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Volkswagen aux petits soins pour Israël

28. März 2026 um 10:18

Selon le Financial Times, Volkswagen est en discussion avec le fabricant du Dôme de fer israélien pour passer de la fabrication de voitures à celle de moyens de défense antimissile. Un projet avec le groupe public israélien Rafael Advanced Defence Systems prévoit d’utiliser l’usine du constructeur automobile allemand à Osnabrück pour produire des pièces de défense aérienne.

En vertu de l’accord actuellement en discussion, l’usine d’Osnabrück, qui rencontre des difficultés, pourrait fabriquer des composants du système de défense aérienne Dôme de fer, propriété du groupe public israélien.

«Ce partenariat serait l’exemple le plus marquant à ce jour de la manière dont l’industrie automobile allemande, dont les bénéfices se sont effondrés face à la concurrence croissante de la Chine et à une transition hésitante vers le véhicule électrique, cherche des partenariats avec le secteur florissant de la production militaire», note le Financial Times. Qui ajoute : «Les deux entreprises espèrent sauver les 2 300 emplois du site situé en Basse-Saxe, dans l’ouest de l’Allemagne, qui était menacé de fermeture, et espèrent vendre les systèmes à des gouvernements européens.»

VW fabrique déjà des camions militaires dans le cadre d’une coentreprise entre sa filiale MAN et le groupe d’armement allemand Rheinmetall. Mais le partenariat avec Rafael marquerait un retour majeur de VW dans l’armement, après que le constructeur a produit des véhicules militaires et la bombe volante V1 pour la Wehrmacht d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après avoir aidé les Nazis à casser du juif, VW va s’investir, quatre-vingt dix ans après, dans un partenariat juteux avec les Sionistes israéliens. Comme quoi, chassez le naturel, il revient au galop. Volkswagen applique sa devise : avec les tueurs, on se fait plus de bakchich qu’avec leurs victimes.

I. B.

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IACE | Pour sortir du surendettement des ménages en Tunisie

28. März 2026 um 09:48

L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a publié, jeudi 26 mars 2026, une note d’analyse intitulée «Diagnostic, enjeux et solutions en Tunisie», où il analyse les tenants et les aboutissants de ce phénomène préoccupant et propose des solutions pour y faire face de manière structurelle et efficace.

«Alors que des dispositifs institutionnels solides, commissions de surendettement, observatoires statistiques, cadres juridiques protecteurs, permettent à plusieurs États de détecter, traiter et prévenir les crises d’endettement, la Tunisie demeure confrontée à un vide structurel : absence de définition légale, de données consolidées, et d’institutions dédiées à la régulation du crédit», constate d’emblée l’étude, qui passe en revue les solutions apportées à ce problème par des pays comme la France où, en 2024, 134 803 dossiers ont été traités les autorités compétentes, et abouti à un effacement total des dettes pour 34,7% d’entre eux.

«À l’inverse, en Tunisie, le recours massif au crédit informel, l’absence de couverture sociale universelle et la fragmentation des réponses institutionnelles transforment un problème de solvabilité en crise sociale», souligne l’IACE, en rappelant, qu’en 2024, le taux de fragilité budgétaire par habitant atteint environ 171%, un seuil bien au-delà de la viabilité internationalement reconnue.

L’IACE, qui a déjà alerté sur les risques macroéconomiques du surendettement non encadré, dans une première note-diagnostique sur le sujet publiée en avril 2019, propose, dans sa nouvelle étude, une feuille de route opérationnelle, fondée sur trois piliers concrets : la régulation ex ante (prévention via encadrement des ratios dette/revenu et transparence contractuelle), la transparence (traitement amiable via médiation et accompagnement budgétaire) et la réhabilitation (sortie de crise via effacement ciblé et réintégration financière).

«Ces trois piliers s’appuient sur une triple légitimité : juridique (projet de loi n° 113/2020), empirique (cartographie fine des vulnérabilités, notamment Centre-Ouest et Sud-Ouest) et internationale (meilleures pratiques adaptées au contexte tunisien)», précise l’étude qui démontre que le surendettement des ménages en Tunisie ne relève plus d’un phénomène marginal, mais d’une crise structurelle profondément ancrée dans la fragilité budgétaire généralisée, l’absence de programmes de protection sociale adaptés et la dégradation continue du pouvoir d’achat.

«Porté par une inflation ciblée sur les biens essentiels, notamment alimentaires, et exacerbé par la précarité du marché du travail, le surendettement touche aujourd’hui des centaines de milliers de ménages en situation de fragilité financière aiguë, y compris des classes moyennes urbaines auparavant épargnées. Il frappe de manière disproportionnée les familles nombreuses et se répercute directement sur les enfants, compromettant leur santé, leur éducation et leur avenir économique», soulignent les auteurs pour qui les solutions ne peuvent être «ni purement individuelles ni exclusivement répressives», maisdoivent être «systémiques, graduées et différenciées».

D’où l’urgence de cartographier le phénomène via un observatoire national, de réguler l’octroi du crédit par le plafond du ratio dette/revenu individuel (40 % pour la consommation, 50 % pour l’immobilier), d’instaurer une justice sociale à travers une loi de rétablissement personnel, et de prévention à long terme par une éducation financière intégrée dès l’école.

«Le surendettement en Tunisie n’est pas seulement une question de solvabilité : c’est un indicateur de la vulnérabilité croissante des ménages face aux chocs économiques, et un signal d’alerte pour la cohésion sociale et la stabilité macroéconomique», note encore l’étude en conclusion. Elle ajoute : «Agir vite et agir bien n’est plus une option. C’est une nécessité nationale, exigeant une combinaison équilibrée de régulation, de transparence et de réhabilitation ; les trois piliers d’une sortie durable de crise.»

Lire l’intégralité de l’étude.

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Tunisie | Les restrictions aux importations font débat   

28. März 2026 um 09:08

La circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) imposant aux importateurs de produits qualifiés de «non prioritaires» de mobiliser leurs fonds propres pour financer leurs importations, en vue de préserver les réserves en devises du pays, lesquelles risquent d’être rognées par la forte hausse des cours d’énergie suite à la guerre contre l’Iran, suscite une certaine perplexité en raison notamment de la définition même de ce qui est prioritaire et de ce qui ne l’est pas.

Les opérations d’importation des produits classés comme «non prioritaires» doivent désormais être intégralement couvertes par les importateurs sur leurs propres fonds.

Commentant cette décision, l’expert-comptable et professeur d’université Hatem Fathallah a déclaré que «l’imposition de l’autofinancement des importations non prioritaires n’est pas une simple mesure technique, mais bien une intervention significative sur le marché des importations», ajoutant que cette décision a des conséquences à la fois positives et négatives.

Dans une interview accordée à l’émission ‘‘60 Minutes’’ sur Diwan FM, M. Fathallah a expliqué que l’objectif annoncé de cette décision est de préserver les réserves de change et de réduire au maximum le déficit commercial, qui, rappelons-le, n’a cessé de se creuser au cours des douze dernières années, dépassant 21 milliards de dinars en 2025, contre «seulement» 13 milliards de dinars en 2014, année du déclenchement de la révolution.

M. Fathallah a toutefois noté que la définition des biens essentiels et non essentiels fait encore l’objet de discussions, soulignant que la liste de ces produits publiée par le BCT inclut des articles tels que les voitures particulières et les moyens de transport, ainsi que les appareils électroménagers comme les réfrigérateurs, les lave-linges, les climatiseurs et les fours à micro-ondes, qui sont considérés comme essentiels par beaucoup.

Les biens véritablement essentiels comprennent le blé, dont la Tunisie importe l’essentiel de ses besoins, les médicaments, et les matières premières nécessaires à la production industrielle, en plus des énergies de base, dont les pénuries pourraient engendrer de graves problèmes dans le pays.

I. B.

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La Tunisie pourrait être un «refuge» pour certains investissements

28. März 2026 um 08:28

A la faveur des tensions en cours suite à la guerre israélo-américaine contre l’Iran et ses répercussions sur les économies du Moyen-Orient, les pays d’Afrique du nord, notamment la Tunisie, pourrait renforcer sa position en tant que destination attractive pour les investissements.

C’est, en tout cas, ce qu’affirme le directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa) Jalel Tebib, dans une récente interview avec l’agence officielle Tap, estimant que les derniers développements survenus dans les pays du Golfe pourraient faire de la Tunisie un «refuge» pour les investisseurs étrangers, notamment ceux orientés vers les grands marchés européens.

Le responsable a expliqué que grâce à sa proximité géographique avec l’Europe, la Tunisie se positionne naturellement comme une destination stratégique pour ces investissements étrangers, notamment, en provenance d’Asie du Sud-est, de l’Europe et de l’Europe de l’Est, qui ont déjà exprimé leur volonté d’investir en Tunisie afin de rapprocher les chaines d’approvisionnement du consommateur européen.

A la fin de l’année 2025, la Tunisie est parvenue à attirer des flux d’investissements dépassant les 3,5 milliards de dinars et les prévisions tablent sur 4 milliards de dinars pour l’année 2026, grâce notamment à l’attractivité du secteur industriel qui a accaparé la plus grande part de ces investissements, notamment les projets d’énergies renouvelables.

 Les données publiées révèlent que la répartition par pays du flux des investissements directs internationaux hors énergie place les partenaires traditionnels de la Tunisie, la France, l’Allemagne et l’Italie en tête de liste.

Les mêmes indicateurs dévoilent, en outre, l’entrée de nouveaux acteurs économiques à la recherche d’un climat d’affaires pourvoyeur de compétences logistiques et capable d’accéder rapidement aux marchés mondiaux, ce qui permettra d’augmenter la contribution de l’investissement étranger au produit intérieur brut (PIB). Celle-ci devra osciller entre 3 et 4% à la fin de cette année.

Dans ce contexte, les cadres législatifs jouent un rôle de premier plan pour rassurer l’investisseur étranger à travers notamment la mise en place de garanties légales, des incitations financières et fiscales attractives.

Pour ce faire, la Tunisie a entrepris plusieurs mesures visant à améliorer le climat d’investissement, notamment, la simplification des procédures pour les investisseurs, à travers la suppression de plusieurs autorisations et la révision en cours de la loi sur l’investissement.

En termes de promotion, les structures gouvernementales œuvrent à concrétiser une nouvelle stratégie visant à attirer les IDE directs qui prend en considération les changements survenus sur la scène internationale en matière d’investissement.

Cette stratégie se focalise sur les secteurs à haute valeur ajoutée comme les industries automobiles et aéronautiques, pharmaceutiques, numérique, électromécaniques, alimentaires, sans oublier le textile-habillement qui reste un pilier important.

La même stratégie vise à renforcer le taux d’intégration dans le secteur automobile qui devra passer de 40 à 55% en 2026, outre l’adoption d’une approche sectorielle basée sur la matrice pays/secteur afin d’orienter les efforts vers les activités les plus rentables.

Cette approche cible également le renforcement des outils de communication directe avec les investisseurs et le ciblage des entreprises capables de créer des chaînes d’approvisionnement intégrées.

Il s’agit, également, d’adopter une approche basée sur des canaux numériques modernes, d’unifier les programmes promotionnels et d’élargir leur portée.

Par ailleurs, les autorités œuvrent à développer des services d’accompagnement en organisant des visites régulières auprès des entreprises étrangères et en simplifiant les procédures administratives relatives aux permis, aux visas et aux opérations de dédouanement, en plus de l’appui aux plans d’élargissement et de la facilitation de l’accès au financement et au foncier.

Cette stratégie mettra en exergue les atouts compétitifs du pays, notamment ses ressources naturelles, sa situation géographique et son capital humain contribuant ainsi à orienter les investissements vers des secteurs prometteurs, le but étant d’attirer des investissements qualitatifs et à développer les partenariats entre les entreprises locales et étrangères.

Avec Tap.

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Réunion à Tunis de la Commission militaire mixte italo-tunisienne

28. März 2026 um 07:53

«À Tunis, lors d’une rencontre avec le ministre de la Défense nationale de la République tunisienne, Khaled Shili, nous avons examiné les relations entre nos deux nations, dans le cadre plus large des dynamiques de défense et de sécurité en Méditerranée, au Sahel et en Afrique du Nord, zones d’intérêt stratégique pour l’Italie et l’ensemble du continent.»

Ce commentaire a été rédigé par le sous-secrétaire à la Défense, Matteo Perego di Cremnago, en mission en Tunisie où, le 26 mars 2026, accompagné de l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, il a eu une rencontre qualifiée de «cordiale et productive» avec le ministre de la Défense nationale.

La réunion, selon un communiqué, représente une importante opportunité d’approfondir le partenariat stratégique entre l’Italie et la Tunisie, une «coopération fondée sur une amitié historique, une confiance mutuelle et des objectifs communs, qui constitue un élément central de la dynamique économique, de défense et de sécurité de la Méditerranée, du Sahel et de l’Afrique du Nord, zones d’intérêt stratégique pour l’Italie et l’ensemble du continent», a souligné le responsable italien.

En marge de la rencontre ce dernier a participé à la vingt-septième réunion de la Commission militaire mixte italo-tunisienne.

Au cours des discussions, l’engagement de l’Italie, notamment dans le cadre du plan Mattei, en faveur d’un modèle de coopération fondé sur des relations d’égal à égal a été réaffirmé.

«La sécurité de l’Italie et de l’Europe est étroitement liée à la sécurité, au développement et à la stabilité de l’Afrique», a souligné M. Perego.

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Ukraine / Iran | Quand l’ordre mondial vacille…

28. März 2026 um 07:14

«Novus Ordo Seclorum», la devise latine signifiant «Nouvel Ordre des Siècles», figurant au revers du Grand Sceau des États-Unis et sur le billet de 1 dollar, se fragilise. Le monde ne s’effondre pas. Mais il n’est plus certain de lui-même. Et ne sait plus où il va. Et cette incertitude, désormais la chose au monde la mieux partagée, par les riches comme par les pauvres, n’est pas sans conséquence sur les équilibres géopolitiques, l’économie mais aussi l’inconscient des peuples.

Manel Albouchi

Pendant des décennies, un équilibre s’est imposé. Il reposait sur trois piliers : le pétrole, le dollar et la puissance militaire. Structuré depuis la Bretton Woods et consolidé par des institutions comme le Fonds monétaire international (FMI), cet ordre mondial a permis de stabiliser les échanges, d’organiser les alliances et de sécuriser les flux énergétiques.

Dans les années 70, l’arrimage du pétrole au dollar a renforcé cette architecture. Le système du pétrodollar a durablement lié le triptyque. Et ce modèle a tenu non seulement parce qu’il était efficace, mais parce qu’il était perçu comme fiable.

Le monde dans un entre-deux  

Aujourd’hui, nous ne sommes ni face à un effondrement, ni dans une stabilité retrouvée. Nous sommes dans ce que l’on peut appeler un espace liminal : un moment de transition où les structures anciennes persistent, tandis que les nouvelles ne sont pas encore stabilisées. Dans cet entre-deux, les repères deviennent flous :  les certitudes s’érodent, les équilibres se tendent.  

Les crises récentes en donnent une première lecture. La guerre entre la Russie et l’Ukraine a déjà profondément perturbé les marchés énergétiques. Avec la guerre en Iran, la hausse des prix du gaz et du pétrole ne va pas cesser ce qui se répercutera sur les prix du transport, des engrais, des céréales et autres produits agricoles, entraînant des pénuries alimentaires et une hausse de l’inflation dans de nombreuses régions du monde. Mais ces phénomènes ne sont pas seulement économiques. Ils signalent une transformation plus profonde : le système fonctionne encore, mais il ne produit plus le même sentiment de sécurité.  

Un système sous contrainte

Ces évolutions peuvent être éclairées à travers une grille simple : la pyramide de Maslow. Lorsque le besoin le plus fondamental («se nourrir») est affecté, ce n’est pas seulement l’économie qui vacille. C’est l’ensemble de la structure sociale qui est fragilisée. Les tensions remontent ensuite dans le système : insécurité économique, instabilité sociale, polarisation politique…

Autrement dit, ce qui commence à la base finit par affecter l’ensemble de l’ordre mondial.

Dans le même temps, les équilibres globaux évoluent. Des stratégies de dédollarisation émergent, notamment dans le cadre des Brics. Des accords commerciaux en monnaies locales se développent. Les chaînes d’approvisionnement se fragmentent sous l’effet des rivalités et des sanctions.

Le monde évolue vers une configuration plus multipolaire, où plusieurs centres de pouvoir coexistent sans qu’un cadre unique ne s’impose clairement. Ce mouvement ne marque pas la disparition de l’ordre actuel, mais sa transformation progressive.

L’Iran : point de tension révélateur

Dans ce contexte, certains espaces concentrent les enjeux. L’Iran en est un exemple central. Par sa position stratégique (notamment autour du détroit d’Ormuz) et par son rôle dans les équilibres énergétiques, il se trouve au cœur des tensions régionales et internationales. Mais au-delà de ces éléments, il joue aussi un rôle de révélateur. Ce qui s’y cristallise dépasse les intérêts nationaux : il s’agit d’une expression des tensions d’un système global en transition.  

Une dimension reste souvent sous-estimée dans l’analyse géopolitique : celle de l’inconscient collectif. Un ordre mondial ne repose pas uniquement sur des institutions ou des rapports de force. Il repose aussi sur des représentations partagées : la croyance dans la stabilité d’une monnaie, la confiance dans les alliances, l’idée que le système est durable. Lorsque ces représentations se fragilisent, même sans rupture immédiate, l’ensemble devient plus instable.

Le système international continue de fonctionner. Le dollar reste dominant. Les échanges se poursuivent. Mais quelque chose a changé. Ce n’est pas seulement l’équilibre des puissances. C’est la manière dont cet équilibre est perçu. Ce qui vacille aujourd’hui, ce n’est pas seulement un ordre mondial, c’est la croyance qu’il était immuable. Dans cet espace liminal, le monde ne disparaît pas. Il se redéfinit. Et dans ces moments de transition, une chose devient décisive : la capacité à lire non seulement les faits visibles, mais aussi les transformations invisibles qui traversent les sociétés et l’inconscient collectif.

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Gestern — 27. März 2026Haupt-Feeds

Tunisie | La guerre en Iran impactera les salaires et les recrutements

27. März 2026 um 13:04

La guerre en Iran va impacter négativement à la fois les recrutements, les salaires et les pensions de retraite, aussi bien dans le secteur public que privé, notamment en Tunisie, estime Hafedh Laamouri, professeur de droit du travail, dans une intervention, ce vendredi 27 mars 2026, dans l’émission ‘‘Ahla Sbeh’’ sur Mosaique FM.

«La Tunisie n’a pas augmenté le prix des carburants contrairement à d’autres pays. Ces hausses sont supportées par le budget des subventions depuis 26 jours», a-t-il expliqué. «Or, chaque augmentation d’un dollar du prix du baril de pétrole entraîne un coût de 150 millions de dinars pour le budget, ce qui signifie que le coût de la hausse du cours du pétrole dépasse actuellement 500 millions de dinars en moins d’un mois», a-t-il ajouté, sachant que la Tunisie importe plus de 60% de ses besoins énergétiques.

Hafedh Laamouri fait part, ainsi, quoique de manière indirecte et à demi-mot, de son étonnement face au manque de réactivité du gouvernement face à la flambée des cours du pétrole dans le monde, lequel est vendu aujourd’hui 109 dollars le baril, alors que la loi de finances tunisienne pour l’année en cours tablait sur un cours moyen d’environ 65 dollars.

M. Laamouri a aussi révélé que le déficit du budget 2026 dépasse celui des années précédentes, car il s’agit d’un budget à forte dimension sociale, et toute mesure sociale engendre un coût pour l’État.

Malgré ces cumuls de coûts pour le budget de l’Etat ou en raison de ces cumuls qui vont être difficilement supportés par la trésorerie publique, le juriste a insisté sur la nécessité de fixer un taux d’augmentation annuel des salaires sur trois ans, tout en tenant compte de la situation économique nationale et internationale.

Enfin, il a estimé que l’augmentation des salaires pourrait entrer en vigueur à partir du 1er mai, à l’occasion de la fête du Travail, avec effet rétroactif à partir de janvier 2026, tout en rappelant que l’augmentation du salaire minimum garanti (Smig) aura un impact important sur les ressources des caisses sociales, qui sont elle aussi en crise depuis plusieurs années.

I. B.

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Les dessous de la crise du lait en Tunisie

27. März 2026 um 11:59

La Tunisie fait face actuellement à une crise du lait, marquée par la stagnation des prix de production, le coût élevé de l’alimentation animale et la diminution du cheptel. Ce qui n’est pas sans conséquences économiques et sociales pour le pays, qui fait face à de graves problèmes de financement de ses importations.

Parmi les conséquences de cette situation : la pénurie de beurre qui refait surface. Dans de nombreuses régions du pays, supermarchés et commerces de détail affichent des rayons vides, tandis que le gouvernement tente d’endiguer la crise en distribuant des quantités exceptionnelles, qui restent insuffisantes.

La situation reste marquée par des tensions sur l’approvisionnement, que les acteurs du secteur associent directement à la crise plus générale de la filière laitière.

Pour une révision du prix à la production

Selon Ali Klabi, vice-président de la Chambre nationale du lait et des produits laitiers, relevant de l’Utica, la centrale patronale, la disparition du beurre des magasins est liée au déclin structurel de la production laitière et, surtout, à la baisse de la teneur en matières grasses du lait.

À l’origine du problème, explique M. Klabi, se trouve le déséquilibre entre les coûts de production et les prix du lait à la production, qui sont restés inchangés depuis novembre 2022.

La pression sur les marges a contraint de nombreux éleveurs à réduire leurs dépenses en alimentation animale, ce qui impacte directement la qualité du lait et, par conséquent, la disponibilité de la crème nécessaire à la production de beurre. M. Klabi réclame une révision du prix à la production, avec une augmentation progressive de 300 millimes.

Cette crise s’inscrit dans un contexte de détérioration plus générale du secteur.

Le ministre de l’Agriculture, Ezzedine Ben Cheikh, a indiqué fin novembre 2025 que la Tunisie avait perdu environ 20 % de son cheptel bovin, attribuant ce déclin à des sécheresses successives, à des pénuries d’eau et à la hausse des prix mondiaux des aliments pour animaux.

Sur le plan structurel, l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP) indique que le secteur de l’élevage bovin emploie environ 112 000 éleveurs, confirmant ainsi son importance socio-économique.

La souveraineté alimentaire remise en question

Des signes de contraction sont apparus également au niveau régional. Dans la région de Mahdia, l’un des principaux centres de production laitière, les ventes de beurre ont chuté de 3 à 4 tonnes par jour en 2020 et 2021 à environ 2 tonnes par jour cette année.

Parallèlement, la production laitière dans les régions du Sahel et du Centre-Est a diminué de 35 % ces quatre ou cinq dernières années, selon le Centre laitier de Mahdia.

À court terme, le ministère du Commerce a annoncé la mise sur le marché de quantités supplémentaires de beurre et de farine afin d’apaiser les tensions sur le marché apparues lors des fêtes de l’Aïd El-Fitr.

Toutefois, sans ajustements plus profonds des prix à la production et du coût de l’élevage, cette pénurie risque de rester le symptôme d’une crise plus générale de la souveraineté alimentaire, avec des répercussions possibles sur d’autres produits laitiers.

I. B.

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70 ans d’indépendance | Paroles d’héritiers du mouvement national

27. März 2026 um 11:29

Dans le cadre de la commémoration du 70 anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, une rencontre intitulée «Témoignage et hommage aux artisans de la liberté et du mouvement national» sera organisée le dimanche 29 mars 2026 à la Librairie Al Kitab Mutuelleville, à Tunis, afin de rappeler le rôle joué par plusieurs figures marquantes de la lutte anticoloniale.

Originalité de cette initiative : ce sont les enfants de militants et de leaders du mouvement national qui prendront la parole. À travers leurs témoignages, ils reviendront sur les parcours de leurs parents, évoquant les années de mobilisation politique, les périodes de clandestinité, d’emprisonnement ou d’exil qui ont jalonné la lutte pour la liberté.

Ces hommes et ces femmes provenaient d’horizons politiques variés et ont milité au sein d’organisations différentes — qu’il s’agisse du Néo-Destour, du mouvement syndical ou encore du courant communiste. Malgré cette diversité d’engagements et parfois de visions, tous partageaient une même ambition : mettre fin au protectorat et permettre à la Tunisie d’accéder à la souveraineté nationale.

La rencontre permettra également de revenir sur l’itinéraire de plusieurs grandes figures du mouvement national. Parmi elles, Habib Bourguiba, fondateur du Néo-Destour et acteur central de la lutte politique contre le protectorat français. Dès les années 1930, il s’impose comme l’un des principaux dirigeants du mouvement national et joue un rôle déterminant dans le processus qui mènera à l’indépendance de 1956.

Le syndicaliste Farhat Hached, fondateur de l’UGTT, sera également évoqué pour le rôle majeur qu’il a joué dans la mobilisation des travailleurs contre la domination coloniale avant son assassinat en 1952. Le parcours du médecin et dirigeant nationaliste Mahmoud El Materi, cofondateur du Néo-Destour, sera rappelé pour sa contribution à l’organisation politique du mouvement national.

La rencontre évoquera aussi l’engagement de Bahi Ladgham, militant destourien impliqué dans les démarches politiques qui ont accompagné les dernières étapes de la lutte pour l’indépendance.

D’autres figures seront également mises à l’honneur, comme Slimane Ben Slimane, médecin et militant engagé contre le système colonial, Ahmed Ben Miled, acteur actif du mouvement national, ainsi que Ali Jrad, secrétaire général du Parti communiste tunisien avant l’indépendance.

Une attention particulière sera également portée à Ahmed Tlili, figure importante du syndicalisme tunisien, ayant contribué à la mobilisation des travailleurs dans le contexte de la lutte pour l’indépendance.

La contribution des femmes à la lutte nationale sera également rappelée à travers la figure de Bchira Ben Mrad, pionnière du mouvement féministe tunisien.

Au-delà de la commémoration, cette rencontre ambitionne de proposer une autre manière de revisiter la mémoire nationale, en rupture avec une histoire officielle parfois réductrice, afin de rendre justice à toutes les figures du combat pour la liberté et l’indépendance.

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Liste préliminaire des romans en lice pour les Prix littéraires Comar d’Or 2026

27. März 2026 um 10:48

Comar Assurances a rendu public le communiqué suivant reproduisant la liste des romans d’auteurs tunisiens reçus, à ce jour, par le comité d’organisation des Prix littéraires Comar d’Or (voir ci-dessous) et qui sont au nombre de 12 en arabe et de 15 en français.

Rappelons que la proclamation des lauréats de cette 30e édition de ces prestigieux prix littéraires, très attendue par les romanciers, les éditeurs et les passionnés du livre, et particulièrement du roman, auront lieu lors d’une cérémonie festive, le 23 mai 2026.

La liste ci-dessous est préliminaire et susceptible d’être complétée dans les prochains jours. Aussi, les auteurs et les éditeurs désirant participer au concours devraient-ils contacter Comar Assurances, à son siège à Tunis, afin de remplir la fiche d’inscription et de déposer 7 exemplaires de leurs romans au plus tard le 3 avril 2026.

Sont concernés par ces prix les romans auteurs écrits par des auteurs de nationalité tunisienne et publiés en Tunisie ou à l’étranger durant la période du 1er avril 2025 et le 31 mars 2026.

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Guerre d’Iran | Un moment de bascule ?

27. März 2026 um 10:18

Si l’actualité internationale se renouvelle habituellement sous nos yeux de façon constante, nous ne pouvons ignorer que, tout au long de ce mois de mars 2026, avec la guerre américano-israélienne contre l’Iran, nous avons vu le monde vivre un processus de changement non négligeable dont l’Histoire se souviendra, qu’elle analysera dans sa complexité et ses multiples implications, et dont certaines commencent à apparaître.

Jamila Ben Mustapha *

Si encore, au cours des dernières décennies, les États-Unis avaient combattu des régimes de pays du Sud lors de confrontations ayant abouti à leur écrasement ou à leur affaiblissement – citons principalement l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie –, force est de constater que le conflit actuel qui les oppose à l’Iran, sous l’impulsion de leur allié Israël, n’obéit pas du tout à ce schéma, jusque-là du moins, l’Histoire étant imprévisible.

Pourtant, le président des États-Unis Donald Trump, continuant sur sa lancée depuis l’agression du Venezuela, pensait qu’il allait réaliser, contre l’Iran, une opération aussi rapide et réussie : une décapitation de la classe politique par l’assassinat de ses membres, suivie d’une mainmise immédiate sur ses richesses et son pétrole.

Comment, à ce propos, a-t-il pu ignorer la spécificité de l’Iran parmi les pays dit émergents ? Seule son arrogance a pu lui faire faire cette énorme bévue : s’enfoncer dans une confrontation où ses attaques sont systématiquement suivies de répliques de la part du pays agressé, répliques qui nous permettent d’apprécier la grandeur et le sens de la dignité de l’ancien empire perse et qui ont, sur nous, pays du Sud, après la mise à genoux de beaucoup de pays musulmans, ces dernières décennies, le plus grand des bienfaits.

Plus encore, voilà qu’il prétend qu’il y a des pourparlers entre son pays et l’Iran, paroles immédiatement démenties par ce dernier qui n’a pas oublié les promesses antérieures de négociation avec les États-Unis, promesses trahies et non tenues.

Manque de rationalité et faux calculs

Cette fierté de l’Iran intervient comme un baume pour nous tous, habitants des pays du Sud ; car rien n’exerce plus un effet thérapeutique que le sentiment de l’honneur, le sens de la dignité chez un pays qui appartient à votre aire culturelle si malmenée dans l’histoire récente par la colonisation – aire composée majoritairement de pays soumis et dépendants, même quand ils sont riches comme les pays du Golfe –, et auquel vous pouvez alors vous identifier.

Et puis, quel simplisme de croire que cet État qui existe depuis des millénaires allait s’écrouler très vite comme un château de cartes !

Ce qu’on est en train d’observer, actuellement, c’est une inversion de situation : le manque de rationalité, le faux pronostic, la nécessité de faire des concessions – par une proposition de cessez-le-feu – se trouvent du côté du pays fort ; et, de façon exceptionnelle, l’intelligence, le sens de la stratégie et la subtilité appartiennent au pays plus faible.

Le retour à la loi de la jungle

Autre constatation qu’on ne peut faire qu’avec effroi : cet affrontement consacre le retour affiché des pays dits civilisés à l’état de nature et à la loi de la jungle, sans s’embarrasser de prétextes. Des décennies de volonté de tenir compte du droit international ont été balayées d’un coup avec les agissements de Donald Trump, l’homme qui prétendait ne pas aimer les guerres et qui aspirait au Prix Nobel de la paix !

On est en droit de se demander à ce propos, pourquoi, en société, un homme qui en tue un autre est immédiatement jugé et condamné, contrairement au président d’un État fort qui ordonne des meurtres en toute impunité en voulant détruire un pays qui se trouve à des milliers de kilomètres du sien.

Quant à Israël, comment peut-il prétendre survivre dans un milieu qu’il écrase férocement, éveillant en lui une haine infinie, la dernière manifestation de cette hubris, de cette démesure, étant l’avancée de façon déclarée et au vu de tous, au mépris de toute règle, dans la terre du pays voisin, le Liban, sous prétexte d’établir un «tampon de sécurité» ?

Un individu ou une nation ne peuvent survivre que dans un contexte, un environnement bienveillant ou, du moins, neutre. Quel avenir durable pour soi peut rapporter la volonté inhumaine d’anéantissement du voisin qu’on veut sciemment faire plier par des méthodes qui ne sont pas sans rappeler celles que le peuple juif a lui-même subis ?

Admirons encore le comportement du peuple iranien qui, même s’il s’oppose majoritairement au régime des mollahs, n’a pas voulu profiter de son agression pour se révolter comme l’espérait l’Occident, car il sait que les bombes projetées de l’extérieur n’ont jamais libéré un pays du régime dont il souffre, et qu’il faut successivement se débarrasser de l’agression étrangère d’abord, puis s’attaquer ensuite soi-même à ce  régime impopulaire : ce sont les b.a.-ba de l’Histoire que les pays qu’on pensait détenir le monopole de l’intelligence n’ont pas vu par mépris de l’autre, mépris qui a nui à  leur sens de la rationalité.  

* Ecrivaine.

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Adieu Frida Dahmani, tu nous manqueras beaucoup !

27. März 2026 um 09:39

Frida Dahmani, correspondante du magazine parisien Jeune Afrique à Tunis de 2007 à 2026, nous quittés le 25 mars 2026, à l’âge de 68 ans. Elle était la nièce d’un autre grand journaliste, Abdelaziz Dahmani. Ce dernier, qui avait aussi travaillé pour le même magazine dans les années 1970-80, a écrit dans un post Facebook : «Au-delà de la parenté, Frida est une femme de très hautes qualités morales, courageuse, ayant foi en la justice sur terre». (Photo : Frida Dahmani interviewant Beji Caïd Essebsi pour Jeune Afrique).

«Elle était Tunis», à écrit, de son côté, Marwane Ben Yahmed, actuel directeur de Jeune Afrique, en titre de l’hommage posthume qu’il a consacré à Frida Dahmani.

«Pendant près de vingt ans, cette journaliste d’exception a raconté la Tunisie de l’intérieur, avec une acuité, une fidélité et une humanité rares», a-t-il ajouté, en louant ses qualités humaines et professionnelles, et en soulignant son exigence, sa rigueur et sa loyauté, mais aussi sa sincérité et sa drôlerie.

En cette douloureuse circonstance, toute l’équipe de Kapitalis, et particulièrement son directeur, Ridha Kefi, qui a connu de près la défunte, avant qu’elle ne lui succède comme correspondante de Jeune Afrique à Tunis, présente ses plus sincères condoléances à la famille Dahmani ainsi qu’à tous les Tunisiennes et les Tunisiens auxquels elle manquera aussi beaucoup.  

L. B.

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Abbas Araghchi, la voix de l’Iran !

27. März 2026 um 08:30

Abbas Araghchi, 63 ans, était connu de longue date dans les cercles diplomatiques occidentaux comme le principal négociateur résistant aux pressions visant à imposer des limites strictes au programme nucléaire iranien. Désormais, alors que la plupart des dirigeants iraniens ont disparu ou ont été tués, il est devenu la voix la plus en vue d’un régime qui refuse de céder à la campagne militaire américano-israélienne. Diplomate de carrière, Araghchi est décrit comme un homme jovial mais avec une face sombre et comme un redoutable négociateur qui mélange le miel et fiel. 

Imed Bahri

Après les frappes qui ont décimé une grande partie des dirigeants iraniens, le chef de la diplomatie iranienne est devenu la voix influente d’un régime qui adopte une position de défi, affirme Laurence Norman dans le Wall Street Journal.

Lundi 22 mars, le président américain a affirmé que son administration avait entamé des pourparlers avec l’Iran et que Washington reporterait de cinq jours sa menace, lancée samedi soir, de frapper des centrales électriques iraniennes.

Cependant, les médias d’État iraniens ont rapporté lundi que le ministère des Affaires étrangères démentait toute discussion directe avec Washington. Même si la République islamique ne ferme pas la porte à de probables négociations, elle demeure très prudente et méfiante à l’égard d’une administration Trump qui l’a déjà trahie à deux reprises en pleines négociations en juin 2025 et en février 2026.

Araghchi, fidèle du régime depuis de nombreuses années, a publiquement refusé de dialoguer avec les États-Unis lors d’une récente interview accordée à CBS News. Dans une série d’interviews télévisées et de publications sur les réseaux sociaux, il dépeint l’Iran comme une victime déterminée, pleinement capable de répondre à ce qu’il qualifie d’agression israélienne et américaine injustifiée.

Ces derniers jours, Araghchi a menacé d’intensifier le conflit si Israël continue de cibler les infrastructures énergétiques iraniennes. «Tolérance zéro si nos infrastructures sont visées», a-t-il déclaré vendredi sur la plateforme X. La veille, il avait affirmé : «Notre riposte à l’attaque israélienne contre nos infrastructures n’a mobilisé qu’une fraction de notre puissance».

Ambitieux, il vise la présidence

Sa notoriété actuelle pourrait lui permettre de jouer un rôle plus important dans l’avenir de l’Iran. D’après ses proches, il est ambitieux et vise la présidence. Il est également passé maître dans l’art de tisser des liens entre les factions rivales au sein du régime, selon Ali Vaez, directeur du projet ‘Iran’ à l’International Crisis Group. Mais contrairement à Ali Larijani, le responsable de la sécurité iranien assassiné par Israël la semaine dernière, il manque de charisme et ne bénéficie pas d’un soutien politique ou populaire solide.

«Il a toujours été un homme d’exécution, pas quelqu’un qui a l’habitude de formuler des politiques», a déclaré Vaez.

D’anciens responsables américains ayant participé aux négociations avec Araghchi ont indiqué qu’il paraissait généralement professionnel, calme et pragmatique mais qu’il avait aussi un côté sombre. Des responsables américains, européens et du Golfe ont affirmé qu’il proférait parfois des menaces inconsidérées et revenait sur des concessions déjà accordées, ce qui a fait dérailler les progrès vers un accord.

D’un côté, il a su montrer «un côté humain» selon Wendy Sherman -ancienne secrétaire d’État adjointe des États-Unis de 2014 à 2015 qui a dirigé les négociations avec l’Iran en 2015- avec qui il échangeait parfois des photos de leurs petits-enfants mais ses tactiques de négociation impitoyables l’ont poussée aux larmes de frustration lors des dernières heures des pourparlers nucléaires, lorsqu’il a rouvert un point déjà réglé.

Les négociations comme marchandage de bazar

Dans son ouvrage ‘‘Le pouvoir de la négociation’’, Araghchi expose sa conception de la diplomatie, comparant les négociations au marchandage du bazar iranien, où de longs marchandages, étayés par divers arguments, permettent d’obtenir des résultats.

Durant les mois précédant la guerre américano-israélienne, de hauts responsables arabes affirmaient qu’Araghchi oscillait entre ouverture –participant parfois à des dîners amicaux– et menaces voilées, laissant entendre que l’Iran pourrait attaquer ses voisins. Il aurait notamment déclaré à des responsables saoudiens que l’Iran ciblerait les Émirats arabes unis en cas de guerre, un pays avec lequel Riyad entretient un différend notoire. À d’autres occasions, il aurait suggéré que le royaume pourrait également figurer parmi les cibles iraniennes s’il ne faisait pas pression sur Washington pour éviter le conflit, toujours selon ces mêmes responsables. Téhéran a par la suite attaqué les deux pays.

L’envoyé spécial de la Maison Blanche, Steve Witkoff, a affirmé qu’Araghchi s’était vanté que l’Iran possédait suffisamment d’uranium hautement enrichi pour fabriquer onze bombes nucléaires et ce, dans le but d’intimider les Américains. Cependant, Araghchi a nié ces allégations, soulignant que les stocks d’uranium enrichi de l’Iran –et le nombre de bombes nucléaires qu’il pourrait théoriquement produire– étaient publics depuis des années.

Face à l’escalade des combats, Araghchi a adopté un ton provocateur concernant les attaques de missiles et de drones contre les pays voisins de l’Iran, tout en reconnaissant son incapacité à les arrêter, selon des responsables arabes.

Dans un entretien accordé à CBS News, il a déclaré : «Nous n’avons pas déclenché cette guerre. Il s’agit d’un acte d’agression injustifié et illégal à notre encontre et nous continuerons à nous défendre autant que nécessaire, aussi longtemps que nécessaire, pour mettre fin à cette guerre de manière à ce qu’elle ne se reproduise plus».

Physique quantique et religion

Né à Téhéran en 1962 dans une famille de marchands de tapis conservateurs et aisés, Araghchi a participé aux manifestations de rue en soutien à la révolution islamique de 1979. Au début des années 1980, il s’est engagé volontairement dans le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) pendant la guerre Iran-Irak, une expérience qui a profondément marqué sa vision du monde. 

«Il a un parcours révolutionnaire et il est très utile au régime actuellement en tant que figure publique aux États-Unis et à l’international», a déclaré Sherman.

En Iran, sa connaissance approfondie du dossier nucléaire a contribué à faire de lui une figure associée aux conservateurs mais il évoluait également aisément au sein des cercles plus modérés qui ont élaboré l’accord nucléaire de 2015 sous la présidence de Barack Obama. C’était une sorte d’alliance de circonstance. Ses liens avec les Gardiens de la révolution ont offert une couverture politique à l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, formé aux États-Unis, et ont permis à ce dernier de rester dans les limites fixées par le Guide suprême Ali Khamenei.

«Il n’appréciait guère les États-Unis, mais il était convaincu qu’il était dans l’intérêt national de l’Iran de parvenir à un accord crédible», a déclaré Richard Nephew, qui a négocié l’accord nucléaire avec Araghchi et a ensuite collaboré avec lui sous la présidence de Joe Biden.

Araghchi a travaillé sur le dossier nucléaire sous trois présidents iraniens, et plus récemment sous Massoud Pezeshkian, entré en fonction en 2024 et qui l’a nommé pour tenir sa promesse de lever les sanctions qui pesaient sur une économie en difficulté.

Bien qu’Araghchi soit convaincu depuis longtemps de la nécessité pour l’Iran de dialoguer avec l’Occident afin d’alléger les sanctions, certains de ses détracteurs estiment qu’il comprend moins bien la politique américaine que des personnalités comme Zarif. Cela a pu entraver les négociations avec l’administration Trump dont la politique étrangère erratique a inquiété même ses alliés.

Araghchi n’a manifesté aucun soutien aux réformes politiques ou sociales en Iran et a publiquement défendu la répression des manifestants par Téhéran.

«Son principal objectif était de lever les sanctions pour améliorer l’économie de la République islamique», a déclaré Enrique Mora, diplomate espagnol qui fut le chef de cabinet de l’ancien haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Joseph Borell et qui mena les négociations pour relancer l’accord nucléaire depuis 2021.

Mora a ajouté qu’Araghchi possède une connaissance approfondie du dossier nucléaire et un esprit brillant et qu’ils ont discuté ensemble de physique quantique et de religion. Mais il a également souligné qu’Araghchi était capable d’utiliser un sarcasme mordant, la colère et les menaces lors des négociations.

«Il peut se montrer impitoyable pour atteindre ses objectifs lors des négociations», a déclaré Mora.

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‘‘Tunisian Vibes’’ | Programme de Jazzit Festival

27. März 2026 um 08:20

Le Jazzit Festival revient pour une deuxième édition, qui se tiendra du 2 au 5 avril 2026, à la Cité de la Culture de Tunis, confirmant ainsi sa place dans le paysage musical tunisien. Lancé par le label Jazzit Records, ce festival dédié au jazz et aux musiques du monde annonce quatre jours de concerts, de rencontres, master classes et de découvertes.

Le festival sera ouvert par une rencontre inédite entre le pianiste espagnol Ignasi Terraza et la chanteuse lituanienne Viktorija Gečytė.

Ignasi Terraza, qui se produira en trio et pour la première fois sur une scène tunisienne, a sorti plus de 60 albums au cours d’une carrière qui l’a amené sur les grandes scènes du monde. Il se produira en trio et accueillera la chanteuse Viktorija Gečytė — une voix feutrée et élégante — pour rendre hommage au légendaire Oscar Peterson, l’un des pianistes les plus prolifiques de l’histoire du jazz dont on fête cette année le centenaire.

Sousse puis Tunis accueilleront, successivement, les 3 et 4 avril, Kayle Schaffer, pianiste, compositeur et chanteur californien. Il présentera son nouvel album ‘‘Tunisian Vibes’’, qui porte la marque d’une relation intime avec notre pays. Il sera accompagné, en special guest, du saxophoniste soprano Pietro Vaiana.

Le mini-festival sera clôturé en beauté, le 5 avril, par Aleph Quintet : ungroupe bruxellois à la croisée des traditions nord-africaines et du jazz contemporain, qui présentera son album ‘‘Hiwar’’, une invitation au métissage des musiques, des cultures et des sensibilités.

Cette édition mettra en lumière les nouvelles voix du jazz tunisien. Aziz Saïed assurera un showcase le dernier jour, incarnant une génération d’artistes qui ancre sa musique dans une identité forte tout en s’ouvrant sur le monde.

Le samedi 4 avril, le saxophoniste belge Pietro Vaiana animera une master class à l’espace Madart, offrant aux jeunes musiciens une rencontre privilégiée pour explorer les sonorités de cet instrument dont l’origine est belge. Une invitation à plonger dans les secrets de son instrument.

Jazzit Studio permettraau public de suivre en ligne des interviews quotidiennes avec les artistes, réalisées depuis les coulisses du festival. Présentées par Hajer Boujemaa, ces interviews seront diffusées en live streaming sur les réseaux sociaux du Jazzit Festival.

Durant ces quatre jours, le Jazzit Festival réunira artistes et publics, tunisiens et internationaux, autour d’une même conviction : la musique est un langage universel d’ouverture, de dialogue, de paix et d’amour.

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Teboursouk | Dommages causés par une fuite d’essence dans une station-service Shell

27. März 2026 um 07:43

Le département ‘Justice environnementale et climatique’ du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a publié un communiqué concernant une fuite d’essence qui perdure depuis des années à la station-service Shell de Teboursouk, dans le gouvernorat de Béja, à proximité de zones résidentielles, causant des dommages importants aux habitants du quartier Zayatine 1. «Cet incident constitue une violation flagrante des droits environnementaux et sanitaires», souligne le FTDES.

Selon l’organisation, cette fuite cause des dégâts importants et continus, principalement la contamination de l’eau des puits dont les habitants dépendent pour leur consommation quotidienne. Le goût et l’odeur de l’eau ont sensiblement changé, la rendant impropre à la consommation et menaçant la santé des habitants, notamment compte tenu des risques connus de ces substances pour les systèmes respiratoire et cutané.

Des fissures ont également été constatées dans les murs de certaines maisons, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la possibilité de fuites supplémentaires mettant en danger la sécurité des habitants, la situation risquant de s’aggraver si elle perdure, indique le FTDES, ajoutant que, «malgré les signalements répétés des parties concernées aux autorités locales et régionales, le dépôt de plaintes auprès des instances nationales compétentes et la documentation des dommages par des inspections de terrain et des analyses en laboratoire confirmant la présence d’une pollution réelle, l’absence d’intervention efficace soulève de sérieuses questions quant au respect de la législation en vigueur et à la protection des droits des citoyens en matière d’environnement et de santé», souligne le FTDES.

«Plus alarmant encore est le maintien de l’exploitation de la station par son propriétaire, sans aucune action en justice pour stopper la fuite ou en atténuer les conséquences, notamment après l’annulation, sous la pression, d’une décision de justice ordonnant l’arrêt des activités de la station», rapporte l’organisation qui condamne «la perpétuation d’une politique d’impunité au profit des pollueurs» et souligne «l’urgence de fournir aux résidents des sources alternatives d’eau potable afin d’éviter le risque existant de contamination de l’eau des puits.»

I. B.

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‘‘Saicha, mère à 11 ans’’ | Une enfance volée

27. März 2026 um 07:40

Saicha n’avait que onze ans lorsque la société décida pour elle. Le mariage forcé, imposé par sa famille et validé par des traditions immuables, transforma brutalement son univers d’enfant en monde d’adulte. Dans ‘‘Mère à 11 ans’’ (Éditions Ilimi, Cameroun, décembre 2025), Chatou Saidou raconte cette bascule avec une justesse crue : «Je ne savais pas encore marcher dans mes propres rêves que l’on me disait déjà comment tenir un berceau». Chaque phrase résonne comme un cri silencieux, témoignage d’une vie que la fillette n’a pas choisie.

Djamal Guettala

Le roman plonge le lecteur au cœur des contradictions de Saicha : l’émerveillement d’une enfance à peine entamée et la brutalité d’une société qui nie ce droit à l’innocence.

L’autrice ne se contente pas de narrer ; elle fait ressentir : la peur, la solitude, l’angoisse de devoir grandir plus vite que le temps ne le permet. «Mes poupées ont été mes premières compagnes et mes premiers souvenirs de liberté», écrit-elle, un passage où la nostalgie de l’enfance perdue se mêle à l’injustice du monde adulte.

Le contexte culturel et social que Chatou Saidou décrit est lui aussi frappant : familles soumises à la pression communautaire, traditions imposant la précocité de la maternité, et invisibilité de l’enfant dans ces décisions.

L’autrice souligne les contradictions : l’amour familial existe, mais il coexiste avec des pratiques qui brisent la vie des plus jeunes. La violence n’est pas toujours visible, elle est subtile, dans les mots, dans les gestes, dans ce silence collectif qui accepte l’inacceptable.

Le poids de la maternité précoce

Le mariage forcé devient le pivot du récit, la pierre angulaire d’une vie que Saicha n’a pas choisie. Très vite, la fillette se retrouve confrontée à la maternité, une responsabilité écrasante : «Mon corps n’était qu’un terrain prêt à recevoir l’inattendu, et pourtant, j’ai tenu. Pour moi, pour ce bébé que je n’avais pas demandé, pour cette vie que l’on m’avait volée». Chaque étape du quotidien est un défi : changer les couches, apprendre à nourrir un enfant, gérer les nuits sans repos, tout en continuant à naviguer dans le monde des adultes.

Le roman décrit aussi la perception de la société : le regard des voisins, les jugements implicites, l’indifférence de certains adultes. Saicha devient un symbole involontaire de la précarité des droits des enfants dans certains contextes : sa voix révèle une réalité douloureuse que beaucoup préfèrent ignorer. La fillette, désormais mère, doit composer avec un corps et un esprit en formation, trouvant des ressources insoupçonnées pour survivre.

Au-delà du récit personnel, le livre expose une problématique universelle : combien d’enfants chaque année sont confrontés à ces mariages et voient leur innocence s’éteindre avant même d’avoir commencé à vivre ?

Chatou Saidou signe ici un document nécessaire, un miroir social qui interpelle : «On m’a appris à être forte avant même de savoir qui j’étais». Ce constat résonne bien au-delà des frontières du Cameroun ou de l’Afrique, il touche à l’essence même de la protection de l’enfance et du droit à la liberté.

Résilience et quête d’identité

Malgré la douleur, Saicha incarne la résilience. Chaque épreuve devient un enseignement, chaque larme un pas vers la reconstruction. Chatou Saidou laisse transparaître une force tranquille : «Même lorsque mes mains tremblaient sur le berceau, mon cœur savait qu’il devait apprendre à se relever». Le roman ne se limite pas à la tragédie ; il explore la capacité de l’esprit humain à survivre, à chercher des fragments de liberté et de dignité là où tout semble perdu.

La narration, sobre et percutante, alterne passages descriptifs et introspections intimes. Les extraits bouleversants s’enchaînent : la peur de Saicha lorsqu’elle entend les adultes parler de sa future vie ; son étonnement face à l’amour inattendu d’une communauté qui tente de la soutenir ; sa tentative de trouver des repères dans un monde qu’elle découvre malgré elle. On sent, page après page, que le roman est aussi un appel à la vigilance collective, un rappel que l’enfance est un bien commun qui doit être protégé.

La lumière fragile de l’espoir

L’écriture de Chatou Saidou est à la fois douce et implacable : elle décrit la violence sans la glorifier, elle raconte la souffrance sans sombrer dans le pathos. Cette maîtrise stylistique permet au lecteur de ressentir la gravité des événements tout en gardant une lueur d’espoir : la force de Saicha, sa capacité à survivre et à se reconstruire, devient un modèle, une leçon de courage et de dignité.

‘‘Mère à 11 ans’’ n’est pas seulement un récit : c’est un témoignage vivant, un cri, une réflexion sur les enfants sacrifiés par des traditions aveugles. À travers Saicha, le lecteur découvre une réalité souvent tue : celle des mariages forcés et de la maternité précoce. Chatou Saidou réussit à rendre tangible ce que beaucoup préfèrent ignorer. Le livre bouleverse, interpelle et laisse une empreinte durable : celle d’une voix qui refuse de se taire, celle d’une fillette devenue mère avant l’âge et qui, malgré tout, survit dans la lumière fragile de l’espoir.

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Décès de Hassen Soufy | Un pilier de la peinture moderne en Tunisie   

26. März 2026 um 12:26

«Un des derniers artistes liés à l’École de Tunis vient de rejoindre ses amis là-haut… Hassen Soufy vient de nous quitter», a annoncé la galeriste Aïcha Gorgi sur sa page Facebook ce jeudi 26 mars 2026. Un pilier de la peinture tunisienne moderne tire sa révérence à l’âge de 89 ans.

«J’ai beaucoup de peine aujourd’hui. Il faisait partie des derniers témoins de cette époque exceptionnelle, riche et foisonnante, que la Tunisie a connue sur le plan culturel et artistique. Avec son départ, c’est une page de mémoire, de sensibilité et de création qui s’éloigne encore un peu», ajoute Aïcha Gorgi, la fille d’un autre membre de l’Ecole de Tunis, Abdelaziz Gorgi.  

Né en 1937 à Tunis, le défunt était diplômé de l’Ecole des Beaux-arts de Tunis. Il a aussi suivi des études à l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Paris. Il a enseigné la décoration et l’histoire de l’art à l’Ecole des Beaux-arts de Tunis, partageant ainsi son savoir et son expérience avec de nouvelles générations d’artistes.

Sa pratique artistique se concentre principalement sur la peinture, utilisant des techniques comme l’acrylique et l’huile sur papier. Ses œuvres révèlent une approche figurative, avec des sujets variés allant des paysages aux natures mortes et aux figures humaines. Il a participé à plusieurs expositions dans le monde (Etats Unis, Canada, France, Allemagne, Grande Bretagne…)

Le défunt avait contribué au succès et à la notoriété de l’Ecole de Tunis, aux côtés d’autres pionniers comme Yahia Turki, Ammar Farhat, Safia Farhat, Ali Bellagha, Jellal Ben Abdallah, Zoubeïr Turki, Hédi Tourki et autres Abdelaziz Gorgi.

Ce courant artistique est la combinaison de thèmes d’inspiration populaire et d’une image idéalisée de la réalité. Les artistes partagent une certaine idée d’appartenance culturelle commune et contribuent à un art qui se veut authentiquement tunisien par la mise en valeur du patrimoine multiforme de la culture populaire traditionnelle de Tunisie.

I. B.

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Tunisie | Exportations d’huile d’olive en forte croissance

26. März 2026 um 11:39

La Tunisie a entamé la campagne oléicole 2025-2026 avec un fort dynamisme. Selon les dernières données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), entre novembre 2025 et février 2026, les exportations d’huile d’olive ont atteint 184 300 tonnes, contre 123 200 tonnes sur la même période de la campagne précédente, soit une croissance de 49,6 %.

En valeur, les recettes se sont élevées à 2,263 milliards de dinars tunisiens, soit environ 670,6 millions d’euros.

Ce chiffre confirme l’importance stratégique du secteur oléicole dans les exportations agricoles tunisiennes, mais met également en lumière une limite structurelle de ce secteur. La plupart des expéditions se font toujours en vrac, représentant 88,5 % des volumes exportés, tandis que les produits conditionnés représentent 11,5 %, un chiffre toutefois légèrement supérieur aux 10,2 % de la campagne 2024-2025.

En termes de chiffre d’affaires, les produits conditionnés ne représentent que 15,5 %, signe que la marge de valorisation demeure importante.

L’huile d’olive extra vierge représente 87,6 % du volume total exporté.

Concernant les prix, l’augmentation des volumes s’accompagne d’une légère baisse des prix moyens. En février 2026, le prix moyen de l’huile d’olive tunisienne s’établissait à 12,01 dinars le kilogramme (3,56 euros), contre 12,51 dinars (3,71 euros), un an auparavant, ce qui représente une diminution de 4 %.

Selon la catégorie, les prix varient de 9,22 dinars le kilogramme (2,73 €) à 16,07 dinars (4,76 €).

Par destination, l’Union européenne demeure le principal marché, représentant 57,3 % des volumes d’exportation. Viennent ensuite l’Amérique du Nord (19,3 %), l’Asie (12,8 %) et l’Afrique (6,6 %).

Par pays, l’Espagne arrive en tête des importateurs avec 32,1 %, devant l’Italie (20,2 %) et les États-Unis (15,4 %).

Le segment bio est également en croissance, avec 22 300 tonnes exportées au cours des quatre premiers mois de la campagne, pour une valeur de 297,7 millions de dinars (88,2 millions d’euros). Cependant, l’huile d’olive conditionnée reste marginale, avec une part de marché de 8,3 %.

Le prix moyen de l’huile d’olive bio est de 13,32 dinars le kilogramme (3,95 euros), avec un écart marqué entre l’huile d’olive en vrac (12,78 dinars, 3,79 euros) et l’huile d’olive conditionnée (19,32 dinars, 5,73 euros).

Sur ce segment, l’Italie est le premier marché, avec 42 % des volumes, suivie de l’Espagne, des États-Unis et de la France.

Globalement, ces chiffres confirment la compétitivité internationale de l’huile d’olive tunisienne, mais suggèrent également que le véritable défi pour le secteur n’est pas simplement d’accroître les exportations. L’enjeu principal demeure la transformation d’une plus grande part des ventes en valeur ajoutée, en réduisant la dépendance au vrac et en renforçant le positionnement des produits conditionnés sur les marchés étrangers.

I. B.

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Textile tunisien | Pour une gestion durable de l’eau  

26. März 2026 um 11:24

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, La Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) a réaffirmé son engagement en faveur d’une gestion durable de l’eau, la plaçant au cœur des enjeux de transformation du secteur. Cet engagement se traduit par un objectif clair et mesurable : atteindre 90 % de recyclage des eaux usées d’ici 2030.

Reconnaissant l’importance stratégique de l’eau dans la chaîne de valeur textile, la FTTH a annoncé la mise en œuvre d’actions concrètes, à travers le programme «Transition verte du textile tunisien (TTGT)», afin d’accompagner les entreprises dans l’adoption de pratiques plus responsables, innovantes et efficaces. Elle a également appelé tous les acteurs du secteur textile à intensifier leurs efforts, à investir durablement et à faire de l’eau un levier stratégique pour l’avenir de l’industrie.

À titre indicatif, selon l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), la disponibilité en eau par habitant en Tunisie est d’environ 450 mètres cubes par an, en dessous du seuil de stress hydrique, qui est de 500 mètres cubes. Et la sécheresse enregistrée au cours des cinq dernières années a beaucoup réduit les réserves d’eau dans les barrages dont le taux de remplissage moyen est au-dessous de 50%.

I. B.

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