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Heute — 27. Februar 2026Leconomiste Maghrebin

Investissements bilatéraux : vers une chambre mixte tuniso-roumaine

27. Februar 2026 um 11:16

Les relations d’investissement tuniso-roumaines progressent nettement, la Roumanie se classant au 8e rang des fournisseurs européens de la Tunisie. Les échanges ont dépassé 274 millions d’euros en 2024, concentrés sur l’industrie textile, les composants automobiles, l’agroalimentaire et la santé. Avec un intérêt croissant pour les partenariats technologiques et les énergies renouvelables.

L’ambassade de Roumanie en Tunisie prévoit de lancer cette année une chambre de commerce tuniso-roumaine afin de booster les échanges bilatéraux.  « Cette équipe œuvrera main dans la main avec l’ambassade pour raviver les liens commerciaux et économiques », a affirmé l’ambassadeur de la Roumanie en Tunisie,  Valentin-Ciprian Muntean à L’Economiste Maghrébin, lors d’un récent dîner iftar. Déjà, de nombreux entrepreneurs tunisiens collaborent avec des partenaires roumains, particulièrement dans les textiles automobiles.

Les relations tuniso-roumaines misent sur des investissements bilatéraux accrus, avec des flux croisés : des capitaux roumains en Tunisie et les tunisiens en Roumanie.

Des secteurs à fort potentiel comme le textile, l’automobile et l’agroalimentaire restent sous-exploités, d’après les données préliminaires de 2025. Ces domaines bénéficient déjà de collaborations existantes, avec un engouement pour les composants mécaniques et les produits alimentaires transformés.

Un accord clé renforce cette dynamique : en février 2025, l’autorité sanitaire vétérinaire roumaine et son homologue en Tunisie ont paraphé un certificat d’exportation de viande. Depuis, ce mécanisme fonctionne à plein régime, boostant les échanges agroalimentaires et ouvrant la voie à d’autres partenariats durables. Des missions économiques réciproques accélèrent les opportunités, en favorisant des rencontres directes entre entrepreneurs.

En outre, des missions économiques réciproques facilitent les premiers contacts. Beaucoup de Tunisiens visitaient la Roumanie pour la première fois, saluant ses avancées infrastructurelles post-1989.

Côté tunisien, la FIPA (Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur) et la TIA (Agence de Promotion des Investissements Agricoles) sont appelées à jouer un rôle central. Elles informeront les investisseurs roumains sur la fiscalité avantageuse, les incitations et les opportunités sectorielles en Tunisie.

Libéralisation de l’huile d’olive

Par ailleurs, la Roumanie soutient activement les demandes tunisiennes auprès de Bruxelles pour libéraliser les exportations d’huile d’olive, dans le cadre de négociations européennes plus larges.

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L’affaire Epstein ébranle le Forum économique mondial

27. Februar 2026 um 11:11

Le président du Forum économique mondial (WEF) et ancien ministre des Affaires étrangères de Norvège, Borge Brende, annonce sa démission, suite à l’ouverture d’une enquête indépendante sur ses liens avec Jeffrey Epstein.

Cette décision est liée à des révélations du ministère américain de la Justice indiquant que Brende avait participé à plusieurs dîners d’affaires avec Epstein et échangé avec lui par courriels et messages.

Dans son communiqué annonçant sa démission, l’ancien ministre norvégien des Affaires étrangères a salué ses huit années et demie à la tête du forum, sans mentionner explicitement l’affaire Epstein.

Dans un autre communiqué, les coprésidents du WEF, André Hoffmann et Larry Fink, ont indiqué que l’enquête indépendante n’avait révélé aucun élément supplémentaire au-delà des faits déjà connus. Ils ont précisé qu’Alois Zwingli assurerait l’intérim, sous la supervision du conseil d’administration, en attendant la nomination d’un successeur permanent.

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Washington – Téhéran : avancée majeure, vraiment ?

27. Februar 2026 um 10:14

Les négociations entre l’Iran et les États-Unis, tenues jeudi à Genève, se sont achevées sur des « progrès significatifs ». C’est ce qu’a affirmé le ministre omanais des Affaires étrangères, Sayyid Badr bin Hamad bin Hamood al-Busaidi.

Les délégations doivent regagner leurs pays respectifs pour consultations avant la reprise des discussions, probablement la semaine prochaine à Vienne, a précisé Hamood al-Busaidi.

A l’inverse de ce satisfécit du chef de la diplomatie omanaise, le média Axios indique que les envoyés américains, Jared Kushner et Steve Witkoff, se disent « déçus » par les échanges avec la partie iranienne.

De son côté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré à la télévision d’État que Téhéran souhaitait que les discussions futures se concentrent sur la levée des sanctions et le dossier nucléaire.

Parallèlement, un haut responsable iranien a confié à Reuters qu’un accord-cadre restait possible si Washington acceptait de dissocier les questions nucléaires des autres dossiers, soulignant que des divergences subsistaient mais que « de nouvelles idées » étaient désormais sur la table.

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Tunisie 2026-2030 : missions exploratoires et ambitions

27. Februar 2026 um 10:07

La Tunisie entre dans la séquence 2026-2030 avec un constat implicite : le temps des diagnostics est révolu. Le Plan de développement annoncé se veut une rupture stratégique. Mais une ambition affichée ne vaut pas transformation acquise.

 

Au cœur de cette feuille de route figure la relance de l’investissement direct étranger (IDE). Attirer des capitaux est devenu une nécessité pour financer des infrastructures lourdes et moderniser un appareil productif sous pression. Les missions exploratoires actuelles d’investisseurs internationaux traduisent un intérêt réel. Elles envoient un signal positif. Mais elles ne constituent pas, à elles seules, une garantie de concrétisation.

L’expérience récente le rappelle : l’investissement ne se décrète pas, il se sécurise. Il exige visibilité réglementaire, stabilité politique, célérité administrative et capacité d’exécution. Sur ce terrain, l’État est attendu au tournant.

 

Infrastructures : l’épreuve de vérité

Aéroport de Tunis-Carthage, TGV nord-sud, port en eaux profondes d’Enfidha : ces projets sont présentés comme des accélérateurs de compétitivité. Ils peuvent l’être. Mais ils posent une question centrale : l’administration tunisienne est-elle prête à piloter, coordonner et livrer des projets de cette ampleur dans les délais et les standards annoncés ? Les partenariats public-privé peuvent réduire la pression financière. Ils ne remplacent ni la rigueur institutionnelle ni la discipline budgétaire. La crédibilité du Plan 2026-2030 se jouera moins dans les annonces que dans la capacité à éviter retards, surcoûts et arbitrages contradictoires.

Moderniser, mais comment ?

Le ciblage des secteurs à forte valeur ajoutée – mécanique, électronique, aéronautique, automobile, textile – traduit une volonté de montée en gamme. L’orientation est cohérente. Mais la modernisation industrielle ne se limite pas à une liste de secteurs prioritaires. Elle suppose réforme de la formation, simplification administrative, accès au financement pour les PME et cohérence fiscale. Sans ces leviers, la stratégie risque de rester partiellement théorique. L’enjeu dépasse la croissance : il s’agit de transformer la structure même de l’économie.

 

Ambition régionale et réalité interne

La projection vers l’Afrique et le positionnement comme hub méditerranéen sont stratégiquement pertinents. Les zones franches et hubs logistiques peuvent renforcer l’attractivité du territoire. Mais aucune ambition régionale ne compensera des fragilités internes persistantes. La compétitivité extérieure dépend d’abord de la solidité intérieure : gouvernance claire, décisions rapides, institutions coordonnées.

 

Le test de l’État

Le Plan 2026-2030 n’est pas simplement un programme économique. C’est un test de capacité étatique. Le succès repositionnerait la Tunisie dans l’espace méditerranéen et africain. L’échec confirmerait un cycle d’annonces non abouties.

Les missions exploratoires d’investisseurs internationaux sont une opportunité. Elles ne seront décisives que si l’État démontre sa capacité à offrir un cadre stable, prévisible et efficace. Au fond, la question est simple : la Tunisie peut-elle transformer l’intérêt qu’elle suscite en réalisations concrètes ?

Car au-delà des capitaux étrangers, elle devra d’abord compter sur sa propre rigueur, sa cohérence institutionnelle et son courage réformateur. C’est moins la réaction des investisseurs qui déterminera l’avenir du Plan 2026-2030 que la capacité de l’État à tenir ses engagements.

Et cette exigence ne relève plus du discours. Elle relève de la preuve.

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La Tchéquie dans le Top 10 des investisseurs étrangers en Tunisie

27. Februar 2026 um 10:05

TIA et FIPA, citées par l’ambassade de la République tchèque à Tunis, font état d’une progression de plus de 30 % des investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie sur l’ensemble de l’année 2025.

Le secteur industriel a capté plus de 62 % du total des IDE enregistrés sur la période. Il s’impose ainsi comme le principal destinataire de ces flux.

Dans le cadre de cette embellie, l’agriculture a connu une dynamique notable. Certes, sa part dans les investissements étrangers reste modeste, mais les volumes investis dans ce secteur ont plus que triplé en un an. De plus, le nombre d’emplois générés dans le cadre des projets à capitaux étrangers y a été multiplié par plus de dix sur la même période.

Enfin, une large part des projets recensés correspond à des extensions d’unités déjà opérationnelles. Les investisseurs choisissent ainsi de consolider leurs positions sur le marché tunisien.

La France, l’Allemagne et l’Italie occupent les trois premières positions du palmarès des investisseurs étrangers. Les Pays-Bas et les États-Unis suivent. De son côté, la République tchèque a intégré le groupe des dix premiers contributeurs en 2025. D’ailleurs, Martin Trojan, conseiller économique à l’ambassade tchèque de Tunis, indique que cette présence reflète « l’intérêt constant des entreprises tchèques pour le marché tunisien ainsi que leur présence durable dans le pays ».

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Dattes : La Tunisie propulse son 9e Rang Mondial !

27. Februar 2026 um 09:26

Qui dit datte, dit la star incontournable pour rompre le jeûne pendant le Ramadan chez les musulmans. Au-delà de ses vertus durant le mois sacré,  la datte possède des atouts nutritionnels : riche en fer, potassium, calcium, magnésium et fibres.

Les pays arabes raflent presque toutes les premières places mondiales en production et exportation de dattes, comme un rapport le précise.

La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) vante son rôle économique clé : ce fruit originaire du sud-ouest asiatique et d’Afrique du Nord est une denrée prisée sur les marchés globaux.

Sa production a explosé, passant de 1,8 million de tonnes en 1961 à plus de 9 millions en 2023, signe d’une demande en pleine croissance.

Grâce à ses calories abondantes, elle booste l’énergie et remplace avantageusement le sucre raffiné, tout en luttant contre l’obésité qui touche plus de deux milliards de personnes, précise encore la FAO. Sa conservation exceptionnelle limite aussi le gaspillage alimentaire.

L’Arabie saoudite arrive en tête avec près de 1,9 million de tonnes de dattes, talonnée par l’Égypte (1,8 million) et l’Algérie (1,3 million). Tandis que l’Iran, le Pakistan, l’Irak, le Soudan et Oman forment le reste du top 8. La Tunisie occupe la 9e place avec 386 400 à 400 200 tonnes pour 2024-2025, prouvant sa résilience dans un environnement aride contraint.

La Tunisie se positionne comme 2e exportateur en volume (130 000 tonnes en 2024) et parfois leader en valeur, avec des recettes de 771 millions de dinars pour la campagne 2024/2025. Les Émirats arabes unis dominent parfois en quantité (258 000 tonnes), suivis du Pakistan. L’Égypte et l’Algérie excellent en production brut

Une chose est sûre : la Tunisie brille par sa variété emblématique qui pèse environ 5% de la production mondiale et excelle en exportations à haute valeur ajoutée, surtout pendant le Ramadan. Pour 2025/2026, une production record de 404 000 tonnes est attendue, en hausse de 16,3 %.

Les dattes tunisiennes boostent l’agriculture nationale via des exportations massives (2e rang mondial avec 130 307 tonnes). Elles dynamisent les oasis méridionales, créent des emplois ruraux et affirment la Tunisie comme championne qualitative. 

 

 

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BIAT : la capitalisation boursière dépasse 5,8 milliards de dinars

27. Februar 2026 um 08:36

Le titre phare de la place tunisienne poursuit son ascension. À la clôture des marchés ce mercredi 25 février 2026, la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) a vu sa valorisation boursière franchir le cap symbolique des 5,8 milliards de dinars. Consolidant ainsi son rang de valeur de référence du Tunindex.

Établi à 142,800 dinars en fin de séance, le cours de l’action BIAT traduit une dynamique d’appréciation soutenue depuis le début de l’exercice. Sur les seuls deux premiers mois de 2026, le titre accuse une hausse de 28,65 %, une trajectoire qui fait suite à un exercice 2025 déjà marqué par une progression de 24,69 %. Cette séquence de gains consécutifs place la banque parmi les valeurs les plus performantes de la cote tunisienne.

Des fondamentaux solides en soutien

L’engouement des investisseurs trouve une assise dans les résultats dégagés lors du dernier exercice annuel. La BIAT a enregistré en 2025 un Produit Net Bancaire atteignant 1,6 milliard de dinars, niveau qui atteste de la régularité de sa capacité bénéficiaire. C’est en partie sur cette base opérationnelle que repose la confiance du marché, dans un environnement financier tunisien qui demeure sous pression structurelle.

Première capitalisation de la Bourse de Tunis, l’institution s’impose également comme l’un des premiers contributeurs à la performance de l’indice de référence national.

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Salma Charni : « IFRS 9 est un miroir que les banques tunisiennes refusent de regarder »

27. Februar 2026 um 08:25

Les banques tunisiennes nagent dans les liquidités — et pourtant, l’économie réelle en est privée. C’est l’un des paradoxes les plus frappants que révèle Salma Charni, économiste et experte en gestion des risques et Data, dans une étude réalisée pour Maxula Bourse sur le secteur bancaire tunisien entre 2019 et 2024.

Le diagnostic est sévère : un taux de créances non performantes à 12,3 % en 2024, bien au-dessus des pays comparables de la région MENA, des banques qui financent davantage l’État que les entreprises et les ménages, et une dette publique portée à 80,3 % du PIB. Dans ce contexte, l’experte ne mâche pas ses mots : le secteur ne souffre pas d’un manque de capital, mais d’un mauvais usage du capital.

S’appuyant sur le modèle CAMEL – le système d’évaluation CAMEL est utilisé par les instances de régulation bancaire nord-américaines pour évaluer si la situation financière et la gestion des institutions de crédit américaines sont saines – elle établit un classement des banques cotées qui consacre un podium inattendu, et identifie des vulnérabilités précises chez certains établissements que l’on croyait pourtant au-dessus de tout soupçon.

Sur la norme IFRS 9, dont l’adoption est désormais exigée par la BCT (Banque centrale de Tunisie), Salma Charni dissipe les craintes avec des chiffres à l’appui — en citant notamment l’expérience marocaine — et retourne l’argument : loin de fragiliser les bilans, la norme pourrait devenir un levier de performance pour les banques tunisiennes. À condition, prévient-elle, d’agir sans délai.

L’intégralité de cet entretien avec Salma Charni sera publiée dans le prochain numéro de L’Économiste Maghrébin, N° 940.

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L’usine de Gabès ne fermera pas !

27. Februar 2026 um 08:06

La justice a refusé de suspendre en urgence l’activité de l’usine d’engrais phosphatés de Gabès. Usine, rappelons-le, faisant partie du Groupe chimique tunisien (GCT), qui est accusée depuis des années de polluer l’environnement et de nuire à la santé des habitants.

En effet, regroupés dans le collectif “Stop Pollution“, les plaignants demandaient l’arrêt temporaire du site en attendant une décision définitive sur sa fermeture. Ils reprochent à l’usine de rejeter depuis des décennies des déchets toxiques, notamment du phosphogypse contenant des métaux lourds comme l’arsenic et le cadmium. Ces rejets seraient liés à de nombreux cas de cancers et de maladies respiratoires dans les quartiers voisins.

Malgré des manifestations massives l’an dernier, lesquelles avaient nécessité l’intervention du président de la République Kaïs Saïed, avec la création d’une commission spéciale dirigée par Ali Ben Hammoud, le tribunal a estimé que les preuves présentées n’étaient pas suffisantes pour prouver un préjudice immédiat. Autrement dit, l’usine de Gabès continuera de fonctionner et donc de polluer. Au grand dam des Gabésiens.

Mais ce n’est pas pour décourager les plaignants qui ont annoncé leur intention de faire appel. Et comme l’on pouvait s’y attendre, à Gabès, la décision a provoqué une forte colère. Les habitants disent vouloir poursuivre leur mobilisation et réclament le démantèlement des unités les plus polluantes.

Par ailleurs, notons que le phosphate constitue un secteur clé de l’économie nationale. Ce qui rend le dossier particulièrement sensible.

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Tunisie 2025 – tout est dit ? La stagnation tranquille ou le vertige de l’immobilité

27. Februar 2026 um 06:00

Il est des moments où les chiffres cessent d’être de simples indicateurs pour devenir des révélateurs. Ils ne mesurent plus seulement l’activité, ils mesurent l’espérance. La croissance de 2,5 % enregistrée en Tunisie en 2025 n’est pas une mauvaise nouvelle en apparence. Elle signifie que l’économie n’a pas reculé. Elle signifie que le pays tient encore debout. Mais elle révèle aussi, et surtout, que la Tunisie ne court plus. Elle marche. Lentement. Trop lentement pour rattraper le temps perdu, trop lentement pour absorber les fractures accumulées depuis plus d’une décennie.

Car derrière ce chiffre modeste se cache une vérité plus profonde : la Tunisie est entrée dans une zone grise de son histoire économique. Une zone où l’effondrement est évité, mais où le redressement ne commence jamais vraiment.

 

Depuis plusieurs années, l’économie tunisienne semble engagée dans une stratégie implicite de préservation. L’essentiel est sauvé: la continuité de l’État, la stabilité du système financier, la capacité à honorer les engagements essentiels, la prévention d’une crise monétaire majeure. Mais cette stabilisation, si elle est nécessaire, ne constitue pas un projet économique. Elle est une ligne de défense, pas une ligne d’horizon.

Dans le contexte international récent, cette posture apparaît encore plus clairement. Le monde, après avoir traversé le choc inflationniste mondial provoqué notamment par la pandémie, la désorganisation des chaînes logistiques et les tensions énergétiques liées aux conflits géopolitiques, entame progressivement une phase de normalisation. Les taux d’inflation ralentissent, les flux d’investissement se redéployent, et certaines économies émergentes renouent avec des dynamiques plus soutenues.

La Tunisie, elle, demeure dans une phase intermédiaire. Elle ne subit plus le choc, mais elle ne bénéficie pas encore du rebond. Elle absorbe les ondes de la reprise mondiale sans en capter pleinement l’énergie.

Cette situation traduit une faiblesse structurelle : l’incapacité à transformer les phases de stabilisation en cycles d’expansion. 

La croissance sans emploi : le symptôme d’un modèle épuisé

Une croissance de 2,5 % pourrait être encourageante si elle s’accompagnait d’une amélioration tangible de l’emploi. Or, le chômage demeure proche de 16 %, révélant une déconnexion inquiétante entre l’activité économique et la création d’emplois.

Ce phénomène n’est pas conjoncturel. Il est structurel. Il traduit l’épuisement progressif d’un modèle de croissance qui ne repose plus sur l’expansion de la production, mais sur la gestion des équilibres existants.

L’économie tunisienne produit, mais elle ne se transforme pas suffisamment. Elle maintient ses capacités, mais elle ne les élargit pas. Elle préserve son tissu productif, mais elle ne le renouvelle pas à la vitesse nécessaire.

 

Une croissance de 2,5 % pourrait être encourageante si elle s’accompagnait d’une amélioration tangible de l’emploi. Or, le chômage demeure proche de 16 %, révélant une déconnexion inquiétante entre l’activité économique et la création d’emplois.

 

Or, une économie qui ne renouvelle pas ses capacités finit inévitablement par perdre sa capacité à créer de la prospérité. Elle entre dans un cycle d’inertie où chaque année ressemble à la précédente, où les indicateurs oscillent sans jamais s’améliorer significativement.

Cette stagnation est particulièrement lourde de conséquences pour les jeunes générations. Chaque année, des milliers de nouveaux diplômés entrent sur le marché du travail avec l’espoir d’une insertion économique. Mais l’économie, faute de croissance suffisante, ne peut absorber ces nouvelles compétences. Le chômage devient alors non seulement un problème économique, mais un facteur de désillusion sociale.

Le verrou monétaire : quand le coût de l’argent freine l’avenir

La politique monétaire restrictive, nécessaire pour contenir les pressions inflationnistes et stabiliser la monnaie, a produit un effet paradoxal. En protégeant la stabilité financière, elle a contribué à freiner l’investissement productif.

Le crédit est devenu cher. L’investissement est devenu risqué. L’expansion est devenue incertaine.

Dans ce contexte, les entreprises hésitent à investir. Elles privilégient la prudence à l’ambition, la consolidation à l’expansion. Le secteur privé, qui devrait être le moteur de la croissance, devient un acteur défensif, concentré sur sa survie plutôt que sur son développement.

Ce phénomène (effet d’éviction de l’investissement privé) est accentué par l’absorption croissante des ressources financières par l’État. Face à des besoins de financement importants, le Trésor mobilise l’épargne nationale, réduisant la disponibilité du crédit pour le secteur productif.

Ce mécanisme crée une forme de cercle fermé. L’État se finance pour maintenir la stabilité. Mais ce financement limite la capacité de l’économie à croître, ce qui réduit à terme les ressources futures de l’État lui-même.

La stabilité d’aujourd’hui se fait au détriment de la croissance de demain. 

 

L’investissement absent : le cœur du blocage économique

Le taux d’investissement, oscillant autour de 15 % du PIB, constitue l’un des indicateurs les plus révélateurs de la situation actuelle. Ce niveau est très insuffisant pour moderniser l’appareil productif, améliorer la productivité et soutenir une croissance durable.

L’investissement est le carburant de la croissance. Il détermine la capacité d’une économie à se renouveler, à innover, à créer de nouvelles opportunités. Sans investissement, la croissance devient un phénomène passif, dépendant de facteurs externes ou temporaires.

L’insuffisance de l’investissement en Tunisie reflète un climat d’incertitude prolongé. Les investisseurs attendent des signaux clairs, une visibilité, une stabilité réglementaire, une cohérence stratégique. En l’absence de ces éléments, l’attentisme prévaut.

Or, l’attentisme est l’ennemi de la croissance.

 

Le piège extérieur : une souveraineté économique sous contrainte

Le déficit commercial structurel rappelle une autre réalité fondamentale : la Tunisie consomme plus qu’elle ne produit. Cette dépendance vis-à-vis des importations expose l’économie aux fluctuations internationales et limite sa souveraineté économique.

Chaque hausse des prix énergétiques, chaque tension sur les marchés internationaux, chaque perturbation logistique se répercute directement sur l’économie nationale.

Dans un monde où les rapports de force économiques se redéfinissent, où les nations cherchent à sécuriser leurs chaînes de valeur et à renforcer leur autonomie stratégique, cette dépendance constitue une vulnérabilité majeure.

La souveraineté économique ne se décrète pas. Elle se construit par la production, l’innovation et l’investissement.

 

Le déficit commercial structurel rappelle une autre réalité fondamentale : la Tunisie consomme plus qu’elle ne produit. Cette dépendance vis-à-vis des importations expose l’économie aux fluctuations internationales et limite sa souveraineté économique.

 

Le coût invisible de l’attente : l’érosion progressive du potentiel

Le danger le plus profond n’est pas la crise, mais l’érosion lente du potentiel économique. Une économie qui croît faiblement pendant une longue période accumule un retard difficile à rattraper.

Les entreprises perdent en compétitivité. Les talents cherchent des opportunités ailleurs. Les infrastructures vieillissent. L’innovation ralentit. La confiance s’érode.

Ce processus est silencieux, mais ses effets sont durables.

La Tunisie n’est pas confrontée à un effondrement brutal. Elle est confrontée à un affaiblissement progressif. Et cet affaiblissement, s’il se prolonge, peut devenir structurel.

 

Le moment du choix : entre continuité et transformation

L’économie tunisienne se trouve aujourd’hui à un carrefour. Elle peut continuer sur sa trajectoire actuelle, préserver ses équilibres, éviter les chocs, maintenir une croissance modeste. Cette trajectoire garantit la stabilité à court terme, mais elle prolonge la stagnation.

Ou elle peut engager une transformation plus profonde, fondée sur l’investissement, la productivité et l’intégration dans les nouvelles dynamiques économiques mondiales.

 

Car au fond, la question n’est pas de savoir si la Tunisie peut croître. Elle le peut. La question est de savoir si elle choisira de le faire.

 

Cette transformation exige du temps, de la cohérence et de la confiance. Elle exige une vision claire et une capacité à dépasser la gestion quotidienne pour construire une trajectoire de long terme.

Car au fond, la question n’est pas de savoir si la Tunisie peut croître. Elle le peut. La question est de savoir si elle choisira de le faire.

La croissance de 2,5 % n’est pas une fin. Elle est un signal. Un signal que l’économie est encore vivante, mais qu’elle attend une impulsion. Un signal que la stagnation n’est pas une fatalité, mais une transition.

L’histoire économique montre que les nations ne déclinent pas par manque de ressources, mais par manque de décision. La Tunisie possède encore les atouts nécessaires pour transformer son destin économique.

Mais le temps, lui, n’attend pas. 

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Tunisie – Crédits immobiliers : le coup de frein

27. Februar 2026 um 05:20

Pour la première fois depuis la révolution de 2011, l’encours de crédits immobiliers enregistre une baisse annuelle. Fin 2025, l’encours total des crédits immobiliers accordés aux particuliers s’établissait à 13,325 milliards de dinars, contre 13,523 milliards un an plus tôt. Cette contraction de 197,6 millions de dinars constitue un signal pour l’ensemble du secteur.

 

Ce recul n’est pas anodin. Il intervient dans un contexte de crise profonde du logement, où l’offre comme la demande semblent s’être enrayées. Les banques, traditionnellement moteurs de l’accession à la propriété, n’ont pas assez de marge pour maintenir leur activité dans ce segment stratégique.

 

Les causes d’une crise de l’accession

Plusieurs facteurs expliquent cette défiance des ménages tunisiens vis-à-vis du crédit immobilier. L’explosion des prix de l’immobilier rend l’achat inaccessible pour une majorité de la population. Le coût du foncier a été multiplié plusieurs fois, tandis que les matériaux de construction ont suivi une courbe ascendante tout aussi vertigineuse.

 

Lire aussi: Crise du logement locatif en Tunisie : pour une réforme structurelle

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Un appartement standard qui se négociait autour de 200 000 dinars en 2010 atteint aujourd’hui facilement les 350 000 dinars. Dans le même temps, le pouvoir d’achat des Tunisiens s’est considérablement érodé.

À cela s’ajoute le coût élevé du crédit. Malgré une légère détente récente du Taux directeur, les taux d’intérêt bancaires restent perçus comme dissuasifs, de quoi refroidir les ardeurs des candidats à la propriété.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Un appartement standard qui se négociait autour de 200 000 dinars en 2010 atteint aujourd’hui facilement les 350 000 dinars. Dans le même temps, le pouvoir d’achat des Tunisiens s’est considérablement érodé.

 

Le boom des crédits rénovation

Paradoxalement, si les crédits pour l’acquisition de logements neufs s’effondrent, ceux destinés à l’amélioration et la rénovation de l’habitat existant connaissent une progression. L’encours de ces crédits a bondi de 315,1 millions de dinars, atteignant 11,270 milliards.

Ce phénomène révèle une adaptation forcée des ménages face à la crise. Incapables de changer de logement pour s’agrandir, de nombreuses familles choisissent d’investir dans leur logement actuel. L’agrandissement par la construction d’un étage supplémentaire, par exemple, devient une alternative crédible à un déménagement trop coûteux.

A tenir compte ici du fait que ces crédits servent parfois à financer des dépenses de consommation courante, faute de pouvoir accéder à d’autres formes de financement. Une façon de détourner l’usage du crédit pour faire face aux imprévus du quotidien.

 

L’épargne logement n’avance plus

Dans ce contexte, le recul de l’épargne logement apparaît comme une conséquence logique. Les mécanismes sont simples. Quand les ménages perdent leur capacité d’épargne, ils souscrivent moins de plans d’épargne logement, et quand les perspectives d’achat s’éloignent, l’intérêt de bloquer son argent sur un produit d’épargne longue diminue mécaniquement.

Les chiffres confirment cette tendance. La capacité d’épargne des ménages tunisiens s’est effondrée. Dans ces conditions, l’épargne-logement devient la variable d’ajustement par excellence, sacrifiée sur l’autel des dépenses courantes jugées plus urgentes.

 

Lire également : 5 000 logements d’ici 2030 pour les revenus faibles et moyens

 

La capacité d’épargne des ménages tunisiens s’est effondrée. Dans ces conditions, l’épargne-logement devient la variable d’ajustement par excellence, sacrifiée sur l’autel des dépenses courantes jugées plus urgentes.

 

Des mesures pour 2026

Face à ce constat alarmant, l’État et les professionnels du secteur tentent de réagir. Parmi les leviers actionnés, la réforme du FOPROLOS. L’objectif est d’utiliser ce fonds pour garantir des crédits immobiliers à des taux préférentiels pour les salariés. De quoi redonner un peu d’air à ceux qui peinent à boucler leur plan de financement.

Il y a aussi la nouvelle formule de location-vente qui peut changer la donne si l’offre de logements sociaux est suffisante. Tout dépend réellement du foncier, et le rôle de l’Etat à ce niveau est clé, vu ses réserves.

 

Quelle issue pour le marché immobilier tunisien ?

Ce que nous observons aujourd’hui dépasse le simple coup de mou conjoncturel. Il s’agit d’une mutation structurelle du marché immobilier tunisien, dont les conséquences pourraient se faire sentir pendant des années.

 

La tendance à la baisse des crédits et de l’épargne logement pourrait bien se confirmer, avec le risque de mettre fin à un modèle d’accession à la propriété qui avait structuré la société tunisienne pendant des décennies.

 

D’un côté, une génération entière de jeunes semble définitivement exclue du rêve de la propriété. Les prix sont trop élevés, les revenus trop faibles, les crédits trop chers. De l’autre, ceux qui possèdent déjà un toit s’accrochent et l’adaptent tant bien que mal, faute de pouvoir envisager un déménagement. La tendance à la baisse des crédits et de l’épargne logement pourrait bien se confirmer, avec le risque de mettre fin à un modèle d’accession à la propriété qui avait structuré la société tunisienne pendant des décennies.

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Gestern — 26. Februar 2026Leconomiste Maghrebin

Le Kef : voici comment YAZ veut lutter contre le chômage des diplômés

26. Februar 2026 um 16:34

Le Kef — Face au chômage persistant des jeunes diplômés dans les régions intérieures, une initiative locale tente de rebattre les cartes. Porté par Association Cirta pour la culture et la jeunesse, le projet YAZ propose de transformer le patrimoine culturel amazigh en moteur d’innovation économique, grâce aux industries créatives numériques. Son ambition : faire émerger dans le gouvernorat du Kef une nouvelle génération de « Digital Fashion Creators », capables de conjuguer identité territoriale et marchés internationaux.

Il faut souligner qu’en Tunisie le chômage des jeunes diplômés demeure l’un des défis socio-économiques majeurs, avec une acuité particulière dans les régions intérieures comme le gouvernorat du Kef. Faible diversification économique, mobilité réduite, raréfaction des investissements : les contraintes structurelles limitent les perspectives d’insertion professionnelle.

A cet égard, les jeunes femmes sont particulièrement exposées, cumulant obstacles d’accès au marché du travail et manque d’opportunités adaptées à leurs compétences. Dans ce contexte, les dispositifs classiques d’employabilité peinent à produire des résultats durables. C’est précisément sur ce terrain que le projet YAZ entend innover, considérant que le chômage n’est pas une fatalité.

Quand patrimoine amazigh et économie numérique se rencontrent

L’originalité de YAZ réside dans la convergence qu’il opère entre la valorisation culturelle et les compétences digitales avancées. En s’appuyant sur les industries culturelles et créatives – souvent regroupées sous le concept d’« économie orange » -, le projet transforme la richesse patrimoniale locale en ressource économique.

Au cœur du dispositif : le métier émergent de Digital Fashion Creator. À l’intersection du design, de la création artistique et des technologies numériques, cette spécialisation ouvre l’accès à des marchés globaux tout en préservant l’ancrage identitaire. Les participantes sont formées à la conception digitale, à la modélisation et aux outils de création numérique, avec une orientation assumée vers le freelancing et la collaboration à distance. Avec un objectif clair : inscrire les bénéficiaires dans les dynamiques internationales du travail créatif, sans les contraindre à l’exode.

Au-delà d’un simple programme de formation, YAZ revendique une transformation des trajectoires professionnelles. L’approche privilégie l’autonomisation économique par l’entrepreneuriat et l’acquisition de compétences transférables.

Dans un marché du travail marqué par la digitalisation accélérée, les industries créatives numériques occupent une place croissante. En positionnant les jeunes du Kef sur ces segments porteurs, le projet entend dépasser les logiques d’assistance pour installer une dynamique de création de valeur.

Une alliance institutionnelle pour ancrer le projet

Le projet s’inscrit dans une dynamique collaborative impliquant plusieurs acteurs. Outre l’Association Cirta pour la Culture et la Jeunesse, YAZ bénéficie du soutien technique et financier de la Coopération suisse.

À l’échelle nationale, un partenariat opérationnel a conclu avec Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI), afin d’assurer un ancrage institutionnel et un accompagnement structuré des bénéficiaires.

Cette logique multi-acteurs vise à consolider un écosystème local favorable à l’innovation, condition essentielle à la durabilité du projet.

Un modèle exportable vers d’autres régions ?

Au-delà du Kef, YAZ ambitionne de devenir un modèle reproductible dans d’autres territoires confrontés à des défis similaires. En articulant inclusion économique, valorisation du patrimoine et transformation numérique, l’initiative esquisse une alternative aux schémas traditionnels de développement régional.

La question demeure toutefois centrale : cette hybridation entre culture et numérique peut-elle s’imposer comme levier structurel de croissance au Kef mais aussi au niveau national ?

Si sa viabilité à long terme se confirmait, YAZ pourrait contribuer à repositionner les industries culturelles et créatives au cœur des stratégies nationales d’employabilité. Une perspective qui, dans une Tunisie en quête de nouveaux moteurs de développement, mérite une attention soutenue.

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L’Espagne double la taxe de séjour pour financer le logement

26. Februar 2026 um 15:30

À Barcelone, les touristes pourraient se voir imposer une taxe allant jusqu’à 15 euros par nuit. Une hausse décidée lundi 23 février par la ville. Et ce, dans le cadre de ses efforts pour contrôler le nombre de visiteurs et contribuer au financement de logements abordables.

Le Parlement régional de la Catalogne a approuvé une loi prévoyant de doubler la taxe sur les visiteurs louant des hébergements de vacances, la portant à un maximum de 12,5 euros par nuit, contre 6,25 euros actuellement. En prévision d’un plan déjà annoncé visant à interdire toutes les locations d’hébergement de courte durée d’ici 2028.

À partir d’avril, les clients des hôtels paieront un maximum de 10 à 15 euros par nuit, contre 5 à 7,5 euros actuellement en vigueur, selon la catégorie de l’hôtel. Un séjour de deux nuits pour un couple dans l’un des hôtels quatre étoiles, qui représentent près de 50 % de tous les hôtels de Barcelone, pourrait désormais coûter 45,60 € de plus. Car la municipalité pourrait facturer jusqu’à 11,40 € par nuit et par personne.

Les clients des hôtels cinq étoiles pourraient se voir facturer jusqu’à 15 euros par nuit. Tandis que les passagers des navires de croisière continueront de payer environ 6 euros.

Les hôteliers craignent que cette hausse de taxe ne fasse fuir une grande partie des quelque 15,8 millions de touristes qui visitent Barcelone chaque année. La ville figure parmi les quatre premières destinations mondiales pour les congrès, selon l’association locale du tourisme et les participants ne seront pas exemptés de cette taxe.

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Tunisie – Turquie : le secteur des équipements médicaux explore de nouveaux liens commerciaux

26. Februar 2026 um 14:07

Un fabricant turc de dispositifs médicaux lorgne le marché tunisien. Jeudi 26 février 2026, la Chambre syndicale nationale des dispositifs médicaux a reçu une délégation de Biosys Biyomedikal Mühendislik A.Ş. Les deux parties ont examiné ensemble les conditions d’un ancrage commercial en Tunisie.

Lotfi Ben Yeder, président de la Chambre, a ouvert la séance. Il a rappelé d’emblée le rôle structurant des coopérations internationales dans le développement du secteur sanitaire national. La délégation turque a ensuite présenté ses gammes de produits. Elle a mis en avant les équipements destinés aux unités de réanimation et aux établissements hospitaliers. Par ailleurs, elle a exprimé sa volonté de désigner un distributeur local ou de conclure un partenariat stratégique à long terme sur des dispositifs médicaux.

Les échanges ont également porté sur les contraintes techniques et administratives liées à l’importation. Ainsi, les procédures d’homologation, les restrictions bancaires et les formalités douanières ont été passées en revue. Ces obstacles constituent des préalables incontournables à toute opération commerciale en Tunisie.

Enfin, les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue. Elles ont décidé de programmer une nouvelle réunion afin d’approfondir les formules de coopération envisageables.

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Maher Ben Aissa : « Les sociétés de commerce international ont ouvert l’Afrique aux produits tunisiens »

26. Februar 2026 um 13:50

Maher Ben Aissa, vice-président de la Chambre syndicale nationale des sociétés de commerce international au sein de l’UTICA, dresse un bilan en demi-teinte à l’occasion des 30 ans de la création de ces structures. Précurseurs de la pénétration des marchés africains, ces sociétés se heurtent aujourd’hui à des obstacles réglementaires et financiers qui freinent leur développement, à commencer par l’article 52 de la loi de finances 2022 sur la TVA.

Entre diagnostic, revendications et vision stratégique, il plaide pour que la Tunisie s’inspire du modèle singapourien pour devenir une plateforme de réexportation au carrefour de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique.

Interview.

Pouvez-vous nous présenter les sociétés de commerce international et le cadre juridique qui les régit ?

Les sociétés de commerce international (SCI) sont des sociétés commerciales créées dans le cadre de la loi n° 94-42 du 7 mars 1994. Ce dispositif n’est pas propre à la Tunisie : d’autres pays, dont le Japon, ont eu recours à des structures similaires pour aider leurs industriels à mieux commercialiser leurs produits sur les marchés extérieurs. La loi de 1994 a été modifiée en 1996, puis complétée par la loi transversale n° 2019-47 du 29 mai 2019 relative à l’amélioration du climat de l’investissement en Tunisie.

Ces sociétés disposent d’un capital minimum de 150 000 dinars. Elles se répartissent en deux catégories : résidentes et non résidentes. La loi prévoit également une exception en faveur des jeunes promoteurs titulaires d’un diplôme universitaire et âgés de moins de 40 ans, qui peuvent constituer une telle société avec un capital de seulement 20 000 dinars.

 

Les SCI sont tenues de réaliser au moins 80 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation, dont 50 % en produits d’origine tunisienne. Ce seuil est ramené à 30 % lorsque leur chiffre d’affaires dépasse un million de dinars. Les 20 % restants peuvent être consacrés au négoce, au courtage ou à la cession à des importateurs.

 

L’agrément est délivré par le Centre de promotion des exportations (CEPEX) pour une durée de deux ans. Ces sociétés sont totalement ou partiellement exportatrices : elles sont tenues de réaliser au moins 80 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation, dont 50 % en produits d’origine tunisienne. Ce seuil est ramené à 30 % lorsque leur chiffre d’affaires dépasse un million de dinars. Les 20 % restants peuvent être consacrés au négoce, au courtage ou à la cession à des importateurs.

La loi de 2019 a-t-elle apporté des modifications significatives ?

Oui. Elle a instauré un troisième type de société de commerce international : des structures qui vendent exclusivement à des sociétés non résidentes. Cela a notamment permis aux entreprises relevant du régime de la loi de 1972 d’acheter des produits et services auprès de ces sociétés.

30 ans après la création de ces structures, quel bilan peut-on dresser ?

Depuis 1996, environ 8 000 sociétés de commerce international ont été créées. Aujourd’hui, 800 sont encore en activité, dont seulement 400 exercent réellement. C’est un chiffre qui mérite réflexion.

Le bilan positif est néanmoins réel. Ces sociétés ont joué un rôle de précurseur dans la conquête du continent africain, en particulier de l’Afrique subsaharienne. Elles réalisent 80 % des exportations tunisiennes vers cette région, qui représentent environ 1,4 milliard de dinars. Elles sont également présentes sur les marchés d’Amérique du Sud. Elles exportent quasi exclusivement des produits 100 % d’origine tunisienne, ce qui constitue un avantage considérable.

A noter que les exportations tunisiennes ont légèrement augmenté pour atteindre 63,7 milliards de dinars, dont seulement 30 milliards correspondent à des produits entièrement, avec un taux d’intégration très élevé.

A souligner également que les exportations tunisiennes représentaient 42 % du PIB dix ans en arrière, conte 37% actuellement. Les sociétés de commerce international contribuent à hauteur d’environ 2 milliards de dinars, soit 5 % du total, directement ou indirectement.

Pendant leurs premières années d’activité, ces sociétés ont bénéficié d’une exonération totale de l’impôt sur les sociétés pendant dix ans. Puis le taux d’imposition est passé à 10 % en 2013, avant d’atteindre 20 % à partir de 2024. Aujourd’hui, elles sont taxées au même taux que les sociétés importatrices de droit commun, ce qui efface tout avantage différentiel.

 

A souligner également que les exportations tunisiennes représentaient 42 % du PIB dix ans en arrière, conte 37 % actuellement. Les sociétés de commerce international contribuent à hauteur d’environ 2 milliards de dinars, soit 5 % du total, directement ou indirectement.

 

Quel est le principal obstacle auquel elles font face aujourd’hui ?

L’article 52 de la loi de finances 2022 a constitué un véritable coup de massue. Auparavant, ces sociétés bénéficiaient d’une exonération de TVA sur leurs achats de produits tunisiens destinés à l’exportation. Cet article les a contraintes à acheter toutes taxes comprises (TTC), puis à demander la restitution de la TVA, théoriquement dans un délai de sept jours. Dans les faits, ce délai atteint régulièrement six à neuf mois, voire un an.

Pour des PME aux fonds de roulement limités, opérant sur des marges de 4 à 5 %, financer en permanence 19 % de TVA dans l’attente d’un remboursement hypothétique est tout simplement insoutenable. Beaucoup n’ont pas résisté. Des produits entiers – ciment, plâtre, matériaux de base – ont perdu toute compétitivité sur les marchés étrangers. Nous avons à plusieurs reprises demandé au ministère des Finances de réaliser une étude d’impact quatre ans après l’introduction de cette mesure. Nous attendons toujours.

 

Pour des PME aux fonds de roulement limités, opérant sur des marges de 4 à 5 %, financer en permanence 19 % de TVA dans l’attente d’un remboursement hypothétique est tout simplement insoutenable. Beaucoup n’ont pas résisté. Des produits entiers – ciment, plâtre, matériaux de base – ont perdu toute compétitivité sur les marchés étrangers.

 

Avez-vous proposé des solutions alternatives ?

Oui. Nous avons suggéré le développement d’une plateforme numérique de bons de commande électroniques intelligents, reliant le ministère des Finances, les clients et les fournisseurs. Cela garantirait une traçabilité totale et permettrait de s’assurer que les achats en exonération de TVA sont bien affectés à l’exportation, sans aucune possibilité de dépassement. La digitalisation rend aujourd’hui une telle solution parfaitement réalisable. Nous attendons toujours une réponse.

Quelles autres difficultés rencontrez-vous, notamment dans le domaine financier ?

Le continent africain présente une spécificité importante : de nombreuses banques étrangères, dont la Société Générale, ont quitté le continent ces dernières années. Les transactions s’effectuent donc souvent via des pays tiers. Ainsi, les paiements arrivent d’Europe ou des pays du Golfe, même lorsque la destination finale est un pays subsaharien. Or, pour des raisons de conformité, de nombreux virements ont été refusés par les banques tunisiennes. Nous aurions souhaité travailler avec la Banque centrale à des solutions adaptées à cette réalité. Cela n’a pas été fait.

Par ailleurs, un nouveau cadre législatif est en préparation depuis cinq ans. Nous avons formulé des propositions, mais ce projet circule entre ministères sans aboutir.

Quelles sont justement vos principales propositions pour l’avenir ?

Notre conviction est que la Tunisie doit tirer pleinement parti de sa position géographique exceptionnelle, au carrefour de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique. Nous proposons d’introduire officiellement la réexportation et le négoce international dans notre arsenal légal. Le modèle à suivre est celui de Singapour : un pays de moins de 4 millions d’habitants, avec un territoire de quelques centaines de kilomètres carrés, qui a réalisé en 2023 quelque 476 milliards de dollars d’exportations grâce à sa position stratégique aux portes du détroit de Malacca, à proximité de la Chine.

En Tunisie, la part des exportations dans le PIB a dégringolé, passant de 41 % à 37 %. C’est un signal préoccupant. Il faut agir.

Quels marchés africains vous semblent les plus prometteurs pour les produits tunisiens ?

Il faut distinguer deux catégories de produits : les produits ethniques ou typiquement tunisiens – huile d’olive, dattes, produits de la pêche – et les produits à vocation internationale, à l’image de l’industrie mécanique, qui demeure aujourd’hui le premier poste d’exportation de la Tunisie.

Les accords de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), que la Tunisie a signés et dont la mise en œuvre progressive court jusqu’en 2063, ouvrent des perspectives concrètes. Nous opérons désormais avec seize pays qui reconnaissent le certificat d’origine ZLECAf, dont le Cameroun, la Tanzanie et le Ghana. S’y ajoutent les accords du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), qui prévoient des exonérations totales avec des pays comme le Kenya et Madagascar, renforçant ainsi la compétitivité de nos produits.

Le potentiel est immense : les échanges intra-africains ne représentent que 13 % du commerce total du continent, contre 78 % pour les échanges intra-européens par exemple. L’Afrique compte aujourd’hui 1,6 milliard d’habitants. Elle en comptera 2,5 milliards en 2050, soit 27 % de la population mondiale.

 

Nous opérons désormais avec seize pays qui reconnaissent le certificat d’origine ZLECAf, dont le Cameroun, la Tanzanie et le Ghana. S’y ajoutent les accords du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), qui prévoient des exonérations totales avec des pays comme le Kenya et Madagascar, renforçant ainsi la compétitivité de nos produits.

 

La Chine réalise 400 milliards de dollars d’échanges avec l’Afrique malgré la distance. La Turquie, le Vietnam, l’Inde sont également très présents. La Tunisie est dans ce continent, il serait dommage de ne pas en profiter davantage.

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Les surtaxes américaines coûtent 4,2 milliards € aux exportateurs européens

26. Februar 2026 um 13:31

Le nouveau barème tarifaire de Donald Trump soumettra environ 4,2 milliards d’euros (5 milliards de dollars) d’exportations européennes à des surtaxes supérieures à la limite de 15 % convenue dans l’accord commercial UE/États-Unis de juillet 2025.

La nouvelle politique de Trump augmenterait les droits de douane au-delà du niveau maximal autorisé sur les exportations européennes. Et notamment sur le fromage, le beurre, certains produits agricoles, ainsi que divers plastiques, textiles et produits chimiques. C’est ce qu’indiquent des personnes connaissant bien l’évaluation de ces taux par l’UE, d’après un rapport publié mercredi 25 février par Bloomberg.

A noter qu’après que la Cour suprême américaine a invalidé l’utilisation par Trump d’une loi d’urgence pour imposer ses droits de douane réciproques dans le monde entier; le président américain a annoncé un nouveau droit de douane mondial. Il serait de 10 %, qu’il a menacé de porter à 15 %, mais qu’il n’a pas encore mis en œuvre. Ce droit est imposé en sus des taux dits de « la nation la plus favorisée » et peut rester en vigueur pendant cinq mois.

A cet égard, relevons que l’accord commercial UE-États-Unis, conclu l’été dernier entre Donald Trump et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, impose un droit de douane de 15 % sur la plupart des exportations européennes vers les États-Unis. Tout en supprimant les droits de douane sur de nombreux produits américains entrant dans l’UE.

De son côté, le commissaire européen au commerce, Maroš Šefčovič, s’est entretenu à plusieurs reprises avec Jamieson Greer et Howard Lutnick pour évoquer les implications de l’arrêt de la Cour suprême. Selon des sources proches du dossier, la Commission et les États membres souhaitent tous deux respecter l’accord UE-États-Unis négocié l’été dernier, malgré l’incertitude actuelle.

« Il nous faudra deux ou trois mois pour nous assurer que la refonte des droits de douane est conforme à nos engagements », a déclaré M. Greer à Bloomberg TV mercredi. « Nous attendons également de l’UE et du Royaume-Uni qu’ils respectent leurs engagements », a-t-il ajouté.

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Séjour scientifique en Suède : la Tunisie aussi dans le viseur de la nouvelle réforme

26. Februar 2026 um 12:30

Un projet de loi déposé le 25 février 2026 devant le Parlement suédois entend remodeler le cadre juridique encadrant l’accueil des doctorants et chercheurs originaires de pays tiers à l’UE et à l’EEE, parmi lesquels figure la Tunisie.

Le texte articule son dispositif autour de trois axes concrets : une rationalisation des démarches administratives liées aux permis de séjour à vocation scientifique; l’instauration d’un mécanisme d’accès privilégié à la résidence permanente pour les profils académiques concernés; et la création d’une période de maintien sur le territoire à l’expiration des études, destinée à faciliter l’insertion professionnelle.

Le projet intègre par ailleurs une série de garde-fous contre le détournement des titres de séjour étudiants. Et ce, afin de préserver la solidité et la crédibilité de l’ensemble du dispositif migratoire à visée académique.

Ces ajustements législatifs s’inscrivent dans une démarche nationale plus ambitieuse : positionner la Suède comme une destination de référence pour les chercheurs de haut niveau à l’international; tout en approfondissant les liens de coopération universitaire et scientifique noués avec les pays partenaires.

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Dette mondiale : plus forte envolée depuis la pandémie

26. Februar 2026 um 12:08

La dette mondiale totale – incluant les emprunts des gouvernements et des entreprises – a augmenté de 29 000 milliards de dollars en 2025. C’est ce qu’il ressort des données publiées mercredi 25 février par l’Institut de la finance internationale (IIF). Environ deux tiers de cette hausse proviennent des marchés développés.

Dans le même temps, alors que la dette en cours augmentait, elle a diminué en pourcentage du produit intérieur brut pour la cinquième année consécutive, pour s’établir à 308 %.

Sur les marchés émergents, cependant, la dette nette a atteint 117 billions de dollars en 2025. Poussant ainsi le ratio dette/PIB à un nouveau record de plus de 235 %. « Des conditions économiques plus favorables devraient soutenir les efforts visant à mobiliser les fonds nécessaires aux priorités nationales, notamment le financement de la défense et les investissements liés à l’IA », ont écrit les auteurs dans leur rapport.

Parallèlement, le marché obligataire américain a conservé son attrait de longue date en tant que valeur refuge. Et ce, malgré les préoccupations budgétaires croissantes. Car la demande étrangère d’actifs américains, tant d’obligations que d’actions, reste forte.

Au final, « cela contraste fortement avec le discours selon lequel les capitaux étrangers quittent les États-Unis dans un contexte de diversification et de dédollarisation », ont souligné les auteurs.

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Les tensions USA-Iran font flamber les prix du pétrole

26. Februar 2026 um 11:28

Les prix du pétrole restaient proches de leurs plus hauts niveaux en sept mois mercredi 25 février. Les marchés anticipant les négociations entre les États-Unis et l’Iran qui doivent reprendre jeudi. Avec la perspective que des tensions géopolitiques pourraient menacer l’approvisionnement mondial en pétrole.

Sur le marché mondial, les contrats à terme du pétrole Brent ont augmenté de 0,6 %, atteignant environ 71,20 $ le baril. Tandis que le pétrole brut WTI américain s’est aussi apprécié, autour de 66 $ le baril. Ces niveaux sont les plus élevés pour le Brent depuis fin juillet et pour le WTI depuis début août 2025. Ils reflètent une prime de risque liée aux tensions entre Washington et Téhéran.

En effet, les investisseurs restent attentifs à la possibilité d’un conflit militaire prolongé entre les deux pays, qui pourrait perturber l’exportation de pétrole iranien. L’Iran étant l’un des principaux producteurs au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Cette hausse intervient alors que les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient dans le cadre des efforts visant à pousser l’Iran à faire des concessions sur son programme nucléaire et de missiles balistiques. Les tensions politiques ont ainsi été intégrées dans les prix du pétrole sous forme de prime de risque, avant même une éventuelle rupture de l’approvisionnement.

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