Normale Ansicht

La Tunisie veut vendre plus que l’huile d’olive et les dattes sur le marché canadien. Détails

23. Juni 2026 um 11:36

Le Canada représente une opportunité encore largement sous-exploitée pour les entreprises tunisiennes.

C’est le constat qui a dominé une réunion consacrée aux perspectives des relations commerciales et économiques entre la Tunisie et le Canada, tenue lundi 22 juin sous la présidence du ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.

À cette occasion, les autorités tunisiennes ont mis l’accent sur la nécessité de diversifier les exportations tunisiennes vers le marché canadien. Si l’huile d’olive et les dattes figurent parmi les principaux produits tunisiens présents au Canada, les responsables estiment que d’autres secteurs disposent également d’un important potentiel de développement. Les industries agroalimentaires, les technologies modernes, le tourisme, l’artisanat ainsi que plusieurs activités à forte valeur ajoutée ont été identifiés comme des créneaux capables de renforcer la présence tunisienne sur ce marché nord-américain.

Les discussions ont également porté sur les possibilités d’attirer davantage d’investissements canadiens en Tunisie et de valoriser le rôle de la communauté tunisienne installée au Canada dans la promotion des produits et services tunisiens. Le ministère du Commerce a par ailleurs rappelé que les exportateurs tunisiens peuvent bénéficier du Système canadien généralisé de préférences, un dispositif qui permet à plusieurs produits tunisiens d’accéder au marché canadien avec des droits de douane réduits, voire nuls. Les participants ont considéré ce mécanisme comme un levier important pour stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays.

Les intervenants ont toutefois souligné que le marché canadien présente des exigences techniques et réglementaires spécifiques que les entreprises tunisiennes doivent maîtriser pour améliorer leur accès et leur positionnement. Ils ont appelé à une meilleure coordination entre les structures publiques d’appui à l’export, les ministères concernés et le secteur privé afin d’identifier les secteurs prioritaires et d’accompagner les entreprises dans leurs démarches. La réunion a également permis de revenir sur plusieurs manifestations économiques organisées récemment au Canada, notamment le salon agroalimentaire SIAL Montréal 2026 et la troisième édition des Rencontres d’affaires francophones à Québec. Ces événements sont considérés comme des outils importants pour promouvoir les produits tunisiens, développer les partenariats et renforcer les relations entre les opérateurs économiques des deux pays.

Parmi les propositions avancées figure l’organisation d’une journée d’information destinée aux entreprises exportatrices sur les modalités d’accès au marché canadien, ainsi que la tenue d’une « Semaine de la Tunisie » au Canada afin d’accroître la visibilité de l’offre tunisienne auprès des consommateurs et des investisseurs.

L’article La Tunisie veut vendre plus que l’huile d’olive et les dattes sur le marché canadien. Détails est apparu en premier sur Managers.

Commerce extérieur : ce que nos déficits et nos excédents disent de l’économie tunisienne

23. Juni 2026 um 09:15

À fin mai 2026, le déficit commercial tunisien a atteint 10,42 milliards de dinars, un record pour les cinq premiers mois de l’année. Derrière ce chiffre se dessine pourtant une réalité plus nuancée. Les statistiques du commerce extérieur montrent une économie capable de dégager des excédents industriels et agricoles sur plusieurs marchés, mais toujours dépendante...

L’article Commerce extérieur : ce que nos déficits et nos excédents disent de l’économie tunisienne est apparu en premier sur Business News.

L’huile d’olive propulse l’excédent de la balance alimentaire à 943,4 millions de dinars fin mai 2026

22. Juni 2026 um 14:01

La Tunisie a enregistré un excédent de sa balance commerciale alimentaire de 943,4 millions de dinars à fin mai 2026, contre 745,7 millions de dinars durant la même période de l’année précédente, soit une progression de 26,5%. Le taux de couverture s’est établi à 127,1%, contre 125,7% un an auparavant, selon les données publiées par...

L’article L’huile d’olive propulse l’excédent de la balance alimentaire à 943,4 millions de dinars fin mai 2026 est apparu en premier sur Business News.

Tunisie – Commerce extérieur: plus de 87 MDT d’excédent à fin mai

21. Juni 2026 um 11:10

Le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré un excédent commercial de 87,1 millions de dinars (MDT) à fin mai 2026, contre un déficit de 441,4 MDT un an plus tôt. Selon le ministère du Commerce et du Développement des exportations, cette amélioration s’accompagne d’un taux de couverture des échanges de 101,9 %, ce qui constitue une hausse de 12 points sur un an. 

Cette performance est principalement portée par la dynamique des exportations, en particulier celles de l’huile d’olive, qui ont progressé de 43,9 % en valeur pour atteindre 3 047,8 MDT, confirmant son rôle de principal moteur du secteur.

Au niveau de la répartition géographique, l’Union européenne reste le partenaire central du commerce agroalimentaire tunisien. Par contre, les échanges révèlent des déséquilibres persistants avec plusieurs régions du monde, notamment en dehors de l’espace européen, confirmant une dépendance accrue à certains marchés stratégiques pour la performance globale du secteur.

L’article Tunisie – Commerce extérieur: plus de 87 MDT d’excédent à fin mai est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Plus de 943 MDT d’excédent de la balance commerciale alimentaire à fin mai 2026

19. Juni 2026 um 17:30

La balance commerciale alimentaire a enregistré un excédent de l’ordre de 943,4 millions de dinars (MDT), à fin mai 2026, contre 745,7 MDT durant la même période de 2025, ce qui constitue un taux de couverture de 127,1 %.

L’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) explique cette évolution par la hausse des exportations à un rythme plus élevé par rapport à celui des importations. En effet, les exportations sont passées de 3,645 milliards de dinars durant les cinq premiers mois de 2025, à 4,427 milliards de dinars à fin mai 2026.

Quant aux implorations, elles ont enregistré une hausse pour se situer à 3,483 milliards de dinars contre 2,899 milliards de dinars, à fin mai 2025.

L’article Plus de 943 MDT d’excédent de la balance commerciale alimentaire à fin mai 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ifsa Africa | L’agroalimentaire comme vecteur d’exportation

14. Juni 2026 um 10:23

La quatrième édition d’Ifsa Africa, le Salon international dédié à l’agroalimentaire, à l’emballage, à la transformation et aux nouvelles technologies, s’est tenu du 9 au 11 juin 2026 au parc des expositions du Kram, au nord de Tunis, avec la participation d’une trentaine de pays.

Cet événement professionnel est dédié à la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire, aux technologies de transformation, à l’emballage, à la logistique et aux services destinés au secteur de l’hôtellerie-restauration (HoReCa).

Selon les organisateurs, cette nouvelle édition a permis de renforcer les liens entre producteurs, distributeurs, importateurs, investisseurs et acheteurs internationaux.

Ifsa Africa se présente aussi comme une plateforme d’affaires principalement destinée aux marchés africains, mais également ouverte aux acteurs européens et du Moyen-Orient.

L’édition 2026 a mis l’accent sur l’innovation dans les procédés industriels, les solutions d’emballage, la chaîne du froid, la distribution, la production alimentaire de qualité, les boissons, les produits biologiques, les produits de la mer et les technologies pour la restauration et l’hôtellerie. Et ce à travers des rencontres B2B, des ateliers techniques, des démonstrations et des concours culinaires, visant à favoriser les échanges d’expériences et à créer de nouveaux partenariats.

Ce salon s’inscrit dans la stratégie tunisienne de promotion de l’agroalimentaire comme secteur d’exportation et de renforcement de la position du pays comme plaque tournante du commerce entre l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée.

L’événement s’est tenu quelques semaines seulement après la signature d’un protocole d’accord entre le Centre de promotion des exportations (Cepex) et ITNC Expo, organisateur du salon, destiné à soutenir l’organisation d’Ifsa Africa et la participation des opérateurs économiques.

Pour la Tunisie, cet événement a représenté également une opportunité de promouvoir ses principales filières, de l’huile d’olive aux dattes en passant par les produits transformés, sur un marché africain en forte croissance, notamment en termes de demande alimentaire, de modernisation de la distribution et d’investissements industriels.

I. B.

L’article Ifsa Africa | L’agroalimentaire comme vecteur d’exportation est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunis au cœur des ambitions du commerce agroalimentaire africain

12. Juni 2026 um 09:40

Le développement du commerce intra-africain s’est imposé comme l’un des principaux enjeux du salon International Food Show for Africa (IFSA), qui s’est achevé le 10 juin à Tunis. Face aux bouleversements géopolitiques mondiaux et aux défis liés à la sécurité alimentaire, les acteurs du secteur agroalimentaire africains plaident pour une accélération des échanges entre pays africains.

Réunis à la foire du Kram en Tunisie, industriels, exportateurs et représentants des chambres de commerce ont souligné plusieurs obstacles persistants, notamment le déficit d’infrastructures logistiques et le poids du secteur informel.

Aliou Ndiaye, secrétaire général de l’Union des chambres de commerce du Sénégal, estime que l’amélioration des réseaux routiers et la formalisation des entreprises sont des conditions essentielles pour dynamiser les échanges continentaux.

Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de renforcer la compétitivité des produits africains. Malgré les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), les marchés continueront de privilégier les produits importés si ceux-ci restent plus compétitifs en termes de prix et de qualité.

Lire aussi – ZLECAf et OAPI : Tunis s’impose comme acteur incontournable du commerce africain

Pour sa part, l’Algérie, premier partenaire commercial africain de la Tunisie, a mis en avant les projets d’infrastructures destinés à faciliter les échanges régionaux. Tunis entend toutefois diversifier davantage ses partenariats sur le continent, notamment grâce à l’Initiative du commerce guidé, qui simplifie les procédures douanières et compte désormais 15 pays membres, avec l’arrivée récente du Maroc et de l’Afrique du Sud.

En dépit de ces avancées, le commerce intra-africain demeure limité et ne représente encore que 16 % des échanges commerciaux du continent.

L’article Tunis au cœur des ambitions du commerce agroalimentaire africain est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Canicule | L’INSSPA appelle au respect des exigences de sécurité alimentaire

11. Juni 2026 um 09:43

L’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) appelle tous les acteurs économiques et les parties prenantes impliqués dans le transport, l’exposition et la distribution d’eau en bouteille et de boissons non alcoolisées à respecter les exigences fondamentales en matière de sécurité alimentaire.

Compte tenu de la hausse des températures et de la pratique courante consistant à transporter et à exposer les eaux en bouteille et les boissons gazeuses en plein soleil, voire à les stocker dans des lieux inadaptés ne respectant même pas les normes d’hygiène et de sécurité les plus élémentaires – ce qui peut contribuer à la détérioration de ces produits et nuire à la santé des consommateurs –, l’INSSPA insiste sur la nécessité d’assurer une protection adéquate contre la lumière directe du soleil, l’humidité et toute source de contamination tout au long des différentes étapes de stockage, de transport, d’exposition et de distribution de ces produits.

L’Instance précise qu’en cas de non-respect de ces conditions, elle sera contrainte de prendre les mesures légales et réglementaires nécessaires à l’encontre des contrevenants, conformément à la législation applicable, y compris la saisie, la destruction et la publication de rapports officiels.

I. B.  

L’article Canicule | L’INSSPA appelle au respect des exigences de sécurité alimentaire est apparu en premier sur Kapitalis.

Les médicaments vétérinaires se font rares : alerte rouge sur le cheptel et la sécurité alimentaire

10. Juni 2026 um 09:30

La pénurie de plusieurs médicaments et vaccins vétérinaires essentiels suscite une vive inquiétude parmi les professionnels du secteur agricole. Invité mercredi 10 juin 2026 sur les ondes de Mosaïque FM, le président de l’Ordre des médecins vétérinaires, Ahmed Rejeb, a alerté sur les conséquences sanitaires, économiques et alimentaires de cette situation qui fragilise davantage un...

L’article Les médicaments vétérinaires se font rares : alerte rouge sur le cheptel et la sécurité alimentaire est apparu en premier sur Business News.

Le coût du gaspillage alimentaire en Tunisie atteint 570 MD

08. Juni 2026 um 14:17

Face à l’ampleur du gaspillage alimentaire, estimé à 570 millions de dinars par an, les autorités tunisiennes accélèrent l’élaboration d’une stratégie nationale destinée à réduire les pertes tout au long de la chaîne alimentaire. Deux ateliers de travail sont prévus en juin afin de définir les axes d’intervention et les mécanismes de mise en œuvre de ce plan.

Un défi économique, social et environnemental

Le gaspillage alimentaire continue de peser lourdement sur l’économie tunisienne. Selon les données de l’Institut national de la consommation (INC), la valeur des aliments perdus ou jetés chaque année est estimée à 570 millions de dinars, soit près de 5% des dépenses mensuelles des ménages.

Dans ce contexte, l’INC organisera les 10 et 17 juin deux ateliers de travail consacrés à l’élaboration de la future stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Ces rencontres interviennent après un premier atelier tenu le 3 juin, dédié à l’analyse de la situation et à l’identification des priorités stratégiques.

Pour le directeur général de l’INC, Mohamed Chokri Rejeb, le gaspillage alimentaire représente aujourd’hui « un véritable fléau » aux répercussions multiples.

Des quantités importantes de denrées encore consommables sont perdues ou jetées à différentes étapes de la chaîne alimentaire, depuis la production agricole jusqu’à la consommation des ménages. Ce phénomène engendre non seulement des pertes financières considérables, mais accentue également la pression sur les ressources naturelles du pays.

L’INC souligne notamment que la production d’aliments qui ne parviennent jamais aux consommateurs mobilise inutilement des terres agricoles, des ressources hydriques et de l’énergie, tout en générant des émissions évitables de gaz à effet de serre.

Une stratégie nationale en cours de finalisation

Lancée en février 2025 sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en partenariat avec l’INC et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la stratégie nationale vise à mobiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire.

Les prochains ateliers devront permettre de définir les piliers fondamentaux de cette stratégie, les mécanismes opérationnels de sa mise en œuvre ainsi que les outils de suivi et d’évaluation.

Le but affiché est de renforcer la sensibilisation des consommateurs, d’adapter le cadre réglementaire et de promouvoir des comportements de consommation plus durables afin de limiter les pertes alimentaires et leurs conséquences économiques, sociales et environnementales.

Le pain, le produit le plus gaspillé

Les statistiques de l’INC mettent en évidence l’ampleur du phénomène au sein des foyers tunisiens. Selon les données présentées par Darine Doggui, un ménage tunisien moyen gaspille chaque année environ 42 kilogrammes de pain.

Ce gaspillage représente à lui seul près de 100 millions de dinars par an, soit environ 300.000 dinars perdus quotidiennement. Les ménages jettent également en moyenne 6,5% des légumes achetés, 10% des céréales et pâtes ainsi que 16% du pain acquis.

Les chiffres montrent également une aggravation du gaspillage durant le mois de Ramadan. Les plats cuisinés arrivent en tête des aliments jetés avec un taux de 66,6%, suivis du pain (46%), des fruits (30%) et des sucreries (20%).

Lire aussi :

L’article Le coût du gaspillage alimentaire en Tunisie atteint 570 MD est apparu en premier sur webdo.

Réduire le coût élevé du gaspillage alimentaire en Tunisie

08. Juni 2026 um 10:16

Pour définir les piliers fondamentaux de la stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire en Tunisie, l’Institut national de la consommation (INC) a organisé un premier atelier le 3 juin 2026 et s’apprête à organiser deux autres ateliers les 10 juin et 17 juin 2026.

Le premier atelier, qui a réuni plusieurs représentants de la société civile aux côtés d’experts, était consacré à la finalisation du diagnostic et à l’identification des priorités stratégiques. Le deuxième et le troisième permettront de formuler les principes clés et les mécanismes opérationnels convenus, d’élaborer un plan de mise en œuvre et de mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation de son application.

Perte annuelle estimée à 570 millions de dinars

En mai 2024, Darine Doggui, directrice ds recherches et analyses à l’INC, a confirmé que le gaspillage alimentaire en Tunisie représente 5 % des dépenses mensuelles des ménages et une perte annuelle à l’économie estimée à 570 millions de dinars.

Lors du Symposium national sur l’agriculture, consacré à la «Sécurité alimentaire face aux changements climatiques», Mme Doggui a indiqué qu’une famille tunisienne moyenne gaspille 42 kilogrammes de pain par an, soit environ 900 000 miches par jour (113 000 tonnes), pour une valeur de près de 300 000 dinars par jour et de 100 millions de dinars par an.

Les familles gaspillent également 6,5 % des légumes qu’elles achètent, 10 % des céréales et des pâtes, et 16 % du pain.

Par ailleurs, Mme Doggui a révélé que le gaspillage alimentaire des familles pendant le Ramadan concerne notamment les plats cuisinés (66,6 %), le pain (46 %), les sucreries (20 %) et les fruits (30 %).

Mohamed Chokri Rejeb, directeur général de l’INC a déclaré à l’agence Tap que «le gaspillage alimentaire représente un véritable fléau aux conséquences multiples, posant un défi économique, environnemental et social majeur au pays.»

Il a souligné que la poursuite des efforts de réduction du gaspillage alimentaire exigeait le développement de nouvelles méthodes et actions dans le cadre d’une stratégie nationale de réduction du gaspillage alimentaire, accompagnée d’un plan d’action concret et réalisable et d’un plan de communication destiné à tous les groupes et acteurs concernés et utilisant des méthodes de communication modernes.

Pression sur l’économie et épuisement des ressources

Le responsable a expliqué que des millions de tonnes d’aliments encore consommables sont perdues ou jetées chaque année tout au long de la chaîne alimentaire, de la production agricole à la consommation des ménages, insistant sur le fait que ce phénomène engendre des pertes considérables pour l(économie nationale et exerce une pression insoutenable sur les ressources naturelles du pays.

Le directeur général de l’INC a souligné que la production d’aliments gaspillés et non consommés entraîne un épuisement gratuit des terres, de l’eau et de l’énergie, et contribue également à des émissions inutiles de gaz à effet de serre.

La mise en œuvre de mesures décisives pour réduire le gaspillage est essentielle à la préservation des ressources naturelles, de plus en plus rares, a-t-il insisté, et d’ajouter : «La Tunisie souffre actuellement d’un stress hydrique sévère. Chaque litre d’eau utilisé pour produire des aliments et qui finit à la poubelle représente une ressource précieuse et irremplaçable.»

La réduction de ces pertes est devenue une nécessité urgente pour soutenir l’économie nationale, d’autant plus que le gaspillage alimentaire est coûteux pour tous les acteurs de la filière, des agriculteurs et fabricants aux distributeurs et, en fin de compte, au consommateur final.

Maîtriser ce phénomène permettrait donc d’améliorer la gestion des ressources et de renforcer la compétitivité des secteurs agricole et agroalimentaire tunisiens.

Étapes clés de l’élaboration de la stratégie

M. Rejeb a passé en revue plusieurs mesures clés mises en œuvre ces dernières années par l’INC. Ces mesures comprenaient l’estimation de l’ampleur du gaspillage afin de mesurer précisément le phénomène et d’identifier les principaux outils d’action.

Des campagnes de sensibilisation et d’éducation ont été organisées, à destination des enfants comme des adultes, afin d’inculquer dès le plus jeune âge une culture du respect des ressources. Ces campagnes comprenaient également la mobilisation et la participation, par le biais d’ateliers et de séminaires, afin d’impliquer et de fédérer les acteurs économiques et sociaux.

Parallèlement, une charte de lutte contre le gaspillage alimentaire a été signée, témoignant de l’engagement collectif de diverses parties prenantes à promouvoir une consommation plus responsable.

Ces programmes ont abouti au lancement, en février 2025, de la Stratégie nationale de réduction du gaspillage alimentaire, sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des exportations et en coopération avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

La réunion de lancement de la stratégie s’est tenue le 28 octobre 2025, en présence des membres du comité de pilotage, composé de représentants des ministères, des organismes administratifs et des organisations de la société civile œuvrant pour la réduction du gaspillage alimentaire.

La deuxième réunion du Comité de pilotage s’est tenue le 13 mai 2026. Cette réunion était consacrée à l’examen du rapport préliminaire sur le diagnostic du gaspillage alimentaire en Tunisie, au recueil des observations et recommandations des différentes parties prenantes, à l’approbation des orientations générales et à la discussion des prochaines étapes, notamment celles relatives à l’organisation d’ateliers stratégiques.

I. B. (avec Tap).

L’article Réduire le coût élevé du gaspillage alimentaire en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

Maroc : l’initiative « Colibghiti » contre le gaspillage alimentaire

04. Juni 2026 um 11:08
Face au gaspillage alimentaire, devenu une problématique sociétale et environnementale complexe, des initiatives citoyennes innovantes émergent pour apporter des solutions concrètes à ce défi. L’initiative marocaine « Colibghiti » s’impose désormais comme un modèle de solidarité reposant sur la valorisation…

L’article Maroc : l’initiative « Colibghiti » contre le gaspillage alimentaire est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Compléments alimentaires : Les pharmaciens alertent sur un vide juridique

08. Mai 2026 um 10:17

La réglementation des compléments alimentaires était au centre d’une séance d’audition organisée jeudi 7 mai 2026 au palais du Bardo par la Commission de la santé de l’Assemblée des représentants du peuple. Les représentants du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées ont plaidé pour l’adoption d’une loi globale afin d’encadrer un secteur en forte expansion depuis la pandémie de Covid-19, mais encore marqué par un vide juridique.

Un secteur à risque sanitaire

Le président du syndicat a rappelé que les compléments alimentaires ne sont pas de simples produits de consommation. Sans être des médicaments, certains peuvent avoir un effet sur l’organisme, interagir avec des traitements ou être inadaptés à l’état de santé de certains consommateurs.

Les pharmaciens demandent donc un cadre permettant de contrôler la qualité des produits, depuis les matières premières jusqu’à leur consommation finale, ainsi qu’un système de traçabilité permettant de retirer rapidement tout produit dangereux ou non conforme.

L’alerte ne repose pas, à ce stade, sur l’annonce de cas graves liés à une surconsommation. Elle vise plutôt à prévenir les risques d’un marché où certains produits sont vendus et consommés sans encadrement suffisant.

Lire aussi :

Les compléments sensibles dans le viseur

Le syndicat propose de classer les compléments alimentaires selon leur niveau de risque. Les produits contenant des plantes médicinales, des doses concentrées de vitamines ou de minéraux, ou des substances susceptibles d’interagir avec des médicaments devraient, selon lui, être soumis à un régime strict.

Les pharmaciens réclament pour ces produits une fabrication dans des laboratoires autorisés, sous contrôle du ministère de la Santé et avec supervision pharmaceutique. Ils proposent aussi une autorisation de mise sur le marché renouvelable tous les trois ans.

Vente en ligne, contrefaçon et automédication

Les débats ont également mis en lumière le désordre qui entoure une partie du marché. Des compléments sont aujourd’hui vendus dans plusieurs circuits, y compris sur Internet et les réseaux sociaux, dans un contexte de contrôle jugé insuffisant.

La contrefaçon, la contrebande, l’absence de notice détaillée et la promotion de produits aux vertus parfois ambiguës figurent parmi les principales inquiétudes soulevées. Les députés ont aussi évoqué les risques liés à l’automédication, notamment chez les sportifs.

Le débat comporte enfin une dimension économique. Selon les représentants du syndicat, certains produits présentés comme compléments alimentaires seraient en réalité proches de produits médicamenteux à faible concentration, dans un marché où la question des prix élevés a aussi été soulevée.

Le syndicat propose la création d’un registre national des compléments alimentaires, avec des informations sur la composition, le niveau de risque, les conditions de distribution et les avertissements nécessaires.

Cette audition montre que le sujet dépasse le simple vide juridique. Pour les pharmaciens, l’enjeu est de sortir les compléments alimentaires d’une zone grise, entre produit de consommation et produit à effet sanitaire.

Lire aussi:

L’article Compléments alimentaires : Les pharmaciens alertent sur un vide juridique est apparu en premier sur webdo.

Agroalimentaire : L’excédent commercial franchit les 798 MD au premier trimestre

24. April 2026 um 18:36

L’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI) annonce une amélioration notable de la balance commerciale alimentaire tunisienne, qui affiche un excédent de 798,3 millions de dinars à fin mars 2026.

Ce niveau dépasse celui enregistré un an plus tôt (615,7 MD), dans un contexte marqué par une progression des exportations et une hausse plus modérée des importations. Le taux de couverture s’est ainsi renforcé pour atteindre 139,6%, traduisant une dynamique favorable du commerce extérieur agricole.

L’huile d’olive, locomotive des exportations

La performance du secteur repose essentiellement sur la forte progression des exportations alimentaires, en hausse de 17,9% en valeur. En tête, l’huile d’olive enregistre un bond remarquable de 38,1%, confirmant son rôle stratégique dans l’équilibre des échanges agricoles.

En parallèle, les importations alimentaires ont augmenté de 13,9%, tirées notamment par les achats de céréales (+7,7%). Malgré cette pression, l’excédent a pu se consolider grâce à la vigueur des ventes à l’étranger.

Des prix contrastés à l’export comme à l’import

Sur le front des prix à l’exportation, la tendance est globalement orientée à la baisse pour plusieurs produits agricoles : huile d’olive (-3,6%), tomates (-18,3%), agrumes (-6,7%). À l’inverse, les produits de la pêche (+6,6%) et les dattes (+3,2%) affichent une hausse.

Côté importations, les prix des céréales poursuivent leur repli : blé dur (-15,6%), blé tendre (-9,9%), maïs (-7,8%).

Seule exception notable, l’orge enregistre une hausse de 3,4%. Par ailleurs, le sucre voit son prix grimper fortement (+30,4%), tandis que les huiles végétales (-1%) et les produits laitiers (-7,8%) reculent.

Un excédent sectoriel qui contraste avec le déficit global

Cette embellie du secteur agroalimentaire ne suffit toutefois pas à inverser la tendance globale. La balance commerciale totale de la Tunisie reste déficitaire, avec un creusement de 3,6% au premier trimestre 2026, atteignant -5232,7 MD contre -5049,5 MD un an auparavant.

Ce contraste souligne le rôle clé de l’agriculture comme amortisseur du déficit commercial, dans un environnement économique encore sous tension.

L’article Agroalimentaire : L’excédent commercial franchit les 798 MD au premier trimestre est apparu en premier sur webdo.

❌