Economie sociale et solidaire, réel potentiel sous-exploité
En 2026, la Tunisie évolue dans un contexte encore moins fragile. Ce qui montre quelques signes d’amélioration. Dans ce cadre, l’économie sociale et solidaire (ESS) apparaît comme une option intéressante, mais reste encore trop dispersée pour jouer pleinement son rôle. C’est ce qu’il ressort d’une note d’analyse du site pourlasolidarite.org
Son potentiel est réel, notamment pour créer des emplois, renforcer la solidarité et soutenir les régions les plus fragiles; mais il n’est pas encore exploité à la hauteur des attentes.
La Tunisie a pourtant franchi une étape importante en se dotant d’un cadre légal pour l’ESS. Cette avancée traduit une prise de conscience : il est désormais nécessaire de donner plus de place à une économie tournée vers l’intérêt collectif, le développement local et l’inclusion. Mais entre la loi et la réalité du terrain, le chemin reste long.
Le secteur demeure dispersé entre associations, coopératives, mutuelles et initiatives locales, avec des moyens limités et des niveaux d’organisation très inégaux selon les régions. Cette fragmentation freine sa visibilité et réduit sa capacité à peser dans l’économie nationale.
Pourtant, les besoins sont là. Le chômage des jeunes, les écarts entre les régions et les difficultés d’accès à certains services de base rappellent chaque jour l’importance de solutions économiques plus proches des citoyens.
Le vrai défi, désormais, est de transformer cette promesse en réalité. Cela suppose un meilleur accompagnement public, des financements adaptés, une gouvernance plus claire.
En 2026, la reprise économique reste modeste et ne suffira pas à elle seule à résoudre les déséquilibres sociaux. Dans ce contexte, l’économie sociale et solidaire peut devenir une vraie réponse, sauf si elle est mieux structurée, mieux soutenue et pleinement intégrée aux priorités nationales.
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