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Maher Ben Aissa : « Les sociétés de commerce international ont ouvert l’Afrique aux produits tunisiens »

26. Februar 2026 um 13:50

Maher Ben Aissa, vice-président de la Chambre syndicale nationale des sociétés de commerce international au sein de l’UTICA, dresse un bilan en demi-teinte à l’occasion des 30 ans de la création de ces structures. Précurseurs de la pénétration des marchés africains, ces sociétés se heurtent aujourd’hui à des obstacles réglementaires et financiers qui freinent leur développement, à commencer par l’article 52 de la loi de finances 2022 sur la TVA.

Entre diagnostic, revendications et vision stratégique, il plaide pour que la Tunisie s’inspire du modèle singapourien pour devenir une plateforme de réexportation au carrefour de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique.

Interview.

Pouvez-vous nous présenter les sociétés de commerce international et le cadre juridique qui les régit ?

Les sociétés de commerce international (SCI) sont des sociétés commerciales créées dans le cadre de la loi n° 94-42 du 7 mars 1994. Ce dispositif n’est pas propre à la Tunisie : d’autres pays, dont le Japon, ont eu recours à des structures similaires pour aider leurs industriels à mieux commercialiser leurs produits sur les marchés extérieurs. La loi de 1994 a été modifiée en 1996, puis complétée par la loi transversale n° 2019-47 du 29 mai 2019 relative à l’amélioration du climat de l’investissement en Tunisie.

Ces sociétés disposent d’un capital minimum de 150 000 dinars. Elles se répartissent en deux catégories : résidentes et non résidentes. La loi prévoit également une exception en faveur des jeunes promoteurs titulaires d’un diplôme universitaire et âgés de moins de 40 ans, qui peuvent constituer une telle société avec un capital de seulement 20 000 dinars.

 

Les SCI sont tenues de réaliser au moins 80 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation, dont 50 % en produits d’origine tunisienne. Ce seuil est ramené à 30 % lorsque leur chiffre d’affaires dépasse un million de dinars. Les 20 % restants peuvent être consacrés au négoce, au courtage ou à la cession à des importateurs.

 

L’agrément est délivré par le Centre de promotion des exportations (CEPEX) pour une durée de deux ans. Ces sociétés sont totalement ou partiellement exportatrices : elles sont tenues de réaliser au moins 80 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation, dont 50 % en produits d’origine tunisienne. Ce seuil est ramené à 30 % lorsque leur chiffre d’affaires dépasse un million de dinars. Les 20 % restants peuvent être consacrés au négoce, au courtage ou à la cession à des importateurs.

La loi de 2019 a-t-elle apporté des modifications significatives ?

Oui. Elle a instauré un troisième type de société de commerce international : des structures qui vendent exclusivement à des sociétés non résidentes. Cela a notamment permis aux entreprises relevant du régime de la loi de 1972 d’acheter des produits et services auprès de ces sociétés.

30 ans après la création de ces structures, quel bilan peut-on dresser ?

Depuis 1996, environ 8 000 sociétés de commerce international ont été créées. Aujourd’hui, 800 sont encore en activité, dont seulement 400 exercent réellement. C’est un chiffre qui mérite réflexion.

Le bilan positif est néanmoins réel. Ces sociétés ont joué un rôle de précurseur dans la conquête du continent africain, en particulier de l’Afrique subsaharienne. Elles réalisent 80 % des exportations tunisiennes vers cette région, qui représentent environ 1,4 milliard de dinars. Elles sont également présentes sur les marchés d’Amérique du Sud. Elles exportent quasi exclusivement des produits 100 % d’origine tunisienne, ce qui constitue un avantage considérable.

A noter que les exportations tunisiennes ont légèrement augmenté pour atteindre 63,7 milliards de dinars, dont seulement 30 milliards correspondent à des produits entièrement, avec un taux d’intégration très élevé.

A souligner également que les exportations tunisiennes représentaient 42 % du PIB dix ans en arrière, conte 37% actuellement. Les sociétés de commerce international contribuent à hauteur d’environ 2 milliards de dinars, soit 5 % du total, directement ou indirectement.

Pendant leurs premières années d’activité, ces sociétés ont bénéficié d’une exonération totale de l’impôt sur les sociétés pendant dix ans. Puis le taux d’imposition est passé à 10 % en 2013, avant d’atteindre 20 % à partir de 2024. Aujourd’hui, elles sont taxées au même taux que les sociétés importatrices de droit commun, ce qui efface tout avantage différentiel.

 

A souligner également que les exportations tunisiennes représentaient 42 % du PIB dix ans en arrière, conte 37 % actuellement. Les sociétés de commerce international contribuent à hauteur d’environ 2 milliards de dinars, soit 5 % du total, directement ou indirectement.

 

Quel est le principal obstacle auquel elles font face aujourd’hui ?

L’article 52 de la loi de finances 2022 a constitué un véritable coup de massue. Auparavant, ces sociétés bénéficiaient d’une exonération de TVA sur leurs achats de produits tunisiens destinés à l’exportation. Cet article les a contraintes à acheter toutes taxes comprises (TTC), puis à demander la restitution de la TVA, théoriquement dans un délai de sept jours. Dans les faits, ce délai atteint régulièrement six à neuf mois, voire un an.

Pour des PME aux fonds de roulement limités, opérant sur des marges de 4 à 5 %, financer en permanence 19 % de TVA dans l’attente d’un remboursement hypothétique est tout simplement insoutenable. Beaucoup n’ont pas résisté. Des produits entiers – ciment, plâtre, matériaux de base – ont perdu toute compétitivité sur les marchés étrangers. Nous avons à plusieurs reprises demandé au ministère des Finances de réaliser une étude d’impact quatre ans après l’introduction de cette mesure. Nous attendons toujours.

 

Pour des PME aux fonds de roulement limités, opérant sur des marges de 4 à 5 %, financer en permanence 19 % de TVA dans l’attente d’un remboursement hypothétique est tout simplement insoutenable. Beaucoup n’ont pas résisté. Des produits entiers – ciment, plâtre, matériaux de base – ont perdu toute compétitivité sur les marchés étrangers.

 

Avez-vous proposé des solutions alternatives ?

Oui. Nous avons suggéré le développement d’une plateforme numérique de bons de commande électroniques intelligents, reliant le ministère des Finances, les clients et les fournisseurs. Cela garantirait une traçabilité totale et permettrait de s’assurer que les achats en exonération de TVA sont bien affectés à l’exportation, sans aucune possibilité de dépassement. La digitalisation rend aujourd’hui une telle solution parfaitement réalisable. Nous attendons toujours une réponse.

Quelles autres difficultés rencontrez-vous, notamment dans le domaine financier ?

Le continent africain présente une spécificité importante : de nombreuses banques étrangères, dont la Société Générale, ont quitté le continent ces dernières années. Les transactions s’effectuent donc souvent via des pays tiers. Ainsi, les paiements arrivent d’Europe ou des pays du Golfe, même lorsque la destination finale est un pays subsaharien. Or, pour des raisons de conformité, de nombreux virements ont été refusés par les banques tunisiennes. Nous aurions souhaité travailler avec la Banque centrale à des solutions adaptées à cette réalité. Cela n’a pas été fait.

Par ailleurs, un nouveau cadre législatif est en préparation depuis cinq ans. Nous avons formulé des propositions, mais ce projet circule entre ministères sans aboutir.

Quelles sont justement vos principales propositions pour l’avenir ?

Notre conviction est que la Tunisie doit tirer pleinement parti de sa position géographique exceptionnelle, au carrefour de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique. Nous proposons d’introduire officiellement la réexportation et le négoce international dans notre arsenal légal. Le modèle à suivre est celui de Singapour : un pays de moins de 4 millions d’habitants, avec un territoire de quelques centaines de kilomètres carrés, qui a réalisé en 2023 quelque 476 milliards de dollars d’exportations grâce à sa position stratégique aux portes du détroit de Malacca, à proximité de la Chine.

En Tunisie, la part des exportations dans le PIB a dégringolé, passant de 41 % à 37 %. C’est un signal préoccupant. Il faut agir.

Quels marchés africains vous semblent les plus prometteurs pour les produits tunisiens ?

Il faut distinguer deux catégories de produits : les produits ethniques ou typiquement tunisiens – huile d’olive, dattes, produits de la pêche – et les produits à vocation internationale, à l’image de l’industrie mécanique, qui demeure aujourd’hui le premier poste d’exportation de la Tunisie.

Les accords de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), que la Tunisie a signés et dont la mise en œuvre progressive court jusqu’en 2063, ouvrent des perspectives concrètes. Nous opérons désormais avec seize pays qui reconnaissent le certificat d’origine ZLECAf, dont le Cameroun, la Tanzanie et le Ghana. S’y ajoutent les accords du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), qui prévoient des exonérations totales avec des pays comme le Kenya et Madagascar, renforçant ainsi la compétitivité de nos produits.

Le potentiel est immense : les échanges intra-africains ne représentent que 13 % du commerce total du continent, contre 78 % pour les échanges intra-européens par exemple. L’Afrique compte aujourd’hui 1,6 milliard d’habitants. Elle en comptera 2,5 milliards en 2050, soit 27 % de la population mondiale.

 

Nous opérons désormais avec seize pays qui reconnaissent le certificat d’origine ZLECAf, dont le Cameroun, la Tanzanie et le Ghana. S’y ajoutent les accords du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), qui prévoient des exonérations totales avec des pays comme le Kenya et Madagascar, renforçant ainsi la compétitivité de nos produits.

 

La Chine réalise 400 milliards de dollars d’échanges avec l’Afrique malgré la distance. La Turquie, le Vietnam, l’Inde sont également très présents. La Tunisie est dans ce continent, il serait dommage de ne pas en profiter davantage.

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CIFF 2025 – 25 films égyptiens pour le centenaire de la FIPRESCI

06. November 2025 um 08:30

Le Festival international du film du Caire (CIFF) a révélé, en partenariat avec la Fédération internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI) et l’Association égyptienne des critiques de cinéma (EFCA), la liste des 25 meilleurs films égyptiens du premier quart du XXIᵉ siècle. L’initiative, lancée à l’occasion du centenaire de la FIPRESCI, marque une étape majeure dans la collaboration historique entre les critiques internationaux et l’un des festivals les plus prestigieux du monde arabe et d’Afrique.

Les résultats de ce classement seront publiés dans un ouvrage spécial édité pour la 46ᵉ édition du festival, prévue du 12 au 21 novembre 2025. Ce volume comprendra des analyses critiques de chacun des vingt-cinq films retenus ainsi qu’une étude approfondie des grandes tendances esthétiques et de production qui ont marqué le cinéma égyptien depuis l’an 2000. En complément, une table ronde sera organisée durant le festival pour présenter l’ouvrage et en débattre avec le public, les critiques et les professionnels.

L’idée de ce sondage est née d’une séance de réflexion réunissant les trois partenaires – FIPRESCI, CIFF et EFCA – avec l’objectif de documenter plus d’un siècle de cinéma égyptien, tout en valorisant les réalisations récentes à travers un regard critique rigoureux. L’annonce officielle du projet avait été faite en mai 2025 au Pavillon égyptien du Marché du Film de Cannes, lors de la 78ᵉ édition du festival.

Une méthodologie précise

Pour établir ce classement, un formulaire de vote a été distribué à l’ensemble des membres de l’Association égyptienne des critiques de cinéma. Ceux-ci disposaient d’une liste de 881 longs-métrages sortis en Égypte entre le 1ᵉʳ janvier 2001 et le 31 juillet 2025. Si les cinq derniers mois de l’année en cours n’ont pas été pris en compte, ce choix permettait de présenter les résultats en amont du festival. Les films éligibles incluaient aussi bien les sorties en salles que les œuvres directement diffusées sur les chaînes satellites ou les plateformes de streaming, garantissant une compétition équitable entre toutes les productions.

Soixante-trois critiques ont participé à ce vote, témoignant d’un fort engagement de la profession. Ce travail collectif offre désormais une référence précieuse pour les spectateurs, les chercheurs et les historiens du cinéma désireux de comprendre quelles œuvres ont marqué de façon décisive le paysage cinématographique égyptien des vingt-cinq dernières années.

CIFF 2025 FIPRESCI 
Cinéma égyptien

Le palmarès des 25 films retenus

Parmi les films les mieux classés, I Love Cinema d’Osama Fawzy illustre avec une délicatesse rare la manière dont le cinéma peut devenir un moteur de curiosité et de passion chez les jeunes générations. Le film met en scène un jeune garçon fasciné par les images et les histoires, offrant une réflexion implicite sur la relation intime entre le spectateur et l’art cinématographique, mais aussi sur la manière dont le cinéma peut incarner des repères culturels et sociaux dans l’Égypte contemporaine. Cette sensibilité se retrouve dans les œuvres de Daoud Abdel Sayed, dont Les messages de la mer explore avec profondeur la mémoire et l’identité à travers le récit d’un homme confronté à son passé. Ces films témoignent d’un cinéma qui, tout en racontant des histoires personnelles, engage une réflexion plus large sur la société et la culture égyptiennes.

La sélection met également en lumière des réalisateurs capables de combiner réussite critique et reconnaissance internationale. C’est le cas de Mawran Hamed avec Immeuble Yacoubian, qui a non seulement lancé sa carrière mais a également propulsé le roman d’Alla Al Aswany sur la scène mondiale. Le film a permis de donner une visibilité internationale à la littérature et au cinéma égyptiens, tout en abordant avec acuité les tensions sociales, politiques et économiques de l’époque. Cette capacité à toucher un public large tout en conservant une exigence artistique se retrouve chez Youssef Chahine et Khaled Youssef, dont la collaboration sur Le Chaos confirme l’influence durable de Chahine et sa manière de traiter les questions sociales complexes avec un style narratif affirmé.

CIFF 2025 FIPRESCI 
Cinéma égyptien

Le classement reconnaît aussi l’émergence de voix nouvelles et audacieuses qui expérimentent formes et esthétiques. Omar Zohairy, avec Plumes, incarne ce cinéma contemporain capable de surprendre et de provoquer, tant par sa présentation à Cannes que par la polémique qu’il a suscitée en Égypte. Ce décalage entre l’accueil international, marqué par la reconnaissance du film dans les festivals, et la réaction locale, souvent critique voire hostile, illustre la tension permanente entre modernité artistique et perception sociale en Égypte. De même, Microphone d’Ahmad Abdalla Elsayed s’intéresse à la culture underground et à la scène musicale alternative du Caire, révélant une jeunesse inventive et engagée. Ces œuvres montrent que le cinéma égyptien du XXIᵉ siècle n’est pas seulement tourné vers le divertissement ou la tradition : il cherche également à questionner, expérimenter et renouveler ses codes, en donnant voix à des récits jusqu’alors marginalisés. Il est à noter que ces deux films ont remporté le Tanit d’Or aux Journées Cinématographiques de Carthage.

La place donnée aux films explorant des problématiques urbaines et sociales, comme Les derniers jours d’une ville de Tamer El Said, démontre un intérêt pour l’espace contemporain et ses transformations. Le Caire devient alors un personnage à part entière, et les histoires qui s’y déroulent reflètent les mutations de la société, les tensions individuelles et collectives, ainsi que les nouvelles formes de vie dans la métropole. De même, Les femmes du Caire met en avant des perspectives féminines et des personnages marginalisés, soulignant que le cinéma égyptien contemporain accorde une importance croissante à la diversité des voix et à la représentation des réalités sociales complexes.

CIFF 2025 FIPRESCI 
Cinéma égyptien
CIFF 2025 FIPRESCI Cinéma égyptien

Enfin, ce classement met en évidence un équilibre entre films audacieux et œuvres accessibles, montrant que le cinéma égyptien du XXIᵉ siècle sait allier innovation artistique et dialogue avec le public. Cette sélection témoigne de la vitalité et de la diversité du cinéma égyptien, capable de naviguer entre tradition et modernité, entre succès national et reconnaissance internationale, tout en continuant à documenter et à interroger les transformations sociales et culturelles de la société contemporaine.

Une initiative qui s’inscrit dans l’histoire du festival et de la critique

Fondé en 1976, le Festival international du film du Caire reste le seul festival arabe et africain classé en catégorie « A » par la FIAPF (Fédération internationale des associations de producteurs de films), statut qu’il partage avec les plus grands rendez-vous cinématographiques mondiaux. Ce projet s’inscrit ainsi dans sa mission de valorisation du patrimoine cinématographique tout en accompagnant les évolutions du cinéma contemporain.

De son côté, la FIPRESCI, créée en 1925 à Bruxelles, regroupe aujourd’hui les associations nationales de critiques de plus de cinquante pays et des membres individuels d’une quarantaine d’autres. Sa vocation est de défendre la critique cinématographique et de promouvoir la culture du cinéma à l’échelle internationale.

Avec cette sélection, la FIPRESCI, l’EFCA et le CIFF offrent un panorama inédit du cinéma égyptien de ce début de siècle, un outil de mémoire et de transmission qui invite à relire un quart de siècle de création à travers le regard exigeant des critiques. L’ouvrage et les débats à venir devraient nourrir une réflexion approfondie sur la vitalité d’un cinéma en perpétuel dialogue avec son histoire et son présent.

Voici le classement complet établi par les critiques

  1. I Love Cinema (2004) — Osama Fawzy
  2. Les messages de la mer (2010) — Daoud Abdel Sayed
  3. Le Citoyen, l’indic et le voleur (2001) — Daoud Abdel Sayed
  4. La Porte du soleil (2004) — Yousry Nasrallah
  5. L’appartement d’Héliopolis (2007) — Mohamed Khan
  6. Nuits blanches (2003) — Hani Khalifa
  7. Les Meilleurs moments (2004) — Hala Khalil
  8. Microphone (2011) — Ahmad Abdalla Elsayed
  9. Ibrahim El Abyad (2009) — Mawran Hamed
  10. Immeuble Yacoubian (2006) — Mawran Hamed
  11. Le Magicien (2001) — Radwan El-Kashef
  12. Les derniers jours d’une ville (2016) — Tamer El Said
  13. Son Excellence le Ministre (2002) — Samir Seif
  14. Les femmes du Caire (2009) — Yousry Nasrallah
  15. Sortir au jour (2012) — Hala Lotfy
  16. Les Portes fermées (2001) — Atef Hatata
  17. Plumes (2021) — Omar Zohairy
  18. L’Aquarium (2008) — Yousry Nasrallah
  19. Chercher une issue pour M. Rambo (2025) — Khaled Mansour
  20. Hiyam, la fille de l’usine (2014) — Mohamed Khan
  21. Un-zéro (2009) — Kamlah Abu-Zikri
  22. Temps libre (2006) — Mohammed Moustafa
  23. L’Île (2007) — Sherif Arafa
  24. Abu Zaabal 89 (2025) — Bassam Mortada
  25. Le Chaos (2007) — Youssef Chahine & Khaled Youssef

Neïla Driss

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