Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 28. Februar 2026Haupt-Feeds

La Tunisie, cinquième fournisseur d’huile d’olive conditionnée au Japon

28. Februar 2026 um 12:20

La Tunisie occupe actuellement le cinquième rang des fournisseurs d’huile d’olive conditionnée sur le marché japonais, derrière l’Espagne, l’Italie, la Turquie et la Grèce, sur un marché qui importe plus de 50 000 tonnes par an.

Selon un communiqué du Centre de promotion des exportations (Cepex), les exportations tunisiennes vers le Japon ont atteint 86,4 millions de dinars en 2025, dont 69,8 millions de dinars pour le secteur agroalimentaire, représentant 80,7 % du total. Le potentiel inexploité pour l’huile d’olive tunisienne sur ce marché est estimé à 34 millions de dollars.

Le Japon produit environ 600 tonnes d’huile d’olive par an, issues d’une trentaine de producteurs concentrés principalement sur l’île de Shōdoshima. Toutefois, sa consommation d’huile d’olive vierge extra reste largement dépendante des importations.

Dans ce contexte, le Cepex a organisé, le 26 février 2026, un webinaire consacré au marché japonais de l’huile d’olive et au concours international Japan Olive Oil Prize (JOOP), en partenariat avec l’ambassade de Tunisie à Tokyo et le comité d’organisation de la compétition.

Plus de 30 entreprises tunisiennes exportatrices ont pris part à cette rencontre virtuelle, aux côtés de représentants des chambres de commerce et d’industrie, de l’Office national de l’huile et du Centre technique de l’emballage et du conditionnement (Packtec). Les échanges ont mis en lumière les exigences du marché japonais : traçabilité, qualité constante, conformité réglementaire stricte et packaging adapté aux circuits de distribution locaux.

Le webinaire a également détaillé les opportunités offertes par le concours JOOP, considéré comme une vitrine stratégique pour accéder aux acheteurs japonais, bénéficier d’une visibilité accrue et participer à des salons spécialisés au Japon. L’édition 2026 se tiendra le 17 avril, avec une date limite d’inscription fixée au 31 mars 2026.

Par ailleurs, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont enregistré une forte progression. Au cours des trois premiers mois de la campagne 2025/2026, les quantités exportées ont atteint 130,9 mille tonnes, contre 84,1 mille tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une hausse de 55,7 %, selon l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI). En valeur, les recettes ont progressé de 34,8 %, pour s’établir à 1 621,2 millions de dinars, contre 1 202,3 millions un an auparavant.

L’article La Tunisie, cinquième fournisseur d’huile d’olive conditionnée au Japon est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Moyen-Orient : Israël mène une frappe contre l’Iran

28. Februar 2026 um 08:10

Selon plusieurs médias, citant le ministre de la Défense, Israël Katz, Israël a mené « une frappe préventive » sur le territoire iranien, ce samedi 28 février. À Téhéran, deux panaches de fumée noire ont été observés.

« L’État d’Israël a lancé une frappe préventive contre l’Iran. Le ministre de la Défense… a déclaré un état d’urgence spécial et immédiat dans tout le pays », lit-on dans un communiqué.

D’ailleurs, des sirènes d’alerte ont retenti à Jérusalem et les habitants israéliens ont été prévenus d’une « alerte extrêmement grave ».

Selon l’agence de presse officielle Isna, un des panaches se dégage des alentours du quartier Pasteur, lieu de résidence et du guide suprême et de la présidence de la République, situé dans le centre de Téhéran.

Certains médias évoquent la participation directe des États-Unis.

L’article Moyen-Orient : Israël mène une frappe contre l’Iran est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gestern — 27. Februar 2026Haupt-Feeds

Les dattes tunisiennes se vendent bien à l’export

27. Februar 2026 um 23:09

Les recettes des exportations des dattes ont dépassé les 500 millions de dinars (MDT), en hausse de 4,4%, au cours des quatre premiers mois de la campagne 2025/2026, par rapport à la même période de l’année précédente. La variété « DEGLET ENNOUR » constitue à elle seule 85,7 % du volume total des exportations, a indiqué l’Observatoire National de l’Agriculture (Onagri), dans une note publiée vendredi 27 février.

Cette hausse est expliquée, essentiellement, par l’accroissement des quantités exportées de 5,1% à 77 mille tonnes.

Pour ce qui est du prix moyen, il s’est élevé à 6,50 DT/kg, avec un tarif de 7,19 DT/kg pour la variété « DEGLET ENNOUR », en légère baisse de 0,7%, par rapport à la même période de la campagne 2024/2025.

Les données de l’Onagri ont fait ressortir que 41,7% de nos exportations sont orientées ver l’Union Européenne, 24,9% vers l’Asie, et 23,8% vers l’Afrique. Le Maroc a constitué le premier importateur de dattes tunisiennes, avec 16,8 % des quantités exportées, suivi par l’Italie (12%), et de l’Allemagne (8,7%).

S’agissant des exportations de dattes biologiques, elles ont totalisé 3718,9 tonnes, pour une valeur d’environ 38,2 MD, durant les quatre premiers mois de la campagne, ce qui représente une hausse de 27,3%, en volume, et de 36,9%, en valeur. L’Allemagne reste la première destination des dattes biologiques tunisiennes, puisqu’elle accapare 35% du volume des exportations. Elle est suivie par les Pays-Bas (12%) et la France (10%).

Il est à noter, toutefois, que la part des dattes biologiques dans le volume total des exportations des dattes n’a pas dépassé 4,8%.

L’article Les dattes tunisiennes se vendent bien à l’export est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – Le TMM en dessous des 7%  

27. Februar 2026 um 20:58

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) continue sa tendance baissière pour se situer à 6,99%, durant le mois de février 2026, contre 7,08% en janvier 2026, selon des donnes statistiques, publiées, vendredi, par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Il avait atteint les 8,05% en mars 2023, avant de régresser progressivement passant à 8% durant la période mai/septembre 2023, et à 7,99% au cours du quatrième trimestre 2023.

 Pendant toute l’année 2024, le TMM s’est stabilisé, ensuite, entre 7,96% et 7,99%, pour reprendre sa voie descendante, début de l’année 2025, se situant au niveau de 7,5% (d’avril à août 2025), et 7,49% (de septembre à décembre 2025).

Pour rappel, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 11 février 2026, de maintenir le taux directeur inchangé à 7,00%, tout en réitérant qu’il est nécessaire de continuer les efforts pour ramener l’inflation vers sa moyenne de long terme.

L’article Tunisie – Le TMM en dessous des 7%   est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Réduflation : l’alerte de l’IACE

27. Februar 2026 um 13:23

L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) met en garde contre la montée de la «réduflation» en Tunisie, un phénomène observé depuis le début du ramadan. Le think tank appelle les autorités à renforcer les contrôles et à mieux protéger les consommateurs.

La réduflation consiste à diminuer le poids, le volume ou la taille d’un produit tout en maintenant, voire en augmentant son prix. Selon l’IACE, il ne s’agit pas d’un simple changement d’emballage, mais d’une «inflation cachée» qui affaiblit directement le pouvoir d’achat.

Le phénomène touche surtout les produits alimentaires et les boissons, mais aussi d’autres secteurs comme le textile. Il est souvent difficile à détecter pour les consommateurs, car les prix affichés ne changent pas.

D’après l’IACE, cette pratique s’explique principalement par la hausse des coûts de production. Plutôt que d’augmenter les prix, certaines entreprises préfèrent réduire les quantités pour préserver leur compétitivité et leur part de marché.

Dans plusieurs pays, comme le Brésil, la Hongrie, la Corée du Sud ou la France, des règles obligent les entreprises à informer clairement les consommateurs en cas de réduction de quantité. En Tunisie, le contrôle porte surtout sur les prix, sans mécanisme clair pour surveiller les changements de volume ou de poids.

De ce fait, le think tank recommande d’imposer la transparence sur toute modification de quantité, de lancer des campagnes de sensibilisation et de mettre en place un système de suivi régulier du marché afin de détecter et limiter la réduflation.

L’article Réduflation : l’alerte de l’IACE est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’usine de Gabès ne fermera pas !

27. Februar 2026 um 08:06

La justice a refusé de suspendre en urgence l’activité de l’usine d’engrais phosphatés de Gabès. Usine, rappelons-le, faisant partie du Groupe chimique tunisien (GCT), qui est accusée depuis des années de polluer l’environnement et de nuire à la santé des habitants.

En effet, regroupés dans le collectif “Stop Pollution“, les plaignants demandaient l’arrêt temporaire du site en attendant une décision définitive sur sa fermeture. Ils reprochent à l’usine de rejeter depuis des décennies des déchets toxiques, notamment du phosphogypse contenant des métaux lourds comme l’arsenic et le cadmium. Ces rejets seraient liés à de nombreux cas de cancers et de maladies respiratoires dans les quartiers voisins.

Malgré des manifestations massives l’an dernier, lesquelles avaient nécessité l’intervention du président de la République Kaïs Saïed, avec la création d’une commission spéciale dirigée par Ali Ben Hammoud, le tribunal a estimé que les preuves présentées n’étaient pas suffisantes pour prouver un préjudice immédiat. Autrement dit, l’usine de Gabès continuera de fonctionner et donc de polluer. Au grand dam des Gabésiens.

Mais ce n’est pas pour décourager les plaignants qui ont annoncé leur intention de faire appel. Et comme l’on pouvait s’y attendre, à Gabès, la décision a provoqué une forte colère. Les habitants disent vouloir poursuivre leur mobilisation et réclament le démantèlement des unités les plus polluantes.

Par ailleurs, notons que le phosphate constitue un secteur clé de l’économie nationale. Ce qui rend le dossier particulièrement sensible.

L’article L’usine de Gabès ne fermera pas ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Le Kef : voici comment YAZ veut lutter contre le chômage des diplômés

26. Februar 2026 um 16:34

Le Kef — Face au chômage persistant des jeunes diplômés dans les régions intérieures, une initiative locale tente de rebattre les cartes. Porté par Association Cirta pour la culture et la jeunesse, le projet YAZ propose de transformer le patrimoine culturel amazigh en moteur d’innovation économique, grâce aux industries créatives numériques. Son ambition : faire émerger dans le gouvernorat du Kef une nouvelle génération de « Digital Fashion Creators », capables de conjuguer identité territoriale et marchés internationaux.

Il faut souligner qu’en Tunisie le chômage des jeunes diplômés demeure l’un des défis socio-économiques majeurs, avec une acuité particulière dans les régions intérieures comme le gouvernorat du Kef. Faible diversification économique, mobilité réduite, raréfaction des investissements : les contraintes structurelles limitent les perspectives d’insertion professionnelle.

A cet égard, les jeunes femmes sont particulièrement exposées, cumulant obstacles d’accès au marché du travail et manque d’opportunités adaptées à leurs compétences. Dans ce contexte, les dispositifs classiques d’employabilité peinent à produire des résultats durables. C’est précisément sur ce terrain que le projet YAZ entend innover, considérant que le chômage n’est pas une fatalité.

Quand patrimoine amazigh et économie numérique se rencontrent

L’originalité de YAZ réside dans la convergence qu’il opère entre la valorisation culturelle et les compétences digitales avancées. En s’appuyant sur les industries culturelles et créatives – souvent regroupées sous le concept d’« économie orange » -, le projet transforme la richesse patrimoniale locale en ressource économique.

Au cœur du dispositif : le métier émergent de Digital Fashion Creator. À l’intersection du design, de la création artistique et des technologies numériques, cette spécialisation ouvre l’accès à des marchés globaux tout en préservant l’ancrage identitaire. Les participantes sont formées à la conception digitale, à la modélisation et aux outils de création numérique, avec une orientation assumée vers le freelancing et la collaboration à distance. Avec un objectif clair : inscrire les bénéficiaires dans les dynamiques internationales du travail créatif, sans les contraindre à l’exode.

Au-delà d’un simple programme de formation, YAZ revendique une transformation des trajectoires professionnelles. L’approche privilégie l’autonomisation économique par l’entrepreneuriat et l’acquisition de compétences transférables.

Dans un marché du travail marqué par la digitalisation accélérée, les industries créatives numériques occupent une place croissante. En positionnant les jeunes du Kef sur ces segments porteurs, le projet entend dépasser les logiques d’assistance pour installer une dynamique de création de valeur.

Une alliance institutionnelle pour ancrer le projet

Le projet s’inscrit dans une dynamique collaborative impliquant plusieurs acteurs. Outre l’Association Cirta pour la Culture et la Jeunesse, YAZ bénéficie du soutien technique et financier de la Coopération suisse.

À l’échelle nationale, un partenariat opérationnel a conclu avec Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI), afin d’assurer un ancrage institutionnel et un accompagnement structuré des bénéficiaires.

Cette logique multi-acteurs vise à consolider un écosystème local favorable à l’innovation, condition essentielle à la durabilité du projet.

Un modèle exportable vers d’autres régions ?

Au-delà du Kef, YAZ ambitionne de devenir un modèle reproductible dans d’autres territoires confrontés à des défis similaires. En articulant inclusion économique, valorisation du patrimoine et transformation numérique, l’initiative esquisse une alternative aux schémas traditionnels de développement régional.

La question demeure toutefois centrale : cette hybridation entre culture et numérique peut-elle s’imposer comme levier structurel de croissance au Kef mais aussi au niveau national ?

Si sa viabilité à long terme se confirmait, YAZ pourrait contribuer à repositionner les industries culturelles et créatives au cœur des stratégies nationales d’employabilité. Une perspective qui, dans une Tunisie en quête de nouveaux moteurs de développement, mérite une attention soutenue.

L’article Le Kef : voici comment YAZ veut lutter contre le chômage des diplômés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Maher Ben Aissa : « Les sociétés de commerce international ont ouvert l’Afrique aux produits tunisiens »

26. Februar 2026 um 13:50

Maher Ben Aissa, vice-président de la Chambre syndicale nationale des sociétés de commerce international au sein de l’UTICA, dresse un bilan en demi-teinte à l’occasion des 30 ans de la création de ces structures. Précurseurs de la pénétration des marchés africains, ces sociétés se heurtent aujourd’hui à des obstacles réglementaires et financiers qui freinent leur développement, à commencer par l’article 52 de la loi de finances 2022 sur la TVA.

Entre diagnostic, revendications et vision stratégique, il plaide pour que la Tunisie s’inspire du modèle singapourien pour devenir une plateforme de réexportation au carrefour de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique.

Interview.

Pouvez-vous nous présenter les sociétés de commerce international et le cadre juridique qui les régit ?

Les sociétés de commerce international (SCI) sont des sociétés commerciales créées dans le cadre de la loi n° 94-42 du 7 mars 1994. Ce dispositif n’est pas propre à la Tunisie : d’autres pays, dont le Japon, ont eu recours à des structures similaires pour aider leurs industriels à mieux commercialiser leurs produits sur les marchés extérieurs. La loi de 1994 a été modifiée en 1996, puis complétée par la loi transversale n° 2019-47 du 29 mai 2019 relative à l’amélioration du climat de l’investissement en Tunisie.

Ces sociétés disposent d’un capital minimum de 150 000 dinars. Elles se répartissent en deux catégories : résidentes et non résidentes. La loi prévoit également une exception en faveur des jeunes promoteurs titulaires d’un diplôme universitaire et âgés de moins de 40 ans, qui peuvent constituer une telle société avec un capital de seulement 20 000 dinars.

 

Les SCI sont tenues de réaliser au moins 80 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation, dont 50 % en produits d’origine tunisienne. Ce seuil est ramené à 30 % lorsque leur chiffre d’affaires dépasse un million de dinars. Les 20 % restants peuvent être consacrés au négoce, au courtage ou à la cession à des importateurs.

 

L’agrément est délivré par le Centre de promotion des exportations (CEPEX) pour une durée de deux ans. Ces sociétés sont totalement ou partiellement exportatrices : elles sont tenues de réaliser au moins 80 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation, dont 50 % en produits d’origine tunisienne. Ce seuil est ramené à 30 % lorsque leur chiffre d’affaires dépasse un million de dinars. Les 20 % restants peuvent être consacrés au négoce, au courtage ou à la cession à des importateurs.

La loi de 2019 a-t-elle apporté des modifications significatives ?

Oui. Elle a instauré un troisième type de société de commerce international : des structures qui vendent exclusivement à des sociétés non résidentes. Cela a notamment permis aux entreprises relevant du régime de la loi de 1972 d’acheter des produits et services auprès de ces sociétés.

30 ans après la création de ces structures, quel bilan peut-on dresser ?

Depuis 1996, environ 8 000 sociétés de commerce international ont été créées. Aujourd’hui, 800 sont encore en activité, dont seulement 400 exercent réellement. C’est un chiffre qui mérite réflexion.

Le bilan positif est néanmoins réel. Ces sociétés ont joué un rôle de précurseur dans la conquête du continent africain, en particulier de l’Afrique subsaharienne. Elles réalisent 80 % des exportations tunisiennes vers cette région, qui représentent environ 1,4 milliard de dinars. Elles sont également présentes sur les marchés d’Amérique du Sud. Elles exportent quasi exclusivement des produits 100 % d’origine tunisienne, ce qui constitue un avantage considérable.

A noter que les exportations tunisiennes ont légèrement augmenté pour atteindre 63,7 milliards de dinars, dont seulement 30 milliards correspondent à des produits entièrement, avec un taux d’intégration très élevé.

A souligner également que les exportations tunisiennes représentaient 42 % du PIB dix ans en arrière, conte 37% actuellement. Les sociétés de commerce international contribuent à hauteur d’environ 2 milliards de dinars, soit 5 % du total, directement ou indirectement.

Pendant leurs premières années d’activité, ces sociétés ont bénéficié d’une exonération totale de l’impôt sur les sociétés pendant dix ans. Puis le taux d’imposition est passé à 10 % en 2013, avant d’atteindre 20 % à partir de 2024. Aujourd’hui, elles sont taxées au même taux que les sociétés importatrices de droit commun, ce qui efface tout avantage différentiel.

 

A souligner également que les exportations tunisiennes représentaient 42 % du PIB dix ans en arrière, conte 37 % actuellement. Les sociétés de commerce international contribuent à hauteur d’environ 2 milliards de dinars, soit 5 % du total, directement ou indirectement.

 

Quel est le principal obstacle auquel elles font face aujourd’hui ?

L’article 52 de la loi de finances 2022 a constitué un véritable coup de massue. Auparavant, ces sociétés bénéficiaient d’une exonération de TVA sur leurs achats de produits tunisiens destinés à l’exportation. Cet article les a contraintes à acheter toutes taxes comprises (TTC), puis à demander la restitution de la TVA, théoriquement dans un délai de sept jours. Dans les faits, ce délai atteint régulièrement six à neuf mois, voire un an.

Pour des PME aux fonds de roulement limités, opérant sur des marges de 4 à 5 %, financer en permanence 19 % de TVA dans l’attente d’un remboursement hypothétique est tout simplement insoutenable. Beaucoup n’ont pas résisté. Des produits entiers – ciment, plâtre, matériaux de base – ont perdu toute compétitivité sur les marchés étrangers. Nous avons à plusieurs reprises demandé au ministère des Finances de réaliser une étude d’impact quatre ans après l’introduction de cette mesure. Nous attendons toujours.

 

Pour des PME aux fonds de roulement limités, opérant sur des marges de 4 à 5 %, financer en permanence 19 % de TVA dans l’attente d’un remboursement hypothétique est tout simplement insoutenable. Beaucoup n’ont pas résisté. Des produits entiers – ciment, plâtre, matériaux de base – ont perdu toute compétitivité sur les marchés étrangers.

 

Avez-vous proposé des solutions alternatives ?

Oui. Nous avons suggéré le développement d’une plateforme numérique de bons de commande électroniques intelligents, reliant le ministère des Finances, les clients et les fournisseurs. Cela garantirait une traçabilité totale et permettrait de s’assurer que les achats en exonération de TVA sont bien affectés à l’exportation, sans aucune possibilité de dépassement. La digitalisation rend aujourd’hui une telle solution parfaitement réalisable. Nous attendons toujours une réponse.

Quelles autres difficultés rencontrez-vous, notamment dans le domaine financier ?

Le continent africain présente une spécificité importante : de nombreuses banques étrangères, dont la Société Générale, ont quitté le continent ces dernières années. Les transactions s’effectuent donc souvent via des pays tiers. Ainsi, les paiements arrivent d’Europe ou des pays du Golfe, même lorsque la destination finale est un pays subsaharien. Or, pour des raisons de conformité, de nombreux virements ont été refusés par les banques tunisiennes. Nous aurions souhaité travailler avec la Banque centrale à des solutions adaptées à cette réalité. Cela n’a pas été fait.

Par ailleurs, un nouveau cadre législatif est en préparation depuis cinq ans. Nous avons formulé des propositions, mais ce projet circule entre ministères sans aboutir.

Quelles sont justement vos principales propositions pour l’avenir ?

Notre conviction est que la Tunisie doit tirer pleinement parti de sa position géographique exceptionnelle, au carrefour de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique. Nous proposons d’introduire officiellement la réexportation et le négoce international dans notre arsenal légal. Le modèle à suivre est celui de Singapour : un pays de moins de 4 millions d’habitants, avec un territoire de quelques centaines de kilomètres carrés, qui a réalisé en 2023 quelque 476 milliards de dollars d’exportations grâce à sa position stratégique aux portes du détroit de Malacca, à proximité de la Chine.

En Tunisie, la part des exportations dans le PIB a dégringolé, passant de 41 % à 37 %. C’est un signal préoccupant. Il faut agir.

Quels marchés africains vous semblent les plus prometteurs pour les produits tunisiens ?

Il faut distinguer deux catégories de produits : les produits ethniques ou typiquement tunisiens – huile d’olive, dattes, produits de la pêche – et les produits à vocation internationale, à l’image de l’industrie mécanique, qui demeure aujourd’hui le premier poste d’exportation de la Tunisie.

Les accords de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), que la Tunisie a signés et dont la mise en œuvre progressive court jusqu’en 2063, ouvrent des perspectives concrètes. Nous opérons désormais avec seize pays qui reconnaissent le certificat d’origine ZLECAf, dont le Cameroun, la Tanzanie et le Ghana. S’y ajoutent les accords du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), qui prévoient des exonérations totales avec des pays comme le Kenya et Madagascar, renforçant ainsi la compétitivité de nos produits.

Le potentiel est immense : les échanges intra-africains ne représentent que 13 % du commerce total du continent, contre 78 % pour les échanges intra-européens par exemple. L’Afrique compte aujourd’hui 1,6 milliard d’habitants. Elle en comptera 2,5 milliards en 2050, soit 27 % de la population mondiale.

 

Nous opérons désormais avec seize pays qui reconnaissent le certificat d’origine ZLECAf, dont le Cameroun, la Tanzanie et le Ghana. S’y ajoutent les accords du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), qui prévoient des exonérations totales avec des pays comme le Kenya et Madagascar, renforçant ainsi la compétitivité de nos produits.

 

La Chine réalise 400 milliards de dollars d’échanges avec l’Afrique malgré la distance. La Turquie, le Vietnam, l’Inde sont également très présents. La Tunisie est dans ce continent, il serait dommage de ne pas en profiter davantage.

L’article Maher Ben Aissa : « Les sociétés de commerce international ont ouvert l’Afrique aux produits tunisiens » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

TGV, aéroports, liaison ferroviaire et port en eaux profondes : les piliers du Plan 2026-2030

26. Februar 2026 um 07:58

Un conseil ministériel restreint, réuni mercredi 25 février 2026 au Palais du gouvernement à La Kasbah, a passé en revue plusieurs projets stratégiques appelés à être inscrits au Plan de développement 2026-2030, avec pour mot d’ordre l’accélération de leur mise en œuvre.

Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, quatre projets structurants ont été examinés : le train à grande vitesse (TGV) et son corridor ferroviaire à haute performance reliant le nord au sud du pays; la liaison ferroviaire entre l’aéroport international Tunis-Carthage et le centre-ville de Tunis; l’extension de cet aéroport; ainsi que la réalisation d’un port en eaux profondes assorti d’une zone logistique à Enfidha.

Tout d’abord, il y a le projet de TGV et de corridor ferroviaire à haute performance. Il est présenté comme un levier stratégique de cohésion territoriale. Il vise à désenclaver les régions et à assurer une continuité ferroviaire du nord au sud, de Bizerte à Ben Guerdane. Tout en connectant les principaux pôles urbains, les infrastructures publiques, les ports et les zones logistiques.

Le tracé prévoit une interconnexion avec le réseau ferroviaire algérien à Annaba, via les lignes 1 et 2 (Tabarka – Nefza – Mateur – Jedaida). Puis son prolongement à travers une nouvelle infrastructure jusqu’à Ras Jedir, en passant par Mareth et Médenine, avec un raccordement au port de Zarzis.

Au-delà de son impact sur le développement économique, social et l’emploi, cette ligne constituerait une base pour une intégration future de la Tunisie à des réseaux ferroviaires régionaux plus larges, consolidant son ancrage maghrébin et africain.

Une liaison ferroviaire en trois phases vers l’aéroport

Ensuite, la liaison ferroviaire entre l’aéroport international Tunis-Carthage et le centre-ville sera réalisée en trois phases, selon le tracé proposé par la Société des transports de Tunis (Transtu).

La première phase reliera l’avenue de la République à la Perle du Lac puis à l’aéroport, sur huit kilomètres. La deuxième phase s’étendra sur 10 kilomètres entre la Perle du Lac et Kram-Ville (zone d’activités Kheireddine). Quant à la troisième phase, elle desservira les quartiers des Jardins de Carthage, d’Aïn Zaghouan et de Bhar Lazreg (hôpital Mongi Slim), sur quatre kilomètres.

Parallèlement, la Transtu a lancé une consultation pour l’acquisition de 30 nouvelles rames de métro afin d’exploiter conjointement le réseau existant et la future ligne aéroportuaire. Le programme de modernisation du transport ferroviaire urbain prévoit également la réhabilitation de 80 rames, la maintenance lourde de 55 rames et l’acquisition de 15 rames supplémentaires.

Une capacité aéroportuaire portée à 18,5 millions de passagers

De son côté, le projet d’extension et de réaménagement de l’aéroport international Tunis-Carthage ambitionne de porter sa capacité d’accueil à 18,5 millions de passagers à l’horizon 2030.

Actuellement, l’aéroport concentre près de 60 % du trafic global des aéroports tunisiens, avec plus de 7,2 millions de passagers par an, et plus de 75 % du trafic des aéroports exploités par l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA).

Le projet comprend la construction d’un nouveau terminal d’une capacité annuelle de 11 millions de passagers, la réhabilitation et l’extension partielle du terminal existant pour porter sa capacité à sept millions de passagers. Ainsi que l’aménagement du terminal 2 afin d’augmenter sa capacité d’environ 500 000 passagers supplémentaires par an.

Enfidha : un port en eaux profondes et une zone logistique de 3 000 hectares

Par ailleurs, le projet de port en eaux profondes à Enfidha s’étendra sur 3 000 hectares, dont 1 000 hectares dédiés à l’enceinte portuaire et 2 000 hectares à une zone logistique et de services.

Ce complexe stratégique vise à renforcer les échanges commerciaux et à dynamiser l’économie nationale. Conçu selon les standards internationaux et situé au cœur du bassin méditerranéen, il devrait générer environ 52 000 emplois.

Le projet prévoit un port à conteneurs en eaux profondes capable d’accueillir des navires de grande capacité, adossé à une zone de services logistiques et industriels, et relié aux réseaux routiers, autoroutiers et ferroviaires. Il entend concilier performance économique et exigences environnementales, afin de positionner la Tunisie comme un hub logistique et commercial majeur en Méditerranée et de renforcer sa compétitivité régionale.

L’article TGV, aéroports, liaison ferroviaire et port en eaux profondes : les piliers du Plan 2026-2030 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Huile d’olive : envolée des ventes à l’export

25. Februar 2026 um 14:48

130,9 mille tonnes d’huile d’olive tunisienne ont été exportées, au cours des trois premiers mois de la campagne 2025/2026, contre 84,1 mille tonnes au cours de la même période de la campagne précédente, ce qui correspond à une hausse de 55,7 %, selon l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI). La quantité de l’huile d’olive conditionnée représente seulement 11,6 %, le reste est exporté en vrac (88,4 %).

En valeur, la recette des exportations enregistrée durant les trois premiers mois de la campagne 2025/2026 est de 1 621,2 millions de dinars (MDT) contre 1 202,3 MDT durant la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de 34,8 %.

 Seulement 15,7 % de la recette proviennent des exportations de l’huile d’olive conditionnées.

En janvier dernier, le prix moyen de l’huile d’olive a chuté de 3,2 % par rapport à la même période de la campagne précédente, passant de 12,33 D/kg à 11,94 D/kg.

Selon les catégories, les prix varient entre 8,81 D/kg et 16,69 D/kg. Comme toujours, c’est le marché européen (UE) qui en détient la plus grande part avec 55,4 % du volume des exportations, viennent ensuite l’Amérique du Nord (21,1 %), l’Asie (12,1 %) et l’Afrique avec seulement 7,5 %.

Le 1er pays importateur de l’huile d’olive tunisienne est l’Espagne avec une part de 30,9 % des quantités exportées durant les trois premiers mois de la campagne, suivi par l’Italie (18,9 %) et l’USA (16,8 %).

Exportation de 12,6 mille tonnes d’huile d’olive biologique d’une valeur d’environ 170,8 MDT (durant les trois premiers mois de la campagne 2025-2026)

Pour les exportations d’huile d’olive biologique, au cours des trois premiers mois de la campagne 2025/2026, le volume des exportations a atteint 12,6 mille tonnes d’une valeur d’environ 170,8 MDT.

Néanmoins, la part de l’huile d’olive biologique conditionnée n’a pas dépassé les 7,9% du volume de l’huile d’olive biologique exportée.

Quant au prix, la moyenne du prix de l’huile d’olive biologique atteint est de 13,60 D/kg variant entre 12,74 D/kg pour le vrac et 23,62 D/kg pour le conditionnée.

Le 1er pays importateur de l’huile d’olive biologique tunisienne est l’Italie avec une part de 42 % des quantités exportées durant les trois premiers mois de la campagne 2025/2026, suivi par l’Espagne (22 %), la France (16 %) et l’USA (12 %).

L’article Huile d’olive : envolée des ventes à l’export est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

UEMOA : la concurrence au service des consommateurs

25. Februar 2026 um 14:22

Réunie pendant deux jours, du 24 au 26 février 2026, à Ouagadougou, au Burkina Faso, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), avec l’appui de l’Union européenne (UE), a lancé un séminaire régional consacré au droit et à la politique de la concurrence. L’objectif est clair : renforcer la culture concurrentielle afin de promouvoir un marché plus transparent, équitable et favorable aux consommateurs dans l’espace communautaire, comme le rapporte Lefaso.net.

Organisée dans le cadre du Programme d’appui à la concurrence et à la sécurité des produits de consommation (PACoSPro), la rencontre vise à consolider les capacités des acteurs publics, privés et de la société civile burkinabè sur les enjeux de régulation du marché régional. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, et en présence entre autres de représentants de l’UE et de la Commission de l’UEMOA.

La promotion d’une concurrence saine constitue un levier stratégique pour améliorer la compétitivité, stimuler la croissance économique et garantir la sécurité des produits de consommation. Une concurrence effective favorise l’innovation, l’investissement, la création d’emplois et la réduction de la pauvreté, tout en assurant aux consommateurs un accès à des produits variés et de qualité à des prix compétitifs, assurent les organisateurs.

Il est à rappeler qu’au niveau international, la politique de la concurrence s’est imposée comme un outil de développement, notamment sous l’impulsion de la CNUCED (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement), dans un contexte de mondialisation marqué par la nécessité de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles telles que les ententes illicites ou les abus de position dominante.

Dans l’espace UEMOA, la concurrence est un pilier de l’intégration régionale depuis 1994. « Inscrites dans le Traité de l’Union et ses textes dérivés, les règles communautaires visent à prévenir les distorsions susceptibles de fragiliser le marché régional. La Commission de l’UEMOA est chargée d’en assurer l’application », écrit le site burkinabè.

À travers ce séminaire, l’UEMOA entend donc renforcer et améliorer durablement la culture de la concurrence et faire de celle-ci un véritable instrument de développement, de bonne gouvernance et de résilience économique dans la région.

L’article UEMOA : la concurrence au service des consommateurs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

TRE et tourisme dépassent un seuil historique

25. Februar 2026 um 13:44

Selon les chiffres de la Banque centrale de Tunisie (BCT) publiés ce mercredi 25 février, les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques, arrêtés au 20 février 2026, se sont élevés à 2,13 milliards de dinars.

Dans le détail, les transferts de la diaspora tunisienne ont connu progression notable. Puisqu’ils passent de 1,18 milliard de dinars au cours de la période du 20 février 2025 à 1,26 milliard de dinars au 20 février 2026. Ce qui correspond à une hausse de 6,90 %.

Pour leur part, les recettes touristiques ont enregistré croissance plus modérée, à 865,7 millions de dinars au 20 février 2026; contre 827 millions de dinars un an auparavant. Soit une hausse de 4,67% en ce début d’année.

Ce qui nous fait au total pour les deux sources 2,13 milliards de dinars au 20 février 2026; contre 2,01 milliards de dinars à la même date en 2025.

L’article TRE et tourisme dépassent un seuil historique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Neuf startups tunisiennes à l’assaut du GITEX Africa Marrakech

25. Februar 2026 um 10:55

Le ministère des Technologies de la communication accompagnera la participation de neuf startups tunisiennes labellisées et innovantes dans les domaines de l’Intelligence artificielle, de la Fintech, du GovTech, de Smart Cities, d’Agritech, de HealthTech, de la Cybersécurité, des Services numériques et SaaS et de la GreenTech à GITEX Africa Marrakech 2026 (du 7 au 9 avril). C’est ce que nous apprend un communiqué du département des Technologies.

Cette participation vise à promouvoir l’excellence technologique tunisienne en Afrique. Mais aussi faciliter la prospection commerciale et l’accès aux marchés du continent, favoriser les rencontres avec les investisseurs, les grandes entreprises, les acteurs publics et les partenaires privés. Et ce, tout en accompagnant l’internationalisation et le déploiement des startups tunisiennes.

Elle s’inscrit dans le cadre de la coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et le Digital Transformation Center de l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) Tunisie, en partenariat avec le CEPEX, Smart Tunisian Technoparks et Smart Capital.

A noter que GITEX Africa Marrakech 2026 constitue l’un des plus grands rendez-vous technologiques du continent africain, dédié à l’innovation, à l’investissement, au numérique et aux partenariats stratégiques. C’est ce que rappelle le ministère des Technologies de la communication. Et par conséquent, cet événement constitue une plateforme privilégiée pour renforcer le rayonnement des startups tunisiennes en Afrique.

A cet égard, la participation tunisienne s’inscrit dans le cadre de la coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et le Digital Transformation Center de l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) Tunisie, en partenariat avec le CEPEX, Smart Tunisian Technoparks et Smart Capital.

L’article Neuf startups tunisiennes à l’assaut du GITEX Africa Marrakech est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pharmacie centrale appelle ses clients à présenter leurs demandes d’approvisionnement avant les 25, 26 et 27 février

23. Februar 2026 um 15:42

La Pharmacie centrale de Tunisie appelle ses clients – pharmaciens, distributeurs de médicaments en gros, dentistes, vétérinaires, propriétaires de laboratoires d’analyses et autres responsables des structures de santé publiques – à présenter leurs demandes d’approvisionnement en médicaments 48 heures avant la suspension d’activités de toutes ses filiales en vue d’effectuer l’inventaire mensuel des stocks, qui se tiendra du 25 au 27 février 2026, afin d’éviter toute rupture de stock.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle sur les réseaux sociaux, la Pharmacie centrale précise que l’activité de ses filiales dans la ville du médicament à Ben Arous : les stocks de réserve des pharmacies et des hôpitaux, ainsi que le dépôt de Tudipharma et le centre de distribution et sa filiale de vaccination et de sérums à la Soukra sera suspendue les 25, 26 et 27 février 2026.

L’activité des filiales de la Pharmacie centrale concernant les commandes urgentes, Distriphar, la filiale des produits chimiques dans la ville du médicament à Ben Arous, les deux filiales: Sudivac pour le grand public et Sudivac pour les hôpitaux dans le gouvernorats de Sousse, les filiales Sipharma pour le grand public et Sipharma pour les hôpitaux dans le gouvernorat de Sfax, les solutions intraveineuses dans la zone industrielle de Mghira, et ses filiales dans les gouvernorats de Kasserine, Gafsa et Médenine, sera suspendue les 26 et 27 février 2026.

L’article Pharmacie centrale appelle ses clients à présenter leurs demandes d’approvisionnement avant les 25, 26 et 27 février est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Libération d’Ahmed Souab

23. Februar 2026 um 15:22

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a rendu, lundi 23 février 2026, sa décision définitive concernant l’affaire impliquant Ahmed Souab, avocat et ancien magistrat administratif. La juridiction a confirmé le verdict de première instance tout en réduisant certaines peines, ouvrant ainsi la voie à sa libération.

Selon l’Agence Tunis Afrique Presse, qui cite une source judiciaire, la Cour a revu à la baisse la sanction liée à la première infraction, qualifiée de « menace impliquant un crime en relation avec une infraction terroriste », la fixant à dix mois d’emprisonnement.

Lire aussi: Refus de libération d’ Ahmed Souab, le comité de défense tire la sonnette d’alarme

Concernant la seconde infraction – « l’exposition de personnes bénéficiant d’une protection à un danger par la divulgation volontaire de données permettant de les identifier » – la Cour d’appel a infligé une peine de deux ans de prison avec sursis, accompagnée d’un avertissement en cas de récidive durant la période légale.

Par ailleurs, la juridiction a annulé la mesure de surveillance administrative initialement prononcée, tout en maintenant les autres dispositions du jugement. Ces aménagements se traduisent par la remise en liberté de l’intéressé.

Au final, Ahmed Souab a été libéré.

Article en relation: Verdict choc : 5 ans de prison pour l’ancien magistrat Ahmed Souab

L’article Libération d’Ahmed Souab est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Turquie : 6,5 millions de jeunes laissés sur le bord de la route

23. Februar 2026 um 11:10

Un signal d’alarme pour la nouvelle génération en Turquie ! Selon des données citées par le journal économique Ekonomim, 6,5 millions de jeunes turcs âgés de 15 à 34 ans ne travaillent pas ni n’étudient.

En clair, près de trois jeunes sur 10 sont exclus du marché du travail et du système éducatif de la Turquie. Ce sont les fameux NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation).

La population âgée de 15 à 34 ans atteint 24,1 millions, dont 6,5 millions sont sans emploi ou non scolarisés. Les données de l’Institut turc de la statistique (TÜİK) montrent que près d’un diplômé sur trois de moins de 24 ans est au chômage.

Ainsi, ce sont au total, 378 000 jeunes diplômés de moins de 24 ans qui recherchent un emploi : 111 000 hommes et 267 000 femmes.

Sachant que le chômage atteint 23,6 % chez les hommes et 33,8 % chez les femmes…

L’article Turquie : 6,5 millions de jeunes laissés sur le bord de la route est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ramadan en Tunisie : 2024–2026, entre flambée et relative accalmie des prix

22. Februar 2026 um 14:48

Comme nous l’avons écrit il y a une semaine, en Tunisie plus qu’ailleurs, le mois de Ramadan rime traditionnellement avec pression sur les prix des produits alimentaires. Avec un gaspillage énorme en plus.

Cette hausse des prix est liée à celle de la demande – notamment pour les légumes, les fruits, la viande d’agneau et le poisson. Selon les chiffres, cette dynamique saisonnière s’est confirmée en 2024 comme en 2025, mais avec une intensité différente.

En effet, en 2024, le Ramadan s’était inscrit dans un contexte économique déjà fragilisé par une inflation élevée et un pouvoir d’achat en recul. Ainsi, les prix des produits frais et des viandes (rouges et blanches) avaient connu des hausses notables à l’approche du mois sacré, alimentées alors par des difficultés d’approvisionnement et par la spéculation. Les ménages avaient particulièrement ressenti l’augmentation des prix de la viande rouge et du poisson, deux produits fortement consommés durant le mois saint.

La tendance haussière s’est maintenue en 2025, cependant dans un contexte légèrement différent. Si l’inflation globale commençait à montrer des signes de ralentissement, les produits alimentaires sont restés soumis à de fortes variations saisonnières. On avait alors remarqué que les prix de la viande et des produits de la mer avaient de nouveau poursuivi leur trend haussier, pesant lourdement sur le budget des ménages. Toutefois, comparé à 2024, le rythme d’augmentation semblait moins brutal sur certains produits de base, même si le niveau général des prix demeurait élevé.

Ainsi, la comparaison entre 2024 et 2025 révèle une constante : le Ramadan reste un facteur amplificateur des tensions sur les marchés alimentaires. Si 2025 a montré une relative stabilisation par rapport au pic inflationniste de 2024, les ménages tunisiens ont continué à faire face à un coût du panier alimentaire particulièrement lourd durant le mois sacré.

Par contre, la situation apparaît plus modérée comparativement aux deux dernières années, avec des indicateurs d’inflation montrant un ralentissement plus marqué. C’est ainsi que nous avons remarqué une relative stabilité, voire de légères baisses sur un an, des prix de certains produits alimentaires. Cette accalmie relative est due sans doute au renforcement des mécanismes de contrôle : encadrement des marges, multiplication des points de vente directs et surveillance accrue des circuits de distribution.

Toutefois, force est de constater que les produits les plus demandés durant le Ramadan, à savoir les viandes, certains légumes et les produits de la mer, restent sensibles aux hausses saisonnières. De ce fait, si 2026 marque une amélioration par rapport aux pics observés en 2024 et 2025, le mois sacré continue de représenter une période de tension pour le panier alimentaire des ménages tunisiens.

L’article Ramadan en Tunisie : 2024–2026, entre flambée et relative accalmie des prix est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Plan 2026-2030 : appel aux “Amis de la Tunisie” pour boucler la facture

22. Februar 2026 um 12:07

Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, annonce l’organisation prochainement d’une conférence des « Amis de la Tunisie », visant à mobiliser des financements internationaux pour les projets prévus par le plan de développement 2026-2030.

Le projet dudit plan sera soumis à un Conseil ministériel, avant sa transmission à l’Assemblée des représentants du peuple pour adoption et mise en œuvre, avec des financements prévus pour la période 2027-2030, précise le ministre.

A noter au passage que 26 projets de constructions civiles, d’un coût global estimatif de 1,2 milliard de dinars, sont en cours de réalisation. Rien que pour 2026, 16 nouveaux projets d’un coût d’environ 2,8 milliards de dinars, seront lancés.

En outre, une loi sur l’urbanisme, actuellement en préparation, devrait être soumise au Parlement dans les prochaines semaines. Elle prévoit entre autres la création d’une agence nationale chargée de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.

Enfin, et dans le cadre du soutien aux municipalités, quelque 60 nouveaux plans d’aménagement urbain, couvrant 17 gouvernorats, seront publiés en 2026, par le département de l’Equipement et en partenariat avec le ministère de l’Intérieur.

L’article Plan 2026-2030 : appel aux “Amis de la Tunisie” pour boucler la facture est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie, leader mondial des exportateurs de dattes en valeur

22. Februar 2026 um 09:08

Si l’Algérie consolide sa place parmi les leaders mondiaux en volume de dattes produites et expertées, la Tunisie démontre qu’une stratégie axée sur la qualité et l’export peut compenser un classement plus modeste en tonnage – et peser davantage sur les marchés internationaux.

 

L’Algérie qui « s’impose comme le troisième producteur mondial de dattes en 2023 avec 1,3 million de tonnes », selon les données de World Population Review rapportées par algerie360.com. A noter que le podium est dominé par l’Égypte avec 1,9 million de tonnes, l’Arabie Saoudite (1,6 million de tonnes) et donc l’Algérie qui complète le trio de tête; classement confirmant la suprématie des pays arabes sur ce marché stratégique.

Derrière ce trio, se trouve successivement l’Iran (1 million de tonnes), l’Irak (635 900, tonnes 5ème), le Pakistan (503 800 tonnes, 6ème), le Soudan (442 700 tonnes, 7ème) Oman (394 900 tonnes, 8ème), la Tunisie (386 400 tonnes, 9ème) et les Émirats arabes unis (329 400 tonnes, 10ème)..

En effet, avec 386 400 tonnes, la Tunisie se classe 9e en volume. Mais ce positionnement masque une réalité stratégique : le pays figure parmi les premiers exportateurs mondiaux en valeur, grâce à la forte demande internationale pour ses variétés premium, notamment la Deglet Nour. À la différence des géants régionaux (cités plus haut) misant sur la masse, la Tunisie privilégie la qualité, la transformation et la valorisation à l’export.

La culture du palmier-dattier, adaptée aux climats arides du Maghreb et du Moyen-Orient, requiert toutefois un apport hydrique important au moment de la floraison pour garantir une production optimale. Dans un contexte de stress hydrique croissant, la maîtrise de l’irrigation devient donc un enjeu décisif pour la compétitivité future des producteurs.

Si l’Algérie consolide sa place parmi les leaders mondiaux en volume, la Tunisie démontre qu’une stratégie axée sur la qualité et l’export peut compenser un classement plus modeste en tonnage – et peser davantage sur les marchés internationaux.

Comme vous le constatez, le classement est largement occupé par les 9 nations arabes et un pays musulman (Pakistan).

L’article Tunisie, leader mondial des exportateurs de dattes en valeur est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌