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Gestern — 06. Januar 2026Haupt-Feeds

Mustapha Mezghani : « Imposer la facturation électronique dès janvier 2026, c’est irréaliste »

06. Januar 2026 um 18:00

Dans une interview qu’il nous a accordée dans les locaux de L’Economiste Maghrébin, Mustapha Mezghani, directeur général de la Technopole de Sfax et ancien président-directeur général de Tunisia TradeNet (TTN), alerte sur les difficultés de mise en œuvre de la facturation électronique obligatoire instaurée au premier janvier 2026. 

Si l’intervenant soutient cette réforme pour la transparence qu’elle apporte, il considère que le délai actuel constitue une difficulté majeure de la nouvelle loi de finances. Le problème ne relève pas de la dimension technique, puisque la plateforme nationale opérationnelle depuis 2016 a prouvé sa capacité à gérer dix millions de factures par heure. Mais il réside plutôt dans le parcours administratif complexe imposé aux quatre cent mille opérateurs économiques. Ces derniers doivent en effet signer un contrat avec Tunisia TradeNet, obtenir une signature électronique via la Nomenclature des Entreprises ou TunTrust, puis s’enregistrer auprès du bureau de contrôle fiscal avant d’entamer l’interfaçage technique de leurs logiciels. Ce processus de mise en conformité nécessite un temps de rodage indispensable pour que le système puisse vérifier les mentions légales et générer le cachet électronique sous forme de QR code.

Une nécessaire approche progressive face à la diversité des acteurs

L’expert juge irréaliste d’imposer un tel changement radical en quelques semaines seulement après la publication de la loi de finances à la mi-décembre. Il rappelle que le secteur des services regroupe des profils extrêmement variés, allant des cabinets d’experts-comptables aux artisans comme les tauliers ou les jardiniers qui travaillent encore majoritairement avec des carnets papier.

 

Lire aussi: Skander Sallemi : « La facturation électronique est une évolution logique, mais mal préparée »

Pour éviter des sanctions lourdes telles que le rejet de la TVA récupérable, le refus de déductibilité des charges ou des pénalités de cinq cents dinars par facture non conforme, il préconise une approche progressive par catégorie d’entreprise ou par chiffre d’affaires. Mustapha Mezghani suggère de s’inspirer de la réforme des caisses enregistreuses qui avait été étalée sur quatre ans, permettant ainsi aux structures les moins informatisées de s’adapter sereinement. Une généralisation réussie, similaire aux modèles belge ou français, repose, estime-t-il, sur l’octroi de délais raisonnables permettant à chaque contribuable de se conformer à la nouvelle réglementation sans fragiliser son activité.

Réforme de la TVA et encadrement des délais de paiement

Au-delà de l’aspect numérique, l’intervenant identifie un problème structurel lié au décalage entre le paiement de la TVA à l’État et son encaissement effectif. Il propose d’aligner le secteur privé sur le modèle des marchés publics où la déclaration de TVA ne se fait qu’au moment du règlement effectif par le client. Cette réforme fiscale doit impérativement s’accompagner d’une loi fixant strictement les délais de paiement à trente jours pour les services et soixante jours pour les biens, à l’instar de la législation française qui prévoit des amendes dépassant le million d’euros pour les contrevenants.

En Tunisie, où seule la grande distribution dispose d’un cadre réglementaire – mais souvent bafoué du reste -, une telle mesure améliorerait considérablement le fonds de roulement et la liquidité des entreprises. Toutefois, Mustapha Mezghani précise que l’État n’a pas vocation à servir d’assurance pour les risques commerciaux et que les sociétés doivent assumer les conséquences fiscales de leurs impayés si elles ne mobilisent pas les recours nécessaires pour recouvrer leurs créances.

 

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L’entretien complet est à lire dans le prochain numéro du magazine de L’Economiste Maghrébin.

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Alkimia : Un déficit semestriel de 18,7 millions de dinars

06. Januar 2026 um 16:55

Alkimia traverse une période de turbulences majeures, caractérisée par des pertes persistantes et une structure financière extrêmement fragilisée. Au terme du premier semestre 2025, l’entreprise a enregistré un résultat net déficitaire de 18,75 millions de dinars. Bien que ce chiffre marque une légère réduction par rapport à la perte de 20,17 millions de dinars subie à la même période en 2024, il accentue le déficit total des capitaux propres qui s’élève désormais à 206,55 millions de dinars. Cette situation alarmante a conduit les commissaires aux comptes à souligner une incertitude significative quant à la capacité de la société à poursuivre ses activités de manière autonome.

Le moteur de cette dégradation financière réside principalement dans la baisse d’activité de l’usine de Gabès. La production globale a reculé de plus de 13 %, totalisant 14 482 tonnes au premier semestre 2025 contre 16 787 tonnes un an auparavant. Cette baisse touche ses deux produits phares avec 8 790 tonnes de Tri-polyphosphate de sodium et 5 692 tonnes pour sa nouvelle unité de MAP cristallisé. En conséquence directe de ce ralentissement industriel, le chiffre d’affaires a fondu de près de 20 % pour s’établir à 50,46 millions de dinars.

Une tension extrême sur la trésorerie et les dettes

L’équilibre financier de l’entreprise est aujourd’hui sous une pression constante. Les dettes envers les fournisseurs et les comptes rattachés ont continué de progresser pour atteindre un montant colossal de 220,20 millions de dinars au 30 juin 2025. Parallèlement, les charges financières nettes pèsent lourdement sur la rentabilité, s’élevant à 12,32 millions de dinars pour les six premiers mois de l’année. Malgré une trésorerie de clôture qui s’affiche à 4,55 millions de dinars, les flux provenant de l’exploitation sont restés déficitaires de 5,42 millions de dinars sur la période.

Le dynamisme des Salines de Tataouine comme levier de secours

Dans ce paysage financier complexe, la filiale Les Salines de Tataouine, détenue à 100 %, fait figure d’exception notable. Cette unité de production de sulfate de sodium a confirmé sa montée en puissance avec un bénéfice net de 6,87 millions de dinars réalisé sur l’exercice 2024. La production y a atteint un record de 80 075 tonnes, contre environ 71 900 tonnes l’année précédente. La valorisation de cette filiale est aujourd’hui considérée comme un atout stratégique majeur pour Alkimia, sa valeur réelle étant jugée bien supérieure à son capital initial de 17 millions de dinars.

Pour tenter de renverser la vapeur, Alkimia mise sur son nouveau projet d’engrais soluble, le MAP cristallisé, dans lequel elle a investi environ 35 millions de dinars. Bien que ce projet s’inscrive dans une politique volontariste de diversification décidée par le Conseil d’Administration, sa pleine exploitation reste un enjeu crucial pour le futur. L’avenir immédiat de la société dépendra de la réussite de son plan de restructuration et de sa capacité à stabiliser ses approvisionnements en matières premières pour relancer durablement sa cadence industrielle

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BTS : plus de 20 000 projets en ligne de mire pour 2026

06. Januar 2026 um 15:01

La Banque Tunisienne de Solidarité (BTS Bank) prévoit d’intensifier son soutien aux porteurs de projets en 2026, avec un objectif de financement de plus de 20 000 initiatives. L’an dernier, l’établissement avait accompagné 19 000 bénéficiaires pour un investissement direct supérieur à 400 millions de dinars, a précisé Mohamed Ali Nhidi, directeur central du financement, récemment.

Les financements de la BTS couvrent plusieurs secteurs : les services, l’artisanat, les petits métiers et l’agriculture, qui représente plus de 25 % du total des crédits accordés. La banque entend maintenir son engagement financier tout en élargissant la diversité de ses interventions.

La loi de finances pour 2026 consacre également des lignes de financement ciblées pour la clientèle de la BTS. Parmi celles-ci figurent une enveloppe de 20 000 dinars destinée aux familles vulnérables, 5 000 dinars pour les personnes en situation de handicap et 23 millions de dinars alloués aux zones moins favorisées.

Mohamed Ali Nhidi a indiqué que la banque travaille à diversifier ses produits et ses lignes de financement. Depuis l’acquisition du statut de banque commerciale, la BTS offre désormais l’ensemble des moyens de paiement disponibles sur le marché à sa clientèle.

Pour l’année à venir, la BTS prévoit de maintenir un volume d’investissement direct supérieur aux 400 millions de dinars enregistrés en 2025, confirmant son rôle de soutien aux petits porteurs de projets et aux populations vulnérables sur l’ensemble du territoire tunisien.

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Nacef Belkhiria : « La mise à jour des règles d’origine est vitale pour nos exportateurs »

06. Januar 2026 um 10:46

L’adoption in extremis, le 31 décembre 2025, de trois lois fondamentales par l’ARP marque un tournant pour le commerce extérieur tunisien. Nacef Belkhiria, président du Conseil des chambres mixtes, détaille une mise à jour technique qui préserve la compétitivité nationale face aux exigences du marché européen.

La Tunisie a franchi une étape décisive pour éviter des turbulences majeures sur ses flux d’exportation. En adoptant les amendements aux accords liant le pays à l’Union européenne et à vingt-quatre autres partenaires tels que la Turquie, la Norvège ou la Suisse, le Parlement a érigé un rempart contre d’éventuelles sanctions douanières. Cette révision législative, qui prolonge le cadre établi en 2012-2013, définit de nouvelles modalités pour le calcul de la valeur ajoutée des produits. Selon le responsable dans son intervention sur les ondes radiophonique d’Express FM, le 5 janvier 2026, l’absence d’un tel ajustement aurait exposé les marchandises tunisiennes à des taxes additionnelles pouvant atteindre 12 %, une barrière qui aurait lourdement handicapé l’industrie locale sur ses marchés de prédilection.

La protection d’un écosystème industriel pesant sept milliards de dollars

L’impact de cette réforme se mesure avant tout par le poids économique des secteurs concernés. Avec près de 300 000 emplois en jeu et un chiffre d’affaires à l’exportation avoisinant les sept milliards de dollars, les filières du textile, de l’automobile et de l’électronique se trouvaient en première ligne. Dans le secteur textile, par exemple, la nouvelle réglementation apporte une sécurité indispensable pour le décompte des intrants importés de pays tiers. Il souligne que cette flexibilité accrue, combinée à une expertise industrielle de plus de soixante-dix ans, permet à la Tunisie de consolider ses avantages comparatifs et de maintenir sa place dans les circuits d’exportation régionaux.

Les nouveaux chantiers économiques pour l’année 2026

L’attention se porte désormais sur l’amélioration globale du climat des affaires. Le président du Conseil des chambres mixtes identifie la stabilité fiscale et la prévisibilité juridique comme les piliers essentiels pour rassurer les investisseurs étrangers. L’année 2026 s’ouvre ainsi sur des attentes fortes concernant la promulgation du nouveau Code des changes et la révision de la législation sur l’investissement. Ces réformes sont impératives, insiste l’intervenant, pour lever les barrières bureaucratiques et accélérer les projets stratégiques par une meilleure synergie entre les différentes administrations.

Vers une expansion du réseau d’accompagnement international

La stratégie pour les mois à venir repose sur une volonté de renforcer la présence tunisienne sur le marché euro-méditerranéen. En plus de la mise en conformité technique, poursuit Nacef Belkhiria, le développement du réseau des chambres mixtes est une piste sérieuse pour offrir un soutien accru aux entreprises dans leurs démarches de développement international. Cette approche globale vise non seulement à protéger les acquis industriels actuels, mais aussi à transformer cette stabilité retrouvée en un levier de croissance pour conquérir de nouvelles parts de marché mondiales.

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Skander Sallemi : « La facturation électronique est une évolution logique, mais mal préparée »

06. Januar 2026 um 10:06

Généralisation de la facturation électronique, contraintes techniques encore incertaines et impact direct sur la trésorerie des petites structures : la loi de finances 2026 entame une transformation profonde des pratiques fiscales. Pour le conseiller fiscal Skander Sallemi, l’enjeu n’est pas la modernisation elle-même, mais les conditions concrètes de sa mise en œuvre, dont les failles pourraient peser lourdement sur les prestataires les plus exposés.

La loi de finances 2026 étend la facturation électronique à tous les prestataires de services assujettis à la TVA. Quelle est votre perception professionnelle de cette réforme ?

Slander Sellami : Sur le principe, la facturation électronique constitue une évolution logique et nécessaire pour moderniser l’administration fiscale et améliorer la traçabilité des transactions. Le problème ne réside donc pas dans l’objectif, mais dans la méthode. Dans sa version actuelle, telle que prévue par la loi de finances 2026, la réforme a été adoptée sans véritable débat sur sa faisabilité technique, son coût réel pour les petits prestataires et ses effets sur la trésorerie. En l’absence de ces garanties, cette réforme présente un risque élevé de fragilisation du tissu économique, plutôt qu’un progrès en matière de conformité fiscale.

L’infrastructure actuelle est-elle prête à absorber l’arrivée massive de nouveaux utilisateurs ?

À ce stade, rien ne permet de l’affirmer avec certitude. Aucune donnée publique n’a été communiquée sur la capacité réelle de la plateforme TTN (Tunisie TradeNet) à gérer un volume massif de factures électroniques, ni sur celle de l’ANCE (Agence nationale de certification électronique) à délivrer, dans des délais raisonnables, des centaines de milliers de certificats électroniques sur l’ensemble du territoire. L’absence de tests à grande échelle et de retours d’expérience documentés constitue un risque majeur : en cas de saturation ou de panne, c’est toute la chaîne de facturation et de paiement qui pourrait se retrouver paralysée.

Les petits prestataires sont-ils suffisamment préparés à cette transition numérique ?

Objectivement, non. Le public concerné est composé majoritairement d’artisans, de petits prestataires de services relevant du régime forfaitaire, récemment basculés vers le régime réel, ainsi que de très petites entreprises (TPE).

Beaucoup disposent d’un niveau limité de maîtrise numérique et peinent déjà à respecter les obligations déclaratives actuelles. Sans formation massive, accompagnement de proximité et outils simplifiés, cette transition risque de placer de nombreux contribuables en situation d’infraction involontaire, non par fraude, mais par incapacité matérielle.

En quoi le fait générateur de la TVA pose-t-il problème dans ce contexte ?

Le Code de la TVA lie actuellement le fait générateur à l’émission de la facture, indépendamment de l’encaissement effectif. Dans un système de facturation électronique obligatoire, cette règle devient particulièrement pénalisante pour les petits prestataires, qui devront reverser la TVA à l’État avant même d’avoir été payés par leurs clients. Cela transforme la TVA en une avance de trésorerie contrainte, exposant les structures les plus fragiles à des tensions financières, voire à des pénalités, sans prise en compte de leur capacité contributive réelle.

 

Dans un système de facturation électronique obligatoire, cette règle devient particulièrement pénalisante pour les petits prestataires, qui devront reverser la TVA à l’État avant même d’avoir été payés par leurs clients.

 

Quelles conséquences prévoyez-vous en cas de mauvaise mise en œuvre de cette réforme ?

À court terme, le risque principal réside dans le blocage des paiements en cas de dysfonctionnement technique, avec des effets immédiats sur la trésorerie des petites entreprises. À moyen terme, on peut craindre une exclusion numérique d’une partie des prestataires, une multiplication des situations de non-conformité et, paradoxalement, un retour vers des pratiques informelles, notamment pour les petits montants. Si la réforme n’est pad accompagnée, ni progressive, ni adaptée aux réalités du terrain, elle pourrait produire exactement l’effet inverse de celui recherché : davantage d’informalité, plus de défiance et un creusement du fossé entre l’administration fiscale et les contribuables.

 

Si la réforme n’est pas accompagnée, ni progressive, ni adaptée aux réalités du terrain, elle pourrait produire exactement l’effet inverse de celui recherché : davantage d’informalité, plus de défiance et un creusement du fossé entre l’administration fiscale et les contribuables.

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AirHelp Score 2025 : Tunisair classée 114e sur 117 compagnies aériennes

05. Januar 2026 um 14:14

Le classement AirHelp Score 2025 place Tunisair au 114ème rang mondial sur 117 compagnies aériennes évaluées. La compagnie nationale tunisienne obtient un score global de 4,71 sur 10, selon les critères retenus dans cette édition. Lesquels portent sur la ponctualité des vols, l’opinion des clients et le traitement des réclamations.

Dans le détail, Tunisair enregistre une note de 3,4 sur 10 pour la ponctualité, reflétant le respect des horaires annoncés. Le traitement des réclamations obtient également une note de 3,4 sur 10. L’opinion des clients constitue l’indicateur le mieux noté pour la compagnie, avec un score de 7,3 sur 10.

Le AirHelp Score 2025 évalue 117 compagnies aériennes à travers le monde. Le classement repose sur l’analyse de vols opérés entre octobre 2024 et septembre 2025, ainsi que sur des avis de passagers recueillis dans plusieurs pays. La ponctualité représente une part importante de la note finale, aux côtés de l’expérience client et de la gestion des demandes d’indemnisation en cas de retard, d’annulation ou de surbooking.

À l’échelle mondiale, le classement 2025 est dominé par Qatar Airways, qui arrive en première position avec un score de 8,16 sur 10. Elle est suivie par Etihad Airways (8,07) et Virgin Atlantic (8,03). Le Top 10 comprend également Qantas, KM Malta Airlines, Aeromexico, Oman Air, Saudia, Brussels Airlines et LOT Polish Airlines.

Aucune compagnie nord-américaine ne figure dans les dix premières places du classement 2025. Plusieurs compagnies africaines et méditerranéennes apparaissent dans la seconde moitié du tableau, dont Tunisair, classée dans les dernières positions cette année.

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Passeports sans tampon : l’Europe bascule dans l’ère biométrique

05. Januar 2026 um 10:31

À partir d’avril 2026, l’Union européenne mettra fin au tamponnage des passeports des voyageurs extra-européens. En basculant vers un contrôle entièrement biométrique, Bruxelles tourne la page d’un rituel vieux de plusieurs siècles et engage une transformation majeure de l’expérience du voyage international.

Dès avril 2026, les pays de l’Union européenne cesseront d’apposer des tampons sur les passeports des ressortissants extra-européens, selon le site spécialisé GEO.fr. Cette évolution ne se limite pas à l’Europe : d’autres régions du monde adoptent également des dispositifs similaires. Ce qui relègue progressivement le tampon de passeport au rang de simple souvenir.

Cette pratique, profondément ancrée dans l’imaginaire du voyage, trouve ses origines dans une longue histoire. Contrairement à une idée répandue, elle ne relève pas d’une invention moderne. Patrick Bixby, professeur d’université et spécialiste de l’histoire du voyage, rappelle ainsi à la BBC que « les tampons sur les passeports remontent au Moyen Âge ou à la Renaissance. À l’époque, les souverains européens apposaient un sceau de cire sur les sauf-conduits qu’ils délivraient ».

Au XXᵉ siècle, la Société des Nations a instauré le passeport moderne et a harmonisé les procédures de franchissement des frontières. Lorsque le transport aérien s’est démocratisé dans les années 1950, grâce au développement des vols commerciaux accessibles au grand public, le tampon a progressivement acquis une valeur émotionnelle. Il matérialisait alors le passage d’une frontière et symbolisait l’expérience du voyage.

Les pratiques ont toutefois évolué. En octobre 2025, l’Union européenne a lancé le déploiement du système d’entrée/sortie (EES), un nouvel outil de contrôle des frontières. À partir d’avril 2026, ce dispositif collectera automatiquement les données biométriques — empreintes digitales et reconnaissance faciale — de toutes les personnes non européennes qui entreront et sortiront de l’espace Schengen. Cette technologie vise à fluidifier les contrôles et à renforcer la sécurité, ce qui rend désormais inutile le tamponnage manuel des passeports.

L’Union européenne ne suit pas cette voie seule. L’Australie, le Japon et le Canada ont déjà adopté des systèmes de contrôle biométrique à leurs frontières. De leur côté, les États-Unis ont annoncé qu’ils généraliseront ces technologies dans les prochaines années. Ce qui confirme une tendance mondiale vers la dématérialisation du passage des frontières.

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El Amana Takaful devient « Al Baraka Assurances »

05. Januar 2026 um 08:14

El Amana Takaful change de nom et devient « Al Baraka Assurances » à compter du 1er janvier 2026, à la suite de la décision adoptée lors de son Assemblée Générale du 28 novembre 2025.

Selon la direction, ce changement de dénomination commerciale n’entraîne aucune modification des contrats d’assurance en cours, qui demeurent strictement inchangés. Cette évolution s’inscrit dans le cadre de l’intégration stratégique de la compagnie au sein du Groupe Al Baraka, devenu actionnaire majoritaire. Elle vise à consolider la position de l’entreprise sur le marché tunisien de l’assurance takaful et à renforcer son alignement avec les standards du groupe.

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Ahmed Ben Mustapha : « L’invasion du Venezuela marque la fin du droit international »

04. Januar 2026 um 19:03

Dans un entretien exclusif accordé à L’Économiste Maghrébin, l’ancien ambassadeur Ahmed Ben Mustapha livre une analyse sans concession de l’intervention militaire américaine au Venezuela. Selon lui, l’enlèvement du président Maduro et de son épouse constitue le point culminant d’une dérive de trois décennies vers l’abandon des règles multilatérales. Il soutient que cette opération n’est pas un événement isolé, mais le paroxysme d’une stratégie de Washington visant à reprendre le contrôle des ressources stratégiques tout en contrant l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans l’hémisphère occidental.

L’ancien diplomate rappelle qu’après la guerre froide, malgré les tensions bipolaires, le droit international conservait encore ses lettres de noblesse en tant que cadre juridique de référence. La première guerre du Golfe, en 1991, illustrait cette logique car elle fut menée en réponse à l’invasion du Koweït par une coalition mondiale incluant la Russie. À cette époque, les États-Unis se présentaient encore comme les garants de l’application du droit dans le monde d’après-guerre froide.

Cependant, cette période a progressivement cédé la place à une émancipation totale de Washington vis-à-vis des contraintes juridiques. S’imposant comme l’unique « hyperpuissance » après l’effondrement du bloc soviétique, les États-Unis ont monopolisé la gestion des conflits à leur seul profit. Si dès les années 1970 le dollar s’était imposé comme seule monnaie pétrolière, les interventions en Yougoslavie à la fin des années 1990, puis en Irak en 2003, ont marqué un basculement où les justifications juridiques devenaient de plus en plus fragiles. En Irak, bien que les allégations d’armes de destruction massive se soient révélées infondées, un semblant de légitimation internationale était encore recherché. Notre invité affirme sans détour que l’invasion du Venezuela rompt définitivement avec ce principe : pour la première fois, l’administration Trump n’invoque plus aucune base légale, assumant ouvertement une opération planifiée depuis plusieurs mois avec l’implication de la CIA.

La Doctrine Monroe : Sécurité ou Prédation ?

Cette intervention s’inscrit dans la nouvelle stratégie de sécurité des États-Unis qui réactive la doctrine Monroe. Si celle-ci stipulait historiquement que personne ne devait se mêler de la zone d’influence américaine, elle ne se limite plus aujourd’hui aux seules questions de défense. Elle englobe désormais explicitement le contrôle des richesses. Pour Washington, la nationalisation du pétrole par Hugo Chávez est perçue comme un vol de biens appartenant historiquement aux entreprises américaines, lesquelles ont été les premières à exploiter ces technologies pétrolières, analyse l’ancien ambassadeur.

Cette vision représente un retour à une forme de néocolonialisme assumé où le contrôle des ressources naturelles prime sur la souveraineté des États. En ciblant le Venezuela, qui dispose des plus importantes réserves pétrolières mondiales, les États-Unis font du pays un enjeu majeur de leur rivalité avec les autres grandes puissances. C’est une logique purement prédatrice où l’on considère que l’on récupère simplement ce qui nous appartient de droit, au mépris des frontières nationales, martèle-t-il.

Stratégie d’étranglement et changements de régimes

L’opération vénézuélienne suit une continuité historique de changements de régimes orchestrés par Washington au Guatemala, au Chili ou en Argentine. La méthode consiste d’abord à étouffer les peuples par des sanctions économiques et un blocus meurtrier qui, selon Ahmed Ben Mustapha, a déjà coûté la vie à des centaines de milliers de personnes. Une fois le pays suffisamment affaibli, la stratégie vise à favoriser les divisions internes, à corrompre une partie des élites et de l’appareil militaire, puis à intervenir militairement.

Ce scénario se dessine également pour l’Iran, où les troubles actuels sont perçus comme les prémices d’une nouvelle guerre de changement de régime. « Vouloir attaquer l’Iran revient à cibler la ceinture de sécurité de la Chine et de la Russie, car le pays constitue un maillon essentiel de l’axe de résistance à l’hégémonie américaine », estime-t-il.  Cette même logique prédatrice se retrouve au Proche-Orient, où l’objectif serait de transformer Gaza en projet touristique et de mettre la main sur les ressources gazières offshore, tout en sécurisant un corridor économique reliant l’Inde à l’Europe pour contourner la route de la soie chinoise.

Un front global : Ukraine, Chine et Russie

L’analyse de l’ancien diplomate replace l’intervention au Venezuela dans le contexte d’une rivalité globale. La Russie a conclu un traité stratégique multidimensionnel avec le Venezuela incluant une coopération militaire et scientifique, tandis que la Chine est devenue un acteur central en Amérique latine par ses investissements massifs. Pour contrer cette influence, Trump mène une guerre qui n’est désormais plus secrète.

Cette confrontation se manifeste également sur le front ukrainien, où Trump aurait tenté de geler le conflit selon ses propres conditions sans répondre aux préoccupations russes. Son objectif était de poursuivre la guerre en la faisant financer par les Européens tout en récupérant les minéraux rares via des accords conclus avec le président Zelensky. Le refus russe de ce marché est vécu comme un affront pour la stratégie américaine, dont le cœur reste de donner l’apparence que les États-Unis tranchent et maîtrisent toujours la gestion de tous les conflits internationaux.

Perspectives 2026 : Le risque de conflagration

Malgré l’annonce d’une gestion directe du pays par Washington, l’issue de la crise reste incertaine. L’armée vénézuélienne a affirmé sa détermination à résister et Maduro bénéficie désormais d’une aura de martyr suite à son kidnapping officiel. Sur le plan international, la Russie et la Chine ne lâcheront pas prise facilement compte tenu de leurs intérêts stratégiques dans la région. Bien que l’Union européenne semble approuver l’opération, la position américaine pourrait se fragiliser lors des prochaines réunions au Conseil de sécurité de l’ONU.

Ahmed Ben Mustapha s’inquiète d’une escalade mondiale sans précédent en ce début d’année 2026. Il cite notamment l’attaque contre la résidence du président Poutine, soulignant que l’implication de la CIA est attestée par l’usage indispensable de la couverture satellitaire américaine pour un tel ciblage. Contrairement aux promesses électorales de mettre fin aux conflits, la première année de ce second mandat de Trump voit au contraire une multiplication des fronts de confrontation, laissant craindre une conflagration généralisée entre les grandes puissances.

Un signal d’alarme pour le Maghreb

L’ancien ambassadeur lance un avertissement direct à l’Afrique du Nord et au monde arabe. Évoquant des déclarations du Pentagone sur une volonté de généraliser ce type d’interventions à d’autres régions, il déplore le silence des pays arabes qui devraient pourtant se sentir directement menacés. Ce qui se passe au Venezuela est le prolongement exact des scénarios appliqués dans le monde arabe depuis le début du millénaire : changer les régimes pour s’accaparer les richesses. Pour Ahmed Ben Mustapha, les pays de la région, riches en hydrocarbures et en ressources stratégiques, doivent urgemment prendre conscience qu’ils pourraient être les prochaines cibles de cette politique qui ne cherche désormais plus aucune justification juridique.

 

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Riadh Sidaoui : « L’enlèvement de Maduro est une guerre indirecte contre la Chine »

04. Januar 2026 um 17:58

Riadh Sidaoui, directeur du Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales, décrypte pour L’Économiste Maghrébin les véritables enjeux géopolitiques derrière l’opération militaire américaine au Venezuela.

L’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse par une brigade des forces Delta américaines dans la nuit du 3 janvier 2026 marque, selon l’analyste, un tournant dans les relations internationales. Au-delà de la rhétorique officielle sur la lutte contre le narcotrafic, cette opération révèle une stratégie américaine visant à isoler la Chine et à réaffirmer la suprématie des États-Unis sur l’Amérique latine.

L’analyse de Riadh Sidaoui est sans appel : Donald Trump cherche avant tout à couper Pékin de ses alliés économiques. Les liens sino-vénézuéliens sont substantiels : la Chine absorbe 70 % des exportations de pétrole vénézuélien et a investi des milliards dans le pays. Une importante délégation chinoise se trouvait à Caracas au moment de l’opération. La réaction chinoise, ferme, témoigne selon lui de l’importance de l’enjeu : Pékin condamne l’acte américain et exige la libération immédiate de Maduro.

Trois scénarios possibles pour l’avenir

Selon Riadh Sidaoui, trois scénarios se dessinent pour l’avenir du Venezuela. Premier scénario : les Américains ont enlevé Maduro, mais le régime révolutionnaire pourrait, estime le politologue, persévérer avec un soutien chinois accru, tant militaire qu’économique. Ce scénario suppose qu’il n’y a pas eu de trahison, mais simplement une faille sécuritaire exploitée par Washington. La nouvelle cheffe d’État et le ministre de la Défense pourraient maintenir le cap malgré l’absence de Maduro.

Le deuxième scénario consiste en une  réorientation progressive : face à l’impossibilité de confronter directement les États-Unis, la nouvelle direction pourrait se réconcilier progressivement avec Washington. Cette évolution se ferait graduellement pour ne pas brusquer les partisans de Maduro au sein du parti au pouvoir. Il s’agirait d’un changement de politique étrangère menant le Venezuela à devenir un allié américain plutôt qu’un opposant à l’impérialisme de Washington.

La troisième scénario consiste  en  la déchirure interne et la division du pays. Les dernières élections démocratiques n’ont accordé à Maduro qu’une majorité très limitée face à son rival de droite. Une division au sein des forces armées et du peuple pourrait, d’après Sidaoui, conduire le Venezuela vers une guerre civile dévastatrice.

Comment s’est déroulée l’opération

La facilité de l’opération soulève, selon Sidaoui, des interrogations. Certains analystes évoquent une complicité au sein de l’appareil d’État vénézuélien, voire de l’armée. Difficile toutefois de répondre sans éléments tangibles, pour notre invité. D’après l’analyste, Maduro n’avait peut-être pas pris les précautions nécessaires. Un protocole strict aurait dû l’empêcher de dormir plusieurs nuits au même endroit. Son maintien dans une résidence fixe a constitué une faille exploitée par les forces américaines.

Des affrontements ont eu lieu. Selon Donald Trump, les forces américaines ont subi quelques blessés et un hélicoptère a été touché. Les gardes du corps de Maduro ont résisté. Le ministre de la Défense et la vice-présidente vénézuéliens affirment maintenir la ligne politique de Maduro et poursuivre la lutte. La suprématie militaire américaine est écrasante : le Venezuela dispose d’une armée de 100 000 hommes équipée d’armes obsolètes, face à la puissance du Pentagone. Le temps permettra de confirmer ou d’infirmer la thèse d’une trahison.

Le Venezuela, front indirect d’une confrontation sino-américaine

Donald Trump, qui menace le Venezuela depuis son arrivée au pouvoir, a intensifié la pression ces dernières semaines, allant jusqu’à contacter directement Maduro pour lui demander de quitter le pouvoir. L’objectif stratégique : isoler la Chine.

Les deux grandes puissances susceptibles de menacer l’hégémonie américaine sont la Russie et la Chine. La Russie, engagée dans la guerre en Ukraine, a relâché son emprise internationale. Trump accélère un processus de paix favorable aux intérêts russes. Reste la Chine, dont la montée en puissance économique et militaire inquiète Washington. Les stratèges américains prédisent qu’en 2030, le PIB chinois dépassera celui des États-Unis. La Chine s’arme massivement (trois porte-avions, bientôt quatre ou cinq) et veut reconquérir Taïwan. Face à cette montée en puissance, explique-t-il, le Pentagone veut isoler la Chine et affaiblir ses partenaires économiques : Venezuela, Iran. L’Amérique latine devient le terrain de cette confrontation indirecte.

L’effet domino latino-américain

Si Trump remporte un succès complet au Venezuela, il se dirigera vers la Colombie, puis vers Cuba. L’île représente toutefois un défi plus complexe : le régime cubain est puissant et possède une longue expérience face aux complots américains depuis la baie des Cochons en 1961. Cette offensive s’inscrit, d’après l’analyste, dans une guerre indirecte contre la Chine. Trump est calculateur et n’attaque que les cibles faciles. Il avait menacé la Corée du Nord durant son premier mandat avant de serrer la main de son président, se vantant d’avoir établi la paix mondiale. Trump évalue toujours où il peut gagner et où il risque de perdre. La capture de Maduro illustre, selon Riadh Sidaoui, cette stratégie : frapper des cibles accessibles pour affaiblir progressivement l’influence chinoise en Amérique latine, tout en évitant une confrontation directe avec Pékin.

Une violation flagrante du droit international

Selon Riadh Sidaoui, l’intervention américaine constitue une transgression manifeste du droit international. La Charte des Nations unies consacre le principe d’autodétermination des peuples : ce sont les nations qui choisissent leurs dirigeants, non des forces étrangères. Toute intervention militaire nécessite l’activation du chapitre 7 de la Charte et une résolution du Conseil de sécurité.

L’administration Trump n’a respecté aucune de ces procédures juridiques. Aucun juriste ne saurait donner raison aux États-Unis sur le plan du droit international. Cette violation s’inscrit dans une longue tradition d’interventions unilatérales américaines, comparable à l’invasion de l’Irak en 2003.

Un précédent historique : l’intervention au Panama en 1989

Cette opération rappelle, selon le politologue, des précédents. En 1989, le président du Panama avait déjà été kidnappé. L’histoire se répète : après la chute de l’Union soviétique, les Américains cherchaient à maintenir leur suprématie mondiale. Aujourd’hui, face à l’émergence de la Russie et surtout de la Chine, Washington réactive les mêmes mécanismes.

La logique du Pentagone, explique Sidaoui : tant que nous sommes forts, isolons nos adversaires. Incapables d’affronter directement la Russie ou la Chine, ils éliminent leurs alliés, en commençant par l’Amérique latine. La Colombie et Cuba pourraient être les prochaines cibles. Ce n’est pas la première tentative américaine, rappelle le politologue. La CIA avait orchestré un coup d’État contre Hugo Chávez. L’agence dirige traditionnellement ces opérations secrètes, mais lorsqu’elle échoue, c’est le Pentagone qui intervient. Le ministère de la Défense, devenu en réalité un département de la guerre, a lancé cette opération en collaboration avec la CIA. L’histoire dira, conclut le politologue, si cette stratégie impériale, héritée de la doctrine Monroe, parviendra à enrayer la montée en puissance chinoise ou si elle ne fera qu’accélérer la multipolarisation du monde.

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CEPEX 2025 : plus d’actions, plus de pays, plus de rendez-vous d’affaires

03. Januar 2026 um 12:29

L’année 2025 a marqué une nette augmentation des activités promotionnelles du Centre de promotion des exportations (CEPEX) à l’étranger. D’après un bilan que l’institution a publié en janvier 2026, elle a organisé 68 actions internationales sur cinq continents.

Ce programme a permis à 270 entreprises tunisiennes de présenter leurs produits dans 20 pavillons, sur une superficie totale d’exposition de 3224 mètres carrés. Ces actions comprenaient des participations à des salons, des missions d’entreprises, des journées commerciales et l’accueil de délégations étrangères.

La stratégie a ciblé 25 manifestations commerciales réparties dans 17 pays. Elle a concerné sept secteurs économiques. Géographiquement, les opérations se sont réparties entre l’Europe (7 pays), le monde arabe (7 pays), l’Afrique (Sénégal, Nigeria), les Amériques (Canada, Brésil) et l’Asie (Chine).

Un ancrage africain renforcé

L’Afrique a constitué un axe notable, avec notamment la participation tunisienne au Salon africain du commerce intra-africain. Un pavillon de 304 m² y a accueilli 26 entreprises. Dans le détail, le CEPEX a coordonné 43 opérations promotionnelles en 2025, impliquant 925 entreprises. Ces opérations ont généré plus de 5500 rencontres professionnelles directes et ont visé 30 destinations, dont quatre nouvelles : Norvège, Suède, Chine et Inde.

Le CEPEX a consacré 25 opérations spécifiques au secteur de l’huile d’olive, destinées à consolider les marchés traditionnels et à en pénétrer de nouveaux comme la Chine ou le Qatar.
Le CEPEX a inauguré une nouvelle manifestation, les « Journées de partenariat des affaires africaines », en juin 2025, à Tunis. Elle a réuni 85 entreprises tunisiennes et 40 fournisseurs de 12 pays d’Afrique subsaharienne, générant plus de 1100 rencontres.

Leviers financiers et numériques

Le Fonds de promotion des exportations (FOPRODEX) a disposé d’un budget de 77,541 millions de dinars en 2025. Les autorités ont consacré plus de 53 millions au soutien des coûts de transport, et ont rehaussé les taux de prise en charge pour l’huile d’olive et le transport maritime. Un programme pilote « Easy Export », en partenariat avec La Poste tunisienne, a également été lancé pour subventionner les frais d’envois postaux à l’export.

Sur le plan numérique, le CEPEX a finalisé le système « E-FOPRODEX » pour le traitement dématérialisé des subventions ; il doit entrer en vigueur en janvier 2026. Le CEPEX a signé des conventions de partenariat avec des agences de promotion sénégalaise et ivoirienne.

Rayonnement international et bilan annuel

Lors de l’Exposition universelle d’Osaka 2025 au Japon, le pavillon tunisien a enregistré près de 630 000 visiteurs. Les organisateurs y ont organisé plusieurs événements thématiques, dont une promotion du tourisme de santé et une célébration de la Journée nationale tunisienne. L’année 2025 s’est conclue par la réunion annuelle des chefs des représentations commerciales tunisiennes à l’étranger, du 15 au 19 décembre, qui a facilité environ 900 rencontres entre ces responsables et 300 entreprises.

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Trump annonce la capture de Maduro après des frappes sur Caracas

03. Januar 2026 um 11:04

Le président américain a annoncé sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient mené des frappes militaires sur Caracas et que le président vénézuélien Nicolas Maduro et sa femme avaient été « capturés et exfiltrés » du pays.

Le Venezuela avait dénoncé plus tôt une « très grave agression militaire », Nicolas Maduro décrétant l’état d’exception.

Lire aussi: Frappes américaines contre le Venezuela

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Habib Kraïm nommé nouvel administrateur délégué de la CTN

03. Januar 2026 um 10:22

La Compagnie tunisienne de navigation ( CTN)  a annoncé la nomination de Habib Krim au poste d’administrateur délégué de la société. Ainsi il succède à Samia Matoussi Ben Jbiri, et ce le mercredi 31 décembre 2025.

La société a indiqué dans un communiqué publié,  samedi 3 janvier 2025, que la cérémonie s’est déroulée en présence de membres du conseil d’administration et d’un nombre de cadres de la société, où il a été souligné l’importance de cette nouvelle étape dans le parcours de la société et la nécessité de poursuivre le travail afin d’atteindre ses objectifs stratégiques et renforcer sa performance.

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Marchés financiers : la place tunisienne parmi les cinq premières d’Afrique

03. Januar 2026 um 09:58

La Bourse de Tunis figure parmi les cinq premières places boursières africaines par le nombre de sociétés inscrites à la cote, selon le dernier rapport de l’OCDE sur les marchés de capitaux du continent.

Avec 79 entreprises cotées et une capitalisation boursière estimée à 8 milliards de dollars fin 2024, la Tunisie occupe le cinquième rang continental, d’après l’étude 2025 de l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Le rapport met en lumière la position périphérique de l’Afrique sur l’échiquier financier international. Les 1 141 sociétés cotées sur l’ensemble des bourses africaines représentent à peine 5% du total des entreprises cotées dans les économies émergentes, pour une capitalisation cumulée de 561 milliards de dollars.

Le palmarès continental dominé par trois géants

L’Égypte domine le classement avec 245 entreprises cotées, malgré une capitalisation relativement modeste de 45 milliards de dollars qui reflète la taille limitée de nombreuses sociétés inscrites. L’Afrique du Sud concentre quant à elle l’essentiel de la valeur : 204 entreprises cotées à la Bourse de Johannesburg totalisent 336 milliards de dollars, soit près de 60% de la capitalisation boursière africaine. Le Nigeria complète le podium avec 156 sociétés pour 33 milliards de dollars de capitalisation, devançant Maurice (94 entreprises, 9 milliards de dollars) et donc la Tunisie en cinquième position.

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Quand les mots et les actes se contredisent : le paradoxe Trump-Iran

02. Januar 2026 um 16:57

Le président des États-Unis a évoqué la possibilité d’une intervention militaire en Iran, affirmant vouloir « protéger la vie des manifestants ». L’annonce a été faite sur son réseau social, Truth Social. En réaction, un conseiller du Guide suprême iranien a mis en garde le président américain, lui demandant de « prendre garde ».

Dans son message, Donald Trump a déclaré que si l’Iran « tirait sur des manifestants pacifiques et les tuait violemment », les États-Unis « viendraient à leur secours ». Ces propos interviennent alors que des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait au moins six morts jeudi 1er janvier 2026 en Iran, selon les autorités. Il s’agit des premiers décès recensés depuis le début, il y a cinq jours, d’un mouvement de protestation contre la vie chère.

Par ailleurs, trente personnes accusées de « troubles à l’ordre public » ont été arrêtées à Téhéran, a indiqué jeudi soir l’agence de presse Tasnim. Les autorités iraniennes n’avaient pourtant signalé aucun incident officiel dans la capitale au cours des jours précédents.

Le mouvement de contestation a débuté dimanche à Téhéran, où des commerçants ont fermé leurs boutiques pour protester contre l’hyperinflation et la dégradation de la situation économique. La mobilisation s’est ensuite étendue aux universités et à plusieurs régions du pays.

Dans le même temps, rappelons cependant que la situation intérieure aux États-Unis reste tendue. Trump a annoncé, mercredi 31 décembre, le retrait de la Garde nationale de Chicago, Portland et Los Angeles où elle était déployée depuis plusieurs semaine. Ces déploiements, décidés lors de précédentes manifestations contre certaines politiques migratoires et sociales de l’administration Trump, avaient été largement contestés devant les tribunaux.

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Le CMF durcit son dispositif de prévention avec une nouvelle stratégie

02. Januar 2026 um 11:07

Le Conseil du marché financier (CMF)  a adopté sa stratégie pour l’année 2026 dédiée à la prévention des risques de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de prolifération des armes, dans l’objectif de renforcer l’intégrité et la sécurité du marché financier tunisien. Cette stratégie s’inscrit dans le respect des standards internationaux et des recommandations du Groupe d’action financière.

La stratégie repose sur plusieurs axes complémentaires visant à renforcer l’adhésion effective des intervenants du marché aux exigences réglementaires. Elle marque une évolution vers une approche fondée sur les risques et sur les principes de bonne gouvernance, en dépassant une logique de conformité purement formelle.

Dans ce cadre, le CMF prévoit d’assurer un suivi régulier de la mise en œuvre des plans d’action issus des missions de contrôle. Cette démarche vise à améliorer l’efficacité des mesures correctives et à renforcer le respect des obligations par les acteurs du marché.

La stratégie accorde également une importance particulière au renforcement du rôle des structures de conformité et de contrôle interne au sein des intervenants du marché, afin de consolider les mécanismes de prévention et de détection des risques.

Par ailleurs, le Conseil du Marché Financier entend intensifier les actions de sensibilisation et la diffusion d’alertes périodiques portant sur les risques émergents. Ces actions visent à améliorer la vigilance des intervenants face aux nouvelles menaces identifiées.

Enfin, la stratégie encourage le recours aux solutions numériques modernes, notamment dans les domaines de la connaissance du client et de la surveillance des opérations, afin de soutenir l’efficacité des dispositifs de prévention et d’adapter les pratiques aux évolutions du marché financier.

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Tunisie : ces services qui ont tiré vers le haut la Bourse en 2025

02. Januar 2026 um 09:29

L’activité de la Bourse de Tunis a clôturé l’année 2025 sur une performance historique, marquée par une progression de son indice de référence, le Tunindex, de 35,12% pour atteindre un sommet de 13 449,95 points. Cette dynamique haussière, qui se confirme pour la cinquième année consécutive, s’est accompagnée d’une hausse de 36,30 % de l’indice Tunindex 20, lequel s’est établi à 5 975,28 points.

La capitalisation boursière globale du marché a enregistré une augmentation de 31 %, soit une valeur de 8 199 MD, pour se situer à 34 666 MD contre 26 467 MD à la fin de l’exercice 2024. Le secteur des sociétés financières domine cette capitalisation avec une part de 54 %, suivi par les biens de consommation à 28,3 % et l’industrie à 6,9 %. Les dix plus fortes capitalisations de la Cote ont représenté, au terme de l’année 2024, une part de 62,7 % de la capitalisation globale pour une valeur de 16 596 MD. Estimé en dollar, le Tunindex affiche une hausse de 48,75 %, tandis qu’il s’apprécie de 32,76 % lorsqu’il est calculé en euro.

Dynamique soutenue des volumes d’échanges

Le volume global des échanges a progressé de 46,3 % au cours de l’année 2025 pour atteindre 5 378 MD, contre 3 675 MD en 2024. Sur la Cote de la Bourse, le volume des échanges a bondi de 73,2 % pour s’établir à 3 060 MD. Ce qui représente un volume quotidien moyen de 12,3 MD. Les transactions sur les titres de capital ont accaparé 69,5 % de ce volume pour un montant de 2 126 MD. Tandis que les transactions sur les titres de créances ont atteint 934 MD, soit une évolution de 49,6 % par rapport à l’année précédente. Les investisseurs tunisiens ont réalisé 81,8 % du volume des échanges sur les titres de capital, suivis par les OPCVM avec 11,9 % et les étrangers avec 3,4 %.

Performances sectorielles et palmarès des valeurs

L’analyse des indices sectoriels place les services aux consommateurs en tête du classement annuel avec un gain de 59,32 %, devant les biens de consommation à 40,40 % et les sociétés financières à 39,48 %. Au niveau des sous-secteurs, la distribution affiche la meilleure performance avec une progression de 59,33 %, suivie par les services financiers à 49,77 %. Dans le classement des valeurs individuelles, l’action ASSAD enregistre le rendement le plus élevé avec 412,9 %, suivie de TUNINVEST-SICAR à 359,5 %, PGH à 118,3 %, ESSOUKNA à 111,5 % et TPR à 88,8 %. À l’opposé, les baisses les plus importantes concernent SANIMED avec -61,2 %, SOTIPAPIER avec -43,1 % et SOTEMAIL avec -30,2 %.

Solidité des indicateurs financiers et émissions de titres

Les indicateurs financiers des sociétés cotées soutiennent cette tendance avec un résultat global pour l’exercice 2024 en amélioration de 12,2 %, atteignant 3 003 MD, et des dividendes distribués en hausse de 14,8 % pour un total de 1 588 MD. Pour les neuf premiers mois de 2025, le revenu global des 73 sociétés ayant publié leurs indicateurs s’élève à 18,5 milliards de dinars, en progression de 5,7 %. Par ailleurs, le montant global des émissions réalisées par les sociétés cotées à fin novembre 2025 totalise 1 133,5 MD pour 19 opérations, réparties entre 1 081 MD d’emprunts obligataires et 52,5 MD d’augmentations de capital.

Environnement macroéconomique et participation étrangère

Sur le plan national, le produit intérieur brut de la Tunisie a crû de 2,4 % durant les neuf premiers mois de 2025, avec une estimation annuelle de 2,6 %. L’inflation a reculé à 5,5 % sur la même période, contre 7,2 % en 2024. Le commerce extérieur présente un déficit de -20 168,5 MD pour les onze premiers mois de l’année, fixant le taux de couverture à 74,2 %. Le dinar tunisien s’est apprécié de 2,9 % face au dollar et de 0,5 % face à l’euro durant les trois premiers trimestres. Les avoirs nets en devises au 30 décembre 2025 s’établissent à 25 128 MD, soit 106 jours d’importation. Enfin, la capitalisation boursière détenue par les étrangers s’établit à 6 552 MD, représentant 18,9 % du marché global à la fin de l’exercice.

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La BTL finalise une augmentation de capital de 152 millions de dinars

02. Januar 2026 um 08:45

La Banque Tuniso-Libyenne (BTL) a annoncé avoir réalisé avec succès l’augmentation de son capital social, pour un montant de 152 millions de dinars. Son Assemblée Générale Extraordinaire du 25 septembre 2025 a approuvé cette opération, que la banque a exécutée en émettant 1 520 000 actions nouvelles d’une valeur nominale de 100 dinars chacune.

Les investisseurs ont intégralement souscrit et libéré l’ensemble de ces actions nouvelles, émises en numéraire. À l’issue de cette augmentation, le capital social de la banque s’élève désormais à 252 millions de dinars. Il représente 2 520 000 actions nominatives, également d’une valeur nominale de 100 dinars.

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L’Ombre du numérique : un manuel de cybersécurité accessible à tous

27. Dezember 2025 um 13:15

Les éditions Arabesques publient un nouvel ouvrage intitulé « L’Ombre du numérique », écrit par Issam Rihan. Le livre, disponible en langue française et en langue arabe, se présente comme un guide consacré à la sécurité en ligne. L’ouvrage aborde plusieurs thématiques liées aux technologies contemporaines, notamment le réseautage, l’intelligence artificielle et les objets connectés. L’auteur y examine les menaces associées à ces outils et met l’accent sur la question de la souveraineté des données personnelles dans le contexte numérique actuel.

Le manuel adopte une approche qui cherche à rendre accessibles des concepts techniques souvent considérés comme complexes. L’auteur a privilégié des explications détaillées des termes essentiels, dans le but de permettre aux lecteurs non spécialistes de comprendre les mécanismes de la cybersécurité. Cette démarche vise à expliquer les différents types de risques numériques de manière progressive.

L’ouvrage se distingue des publications techniques habituelles par son positionnement. Il s’adresse à un large public, incluant des personnes de tous âges et de tous niveaux de familiarité avec l’informatique. Au-delà de la présentation des menaces, le livre propose également des recommandations pratiques destinées à aider les lecteurs à améliorer leur protection dans leurs usages quotidiens du numérique. En effet, à travers cet ouvrage, l’auteur a décortiqué les menaces que peut rencontrer l’utilisateur sur Internet et les moyens de s’en protéger.

Le livre compare l’apprentissage de la cybersécurité à la sécurisation d’un domicile. L’ouvrage suggère qu’il est possible d’adopter des mesures de protection efficaces sans nécessiter une expertise technique approfondie. Cette analogie illustre l’ambition pédagogique du livre, qui cherche à démocratiser l’accès aux bonnes pratiques de sécurité numérique.

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