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Heute — 27. April 2026Leconomiste Maghrebin

TLF affiche 34,2 MDT de bénéfice et distribue 1,600 dinar par action

27. April 2026 um 11:08

Tunisie Leasing et Factoring (TLF) a présenté, dans le cadre de son projet de résolutions pour l’Assemblée Générale Ordinaire prévue le 28 avril 2026, la troisième résolution relative à l’affectation du résultat de l’exercice 2025 et à la distribution des bénéfices.

Le résultat de l’exercice 2025 de TLF s’élève à environ 34,2 millions de dinars. Auxquels s’ajoute un report à nouveau d’environ 102,2 millions de dinars. Le total atteint ainsi environ 136,4 millions de dinars.

Après affectation de 6 millions de dinars en réserves spéciales de réinvestissement, le montant distribuable ressort à environ 130,4 millions de dinars.

Des dividendes issus des résultats reportés, pour un montant d’environ 17,3 millions de dinars, sont également pris en compte. Ce qui porte le report à nouveau final à environ 113,1 millions de dinars.

Le dividende est fixé à 1,600 dinar par action, soit 32 % de la valeur nominale. L’Assemblée Générale Ordinaire a par ailleurs donné pouvoir au Directeur Général de fixer la date de mise en distribution des dividendes.

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Méditerranée : Paris et Athènes resserrent les rangs, au grand dam d’Ankara

27. April 2026 um 10:56

La France et la Grèce ont scellé, le 25 avril, un accord stratégique majeur visant à renforcer leur autonomie face aux grandes puissances, tout en consolidant leur coopération militaire. Les déclarations d’Emmanuel Macron sur la souveraineté grecque en mer Égée ont toutefois provoqué l’irritation d’Ankara, qui dénonce une volonté d’isolement et un repositionnement accru de Paris en Méditerranée orientale, dans un contexte de rivalités croissantes au sein de l’OTAN.

Le président français a agréablement surpris son auditoire, samedi 25 avril, en déclarant que si la souveraineté de la Grèce en mer Égée était menacée, « nous serions là ». Une allusion indirecte à la Turquie, ce qui du reste a irrité Ankara. Les médias turcs voient dans cette déclaration une volonté du président français de vendre davantage d’armes à la Grèce, l’un des principaux clients de la France en matière d’équipements militaires. Ils estiment par ailleurs que la France soutiendra la Grèce, les Chypriotes grecs et Israël face à la Turquie. Ils dénoncent un « héroïsme à bon marché » de Macron à Athènes…

Fidan à Londres

Des chroniqueurs turcs affirment que, depuis 1999, la Grèce poursuit une politique consistant à transformer tous ses problèmes bilatéraux avec la Turquie en problèmes UE-Turquie. Elle souhaiterait désormais rallier l’ensemble de l’Union européenne à sa cause face à une possible « attaque turque ».

Selon eux, la France et la Grèce seraient, pour l’instant, enclines à isoler la Turquie de l’Europe au nom de leurs propres intérêts nationaux. Le renforcement de l’accord avec la Grèce, soutiennent-ils, s’inscrit dans la stratégie parisienne visant à consolider sa présence militaire dans la région, avec des retombées économiques à la clé.

Il est toutefois diplomatiquement intéressant de noter que, durant les deux jours de visite du président Macron à Athènes pour signer d’importants accords stratégiques, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, était à Londres pour signer lui aussi un important accord-cadre bilatéral stratégique avec le Royaume-Uni. La concomitance de ces deux visites pourrait annoncer une divergence notable au sein de l’OTAN dans les prochains mois, soulignent les analystes turcs.

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Economie sociale et solidaire, réel potentiel sous-exploité

27. April 2026 um 09:47

En 2026, la Tunisie évolue dans un contexte encore moins fragile. Ce qui montre quelques signes d’amélioration. Dans ce cadre, l’économie sociale et solidaire (ESS) apparaît comme une option intéressante, mais reste encore trop dispersée pour jouer pleinement son rôle. C’est ce qu’il ressort d’une note d’analyse du site pourlasolidarite.org

Son potentiel est réel, notamment pour créer des emplois, renforcer la solidarité et soutenir les régions les plus fragiles; mais il n’est pas encore exploité à la hauteur des attentes.

La Tunisie a pourtant franchi une étape importante en se dotant d’un cadre légal pour l’ESS. Cette avancée traduit une prise de conscience : il est désormais nécessaire de donner plus de place à une économie tournée vers l’intérêt collectif, le développement local et l’inclusion. Mais entre la loi et la réalité du terrain, le chemin reste long.

Le secteur demeure dispersé entre associations, coopératives, mutuelles et initiatives locales, avec des moyens limités et des niveaux d’organisation très inégaux selon les régions. Cette fragmentation freine sa visibilité et réduit sa capacité à peser dans l’économie nationale.

Pourtant, les besoins sont là. Le chômage des jeunes, les écarts entre les régions et les difficultés d’accès à certains services de base rappellent chaque jour l’importance de solutions économiques plus proches des citoyens.

Le vrai défi, désormais, est de transformer cette promesse en réalité. Cela suppose un meilleur accompagnement public, des financements adaptés, une gouvernance plus claire.

En 2026, la reprise économique reste modeste et ne suffira pas à elle seule à résoudre les déséquilibres sociaux. Dans ce contexte, l’économie sociale et solidaire peut devenir une vraie réponse, sauf si elle est mieux structurée, mieux soutenue et pleinement intégrée aux priorités nationales.

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Le pétrole grimpe, Wall Street dans le doute

27. April 2026 um 09:40

Les contrats à terme sur les indices boursiers américains ont peu évolué après des clôtures à des niveaux records la semaine dernière. Alors qu’une flambée des prix du pétrole et le blocage des négociations entre les États-Unis et l’Iran ont freiné l’appétit pour le risque avant une semaine chargée pour Wall Street.

Les contrats à terme sur le S&P 500 ont reculé de 0,1 % à 7 189,75 points. Tandis que les contrats à terme sur le Nasdaq 100 ont gagné 0,1 % à 27 455,75 points à 02h50 (heure de Paris). Les contrats à terme sur le Dow Jones ont chuté de 0,2 % à 49 293,0 points.

Le S&P 500 et le NASDAQ Composite ont clôturé quant à eux à des niveaux records vendredi, couronnant une quatrième semaine consécutive de gains, soutenus par la vigueur des valeurs technologiques à très forte capitalisation.

Sur la semaine, le S&P 500 a progressé de 0,6% et le Nasdaq a bondi de 1,5 %. Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 0,4 % sur la semaine.

Par ailleurs, les prix du pétrole ont grimpé lors des échanges asiatiques lundi 27 avril. Et ce, après le blocage des négociations entre les États-Unis et l’Iran ce week-end. Le Brent brut s’élevant ainsi à 108 $ le baril.

Cette hausse intervient alors que le détroit d’Ormuz est resté largement fermé, perturbant les flux énergétiques mondiaux et suscitant des inquiétudes quant à des contraintes d’approvisionnement prolongées.

A noter que Donald Trump a annulé, le 25 courant, le voyage des émissaires américains au Pakistan visant à faire progresser les négociations sur la guerre avec l’Iran…

Les investisseurs attendent les résultats des « Mag 7 » cette semaine

Relevons également que l’attention des investisseurs se tourne désormais vers une semaine cruciale pour les résultats d’entreprises, avec cinq des sept géants technologiques surnommés les « Magnificent Seven » qui s’apprêtent à publier leurs résultats.

L’attention se portera également sur la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale mercredi, qui pourrait marquer la dernière réunion dirigée par son président, Jerome Powell, qui cèdera sa place à Kevin Warsh en mai prochain.

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Remises exceptionnelles sur prix des billets des Tunisiens à l’étranger!

27. April 2026 um 09:26

Un conseil ministériel restreint, tenu le samedi 25 avril 2026 au Palais du gouvernement à la Kasbah, a adopté une série de mesures en faveur des Tunisiens résidant à l’étranger, à l’approche de leur retour au pays durant l’été 2026.

Selon un communiqué publié dimanche sur la page officielle de la Présidence du gouvernement, l’État entend assumer pleinement son rôle social en soutenant notamment les familles à revenu modeste.

Tunisair

Dans ce cadre, il a été décidé d’inviter la compagnie nationale Tunisair à réserver un nombre important de sièges, dans les deux sens (pays de résidence–Tunisie et Tunisie–pays de résidence), à des tarifs préférentiels exceptionnels. Des billets à prix réduits seront également proposés, accompagnés d’avantages sur les bagages, de l’exonération des frais supplémentaires en cas de modification ou d’annulation, ainsi que de réductions sur les frais de service. La période de voyage sera en outre prolongée jusqu’à fin septembre 2026.

Des offres spécifiques, notamment en achat anticipé, seront mises en avant pour la diaspora. Tandis que des tarifs préférentiels dédiés aux étudiants seront disponibles tout au long de l’année, avec des avantages adaptés à leurs moyens.

Compagnie tunisienne de navigation (CTN)

La Compagnie tunisienne de navigation est appelée à accorder d’importantes remises exceptionnelles sur les billets, incluant les passagers et les véhicules, sur les lignes reliant la Tunisie à l’Europe. Des tarifs réduits seront appliqués en particulier sur les lignes Marseille et Gênes.

Un quota significatif de places sera réservé et réparti sur plusieurs traversées, notamment au profit des familles composées de quatre personnes, dont deux enfants, avec un véhicule. Des formules tarifaires adaptées au nombre de voyageurs seront proposées durant la haute saison, avec la possibilité de paiement échelonné.

Les offres existantes, telles que les tarifs « Amitié », « SPOT », « Famille » (de 3 à 7 personnes), « Corail » et « Bienvenue », seront maintenues et renforcées.

Transporteurs nationaux

La Présidence du gouvernement a appelé les transporteurs nationaux, aérien et maritime, à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer le retour des Tunisiens de l’étranger dans les meilleures conditions, en garantissant la qualité de l’accueil, de l’accompagnement et de l’orientation.

Missions diplomatiques

Les représentations tunisiennes à l’étranger sont invitées à lancer des campagnes de promotion visant à mieux informer la diaspora sur les nouveaux mécanismes d’épargne, ainsi que sur les avantages accordés en matière de change, d’opérations financières et d’investissement.

Office national des postes

L’Office national des postes sera mobilisé pour mener des actions de communication autour des services destinés aux Tunisiens résidant à l’étranger, notamment les comptes en devises, les comptes d’épargne en dinars convertibles et les cartes internationales de paiement. Des services de change à tarifs préférentiels seront également proposés afin de faciliter les transactions financières.

Par ailleurs, des permanences consulaires seront assurées les week-ends, parallèlement à l’accélération de la digitalisation des services (extraits d’état civil à distance, enregistrement des naissances, décès et mariages à l’étranger). Le projet de portail consulaire numérique sera finalisé, avec la généralisation de la prise de rendez-vous en ligne (e-RDV) et la possibilité de payer les frais consulaires à distance.

 

Nouveaux services

De nouveaux services numériques seront déployés au profit des Tunisiens résidant à l’étranger, notamment pour le renouvellement des passeports, la prise de rendez-vous et le paiement en ligne des frais.

Parmi les principales mesures figurent :

  • la possibilité de déposer des demandes de renouvellement de passeport pour les individus et les familles et de régler les frais fiscaux à distance;
  • la mise en place d’une plateforme numérique dédiée aux navires « Carthage » et « Tanit », permettant de remplir à l’avance les formulaires et d’effectuer les paiements avant l’embarquement;
  • la généralisation du timbre de voyage électronique;
  • le lancement d’une application dédiée aux véhicules, permettant l’obtention et le renouvellement du « diptyque » en ligne, la correction des données, la déclaration de retour définitif ou encore l’accomplissement des formalités « sortie sans véhicule »;
  • la possibilité de déposer des demandes d’autorisation de conduite par un tiers pour les véhicules immatriculés sous série spécifique;
  • l’accélération du traitement des demandes d’exonérations douanières;
  • la souscription d’assurances automobiles à distance avec paiement par carte bancaire internationale.

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté globale de simplifier les procédures administratives et d’améliorer la qualité des services destinés à la diaspora tunisienne.

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La BCE joue la prudence dans un climat économique incertain

27. April 2026 um 09:23

La Banque centrale européenne (BCE) devrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés lors de sa réunion de jeudi 30 avril, optant pour une posture attentiste face au ralentissement de l’économie européenne.

Cette décision de la BCE s’explique notamment par l’incertitude persistante autour de l’inflation, alimentée par les répercussions du conflit au Moyen-Orient et la hausse des prix de l’énergie. L’institution préfère ainsi disposer de davantage de données avant d’ajuster sa politique monétaire.

Déjà en mars 2026, la BCE avait choisi de ne pas modifier ses taux, réaffirmant une stratégie prudente fondée sur l’analyse des données économiques au cas par cas.

Dans ce contexte, la croissance en zone euro montre des signes d’essoufflement. Ce qui renforce la nécessité d’éviter un durcissement prématuré des conditions financières. Plusieurs analystes estiment toutefois qu’une éventuelle hausse pourrait intervenir d’ici juin, si les pressions inflationnistes se confirmaient.

En somme, la BCE privilégie une approche graduelle : maintenir les taux à court terme; tout en gardant la possibilité d’agir rapidement selon l’évolution de l’économie et de l’inflation.

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Transport irrégulier de personnes : l’UTICA arrache une suspension de dernière minute

27. April 2026 um 08:39

La grève générale prévue lundi 27 avril 2026 dans le secteur du transport public irrégulier de personnes a été suspendue, annonce l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) , dans un communiqué rendu public quelques heures avant le début de la grève.

La décision intervient à l’issue de négociations menées par le président de l’UTICA et la Fédération nationale du transport, en concertation avec les structures syndicales affiliées. Des engagements explicites ont été obtenus pour l’examen des points en suspens avant le 31 août 2026.

Parmi les acquis immédiats, le dossier de la révision tarifaire, dont l’application avait été promise pour fin mars 2026 mais qui n’a pas été honorée, sera tranché en concertation avec les professionnels du secteur au cours du mois de juin 2026.

Les négociations ont également abouti à un engagement du ministère du Transport à traiter plusieurs points litigieux dans des délais précis. Il s’agit notamment de la publication de la version définitive de la loi n°33 de 2024, de la révision du décret n°581 du 7 septembre 2023, de l’élaboration du régime de travail des transporteurs dans les gares routières, ainsi que de la révision de l’arrêté ministériel du 22 janvier 2010. Dans chacun de ces chantiers, les représentants de la profession seront associés avant toute publication.

L’UTICA a indiqué qu’elle assurera un suivi rigoureux de l’ensemble de ces dossiers. Réaffirmant ainsi son engagement à défendre les droits et les intérêts des professionnels du secteur, dans le cadre du dialogue et de la concertation.

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Le nouveau désordre mondial

27. April 2026 um 08:12

Ancrées dans notre imaginaire, omniprésentes dans l’actualité, les relations internationales sont sources d’angoisse. Comme si on était face à l’inconnu. Alors que le monde demeure dans l’attente de la reprise des négociations irano-américaines, la guerre, après le génocide à Gaza, confirme un basculement.

 

Un désordre géopolitique

L’ordre international, né après la Seconde Guerre mondiale, est en phase de délitement : qu’il s’agisse des modes de régulation de l’économie (libre-échange), des modes d’organisation politique (démocratie, Etat de droit), ou des modes de résolution des conflits (diplomatie, multilatéralisme)… Les signaux se multiplient et vont dans le même sens. C’est bel et bien à la fin d’un ordre mondial que nous assistons. A défaut de puissance hégémonique capable, seule, d’imposer un nouvel ordre, nous sommes entrés dans une nouvelle ère marquée par le désordre suscité par l’affirmation de logiques impérialistes, de prédation (des territoires, des ressources, etc.).

Un tel environnement global nourrit un niveau élevé de conflictualité, d’imprévisibilité, d’instabilité et d’incertitude. La volatilité règne dans un monde chaotique, où l’invasion (de l’Ukraine au Liban) et la force semblent se normaliser. En dépit du droit international et de l’interdiction de principe de la guerre, celle-ci s’impose à nouveau comme un moyen naturel de résolution des différends, sur fond de décomposition des mécanismes du multilatéralisme onusien.

La multiplication et l’imbrication des crises donnent le sentiment d’une instabilité structurelle et permanente. Les crises contemporaines sont en effet à la fois globales, interdépendantes et systémiques. La profondeur de la crise est liée à son caractère pluridimensionnel : financier, social, écologique, démocratique et géopolitique. La résolution de tels défis dépend de la coopération. Or le paradoxe de notre temps réside dans la tendance à l’unilatéralisme et au recul du multilatéralisme dans un monde multipolaire et interdépendant. La multipolarité et le caractère transnational des enjeux mondiaux appellent une approche plus inclusive et concertée, où différents Etats et régions travaillent ensemble pour trouver des solutions communes.

 

Un désordre géoéconomique

En outre, la fin des illusions d’une « mondialisation heureuse », où tout le monde serait gagnant, fait des ravages dans les ordres socio-politiques et nourrit la montée de forces politiques extrémistes au sein même des démocraties occidentales. Les Etats-Unis assument leur rupture avec des décennies de croyance dans le libre-échange et dans l’encadrement du marché mondial par le droit international. Un mouvement protectionniste aux causes multiples, qui vont de la crise financière de 2008-2009 à la prise de conscience post-Covid des vulnérabilités de certaines chaînes de valeur dans des secteurs stratégiques.

De la crise financière de 2008 à la guerre en Ukraine en passant par le « Brexit », la réélection de Donald Trump et les crises sociales dans le « Sud global » (creusant les inégalités entre pays riches et pays pauvres), le discours sur la « mondialisation heureuse » est battu en brèche. La mondialisation, jusque-là considérée comme une force d’harmonisation et de pacification planétaire est porteuse de fragmentation et de conflictualité. Incapable de soutenir une accélération du taux de croissance et des gains de productivité, elle a généré des inégalités internes croissantes, ainsi que des réactions identitaires. Les contradictions sociales internes ont nourri les tentations d’une fuite en avant nationaliste et autoritaire. Partant, la perspective d’une prospérité généralisée, d’un marché mondial régi par une « concurrence libre et non faussée » n’est plus à l’ordre du jour. Désormais, une logique de la prédation s’affirme.

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DECRYPTAGE – Chronique d’un équilibre précaire – Quand la géopolitique dicte la monnaie

27. April 2026 um 06:00

Il suffit parfois d’un cessez-le-feu pour faire vaciller les certitudes monétaires les mieux ancrées. Depuis le 7 avril, la trêve au Moyen-Orient agit comme un révélateur brutal d’une vérité que les marchés financiers n’ont jamais cessé de redouter : derrière les courbes lissées et les indicateurs apaisés, le monde reste suspendu à des décisions politiques dont l’issue demeure fondamentalement incertaine. Ce moment de calme relatif, presque artificiel, recompose les flux financiers globaux, modifie les arbitrages de change et interroge la solidité d’un système monétaire encore dominé par le dollar.

À première vue, les signaux sont rassurants. Le recul des prix du pétrole, consécutif à l’accalmie géopolitique, a immédiatement desserré l’étau inflationniste qui pesait sur les grandes économies. Dans le même temps, les marchés actions ont retrouvé des niveaux proches de leurs sommets récents, traduisant un retour de l’appétit pour le risque. Ce double mouvement a mécaniquement affaibli le dollar américain, dont le rôle traditionnel de valeur refuge s’est estompé dans un environnement perçu comme moins menaçant.

Ce basculement n’a rien d’anodin. Il confirme que le dollar reste, avant tout, une monnaie de crise. Dès lors que le risque systémique recule, même temporairement, les investisseurs se tournent vers des actifs plus rémunérateurs, abandonnant progressivement la sécurité relative du billet vert. Ce phénomène s’inscrit dans une logique bien connue : celle d’un système financier global où la hiérarchie des monnaies est dictée moins par les fondamentaux économiques que par la perception du risque.

Mais cette accalmie, aussi bienvenue soit-elle, repose sur des bases fragiles. Elle dépend d’un calendrier diplomatique incertain, d’engagements politiques réversibles et d’une confiance des investisseurs qui peut se dissiper aussi rapidement qu’elle est apparue.

Le retour en grâce des stratégies de portage

Dans cet environnement apaisé, une mécanique bien rodée, bien connue par nos étudiants, reprend ses droits : celle des opérations de portage, ou « carry trade ». Les investisseurs empruntent dans des devises à faible rendement, à commencer par le yen japonais, pour financer des placements dans des actifs plus rémunérateurs. Ce type de stratégie prospère précisément lorsque la volatilité est faible et que les anticipations de stabilité dominent.

 

Les investisseurs empruntent dans des devises à faible rendement, à commencer par le yen japonais, pour financer des placements dans des actifs plus rémunérateurs. Ce type de stratégie prospère précisément lorsque la volatilité est faible et que les anticipations de stabilité dominent.

 

Le cas est particulièrement révélateur. Maintenu artificiellement faible par une politique monétaire ultra-accommodante, il constitue une source de financement idéale pour ces arbitrages. Tant que les taux, en l’occurrence japonais, restent bas et que la volatilité mondiale demeure contenue, le yen est condamné à jouer ce rôle de monnaie de financement, au détriment de sa valorisation.

Dans le même temps, certaines devises dites « procycliques », comme le dollar australien, bénéficient de ce regain d’appétit pour le risque. Leur performance devient alors un baromètre implicite de la confiance des marchés dans la durabilité de l’accalmie géopolitique.

 

Tant que les taux, en l’occurrence japonais, restent bas et que la volatilité mondiale demeure contenue, le yen est condamné à jouer ce rôle de monnaie de financement, au détriment de sa valorisation.

 

Ce retour des stratégies de portage illustre une réalité plus profonde : les marchés financiers, en quête permanente de rendement, exploitent la moindre fenêtre de stabilité pour reconstituer des positions risquées. Mais cette dynamique contient en elle-même les germes de sa propre fragilité.

Le dollar affaibli, mais toujours dominant

L’affaiblissement récent du dollar ne doit pas être interprété comme un déclin structurel. Il s’agit davantage d’un ajustement conjoncturel, lié à la détente du contexte international. Le billet vert conserve encore des atouts fondamentaux considérables : profondeur de ses marchés financiers, statut de monnaie de réserve mondiale, et rôle central dans le système de paiements internationaux.

Cependant, cet épisode met en lumière une tension croissante. Le dollar est à la fois une monnaie de puissance et une monnaie de crise. Sa force dépend paradoxalement de l’instabilité du monde. Lorsque les tensions s’apaisent, il s’affaiblit ; lorsqu’elles s’intensifient, il se renforce. Cette dualité crée une forme de dépendance systémique à la volatilité géopolitique.

Dans ce contexte, les mouvements récents sur le marché des changes traduisent moins une remise en cause du dollar qu’une respiration temporaire du système. Une respiration qui pourrait rapidement céder la place à une nouvelle phase de tension.

Le spectre du risque extrême

De fait, derrière l’optimisme ambiant se profile un scénario que les marchés redoutent sans réellement l’intégrer : celui d’une reprise du conflit. Une escalade militaire majeure, notamment impliquant un engagement direct des forces américaines, provoquerait un choc brutal sur l’ensemble des actifs financiers.

Dans une telle hypothèse, les mécanismes actuels s’inverseraient instantanément. Le pétrole repartirait à la hausse, alimentant les craintes inflationnistes. Les marchés actions corrigeraient violemment. Tandis que les investisseurs se précipiteraient vers les actifs refuges. Le dollar, dans ce contexte, retrouverait toute sa vigueur, accompagné d’une explosion de la volatilité sur les marchés des changes.

Ce risque constitue une variable latente, intégrée de manière implicite dans les stratégies de couverture. Le fait que ces protections soient relativement peu coûteuses témoigne d’un paradoxe : les marchés reconnaissent le risque, mais choisissent de ne pas le surévaluer.

 

Ce risque, qualifié d’« extrême » par les analystes, n’est pas pour autant marginal. Il constitue une variable latente, intégrée de manière implicite dans les stratégies de couverture. Le fait que ces protections soient relativement peu coûteuses témoigne d’un paradoxe : les marchés reconnaissent le risque, mais choisissent de ne pas le surévaluer.

Cette sous-estimation potentielle du risque géopolitique rappelle les dynamiques observées avant certaines crises majeures, où la complaisance des investisseurs a amplifié les chocs ultérieurs.

Des politiques monétaires sous contrainte

Au-delà des dynamiques de marché, cet épisode met en lumière les dilemmes des banques centrales. Confrontées à des données économiques mitigées, elles hésitent sur la trajectoire de ses taux. Au Royaume-Uni, par exemple, les anticipations d’une baisse en 2026 pèsent déjà sur la livre sterling, reflétant l’incertitude qui entoure la politique monétaire britannique.

De son côté, la Banque centrale du Japon (BoJ) semble contrainte de maintenir une politique accommodante plus longtemps que prévu. L’incertitude mondiale justifie ce statu quo, mais au prix d’un affaiblissement prolongé du yen.

Ces arbitrages illustrent une réalité plus large : les banques centrales ne pilotent plus seulement l’économie domestique, elles naviguent dans un environnement global où la géopolitique impose ses propres contraintes. La politique monétaire devient ainsi un exercice d’équilibriste, entre soutien à la croissance, maîtrise de l’inflation et gestion des chocs externes.

 

Ces arbitrages illustrent une réalité plus large : les banques centrales ne pilotent plus seulement l’économie domestique, elles naviguent dans un environnement global où la géopolitique impose ses propres contraintes.

 

Une lecture systémique des marchés

Ce qui se joue aujourd’hui dépasse la simple évolution des devises. Il s’agit d’un moment révélateur de la manière dont les marchés financiers intègrent — ou ignorent — le risque géopolitique. La baisse de la volatilité, souvent interprétée comme un signe de stabilité, peut également traduire une forme de myopie collective.

Les investisseurs, en quête de rendement, ont tendance à privilégier les scénarios les plus favorables, reléguant les risques extrêmes au second plan. Cette dynamique, bien connue des économistes, alimente des cycles d’euphorie et de correction qui rythment l’histoire des marchés.

Dans le cas présent, la trêve agit comme un catalyseur de cette dynamique. Elle offre une fenêtre d’opportunité, mais ne garantit en rien une stabilisation durable.

Quelle lecture pour la Tunisie ?

Pour une économie comme celle de la Tunisie, ces évolutions ne sont pas neutres. La baisse des prix du pétrole constitue, à court terme, un soulagement pour les équilibres extérieurs et les finances publiques. Un dollar plus faible peut également alléger le coût du service de la dette libellée en devises.

Mais cette amélioration reste conditionnelle. Une reprise des tensions inverserait rapidement ces bénéfices, exposant l’économie tunisienne à un choc externe difficile à absorber. Dans un contexte déjà marqué par des fragilités structurelles, la dépendance aux dynamiques internationales demeure un facteur de vulnérabilité majeur.

 

Pour une économie comme celle de la Tunisie, ces évolutions ne sont pas neutres. La baisse des prix du pétrole constitue, à court terme, un soulagement pour les équilibres extérieurs et les finances publiques.

 

Plus profondément, cette séquence rappelle l’importance pour les économies émergentes de renforcer leur résilience face aux chocs externes. Diversification énergétique, consolidation budgétaire et développement de marchés financiers domestiques apparaissent comme des leviers essentiels pour atténuer l’impact de ces fluctuations.

In fine, le calme avant l’incertitude

Ce moment de répit sur les marchés financiers ressemble moins à une stabilisation qu’à une suspension. Une parenthèse fragile, suspendue aux aléas d’une négociation diplomatique dont l’issue reste incertaine.

Le paradoxe est saisissant : jamais les marchés n’ont semblé aussi confiants, et pourtant, les fondements de cette confiance n’ont jamais été aussi précaires. Entre espoir d’un accord durable et crainte d’une escalade, les investisseurs naviguent à vue, oscillant entre optimisme et prudence.

Dans ce théâtre global où la géopolitique dicte le tempo, les devises ne sont que le reflet d’une réalité plus profonde : celle d’un monde où l’équilibre reste, par nature, instable.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ON

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Gestern — 26. April 2026Leconomiste Maghrebin

Commerce extérieur : amélioration marginale, déséquilibre persistant

26. April 2026 um 18:41

La balance commerciale tunisienne montre un léger mieux début 2026, sans toutefois inverser la tendance. Le taux de couverture des importations atteint 75,7%, contre 75,2% un an plus tôt, selon le Centre de promotion des exportations. Une progression limitée, alors que le déficit commercial reste élevé, à 5 232,7 millions de dinars.

Ce déséquilibre demeure fortement lié à la facture énergétique, qui continue de peser sur les échanges extérieurs, d’après l’Institut national de la statistique. Si l’on exclut ce facteur, la situation apparaît moins dégradée, mais reste préoccupante.

Les importations traduisent néanmoins une certaine dynamique productive, orientée vers l’investissement et le soutien à l’appareil industriel. Un signal positif, qui peine encore à se refléter dans les performances à l’export.

Plusieurs secteurs à forte valeur ajoutée restent sous-représentés à l’international, notamment dans les services et certaines industries. L’Afrique subsaharienne constitue une piste de diversification, mais sa part dans les exportations tunisiennes demeure limitée, autour de 4%. Des initiatives comme le Tunisia Africa Business Meetings visent à renforcer cette présence.

Les exportateurs font face à des obstacles logistiques importants : coûts de transport élevés, absence de lignes directes et délais rallongés. Ces contraintes réduisent la compétitivité tunisienne, en particulier face à des concurrents géographiquement mieux positionnés.

Les mécanismes d’appui existent, notamment via le Fonds de promotion des exportations. Digitalisé récemment, il facilite l’accès aux aides, mais son efficacité reste relative face aux déséquilibres structurels.

En dépit d’une amélioration des indicateurs, la fragilité du commerce extérieur tunisien reste une réalité.

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Transport et numérisation : deux priorités

26. April 2026 um 18:10

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a réaffirmé que l’amélioration des services de transport et la numérisation de l’administration figurent parmi les priorités stratégiques de l’État, lors d’un Conseil ministériel restreint tenu à la Kasbah.

Ces orientations visent à simplifier le quotidien des citoyens et à répondre à leurs attentes, selon un communiqué de la Présidence du gouvernement publié dimanche.

La responsable a appelé à renforcer la coordination entre les structures publiques pour améliorer la mobilité, préparer la saison touristique et faciliter le retour estival des Tunisiens à l’étranger.

Elle a également souligné qu’une administration entièrement numérisée d’ici 2026 permettrait d’accroître l’efficacité des services publics, de lutter contre la corruption et d’améliorer le climat des affaires.

Le conseil a enfin examiné l’état d’avancement des réformes dans les transports et les services consulaires et douaniers, notamment l’interconnexion des systèmes, le paiement électronique et l’accélération de la transformation numérique.

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Tunis, capitale maghrébine de l’assurance qualité et des systèmes de données

26. April 2026 um 11:38

Quatre jours durant – du 27 au 30 avril – l’Agence tunisienne d’évaluation et d’accréditation (ATEA) organise à Tunis, en partenariat avec l’UNESCO, un atelier international de formation consacré à « l’assurance qualité et aux systèmes de données dans l’enseignement supérieur au Maghreb ».

Cette rencontre, explique ATEA à travers ses réseaux sociaux, vise à renforcer les capacités des instances nationales d’assurance qualité, à harmoniser les mécanismes d’accréditation et à consolider la reconnaissance mutuelle des diplômes dans la région.

Structuré autour de six axes prioritaires, l’atelier offrira un cadre d’échange sur les bonnes pratiques en matière de gouvernance des données, et permettra d’optimiser l’usage des systèmes d’information pour la planification, la gestion et le financement des établissements, ainsi que d’accompagner la transition numérique des universités maghrébines.

Dans ce cadre, il est prévu un volet spécifique portant sur l’adoption d’outils d’auto-évaluation alignés sur les six dimensions de l’initiative « Digital Transformation Compass ».

Il est attendu que les travaux de cet atelier contribuent à faciliter la mobilité académique et à renforcer les standards de transparence du secteur, aux niveaux régional et international.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des programmes stratégiques de l’ATEA, conçus pour moderniser la gouvernance universitaire, soutenir les réformes en cours et ancrer durablement l’enseignement supérieur tunisien et maghrébin dans les référentiels mondiaux de qualité.

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Transport: la grève générale du 27 avril maintenue

26. April 2026 um 11:25

Le vice-président de la Fédération nationale du transport relevant de l’UTICA, Moez Sellami, a confirmé le mouvement de la grève générale prévu lundi 27 avril 2026 dans le secteur du transport public non régulier.

Sellami assure qu’un contact a été établi avec le cabinet du ministre du Transport, mais qu’il s’est limité à de simples assurances orales. A cette occasion, le cabinet a appelé à la suspension du mouvement sans répondre aux demandes et doléances de la profession.

« Il est inconcevable de renoncer à une grève sur la base de promesses orales, alors même que des engagements écrits n’ont pas été respectés », a affirmé le syndicaliste, promettant du reste la poursuite du mouvement en vue de trouver de solution aux probème.

Alors, pour lundi, les usagers devront prendre leur précaution pour leur déplacement pour rendre au travail ou autre.

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Le port de Zarzis inaugure sa première ligne maritime internationale de conteneurs

26. April 2026 um 11:05

C’est un événement majeur pour le port de Zarzis. Ce dimanche 26 avril 2026, il a accueilli son premier porte-conteneurs, qui marque le lancement de sa première ligne maritime internationale régulière de transport de marchandises reliant la Tunisie à l’Italie et à la Libye. En effet, cette nouvelle liaison connecte le port de Zarzis et le port de Radès aux ports de port de Gioia Tauro et celui de Tripoli.

Dans ce cadre, plus de 400 conteneurs vides ont été réceptionnés afin d’être distribués aux clients, puis réexportés avant la mi-mai 2026. L’objectif est de soutenir l’activité économique dans le sud-est tunisien, répondre aux besoins des entreprises exportatrices et réduire les coûts ainsi que les délais de transport.

Des équipements adaptés ont été mobilisés pour assurer le bon déroulement des opérations portuaires. Par ailleurs, des travaux de dragage sont prévus d’ici la fin de l’année pour permettre l’accueil de navires de plus grande capacité, avec un tirant d’eau pouvant atteindre 11 mètres, et améliorer la sécurité de la navigation.

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Tunisie : Mitigan CIB perd son agrément

26. April 2026 um 10:17

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a retiré, le 17 mars 2026, l’agrément de la société Mitigan CIB pour l’exercice de l’activité de “renseignement de crédit“, et ce pour non-démarrage de son activité dans les délais réglementaires.

Cette décision, prise par le gouverneur de la BCT, s’appuie sur l’article 30 du décret-loi n°2022-2 du 4 janvier 2022, qui impose aux sociétés agréées de démarrer effectivement leurs activités dans un délai maximum déterminé.

A noter que Mitigan CIB, spécialisée dans le renseignement de crédit (credit bureau), était censée collecter et partager des données relatives aux crédits et aux assurances afin d’évaluer la solvabilité des particuliers et des entreprises.

Détenue notamment par des experts tunisiens ainsi que par des institutionnels tels que la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et Capsa Capital Partners, la société était dirigée par Omar El Matri.

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Tirs au gala de la presse à Washington : Trump évacué, un suspect arrêté

26. April 2026 um 10:02

Des coups de feu ont entraîné l’évacuation du président américain Donald Trump et de centaines d’invités samedi soir 25 avril lors du dîner annuel des correspondants de la Maison-Blanche, organisé à l’hôtel Hilton de Washington, rapportent les médias américains. Peut-on dire que Trump a, une nouvelle fois, échappé à un assassinat ? En tout cas certains médias proches du magnat-président ont d’ores et déjà franchi le pas vers cette direction.

Maintenant du côté des autorités, on souligne, pour l’instant, qu’un tireur isolé a tenté de forcer un point de contrôle de sécurité situé à proximité immédiate de la salle de bal, sans faire de victimes parmi les participants.

Les tirs ont été entendus peu après le discours d’ouverture. Les équipes de sécurité sont intervenues rapidement, permettant l’évacuation du président, de la première dame Melania Trump, du vice-président JD Vance et de plusieurs responsables politiques présents. Les invités se sont abrités avant d’être dirigés vers l’extérieur de l’établissement. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les civils, écrivent en substance les médias.

D’après la police, le suspect, armé d’un fusil de chasse, d’un pistolet et de plusieurs couteaux, pratiquement comme ce qui s’est passé le 13 juillet 2024 lors d’un rassemblement politique à Méridian près de Butler en Pennsylvanie, où le candidat avait été blessé à l’oreille droite, a été intercepté après un échange de tirs avec les forces de l’ordre vers 20h36. Un agent des services secrets a été légèrement blessé, touché à son gilet pare-balles. Le suspect a été placé en détention et hospitalisé pour examen, en attente de sa comparution devant un tribunal fédéral.

Le FBI a ouvert une enquête et mène des auditions de témoins. A ce stade, l’individu interpellé, dot l’identité n’a pas été confirmée, est considéré comme le seul impliqué.

Les autorités examinent également les dispositifs de sécurité de l’événement afin de déterminer comment les armes ont pu être introduites dans l’hôtel.

Maintenant, que vont faire les supporteurs de Trump, notamment les fanatiques ?  Personne ne le sait, mais cet événement intervient au moment où la popularité du président est au plus bas, et à quelques mois des Midterms dont les sondages prédisent une cuisante défaite des républicains.

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Intelligence artificielle ou imbécillité naturelle

26. April 2026 um 09:38

Il y a des pays qui ont du pétrole, d’autres du gaz ou les deux. Certains ont même la chance d’avoir des mines, des forêts, ou des rivières généreuses. Puis d’autres comme le nôtre. Un pays qui n’a pas grand-chose… sauf des cerveaux et qui présente une singularité silencieuse : un pays qui a décidé, très tôt, de ne pas seulement investir dans l’école. Et il y a un fait rarement mis en perspective et un choix beaucoup plus profond : il a libéré la femme dans un environnement culturel où ce choix n’était ni évident ni populaire car il a décidé que la moitié de sa population ne serait pas mise à l’écart.

Ce n’est pas un détail ; c’est un levier immense. Un pays qui éduque ses femmes double son potentiel humain, améliore ses indicateurs sociaux, stabilise sa société, prépare mieux ses générations futures. Autrement dit, ce pays n’a pas seulement créé des diplômés, il a créé les conditions d’une société plus équilibrée.

Et pourtant, là encore, le paradoxe existe. En effet, cette avancée sociale ne s’est pas toujours transformée en avantage économique proportionnel comme si une partie de son intelligence restait sous-utilisée. Un pays qui forme, qui éduque, qui diplôme … et qui, au final, exporte ses meilleurs produits : ses cadres. C’est un modèle économique presque élégant.

Former localement, valoriser à l’étranger

Une intelligence qui s’exporte, on pourrait appeler cela une stratégie. Mais en réalité, c’est souvent un mécanisme. On produit des ingénieurs, des médecins, des experts… et ils partent là où leur talent est utile : pas par manque d’attachement ;  mais par manque d’écosystème…

C’est un paradoxe discret : plus on devient performant dans l’éducation, plus on alimente les autres économies. Et tout ça obéit à un environnement bien spécifique :

– une géographie pourrait faire croire à des avantages : deux voisins riches, une Europe en face. Entourés de richesse… mais pas contaminés. Sur le papier, c’est une position enviable. Dans la réalité, c’est plus subtil. La richesse n’est pas un virus. Elle ne se transmet pas par proximité. Sans connexions réelles, sans stratégie d’intégration, on peut rester pauvre… au milieu des riches. C’est un peu comme habiter à côté d’un restaurant étoilé et continuer à manger des pâtes froides. La vue est agréable, mais ça ne nourrit pas ;

une administration très sérieuse. Notre administration, elle, est héritée. Solide, structurée, rigoureuse. Et parfois… un peu trop. Elle aime les procédures. Elle adore les signatures. Elle respecte les circuits. On signe pour valider, on signe pour confirmer, on signe pour prouver qu’on a bien signé. Résultat :tout est validé… mais rien n’avance vite. À force de vouloir sécuriser chaque décision, on finit par ralentir toutes les décisions. 

Et dans ce système, un phénomène intéressant apparaît : plus il y a de signatures, moins il y a de responsables. Et parmi les composantes de cette administration, nous avons sélectionné : 

Le code des changes : protéger ou bloquer ? Autre particularité : le contrôle des flux. À l’origine, c’est une logique saine : protéger les réserves, éviter les fuites. Mais avec le temps, l’outil devient parfois un obstacle. On veut éviter que l’argent sorte, mais on complique aussi son entrée. On protège la porte, mais on oublie que des invités pourraient vouloir entrer.

Les terres domaniales : un million d’hectares qui attendent. Pendant ce temps, le pays dispose d’un trésor discret : des terres agricoles ; des centaines de milliers d’hectares ; pas toujours mal gérées ; mais rarement optimisées ; la terre est là ; l’eau devient rare ; les besoins augmentent. Et pourtant, une partie du potentiel reste en sommeil. C’est une situation presque philosophique : manquer de ressources, tout en laissant dormir celles qu’on possède.

Pendant ce temps-là, le monde extérieur ne simplifie rien :

– Les tensions récurrentes au Moyen-Orient ajoutent une instabilité supplémentaire à l’économie mondiale, en affectant les prix de l’énergie, les flux commerciaux et la confiance des investisseurs. Leurs conséquences dépassent largement la région : elles pèsent à la fois sur les économies occidentales et sur les pays plus fragiles, qui subissent indirectement des chocs qu’ils ne maîtrisent pas.

– Ajoutons à cela un environnement compliqué : une Europe renfermée sur elle même, des marchés plus exigeants, des ressources plus chères, un climat plus dur.

Mais il faut être honnête : le contexte n’explique pas tout. Faut-il alors attendre un miracle …?

Le mythe du miracle

Dans ce type de situation, une idée revient souvent : peut-il y avoir un miracle, un déclic, un événement, une transformation rapide… ? Mais les “miracles économiques” ont une particularité : ils sont toujours expliqués après coup. En réalité, ce sont des années de décisions cohérentes, pas un événement magique.

Le miracle n’existe pas, mais les changements rapides, eux, existent, a condition d’appliquer ce que tout le monde sait déjà et utiliser des informations disponibles dans la machine, mais l’homme souvent oublie… C’est là que la comparaison devient intéressante. L’intelligence artificielle : apprend, corrige, optimise, s’adapte. Elle ne se fatigue pas, elle ne résiste pas au changement, elle ne protège pas des habitudes. Alors que l’homme, lui sait ce qu’il faut faire, identifie les problèmes, propose des solutions, et parfois ne change rien.

Le vrai problème, c’est que le pays ne manque pas d’intelligence, de compétences, de diagnostics, d’idées. Il manque surtout de simplification, de cohérence, d’exécution. Autrement dit, le problème n’est pas de comprendre, c’est d’appliquer.

Dix choses simples (et déjà connues). On pourrait résumer les leviers en quelques idées très simples :

1/ Simplifier l’administration,

2/ Réduire les signatures inutiles,

3/ Moderniser les règles économiques,

4/ Valoriser les terres,

5/ Gérer l’eau intelligemment,

6/ stabiliser les règles,

7/ Faire confiance aux acteurs,

8/ Attirer et retenir les talents,

9/ Utiliser la diaspora autrement,

10/ Concentrer les efforts au lieu de les disperser.

 

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Rien de révolutionnaire – Rien de secret – Rien d’inaccessible.

 

Conclusion :

Au fond, la question n’est pas technologique. Elle est presque existentielle. Des machines ont été créées et sont  capables :

  • d’apprendre plus vite que nous,
  • de traiter plus d’informations que nous,
  • de s’améliorer en continu.

Et pourtant, nous restons parfois bloqués sur des problèmes que nous comprenons parfaitement.

Alors la vraie question devient : sommes-nous limités par nos ressources… ou par notre manière de fonctionner ?

Et peut-être même : l’intelligence artificielle est-elle vraiment artificielle… ou l’imbécillité est-elle, parfois, très naturelle ?

 

IAbtissem

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Anis Ben Saïd : « La convertibilité du dinar nécessite cinq ans de préparation »

26. April 2026 um 06:00

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) examine, actuellement, le projet d’amendement du code des changes. Réformer le code des changes tunisien n’est pas une affaire de techniciens : c’est une nécessité économique dont dépend la compétitivité du pays. Tel est le diagnostic posé par l’enseignant universitaire et conseiller fiscal Anis Ben Saïd dans une déclaration accordée à L’Économiste maghrébin.

Pour Anis Ben Saïd, le cadre réglementaire actuel, conçu à une époque où l’économie tunisienne était largement fermée sur elle-même, génère aujourd’hui des blocages structurels qui pèsent aussi bien sur les investisseurs étrangers que sur les opérateurs locaux. Les entreprises étrangères hésitent à s’implanter en Tunisie lorsque le rapatriement des capitaux et des bénéfices demeure soumis à des procédures lourdes et incertaines.

De leur côté, les entreprises tunisiennes se heurtent à des contraintes administratives qui ralentissent leurs opérations à l’international, qu’il s’agisse de régler des fournisseurs étrangers, d’importer ou d’investir hors des frontières nationales.

Une rigidité qui profite au marché parallèle

Le conseiller fiscal identifie par ailleurs un effet pervers majeur du dispositif en vigueur : sa rigidité alimente le marché parallèle des devises. Lorsque l’accès légal aux devises est trop restreint, une partie des opérateurs se tourne vers le change informel, phénomène que seul un assouplissement maîtrisé des règles permettrait de contenir durablement.

Anis Ben Saïd rappelle à cet égard que le code des changes date de 1976, ce qui appelle impérativement une modification ou une adaptation. Il préconise notamment la mise en place de mécanismes permettant le rapatriement des devises ainsi que la régularisation, dans un cadre légal, de la situation des détenteurs de fonds non déclarés. Il juge également nécessaire d’autoriser les opérateurs économiques à exporter les devises indispensables à leurs activités professionnelles et à leurs investissements à l’étranger, afin de garantir la rentabilité et la viabilité de leurs projets internationaux.

 

Il faut de la méthode. Une libéralisation brutale et précipitée comporterait des risques sérieux, entre autres une fuite des capitaux ou une dépréciation accélérée de la monnaie nationale. En conséquence, il faut une réforme progressive.

 

L’expert insiste néanmoins sur la méthode. Une libéralisation brutale et précipitée comporterait des risques sérieux, entre autres une fuite des capitaux ou une dépréciation accélérée de la monnaie nationale. Il plaide en conséquence pour une réforme progressive, articulée autour de la simplification des procédures, de la modernisation des outils administratifs par la digitalisation, et du passage graduel d’un régime d’autorisation préalable à un régime de déclaration, moins contraignant et mieux adapté aux exigences de l’économie mondiale.

Sur la question de la convertibilité totale du dinar, qui permettrait aux citoyens d’effectuer librement des achats sur des plateformes étrangères, Anis Ben Saïd se montre prudent. Il considère que la Tunisie traverse encore une phase transitoire et avertit qu’une telle ouverture pourrait provoquer une dévaluation de la monnaie nationale. Il rappelle à ce titre que la gestion des devises doit demeurer sous l’autorité de la Banque centrale, seule à même de maîtriser les risques pesant sur les réserves de change. Dans ce contexte, il estime que l’accès libre aux achats internationaux pour les particuliers ne constitue pas une option envisageable à ce stade.

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Les échanges tuniso-saoudiens ont atteint 1,14 Mrd de dinars en 2025

25. April 2026 um 21:43

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Arabie saoudite ont atteint 1 143,6 millions de dinars en 2025, dont 276,2 millions de dinars d’exportations tunisiennes, selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX).

Cette dynamique s’inscrit dans une volonté des deux pays de renforcer les relations économiques bilatérales et de diversifier les échanges, essentiellement dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que l’agroalimentaire, les industries mécaniques, les services, ainsi que les industries pharmaceutiques et de matériel médical.

C’est dans ce contexte qu’une délégation de la société saoudienne Taghrid International Limited a effectué une visite en Tunisie du 22 au 25 avril 2026 afin d’explorer des partenariats avec des entreprises tunisiennes, en particulier dans le domaine pharmaceutique. Cette mission fait suite aux recommandations du forum tuniso-saoudien sur l’investissement tenu à Riyad en décembre 2025.

La visite vise à renforcer la coordination avec les acteurs tunisiens du secteur et à soutenir leurs exportations vers le marché saoudien. Elle comprend des rencontres avec des institutions publiques et professionnelles, ainsi que des visites d’entreprises spécialisées pour évaluer leurs capacités de production et leur conformité aux normes internationales.

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