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JCC 2025 dans les Casernes : Projection de quatre courts métrages à l’École d’aviation Borj El Amri

Von: walid
22. Dezember 2025 um 22:24

Dans le cadre des activités parallèles de la 36ème session des Journées cinématographiques de Carthage, la 4e édition des ” JCC dans les casernes ” a été inaugurée mercredi 17 décembre 2025 à l’École d’aviation de Borj El Amri, en collaboration avec le ministère de la Défense nationale. L’événement s’est déroulé en présence de M. Kaïs Sghaïer, directeur de l’École d’aviation de Borj El Amri, et de Mme Mounira Mnif, membre du comité directeur des JCC et responsable du service de décentralisation des JCC.

Le directeur de l’École d’aviation de Borj El Amri s’est félicité de l’accueil de cette initiative culturelle au sein de l’institution, soulignant le rôle du cinéma comme puissant vecteur d’inspiration pour les individus, tant civils que militaires. Il a insisté sur l’importance du dialogue et de l’échange critique comme outils essentiels à l’enrichissement intellectuel.

Mme Mounira Mnif a, pour sa part, souligné la solidité et la continuité du partenariat entre le ministère des Affaires culturelles et le ministère de la Défense nationale, notant son impact positif sur le secteur audiovisuel grâce au soutien logistique, à la protection et à l’appui aux productions cinématographiques. Elle a également réaffirmé l’engagement de longue date des JCC en faveur d’un cinéma engagé centrés sur le côté humain et humaniste, insistant sur le fait que l’accès à la culture est un droit fondamental.

Le programme comprenait la projection de quatre courts métrages : le film tunisien « Pierre-Papier-Ciseaux », de Cherifa Benouda, sélectionné en compétition Ciné Promesse, « Café ?», du réalisateur sénégalais Bamar Kane, et « Oranges Road », du réalisateur syrien Sami Farah, tous deux présentés en compétition des courts métrages ; ainsi que le court métrage classique « VISA », de Brahim Letaief.

Pour conclure l’événement, et à l’occasion du 15e anniversaire du déclenchement de la révolution tunisienne, un spot publicitaire spécial produit par la Direction du patrimoine, de l’information et de la culture a été projeté, mettant en lumière le rôle de l’armée pendant la révolution de 2011.

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JCC 2025 : « Roqia » de Yanis Koussim clôt la compétition des longs métrages avec un thriller psychologique saisissant

Von: walid
22. Dezember 2025 um 22:16

Le film algérien “Roqia” réalisé par Yanis Koussim, a clôturé la projection des longs métrages en compétition des 36èmes Journées cinématographiques de Carthage (JCC) du 13 au20 décembre 2025. Ce long métrage a été projeté jeudi soir à l’Opéra de la Cité de la Culture pour sa première tunisienne.

Roqia raconte l’histoire d’un personnage vivant dans un monde imprégné de peur et d’angoisse, où le quotidien se mêle aux séquelles persistantes de violences passées.

Dans ce film, le disciple d’un vieux Raqi (un exorciste musulman) craint que la maladie d’Alzheimer de son maître ne libère le Mal.

Au fil du récit, des bribes d’un passé lié aux années de troubles et de violence en Algérie au début des années 1990 refont surface, transformant l’expérience personnelle en une confrontation avec un mal latent, prêt à ressurgir à tout moment.

Le film ne présente pas une narration linéaire et claire mais événements plutôt fragmentés, laissant au spectateur le soin de relier les points et de comprendre ce qui est visible et ce qui demeure caché. Ce travail est réalisé par la suggestion et l’exploration de la mémoire, plutôt que par une narration directe. Le film s’inscrit dans le genre du “cinéma” psychologique.

Sur le plan technique, le rythme du film est lent et progressif reflété par l’état psychologique des personnages, marqué par la tension et la crise de nerfs. La photographie, tout aussi sombre, avec sa lumière tamisée, évoque les ténèbres qui ont enveloppé l’Algérie des années 90, sans que le réalisateur n’intervienne directement dans la narration. Les scènes d’espaces clos dominent le film, instaurant un sentiment d’insécurité et d’étouffement. Le réalisateur a ainsi eu recours aux gros plans et aux très gros plans pour accentuer la peur et l’angoisse chez le spectateur, renforçant l’aspect horrifique du film et incitant le public à anticiper la suite des événements.

Autre particularité notable figure la quasi-absence de musique. Les scènes s’appuient plutôt sur le silence ou les bruits du quotidien, un choix artistique en accord avec la tonalité psychologique du film.

Le film explore le concept du mal comme une force latente dont l’influence persiste même après la disparition de ses manifestations violentes. Dans ce contexte, il fait indirectement référence à la guerre civile algérienne des années 1990 et aux violences armées qui en ont résulté, perpétrées notamment par le Groupe islamique armé (GIA).

Cependant, l’œuvre n’aborde pas directement cette période d’un point de vue historique, mais se concentre plutôt sur ses conséquences psychologiques et sociales à long terme.

Le film soulève également des questions sur la mémoire collective, les limites de l’oubli et la possibilité de dépasser le passé sans l’affronter. Il suggère qu’ignorer la mémoire pourrait permettre à la violence de ressurgir sous de nouvelles formes, faisant du film une réflexion sur les conséquences de ce conflit.

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