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ZLECAf: quand la Tunisie devient le catalyseur d’une ambition continentale

12. Juni 2026 um 19:39

Sous le ciel azur de Tunis, les 11 et 12 juin 2026, l’avenir économique de l’Afrique ne se projetait plus au futur, mais s’écrivait au présent. Wamkele Mene, secrétaire général du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), a achevé une visite officielle de deux jours marquée par un constat clair. La Tunisie n’est plus seulement un État signataire, mais l’un des acteurs pionniers du marché unique africain.

Ratifié dès 2020, l’accord de la ZLECAf a rapidement trouvé un écho en Tunisie. Adaptation des listes tarifaires, mise en place d’un comité national de suivi, élaboration d’une stratégie dédiée et participation aux premiers tests commerciaux du continent, le pays a progressivement posé les bases de son intégration au marché africain.

Cette avancée a été mise en avant tout au long de la visite du responsable africain. Au cours de son séjour, Wamkele Mene s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, ainsi qu’avec le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations. Il a également pris la parole à l’Académie diplomatique internationale de Tunis devant des représentants du corps diplomatique africain.

Une rencontre avec des chefs d’entreprise tunisiens a également permis d’aborder les défis de la prochaine étape. Les échanges ont porté sur les moyens de transformer les avantages prévus par l’accord en courants d’affaires réels. Une conférence de presse a par ailleurs été consacrée à l’état d’avancement de la ZLECAf et aux opportunités qu’elle offre aux opérateurs économiques.

Les premiers résultats sont déjà visibles. Plus de 300 certificats d’origine ont été délivrés à des entreprises tunisiennes, leur permettant d’accéder aux avantages tarifaires prévus par l’accord. La Tunisie participe également à l’Initiative du commerce guidé, un dispositif destiné à tester les flux commerciaux entre les États membres dans des conditions réelles. Le tourisme figure parmi les secteurs de services considérés comme prioritaires.

Un impératif de diversification économique

Pour les responsables de la ZLECAf, le véritable enjeu se situe désormais sur le terrain économique. Les exportations tunisiennes demeurent largement orientées vers l’Europe, alors que le marché africain offre d’importantes perspectives de croissance. L’industrie des composants automobiles illustre cette réalité. Le secteur compte environ 280 entreprises, emploie près de 120.000 personnes et génère 3,9 milliards d’euros d’exportations principalement destinées au marché européen.

Face à cette concentration, le marché continental apparaît comme une nouvelle frontière commerciale. La ZLECAf ouvre l’accès à un espace économique de 1,4 milliard de consommateurs. Selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX), le potentiel tunisien encore inexploité sur les marchés africains dépasse 1,2 milliard de dollars.

Les perspectives à moyen terme sont également encourageantes. D’après les estimations de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les exportations tunisiennes vers l’Afrique pourraient presque doubler d’ici 2035 si les mécanismes de l’accord sont pleinement appliqués.

La Tunisie dispose de plusieurs atouts pour tirer parti de cette dynamique. Sa position géographique, son tissu industriel et son savoir-faire dans les activités manufacturières et agroalimentaires lui permettent de renforcer son rôle de trait d’union entre l’Afrique du Nord et le reste du continent.

Les outils d’une intégration commerciale

Afin d’accompagner cette ouverture, plusieurs outils ont été déployés. Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) facilite les transactions en monnaies africaines et réduit les coûts liés aux paiements transfrontaliers. Un livret tarifaire électronique permet aux entreprises de consulter les avantages douaniers disponibles sur chaque marché. Un mécanisme de signalement des barrières non tarifaires a également été mis en place pour aider les opérateurs à résoudre les obstacles rencontrés dans leurs échanges. Un fonds d’ajustement complète ce dispositif en soutenant les efforts de mise en œuvre et certains projets du secteur privé.

À l’échelle du continent, la ZLECAf continue de gagner du terrain. L’accord a été signé par 54 des 55 États membres de l’Union africaine et ratifié par 50 pays. Cet espace économique représente un produit intérieur brut combiné estimé à 3.400 milliards de dollars.

Les 8 protocoles prévus dans le cadre de l’accord ont désormais été adoptés. Ils concernent notamment le commerce des biens et des services, l’investissement, la propriété intellectuelle, la concurrence, le commerce numérique, les questions liées aux femmes et aux jeunes ainsi que le règlement des différends.

Les échanges commencent également à prendre forme. Plus de 9.000 certificats d’origine ont déjà été émis sur le continent dans le cadre des opérations réalisées sous le régime de la ZLECAf.

Lors de son intervention, durant la conférence de presse tenu aujourd’hui, Wamkele Mene a rappelé que l’accord était entré dans une phase concrète. “La Zone de libre-échange continentale africaine n’est plus une négociation. C’est une réalité opérationnelle et la Tunisie figure parmi les pays qui en font la preuve”, a-t-il déclaré.

Wamkele M. a également insisté sur l’objectif final de cette intégration continentale. “Un accord ne se mesure pas à l’élégance de son texte, mais à la capacité de ses bénéfices à atteindre chacun”, a-t-il souligné.

L’horizon 2050…

Alors que plusieurs projections placent l’Afrique parmi les principales puissances économiques mondiales à l’horizon 2050, la Tunisie se trouve aujourd’hui face à un défi décisif. Son avance réglementaire est reconnue. Il lui reste désormais à la convertir en succès commerciaux durables et en nouvelles opportunités pour ses entreprises sur le continent africain.

Selon des informations obtenues par Managers, la Tunisie pourrait accueillir la prochaine édition de Biashara Afrika, l’une des principales plateformes continentales dédiées à la promotion du commerce et des investissements dans le cadre de la ZLECAf. Le projet est actuellement à l’étude et s’inscrit dans la volonté de renforcer le positionnement du pays comme porte d’entrée vers les marchés africains.

Managers a également appris qu’une plateforme digitale est en cours de développement afin de faciliter l’application et l’appropriation de l’accord par les différents acteurs concernés. Cet outil vise notamment à accompagner les entreprises privées dans la compréhension des mécanismes de la ZLECAf, l’accès aux informations réglementaires, programmes, formations et l’identification des opportunités offertes par le marché continental.

Cette initiative s’inscrit dans les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui place l’intégration économique, le développement du commerce intra-africain et la création d’un marché commun parmi les priorités du continent.

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Ridha Zahrouni : « La réussite scolaire n’est plus accessible à tous »

12. Juni 2026 um 15:43

Alors que l’école publique devrait garantir l’égalité des chances, près d’un enfant sur deux quitte aujourd’hui prématurément le système scolaire tunisien. Pour Ridha Zahrouni, président de l’Association tunisienne des parents et des élèves, cette situation résulte de choix éducatifs anciens qui ont progressivement affaibli les exigences scolaires, accentué les inégalités et compromis l’accès de nombreux jeunes à une éducation de qualité.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste maghrébin, le responsable associatif situe l’origine de cette dégradation dans les réformes engagées depuis les années 1990, à commencer par la réforme dite de Charfi en 1991. Avant celle-ci, le système reposait sur une forte sélection, notamment via un concours national à la fin du primaire, garantissant un niveau d’exigence élevé. La réforme a supprimé ce dispositif, instauré la scolarité obligatoire jusqu’à seize ans et mis en place une progression automatique des élèves sans évaluation rigoureuse des acquis.

Les effets de ce changement se sont révélés progressivement. Les lacunes accumulées dès le primaire ont émergé au cycle préparatoire puis au secondaire. Une seconde réforme, connue sous le nom de réforme de Risi et intégrée à la loi d’orientation de 2002 toujours en vigueur, a introduit une pondération de vingt-cinq pour cent de la note annuelle dans le résultat du baccalauréat. Malgré ces ajustements, la tendance générale à la dégradation du niveau scolaire s’est poursuivie, chaque génération d’élèves évoluant dans des conditions plus défavorables que la précédente.

Une école publique fragilisée dans sa mission

Pour Ridha Zahrouni, l’école publique conserve sa forme mais a perdu sa fonction essentielle. Elle ne garantit plus l’égalité des chances ni son rôle de promotion sociale. Les données disponibles sont, selon lui, révélatrices. La moitié des enfants d’une même classe d’âge quitte le système scolaire avant la fin du parcours obligatoire. Le décrochage conduit une part importante de la population à un niveau inférieur à celui du primaire. Seuls douze pour cent des citoyens accèdent à l’enseignement supérieur.

À cela s’ajoute le poids du soutien scolaire privé, estimé à trois milliards de dinars par an. De nombreuses familles contractent des crédits pour financer des cours particuliers. Si ces efforts traduisent une volonté de réussite, ils accentuent les inégalités entre ceux qui peuvent payer et ceux qui n’en ont pas les moyens. La réussite scolaire repose pourtant sur un apprentissage progressif et continu, ce qui explique que plus de soixante-dix pour cent des élèves renoncent aux examens de la sixième et de la neuvième année faute de niveau suffisant. Au baccalauréat, environ sept mille candidats officiellement inscrits ne se présentent pas le jour de l’examen.

Les disparités entre régions illustrent également les déséquilibres du système. Les zones côtières obtiennent de meilleurs résultats relatifs que l’intérieur du pays, mais ces performances restent faibles dans l’absolu. Plus on s’éloigne du littoral, plus les taux de réussite diminuent et le décrochage augmente, traduisant non pas une différence de performance mais une intensité variable de la crise éducative sur l’ensemble du territoire.

Une lecture divergente de la réalité éducative

Le président de l’association insiste sur la nécessité de reconnaître la réalité du problème comme préalable à toute réforme. Selon lui, les écarts d’interprétation sont profonds. Là où il estime le taux de réussite réel inférieur à vingt pour cent, certaines autorités avancent des chiffres proches de cinquante pour cent. Les cours particuliers sont présentés comme le signe d’une ambition familiale, tandis qu’il y voit le symptôme d’un système défaillant. La violence scolaire est attribuée aux familles et la fraude aux élèves, ce qui révèle selon lui deux lectures irréconciliables de la même réalité.

Une réforme à deux temporalités

Notre intervenant distingue ensuite deux niveaux d’action. Le premier concerne la gestion urgente de la situation actuelle. Le second implique une stratégie structurelle visant à corriger durablement les déséquilibres du système et à éviter leur reproduction dans les générations futures.

Pour lui, toute transformation durable doit commencer par le primaire, considéré comme le fondement du redressement. Des données internationales montrent que la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul dès la première année augmente fortement les chances de réussite ultérieures et réduit significativement le risque de décrochage. Chaque dinar investi dans ce niveau d’enseignement génère en outre un rendement économique important pour les familles et pour la société.

Il recommande d’alléger des programmes jugés trop lourds pour l’âge des élèves et de revoir l’organisation du temps scolaire. L’année scolaire, actuellement de trente-trois semaines, pourrait être portée à trente-six ou trente-sept semaines, voire davantage, à l’image de plusieurs systèmes européens où elle atteint jusqu’à quarante semaines. Cet allongement permettrait, selon lui, un gain équivalent à des milliers d’enseignants supplémentaires et à plusieurs centaines d’établissements scolaires.

Le baccalauréat reflète aujourd’hui un système éducatif à plusieurs vitesses. La filière mathématiques, pourtant essentielle pour les débouchés scientifiques et techniques, n’attire plus qu’environ cinq pour cent des candidats. De nombreuses autres orientations sont choisies par défaut, dans une logique d’obtention du diplôme plutôt que de construction d’un parcours professionnel.

Les écarts sont également visibles entre types d’établissements. Les lycées pilotes affichent des taux de réussite très élevés. Les établissements internationaux suivent des standards différents selon leur gestion. La majorité des autres établissements publics connaît une baisse continue du niveau scolaire. Au total, le cumul des décrocheurs et des élèves en difficulté atteint environ quatre-vingt pour cent.

Vers une stratégie éducative globale

Zahrouni plaide enfin pour une politique éducative articulée autour de trois horizons complémentaires. Des mesures immédiates doivent permettre de stabiliser la situation. Des réformes à moyen terme doivent corriger les déséquilibres structurels. Une vision à long terme doit définir le profil du citoyen que le pays souhaite former, en intégrant à la fois les compétences fondamentales et la maîtrise de métiers porteurs adaptés aux besoins de l’économie nationale et du marché international.

Cette orientation implique de valoriser la formation professionnelle, la formation technique et les parcours courts dans l’enseignement supérieur. Elle constitue, selon lui, une condition essentielle pour restaurer la qualité du système éducatif et renforcer son impact sur la société, les familles et les individus.

 

 

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Céréales 2026 : le gouvernement fixe les prix d’acceptation

12. Juni 2026 um 15:42

Dans le cadre des préparatifs de la saison de moisson et de collecte des céréales, le ministère de l’Agriculture a annoncé que les prix d’acceptation des céréales pour la récolte de 2026 ont été fixés. Ainsi, le département précise, dans un communiqué, que les tarifs de 140 dinars/quintal pour le blé dur (40 dinars de prime de livraison rapide), 110 dinars/quintal pour le blé tendre (30 dinars de prime de livraison rapide) et 90 dinars pour l’ orge et le triticale (25 dinars de prime de livraison rapide).

Et pour bénéficier de la prime de livraison rapide pour chaque quintal d’orge local et de triticale relative à la campagne 2026, le dernier délai a été fixé au 15 juillet prochain. Sachant que la prime de livraison rapide des céréales sera octroyée au plus tard le 31 août 2026.

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Développée en Tunisie, EYST réinvente l’indemnisation des sinistres et accélère son expansion internationale

12. Juni 2026 um 14:06

Transformer le remboursement des sinistres en paiement instantané. C’est l’ambition d’EYST Technology, une startup InsurTech fondée en 2022 par l’entrepreneur tunisien Marwen Amamou. Développée en Tunisie par des compétences tunisiennes, sa solution est aujourd’hui déployée auprès de compagnies d’assurance dans plusieurs pays européens.

La startup a conçu une plateforme SaaS qui permet aux assureurs d’émettre instantanément des cartes bancaires virtuelles créditées du montant de l’indemnisation. L’assuré reçoit la carte directement sur son smartphone et peut l’utiliser via Apple Pay ou Google Pay pour régler les dépenses liées à son sinistre, sans avoir à avancer les frais puis attendre un remboursement. Cette approche rompt avec le modèle traditionnel de l’assurance, où les clients doivent généralement financer eux-mêmes les réparations avant d’être remboursés. Elle permet ainsi d’améliorer l’expérience des assurés, de réduire les délais de prise en charge et de simplifier le traitement des dossiers.

La solution apporte également des avantages aux assureurs. Les cartes virtuelles peuvent être paramétrées pour être utilisées uniquement auprès de certaines catégories de prestataires liées au sinistre, comme les garages automobiles, les plombiers ou les professionnels de la réparation et les compagnies aériennes. Ce mécanisme contribue à limiter les risques de fraude, à mieux contrôler l’utilisation des fonds et à réduire certaines vérifications coûteuses.

Si la technologie est développée depuis la Tunisie, son marché est résolument international. EYST opère actuellement dans sept pays européens et travaille avec six compagnies d’assurance. La startup prévoit de porter ce nombre à dix clients d’ici la fin de l’année et prépare son expansion vers l’Amérique latine et l’Asie à partir de 2027. Pour soutenir cette croissance, EYST vient de réaliser une levée de fonds de 1.7 millions d’euros auprès d’investisseurs français et tunisiensl. Ce financement doit permettre à la startup d’accélérer le développement de nouvelles fonctionnalités, notamment autour de la data intelligence et du cashback, de renforcer ses équipes commerciales et data, et de poursuivre son déploiement sur de nouveaux marchés internationaux. Avec cette opération, EYST entend consolider sa position sur le marché de l’assurance digitale et poursuivre le développement d’une technologie conçue en Tunisie pour répondre aux besoins d’assureurs opérant à l’échelle internationale.

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SpaceX : l’euphorie de l’IA face à la réalité des chiffres

12. Juni 2026 um 13:50

SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, réalise une entrée en Bourse historique ce vendredi 12 juin 2026, avec une valorisation record estimée à 1 765 milliards de dollars et une levée de fonds de 75 milliards. C’est, de loin, la plus grande introduction boursière jamais réalisée, symbole de l’appétit massif des marchés pour les entreprises liées à l’intelligence artificielle et aux infrastructures spatiales, rapportent les médias.

Mais derrière les superlatifs, écrit BFMTV, le contraste est frappant. « Le prix de l’action fixé à 135 dollars et les plus de 555 millions de titres mis en circulation traduisent l’ampleur de l’opération, tandis que les fondamentaux interrogent ». Car, les analystes soulignent qu’en 2025, SpaceX a enregistré une perte nette de 4,9 milliards de dollars, rappelant ainsi que la rentabilité globale du groupe reste fragile.

Et les spécialistes de la finance d’expliquer : « le modèle économique repose sur trois piliers : les activités aérospatiales historiques, Starlink (internet par satellite) et désormais l’intelligence artificielle, intégrée via xAI ». Toutefois, seule Starlink affiche une forte dynamique, avec une croissance annuelle estimée entre 50 % et 100 %. A l’inverse, les activités liées à l’IA absorbent des montants colossaux : environ 8 milliards de dollars de cash brûlés en seulement neuf mois selon Bloomberg, illustrant un pari industriel extrêmement coûteux.

C’est précisément là que réside la lecture des marchés, dit-on : « les investisseurs ne valorisent pas seulement les résultats actuels, mais une trajectoire future portée par l’IA et l’expansion des infrastructures numériques ». Certains analystes soulignent toutefois un décalage important entre valorisation et chiffre d’affaires, avec une entreprise évaluée à près de 100 fois ses revenus, un niveau rarement observé et souvent jugé excessif.

Dans le même temps, l’écosystème global de l’IA reste contrasté. Si certaines entreprises comme OpenAI, Anthropic ou xAI continuent de brûler du cash, d’autres acteurs majeurs comme Nvidia ou les géants du cloud génèrent des profits solides et soutiennent la dynamique d’investissement, selon BFMTV.

Entre enthousiasme technologique et inquiétudes sur une possible surévaluation, cette introduction en Bourse devient un test majeur pour les marchés. Elle pourrait soit confirmer l’entrée dans une nouvelle ère dominée par l’IA, soit révéler les limites d’un engouement spéculatif.

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Moisson 2026: plus de 1,37 million de quintaux de céréales déjà collectés en Tunisie

12. Juni 2026 um 12:26

La campagne céréalière 2026 commence à livrer ses premiers volumes à l’échelle nationale. À la date du 9 juin, les quantités collectées ont atteint environ 1,374 million de quintaux, selon les données de l’Office des céréales, selon l’agence TAP.

La production est majoritairement destinée à la consommation. D’après la même source, elle s’élève à près de 1,346 million de quintaux. Les semences sélectionnées représentent, pour leur part, environ 28 000 quintaux.

La récolte a été lancée le 28 mai 2026 dans le gouvernorat de Kairouan. Depuis, les opérations s’étendent progressivement aux autres régions céréalières du pays. L’évolution du calendrier agricole devrait entraîner une accélération des volumes dans les jours à venir.

Dans le même temps, les circuits de collecte et de distribution sont mobilisés. L’Office des céréales a activé un dispositif de transport vers les silos centraux ainsi que les unités de transformation. Ce mécanisme vise à fluidifier l’acheminement des récoltes et à garantir la continuité de l’approvisionnement du marché local.

Les autorités concernées insistent, par ailleurs, sur la nécessité de renforcer les mesures de sécurité. Les intervenants de la filière sont appelés à assurer de bonnes conditions de collecte, de transport et de stockage afin de préserver la qualité des récoltes.

 

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Tunisie: fixation des prix de référence des céréales pour la campagne 2026

12. Juni 2026 um 10:58

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a fixé, jeudi, les prix d’acceptation des céréales pour la récolte 2026. Cette décision intervient dans le cadre des préparatifs de la saison des moissons et de la collecte.

Le blé dur est fixé à 140 dinars le quintal, dont 40 dinars de prime de livraison rapide. Le blé tendre est fixé à 110 dinars le quintal, avec une prime de 30 dinars. L’orge et le triticale sont fixés à 90 dinars le quintal, avec une prime de 25 dinars.

Le ministère a fixé au 15 juillet 2026 la date limite pour bénéficier de la prime de livraison rapide sur l’orge et le triticale. Il a précisé que la prime sera versée au plus tard le 31 août 2026.

La campagne céréalière 2026 s’inscrit dans un contexte de reprise de la production. La récolte 2025 a atteint près de 20 millions de quintaux, selon les données du ministère de l’Agriculture.

La production avait enregistré environ 11,8 millions de quintaux collectés à mi-campagne en 2025. Elle a ensuite progressé sur l’ensemble de la saison.

La Tunisie produit principalement le blé dur dans les régions du Nord et du Nord-Ouest. Le pays dépend des importations pour le blé tendre, utilisé pour la fabrication du pain.

La filière céréalière reste stratégique pour la sécurité alimentaire du pays. L’État utilise les prix d’acceptation pour stabiliser le marché et soutenir les agriculteurs.

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Santé numérique: une première expérimentation de déclaration des naissances dématérialisée en Tunisie

12. Juni 2026 um 10:04

La santé tunisienne accélère sa mue numérique, portée à la fois par les chantiers publics en cours et par l’essor discret mais réel de startups locales spécialisées dans la healthtech. Télémédecine, gestion digitalisée des dossiers patients, solutions de suivi médical: un écosystème commence à se structurer, en parallèle des réformes de l’État.

C’est dans cette dynamique que s’inscrivent les projets de l’identifiant national de santé et de la plateforme citoyenne “Sahetna“, appelés à simplifier le parcours de soins et à centraliser les données médicales des patients.

Le point d’étape a été fait lors d’une réunion du comité de pilotage de la transformation digitale du secteur de la santé, tenue hier, mercredi 10 juin 2026, consacrée à l’avancement des différents projets et à leur déploiement progressif.

Selon les éléments présentés dans un communiqué, la phase pilote de l’identifiant national de santé a été jugée concluante dans deux établissements de référence, l’Institut Salah Azaïz et l’hôpital La Rabta. L’expérimentation a notamment permis de former les équipes concernées et d’améliorer la qualité des données, avec un objectif ultime; mettre fin aux doublons et instaurer un dossier médical unique par patient.

Dans la continuité, une première expérimentation du système de déclaration numérique des naissances a été lancée dans plusieurs structures sanitaires. À terme, le dispositif doit permettre l’attribution automatique de l’identifiant de santé dès la naissance, y compris dans les cas particuliers.

Autre chantier en phase avancée? Selon le ministère, la plateforme “Sahetna“, actuellement en phase finale de validation technique et de contrôle de sécurité. Elle doit devenir un point d’entrée unique pour les citoyens, leur permettant de suivre leurs consultations, leurs rendez-vous et les dossiers médicaux de leurs enfants.

 

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BYD Roadshow 2026: une tournée nationale au cœur de la mobilité électrique se poursuit en Tunisie

12. Juni 2026 um 08:51

Après avoir marqué les étapes de Tunis et Djerba, le Roadshow BYD poursuit sa tournée nationale à travers la Tunisie avec deux nouvelles escales majeures à Sfax et Sousse.

Pensé comme une véritable expérience immersive, ce Roadshow dépasse le cadre traditionnel d’un événement automobile. Il propose au grand public de découvrir, tester et comprendre la mobilité électrique à travers des essais de véhicules, des espaces d’échange et des activités pédagogiques.

Les premières étapes ont rencontré un fort engouement auprès du public:

– Plus de 2 000 test-drives réalisés à Tunis et Djerba

– 4 workshops éducatifs organisés autour de l’innovation et de l’entrepreneuriat, destinés aux enfants et jeunes participants

– Plus de 400 cadeaux distribués aux visiteurs

– Une forte affluence et un intérêt croissant pour la mobilité électrique BYD

Au-delà de l’expérience produit, cette tournée vise à accompagner la découverte progressive d’une nouvelle manière de se déplacer, plus propre, plus intelligente et adaptée aux enjeux de demain.

Dans cette dynamique, BYD poursuit son déploiement à travers le pays afin de rapprocher la mobilité électrique des citoyens et de permettre une expérimentation directe des technologies qui transforment l’automobile.

Prochaines étapes du Roadshow BYD

– Sfax : du 10 au 18 juin – Hôtel Ibis Sfax

– Sousse : du 20 au 30 juin – Parking du Mall of Sousse

«Avec ce Roadshow, notre ambition est d’aller au-delà de la présentation produit. Nous voulons permettre aux Tunisiens de vivre concrètement l’expérience de la mobilité électrique, de la comprendre, de la tester et de se projeter dans son adoption au quotidien. Tunis et Djerba ont déjà montré un très fort enthousiasme, et nous sommes impatients de poursuivre cette dynamique à Sfax et lors des prochaines étapes de la tournée.» a déclaré Hajer Chekir, Directrice commerciale BYD Tunisie.

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Trump croit possible un accord entre Washington et Téhéran ce week-end

12. Juni 2026 um 08:44

L’accord entre les États-Unis et l’Iran, probablement en Europe, pourrait être signé ce week-end. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 11 juin, Donald Trump, ajoutant que « le détroit d’Ormuz s’ouvrira dès que nous l’aurons signé ».

Le président américain assure que les documents étaient « à un stade quasi final », et « nous sommes parvenus à un accord important ». Selon lui, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait approuvé un accord avec les États-Unis qui mènerait à l’ouverture du détroit d’Ormuz.

Trump a également déclaré que la menace d’une opération militaire américaine contre l’île de Kharg n’était actuellement pas à l’ordre du jour, précisant que « l’Iran n’obtiendra pas l’arme nucléaire ».

Rappelons que président américain avait auparavant menacé l’Iran de représailles « très sévères » face à la forte escalade des tensions au Moyen-Orient ces derniers jours.

Cependant, des sources iraniennes et des responsables occidentaux ont indiqué que les pourparlers indirects en vue d’un accord de paix préliminaire entre les deux parties s’étaient intensifiés, et il a ensuite annoncé un gel des attaques…

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Eclairage – Quand Francfort serre la vis et que Tunis retient son souffle!

12. Juni 2026 um 06:00

Les décisions de politique économique semblent naître loin des préoccupations quotidiennes des citoyens, dans des salles de réunion feutrées où les chiffres remplacent les émotions et où les équations paraissent l’emporter sur les réalités humaines. Pourtant, certaines de ces décisions traversent les frontières, franchissent les mers et finissent par s’inviter dans les foyers les plus modestes. La récente décision de la Banque centrale européenne de relever son principal taux directeur de 2 % à 2,25 % appartient à cette catégorie.

À première vue, il ne s’agit que d’un quart de point supplémentaire dans la mécanique complexe de la politique monétaire européenne. Mais derrière cette apparente technicité se cache un signal fort : l’Europe s’inquiète à nouveau de l’inflation. La flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre qui s’enlise entre l’Iran et ses adversaires régionaux ravive le souvenir des grands chocs pétroliers qui ont marqué l’histoire économique mondiale. Face à cette menace, la Banque centrale européenne choisit la prudence et durcit sa politique monétaire. Même si cela implique un ralentissement supplémentaire de l’activité économique.

Pour la Tunisie, cette décision n’est pas une information parmi d’autres. Elle constitue un avertissement silencieux. Car lorsque l’Europe tousse, la Tunisie attrape souvent un rhume. Et lorsque l’Europe ralentit, c’est toute une partie de l’économie tunisienne qui ressent les secousses.

Une guerre lointaine qui se rapproche du quotidien tunisien

Les conflits géopolitiques ont ceci de particulier qu’ils semblent toujours éloignés jusqu’au jour où leurs conséquences apparaissent sur une facture d’électricité, un ticket de transport ou le prix d’un panier de courses.

Depuis plusieurs mois, la crise au Moyen-Orient exerce une pression croissante sur les marchés énergétiques mondiaux. Les investisseurs redoutent une perturbation durable des approvisionnements pétroliers. Les compagnies maritimes intègrent davantage de risques dans leurs coûts de transport. Les marchés financiers deviennent plus nerveux. Les entreprises reportent certains investissements.

Dans ce contexte, le pétrole redevient une source majeure d’inquiétude. Pour la Tunisie, pays importateur net d’énergie, chaque hausse durable du baril agit comme une fuite supplémentaire dans un navire déjà soumis à de fortes tensions. Le déficit énergétique se creuse, les besoins en devises augmentent et les finances publiques se trouvent davantage sollicitées.

Dans ce contexte, le pétrole redevient une source majeure d’inquiétude. Pour la Tunisie, pays importateur net d’énergie, chaque hausse durable du baril agit comme une fuite supplémentaire dans un navire déjà soumis à de fortes tensions.

Le citoyen tunisien n’a pas besoin de suivre quotidiennement les cours du Brent pour ressentir ces effets. Il les perçoit lorsque le coût du transport augmente, lorsque certains produits alimentaires deviennent plus chers ou lorsque les entreprises répercutent progressivement leurs coûts énergétiques sur leurs prix de vente. Ainsi, une guerre qui paraît lointaine finit par s’inviter dans le quotidien le plus ordinaire.

L’Europe ralentit : le premier client de la Tunisie achète moins

L’Europe n’est pas seulement un voisin géographique. Elle demeure le principal partenaire économique de la Tunisie. Les usines tunisiennes qui produisent des câbles automobiles, des composants électriques, des textiles ou des équipements mécaniques travaillent en grande partie pour des clients européens. Les hôtels du Sahel, de Djerba ou d’Hammamet accueillent principalement des visiteurs venus du continent européen. Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger dépendent largement de la santé économique des pays européens. Lorsque la BCE augmente ses taux, elle cherche à ralentir la consommation et l’investissement afin de freiner l’inflation. Les ménages européens empruntent moins. Les entreprises deviennent plus prudentes. Les achats importants sont reportés.

La conséquence est simple : la croissance ralentit. Les nouvelles prévisions de la BCE ne prévoient désormais qu’une croissance de 0,8 % pour la zone euro. Derrière ce chiffre se cache une réalité préoccupante : l’économie européenne progresse à peine.

 

Lorsque la BCE augmente ses taux, elle cherche à ralentir la consommation et l’investissement afin de freiner l’inflation. Les ménages européens empruntent moins. 

 

Pour les entreprises tunisiennes tournées vers l’exportation, cela signifie potentiellement moins de commandes, moins de visibilité et davantage d’incertitudes. Derrière chaque pourcentage de croissance perdu en Europe, il y a parfois une usine tunisienne qui réduit ses heures supplémentaires, un entrepreneur qui reporte un investissement ou un jeune diplômé qui voit s’éloigner une opportunité d’embauche.

Le piège de la double contrainte

Ce qui rend la situation actuelle particulièrement délicate pour la Tunisie est l’apparition simultanée de deux phénomènes défavorables. D’un côté, la hausse des prix énergétiques augmente les coûts de production et pèse sur les finances publiques. De l’autre, le ralentissement européen réduit les perspectives de croissance extérieure.

Autrement dit, la Tunisie doit payer davantage pour importer son énergie tout en risquant de vendre moins à ses principaux partenaires commerciaux. Cette double contrainte est particulièrement difficile à gérer pour une économie qui cherche déjà à restaurer ses grands équilibres financiers.

Les réserves en devises deviennent plus précieuses. Le financement des importations devient plus sensible. Les marges budgétaires se réduisent. Dans ce contexte, chaque choc externe produit des effets amplifiés.

Le dilemme de la Banque centrale de Tunisie (BCT)

Pour les autorités monétaires tunisiennes, la période qui s’ouvre ressemble à un exercice d’équilibriste. La Banque centrale de Tunisie a déjà mené ces dernières années une politique de lutte contre l’inflation qui a contribué à ralentir progressivement la hausse des prix. Mais la nouvelle donne internationale complique davantage l’équation.

Si les grandes banques centrales maintiennent des taux élevés, les capitaux internationaux continuent à privilégier les marchés jugés les plus sûrs. Les monnaies des pays émergents subissent alors davantage de pression.

La Tunisie doit donc préserver la stabilité du dinar tout en évitant d’étouffer une croissance déjà modeste. Le problème est que les deux objectifs peuvent parfois entrer en contradiction. Des taux élevés permettent – souvent – de lutter contre l’inflation et de soutenir la monnaie. Mais ils freinent également l’investissement privé, l’accès au crédit et la création d’emplois.

À l’inverse, une politique plus souple soutiendrait l’activité économique mais pourrait alimenter des tensions inflationnistes si les prix internationaux de l’énergie continuent à augmenter. La Banque centrale se trouve ainsi confrontée à l’un des arbitrages les plus complexes de la politique économique moderne.

 

La Tunisie doit préserver la stabilité du dinar tout en évitant d’étouffer une croissance déjà modeste. Le problème est que les deux objectifs peuvent parfois entrer en contradiction…

 

La dette devient plus lourde dans un monde de taux élevés

Au-delà des questions monétaires, la décision de la BCE rappelle également que l’époque de l’argent presque gratuit appartient désormais au passé. Pendant plus d’une décennie, les grandes banques centrales ont maintenu des taux extrêmement faibles afin de soutenir la croissance après la crise financière mondiale puis après la pandémie. Aujourd’hui, le mouvement s’est inversé. L’argent coûte plus cher. Les investisseurs exigent des rendements plus élevés. Les emprunteurs doivent accepter des conditions plus strictes.

 

Pendant plus d’une décennie, les grandes banques centrales ont maintenu des taux extrêmement faibles afin de soutenir la croissance après la crise financière mondiale puis après la pandémie.

 

Pour la Tunisie, qui continue à rechercher des ressources financières afin de couvrir ses besoins budgétaires et refinancer ses engagements, cette évolution représente une contrainte supplémentaire. Chaque hausse des taux internationaux réduit un peu plus les marges de manœuvre financières de l’État. Dans un contexte où les besoins sociaux restent considérables et où les attentes de la population demeurent fortes, cette réalité complique encore davantage l’exercice budgétaire.

Le pouvoir d’achat, ultime victime des turbulences mondiales

Au bout de la chaîne économique, c’est souvent le citoyen qui absorbe une partie des chocs. Lorsque les coûts énergétiques augmentent, lorsque le transport devient plus cher, lorsque les entreprises voient leurs marges se réduire, les tensions finissent généralement par se répercuter sur les prix. La lutte contre l’inflation n’est donc pas seulement une question de statistiques. Elle touche directement la vie quotidienne des ménages.

Pour une famille tunisienne, quelques dinars supplémentaires sur les dépenses de transport, d’alimentation ou d’énergie peuvent représenter un arbitrage difficile entre plusieurs besoins essentiels. C’est précisément ce qui rend les crises inflationnistes si sensibles socialement. Elles ne frappent pas seulement les indicateurs économiques ; elles modifient les habitudes de consommation, les projets familiaux et parfois même les perspectives d’avenir.

Une leçon de souveraineté économique

Au fond, la décision de la BCE agit comme un révélateur. Elle montre combien l’économie tunisienne demeure exposée aux événements extérieurs : conflits géopolitiques, fluctuations énergétiques, ralentissements européens ou changements de politique monétaire dans les grandes puissances.

Chaque crise internationale rappelle la nécessité de construire davantage de résilience. Cela passe par une accélération des investissements dans les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance énergétique. Cela implique également une diversification plus poussée des marchés d’exportation vers l’Afrique, l’Asie et le Moyen-Orient. Cela suppose enfin un effort soutenu pour améliorer la productivité, l’innovation et la compétitivité des entreprises tunisiennes. Car la véritable souveraineté économique ne consiste pas à s’isoler du monde. Elle consiste à être suffisamment solide pour ne pas subir passivement chacun de ses soubresauts.

 

Au fond, la décision de la BCE agit comme un révélateur. Elle montre combien l’économie tunisienne demeure exposée aux événements extérieurs : conflits géopolitiques, fluctuations énergétiques…

 

L’heure des choix

L’augmentation des taux de la Banque centrale européenne n’est pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans une transformation plus profonde de l’économie mondiale, marquée par le retour des rivalités géopolitiques, l’incertitude énergétique et la fin progressive de l’ère de l’argent abondant.

Pour la Tunisie, cette nouvelle phase constitue un test de résistance.

Les prochains mois pourraient être marqués par davantage de volatilité, davantage de prudence des investisseurs et davantage de tensions sur les marchés énergétiques. Mais ils peuvent aussi devenir l’occasion d’accélérer les réformes longtemps différées.

L’histoire économique enseigne que les nations progressent rarement dans les périodes de confort. Ce sont souvent les moments d’adversité qui révèlent leur capacité d’adaptation.

La Tunisie se trouve aujourd’hui à l’un de ces carrefours. Entre les vents contraires venus de l’extérieur et les défis intérieurs qui persistent, elle doit apprendre à naviguer dans un monde devenu plus instable. Non pas en espérant que les tempêtes cessent, mais en construisant enfin le navire capable de leur résister.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Espagne : voici le montant que les voyageurs tunisiens doivent justifier à l’entrée du pays

11. Juni 2026 um 20:05

L’Espagne a récemment rappelé les conditions financières auxquelles sont soumis les voyageurs non ressortissants de l’Union européenne souhaitant entrer sur son territoire. Une communication qui a suscité de nombreuses interrogations sur les réseaux sociaux, certains y voyant une nouvelle restriction à l’entrée du pays. En réalité, l’obligation de justifier de ressources suffisantes ne constitue pas...

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Récolte céréalière 2026 : le gouvernement fixe les prix de réception et les primes de livraison rapide

11. Juni 2026 um 17:36

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé les prix de réception des céréales pour la campagne 2026, dans le cadre des préparatifs de la saison de collecte et de stockage de la récolte. Selon un communiqué publié jeudi 11 juin 2026, les prix ont été arrêtés comme suit :...

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BYD Roadshow 2026 : une tournée nationale au cœur de la mobilité électrique se poursuit en Tunisie

11. Juni 2026 um 17:00

Après avoir marqué les étapes de Tunis et Djerba, le Roadshow BYD poursuit sa tournée nationale à travers la Tunisie avec deux nouvelles escales majeures à Sfax et Sousse.

Pensé comme une véritable expérience immersive, ce Roadshow dépasse le cadre traditionnel d’un événement automobile. Il propose au grand public de découvrir, tester et comprendre la mobilité électrique à travers des essais de véhicules, des espaces d’échange et des activités pédagogiques.

Les premières étapes ont rencontré un fort engouement auprès du public :

– plus de 2 000 test-drives réalisés à Tunis et Djerba,

– 4 workshops éducatifs organisés autour de l’innovation et de l’entrepreneuriat, destinés aux enfants et jeunes participants,

– plus de 400 cadeaux distribués aux visiteurs,

– une forte affluence et un intérêt croissant pour la mobilité électrique BYD.

Au-delà de l’expérience produit, cette tournée vise à accompagner la découverte progressive d’une nouvelle manière de se déplacer, plus propre, plus intelligente et adaptée aux enjeux de demain.

Dans cette dynamique, BYD poursuit son déploiement à travers le pays afin de rapprocher la mobilité électrique des citoyens et de permettre une expérimentation directe des technologies qui transforment l’automobile.

 

Prochaines étapes du Roadshow BYD

 

– Sfax : du 10 au 18 juin – Hôtel Ibis Sfax

– Sousse : du 20 au 30 juin – Parking du Mall of Sousse.

« Avec ce Roadshow, notre ambition est d’aller au-delà de la présentation produit. Nous voulons permettre aux Tunisiens de vivre concrètement l’expérience de la mobilité électrique, de la comprendre, de la tester et de se projeter dans son adoption au quotidien. Tunis et Djerba ont déjà montré un très fort enthousiasme, et nous sommes impatients de poursuivre cette dynamique à Sfax et lors des prochaines étapes de la tournée. » a déclaré Hajer Chekir, directrice commerciale BYD Tunisie.

D’après communiqué.

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Boom touristique : la Tunisie, deuxième destination estivale préférée des Suisses

11. Juni 2026 um 16:52

Une étude analytique récente réalisée par le groupe DER Tour Suisse, acteur majeur mondial du secteur du voyage et du tourisme, révèle que la Tunisie se classe au deuxième rang des destinations de court séjour les plus réservées par les voyageurs en provenance de la Suisse romande durant la saison estivale en cours.

Selon des données relayées par l’ambassade de Suisse en Tunisie sur sa page officielle Facebook, les réservations estivales à court terme placent la destination tunisienne devant plusieurs pays méditerranéens traditionnellement attractifs, notamment l’Espagne et la Turquie.

Cette performance confirme la montée en puissance de l’attractivité touristique de la Tunisie auprès du marché suisse romand. Elle s’explique par la diversité de son patrimoine naturel et culturel, la qualité de ses plages, la richesse de son héritage historique, ainsi que la spécificité de sa gastronomie et de ses produits traditionnels.

Les perspectives pour la saison actuelle restent favorables, avec des flux attendus importants de touristes suisses, susceptibles de renforcer davantage les indicateurs du secteur touristique tunisien.

Par ailleurs, les revenus du tourisme en Tunisie ont atteint 2,6 milliards de dinars au cours des cinq premiers mois de l’année. Le pays a également enregistré en 2025 un record historique avec plus de 11 millions de visiteurs. Une première dans son histoire, porté qu’il est par la reprise des marchés européens traditionnels et du tourisme de proximité.

Les autorités du secteur anticipent désormais un franchissement du cap des 12 millions de touristes d’ici fin 2026, soutenu par les tendances positives des réservations anticipées.

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Russie : Poutine promet une baisse des taux d’intérêt 

11. Juni 2026 um 15:04

Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré qu’il y avait des raisons pour une baisse du taux directeur de la Banque centrale russe. Laquelle réunit ses membres la semaine prochaine.

Le taux directeur a déjà été abaissé de 15 % à 14,5 % le 24 avril. Mais de nombreux hommes d’affaires et banquiers se plaignent qu’il reste encore trop élevé. La prochaine réunion de fixation des taux d’intérêt est donc prévue pour le 19 juin. « La situation (économique) est sous contrôle, c’est parfaitement évident. Et les mesures prises ont donné les résultats escomptés », a déclaré Poutine.

Au final Vladimir Poutine conclut que « l’inflation diminue, elle se situe légèrement au-dessus de 5 %. Par conséquent, je crois que nous sommes pleinement en droit d’espérer une baisse du taux directeur et la réalisation des autres objectifs nécessaires ».

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JCC 2026 : le réalisateur Mokhtar Ajimi nommé directeur de la 37e édition

11. Juni 2026 um 14:48

Selon un communiqué publié le 11 juin 2026, le ministère des Affaires culturelles a annoncé la nomination du réalisateur tunisien Mokhtar Ajimi à la direction de la 37e édition des Journées cinématographiques de Carthage. Le ministère précise que cette désignation intervient dans le cadre des préparatifs de cette nouvelle édition du festival, l’un des rendez-vous...

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Menacée par les glissements de terrain, la colline de Sidi Bou Saïd bientôt sécurisée

11. Juni 2026 um 14:16

Le projet de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain franchit une nouvelle étape. Réunie le 10 juin sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, la commission de pilotage chargée du suivi du projet a fait le point sur l’avancement des études préparatoires et a annoncé un démarrage des travaux dans les prochaines semaines.

Cette réunion intervient dans le cadre du mandat confié au ministère de l’Équipement et de l’Habitat par la cheffe du gouvernement en janvier 2026 pour assurer le suivi des études et des travaux de sécurisation de la colline. Le projet s’inscrit dans le programme national de protection des zones urbaines et du littoral ainsi que de maîtrise des ouvrages.

Lors de la séance, les participants ont examiné l’état d’avancement de la première phase de l’étude, consacrée au diagnostic de la situation et à la collecte des données nécessaires à la définition des interventions. Plusieurs conventions ont déjà été conclues pour soutenir cette étape technique.

Le ministère a ainsi fait appel au Centre national de télédétection afin de réaliser les relevés topographiques et les prises de vues aériennes nécessaires au projet. Une autre convention a été signée avec l’Office national des mines pour l’élaboration de cartes géologiques et géophysiques destinées à identifier les zones les plus exposées et à hiérarchiser les interventions selon leur degré d’urgence.

Le ministre de l’Équipement, Salah Zouari, a insisté sur le respect du calendrier fixé et sur la mobilisation de tous les moyens nécessaires pour accélérer le lancement du chantier. Il a également souligné que le projet figure parmi les grands projets publics prioritaires de l’État, compte tenu de son importance pour la protection des habitants, des infrastructures et des biens situés dans la zone.

Au-delà de son enjeu sécuritaire, le projet vise aussi à préserver l’un des sites les plus emblématiques du pays. La colline de Sidi Bou Saïd constitue en effet un patrimoine historique, culturel et architectural majeur, dont la stabilité est considérée comme un enjeu national.

 

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