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Gestern — 03. Juni 2026Französischsprachig

Tunisie | L’avocat Khaled Krichi arrêté

Von: Yusra NY
03. Juni 2026 um 20:47

Khaled Krichi avocat et ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité (IVD) a été arrêté, ce mercredi 3 juin 2026, en exécution d’un mandat de dépôt émis à son encontre.

Selon les premières informations, le mandat de dépôt a été émis à l’encontre de Khaled Krichi par la Chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis.

Il est poursuivi dans une affaire de corruption et de falsification liée à ses activités au sein de l’Instance Vérité et Dignité et d’avoir reçu des avantages en lien avec ses fonctions au sein de la même Instance.

Y. N.

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Arrestation de Khaled Krichi, ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité

03. Juni 2026 um 19:01

L’ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Khaled Krichi, a été placé en détention en exécution d’un mandat de dépôt émis par la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis. Il est poursuivi dans une affaire liée à des soupçons de corruption financière et à plusieurs infractions connexes. La décision judiciaire a été mise à exécution aujourd’hui.

Plusieurs chefs d’accusation retenus

D’après une source informée citée par Mosaïque FM, le dossier concerne des accusations de corruption financière, de falsification de documents, ainsi que de détention et d’utilisation de documents falsifiés.

Les poursuites portent également sur l’exploitation présumée de la qualité de fonctionnaire public dans le but d’obtenir un avantage indu, ainsi que sur des actes susceptibles de causer un préjudice à l’administration en violation des réglementations applicables.

La même source indique que les faits reprochés incluent également l’acceptation présumée, directement ou indirectement, d’avantages, de dons, de promesses ou de bénéfices en lien avec l’exercice d’une fonction publique ou destinés à faciliter l’accomplissement d’actes relevant de cette fonction.

Exécution du mandat de dépôt

L’affaire est examinée par la chambre d’accusation spécialisée dans les dossiers de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis.

Le mandat de dépôt a été exécuté ce mercredi, conduisant à l’incarcération de Khaled Krichi dans l’attente de la poursuite de la procédure judiciaire.

Lire aussi :

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L’IACE et Hyundai passent à la vitesse supérieure avec deux accords stratégiques

03. Juni 2026 um 14:10

L’Institut arabe des chefs d’entreprise et Hyundai annoncent la signature de deux conventions de partenariat marquant une nouvelle étape dans leur collaboration au service de l’écosystème entrepreneurial tunisien.

La première convention porte sur le renouvellement du partenariat entre Hyundai et les Journées de l’Entreprise 2026, organisées par l’IACE, à l’occasion de la 40ᵉ édition de ce rendez-vous économique majeur en Tunisie.

À travers ce renouvellement, Hyundai réaffirme son engagement aux côtés de l’IACE et son attachement aux Journées de l’Entreprise, devenues au fil des années une plateforme incontournable de dialogue et d’échange entre dirigeants d’entreprise, décideurs économiques et acteurs publics.

La seconde convention vient renforcer et élargir le cadre de coopération entre les deux partenaires à travers la mise en place d’offres et de conditions préférentielles sur les véhicules Hyundai au profit des membres de l’IACE.

Cette initiative illustre la volonté commune de rapprocher davantage le partenariat des attentes concrètes de la communauté entrepreneuriale, dans un contexte économique marqué par de profondes mutations et de nouveaux enjeux de compétitivité, de mobilité et d’investissement.

À travers ces deux conventions, Hyundai et l’IACE réaffirment leurs ambitions communes de soutenir les dynamiques entrepreneuriales, de favoriser les échanges entre acteurs économiques et de contribuer au renforcement d’un environnement propice à l’investissement, à l’innovation et au développement de l’entreprise tunisienne.

D’après communiqué

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L’AMT s’inquiète de la dégradation du système judiciaire en Tunisie

03. Juni 2026 um 13:19

Le Bureau exécutif de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a réitéré sa condamnation de ce qu’il qualifie de harcèlement persistant, par le pouvoir exécutif, des juges révoqués, par le biais de poursuites judiciaires engagées contre eux malgré la suspension des ordonnances de révocation prononcées par le Tribunal administratif.

Dans un communiqué publié le 3 juin 2026, à l’occasion du quatrième anniversaire du décret de révocation de 57 juges, l’AMT a confirmé que le nombre de plaintes déposées contre les juges révoqués après les décisions favorables du Tribunal administratif dépasse désormais 109.

L’Association a affirmé que ces poursuites sont dépourvues de fondement factuel et juridique suffisant et visent à épuiser et harceler les personnes concernées.

L’AMT dont le président, Anas Hmadi, fait face lui-même à des poursuites judiciaires, a également critiqué ce qu’elle considère comme des tentatives d’entrave à la réinsertion professionnelle des magistrats révoqués, notamment par des contestations des décisions du Barreau national concernant l’inscription de plusieurs d’entre eux au tableau de l’Ordre des avocats. Le communiqué indique, à ce propos, que le ministère de la Justice a contesté certaines de ces décisions d’inscription et souligne également l’absence de date de prestation de serment pour certains magistrats dont l’inscription avait été acceptée.

Le bureau exécutif de l’AMT a affirmé que la question des magistrats révoqués resterait une priorité pour l’association jusqu’à ce que leurs droits soient rétablis et qu’ils puissent reprendre leurs fonctions, considérant ces révocations comme une plaie encore vive au sein du système judiciaire.

En revanche, l’association a remercié le Barreau national pour son soutien à plusieurs magistrats révoqués, dont l’inscription au tableau de l’Ordre des avocats a été jugée conforme à la loi.

Elle a également fait part de son soutien aux actions des avocats concernant la situation de l’institution judiciaire, exprimant son inquiétude face à la dégradation du système judiciaire et au vide institutionnel persistant dû à l’absence du Conseil supérieur de la magistrature, ainsi qu’à l’impact qui en résulte sur le fonctionnement des tribunaux et le parcours professionnel des magistrats.

I. B.

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La Tunisie submergée par les flux des migrants subsahariens  

03. Juni 2026 um 12:40

Alors que la présence massive dans plusieurs régions côtières en Tunisie **, y compris dans la capitale et ses environs, commence à susciter plus que des inquiétudes sur la sécurité et l’avenir d’un pays en crise, chaque migrant illégal rapatrié dans un pays africain subsaharien ou en instance de l’être sera très probablement un ambassadeur de la Tunisie, mais pas du genre qui servirait l’image ou l’intérêt de notre pays.

Elyes Kasri *

Il y a quelques décennies, la Tunisie envoyait ses experts pour bâtir les Etats modernes africains ou formait sur son sol de futurs cadres et dirigeants africains qui devenaient dans leur écrasante majorité des ambassadeurs de bonne volonté de la Tunisie consolidant le courant de sympathie et d’admiration pour «la Tunisie de Bourguiba», comme elle était connue au sud du Sahara.

Or depuis 2011, parmi les émotions et instincts libérés en Tunisie, l’on ne peut occulter une certaine aversion pour ne pas dire des fois une haine de l’autre que ce soit pour des causes idéologiques ou économiques et plus récemment de… couleur de peau.

Si la situation migratoire s’impose comme un cas d’étude de faux calculs, de cynisme régional et de projection psychologique par un peuple en désarroi face à une énième menace à son avenir, le préjudice moral qu’en subira la Tunisie est incontestable tant par l’instrumentalisation par la presse occidentale pour montrer que l’Occident n’est pas le seul à adopter des termes et des comportements xénophobes et racistes, avec toutes les retombées possibles sur la diaspora tunisienne, et par une presse africaine cherchant à faire assumer à autrui les échecs de ses gouvernants.

En tout état de cause, chaque subsaharien rapatrié ou en instance de l’être sera très probablement un ambassadeur de la Tunisie mais pas du genre qui servirait, ni l’image ni les intérêts de la Tunisie.

* Ancien ambassadeur.

** En l’absence de statistiques sérieuses et crédibles, ils seraient quelques dizaines de milliers, selon certains experts. Beaucoup plus disent d’autres, qui les estiment à quelques centaines de milliers dans tout le pays, avec de fortes concentrations autour de Tunis, Sfax et Mahdia. Seuls quelques milliers sont rapatriés volontairement chaque année par les autorités avec l’aide de l’OIM. Beaucoup d’entre eux espèrent encore prendre la mer pour l’Europe, mais de plus en plus se plaisent désormais en Tunisie et projettent d’y rester quel qu’en soit le prix.

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Tunisie: coopération avec la société indienne Tenshi pour renforcer la production pharmaceutique

03. Juni 2026 um 11:58

Le ministre de la Santé, Dr Mustapha Ferjani a reçu des responsables de la société indienne Tenshi, spécialisée dans la production de médicaments génériques et innovants. La rencontre a permis de faire le point sur l’avancement des projets conjoints, menés notamment en partenariat avec la Société tunisienne des industries pharmaceutiques (SIPHAT).

Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de soutien à l’investissement et au développement de la production pharmaceutique locale. Tenshi a déjà engagé des activités de fabrication en Tunisie, en coopération avec SIPHAT, contribuant ainsi au renforcement des capacités nationales dans ce secteur stratégique.

À cette occasion, le ministre a réaffirmé l’orientation de la Tunisie vers le renforcement de sa souveraineté pharmaceutique et la promotion de la production locale. Selon communiqué, il a souligné que l’industrie du médicament est appelée à jouer un rôle clé dans le développement économique du pays et à constituer une plateforme d’exportation vers les marchés africains et arabes.

Le ministre a également insisté sur la poursuite des réformes du système sanitaire et pharmaceutique, appelant à une mise en œuvre plus rapide et concrète des projets, fondée sur l’investissement, le transfert de compétences, la création d’emplois et l’amélioration de l’accès des citoyens à des médicaments sûrs et efficaces.

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Secteur aéronautique: cette entreprise prévoit 800 emplois supplémentaires et le lancement d’un centre de formation 4.0

03. Juni 2026 um 10:25

Le secteur de la fabrication de composants aéronautiques en Tunisie regroupe environ 80 entreprises industrielles et génère près de 20 000 emplois. Il affiche un taux de croissance annuel estimé à 8% et contribue à hauteur de 5% au produit intérieur brut, comme le précise le communiqué de presse du ministère de l’Industrie. Ce positionnement confirme son rôle croissant dans les chaînes de valeur mondiales de l’industrie aéronautique.

Dans ce cadre, une réunion s’est tenue au ministère entre le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie par intérim Salah Zouari, et une délégation de la société EMP, spécialisée dans les composants aéronautiques. La réunion s’est tenue en présence de la cheffe de cabinet Afef Chachi Tayari ainsi que de la présidente du cluster aéronautique et spatial GITAS, Stefania Sonia Dellali, et de plusieurs responsables du ministère. D’après la même source, les échanges ont porté sur les perspectives de développement de l’entreprise et ses projets d’expansion. EMP, active depuis 2009, prévoit la création d’environ 800 emplois directs dans les prochaines années, en mettant l’accent sur le renforcement des compétences locales et la montée en qualification des ressources humaines.

La société a également présenté un projet de centre de formation spécialisé dans l’industrie 4.0 et la fabrication de précision pour l’aéronautique, visant à accompagner l’évolution technologique du secteur.

Le ministre a, de son côté, réaffirmé la volonté des autorités de soutenir les industriels du secteur et d’accompagner les projets de développement, afin de renforcer la compétitivité de cette filière stratégique en Tunisie.

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Ces Tunisiennes qui ont conquis le ciel avant Aziza Seddik

03. Juni 2026 um 10:00

L’entrée d’Aziza Seddik dans l’histoire de l’aviation civile mondiale, en juin 2026, ne surgit pas de nulle part. Elle rappelle une histoire tunisienne plus ancienne : celle de femmes qui, depuis les années 1980 au moins, ont progressivement investi les métiers les plus techniques du secteur aérien.

Des cockpits de Tunisair aux avions militaires, des vols commerciaux aux centres de formation internationaux, plusieurs Tunisiennes ont contribué, chacune à sa manière, à faire évoluer la place des femmes dans un univers longtemps dominé par les hommes.

Les années 1980 : Alia Menchari ouvre la voie

Parmi les figures les plus emblématiques figure Alia Menchari, présentée comme l’une des premières femmes pilotes de ligne tunisiennes et arabes.

Dans les années 1980, elle rejoint Tunisair à une époque où la présence féminine dans les cockpits reste exceptionnelle, y compris dans le monde arabe et africain.

Son parcours marque une rupture symbolique : une Tunisienne peut non seulement intégrer l’aviation commerciale, mais aussi accéder aux commandes d’un appareil de ligne. Pour plusieurs générations de jeunes femmes, Alia Menchari devient ainsi un repère dans un secteur longtemps perçu comme fermé.

Années 1990 et 2000 : une présence qui s’installe

Entre les pionnières des années 1980 et les équipages féminins médiatisés des années 2010, les décennies 1990 et 2000 voient les femmes intégrer progressivement les formations et métiers techniques de l’aérien.

L’accès aux écoles de pilotage et aux cursus spécialisés se développe peu à peu, notamment autour de l’École de l’aviation de Borj El Amri. Les femmes pilotes deviennent alors une présence plus régulière au sein des équipages de la compagnie nationale.

Cette période, moins visible médiatiquement, a préparé l’émergence des parcours féminins plus médiatisés des années suivantes.

2013-2015 : les équipages féminins deviennent visibles

La présence féminine dans les cockpits tunisiens devient plus visible au cours des années 2010.

En août 2013, Tunisair met notamment en avant un vol Tunis-Paris opéré par un équipage entièrement féminin, sous les commandes d’Ines Hamza.

L’année suivante, le 13 août 2014, à l’occasion de la Fête nationale de la femme, la compagnie nationale programme six vols assurés par des équipages 100 % féminins. Les vols concernent notamment Paris, Bruxelles, Francfort et Rome.

Parmi les commandantes de bord citées figurent Ahlem Marrakchi, Selma Chetali, Meriem Ezzahi, Maha Kouki, Alia Menchari et Ines Hamza.

En 2015, Tunisair renouvelle l’initiative avec d’autres vols opérés par des équipages exclusivement féminins, notamment vers Paris, Marseille et Francfort.

Ces opérations ont une portée symbolique, mais elles montrent aussi une réalité plus profonde : les Tunisiennes ne sont plus seulement présentes dans les métiers d’accueil ou de cabine. Elles occupent également des fonctions de commandement, de pilotage et de responsabilité opérationnelle.

2016 : l’armée de l’air révèle ses pionnières

L’aviation militaire tunisienne a elle aussi connu ses pionnières.

En 2016, lors des commémorations de l’armée, les profils de deux officiers sont mis en lumière : la commandante Dorra Mzah, présentée comme première femme pilote d’hélicoptère de l’armée tunisienne, et la commandante Olfa Lajnef, première femme pilote d’avion de transport militaire, notamment aux commandes de C-130 Hercules.

Selon les données publiées à l’époque, elles faisaient partie d’un groupe d’environ quarante femmes pilotes au sein de l’armée de l’air tunisienne. Ce chiffre montre que la présence féminine dans l’aviation militaire ne relevait déjà plus de quelques cas isolés, mais d’une intégration collective dans des spécialités hautement techniques.

2024 : Yomna Delaïli, première pilote de chasse tunisienne

Un nouveau cap est franchi en 2024 avec le lieutenant Yomna Delaïli.

Après un cursus entamé en 2016 à l’École de l’aviation de Borj El Amri et poursuivi à l’étranger, elle devient la première femme de l’histoire de l’Armée nationale tunisienne à piloter un avion de combat, un F-5.

Cette étape est importante car elle touche l’un des domaines les plus sélectifs de l’aviation militaire. Elle confirme que les Tunisiennes ne sont plus seulement présentes dans l’aviation civile ou le transport militaire, mais aussi dans les spécialités les plus exigeantes du pilotage.

2026 : Aziza Seddik et la reconnaissance internationale

Avec Aziza Seddik, l’histoire change encore d’échelle.

En juin 2026, la Tunisienne devient la première femme au monde à obtenir une accréditation internationale de formatrice certifiée dans le domaine de la sûreté de l’aviation civile, dans le cadre du Centre régional de formation de l’Organisation de l’aviation civile internationale à Tunis.

Lire aussi: La Tunisienne Aziza Seddik entre dans l’histoire de l’aviation civile mondiale

Son parcours ne relève pas du pilotage, mais d’un autre pilier essentiel du secteur : la formation, la sûreté et la gouvernance internationale de l’aviation civile.

Cette distinction montre que la présence tunisienne féminine dans l’aérien ne se limite plus aux cockpits. Elle s’étend désormais aux normes, à la transmission des compétences et à la sécurité du transport aérien mondial.

Des cockpits à l’espace : de la NASA à l’horizon 2029

L’influence des Tunisiennes ne s’arrête plus aux frontières de l’atmosphère terrestre. Dans les années 2020, plusieurs profils montrent que cette progression concerne aussi l’aérospatial et les programmes spatiaux internationaux.

L’ingénieure tunisienne Rania Toukebri participe à la mission Artemis 2 de la NASA, qui doit marquer le retour des vols habités autour de la Lune dans le cadre du programme Artemis. Son parcours illustre la place que peuvent occuper les compétences tunisiennes dans les grands projets spatiaux internationaux.

Lire aussi: Rania Toukebri, ingénieure tunisienne, participe à la mission lunaire Artemis 2 de la NASA

De son côté, l’ingénieure tunisienne Salsabil Houij a été sélectionnée pour participer à une mission orbitale prévue en 2029. Son profil inscrit cette nouvelle génération dans une continuité : après l’aviation civile, militaire et l’expertise aérienne internationale, des Tunisiennes s’illustrent désormais aussi dans l’aérospatial.

Lire aussi: Une ingénieure tunisienne sélectionnée pour une mission en orbite en 2029

Une histoire encore incomplète

De Tunisair à l’armée de l’air, des années 1980 à 2026, l’histoire des Tunisiennes dans l’aviation apparaît comme une progression par étapes : d’abord le pilotage civil, puis les vols commerciaux opérés par des femmes, l’aviation militaire, les avions de chasse et enfin l’expertise internationale.

Mais cette histoire reste encore partiellement documentée. Il manque notamment des données officielles récentes sur le nombre de femmes pilotes en Tunisie, leur part dans les effectifs de Tunisair, de l’aviation privée, de l’OACA ou de l’armée de l’air.

Cette liste n’est donc pas exhaustive. Elle rassemble les parcours les plus cités publiquement et les repères les mieux documentés. Elle montre toutefois une chose : l’exploit d’Aziza Seddik n’est pas un événement isolé. Il s’inscrit dans une trajectoire tunisienne plus longue, où des femmes ont, depuis plusieurs décennies, gagné leur place dans le ciel.

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« Avant et après Gaza » : Periculum Mortis, l’essai tunisien qui accuse l’Occident de faillite morale

03. Juni 2026 um 09:05

Publié aux éditions Arabesques en 2026, Periculum Mortis – Menace existentielle contre l’humanité, le nouvel essai de Sami Kourda, s’impose comme un texte profondément marqué par le traumatisme de Gaza et par les bouleversements géopolitiques provoqués par la guerre déclenchée après le 7 octobre 2023.

Depuis Gaza, certains livres ne cherchent plus seulement à analyser. Ils veulent alerter, interpeller, accuser. Celui-ci appartient clairement à cette catégorie.

Dès les premières pages, Sami Kourda annonce la couleur. Il parle d’« un avant et un après Gaza », comparable, dans son esprit, au basculement historique provoqué par Hiroshima et Nagasaki. Pour lui, ce qui se joue en Palestine dépasse largement le seul cadre régional : il y voit une transformation brutale des rapports de force mondiaux, des discours occidentaux et des équilibres géopolitiques contemporains.

Un livre écrit depuis la colère de Gaza

Ancien militaire de carrière né à Tunis en 1952, Sami Kourda assume une écriture frontale, directe et sans compromis. Son texte ne cherche ni la neutralité académique ni les prudences diplomatiques habituelles. Il revendique au contraire une posture de dénonciation face à ce qu’il décrit comme une impunité devenue structurelle.

Le livre développe une lecture globale de la guerre contre Gaza et de ses répercussions politiques, médiatiques, idéologiques et civilisationnelles. Israël y est présenté comme le centre d’un système d’influence dépassant largement le Moyen-Orient et pesant sur les grandes décisions internationales.

L’auteur décrit également un monde arabe et musulman confronté à une phase historique décisive, où la question palestinienne redevient un marqueur central des rapports entre peuples, puissances et récits politiques.

Un manifeste plus qu’un essai classique

Le vocabulaire est souvent dur, parfois crépusculaire. L’ouvrage mêle géopolitique, religion, mémoire historique, critique médiatique et réflexion civilisationnelle. À plusieurs moments, le texte prend clairement la forme d’un pamphlet politique assumé.

Les titres des chapitres donnent le ton : Israël : quand l’hubris messianique s’alimente de la haine rituelle des Goyim, Les différentes formes de menaces et de pressions d’Israël, La résilience passive : cette illusion fatale, ou encore Quelles postures dynamiques face aux rituels des mensonges et aux menaces existentielles ?

Mais au-delà de ses formulations radicales, Periculum Mortis traduit aussi quelque chose de plus profond : le choc psychologique provoqué dans une grande partie du monde arabe par les images venues de Gaza depuis près de deux ans.

Gaza comme fracture historique

Le livre s’inscrit dans un contexte international où les accusations de crimes de guerre et de génocide contre Israël occupent désormais une place centrale dans le débat mondial. De nombreuses voix — juristes, intellectuels, philosophes, ONG et responsables internationaux — dénoncent l’ampleur des destructions, le coût humain de la guerre menée à Gaza et l’effondrement du langage diplomatique face à la tragédie palestinienne.

C’est dans cette atmosphère de rupture que Sami Kourda inscrit son ouvrage. Dès l’avant-propos, l’auteur évoque une « campagne méthodique d’extermination » et un monde entré dans un « avant et un après Gaza ».

L’ouvrage ne se présente donc pas comme une simple lecture géopolitique. Il prend la forme d’un cri d’alarme adressé aux peuples arabes, musulmans et occidentaux, appelés à sortir d’une forme de passivité face à Gaza, à l’impunité israélienne et aux relais internationaux qui la rendent possible.

Un auteur déjà engagé dans l’écriture politique

Né à Tunis en 1952, Sami Kourda est un ancien militaire de carrière. Après 2011, il se tourne vers l’écriture avec plusieurs ouvrages mêlant témoignage, fiction politique et réflexion sur le monde arabe et musulman, parmi lesquels Le complot Barraket Essahel, Chronique d’un calvaire, Le souffle de la bête immonde ou encore De nos mondes arabe et musulman, En quête d’un devenir entre ténèbres, lumières et défis.

Avec Periculum Mortis, publié aux éditions Arabesques, il livre sans doute son texte le plus frontal et le plus sombre, profondément marqué par Gaza et par ce qu’il perçoit comme une fracture morale mondiale.

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Finale du championnat de Tunisie de golf à Citrus Hammamet

03. Juni 2026 um 09:43

Après la finale du championnat de Tunisie des jeunes qui a eu pour cadre le Golf Yasmine Hammamet le weekend dernier, les férus du golf sont conviés au golf Citrus Hammamet, mais cette fois-ci pour assister, du jeudi 4 au dimanche 7 juin 2026, à la finale du Championnat de Tunisie adultes, qui sera une répétition utile avant le championnat d’Afrique.

Ils seront une centaine de golfeurs à briguer le titre, dans une compétition légèrement modifiée par rapport aux précédentes éditions, puisque l’actuelle finale sera open, notamment pour la série nationale, qui va sans doute être très suivie.

Chez les filles, plus d’une joueuse postule à la plus haute marche du podium à commencer par la détentrice du titre Isra Bouamor qui cherchera à conserver son bien et remporter son troisième trophée de suite, sa dauphine de l’exercice écoulé Yasmina Driss qui tentera de prendre sa revanche sur la finale des jeunes, comme la toute récente championne de Tunisie juniors Ahlem Mzoughi qui aura une belle carte à jouer. Mais il faut se méfier surtout de la revenante Aya Ladhari moins régulière tout au long de la saison, mais dont l’expérience des grands rendez-vous lui sera un atout déterminent pour reprendre le titre qu’elle n’avait plus gagné depuis 2023.

Cette finale promet d’être également ouverte pour une pléiade de golfeurs capables de se hisser au plus haut niveau à l’instar de Baha Boulakmine, qui brigue un second titre après celui de 2023, Aziz Dardouri toujours à la recherche d’un sursaut d’orgueil depuis qu’il est monté à la catégorie de l’élite, l’inévitable outsider Nizar Barhoumi qui, au sommet de son art, est capable de réaliser des belles choses.

Cette finale promet aussi d’être ouverte devant le recordman des victoires, toujours présent aux grands rendez vous, le plus régulier de la saison et celui qui a dominé les différents tours du championnat enlevant cinq sur huit tours, en l’occurrence Rabeh Bedoui qui se dirige logiquement vers un record sans précédent.

Cette finale servira aussi de répétition générale utile au championnat d’Afrique devant se dérouler sur le même parcours en octobre prochain.

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Mondial 2026 : 1248 joueurs inscrits, 6ème participation pour Messi, Ronaldo et Ochoa

03. Juni 2026 um 08:59

La Fédération internationale de football (FIFA), a publié les listes définitives des 48 sélections qualifiées à la Coupe du monde 2026, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Cette 23e édition du Mondial établit déjà un premier record avec 1248 joueurs retenus pour participer à la compétition, quatre nations débutantes et plusieurs records historiques.

Parmi ces 1248 joueurs, 357 ont déjà disputé au moins une phase finale de Coupe du monde, tandis que 891 découvriront pour la première fois la plus prestigieuse des compétitions internationales.

Une édition marquée par les records

Le tournoi sera également marqué par une forte diversité générationnelle. Le gardien écossais Craig Gordon sera le joueur le plus âgé du tournoi à 43 ans et 162 jours. À l’opposé, le Mexicain Gilberto Mora sera le plus jeune participant avec 17 ans et 240 jours.

Les listes définitives comptent au total 22 joueurs âgés de moins de 20 ans et sept quadragénaires.

L’édition 2026 permettra également à trois figures majeures du football mondial d’inscrire leur nom dans les annales. Lionel Messi, Cristiano Ronaldo et Guillermo Ochoa participeront chacun à une sixième Coupe du monde, une performance inédite dans l’histoire de la compétition.

Quatre nouveaux pays au rendez-vous

L’élargissement du tournoi à 48 équipes offre à plusieurs nations une première apparition sur la scène mondiale. Les sélections du Cap-Vert, de Curaçao, de Jordanie et de l’Ouzbékistan découvriront ainsi la phase finale du Mondial.

La FIFA souligne également la dimension toujours plus internationale du football moderne. Pas moins de 449 clubs issus de 71 pays différents seront représentés lors du tournoi.

Certaines équipes, comme celles de l’Arabie saoudite et du Qatar, s’appuient essentiellement sur des joueurs évoluant dans leurs championnats nationaux. D’autres, à l’image du Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, du Sénégal ou encore de l’Uruguay, reposent principalement sur des footballeurs expatriés.

Carlos Queiroz rejoint un cercle très fermé

Sur le banc, le sélectionneur du Ghana, Carlos Queiroz, disputera sa cinquième Coupe du monde consécutive en tant qu’entraîneur. Le technicien portugais rejoint ainsi le cercle très restreint des entraîneurs ayant réalisé cet exploit, aux côtés de Bora Milutinovic.

Selon le règlement de la compétition, les listes définitives déposées le 1er juin ne pourront être modifiées qu’en cas de blessure grave ou de maladie, et ce jusqu’à 24 heures avant le premier match de la sélection concernée.

Avec 48 équipes engagées et un total inédit de 104 rencontres programmées, le Mondial 2026 s’annonce comme la plus vaste Coupe du monde jamais organisée.

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Condamnations dans l’affaire de l’appareil secret : Ennahdha crie au procès politique

03. Juni 2026 um 08:34

Le mouvement Ennahdha a vivement réagi aux lourdes condamnations prononcées par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis dans le dossier dit de l’“appareil secret”, qualifiant ces décisions de rupture grave avec les principes d’un procès équitable et d’“instrumentalisation politique de la justice”.

Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, le parti affirme que cette affaire repose, selon lui, sur une logique de conflit politique plus que sur des fondements pénaux. Il soutient que l’origine du dossier serait une plainte émanant de parties politiques et non d’une enquête initiée par des structures sécuritaires ou judiciaires, ce qui, selon Ennahdha, confirmerait la nature “politique” du contentieux.

Poursuites avaient été engagées contre des figures

Le mouvement rappelle également que certains éléments centraux du dossier avaient déjà été examinés par la justice en 2013, période durant laquelle des poursuites avaient été engagées contre des figures citées dans cette affaire, avant qu’une peine de prison ne soit purgée par l’un des principaux accusés. Pour Ennahdha, la réactivation du dossier plusieurs années plus tard ne s’expliquerait que par un changement de contexte politique intervenu après 2021, marqué par un rapport conflictuel entre le pouvoir en place et ses opposants.

Le parti critique par ailleurs le déroulement du procès, dénonçant des audiences à huis clos qui auraient empêché, selon lui, la transparence et la surveillance de l’opinion publique. Cette absence de publicité des débats est présentée comme un facteur remettant en cause les garanties d’un procès équitable.

S’agissant des éléments de preuve, Ennahdha affirme que les accusations reposeraient sur des témoignages jugés peu fiables, provenant de personnes impliquées dans d’autres affaires et dont les déclarations seraient, selon le mouvement, motivées par des intérêts judiciaires. Le parti soutient également que des documents présentés par la défense auraient contredit l’existence d’un “appareil secret” structuré.

Condamnations sévères visant notamment Rached Ghannouchi

Enfin, le mouvement condamne ce qu’il qualifie de “condamnations sévères” visant notamment son président Rached Ghannouchi, ainsi que d’autres responsables du parti. Il estime que ces décisions judiciaires traduisent une dérive du système judiciaire et appelle à la libération des personnes incarcérées dans ce dossier, tout en exhortant les autorités à se concentrer sur les difficultés économiques et sociales du pays plutôt que sur les poursuites à caractère politique.

À travers cette prise de position, Ennahda maintient sa ligne de défense habituelle dans ce dossier sensible, qu’elle continue de présenter comme un contentieux à forte dimension politique plutôt qu’une affaire strictement pénale.

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Affaire appareil secret d’Ennahdha: perpétuité pour Rached Ghannouchi 

02. Juni 2026 um 19:06

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi, son verdict dans l’affaire dite de l’« appareil secret » du mouvement Ennahdha. Trente-cinq accusés ont été reconnus coupables de plusieurs infractions à caractère terroriste et condamnés à des peines allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion criminelle à perpétuité.

Parmi les principaux condamnés figure le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, qui a écopé d’une peine de réclusion à perpétuité assortie de 30 années de prison supplémentaires. Son ancien vice-président et ex-chef du gouvernement, Ali Laarayedh, a été condamné à 42 ans de réclusion.

Une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) assure que les accusés ont été déclarés coupables notamment de constitution d’une organisation terroriste, d’adhésion volontaire à une entente liée à des activités terroristes, ainsi que de mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une organisation terroriste.

La peine la plus lourde a été prononcée contre Mustapha Khedher, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 96 années de prison supplémentaires. Ridha Barouni, Taher Boubahri, Kamel Ayefi et sept autres accusés ont également été condamnés à la perpétuité, assortie de 76 années d’emprisonnement.

D’autres condamnations ont été prononcées, notamment la perpétuité assortie de 50 ans de prison pour Fathi Beldi, de 37 ans pour Abdelaziz Daghsni, de 32 ans pour Kamel Bedoui, ainsi que de 30 ans pour Samir Hannachi. Kaïs Bakkar a été condamné à 48 ans de prison, Belhassen Naqach à 46 ans et Ali Ferchichi à 34 ans. Trois accusés ont écopé de 18 ans d’emprisonnement, quatre autres de 12 ans et deux prévenus de 10 ans.

Le tribunal a également ordonné le placement de l’ensemble des condamnés sous surveillance administrative pendant cinq ans après l’exécution de leur peine.

Cette affaire, qualifiée de terroriste par la justice tunisienne, concerne 35 accusés, parmi lesquels plusieurs anciens responsables du mouvement Ennahdha ainsi que d’anciens cadres sécuritaires. Mustapha Khedher, déjà cité dans le dossier de la « chambre noire », figure également parmi les personnes poursuivies.

Le dossier a été relancé au début de l’année 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et par le collectif de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés respectivement en février et en juillet 2013.

Le comité de défense des deux dirigeants politiques avait accusé le supposé « appareil secret » d’Ennahdha d’être impliqué dans ces assassinats, ainsi que dans des activités d’espionnage et d’infiltration des institutions de l’État. Il avait également mis en cause plusieurs dirigeants du mouvement, notamment Rached Ghannouchi, les accusant d’avoir dirigé et supervisé cette structure. Le mouvement Ennahdha a toujours rejeté ces accusations, les qualifiant de politiques et dénuées de fondement.

Initialement instruit par le parquet du Tribunal de première instance de l’Ariana, le dossier a été transféré en septembre 2023 au pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, qui a poursuivi les investigations jusqu’au jugement rendu mardi.

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Affaire de « l’appareil secret » : Perpétuité pour Ghannouchi et lourdes condamnations dans un vaste procès

02. Juni 2026 um 20:47

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi soir, ses jugements dans le dossier dit de « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Les peines prononcées s’étendent de dix ans de prison à la réclusion à perpétuité, parfois assortie de dizaines d’années supplémentaires. L’affaire concerne 35 accusés poursuivis notamment pour des infractions à caractère terroriste.

Des peines allant jusqu’à la perpétuité

Le tribunal a retenu la culpabilité des prévenus pour constitution et adhésion à une organisation terroriste, ainsi que pour la mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une entité terroriste, en plus d’autres infractions prévues par la législation antiterroriste.

Les sanctions les plus lourdes ont été prononcées contre Mustapha Khedher, condamné à la perpétuité assortie de 96 ans de prison. Plusieurs accusés, dont Ridha Barouni, Tahar Boubehri, Kamel Aïfi et sept autres personnes, ont également été condamnés à la perpétuité assortie de 76 ans de prison.

D’autres peines importantes ont été prononcées, notamment la perpétuité assortie de 50 ans pour Fethi Beldi, 37 ans pour Abdelaziz Daghsni, 32 ans pour Kamel Bedoui et 30 ans pour Samir Hannachi.

La réclusion à vie pour Ghannouchi

Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné à la perpétuité assortie de 30 ans de prison. L’ancien chef de gouvernement Ali Laarayedh a, pour sa part, écopé de 42 ans de prison.

Parmi les autres condamnations, Kaïs Bakkar a été condamné à 48 ans de prison, Belhassen Nakkache à 46 ans, Ali Ferchichi à 34 ans, tandis que d’autres accusés ont reçu des peines comprises entre 10 et 18 ans.

Un dossier ouvert depuis 2022

L’affaire a été ouverte début 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et le collectif de défense des dirigeants politiques assassinés Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Le collectif accuse la structure dite de l’« appareil secret » d’implication dans les assassinats des deux opposants, ainsi que d’activités d’espionnage et d’infiltration des institutions de l’État.

Les accusateurs soutiennent que certains dirigeants du mouvement Ennahdha, dont Rached Ghannouchi, supervisaient cette structure. Le mouvement, de son côté, a toujours rejeté ces accusations, les qualifiant de politiques.

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Tunisie | Verdicts dans l’affaire de l’appareil secret d’Ennahdha

Von: Yusra NY
02. Juni 2026 um 20:24

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, ce mardi 2 juin 2026, ses verdicts dans l’affaire de « l’appareil secret » du parti islamiste Ennahdha. Les peines prononcées vont de 10 ans de réclusion à la prison à perpétuité.

Une source judiciaire a confirmé à l’agence Tap que le tribunal a reconnu les accusés « coupables de constitution et d’adhésion à une entente terroriste sur le territoire national, de mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une organisation terroriste, ainsi que d’autres infractions prévues par la loi de lutte contre le terrorisme ».

Les verdicts prononcés par le tribunal vont de 10 ans de réclusion à la prison à perpétuité, visant notamment le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi.

Ali Larayedh a écopé de 42 ans de prison, Rached Ghannouchi a été condamné à perpétuité, assortie de 30 ans de prison et Fathi Baldi à perpétuité, assortie de 50 ans de prison tout comme Mustapha Kheder, perpétuité, assortie de 96 ans de prison.

La même source a ajouté que Ridha Barouni, Taher Boubahri, Kamel Al-Aifi, Abdelaziz Deghsni, Kamel Bedoui et Samir Hannachi ont également été condamnés à la perpétuité, assortie de dizaines d’années de prison.

Le tribunal a également condamné Kais Bekkar à 48 ans et à Belgacem Naccache 46 ans ainsi que trois autres accusés à 18 ans de prison, quatre à 12 ans, et deux à 10 ans de prison.
Ali Ferchichi : 34 ans de prison.

Au total, 35 prévenus étaient poursuivis dans cette affaire à caractère terroriste, comptant de hauts dirigeants du parti Ennahdha, de hauts cadres de la sécurité, ainsi que Mustapha Kheder, principal suspect dans le dossier connexe de la « chambre noire » du ministère de l’Intérieur.

Pour rappel, le dossier a été ouvert au début de l’année 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et le collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, les deux figures de gauche assassinées respectivement en février et juillet 2013.

Y. N.

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Tunisie | Hausse des exportations d’huile d’olive de 64 % en 6 mois

02. Juni 2026 um 13:23

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont connu une forte accélération lors de la campagne 2025-2026 : entre novembre 2025 et avril 2026, le pays a exporté 295 400 tonnes, contre 180 200 tonnes sur la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de 63,9 %.

Ces chiffres ont été annoncés par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), qui indique que la croissance des volumes s’est traduite par une hausse significative des revenus.

Au cours des six premiers mois de la campagne, les recettes d’exportation ont atteint 3 643,8 millions de dinars tunisiens (MDT), soit environ 1 104,2 millions d’euros, contre 2 442,4 MDT (environ 740,1 millions d’euros) sur la même période de l’année précédente, ce qui représente une hausse de 49,2 %.

Cependant, malgré la forte augmentation des volumes vendus, les prix moyens ont diminué.

En avril 2026, le prix moyen à l’exportation s’établissait à 12,67 dinars le kg (environ 3,84 euros), contre 13,77 dinars (environ 4,17 euros) en avril de l’année précédente, soit une baisse de 8 %. Selon la catégorie, les prix variaient entre 8,81 et 16,55 dinars le kg, soit environ entre 2,67 et 5,02 euros.

La filière tunisienne continue d’exporter principalement des produits en vrac : l’huile conditionnée ne représente que 12,5 % des volumes vendus à l’étranger, malgré une légère augmentation par rapport aux 11,9 % de la saison précédente.

La part de l’huile vendue en vrac se maintient ainsi à 87,5 %.

L’huile d’olive extra vierge représente 83,5 % des exportations tunisiennes d’huile d’olive. L’Union européenne (UE) demeure la principale destination de l’huile d’olive tunisienne, absorbant 56,5 % des volumes exportés. Viennent ensuite l’Amérique du Nord (23,2 %), l’Asie (12,1 %) et l’Afrique (4,5 %). Parmi les pays importateurs, l’Espagne reste le premier acheteur avec 32,3 % des quantités exportées, suivie de l’Italie (19,6 %) et des États-Unis (19 %).

L’huile d’olive biologique est également en plein essor : au cours des six premiers mois de la campagne, la Tunisie a exporté 37 900 tonnes, pour une valeur de 497,7 MDT (environ 150,8 millions d’euros). Cependant, la part de l’huile biologique conditionnée ne dépasse pas 5,7 % des volumes. Le prix moyen de ce type d’huile s’établissait à 13,12 dinars le kilogramme, soit environ 3,98 euros, avec 12,94 dinars (environ 3,92 euros) pour les produits en vrac et 16,15 dinars (environ 4,89 euros) pour les produits conditionnés.

L’Italie est le premier marché pour l’huile d’olive biologique tunisienne, représentant 38 % des exportations, devant les États-Unis (25 %), l’Espagne (24 %) et la France (8 %). Ce chiffre confirme le rôle central du marché italien pour le segment le plus qualitatif de la filière tunisienne, tandis que les ventes en gros sur les marchés européens, notamment espagnol et italien, demeurent la principale source d’exportations.

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Football | Face à l’Autriche, la Tunisie n’a pas démérité

02. Juni 2026 um 12:26

L’équipe de Tunisie a perdu, hier soir, lundi 1er juin 2026, son match amical de préparation au Mondial de football qui s’ouvrira dans deux semaines aux Etats-Unis, Canada et Mexique. Les coéquipiers de Hannibal Mejbri ont perdu par un seul but d’écart contre l’Autriche, qui jouait à domicile. Mais ils n’ont pas démérité.

C’est la première défaite des Aigles de Carthage sous la conduite de l’ex-international Sabri Lamouchi, après une victoire succès contre Haïti et un nul contre le Canada. Et une défaite fait toujours mal, surtout que les Tunisiens ont joué à onze contre dix une partie de la rencontre, qu’ils avaient créé beaucoup d’occasions nettes de buts (dont deux balles sur le poteau et une sur la barre transversale), qui auraient pu changer complètement la physionomie d’un match dominé de bout en bout par les Carthaginois.

Ce qu’on retiendra de la contreperformance d’hier c’est l’esprit conquérant du groupe qui n’a pas hésité à jouer franchement l’attaque, et c’est sur une perte de balle dans le camp adverse et une contre-attaque fulgurante et bien menée par leurs adversaires qu’ils se sont finalement inclinés.

Le coach autrichien, qui n’a pas tari d’éloge pour les joueurs tunisiens, et notamment pour Hannibal Mejbri, s’est dit très satisfait du comportement de ses joueurs qui ont su, face à une équipe tunisienne bien organisée et en supériorité numérique, forcer la décision. Il y voit une bonne préparation pour le match qui attend les Autrichiens face à la Jordanie et, surtout, l’Algérie en Coupe du Monde.

Les coéquipiers de Ellyes Skhiri, qui n’ont pas démérité malgré la défaite, sont appelés à se serrer les coudes et à jouer avec plus de précision et puissance face aux Belges, samedi prochain, avant de prendre le vol pour le Mexique.

La bonne nouvelle est qu’ils savent remonter la balle et disposent de bons attaquants. Il leur reste à faire preuve de plus de précision devant les buts adverses et de concrétiser une partie des occasions qu’ils arrivent à se créer à chaque match. La volonté, la détermination et la technique de balle sont là, il reste à faire preuve de réalisme et d’efficacité en attaque. Donc ne pas jouer la manière aux dépens du résultat, comme ils ont fait hier, en ratant un match qui était largement à leur portée. D’autant que face aux Pays-Bas, la Suisse et le Japon, qui les attendent de pied ferme en Amérique, les erreurs ne seront pas permises.  

Latif Belhedi

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Il y a soixante ans – Naissait la télévision publique tunisienne

02. Juni 2026 um 09:38

Certains se souviennent de ce 31 mai 1966. Pour la première fois, ils ont assisté sur leur poste de télévision à la présentation de la téléspeakerine d’alors, Naziha Magherbi. L’image était à l’envers ; fait marquant de ce début donc de la télévision tunisienne. Une image découverte sur des écrans en noir et blanc de la marque Carthage ou Autovox.

 

 

Le 31 mai 1966, la télévision publique – et la télévision tunisienne tout court-  a fait son apparition. Nos compatriotes ont suivi, à ce titre, ces derniers jours, sur la Watanya 1 et la Watanya 2, quelques documentaires rappelant le début du petit écran. Et son inauguration par le premier président de la République, Habib Bourguiba (notre première photo). Et la première image découverte par les téléspectateurs, et qui est restée dans la mémoire de plus d’un, est celle de la téléspeakerine d’alors, Naziha Magherbi. L’image était à l’envers (notre seconde photo) ; fait marquant de ce début donc de la télévision tunisienne. Une image découverte sur des écrans en noir et blanc de la marque Carthage ou Autovox.

Avant cette date, les Tunisiens avaient connu la télévision au travers des programmes de la RAI, la télévision publique italienne, qui se limitait à une seule et unique chaîne. Un émetteur avait été installé par la RAI, en 1960, pour la retransmission des Jeux olympiques de 1960, et était ensuite resté en fonction pour quelque temps sur le réseau hertzien. Ce qui permit à de nombreux tunisiens de faire connaissance avec la langue italienne. Mais aussi de devenir des fans des clubs italiens, comme l’A C Milan, l’Inter de Milan, la Juventus ou encore Cagliari; ou encore d’animateurs comme Pippo Baudo.

Depuis, que de changements! La télévision publique est passée effectivement à la couleur. Comme elle a étendu ses programmes pour être diffusée 24 heures/ 24. Et a ajouté une deuxième chaîne, appelée la Chaîne jeune. Elle fut rebaptisée Watanya 2 au lendemain du 14 janvier 2011. Sans oublier l’introduction de la publicité.

Un nouveau contexte

En fait, et avant 2011, le paysage télévisuel a cessé d’être trusté, pour ainsi dire, par les chaînes publiques. Il y a eu ainsi Hannibal Tv et Nessma Tv. Avant d’assister à une explosion avec l’apparition de pas moins de neuf nouvelles chaînes. Un nouveau contexte qui a transformé le PAT (Paysage Audiovisuel Tunisien) et qui a engendré la concurrence.

La révolution de 2011 n’a pas été facile pour les chaînes publiques qui ont connu des difficultés notamment financières avec les recrutements d’un personnel qui a été longtemps pigiste et en raison d’un manque de ressources essentiellement publicitaires.

A l’instar de la sitcom « Chouflihall »

Soixante ans après sa naissance la télévision publique vit notamment grâce à ses riches archives qu’elle continue de programmer y compris aux heures de forte audience. A l’instar du sitcom « Chouflihall », programmé même au cours du mois de ramadan connu pour ne diffuser que de nouveaux programmes.

Au cours des soixante ans de son existence, la télévision tunisienne peut s’enorgueillir également d’avoir largement contribué à attirer un ensemble de compétences. Dont certains continuent de faire les beaux jours de nombreuses télévisions arabes, surtout dans la région du Golfe arabe.

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Pour sa libération, Hatem Chaabouni paie une caution de 60 MDT

02. Juni 2026 um 09:21

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a décidé, lundi 1er juin 2026, d’accorder lsa libération à l’homme d’affaires Hatem Chaabouni, moyennant le versement d’une caution fixée à 60 millions de dinars (MDT).

Cette décision intervient dans le cadre d’une affaire financière dans laquelle l’homme d’affaires est détenu depuis juin 2024. Le dossier implique également un ancien président-directeur général de la Banque nationale agricole (BNA) ainsi que plusieurs hauts responsables de l’établissement bancaire public.

L’enquête porte sur des soupçons d’irrégularités dans l’octroi de crédits bancaires et sur une opération liée à l’acquisition d’actions de la BNA financée par un prêt bancaire accordé dans des conditions jugées contraires aux procédures légales en vigueur.

Les personnes poursuivies sont notamment soupçonnées d’avoir mis en place un montage financier impliquant l’exploitation de fonctions bancaires, avec des accusations de faux, d’abus de fonction et de blanchiment d’argent. Les investigations visent à déterminer les circonstances dans lesquelles ces financements ont été accordés et les éventuelles responsabilités des différents intervenants.

Cette affaire figure parmi les dossiers de corruption financière les plus suivis de ces dernières années en Tunisie, en raison de l’implication de responsables d’une banque publique et des montants financiers concernés.

Affaire à suivre.

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