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Empfangen — 07. Juni 2026 Leconomiste Maghrebin

L’Afrique se réunit à Addis-Abeba pour parler création d’emplois

07. Juni 2026 um 15:05

Le premier Forum africain de l’impact du développement (ADIF 2026), se tient les 11 et 12 juin 2026, à Addis Abeba, la capitale éthiopienne.

« Meilleures pratiques et solutions innovantes pour la création d’emploi en Afrique », c’est le thème centrale de l’ADIF 2026, qui est une initiative phare de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) dont l’objectif est de réduire l’écart au niveau de la mise en œuvre de l’agenda de développement africain de 2063. A noter au passage que ledit agenda est actuellement dans sa “décennie d’accélération“ – mise en œuvre du deuxième plan décennal 2024-2033.

Cette rencontre portera sur l’une des priorités urgentes de l’Afrique : la création d’emplois pour la jeunesse africaine, dont les effectifs augmentent rapidement.

A l’heure où le continent est confronté à la nécessité de créer plus de 15 millions d’emplois par an, le forum mettra en lumière des approches pratiques, fondées sur des données probantes ainsi que des solutions adaptables à grande échelle pour relever ce défi, lit-on dans un communiqué de la CEA.

Pour ce faire, ce forum rassemblera nombre de décideurs, dirigeants du secteur privé, chercheurs, partenaires au développement et autres jeunes innovateurs avec pour objectif d’échanger les expériences et identifier des modèles efficaces à même d’être reproduits et appliqués à travers tout le continent.

Dans ce cadre, les discussions exploreront des pistes concrètes pour la création d’emplois dont le développement des compétences, l’entrepreneuriat, la transformation numérique, la croissance verte, l’industrialisation et la mise à profit des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

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Tunisie – Les paiements mobiles ont bondi de 67%

07. Juni 2026 um 14:47

Les opérations réalisées par lettres de change ont poursuivi leur progression au premier trimestre 2026, selon le bulletin « Les paiements en chiffres en Tunisie » publié par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Leur nombre a augmenté de 35,9 % sur un an pour atteindre 1,2 million d’opérations, tandis que leur valeur a progressé de 23,5 % à près de 13,9 milliards de dinars.

Cette dynamique contraste avec le recul continu des chèques, dont le nombre d’opérations a chuté de 24,9 % par rapport au premier trimestre 2025. La tendance confirme l’évolution graduelle des habitudes de paiement vers des instruments alternatifs et des solutions plus digitalisées.

La BCT souligne également la forte progression du paiement mobile. En effet, le nombre de transactions effectuées via ce canal a bondi de 67,1 % sur un an, confirmant l’adoption croissante des services financiers numériques.

Ceci étant, ce que la banque des banques ne mentionne pas, c’est le montant des billets et monnaie en circulation a lui aussi fortement augmenté.

Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte plus large de modernisation des moyens de paiement en Tunisie, marqué par la montée des transactions électroniques et le développement des solutions dématérialisées.

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La sardine nage à contre-courant !

07. Juni 2026 um 07:34

INSOLITE – Contre toute attente, la nouvelle star des assiettes des 25-35 ans ne vient ni d’un restaurant branché ni d’une marque de compléments alimentaires. Il s’agit de la sardine. Oui, vous avez lu, « la sardine ». C’est en tout cas ce qu’écrit le site mcetv.ouest-France.fr. Lisez la suite, vous comprendrez le comment mais également le pourquoi.

En effet, ce petit poisson, longtemps relégué au rang d’“aliment populaire“, connaîtrait aujourd’hui un véritable retour en grâce. Cela dit en passant pas seulement en France e particulier et en Europe en général. D’ailleurs, sa consommation a bondi de 27 %, portée notamment par les jeunes adultes, souligne un rapport des services de consommation français.

« A première vue, rien ne prédestinait la sardine à devenir un phénomène. Pourtant, elle coche toutes les cases recherchées par une génération de plus en plus attentive à son alimentation ». Et pour cause. « Riche en protéines, en oméga-3 et en vitamine D, elle offre un excellent rapport qualité-prix, à une époque où le contenu de l’assiette est scruté avec autant d’attention que le montant du ticket de caisse », explique ledit rapport.

Autre explication : «… les habitudes changent. Les plats ultra-transformés, les sodas et les fast-foods séduisent moins qu’auparavant. Soucieux de leur santé, de leur forme physique et de leur énergie au quotidien, de nombreux jeunes privilégient désormais des aliments simples, nourrissants et peu transformés », ajoute mcetv.ouest-France.fr.

Par conséquent, la sardine profite pleinement de cette évolution, pour raison on ne peut plus évidente : « facile à cuisiner, elle s’invite dans des recettes modernes : tartines gourmandes, rillettes maison, salades colorées ou encore poissons grillés relevés d’un filet de citron. De quoi transformer un produit autrefois discret en vedette des réseaux sociaux ». Encore eux… FB, Instagram, TikTok.

En effet, il n’est pas rare de voir sur TikTok et Instagram, entre autres, les créateurs de contenus spécialisés dans le fitness et la nutrition vanter régulièrement ses mérites, la pauvre ! Résultat : la sardine est en passe de devenir, malgré elle, le symbole d’une alimentation à la fois économique, équilibrée et tendance.

Comme quoi, « la révolution alimentaire des jeunes pourrait bien tenir dans une simple boîte de conserve ». Et peut-être que vous aurez désormais un autre regard sur la sardine.

Alors, est-ce le cas chez nous ? Si oui, faite-le savoir à la rédaction de L’Economiste maghrébin, avec des preuves à l’appui.

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Tunisie : Avec 17% de la population, les séniors sont-ils un levier de croissance ?

07. Juni 2026 um 07:00

Ils constituent un vivier pour le tissu économique. Qu’il s’agisse du soutien qu’ils peuvent apporter aux entreprises ou du marché qu’ils constituent, ils sont à même d’être d’une grande utilité. Le tout est d’investir des efforts afin d’en profiter.

« La Tunisie est confrontée à une transformation démographique majeure qui redéfinit progressivement les enjeux sociaux et sanitaires du pays. Selon les résultats du dernier recensement relayés par Radio France Internationale (RFI), les personnes âgées de plus de 60 ans représentent désormais 17 % de la population tunisienne. En l’espace d’une décennie, leur nombre a triplé, faisant de la Tunisie le pays africain où le rythme du vieillissement démographique est le plus rapide », écrivions-nous mardi 2 juin 2026 dans ce même site.

Lire aussi : La Tunisie fait exception en Afrique : le pays vieillit à un rythme record

Une information qui ne peut se passer de commentaires. Nous l’avions nous-mêmes fait. Ce vieillissement pose de nombreuses questions au pays qui se doit d’évoluer en fonction de cette réalité indéniable. Beaucoup évoquent, à ce sujet, les soucis de santé publique que cela pose. Mais aussi les besoins de financement des retraites. D’autant plus que l’emploi ne connaît pas la croissance espérée. Et que nombre de jeunes notamment parmi ceux ayant de hauts revenus prennent le large. Pour aller travailler à l’étranger. Sollicités qu’ils sont pour leur niveau de connaissances et de compétences.

Ne faut-il pas cependant voir les choses autrement ? Dans la mesure où les séniors – c’est ainsi que l’on appelle les personnes de plus de 60 ans – sont un trésor pour l’économie. Beaucoup sont en bonne santé et peuvent et aider le monde du travail et constituer un réservoir pour la consommation des biens et services.

La formule est à trouver

Côté aide aux activités économiques, l’expérience professionnelle, mais aussi le réseau de connaissances, pour ne citer que ces deux aspects, peuvent être utiles au tissu économique. Mais comment en profiter ? Les avis divergent ici au sujet d’un emploi rémunéré pour les séniors. Il faudra pourtant trouver une formule qui ne nuise pas aux uns et aux autres. Surtout en matière d’emplois des jeunes. Et considérer que cela peut aggraver le chômage et l’état des caisses sociales.

Faut-il s’orienter vers le statut de “travailleur“ et donc une patente ? Ou carrément opter pour un certain cumul retraite-emploi rémunéré ? La formule est à trouver, du moins pour ceux qui accepteraient de prolonger leur vie professionnelle au détriment d’un repos et du rituel café-mosquée. Ou encore voyage, excursion et randonnée.

L’autre débat qui se doit d’être initié : comment profiter de ce public de séniors pour développer des activités qui leur sont propres ? On regrette, à ce propos, que nombre de nos entrepreneurs ne réfléchissent pas en termes de “séniors“. Contrairement à de nombreux autres pays, il n’existe pas en Tunisie, par exemple, de restaurants pour diabétiques. Pourtant, 1,4 million de personnes adultes (dont évidemment des séniors) sont atteintes de diabète. Et allez demander un substitut de sucre ou édulcorant dans un café, un salon de thé ou encore un restaurant ! Or les séniors peuplent ces lieux.

Des opportunités

Ils ont souvent du temps libre et de l’argent à dépenser du fait qu’ils n’ont plus d’enfants à charge. Y a-t-il, comme on le voit sous d’autres cieux, des rayons pour séniors dans nos supermarchés ? Ou carrément des boutiques, des agences de voyages, des hôtels ou des espaces de loisirs dédiés ? Le marketing nous apprend l’importance des niches ; comprenez des petits segments très spécifiques d’un marché.

On voit du reste naître dans notre pays une certaine conscience de l’importance d’asseoir une économie des séniors. Rappelons, à ce titre, la tenue il y a une année, le 15 mai 2025, du premier forum Silver Économie en Tunisie. Une rencontre qui a montré que les séniors peuvent constituer des opportunités à divers niveaux. Et pas seulement comme beaucoup peuvent le penser. Au niveau du marché de la santé et de l’autonomie des personnes âgées. Mais aussi de l’habitat, des loisirs, du tourisme, des services à la personne, des médias,… le tout est d’investir dans cette niche.

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Empfangen — 06. Juni 2026 Leconomiste Maghrebin

États-Unis : la plus longue hausse de forage depuis 2022

06. Juni 2026 um 15:21

Le nombre de plateformes pétrolières américaines est en hausse pour la sixième semaine consécutive, marquant la plus forte progression en près de quatre ans.

Le nombre de plateformes de forage en activité dans les champs pétroliers américains a augmenté de deux cette semaine pour atteindre 431, selon les données publiées vendredi 5 juin par Baker Hughes Co. La dernière tendance à la hausse similaire dans l’exploration nationale remonte à la mi-2022, lorsque la demande énergétique avait commencé à se redresser après les confinements liés à la pandémie.

Cette tendance suggère que les producteurs de pétrole de schiste réagissent à la hausse continue des prix du pétrole, les raffineurs étrangers augmentant leurs achats de cargaisons américaines pour remplacer les approvisionnements pétroliers perturbés par le conflit, qui dure maintenant depuis près de 100 jours.

Selon Bloomberg, les contrats à terme sur le pétrole brut de référence américain ont bondi de 35 % depuis le début du conflit fin février, atteignant en moyenne près de 98 dollars le baril au cours des six dernières semaines.

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SOTUVER double presque ses bénéfices en 2025

06. Juni 2026 um 13:12

La Société tunisienne de verrerie (SOTUVER) affiche une progression spectaculaire de ses performances financières en 2025, avec un bénéfice net en hausse de 78 % et des revenus en progression de 14 %.

Le conseil d’administration de SOTUVER, réuni le 22 mai 2026, a arrêté les états financiers individuels de l’exercice 2025. Le résultat net ressort à 24,74 millions de dinars, contre 13,90 millions de dinars en 2024, soit une progression de 78%. Cette hausse est principalement attribuée aux dividendes versés par la filiale SOTUVER GLASS INDUSTRIES.

Les revenus de la société ont, quant à eux, atteint 115,14 millions de dinars en 2025, en hausse de 14 % par rapport aux 100,84 millions de dinars enregistrés à fin 2024.

Sur la base de ces résultats, le conseil d’administration a décidé de convoquer l’Assemblée générale ordinaire pour le mardi 16 juin 2026 et de proposer aux actionnaires la distribution d’un dividende de 250 millimes par action.

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À 17 ans, Youssef Zribi invente une poubelle intelligente « Made in Tunisie »

06. Juni 2026 um 12:45

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste maghrébin, Youssef Zribi, 17 ans, élève au lycée pilote Bourguiba de Tunis, revient sur son projet ECOTRUNK, présenté lors de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement 2026, en présence du ministre de l’Environnement, Habib Abid, et du directeur général de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), Nacer Jeljeli.

Le jeune inventeur y défend une vision claire : “agir à la source” pour améliorer la gestion des déchets en Tunisie. “L’idée est de réduire au maximum les déchets non valorisés dès leur production”, explique Youssef Zribi.

Son projet repose sur une poubelle intelligente capable d’effectuer un tri sélectif automatisé. Elle intègre également un système de broyage transformant les déchets en poudre, ensuite destinée aux filières de recyclage pour réutilisation industrielle.

Au-delà de l’aspect matériel, ECOTRUNK comprend aussi un tableau de bord numérique permettant de suivre et optimiser le traitement des déchets en temps réel, renforçant ainsi la dimension technologique du projet porté par Youssef Zribi.

Selon lui, cette innovation pourrait contribuer à réduire significativement la pollution liée aux déchets non traités, tout en limitant les pratiques d’enfouissement encore courantes.

Sur le plan économique, le jeune porteur de projet met en avant une logique circulaire : transformer les déchets en ressources et créer de la valeur pour les entreprises du recyclage.

Actuellement, Youssef Zribi cherche à lever des financements pour développer son prototype. Il affirme avoir déjà suscité l’intérêt d’un investisseur bancaire, ouvrant la voie à une possible concrétisation industrielle de Code Frank.

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Baisse de de 0,2 % de l’indice mondial des prix alimentaires en mai

06. Juni 2026 um 12:30

Les prix alimentaires mondiaux ont baissé de 0,2 % en mai par rapport à avril, la hausse des prix des céréales et du sucre ayant été compensée par la baisse des prix des huiles végétales et des produits laitiers, selon le dernier rapport de la FAO.

L’indice FAO des prix alimentaires s’est établi en moyenne à 130,8 points en mai, légèrement inférieur au niveau révisé d’avril, qui était de 131 points. La baisse du prix de l’huile de palme (pour la première fois depuis 5 mois) et de l’huile de soja a compensé les perturbations des flux d’intrants agricoles essentiels dues à la guerre au Moyen-Orient.

Dans un rapport distinct, la FAO prévoit une production céréalière mondiale de 2,982 milliards de tonnes métriques pour 2026-2027, ce qui correspond à une baisse de 2 % par rapport à l’année précédente. La guerre en Iran a restreint l’acheminement de carburant et d’engrais via le détroit d’Ormuz, entraînant une flambée des prix des principaux intrants agricoles. Cette situation a renchéri le coût de production du maïs, du riz et d’autres denrées alimentaires.

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Décès de Bernadette Chirac, à l’âge de 93 ans

06. Juni 2026 um 12:22

L’ex-Première dame, l’une des dernières figures encore vivantes de l’entourage de l’ancien chef de l’État français, Jacques Chirac (1932-2019), est décédée samedi 6 juin 2026. 

Née Chodron de Courcelles dans la grande bourgeoisie parisienne, elle rencontre Jacques Chirac à Sciences-Po en 1951. Mariée en 1956, elle se met immédiatement au service de la carrière de son époux, allant jusqu’à prendre des cours de dactylographie pour l’aider à préparer l’ENA. « Ce n’était pas un mariage d’amour mais un mariage d’ambition », résumera-t-elle.

Longtemps dans l’ombre, Bernadette Chirac s’affranchit patiemment à l’arrivée de son mari à l’Élysée en 1995. Présidente de la fondation Hôpitaux de Paris, elle lance les Pièces jaunes, une opération qui humanise durablement l’image de Jacques Chirac. En 2002, elle publie « Conversations », un livre vendu à près de 300 000 exemplaires.

Toute la classe politique, ou presque, a réagi à la disparition de l’ancienne première dame, avec des qualificatifs tels que « Femme indépendante », « grande amie », « dignité rare », ou encore « grande dame ».

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Contraction du PIB dans les pays de la zone euro

06. Juni 2026 um 10:59

L’économie de la zone euro s’est contractée (sur une base trimestrielle) en début d’année, la baisse du PIB irlandais ayant conduit à une révision des données d’Eurostat qui indiquaient initialement une faible croissance.

Le PIB de la zone euro a reculé de 0,2 % au premier trimestre, selon un rapport d’Eurostat publié vendredi 5 juin, contre une prévision précédente de croissance de 0,1 %. Ce repli s’explique principalement par la forte baisse du PIB irlandais, qui a chuté de 12,1 % au lieu des 2 % initialement prévus.

D’après les données d’Eurostat, au premier trimestre 2026, le PIB corrigé des variations saisonnières a reculé de 0,2 % dans la zone euro et de 0,1 % dans l’UE par rapport au trimestre précédent. Au quatrième trimestre 2025, le PIB avait progressé de 0,2 % dans les deux zones.

Le Danemark (+1,9 %) a enregistré la plus forte hausse par rapport au trimestre précédent, suivi de l’Estonie et de Malte (tous deux à +1,1 %). Des baisses ont été constatées en Irlande (-12,1 %), en Lituanie (-0,3 %), en Suède (-0,2 %) et en France (-0,1 %).

Emploi

Sur la base de données corrigées des variations saisonnières, Eurostat estime qu’au premier trimestre 2026, 221,2 millions de personnes étaient employées dans l’UE, dont 176,3 millions dans la zone euro.

Par rapport au même trimestre de l’année précédente, l’emploi a augmenté de 0,5 % dans la zone euro et dans l’UE au premier trimestre 2026, après une hausse de 0,7 % dans la zone euro et de 0,6 % dans l’UE au quatrième trimestre 2025.

Au premier trimestre 2026, la Lituanie (+1,8 %), Malte (+1,0 %) et l’Estonie (+0,9 %) ont enregistré les plus fortes hausses de l’emploi par rapport au trimestre précédent. Les plus fortes baisses ont été observées en Roumanie (-1,0 %), en Irlande (-0,8 %) et au Portugal (-0,4 %).

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Tunisie : l’alimentaire en hausse de 8,2%, poussé par la viande, le poisson et les fruits

06. Juni 2026 um 10:27

L’inflation alimentaire continue de peser sur le budget des ménages tunisiens. En mai 2026, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 8,2 % sur un an, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), portés principalement par la flambée des prix des viandes, du poisson et des fruits frais.

Selon les dernières statistiques de l’INS sur l’évolution des prix à la consommation, la viande ovine affiche la plus forte hausse avec une progression de 21,8 % sur un an. Les prix de la volaille ont augmenté de 15,6 %, ceux de la viande bovine de 14,1 %, confirmant la pression persistante sur les produits carnés.

Les produits frais ne sont pas épargnés. Les légumes frais ont vu leurs prix grimper de 12,2 %, tandis que le poisson frais et les fruits frais ont enregistré des hausses respectives de 11,9 et 11,6 %.

Quelques produits échappent toutefois à cette tendance. Les prix des huiles alimentaires ont reculé de 6,1 % sur un an, tandis que ceux des œufs ont diminué de 4,6 %.

Au-delà de l’alimentation, les prix des produits manufacturés ont augmenté de 4,6 %, sous l’effet notamment de la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+9,1 %) ainsi que des produits d’entretien courant du foyer (+4,6 %).

Les services ont également progressé de 4,2 % sur un an, tirés principalement par la hausse de 15,9 % des prix des services d’hébergement.

Par ailleurs, l’inflation sous-jacente, calculée hors produits alimentaires et énergie, s’est stabilisée à 4,8 % en mai 2026. Les prix des produits libres ont augmenté de 6,7 % sur un an, contre seulement 1,2 % pour les produits à prix encadrés. Dans l’alimentation, l’écart est encore plus marqué : les produits alimentaires libres ont enregistré une hausse de 9,3 %, contre seulement 0,2 % pour les produits alimentaires à prix encadrés.

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Ennakl Automobiles versera un dividende de 1 dinar par action au titre de l’exercice 2025

06. Juni 2026 um 09:30

La société Ennakl Automobiles a annoncé à ses actionnaires que son Assemblée générale ordinaire, réunie le 29 avril 2026, a approuvé la distribution d’un dividende de 1 dinar par action pour l’exercice 2025. 

Le détachement du dividende interviendra le 13 juillet 2026. Sa mise en paiement sera effective le 15 juillet 2026.

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Aram Belhadj : « Maintenir le taux directeur à 7 %, une décision sage… mais insuffisante »

06. Juni 2026 um 09:12

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a maintenu son taux directeur à 7 %, une décision que l’économiste Aram Belhadj juge particulièrement prudente pour la relance.

Dans une analyse livrée à L’Économiste Maghrébin, M. Belhadj regrette qu’il n’y ait pas eu une éventuelle baisse du taux directeur. Il explique cette décision par les risques inflationnistes anticipés par l’institution d’émission.

Il concède néanmoins que cette décision est « sage » au regard du contexte géopolitique et économique mondial qui pèse sur l’économie tunisienne. L’économiste est sans équivoque : un relèvement du taux, dans les circonstances actuelles, aurait inutilement compliqué les perspectives de reprise. Mais l’absence de baisse, souligne-t-il, n’en est pas moins problématique. « Si elle avait augmenté le taux directeur, la situation se serait compliquée pour les perspectives économiques. Mais en ne le baissant pas, elle persiste dans une lecture trop attentiste de la conjoncture », explique-t-il.

Au-delà du seul taux directeur, l’économiste appelle à une action coordonnée entre la BCT et le gouvernement. Il préconise un ciblage plus actif du crédit, notamment en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) et des secteurs porteurs de croissance. « La Banque centrale, aux côtés du gouvernement, peut faire beaucoup en matière de ciblage du crédit et de soutien, surtout au profit des PME et des promesses de croissance », affirme-t-il.

En maintenant son principal instrument monétaire à 7 %, la BCT privilégie donc la lutte contre l’inflation. Mais pour Aram Belhadj, bien qu’il considère ce choix conservateur comme compréhensible, il risque de peser lourdement sur la reprise, en particulier pour les acteurs économiques les plus vulnérables, faute d’un signal fort en faveur du financement de l’économie réelle. Il précise enfin que la prochaine décision concernant le taux directeur dépendra de la persistance de la situation géopolitique et économique, et que l’état actuel ne permet pas d’envisager une révision à la baisse.

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La Tunisie vieillit : moins de naissances, plus de seniors

06. Juni 2026 um 09:00

La Tunisie entre dans une nouvelle phase de son évolution démographique. Selon les dernières projections publiées par l’Institut national de la statistique (INS), le pays se dirige vers une croissance démographique extrêmement faible, proche de la stabilité à l’horizon 2054, sous l’effet combiné de la baisse continue de la fécondité et du vieillissement accéléré de la population.

Dans son document intitulé « Projections de la population 2024-2054 », élaboré en mai 2026 à partir des résultats du Recensement général de la population et de l’habitat de 2024 ainsi que des données de l’état civil, l’INS révèle que la Tunisie comptait 11,97 millions d’habitants en 2024. Un chiffre inférieur aux estimations précédentes, confirmant que la transition démographique du pays a été plus rapide et plus profonde qu’anticipé.

L’étude met notamment en évidence l’effondrement du taux de fécondité, passé de plus de trois enfants par femme en 1994 à seulement 1,54 enfant en 2024, un niveau désormais inférieur au seuil de renouvellement des générations.

Malgré ce ralentissement, la population tunisienne devrait continuer à progresser au cours des prochaines décennies. Elle atteindrait 12,16 millions d’habitants en 2030 avant de s’établir autour de 13,3 millions en 2054. Toutefois, le rythme de croissance poursuivra son recul pour tomber à seulement 0,03 % en fin de période, signe d’un rapprochement progressif vers la stabilité démographique.

Parallèlement, la structure par âge de la population connaîtra une profonde mutation. Les jeunes générations verront leur poids relatif diminuer tandis que la part des personnes âgées augmentera de manière soutenue.

LIRE AUSSI: La Tunisie fait exception en Afrique : le pays vieillit à un rythme record

Selon les projections, la proportion des Tunisiens âgés de 60 ans et plus progressera continuellement au cours des trois prochaines décennies. Cette évolution entraînera une hausse des besoins en matière de santé, de prise en charge de la dépendance et de protection sociale, posant de nouveaux défis aux politiques publiques.

L’INS souligne toutefois l’existence d’une « fenêtre démographique » entre 2030 et 2045. Cette période correspondra à l’entrée en âge de procréer des générations nées entre 2000 et 2014, années marquées par un nombre relativement élevé de naissances. Cette dynamique pourrait engendrer un rebond limité de la natalité après plusieurs années de déclin. L’institut estime néanmoins que cette opportunité ne pourra être exploitée qu’à condition d’offrir aux jeunes des perspectives économiques et sociales favorables à la réalisation de leurs projets familiaux.

Les projections font également état d’un renforcement de la présence féminine au sein de la population tunisienne. Sous l’effet d’une espérance de vie plus élevée chez les femmes et de flux migratoires majoritairement masculins, leur part dans la population totale passerait de 50,7 % en 2025 à 52,2 % en 2054.

Au terme de son analyse, l’INS conclut que la Tunisie s’engage dans une nouvelle étape démographique caractérisée par une croissance de plus en plus faible et un vieillissement prononcé de la population. Une transformation qui impose d’ores et déjà une adaptation des politiques publiques dans les domaines de l’emploi, de la santé, de la protection sociale et du soutien à la famille afin de répondre aux défis des décennies à venir.

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Poutine minimise les difficultés économiques russes

06. Juni 2026 um 08:59

Le président russe, Vladimir Poutine, minimise les difficultés économiques que rencontre son pays, frappé par les sanctions occidentales. C’était lors d’un discours au Forum économique annuel de Saint-Pétersbourg.

« Nous entendons les critiques. De toutes parts, on nous dit que tout va mal dans notre pays. Oui, la dynamique économique est actuellement morose », a déclaré Poutine, alors que les craintes de stagnation de l’économie russe ne cessent de croître. « Dans un contexte tendu et difficile, la Russie continue de renforcer sa domination en élargissant le cercle de ses partenaires », a-t-il ajouté, faisant état de la part croissante des pays BRICS dans l’économie mondiale.

Plus de quatre ans après le début de la guerre contre l’Ukraine, la Russie est confrontée à de multiples sanctions occidentales, à une forte inflation, à des coûts d’emprunt prohibitifs et à une pénurie de main-d’œuvre, ce qui fragilise son économie.

Le PIB russe a reculé de 0,2 % au cours des trois premiers mois de l’année, selon les statistiques officielles, soit le premier repli trimestriel en trois ans. Et l’État a enregistré un déficit budgétaire de 80 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2026, soit 2,5 % du PIB annuel…

Cependant, la Russie est l’un des pays développés les moins endettés au monde (environ 16 % du PIB) et dispose d’un fonds souverain d’environ 156 milliards d’euros. Ses exportations d’hydrocarbures ont connu une forte hausse depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a perturbé les marchés de l’énergie.

« Dès l’année prochaine, nous devrions renouer avec des taux de croissance stables pour l’économie nationale. Cela ne sera possible qu’à une seule condition : en augmentant les investissements », a déclaré Poutine, qui a également évoqué un « ralentissement significatif de l’inflation ».

Le président russe a l’habitude de minimiser les risques économiques pour son pays, préférant mettre en avant sa résilience face aux multiples sanctions occidentales imposées depuis le début de la guerre en Ukraine et à la perte du marché européen.

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Le Bitcoin passe sous la barre des 60 000 dollars

06. Juni 2026 um 08:20

Le prix du Bitcoin est tombé sous la barre des 60 000 dollars vendredi 5 juin pour la première fois depuis octobre 2024, sous l’effet du désintérêt pour les cryptomonnaies et de la réduction des risques sur les marchés.

La cryptomonnaie a chuté d’environ 6 % vendredi 5 juin, atteignant 59 770,90 $, avant de réduire légèrement ses pertes. Par rapport à son record de l’automne dernier, son prix a diminué de moitié, selon l’Agence France-Presse (AFP).

Le Bitcoin est en passe d’enregistrer sa plus forte perte hebdomadaire depuis novembre 2022, après que les plus grandes entreprises soutenant la monnaie numérique ont vendu une partie de leurs énormes avoirs pour la première fois en plus de trois ans.

D’après un article du Financial Times britannique, cette chute brutale des prix fait suite à l’annonce par Strategy (une importante société d’investissement spécialisée dans l’acquisition de bitcoins) de la vente de 32 bitcoins pour un montant total de 2,5 millions de dollars…

L’entreprise a expliqué que cette vente vise à verser des intérêts à ses actionnaires privilégiés, dans le cadre d’un modèle de financement qui a soulevé des questions quant à sa viabilité. Avant la vente de la semaine dernière, la société avait acheté 843 738 bitcoins en 110 transactions d’une valeur d’environ 64 milliards de dollars.

Peter Schiff, commentateur financier réputé et sceptique à l’égard des cryptomonnaies, a souligné que le passage de l’entreprise à une stratégie de trading laisse présager de nouvelles pertes pour les détenteurs de Bitcoin. « Ce n’est pas tant le montant de l’accord en lui-même qui pose problème, mais plutôt l’idée qu’il pourrait s’agir du premier d’une série d’accords beaucoup plus importants », écrit-il dans un commentaire sur la plateforme X…

A rappeler que Michael Saylor, le fondateur de Strategy, a été le pionnier de la transformation des sociétés cotées en Bourse en véhicules d’investissement pour le stockage de cryptomonnaies, un modèle économique mis à rude épreuve lorsque le prix du Bitcoin chute. Il a levé des milliards de dollars pour financer ces acquisitions en vendant des obligations convertibles et d’autres instruments financiers liés aux actions, ce qui a lourdement endetté l’entreprise.

Enfin, Strategya levé 10,5 milliards de dollars au cours des 10 derniers mois en vendant un type d’action privilégiée perpétuelle appelée « stretch », qui verse un dividende annuel de 11,5 %, mais n’est lié à aucun gain potentiel associé au cours de l’action.

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Empfangen — 05. Juni 2026 Leconomiste Maghrebin

Régression de 18 % du volume global du refinancement à près de 11 milliards de dinars (BCT)

05. Juni 2026 um 20:56

Le volume global du refinancement a régressé de 18 %, pour se situer au niveau de 10,9 milliards de dinars, à la date du 4 juin courant, contre 13,3 milliards de dinars, selon des données, publiées, vendredi, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

En revanche, le total des transactions interbancaires ont enregistré une hausse de 31,7 %, pour avoisiner les 4 milliards de dinars.

L’Institut d’Emission fait état, en outre, de l’accroissement de recettes touristiques et des revenus du travail respectivement de 3,9 %, à 2,6 milliards de dinars, et de 4,5 %, à 3,6 milliards de dinars, et ce à la date de 31 mai 2026. Pour ce qui est des services de la dette extérieure, ils ont atteint 3,1 milliards de dinars.

S’agissant des avoirs nets en devises, ils se sont stabilisés au niveau de 25,4 milliards de dinars, ce qui représente 103 jours d’importation, contre près 23 milliards de dinars, l’équivalent de 100 jours d’importation, une année auparavant.

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Tunisie – Inflation stable à 5,5 % en mai 2026

05. Juni 2026 um 17:51

Selon l’Institut national de la statistique (INS), le taux d’inflation s’est stabilisé à 5,5 % en mai 2026. Derrière cette apparente stabilité, la viande ovine flambe (+21,8 %) et les produits libres s’envolent (+6,7 %), révélant des tensions persistantes sur le pouvoir d’achat.

L’inflation s’est maintenue à 5,5 % en mai 2026, un chiffre stable par rapport au mois précédent, selon l’INS. Mais cette stabilité globale cache des disparités marquées. Sur un an, le prix de la viande ovine a bondi de +21,8 %, celui de la volaille de +15,6 % et la viande bovine de +14,1 %. À l’opposé, les huiles alimentaires ont reculé de -6,1 %.

Surtout, l’écart se creuse entre produits encadrés et produits libres (non régulés) : ces derniers ont augmenté de +6,7 % sur un an, contre seulement +1,2 % pour les produits à prix administrés. Un signal préoccupant pour les ménages modestes, plus exposés aux fluctuations du marché libre.

Hors alimentation, les services d’hébergement se distinguent par une hausse spectaculaire de +15,9 % sur un an, tandis que l’habillement progresse de +9,1 %.

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Cafés premium en Tunisie : quand l’économie urbaine se réinvente autour d’un expresso

05. Juni 2026 um 17:01

Entre mutation des habitudes de consommation, influence des réseaux sociaux et émergence de « tiers-lieux » hybrides, les coffee shops haut de gamme redessinent le visage économique et social des centres-villes tunisiens. Derrière l’esthétique soignée et la carte spécialisée se profile un modèle économique exigeant, porté par des pionniers comme Barista’s et des entrepreneurs-créateurs tels qu’Amine Ben Othmane.

Décryptage d’un phénomène discret mais structurel.

C’est en 2011 que Barista’s ouvre la voie. Premier concept moderne de coffee shop en Tunisie, l’enseigne importe des codes alors rares : café de spécialité, design minimaliste, restauration légère et connexion Wi-Fi. Pendant près de sept ans, elle évolue comme un acteur indépendant, jusqu’à son intégration en 2018 au sein de General Food & Beverage (GFB), filiale d’Amen Group. Ce passage à l’échelle lui offre des moyens financiers conséquents et une capacité d’expansion rapide. Aujourd’hui, selon nos informations, Barista’s compterait de nombreux points de vente dans les zones les plus prisées du Grand Tunis et de Sousse, avec une logique de franchise qui vise la standardisation du modèle.

Ce mouvement n’est pas isolé. En 2016, Amine Ben Othmane, diplômé de Vatel, lance à son tour B Café, d’abord pensé comme un espace culturel et artistique autour de la gaufre liégeoise et du brunch. Très vite, la clientèle élargit ses horizons : étudiants, freelances, familles, journalistes, visiteurs étrangers se croisent dans un lieu conçu pour durer, bien au-delà de la simple pause-café.

Il faut souligner au passage que l’idée d’écrire cet article nous est venue à la suite de quelques passages dans certains de ces cafés d’un genre nouveau. Alors, même si nous avons éprouvé toutes les difficultés à recueillir les témoignages des dirigeants (dont celui de Barista’s), sachez qu’il s’agit là d’un travail de terrain. Du vécu parfois.

Un modèle économique fondé sur la valeur perçue… et ses fragilités

De prime abord, ce qui frappe à l’œil nu concernant ces nouveaux établissements, c’est qu’ils cassent les codes du café traditionnel. L’investissement dans des machines professionnelles, des grains importés, la formation des établissements et surtout la scénographie des espaces justifie un positionnement tarifaire plus élevé. Mais ce modèle repose sur une équation délicate : rentabilité par le flux, fidélisation d’une clientèle régulière et maximisation du temps de présence.

Comme l’analyse Amine Ben Othmane, la réussite ne tient pas uniquement à l’esthétique. « La maîtrise des coûts, la gestion des stocks, la formation du personnel et l’organisation sont tout aussi décisives », explique ce consultant à travers sa structure TATC (Touche-À-Tout Conseil). À ses yeux, « le coffee shop premium se distingue par une cohérence globale : nom, design, service, ambiance, offre culinaire ». C’est cette hybridité – entre café, restaurant, bureau, salon – qui crée la valeur ajoutée.

Cela dit, le modèle reste fragile, tient-il à le faire remarquer. Les coûts d’importation des matières premières, la dépendance aux fluctuations du dinar, les loyers élevés dans les zones attractives et la pression marketing digitale grèvent les marges. Barista’s lui-même essuierait, selon certains dires, des critiques sur l’inégalité de qualité entre ses différents points de vente – un classique des chaînes en expansion rapide.

Instagram comme levier stratégique de rentabilité

Sans surprise, les réseaux sociaux sont devenus un actif stratégique central. Un lieu « photogénique » peut faire sa réputation en quelques semaines via TikTok et Instagram. « La visibilité, la mise en scène des produits et l’adaptation continue du contenu sont aujourd’hui indispensables pour maintenir l’attractivité », confie Amine Ben Othmane. Comprendre par là que l’économie de l’image transforme en profondeur le métier : l’esthétique n’est plus un supplément d’âme, mais un levier de rentabilité direct, explique le jeune patron.

Cette logique a d’ailleurs poussé B Café à fusionner en 2021 avec son restaurant voisin B Food, après la crise du Covid-19, pour créer un concept hybride café-restaurant capable de résister aux chocs extérieurs, souligne Ben Othmane. « L’enseigne a ainsi transformé une contrainte (fermeture d’un établissement) en opportunité stratégique, preuve que l’agilité est une qualité cardinale dans ce secteur ».

Entre recomposition urbaine et segmentation sociale

Dans les grandes artères de Tunis ou des Berges du Lac, coffee shops premium et cafés traditionnels cohabitent désormais, mais ne répondent pas aux mêmes logiques. Les premiers attirent une clientèle en quête d’expérience, de modernité et de connectivité ; les seconds restent ancrés dans des usages plus sociaux et fonctionnels. « Cette segmentation progressive des espaces urbains reflète aussi l’émergence de nouvelles formes de sociabilité, où le café devient un “troisième lieu“ – entre le domicile et le bureau – propice au travail informel, aux rendez-vous professionnels ou aux pauses numériques », nous explique un enseignant au campus universitaire de La Manouba.

Le jeune investisseur assure également que la proximité entre propriétaires et clients joue un rôle clé. Contrairement aux chaînes impersonnelles, explique-t-il en substance, les (nouveaux) fondateurs sont souvent présents en salle ou en cuisine, favorisant l’échange direct et la fidélisation. Une manière aussi de s’adapter rapidement aux retours clients, dans un marché où les habitudes évoluent très vite.

Nous avons remarqué cette attitude dans certains de ces établissements – comprendre que tous n’ont pas cette façon d’agir.

Un secteur prometteur mais à maturité fragile

Maintenant, l’analyse montre que le potentiel de ce segment reste significatif, porté par l’émergence d’une classe moyenne urbaine plus exigeante, la transformation des modes de travail (freelance, télétravail) et l’essor des pratiques digitales. Toutefois, l’avenir des coffee shops premium en Tunisie dépendra de leur capacité à surmonter plusieurs défis structurels : évolution du pouvoir d’achat (qui fait hélas défaut aujourd’hui), dépendance aux importations (ne pas oublier les conséquences de la guerre au Moyen-Orient), risque de saturation dans les zones hyper-touristiques.

Soulignons également que Barista’s, avec son ambition de franchise, et B Café, avec son modèle hybride et culturel, incarnent deux stratégies opposées mais complémentaires. « Leur évolution commune raconte celle de tout un secteur : passage d’une niche tendance à un marché structuré, montée en puissance des professionnels et consolidation progressive d’une économie de services où l’expérience prime sur le produit ».

Finalement, vous l’aurez compris, ces coffee shops ne sont pas de simples lieux de consommation. Ils sont les révélateurs discrets mais puissants d’une Tunisie urbaine en pleine mutation, connectée, exigeante et prête à payer pour une manière différente d’habiter la ville.

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Tunisie : 127 stations d’épuration, 152 plages nettoyées

05. Juni 2026 um 16:25

À l’occasion de la Journée nationale et internationale de l’environnement, célébrée ce vendredi 5 juin 2026 par le ministère de l’Environnement sous le thème « Green Waves : Small Actions, Big Impacts », le ministre Habib Abid a mis en avant les principales réalisations et ambitions de la Tunisie en matière d’assainissement, de protection du littoral, de gestion des déchets et de préservation de la biodiversité. L’occasion de dresser un état des lieux marqué par des chiffres significatifs et des objectifs ambitieux à l’horizon 2030.

La Tunisie accélère ses efforts en matière de protection de l’environnement, de gestion des ressources en eau et de préservation de la biodiversité. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Environnement, Habib Abid, en dressant un état des lieux des principaux chantiers engagés à l’échelle nationale.

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Sur le volet de l’assainissement, le ministre a indiqué que le pays dispose aujourd’hui de 127 stations d’épuration, capables de traiter près d’un million de mètres cubes d’eaux usées par jour. Ce dispositif s’appuie sur un réseau de plus de 18.500 kilomètres de conduites et permet de couvrir environ 70 % de la demande nationale en matière d’assainissement.

Selon Habib Abid, le Plan 2026-2030 devrait permettre de porter ce taux à près de 80 %, grâce à de nouveaux investissements destinés à renforcer les infrastructures existantes et à étendre les services aux zones encore non couvertes.

Le ministre a également souligné l’importance de la valorisation des eaux traitées. Bien que leur qualité reste perfectible, elles représentent, selon lui, une ressource stratégique pour l’agriculture et un levier important pour la protection de l’environnement marin.

Concernant la propreté des plages, les efforts ont été renforcés cette année. Après un programme ayant concerné 133 plages en 2025, le ministère est passé à 152 plages en 2026. La campagne de nettoyage a été lancée dès le 1er juin afin de préparer la saison estivale et d’améliorer la qualité du littoral tunisien.

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Parallèlement, plusieurs grands projets d’aménagement et de protection du littoral sont en cours. Le ministère mène notamment des interventions destinées à lutter contre l’érosion côtière et à préserver les écosystèmes marins les plus vulnérables.

La gestion des déchets constitue également un axe majeur de la stratégie environnementale. Habib Abid a révélé que près de 37 000 tonnes de déchets ont été collectées dans le cadre des opérations menées récemment, soit une hausse de 30 % par rapport aux volumes habituellement enregistrés. Face à cette progression, le ministère entend désormais accentuer les efforts de valorisation et de recyclage afin de transformer ces déchets en ressources économiques.

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