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Heute — 16. Februar 2026Leconomiste Maghrebin

Tunisie : la stabilisation fragile d’un équilibre sous tension

16. Februar 2026 um 05:21

Il y a des périodes où les chiffres cessent d’être de simples indicateurs pour devenir des signaux. Les données arrêtées au 13 février 2026 ne racontent pas une euphorie retrouvée, ni une crise imminente. Elles décrivent une économie qui cherche son point d’équilibre après plusieurs années de tensions monétaires, de pressions inflationnistes et de contraintes externes. La Tunisie semble entrer dans une phase de stabilisation relative, mais cette stabilisation demeure conditionnelle, dépendante de facteurs internes et internationaux encore mouvants.

 

L’environnement international joue un rôle déterminant dans cette respiration tunisienne. La désinflation progressive observée aux États-Unis et dans la zone euro a modifié l’orientation des politiques monétaires. Les cycles agressifs de relèvement des taux ont laissé place à une posture d’attentisme. Les marchés anticipent désormais des ajustements graduels, ce qui réduit la pression sur les monnaies émergentes et sur les flux financiers internationaux.

Cependant, cette accalmie monétaire mondiale ne s’accompagne pas d’un véritable cycle d’expansion. La croissance européenne reste faible, ce qui limite le dynamisme de la demande adressée aux exportations tunisiennes. Les tensions géopolitiques, la fragmentation commerciale et la volatilité des prix énergétiques maintiennent un climat d’incertitude.

Dans ce contexte, la relative appréciation du dinar face au dollar constitue un facteur d’allègement. Le taux moyen interbancaire à 2,857 dinars pour un dollar marque une amélioration notable par rapport à l’année 2025. Cette évolution réduit la facture des importations énergétiques et alimentaires libellées en devises et améliore mécaniquement certains ratios d’endettement extérieur. La stabilité face à l’euro renforce également la prévisibilité des échanges avec le principal partenaire commercial du pays.

Politique monétaire : vers une normalisation graduelle

La décision de maintenir le taux directeur à 7 %, après un cycle antérieur de resserrement culminant à 8 %, traduit un changement de phase. La Banque centrale semble considérer que les tensions inflationnistes sont en voie de modération, sans pour autant prendre le risque d’un relâchement prématuré.

Le recul du volume global du refinancement, désormais à 11 670 millions de dinars (MDT) contre plus de 13 000 MDT un an auparavant, est révélateur. Il traduit une moindre dépendance structurelle des banques au guichet central. La baisse des encours d’open market et des refinancements à plus long terme confirme cette tendance.

Parallèlement, l’augmentation du volume des transactions interbancaires, tant à vue qu’à terme, indique une meilleure redistribution interne de la liquidité. Le système bancaire semble moins fragmenté, moins contraint par des déséquilibres aigus.

La diminution marginale des billets et monnaies en circulation suggère également une atténuation des comportements de thésaurisation. Lorsque la confiance monétaire progresse, même modestement, les agents économiques réintègrent progressivement les circuits formels.

Trésorerie publique : gestion active et rééquilibrage de la dette

Le solde du compte courant du Trésor, en nette amélioration à 1 382 MDT, traduit une gestion plus maîtrisée des flux budgétaires. Cette évolution peut résulter d’un meilleur phasage des dépenses, d’une mobilisation accrue des recettes ou d’une combinaison des deux.

La transformation de la structure de la dette intérieure est particulièrement significative. La forte contraction des Bons du Trésor à court terme, parallèlement à l’augmentation des Bons du Trésor Assimilables, montre une volonté d’allonger la maturité moyenne de la dette domestique. Cette stratégie réduit la vulnérabilité aux tensions de refinancement et l’exposition aux chocs de liquidité à court terme.

Toutefois, cette amélioration technique ne saurait masquer la contrainte structurelle : la dette publique demeure élevée et sa soutenabilité dépendra du différentiel entre croissance nominale et coût moyen de financement.

Balance des paiements : les amortisseurs traditionnels en action

Les avoirs nets en devises atteignent 25,3 milliards de dinars, représentant 107 jours d’importation. Cette progression annuelle est significative. Elle repose principalement sur deux moteurs traditionnels : le tourisme et les transferts des travailleurs à l’étranger.

Les recettes touristiques cumulées dépassent les 696 MDT à la mi-février, tandis que les revenus du travail franchissent le seuil du milliard de dinars. Ces flux constituent une source de devises stable et relativement résiliente.

Le service de la dette extérieure, bien qu’en hausse par rapport à la veille, reste nettement inférieur au niveau exceptionnellement élevé enregistré un an auparavant. Cela allège temporairement la pression sur les réserves et améliore la perception du risque souverain.

Cependant, cette amélioration demeure fragile. Elle dépend de facteurs exogènes : stabilité régionale, conjoncture européenne, confiance des diasporas et flux touristiques. Une dégradation rapide de l’environnement international pourrait inverser ces tendances.

 

Perspectives à court terme : une fenêtre d’opportunité

À court horizon, la Tunisie bénéficie d’une configuration relativement favorable. La détente monétaire, la stabilisation du dinar, le renforcement des réserves et l’amélioration de la trésorerie publique créent un espace de respiration macroéconomique.

Cette phase pourrait soutenir une reprise modérée du crédit et atténuer la pression sur le pouvoir d’achat si la désinflation se confirme. Le système bancaire, moins contraint, dispose d’une capacité accrue à financer l’économie réelle.

Mais cette embellie demeure conditionnée à la discipline budgétaire et à la cohérence des politiques économiques.

Perspectives à moyen terme : le défi de la transformation

Le véritable enjeu n’est pas la stabilisation conjoncturelle, mais la transformation structurelle. La croissance tunisienne reste insuffisante pour absorber le chômage et améliorer durablement les équilibres sociaux. L’investissement privé demeure prudent, dans un climat où la visibilité réglementaire et fiscale reste perfectible.

Si la stabilité monétaire actuelle n’est pas accompagnée de réformes structurelles favorisant la productivité, la compétitivité et l’intégration dans les chaînes de valeur internationales, elle risque de n’être qu’un répit temporaire.

La Tunisie dispose aujourd’hui d’un rare moment d’équilibre relatif entre ses contraintes internes et son environnement externe. Ce moment n’est ni spectaculaire ni triomphal. Il est stratégique. Car dans les trajectoires économiques, ce sont souvent les phases d’accalmie qui déterminent la capacité d’un pays à redéfinir son modèle de croissance.

La stabilisation est en cours. Reste à savoir si elle sera le prélude d’une consolidation durable ou simplement une pause dans un cycle de tensions récurrentes.

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Références :

(1) Sources principales consultées pour le contexte international : World Bank MENAAP (13/02/2026), données prix Brent / marché pétrolier (13/02/2026), minutes Fed / prises de position récentes, analyses Reuters sur la réaction des marchés aux tensions régionales. (Banque Mondiale)

(2) (*) https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/indicateurs.jsp

(**) https://www.ins.tn/

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Gestern — 15. Februar 2026Leconomiste Maghrebin

Olfa Hamdi interpellée

15. Februar 2026 um 15:24

Olfa Hamdi, présidente du Parti de la Troisième République et ancienne-PDG de Tunisair, a été arrêtée samedi soir à l’aéroport international de Tunis-Carthage.

 

Placée en garde à vue, elle fait l’objet d’un avis de recherche émis par des instances judiciaires, dont le tribunal militaire, pour l’exécution de jugements prononcés contre elle.

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 Ramadan et productivité : une réalité plurielle selon les secteurs d’activité

15. Februar 2026 um 18:50

Contrairement aux idées reçues, le mois de Ramadan n’entraîne pas systématiquement une baisse de productivité dans les entreprises. Kamel Beji, professeur à la Southern Mediterranean University et spécialiste de l’économie du travail, récuse, dans une déclaration accordée à l’Economiste maghrébin,  le stéréotype associant cette période à un ralentissement généralisé de l’activité économique. Selon lui, l’impact du Ramadan sur le rendement dépend essentiellement du secteur d’activité concerné et de la capacité des organisations à réorganiser leurs processus de travail.

La réduction du temps de travail pendant le Ramadan, qui varie généralement d’une à trois heures selon les entreprises , impose effectivement un défi de réorganisation pour maintenir le même niveau de rendement et de production. Kamel Beji souligne toutefois que de nombreux secteurs connaissent au contraire une hausse de leur activité durant cette période. Le secteur artistique, la restauration, l’agroalimentaire et l’hôtellerie bénéficient d’une demande accrue liée aux spécificités culturelles du Ramadan, qui déplace une part importante de l’activité économique vers les soirées. Ces secteurs enregistrent ainsi une productivité supérieure malgré des horaires diurnes réduits, grâce à l’intensification du travail en soirée.

L’expert observe que les magasins et les marchés qui ouvrent le soir, ainsi que les établissements hôteliers, maintiennent voire augmentent leur rythme d’activité pour répondre à la demande spécifique de cette saison. Il cite notamment l’exemple du secteur hôtelier, qui profite de la concomitance du Ramadan avec les vacances scolaires de certains pays européens, créant ainsi une dynamique touristique particulière qu’il qualifie de « tourisme ramadanais ».

Pour d’autres secteurs en revanche, comme l’administration publique, l’automobile ou les pièces de rechange, le Ramadan ne modifie pas fondamentalement l’activité. Dans ces domaines non soumis à des variations saisonnières liées au Ramadan, la question de la productivité se pose différemment. Kamel Beji explique que le maintien du rendement dépend alors du choix organisationnel de l’employeur : intensifier le travail sur des plages horaires réduites ou accommoder les salariés en tenant compte de leurs contraintes familiales et culturelles. Cette décision s’inscrit dans la politique de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle propre à chaque entreprise.

Le chercheur insiste sur la dimension psychologique du phénomène. Il conteste l’idée largement répandue selon laquelle le jeûne engendrerait automatiquement des tensions relationnelles et une diminution des capacités physiques et mentales au travail. Selon lui, cette perception relève davantage d’un conditionnement psychologique que d’une réalité objective. Il rapporte avoir observé dans plusieurs pays arabes et musulmans des cultures d’entreprise où le travail effectué pendant le Ramadan est au contraire valorisé et considéré comme particulièrement méritoire, conduisant à un engagement professionnel accru.

Kamel Beji met néanmoins en garde contre ce qu’il appelle « l’aléa moral » ou « risque moral » lié au Ramadan. Certains salariés peuvent adopter un comportement de retrait, utilisant cette période comme prétexte pour réduire leur effort, ce qui renforce le stéréotype négatif. Il reconnaît par ailleurs que certaines activités physiques exercées en plein soleil sans possibilité de s’hydrater présentent des contraintes humaines réelles susceptibles d’affecter le rendement.

En définitive, Kamel Beji récuse toute fatalité concernant la baisse de productivité pendant le Ramadan. Il conclut que cette période constitue avant tout un enjeu d’organisation du travail, indépendamment des considérations religieuses. Les entreprises qui souhaitent maintenir leurs objectifs doivent procéder à une réorganisation adaptée de leurs équipes et de leurs processus, en tenant compte des spécificités sectorielles et culturelles qui caractérisent cette saison économique particulière.

 

 

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INS: PIB en hausse de 2,5%

15. Februar 2026 um 14:24

L’Institut National de la Statistique (INS) révèle que le PIB, Au T4 2025, progresse de 1,0% par rapport au T3 et culmine à une croissance annuelle de 2,5% sur l’ensemble de l’année. Ces chiffres reflètent une dynamique positive en fin d’année pour l’économie nationale.

Sur l’ensemble de l’année 2025, l’économie affiche ainsi une expansion globale de 2,5%. Ces chiffres marquent une dynamique positive en fin d’année pour le pays.

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INS: Le taux de chômage recule à 15,2%

15. Februar 2026 um 14:10

L’INS publie ses chiffres sur l’emploi tunisien au T4 2025 : le taux de chômage recule à 15,2%. La population active baisse légèrement à 4 255 milliers (-4,3 milliers), avec un taux d’activité à 45,9% (-0,2 pt), composé de 68,9% d’hommes (2 932 milliers) et 31,1% de femmes (1 324 milliers). Par sexe, le chômage s’établit à 12,6% chez les hommes (+1,5 pt) et 20,8% chez les femmes (-1,6 pt) ; chez les jeunes de 15-24 ans, il atteint 38,4% (37% hommes, 41% femmes) ; et chez les diplômés supérieurs, il grimpe à 22,5% (12% hommes, 31% femmes, vs 25% au T3).

Bonne nouvelle pour l’emploi : 3 610 milliers d’occupés (+4,2 milliers), dont 71% hommes (2 562 milliers) et 29% femmes (1 048 milliers). Secteurs : services 53%, manufactures 19%, non manufactures 13%, agriculture/pêche 15%.

 

En résumé, l’emploi progresse, mais les inégalités envers les femmes persistent.

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Économie tunisienne : +2,5 % en 2025, confirmation du rebond

15. Februar 2026 um 13:20

L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5 % au cours de l’année 2025, selon l’Institut national de la statistique (INS). Les indicateurs de la croissance économique au quatrième trimestre de l’année 2025, publiés dimanche 15 février 2026 par l’INS, les estimations issues des comptes nationaux trimestriels montrent que le Produit intérieur Brut (PIB) en volume a enregistré une croissance au taux de 2,7 % sur un an au cours du quatrième trimestre de l’année 2025.

Par rapport au troisième trimestre de l’année 2025, le PIB en volume a enregistré une croissance au taux de 1,0 %.

Sur cette base, l’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année 2025.

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Alerte météo: vent fort et rafales … l’appel à la vigilance de l’ONSR 

15. Februar 2026 um 13:08

L’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) appelle les usagers de la route à être très prudents et à respecter les consignes de sécurité, et ce au vu des perturbations météorologiques prévues ce jour dans la plupart des régions.

D’après l’INM, le vent soufflera fort ce dimanche 15 février, notamment à l’ouest et très fort dans la plupart des régions, atteignant 100 km/h en rafales sur les zones de l’extrême nord et les hauteurs, et soulevant localement sable et poussière sur le sud-est, comme l’ont constaté beaucoup d’usagers.

A cet effet, l’ONSR recommande aux usagers de la route de réduire la vitesse, tenir fermement le volant et faire preuve de prudence lors des dépassements, en particulier près des poids lourds.

Il est aussi important d’éviter de stationner sous les arbres, poteaux électriques ou panneaux menaçant de tomber, selon un communiqué de l’ONSR.

En outre, l’Observatoire rappelle les usagers de la route l’impératif de mettre la ceinture de sécurité et de ne pas utiliser le téléphone au volant.

Il convient, par ailleurs, d’allumer les feux même en journée, d’augmenter les distances de sécurité et d’éviter les freinages brusques.

L’Observatoire met en garde contre la traversée des oueds et des zones inondables, ainsi que contre les flaques susceptibles de dissimuler des irrégularités de la chaussée. En cas de visibilité fortement réduite, il est conseillé de s’arrêter dans un lieu sûr, prévient l’ONSR.

En situation de danger, les usagers peuvent contacter la Garde nationale (193), la police secours (197) ou la Protection civile (198).

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Dette africaine : un geste fort de l’Italie salué par Nafti

15. Februar 2026 um 12:45

Mohamed Ali Nafti, le chef de la diplomatie tunisienne, a pris part, vendredi 13 février, aux travaux du 2e sommet Afrique-Italie dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

A cette occasion, Georgia Meloni, présidente du Conseil italien, a annoncé la décision de son gouvernement de convertir une partie importante de la dette des pays africains, dont la Tunisie, en projets de développement dans des secteurs vitaux, entre autre l’éducation, la formation professionnelle, les énergies renouvelables ainsi que la sécurité alimentaire et hydrique.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, lit-on dans un communiqué du département, le ministre des Affaires étrangères a rappelé la teneur des relations d’amitié s entre la Tunisie et l’Italie, soulignant l’engagement de la Tunisie à renforcer le partenariat entre le continent africain et l’Italie dans le cadre de son appui constant aux initiatives lancées par les partenaires de l’Afrique.

Ces initiatives s’inscrivent dans la perspective d’instaurer des relations de coopération, de solidarité et d’intérêt commun fondées sur le respect et la confiance mutuels et à rompre avec les mécanismes traditionnels de coopération.

Tout en plaidant en faveur d’un « modèle de partenariat » durable, équilibré et mutuellement bénéfique, favorisant le développement, la stabilité et la prospérité partagée, Mohamed Ali Nafti a réitéré l’aspiration des pays africains au soutien de ses efforts visant à relever les défis traditionnels et émergents auxquels ils font face.

Et le ministre de mettre en exergue, dans ce cadre, l’importance que revêt ce sommet en tant que cadre idoine permettant d’évaluer le « Plan Mattei » pour l’Afrique. C’est également une occasion pour écouter les avis des pays africains, dresser un bilan des progrès réalisés, définir les priorités et les méthodes de travail à venir afin de garantir le développement constant de cette initiative, ajoute le document des Affaires étrangères.

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Afrique : le faible poids d’un grand continent

15. Februar 2026 um 06:00

Le 39e sommet de l’Union africaine (UA) s’est ouvert dans un contexte morose : le continent ne connaît toujours pas la paix. La conflictualité en Afrique est aujourd’hui caractérisée par une prolifération de groupes armés, dont certains extrémistes, violents et terroristes, avec des revendications locales et non nationales. Du Soudan à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les guerres régionales et autres crises humanitaires perdurent. Les tensions entre pays voisins (entre l’Algérie et le Maroc, entre l’Éthiopie et l’Érythrée, etc.) ne retombent pas.

 

Face à ces défis, l’UA n’a pas les moyens financiers (les Etats membres ne paient pas leurs contributions) et de volonté politique (ces mêmes Etats font prévaloir leurs stratégies et intérêts propres sur les aspirations panafricaines originelles de l’organisation). Bref, l’impuissance de l’Union africaine reflète l’éclatement du continent africain.

 

La faiblesse du poids géopolitique de l’Afrique

 

Le continent africain présente des vecteurs de puissance : sa superficie équivaut à plus de 30 millions de km², soit plus que la taille cumulée de la Chine, des Etats-Unis, de l’Inde et d’une partie de l’Europe) ; son poids démographique représente près de 1,5 milliard d’habitants, soit environ 20% de la population mondiale ; et ses richesses naturelles sont exceptionnelles. Par exemple, le continent détient un tiers des réserves mondiales de métaux ou minerais stratégiques comme le cobalt, le lithium, le cuivre ou le nickel, essentiels à la fois pour les biens de consommation de l’Europe, mais aussi pour la transition énergétique dans la lutte contre le changement climatique avec le développement par exemple des panneaux solaires et la construction de véhicules électriques.

 

Cette réalité factuelle contraste avec la faible puissance politico-diplomatique et économique de l’Afrique et des Africains sur la scène mondiale. Après une longue période coloniale, les indépendances nationales n’ont pas permis de rendre véritablement audible la voix des Etats africains. Aujourd’hui encore, les 54 pays que compte le continent sont relativement marginaux sur la scène internationale (aucun n’est membre du Conseil de sécurité de l’ONU et seule l’Afrique du Sud fait partie du G20 et des BRICS) comme dans l’économie mondiale (même si certains d’entre eux occupent une position non négligeable dans des secteurs stratégiques comme les hydrocarbures : Algérie, Libye, Nigeria, etc.). Dans la hiérarchie des puissances internationales, nombre d’Etats africains se trouvent parmi les plus faibles, tandis que le continent ne connaît pas de véritable leadership (en dépit de l’affirmation de l’Afrique du Sud).

 

De plus, à défaut d’intégration continentale politique et économique, il est difficile de considérer l’Afrique comme une unité ou actrice globale, un « continent-puissance » des relations internationales parlant d’une seule voix. L’Union Africaine (UA) demeure relativement inaudible sur la scène internationale, même si elle a officiellement pris place en tant que nouveau membre du G20 (septembre 2023) et que les Etats africains tentent de s’organiser pour mieux peser (avec d’autres puissances secondaires) dans les organisations et conférences internationales (COP comprises). Certains affichent même leur volonté de rejoindre les BRICS, pour renforcer leur statut international dans un contexte de reconfiguration des équilibres mondiaux.

 

La faiblesse du poids géoéconomique de l’Afrique

 

Un déficit d’influence politique des pays africains qui traduit un déficit de puissance économique. Certes, on observe des progrès de l’intégration régionale, l’émergence de marchés intérieurs liée à la puissante poussée démographique et urbaine, à la progressive densification des infrastructures, et des prémices de diversification économique favorisés par la diffusion du numérique. Il n’empêche, l’Afrique est le continent le moins développé au monde et ne représente qu’environ 3% du PIB mondial. Avec l’échec des projets de développement post-indépendance, l’Afrique compte trente-deux des quarante-six pays les moins avancés (PMA) définis par les Nations unies, et les données du développement y sont, quels que soient les indicateurs, les plus faibles du monde. Une pauvreté qui se conjugue à des situations de plus en plus inégalitaires.

 

Un retard de développement socio-économique accru dans les pays d’Afrique subsaharienne et d’Afrique centrale, et dont les causes structurelles sont liées : au poids de l’héritage colonial (avec des cadres étatiques et institutionnels relativement fragiles), à des défaillances de la gouvernance publique (avec en particulier le fléau de la corruption au sein de l’appareil politique et administratif), à des infrastructures insuffisantes ou défaillantes, à des situations politiques instables, à des foyers de tensions et de conflits (intra-étatiques ou interétatiques) persistants ou récurrents (au Sahel, en Afrique centrale, dans la Corne de l’Afrique), à des ressources naturelles (à l’origine d’industries extractives) exportées sans transformation et donc avec une faible plus-value, à des richesses inégalement réparties et captées par une oligarchie (sur fond de corruption endémique), à une transition démographique inachevée, à l’impact du réchauffement climatique (alors que le continent contribue de façon marginale aux émissions de gaz à effet de serre), etc.

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L’Arabie saoudite, leader arabe des exportations non pétrolières

14. Februar 2026 um 20:05

L’Arabie saoudite domine le classement 2025 des pays arabes en exportations non pétrolières avec une valeur de 140,8 milliards de dollars, suivie des Émirats arabes unis avec 135 milliards. La Tunisie arrive à la 6e place avec seulement 17 milliards, soulignant les défis de diversification régionale.

Ce classement met en lumière les efforts de diversification économique dans la région. L’Arabie saoudite bénéficie de sa Vision 2030, boostant pétrochimie et services pour atteindre des records proches de 140 milliards USD en non-pétrolier. Les Émirats, via Dubaï, excellent en réexportations et commerce non pétrolier (estimations >800 milliards AED, soit ~218 milliards USD total non-pétrolier en 2024, en hausse).

Lire aussi: Où va l’Arabie saoudite de MBS ?

Position de la Tunisie

La Tunisie ferme la marche du Top 6 de ce classement avec 17 milliards dollars, aligné sur ses exportations industrielles dominantes (92 % du total, ~58 milliards TND ou ~18,5 milliards USD à fin 2025). L’industrie mécanique et électrotechnique tire la croissance (+1,5 % sur 11 mois), mais la concentration sur l’Europe (64 %) et le déficit commercial persistent. Ce 6e rang maghrébin appelle à accélérer la diversification vers Afrique et MENA.

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Samia Chelbi:  » La révolution technologique propulse la Tunisie vers un leadership mondial »

14. Februar 2026 um 18:48

Le gaming explose comme un géant économique mondial, surpassant souvent cinéma et musique en retours financiers, tout en disruptant secteurs comme l’automobile et l’énergie via gamification, IA et jumeaux numériques.

Aujourd’hui,  l’industrie prend sa place en Tunisie. Pionnière comme Samia Chelbi, fondatrice du comité créateurs-développeurs à la Fédération tunisienne des sports électroniques, Membre du bureau de CONECT International et présidente des industries créatives à la CONECT, nous livre son analyse. Et ce lors d’une rencontre en marge du troisième atelier de validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) le samedi 14 février 2026 à Tunis.

Comment la qualité de l’enseignement supérieur booste-t-elle les PME ?

Il faut comprendre que la qualité de l’enseignement supérieur et de la formation impacte directement les entreprises. Elle œuvre pour un écosystème favorable aux PME et TPE via un effort collectif mêlant partage, critique constructive et expertise entrepreneuriale pour évaluer les référentiels métiers de l’ATEA, marquant un virage positif du mindset qui engage toutes les parties prenantes.

La Tunisie face aux disruptions (IA, gaming…)où en sommes-nous ?

Devant l’évolution des métiers induite par l’IA et les algorithmes, positivons par l’autocritique. Cette révolution technologique propulse la Tunisie vers un leadership mondial, à condition de surfer la vague avec persévérance, acceptation maîtrisée de l’échec, focus sur nos forces et vision de l’IA comme intelligence augmentée collaborative.

Quels sont les enjeux du gaming et industries créatives ?

Le gaming connaît une crise chez les majors comme Ubisoft, contraints de repenser leur gouvernance face à l’évolution des gamers. Pourtant, il dépasse cinéma et musique en retours économiques. Ses technologies (IA, simulation) irriguent automobile et énergie via gamification et jumeaux numériques (Web 3.0, réalité étendue, 5G/6G). Fondatrice en 2024 du comité créateurs-développeurs de jeux vidéo à la Fédération tunisienne des sports électroniques, je connecte talents, création et richesse vers des applications immersives centrées sur l’humain.

Quel lien lie le Partenariat Public-privé et l’épanouissement économique ?

Indispensable, le partenariat public-privé intègre une dimension citoyenne : impacter citoyens et marchés internationaux (Afrique, MENA). En 2026, l’enjeu est l’épanouissement économique par veille technologique, RSE et impact écosystémique. Entrepreneurs, nous convertissons opportunités en scale-up grâce à travail, talent et persévérance.

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Immigration : le modèle dur de Trump change les règles du jeu

14. Februar 2026 um 17:03

L’administration Trump poursuit un plan de 38,3 milliards de dollars visant à réformer en profondeur le système de détention des immigrants aux États-Unis, dans le cadre d’une vaste expansion. 

Baptisé « Initiative de réorganisation des centres de détention », ce plan prévoit l’acquisition et la rénovation de huit grands centres de détention (pouvant accueillir jusqu’à 10 000 personnes), la création de seize centres de traitement supplémentaires et la reprise de dix installations opérationnelles déjà gérées par le Service de l’immigration et des douanes (ICE), qui s’appuie actuellement sur un réseau disparate de centres de détention au niveau des comtés et de prisons locales, ainsi que sur des établissements privés.

«Ce nouveau modèle permettra à l’ICE de créer un réseau de détention efficace, réduisant ainsi le nombre total d’établissements de détention sous contrat utilisés, tout en augmentant la capacité globale d’accueil, en améliorant la gestion de la détention et en rationalisant les procédures d’expulsion», lit-on sur le site web des autorités locales du New Hampshire.

Dans le cadre d’une refonte plus vaste du système de détention entreprise depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en 2025, l’administration a commencé à acquérir des entrepôts à travers le pays afin de les transformer en centres de détention pour migrants, rapporte Bloomberg. Ces acquisitions ont suscité l’inquiétude des communautés locales et des responsables politiques de plusieurs États, de l’Arizona au Texas en passant par le Maryland.

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Commerce mondial : l’UE distancée par Washington et Pékin

14. Februar 2026 um 16:48

L’excédent commercial de l’UE a continué de se réduire, selon les données publiées vendredi 13 février, les droits de douane ayant pénalisé les exportations vers les États-Unis et la hausse des importations en provenance de Chine ayant comprimé la production nationale.

Les fluctuations des relations commerciales et politiques avec les plus grandes économies mondiales pèsent sur l’Europe depuis des années… L’excédent commercial de l’UE s’est réduit à 12,9 milliards d’euros en décembre, contre 13,9 milliards un an plus tôt, les ventes de machines et de véhicules — moteur de la croissance des exportations depuis des années — continuant de baisser…

Les exportations vers les États-Unis, principal marché d’exportation de l’Union européenne, ont chuté de 12,6 % par rapport à l’année précédente, réduisant l’excédent d’un tiers, à 9,3 milliards d’euros, tandis que le déficit commercial avec la Chine s’est creusé à 26,8 milliards d’euros contre 24,5 milliards d’euros une année auparavant.

Les économistes estiment qu’il faudra des années à l’Europe pour se repositionner, ce qui creusera un important déficit dans l’économie, car les exportations nettes étaient un moteur essentiel de la croissance… Malgré cela, l’économie européenne semble actuellement résiliente face au choc commercial, car les investissements liés à l’IA et la consommation intérieure augmentent, maintenant la croissance du PIB à un rythme modéré mais toujours satisfaisant.

Au dernier trimestre 2025, la zone euro a progressé de 0,3 %, conformément aux estimations préliminaires, a annoncé Eurostat dans une mise à jour distincte.

Autre signe positif, l’emploi dans la zone euro a progressé de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, restant stable par rapport à il y a trois mois. Cet optimisme est également alimenté par la hausse de la consommation intérieure, notamment en Allemagne, où le gouvernement stimule les investissements dans la défense et les infrastructures, deux secteurs longtemps négligés…

Les défis économiques extérieurs de l’Union pourraient également déclencher des réformes attendues depuis longtemps, et la Banque centrale européenne estime que la suppression des barrières extérieures pourrait compenser les pertes dues aux droits de douane américains.

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Recherche et développement : l’ATEA accélère l’accréditation universitaire

14. Februar 2026 um 16:22

La recherche scientifique constitue un moteur fondamental du développement et du progrès des sociétés modernes. En stimulant l’innovation, la découverte et une meilleure compréhension des phénomènes naturels et sociaux, elle joue un rôle clé pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux. Dans ce cadre, s’engager dans la recherche est indispensable pour diversifier les points de vue et renforcer la créativité au sein des institutions scientifiques, particulièrement en Tunisie, où ce secteur est en pleine expansion.

C’est ce qui ressort du troisième atelier consacré à la validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) dans la journée du samedi 14 février 2026 à Tunis. Cet événement a rassemblé les acteurs du système universitaire et des représentants du secteur socio-économique pour analyser et enrichir le projet de référentiel.

Créée en 2022 sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, l’ATEA remplace deux instances antérieures : le CNEAR (Comité national d’évaluation des activités de recherche, fondé en 1997), chargé d’évaluer les laboratoires, unités et centres de recherche publics et universitaires, et l’Instance d’assurance qualité et d’accréditation (IAQA), active cinq ans sans jamais lancer d’accréditations réelles.

Rencontrée en marge de cet événement,  la directrice générale de l’ATEA, Salma Damak, a fait savoir  dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com que cette réflexion, initiée en 2015, visait à doter le système universitaire d’une agence autonome, alignée sur les standards internationaux en matière de gouvernance indépendante, de transparence et de vivier d’experts élargi (collège scientifique, comité d’arbitrage, etc.).

Des actions concrètes lancées en 2025

Après deux ans de structuration administrative, l’ATEA a entamé en 2025 des campagnes récurrentes d’évaluation des structures de recherche, obligatoires pour maintenir l’excellence, établir des indicateurs de performance et orienter les financements. Selon elle, le pilier phare reste l’accréditation : un label de qualité délivré via une évaluation externe basée sur un référentiel couvrant 10 domaines et de multiples indicateurs. Ce processus distingue les établissements performants, valorise leurs diplômes, facilite les partenariats internationaux (comme les labels européens pour les écoles d’ingénieurs), booste la mobilité étudiante, l’employabilité et incite à une meilleure maîtrise des processus d’apprentissage, une ouverture au monde socio-économique et un suivi des besoins du marché du travail.

Un positionnement africain solide à consolider

Sur le plan scientifique, « la Tunisie excelle au niveau africain grâce à un vivier de chercheurs prolifiques, bien positionnés internationalement. Seul pays associé aux projets Horizon Europe jusqu’à récemment, elle bénéficie de financements européens via des partenariats solides. L’ATEA compte renforcer cette excellence par des évaluations nationales rigoureuses, pour promouvoir l’innovation et améliorer le rayonnement global. », conclut-elle.

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L’inflation décélère nettement outre-Atlantique en janvier

14. Februar 2026 um 15:36

L’inflation aux États-Unis a enregistré une baisse significative, dépassant les estimations, début 2026. En particulier, à son niveau général, l’indice des prix à la consommation (IPC) s’est établi en janvier à un taux annuel de 2,4 %, ce qui constitue un net ralentissement par rapport aux 2,7 % de décembre.

Plus précisément, l’IPC de base a évolué en janvier à un taux annuel de 2,5 %, contre 2,6 % en décembre.

Dans la mesure plus restrictive de ce qu’on appelle « inflation sous-jacente », qui n’inclut pas les prix volatils de l’énergie et de l’alimentation et est considérée comme un meilleur indicateur des tendances inflationnistes, un léger ralentissement a été observé…

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ARABSOFT décroche un marché de logiciel en Tunisie

14. Februar 2026 um 13:52

L’éditeur de logiciels tunisien, ARABSOFT – en partenariat avec la société canadienne C2D et l’intégrateur Afreetech Cameroun -, s’est vu attribuer la mission de refonte de la solution logicielle de gestion du personnel et des ressources de l’État en Tunisie, l’application INSAF développée dans les années 80 (du siècle dernier) par le Centre national informatique (CNI). Dit autrement, l’objet du contrat est la conception, du développement et la mise en place d’un système d’information national intégré des ressources humaines de la fonction publique pour le compte de l’Etat tunisien.

C’est un projet financé par un prêt de la BM dans le cadre du projet “Tunisie Digitale“ piloté par le ministère des Technologies de la communication. Le processus de choix aurait duré plus de ans, nous explique une source au d’ARABSOFT.

A l’international et toujours selon notre source, ce même consortium auraient également postulé pour le projet du système d’information fiscal, Etax, lancé par la DGI Cameroun.

Ce qui pousse notre interlocuteur à souligner que les sociétés tunisiennes spécialisées dans les logiciels brillent en Afrique au sud du Sahara, et ont montré leurs capacités à gagner de très grands projets, parfois sous le nez et la barbe des grands groupes mondiaux. Toutefois, sur le plan local, certaines entreprises et administrations publiques, comme la Poste, la STEG ou encore le ministère des Finances, préfèrent confier leurs projets de digitalisation à des solutions étrangères.

C’est du reste paradoxal, car le secteur digital en Tunisie représenterait 12 % du PIB en 2024 (chiffre de la BCT et de l’INS). Autrement dit autant que le secteur touristique.

On rappelle dans cet ordre d’idées que le nombre des étudiants inscrits dans les branches digitales dans les universités tunisiennes, pour 2025-2026, atteindrait les 34 000, nombre qui serait le plus élevé en l’Afrique.

Ceci amène à dire qu’il faudra désormais se convaincre que la Tunisie n’est plus la terre du tourisme, ou de l’industrie manufacturière ou bien de l’huile d’olive uniquement, mais aussi et de plus en plus de l’économie digitale.

« Les décideurs ont-ils conscience de cette force ? », s’interroge notre vis-à-vis. Qui répond que « le doute est permis ».

Cependant, avec le conseil des ministres du vendredi 13 février 2026 entièrement consacré à la transformation digitale, ce doute pourrait être levé au cours des prochains mois.

Lire aussi: Tunisie : voici les 5 commandements de la transformation digitale

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Recherche scientifique : quand l’ATEA vise l’excellence

14. Februar 2026 um 10:37

La recherche scientifique constitue un moteur fondamental du développement et du progrès des sociétés modernes. En stimulant l’innovation, la découverte et une meilleure compréhension des phénomènes naturels et sociaux, elle joue un rôle clé pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux. Dans ce cadre, s’engager dans la recherche est indispensable pour diversifier les points de vue et renforcer la créativité au sein des institutions scientifiques, particulièrement en Tunisie, où ce secteur est en pleine expansion.

C’est ce qui ressort du troisième atelier consacré à la validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) le samedi 14 février 2026 à Tunis. Cet événement a rassemblé les acteurs du système universitaire et des représentants du secteur socio-économique pour analyser et enrichir le projet de référentiel.

A noter que cet atelier est organisé en partenariat avec le Programme intégré d’appui au secteur de l’éducation – Objectif spécifique 3 (PASE-OS3), cofinancé par l’Union européenne (UE) et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ Tunisie.

Le référentiel soumis à discussion a pour objectif de doter les établissements universitaires d’un cadre rigoureux, aligné sur les standards internationaux. La finalité de ce référentiel est de garantir la qualité des formations, de renforcer la performance institutionnelle et d’accroître la reconnaissance académique des diplômes tunisiens à l’échelle internationale.

L’ouverture des travaux a été assurée par la directrice générale de l’ATEA, Salma Damak, en présence de représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que l’Union européenne et la GIZ Tunisie.

Le programme du premier panel a permis de présenter la vision globale, la structure et les critères du référentiel, ainsi que de justifier les choix stratégiques retenus. 

L’objectif étant de viser l’excellence en évaluation et accréditation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Tunisie, avec une autonomie financière et une orientation internationale.

Salma Damak a fait savoir que l’ATEA évalue les universités et établissements publics/privés (plus de 200 publics et 80 privés), leurs formations, ainsi que les structures de recherche (500 laboratoires, 20 unités), écoles doctorales et projets de recherche. 

Parmi les valeurs, on note l’excellence, la transparence, l’éthique, la gouvernance participative et l’amélioration continue, avec une digitalisation accrue des processus pour réduire la paperasse. 

Une chose est sûre : la Tunisie mène régionalement en science et technologie. Et parallèlement, l’ATEA cherche une reconnaissance internationale via des collaborations (ex. : France, réseaux FrAQ-Sup, INQAAHE).

Nous y reviendrons.

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Trump : Zelensky doit agir vite s’il veut un accord de paix

14. Februar 2026 um 10:35

Donald Trump a appelé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à agir, en vue de parvenir à un accord avec la Russie pour mettre fin à la guerre.

En particulier, comme l’a rapporté Reuters, Trump a déclaré que Zelensky manquerait une occasion de paix s’il ne « bougeait pas », affirmant que la Russie voulait conclure un accord.

« La Russie veut conclure un accord et Zelensky doit faire des concessions. Sinon, il va rater une occasion en or », a souligné Trump..

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Des jeunes Africains piégés par Moscou pour combattre en Ukraine ?

14. Februar 2026 um 10:26

Une enquête d’INPACT révèle qu’au moins 1 417 Africains ont été enrôlés de gré ou de force par l’armée russe et déployés en première ligne sur le front ukrainien.

 

Des jeunes Africains envoyés au massacre comme chair à canon ? C’est ce que révèle, mercredi 12 février 2026, une enquête titrée « Le business du désespoir » et menée par le collectif d’investigation INPACT en lien avec le programme All Eyes on Wagner (AEOW). Le rapport décrypte la stratégie délibérée de Moscou – confrontée à une pénurie d’hommes – et qui utilise depuis 2023 pour y combler des réseaux pour recruter des Africains, en ayant recours à des publicités mensongères, primes alléchantes et salaires mirobolants. Et ce, pour combattre aux côtés de l’armée russe et garnir ainsi sa ligne de front en Ukraine.

Le business de la mort

Un business bien rodé pour exploiter la misère humaine et le désespoir des miséreux : sauf que ces jeunes Africains, attirés par des  prospectus et de petites annonces renvoyés vers des sites Internet gérés par les services russes où on fait miroiter pour des emplois sous-qualifiés de serveurs, mécaniciens, charpentiers, se retrouvent dans un centre de formation militaire.

Il s’agit essentiellement de jeunes hommes entre 18 et 25 ans, n’ayant ni expérience ni formation militaire, pour la plupart originaires d’Égypte, du Cameroun, de Gambie, du Mali ou encore du Kenya, à la recherche d’un avenir meilleur et qui se trouvent enrôlés de gré ou de force au sein des troupes russes pour y être propulsés en première ligne et envoyés vers une mort certaine.

À titre d’exemple, le salaire mensuel minimum égyptien est de 128 dollars en 2024, alors que certaines campagnes russes de recrutement proposent un salaire mensuel de 2 500 dollars. Comment, pour un jeune chômeur, résister à la tentation ?

Chair à canon

Il y a « des jeunes hommes qui cherchent un meilleur avenir » et même « des recrues attirées par la possibilité de faire des études supérieures », indique Vincent Gaudio, cofondateur du collectif d’investigation INPACT, et qui parle de 1 417 combattants africains dont plus de 300 auraient été massacrés sur les champs de bataille dans le Donbass et ailleurs ; sans compter les blessés et les disparus.

« Une fois arrivés en Russie, les plus chanceux ont trois semaines de formation, mais globalement, il y a très peu d’entraînement. Ensuite, ils sont envoyés dans les unités combattantes sur la ligne de front, et notamment les plus dures de l’Ukraine. La grande majorité est engagée dans les vagues d’assauts successives qui cherchent à fragiliser la ligne de défense ukrainienne. D’autres sont enrôlés dans la milice Wagner. Donc on peut parler de chair à canon… ».

Et qui sont ces recrues d’origine africaine ? « Nous avons identifié plusieurs profils. Il y a les jeunes hommes qui cherchent un meilleur avenir, et à qui on propose des sommes assez conséquentes par rapport au niveau de vie dans leur pays. On a aussi vu qu’il y avait des recrues qui étaient attirées par la possibilité de faire des études supérieures dans des domaines très techniques : les nanotechnologies, la micromécanique, l’informatique… Nous avons pu les identifier grâce à leurs réseaux sociaux, notamment parce qu’ils étaient intégrés dans l’industrie de défense russe. Eux ne vont pas au combat. Moscou utilise leurs compétences techniques », a indiqué la même source.

« Il y a un dernier profil, qui est très marqué chez les Camerounais : des individus qui ont déjà une expérience militaire qu’ils souhaitent monétiser. Ils étaient dans les unités qui combattaient l’ISWAP ou Boko Haram, et, plutôt que de gagner 200 dollars chez eux, ont fait le choix de partir en Russie et essayer de gagner 2 000 dollars. Il y a une comparaison qui peut être faite avec le mercenariat ».

Duperie

Enfin, « il y a aussi ceux à qui on a dit “tu vas être étudiant“ ou même ceux qui étaient vraiment étudiants confrontés à des difficultés de renouvellement de visa à qui on a dit : “Ecoute, soit on t’expulse, soit tu prends un contrat avec l’armée russe“. Il y a aussi une infime partie de gens qui ont été recrutés après leur arrestation pour des délits mineurs. Le désespoir économique est un levier. La Russie a des difficultés à recruter et un besoin de maintenir le front tel qu’il est. Leur seule solution, c’est de gagner en volume. Il y a une petite part de volontaires mais les autres ne sont pas conscients qu’ils tombent dans un piège », a-t-il conclu.

« Il semble qu’il y ait un schéma consistant à attirer des gens et à les faire mourir », constate Abraham Korir Sing’Oei, numéro deux du ministère kényan des Affaires étrangères, résumant ainsi le drame vécu ces derniers mois par plusieurs ressortissants de son pays : trompés par des promesses d’emplois civils en Russie, des centaines d’hommes sont utilisés en réalité comme chair à canon pour la guerre en Ukraine. Glaçant.

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