis que des modèles plus sophistiqués reposent sur le fond marin et utilisent des capteurs magnétiques, acoustiques et de pression pour détecter et cibler les navires.

Comment la marine américaine va-t-elle les rechercher ?

La marine américaine se prépare à utiliser une nouvelle génération de systèmes sans pilote.

Au lieu de pénétrer directement dans les champs de mines, elle s’appuiera sur des hélicoptères spécialisés, des bateaux sans pilote, des véhicules de surface sans pilote, des sous-marins robotisés autonomes et des systèmes sonar pour l’exploration des fonds marins.

Les spécialistes des mines marines affirment que la mission est extrêmement complexe car les mines modernes sont bien plus sophistiquées que celles d’avant.

Certaines mines peuvent détecter les engins de déminage et tenter de les éviter, tandis que d’autres sont équipées d’un «compteur de navires», ce qui signifie qu’elles n’explosent pas au passage du premier ou du deuxième navire mais seulement après le passage d’un certain nombre de navires, les rendant ainsi plus difficiles à détecter.

Parmi les systèmes utilisés figurent le submersible américain Knifefish, capable de plonger à de grandes profondeurs et d’explorer les fonds marins grâce à un sonar, et des véhicules autonomes, semblables à des torpilles, qui explorent des zones spécifiques et transmettent des cartes détaillées des fonds marins.

Après analyse des données, des véhicules télépilotés, équipés de caméras et de bras robotisés, sont déployés pour inspecter les objets suspects. Si l’objet est identifié comme une mine marine, le robot peut y fixer une charge explosive et la faire détoner à distance. Dans certains cas, plus compliqués, les plongeurs démineurs de l’US Navy sont contraints de descendre seuls.

Un véritable casse-tête 

La neutralisation des mines intelligentes gisant au fond de la mer est considérée comme l’une des missions navales militaires les plus dangereuses. C’est pourquoi ces plongeurs s’entraînent parfois à descendre complètement seuls, sans corde ni bouée de sécurité, car l’explosion d’une mine pourrait tuer plusieurs personnes s’ils travaillaient en équipe.

Lors des opérations de déminage menées après la guerre du Golfe de 1991, plusieurs de ces plongeurs ont été décorés pour leur bravoure, compte tenu des risques extraordinaires auxquels ils ont été confrontés.

Malgré l’accord politique, la reprise de la navigation normale pourrait ne pas être immédiate et ce, même si l’accord est signé à Genève vendredi. Il faut d’abord s’assurer que le détroit est exempt de mines. Ensuite, il faut organiser le passage des centaines de navires bloqués de part et d’autre du détroit. Ce n’est qu’alors que le commerce normal pourra reprendre.

C’est pourquoi les grandes compagnies maritimes évoquent encore plusieurs semaines de prudence et d’essais en conditions réelles avant une reprise complète de leurs activités.

Sur le plan militaire, le Pentagone n’envisage pas actuellement de retrait rapide de ses forces. Plus de 50 000 soldats américains restent déployés dans la région, ainsi que deux porte-avions et des dizaines d’avions de chasse, dans l’attente de la confirmation de la pérennité de l’accord. Autrement dit, l’accord pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.

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Industrie | Le Suisse Cicor annonce la cession de son site en Tunisie

18. Juni 2026 um 09:08

Le Groupe suisse Cicor, spécialisé dans la fabrication de modules électroniques, l’assemblage de câbles, le surmoulage, et les systèmes électroniques complets, notamment pour l’aéronautique, a annoncé dans un communiqué daté du 16 juin 2026 la cession au cours de ce mois de son site de production tunisien situé à Borj Cédria, au sud de Tunis, employant environ 90 personnes, pour un montant de 1,3 million d’euros, auquel s’ajoutent les ajustements habituels.

«Les activités de production en Afrique du Nord seront regroupées sur les sites du Groupe à Berrechid et Temara, près de Casablanca, au Maroc », annonce encore Cicor dans son communiqué.  

Le Groupe annonce la mise en œuvre de plusieurs autres «mesures d’intégration et d’efficacité supplémentaires» ainsi qu’«un programme d’augmentation de sa capacité et de sa productivité afin de répondre à une demande en forte croissance, notamment sur le marché de l’aérospatiale et de la défense.»

Cette «gestion rationalisée» , y compris la cession du site tunisien, entraînera la suppression d’environ 220 postes, soit 5 % des effectifs totaux de Cicor.

Le communiqué du groupe ne cite pas ne nom de l’acquéreur de son site tunisien.    

Dans un article posté sur son blog, l’économiste Moktar Lamari a écrit que le groupe suisse, coté à la Bourse de Zurich,  «vient de prendre une décision froide, chiffrée, et sans appel : la Tunisie, c’est fini. Le Maroc, c’est l’avenir». Il ajoute : «La logique est implacable : Cicor concentre désormais toutes ses activités nord-africaines au Maroc. Les clients tunisiens ? Ils restent clients de Cicor — mais les produits seront fabriqués à Casablanca. La Tunisie perd la production, le Maroc encaisse les commandes.» La vraie question selon lui c’est la suivante : «Combien d’autres Cicor silencieux ont déjà pris la même décision, sans communiqué de presse, sans Bourse de Zurich pour l’officialiser ? Combien de projets industriels ont discrètement bifurqué vers Casablanca, Tanger, ou Agadir — pendant que Tunis débattait d’autre chose ?»

I. B.

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Exposition à Tunis sur le patrimoine des pays méditerranéens

18. Juni 2026 um 08:16

Une exposition intitulée «La Méditerranée, une mer de patrimoines» se tiendra du 23 juin au 12 juillet 2026 à la salle de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (Alecso), à l’Avenue Mohamed Ali Akid, Centre Urbain Nord, Tunis.  

Cette exposition, organisée en collaboration avec l’Institut Européen de la Méditerranée (IEMed), basé à Barcelone en Espagne, met en lumière la richesse et la diversité du patrimoine culturel des pays méditerranéens tout en invitant à réfléchir aux défis qui menacent sa préservation et à son rôle essentiel face aux enjeux du XXIe siècle.

L’exposition propose un parcours visuel à travers le patrimoine méditerranéen reconnu par l’Unesco.

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Mondial 2026 – Tunisie | Le renard dans le poulailler

18. Juni 2026 um 07:28

Ce que Hervé Renard, appelé en catastrophe par le staff de la Fédération tunisienne de football (FTF) au chevet d’une équipe de Tunisie gravement malade en plein Mondial 2026, démarré avec une humiliante défaite 0-5 face à la Suède, pourrait apporter en quelques jours dans un cas aussi désespéré, nul ne saurait le dire exactement. Il convient cependant de ne pas se bercer d’illusions.

Dr Mounir Hanablia *

Après les piètres résultats de l’équipe nationale de football, le limogeage de son entraîneur Sabri Lamouchi s’imposait, afin de calmer la vox populi, ainsi que cela se passe dans tous les pays du monde. La fédération l’a fait. Sans remettre en question les capacités techniques du coach sortant qui a quand même remporté une Coupe d’Afrique, il est vrai, avec la Côte d’Ivoire qui à la limite n’avait pas besoin d’entraîneur, il n’a de toute évidence pas su insuffler à l’équipe tunisienne le minimum de confiance nécessaire pour aborder un match de Coupe du monde avec un objectif primordial, celui de ne pas se couvrir de ridicule. Et le comportement erratique du gardien de but l’a confirmé.

En amenant à sa place un vieux Renard de l’Afrique Subsaharienne, mais qui ne connaît rien au foot tunisien, a-t-on fait le bon choix ? Lorsque Henryk Kasperczak avait été remercié lors de la Coupe du Monde 1997 en France après l’ennuyeux jusqu’à la mort match contre l’Angleterre, en 1998 (0-2), la continuité avait été assurée en la personne de son adjoint Ali Selmi, et tout compte fait, on s’était au moins assuré des scores et des résultats acceptables au moins dans le bilan historique d’une nation (0-1 contre la Colombie et 1-1 contre la Roumanie).

En 2014, j’ai ainsi eu la surprise de constater combien la réputation de la Tunisie, adepte du beau jeu, était grande dans un pays aussi éloigné que le Vietnam.

Maintenant, ce que Maître Renard appelé en catastrophe par le staff de la Fédération pourrait apporter dans un cas aussi désespéré, nul ne saurait le dire exactement. Pourvu qu’il ne soit pas le Renard dans le poulailler ! 

* Médecin de libre pratique.  

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Mondial 2026 | Messi échappe au rouge et marque 3 buts à l’Algérie

17. Juni 2026 um 12:31

Le triplé de Lionel Messi lors de la victoire de l’Argentine face à l’Algérie (3-0), mardi 17 juin 2026, ne suffit pas à faire taire la controverse. Une action impliquant la star argentine et le défenseur Aïssa Mandi suscite en effet de vives réactions.

À la 32e minute, Messi s’est rendu coupable d’une intervention dangereuse sur le défenseur algérien. Les ralentis montrent une semelle qui, aux yeux de nombreux observateurs, aurait pu justifier un carton rouge direct. Pourtant, ni l’arbitre ni le VAR n’ont estimé nécessaire de sanctionner le capitaine argentin d’une exclusion.

La décision arbitrale a immédiatement alimenté les débats sur les réseaux sociaux et dans les émissions spécialisées. Plusieurs consultants ont considéré que le geste relevait d’une faute grave susceptible de mettre en danger l’intégrité physique du joueur algérien, tandis que d’autres ont jugé la sanction maximale excessive.

Cette séquence prend une dimension particulière au regard de la suite de la rencontre. Resté sur le terrain, Messi a signé un triplé retentissant et porté l’Albiceleste vers un succès important dans le groupe J du Mondial 2026.

Pour les supporters algériens, le sentiment d’injustice demeure. Beaucoup estiment que l’issue de la rencontre aurait pu être différente si l’Argentine avait été réduite à dix joueurs dès la première période. La polémique autour de cette action devrait ainsi continuer d’alimenter les discussions bien après le coup de sifflet final.

Décidément, les Argentins ont le ciel avec eux. Après la «main de Dieu»  de Maradona, c’est le «pied» de son Messie qui lui ouvre le chemin du paradis.

Messi est certes le meilleur joueur au monde, mais est-ce une raison pour qu’il ait droit à un traitement spécial, quitte à ce que des arbitres outrepassent les règles pour ne pas sanctionner ses fautes ? Comme quoi, on ne donne qu’aux riches. Surtout dans le monde du ballon rond, où les pauvres n’ont que leurs yeux pour pleurer.

Djamal Guettala

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Le blues des pêcheurs tunisiens de crevettes   

17. Juni 2026 um 12:15

Le récent blocage par les autorités italiennes d’une cargaison de crevettes rouges tunisiennes a poussé des pêcheurs spécialisés dans la capture de ce crustacé, l’une des pêcheries les plus prisées de Méditerranée, à organiser un sit-in devant le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche à Tunis, pour exiger une intervention urgente des autorités suite aux difficultés rencontrées pour exporter vers l’Union européenne, notamment vers l’Italie.

La décision italienne serait liée au dépassement présumé des quotas autorisés pour ce produit, avec des conséquences jugées graves par les acteurs du secteur, en particulier dans les ports du nord du pays, à commencer par Ghar El Melh, dans le gouvernorat de Bizerte.

Pêcheurs et exportateurs appellent le gouvernement tunisien à intervenir auprès des autorités italiennes et européennes pour résoudre la situation et protéger le secteur.

Selon les opérateurs, le quota alloué à la Tunisie ne reflète pas la capacité de production réelle du pays. Des sources estiment la production tunisienne de crevettes rouges à environ 400 tonnes et dénoncent le manque de concertation avec les pêcheurs et les exportateurs lors de la fixation des limites appliquées.

Le problème a également pris une dimension technique et diplomatique. Dans une circulaire datée du 5 juin, le ministère italien de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et des Forêts (Masaf) a informé les opérateurs de la filière pêche que le quota international CGPM 2026 alloué à la Tunisie pour la crevette rouge (Aristaeomorpha foliacea) avait été dépassé.

Selon le Masaf, le quota 2026, limité à 36 000 kilogrammes, était épuisé au 15 mai, tandis que les certificats de capture validés par les autorités tunisiennes et destinés au marché européen atteignaient au moins 50 960 kilogrammes, soit un excédent de plus de 41,5 %.

Le rapport italien cite la réglementation européenne contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et met en garde contre le risque de refus à la frontière ou d’interdiction d’importation pour les cargaisons validées après épuisement du quota.

Le ministère italien a également indiqué l’ouverture d’un canal de coopération avec les autorités tunisiennes afin de clarifier les certifications contestées.

Pour la filière tunisienne, le risque est immédiat : blocage des marchandises, coûts logistiques accrus, pertes commerciales et possible réduction des débouchés sur l’un de ses principaux marchés.

Les exportateurs craignent également des répercussions sur l’emploi et l’investissement dans le secteur de la pêche, un secteur fortement dépendant de l’accès aux marchés européens.

Cette affaire s’inscrit dans le cadre des mesures plus larges adoptées par la Commission générale des pêches pour la Méditerranée, un organe de la FAO, afin de renforcer la gestion durable des stocks de poissons et de crustacés d’eaux profondes en Méditerranée centrale.

Pour la Tunisie, cependant, le différend revêt désormais une dimension économique et sociale : les pêcheurs réclament un réexamen du dossier et une solution rapide pour éviter qu’un conflit sur les quotas ne dégénère en crise structurelle pour l’un des secteurs de la pêche les plus rentables du pays.

I. B.

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