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Énergie, numérique et capitaux : comment la Tunisie peut devenir le tiers de confiance de l’axe euro-africain

15. Juli 2026 um 14:17

La récente publication du World Ultra Wealth Report 2026 faisant état d’une hausse de 23,7 % des très hauts patrimoines (UHNWI) en Afrique met en lumière un paradoxe frappant : le continent déborde de capitaux privés, mais ces derniers s’exilent ou s’endorment faute d’infrastructures de confiance pour les capter et les orienter vers l’économie réelle. Au même moment, l’Europe et l’Afrique font face à un défi historique interdépendant : la double transition énergétique et numérique.

Dans cette reconfiguration profonde des flux mondiaux, la Tunisie, à l’aube de son Plan de développement 2026-2030, détient une carte maîtresse. Elle ne doit plus seulement chercher à attirer des investissements passifs, elle doit s’affirmer comme le hub normatif, technologique et logistique interconnectant l’Europe, le Maghreb et le marché unique africain.

 

Le hub numérique : au-delà des câbles, la bataille des normes et des certifications

Devenir un hub digital à l’horizon 2030 ne se résume pas à aligner des infrastructures physiques ou à servir de pépinière de talents destinée à l’exportation. La véritable souveraineté immatérielle repose sur la capacité à dicter ou à certifier les règles du jeu.

La Tunisie doit se positionner comme le laboratoire des normes de conformité et des certifications numériques pour l’Afrique :

Souveraineté des données et tiers de confiance : face à l’extraterritorialité des législations étrangères (comme le CLOUD Act américain) et aux exigences strictes du RGPD européen, la Tunisie peut devenir le sanctuaire de données hautement sécurisé pour les capitaux et les institutions africaines.

Standardisation de l’IA et de la FinTech : en certifiant la transparence algorithmique et la sécurité des services financiers automatisés (visant le « Zéro Subjectivité »), nos institutions créent l’écosystème de confiance indispensable pour que les grandes fortunes africaines investissent massivement à travers nos canaux formels.

Le hub énergétique : certifier la molécule et l’électron verts

Le numérique est un gouffre énergétique, et l’Europe est en quête désespérée de décarbonation. À l’intersection des corridors électriques et des futurs pipelines d’hydrogène propre, la Tunisie a l’opportunité historique de devenir la plateforme de certification de l’énergie verte euro-africaine.

L’attraction des capitaux par la conformité : les fonds d’investissement et les très hauts patrimoines africains cherchent des projets d’infrastructure durables, labellisés selon les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).

La douane carbone aux portes de l’Europe : en développant des mécanismes souverains de certification carbone et d’audit énergétique aux normes européennes sur le sol tunisien, nous offrons aux producteurs d’énergie africains le sésame indispensable pour exporter vers le marché européen. Nous transformons ainsi notre position géographique en levier de négociation macroéconomique pur.

Le choix de la rupture systémique

La Tunisie ne résoudra pas ses équations budgétaires par de vieilles méthodes ou en subissant passivement l’exode de son capital humain et financier. L’assainissement de nos perspectives économiques exige une rupture systémique : devenir la frontière normative où l’énergie et le numérique africains obtiennent leur légitimité internationale.

 

Le World Ultra Wealth Report 2026 nous montre que l’argent est là ; le Plan 2026-2030 nous donne le cadre opérationnel. Il ne nous reste plus qu’à imposer notre code – notre « Software » de gouvernance – pour devenir le pivot incontournable de ce nouvel ordre économique mondial.

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Les analyses et propos contenus dans cette tribune n’engagent que l’auteur.

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Supercell mise jusqu’à 200 000 dollars sur les studios de jeux vidéo africains

15. Juli 2026 um 13:09

Le géant finlandais du jeu vidéo Supercell veut accélérer l’émergence des studios africains en lançant un programme de financement pouvant atteindre 200 000 dollars par studio. L’objectif: aider les entreprises africaines de gaming à passer un cap, sans prendre de participation dans leur capital.

Baptisé Supercell Developer Grants Program, ce dispositif propose des subventions comprises entre 20 000 et 200 000 dollars aux studios de développement de jeux vidéo basés en Afrique. Contrairement à un investissement classique, ce financement est non dilutif: les bénéficiaires conservent la propriété de leur entreprise, leurs jeux et leur propriété intellectuelle. Supercell cible les studios déjà structurés, et non les développeurs indépendants ou les équipes informelles. Pour être éligibles, les candidats doivent être des sociétés légalement enregistrées, avec leurs principales activités et la majorité de leurs équipes situées en Afrique.

Le programme accepte des candidatures issues de différents segments du marché: jeux mobiles, PC, consoles, modèles gratuits («free-to-play»), jeux premium ou hybrides. Le groupe précise toutefois rechercher avant tout des équipes capables de construire des entreprises de jeux durables. Les fonds pourront notamment servir à renforcer les équipes, recruter des talents, financer la création artistique, l’ingénierie, le son, les outils de développement, l’assurance qualité ou encore les opérations marketing.

Pour les startups africaines du secteur, souvent confrontées à un manque de financement pour industrialiser leurs productions, cette enveloppe représente un levier pour accélérer la commercialisation de jeux capables de toucher un marché mondial. Avec une population jeune, une croissance rapide de l’usage du mobile et une scène créative en développement, l’Afrique attire de plus en plus les acteurs internationaux du gaming. Supercell estime que le continent regorge de nouvelles narratives culturelles et de talents capables de contribuer à l’évolution du jeu vidéo mondial.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 9 août 2026 à 23h59 UTC. Après une phase d’évaluation prévue entre août et octobre, les studios sélectionnés devraient recevoir leur financement à partir de décembre.

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Le gazoduc Nigeria-Maroc va entrer dans sa phase de construction !

15. Juli 2026 um 13:07

L’approfondissement des liens entre le Maroc et le reste du continent africain est un axe majeur de la politique étrangère marocaine et se traduit par un ancrage économique solide notamment dans le secteur financier via l’implantation des banques marocaines, le secteur commercial, le secteur aéronautique mais également le secteur énergétique. Le mégaprojet du gazoduc Nigeria-Maroc dont la dénomination officielle est Gazoduc Afrique-Atlantique s’étendra sur 6 900 kilomètres à travers 13 pays de la côte ouest de l’Afrique pour être raccordé in fine au réseau gazier Maghreb-Europe.

Imed Bahri

Asharq Bloomberg (média issu du partenariat entre le groupe saoudien Saudi Research and Media Group et Bloomberg) indique que le projet de gazoduc Afrique-Atlantique (The African Atlantic Gas Pipeline), reliant le Nigeria au Maroc, entre dans une nouvelle phase de sa mise en œuvre. Les études techniques et d’ingénierie sont désormais achevées et les préparatifs de construction peuvent commencer. Ce projet, l’un des plus importants d’Afrique en matière d’infrastructures de transport de gaz, vise à acheminer les réserves de gaz nigérianes vers les pays d’Afrique de l’Ouest et le Maroc avant d’atteindre les marchés européens.

6 900 kilomètres à travers 13 pays ouest-africains

L’étude d’impact environnemental et social (EIES) relative à la section marocaine révèle de nouveaux détails sur la mise en œuvre, notamment l’emplacement des stations de compression et de réception, les modalités de raccordement du gazoduc au réseau gazier Maghreb-Europe, ainsi que les phases de construction et d’exploitation. Ces informations font suite à la finalisation des études de faisabilité et des plans d’ingénierie, ouvrant la voie à l’obtention des autorisations environnementales nécessaires. 

Le projet devrait s’étendre sur environ 6 900 kilomètres à travers 13 pays de la côte ouest-africaine, dont 2 220 kilomètres pour la section marocaine (1 830 kilomètres à terre et 390 kilomètres en mer). Le coût d’investissement estimé du projet est d’environ 25 milliards de dollars. La section marocaine comprend quatre stations de compression et deux stations de réception, constituant l’infrastructure nécessaire au transport du gaz.

Ce projet vise à acheminer du gaz naturel du Nigéria vers les pays d’Afrique de l’Ouest et le Maroc, tout en permettant son raccordement au réseau gazier européen via le Maroc. Il renforcera la sécurité énergétique des pays traversés et fournira une infrastructure régionale de transport de gaz le long de la côte atlantique.

Quatre stations de compression au Maroc

L’une des informations les plus importantes révélées par le document est l’identification de l’emplacement de quatre stations de compression sur la section terrestre au Maroc, près des villes de Boujdour, Tan-Tan, Agadir et Safi.

Les stations de compression figurent parmi les composants essentiels des gazoducs, car elles permettent de rétablir la pression du gaz lorsqu’elle chute durant son long parcours, assurant ainsi un débit continu jusqu’à sa destination finale.

L’étude indique que les stations seront construites à intervalles de 300 à 320 kilomètres, un espacement adapté à un gazoduc de 48 pouces de diamètre. Chaque station occupera une superficie d’environ 64 hectares, les emplacements ayant été choisis à proximité des ports et des réseaux de transport afin de faciliter la livraison des équipements et des services.

Le choix d’un diamètre de gazoduc de 48 pouces tient compte non seulement des besoins actuels mais aussi du potentiel d’augmentation des volumes de gaz à l’avenir, en fonction de la croissance de la production et de la demande dans les pays traversés.

Un consortium composé des sociétés françaises Phénixa et Oréade-Brèche, de la société américaine CSA Ocean Sciences et de la société marocaine ZIZ Geo Consulting a réalisé les études relatives aux sections terrestres et maritimes du projet pour le compte de l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym), l’agence gouvernementale marocaine responsable du projet, en collaboration avec la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC).

Raccordement à l’Europe

Le document révèle également que le projet comprendra deux terminaux de réception au Maroc. Le premier point d’arrivée du gaz en provenance de Mauritanie via la section offshore sera le terminal de la section terrestre. Le second permettra de connecter directement ce gazoduc au gazoduc Maghreb-Europe, acheminant ainsi le gaz vers les marchés européens via le réseau existant.

L’étude apporte également de nouvelles précisions sur le plan de mise en œuvre du projet qui prévoit l’établissement de six camps temporaires le long du tracé marocain. Ces camps comprendront des installations d’hébergement pour les travailleurs, des entrepôts de stockage de canalisations et des ateliers de maintenance des équipements.

Le projet sera mis en œuvre par le biais de contrats d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction distincts étant donné que chaque section du pipeline, station de compression et chaque station de réception est confiée à une entreprise différente. Cette approche vise à exécuter les travaux en parallèle, à réduire les délais d’achèvement et à répartir les tâches et les risques entre plusieurs entreprises spécialisées.

Le document indique que chaque camp couvrira environ 300 kilomètres du tracé du projet et emploiera entre 1 000 et 1 200 travailleurs par camp pendant la phase de construction. La priorité sera donnée à l’emploi de la main-d’œuvre locale et à la mise en place de programmes de formation spécialisée.

Le projet est développé en partenariat entre l’Onhym et la NNPC, en collaboration avec les pays traversés par le pipeline.

Une section offshore

Selon l’étude, la section offshore s’étendra dans les eaux marocaines sur environ 390 kilomètres, entre la frontière maritime avec la Mauritanie et la région de Dakhla, à des profondeurs variant de 15 à 100 mètres.

Le gazoduc sera progressivement enfoui sur une distance d’environ huit kilomètres à mesure qu’il se rapproche de la côte, grâce à une couche de béton, un revêtement anticorrosion et un système de protection cathodique. Ceci garantira sa stabilité et sa sécurité tout au long de sa durée de vie opérationnelle estimée à 40 ans.

Le document explique que la section marocaine du projet relève de la phase 1B, qui s’étend de Kayar au Sénégal jusqu’au point de raccordement au gazoduc Maghreb-Europe au Maroc. Selon le calendrier de l’étude, la décision finale d’investissement est attendue au quatrième trimestre 2026, ce qui permettra au projet de passer de la phase d’étude et de conception à la mise en œuvre.

L’étude indique que le projet est actuellement en train de finaliser les études d’impact environnemental et social et de satisfaire aux exigences réglementaires et environnementales, suite à la réalisation des études de faisabilité et de la conception technique, en vue du démarrage des travaux. La construction du tronçon marocain devrait débuter après la décision finale d’investissement, prévue fin 2026, et la mise en service commerciale au deuxième trimestre 2031.

Pourquoi le tracé entièrement sous-marin n’a-t-il pas été retenu ?

L’étude révèle que les responsables du projet avaient initialement envisagé la construction d’un gazoduc entièrement sous-marin le long de la côte atlantique toutefois cette option a été écartée en raison des coûts élevés de construction et de maintenance, de la complexité technique et de l’impact potentiel sur les écosystèmes marins.

Un tracé combinant sections sous-marines et terrestres a donc été choisi, offrant des avantages économiques et de sécurité, et permettant l’approvisionnement en gaz naturel des villes et zones industrielles situées le long du tracé. Le tracé du gazoduc au Maroc a également été modifié afin d’éviter les zones habitées et les réserves naturelles, tout en maintenant une distance minimale d’un kilomètre par rapport aux habitats sensibles.

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Hajj 2027: les inscriptions ouvrent le 20 juillet, le numérique s’impose dans la procédure

15. Juli 2026 um 12:02

Le ministère des Affaires religieuses a annoncé l’ouverture des inscriptions pour le Hajj 2027 (1448 de l’Hégire) à partir du 20 juillet 2026. Les candidatures seront acceptées jusqu’au 20 août 2026 inclus.

Comme pour les précédentes campagnes, les Tunisiens souhaitant accomplir le pèlerinage devront s’inscrire exclusivement via la plateforme électronique du ministère hajj.affaires-religieuses.tn. Une nouvelle exigence a été introduite cette année: chaque candidat doit obligatoirement fournir une adresse électronique personnelle.

Après l’inscription en ligne, les candidats devront se rendre auprès de leur délégation de résidence pour valider leur dossier avec une copie de la carte d’identité nationale et le récépissé de candidature.

En effet, le coût officiel avait été fixé à 20 930 dinars par pèlerin, incluant les services d’hébergement et le billet d’avion.

Comme chaque année, la sélection finale restera liée au quota accordé à la Tunisie par l’Arabie saoudite. Pour rappel, le quota tunisien du Hajj 2026 était fixé à 10 982 pèlerins.

À l’échelle internationale, le Hajj 2026 a réuni 1 707 301 pèlerins, dont 1 546 655 venus de l’étranger, représentant 165 nationalités. Les pèlerins résidant en Arabie saoudite étaient au nombre de 160 646.

 

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Art céramique : Les graphèmes d’Insaf Kilani

15. Juli 2026 um 11:30

Doit-on parler de calligraphie, de calligrammes ou de graphèmes ? Ce que réalise Insaf Kilani est à la confluence de la lettre et de la poésie, avec pour support la céramique. Si elle est absolument limpide, la démarche de cette artiste s’accompagne d’une réflexion sur la poétique du signe et le déploiement de la lettre arabe.

Esthétiques, signifiantes et aériennes, ses créations abordent les grands poètes arabes sur un mode aussi inattendu que déroutant.
Ce faisant, Insaf Kilani instaure une démarche inédite et engageante tout en étant profondément ludique.

En effet ces « Muallaqat » qui surgissent sous nos yeux, ne sont-elles pas un jeu subtil de la lettre et du sens, de la glaise et des mots, de la main et du poème ?

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Rachida Brakni refuse la Légion d’honneur : « L’honneur est un devoir moral »

15. Juli 2026 um 11:05
L’actrice fait partie des 619 personnalités distinguées dans la promotion du 14 juillet. Mais contrairement aux autres récipiendaires, elle a choisi de décliner cette distinction, dénonçant une décoration « attribuée à tour de bras pour le meilleur et souvent pour…

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L’Atuge place l’urgence et les opportunités de l’IA au cœur du Tunisia Global Forum 2026

15. Juli 2026 um 10:38

L’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (Atuge) annonce la tenue du Tunisia Global Forum (TGF) le 21 juillet 2026 à l’hôtel Radisson Blu de Tunis.

Placé sous le thème “Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA”, l’événement a pour ambition de mobiliser les talents et les énergies autour de l’opportunité historique et de l’urgence d’action que représente l’intelligence artificielle. Afin de traduire ces réflexions en actions concrètes pour la Tunisie, le forum sera l’occasion de publier un livre blanc dédié à l’IA, dont la rédaction a été confiée à un comité stratégique composé d’experts et d’entrepreneurs à la pointe des transformations liées à l’IA en Tunisie et dans le monde.

Parmi les temps forts de cette journée, l’ouverture officielle mettra en exergue la dimension de coopération internationale, avec la présence de Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

Le programme du TGF propose une approche multidimensionnelle à travers une série de conférences et de panels qui exploreront les enjeux de souveraineté et de gouvernance, le développement des infrastructures numériques et énergétiques, ainsi que la formation et la transformation indispensables des métiers.

Les débats exploreront également les moyens de mieux valoriser la recherche scientifique, de favoriser l’open-innovation entre startups et entreprises, et d’accélérer la transformation de l’écosystème entrepreneurial et de l’environnement d’affaires pour les mettre à l’heure des opportunités et des enjeux de l’IA.

Cette édition 2026 se distingue aussi par des nouveautés majeures destinées à confronter la théorie à la pratique. Le TGF mettra à l’honneur les finalistes du Hackathon IA “Automatiser ou disparaître”, coorganisé avec le CJD Tunis Horizon et mettant au défi des étudiants de Tunisie et de la diaspora d’imaginer et de prototyper des solutions d’automatisation métier innovantes.

Parallèlement, le forum accueillera la finale des TGF AI Awards, où vingt-sept finalistes défendront leurs projets sur scène lors de cette compétition qui récompense l’excellence dans les domaines de la recherche, des deeptechs et des startups.

La clôture du forum s’annonce tout aussi stratégique avec l’intervention de Mehdi Houas, qui vient d’être élu à la tête de Numeum, le principal syndicat patronal du numérique en France. Cette session de clôture intégrera également une keynote de Mustapha Ferjani, ministre de la Santé, un choix motivé par le fait que la santé représente l’un des secteurs offrant les applications les plus prometteuses pour l’intelligence artificielle en Tunisie.

Rappelons que le Tunisia Global Forum constitue le point d’orgue de tout un programme d’activités sous le chapeau du Diaspora Month, qui se déroule du 15 juillet au 15 août 2026. Cette initiative, organisée dans le cadre de la World Alliance of Tunisian Talents, a pour ambition de transformer la période estivale, traditionnellement marquée par les retours au pays, en un véritable temps de reconnexion des talents tunisiens du monde avec les acteurs économiques du pays et avec ses enjeux de développement et d’avenir.

Cette volonté d’impact à l’échelle nationale s’illustre par les Diaspora Regional Networkings (DRN), une série de rencontres visant à forger des collaborations pérennes dans plusieurs villes clés telles que Sfax, Sousse, Hammamet, Bizerte, Gabès, Béja et Djerba.

L’organisation de cette édition du Diaspora Month et du Tunisia Global Forum est rendue possible grâce à l’appui de nombreux partenaires de premier plan, notamment la GIZ à travers son programme EDMEJ pour la promotion de l’inclusion financière et socioéconomique en Tunisie, ainsi que la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

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Le chiffre de la semaine : 23,4 millions

15. Juli 2026 um 09:51
Jusqu’à 23,4 millions d’enfants supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté d’ici à la fin de l’année. C’est l’alerte lancée par l’UNICEF dans une récente analyse portant sur plus de 167 pays, qui mesure les effets économiques du conflit au Moyen-Orient.…

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Migrations et sécurité juridique : les garde-fous du développement selon Anne Guéguen

15. Juli 2026 um 09:35

À l’occasion des célébrations du 14 Juillet à La Marsa, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a présenté un état des lieux détaillé des relations bilatérales, alors que les deux nations commémorent cette année le soixante-dixième anniversaire de l’établissement de leurs liens diplomatiques.

Les données économiques révèlent une dynamique soutenue : l’excédent commercial tunisien envers la France a atteint 3 milliards d’euros pour l’année 2025, marquant une hausse de 600 millions par rapport aux 2,4 milliards enregistrés en 2024, soit une progression de 25 %. La France confirme ainsi son statut de premier partenaire économique du pays. Sur le terrain, les entreprises françaises ou à capitaux français implantées en Tunisie génèrent 170 000 postes de travail, consolidant leur contribution à l’emploi local.

Les échanges dans les domaines éducatif et universitaire affichent également des indicateurs robustes. Le réseau d’enseignement français accueille actuellement près de 20 000 élèves en Tunisie; tandis que 16 000 étudiants tunisiens poursuivent leurs études supérieures en France. La circulation des personnes s’intensifie avec la délivrance de plus de 116 000 visas à destination des Tunisiens au cours des douze derniers mois, témoignant de la densité des relations humaines entre les deux rives de la Méditerranée.

La diplomate a salué la « remarquable stabilité » d’une relation qui, selon elle, s’est construite sur la volonté commune de surmonter les séquelles de l’histoire coloniale. La France et l’Union européenne, a-t-elle rappelé, s’engagent à respecter pleinement la souveraineté tunisienne dans une approche de partenariat équilibré, reposant sur le dialogue et la considération réciproque.

Parmi les réalisations concrètes évoquées figurent l’implication de l’Agence française de développement dans la construction de deux établissements hospitaliers à Jendouba, le soutien à la rénovation des instituts supérieurs des études technologiques, ainsi que des programmes conjoints dédiés à la préservation des ressources hydriques et au développement des énergies solaire et éolienne. Le Forum méditerranéen de l’intelligence artificielle, organisé en novembre dernier, a été cité comme une initiative réussie dans le domaine de l’innovation technologique.

Anne Guéguen a par ailleurs réaffirmé les positions françaises sur les dossiers régionaux et internationaux, avec une reconnaissance explicite de l’État palestinien, un appui au Liban et un soutien à l’Ukraine. Elle a estimé que la Tunisie, attachée aux principes de justice internationale, porte des « attentes légitimes » concernant le respect des droits du peuple palestinien. La représentante française a plaidé pour une application rigoureuse du droit international et des droits humains, tout en mettant en garde contre les dérives nationalistes, racistes et protectionnistes.

L’ambassadrice a souligné que la préservation de l’État de droit et la sécurité juridique constituent des prérequis indispensables à toute prospérité durable. S’opposant aux logiques de repli, elle a considéré que celles-ci sont contraires au développement et à la sécurité des nations. Abordant la question migratoire, elle a estimé que ces flux interrogent les sociétés du Nord tout en pouvant être régulés, encadrés et accompagnés pour répondre aux évolutions contemporaines.

 

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La Chine s’intéresse davantage à la Tunisie: un fonds d’investissement cible les PME

15. Juli 2026 um 09:18

La Tunisie cherche à transformer l’intérêt des investisseurs chinois en projets concrets. L’ambassade de Tunisie à Pékin a annoncé qu’une réunion s’est tenue le 14 juillet entre ses représentants et le Fonds de développement Chine-Afrique (CADFund) afin d’accélérer les investissements chinois dans le pays et de renforcer le soutien aux petites et moyennes entreprises tunisiennes.

Cette rencontre a permis de faire le point sur la participation du bureau régional africain du fonds au Tunisia Investment Forum 2026, organisé les 25 et 26 juin à Tunis, ainsi que sur les échanges menés avec les autorités tunisiennes et les représentants du secteur privé à cette occasion.

Au-delà du bilan, les discussions ont porté sur les moyens de rendre plus opérationnelle la coopération entre la Tunisie et le CADFund. L’objectif affiché est double: encourager davantage d’entreprises chinoises à investir en Tunisie et mobiliser un appui financier et technique au profit des PME tunisiennes, notamment dans des secteurs considérés comme prioritaires pour le développement économique du pays.

Pour l’écosystème entrepreneurial tunisien, cette démarche ouvre la perspective d’un accès à de nouvelles sources de financement, mais aussi à des partenariats industriels et technologiques avec des entreprises chinoises, dans un contexte où la Tunisie cherche à attirer des investissements à forte valeur ajoutée et à renforcer son intégration dans les chaînes de valeur internationales.

Le Fonds de développement Chine-Afrique est l’un des principaux instruments financiers de Pékin dédiés aux investissements sur le continent africain. Son intervention privilégie généralement des projets présentant un potentiel de développement économique durable, en partenariat avec les acteurs locaux.

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Début du mois de Safar : jeudi 16 juillet

Von: tmps
15. Juli 2026 um 09:33

Le mufti de la République tunisienne, Hichem Ben Mahmoud, a annoncé que le jeudi 16 juillet marquera le premier jour du mois de Safar de l’année 1448 de l’Hégire.

Dans un communiqué publié mardi soir par le Dar Al-Ifta, le mufti a précisé que le mercredi 15 juillet correspondra au 30e et dernier jour du mois de Mouharram, la détermination ayant été effectuée sur la base de l’observation du croissant lunaire, avec recours au calcul astronomique à titre indicatif.

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La Tunisie veut réinventer son tourisme grâce à l’IA

15. Juli 2026 um 08:37

Le ministère du Tourisme et Tunisie Telecom franchissent une nouvelle étape dans la modernisation du secteur touristique. Les deux partenaires sont convenus d’élaborer un plan d’action commun destiné à accélérer la transition numérique du tourisme et de l’artisanat, en misant notamment sur l’intelligence artificielle, les services connectés et l’innovation. L’objectif est de renforcer l’attractivité de la destination Tunisie tout en améliorant les services proposés aux visiteurs et aux investisseurs.

Un partenariat pour moderniser le tourisme

Réunis sous la présidence du ministre du Tourisme, Soufiane Tekaya, et du président-directeur général de Tunisie Telecom, Lassâad Ben Dhiab, les responsables des deux institutions ont examiné les perspectives de coopération en matière de transformation numérique.

À l’issue de cette rencontre, ils ont convenu de mettre en place un plan d’action commun, en coordination avec les différentes structures relevant du ministère, afin de définir les priorités et d’assurer le suivi des projets retenus.

Cette feuille de route vise notamment à renforcer les infrastructures technologiques du secteur, développer de nouveaux services numériques et accompagner la modernisation des métiers du tourisme et de l’artisanat.

L’intelligence artificielle au cœur de la stratégie

L’un des principaux axes du partenariat porte sur le développement de solutions numériques intelligentes reposant sur l’intelligence artificielle.

Ces outils devront contribuer à mieux valoriser la richesse et la diversité de l’offre touristique tunisienne, promouvoir les sites archéologiques ainsi que le patrimoine artisanal, tout en offrant une expérience plus interactive aux visiteurs.

Les deux parties souhaitent également développer des services numériques accessibles à distance pour faciliter les démarches des touristes et des investisseurs.

Des infrastructures et des formations renforcées

Le partenariat prévoit également la création d’un réseau informatique intégré dédié au ministère du Tourisme afin de garantir des échanges de données plus rapides et plus sécurisés.

La coopération concernera aussi les établissements d’enseignement supérieur et les centres de formation aux métiers du tourisme, avec le développement de plateformes de formation à distance destinées à accompagner la montée en compétences des futurs professionnels du secteur.

Les start-up appelées à jouer un rôle clé

Le ministère et Tunisie Telecom entendent enfin associer l’écosystème des start-up au développement de solutions innovantes destinées au tourisme et à l’artisanat.

Parmi les projets évoqués figure la création d’un incubateur spécialisé dans les technologies appliquées au tourisme intelligent, afin de favoriser l’émergence de nouvelles solutions numériques capables de renforcer la compétitivité de la destination Tunisie.

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