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Quand l’IA fait vaciller la confiance de la tech

01. Juni 2026 um 17:04

Longtemps considérés comme les grands gagnants de la transformation numérique, les professionnels de la tech voient désormais l’intelligence artificielle comme une menace directe pour leur avenir. Malgré des salaires supérieurs à la moyenne et des perspectives de carrière encore favorables, une inquiétude profonde s’installe dans un secteur pourtant habitué à être à l’avant-garde de l’innovation.

Si l’on en croit une étude menée par InfoJobs, plus d’un salarié de la tech sur deux (52 %) craindrait que les outils d’intelligence artificielle finissent par remplacer son travail. Un niveau d’anxiété bien supérieur à celui observé dans l’ensemble de la population active, où cette crainte concerne 39 % des travailleurs. Un signal fort qui témoigne d’un changement de perception : ceux qui développent, utilisent et maîtrisent les technologies d’IA sont aussi parmi les premiers à redouter leurs conséquences, ajoute ladite étude.

Cette montée des inquiétudes intervient alors même que les professionnels du secteur continuent de bénéficier d’avantages salariaux significatifs. Près de 43 % d’entre eux gagnent plus de 2 000 euros nets par mois, contre seulement 23 % pour l’ensemble des actifs. Leur satisfaction vis-à-vis de leur rémunération reste également supérieure à la moyenne nationale.

Mais ces revenus plus élevés ne suffisent plus à dissiper les doutes. Derrière les augmentations de salaire et les opportunités de carrière, une question s’impose de plus en plus : combien de temps les compétences humaines resteront-elles indispensables face à des outils capables d’automatiser des tâches toujours plus complexes ?

L’étude montre pourtant que le secteur conserve un certain dynamisme. Au cours des deux dernières années, 65 % des salariés de la tech ont bénéficié d’une augmentation de salaire, contre 58 % dans l’ensemble des métiers. Pourtant, cette progression ne semble pas rassurer durablement les professionnels, dont beaucoup anticipent déjà de nouveaux bouleversements liés à l’IA.

La pression économique continue également de peser. Plus d’un tiers des répondants estiment que leur situation financière s’est détériorée malgré la hausse des rémunérations. Face à l’inflation, plus de huit salariés sur dix déclarent avoir réduit leurs dépenses, notamment dans les loisirs, les voyages ou les achats jugés non essentiels.

L’enquête met ainsi en lumière un paradoxe de plus en plus visible : même parmi les travailleurs les mieux rémunérés et les plus qualifiés du numérique, la peur du déclassement progresse. A mesure que l’intelligence artificielle gagne en puissance, l’idée qu’aucun métier ne soit réellement à l’abri semble s’imposer jusque dans les rangs de ceux qui ont contribué à bâtir cette révolution technologique.

Alors aux experts de la tech vont pouvoir s’inventer de nouveaux rôles qui leur rendraient indispensables pour échapper à d’éventuels licenciements.

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Deal Room Permanent pour impulser l’investissement en Afrique

01. Juni 2026 um 13:38

Le Tunisia Africa Business Council (TABC) et le Tunisia Consortium for African Development (Tucad) annoncent le lancement de la Deal Room Permanent, une plateforme structurée et continue destinée à connecter, tout au long de l’année, des projets africains à fort potentiel avec des investisseurs, institutions financières, banques, fonds d’investissement, partenaires techniques et acteurs du développement.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique générée par la conférence internationale Financing Investment and Trade in Africa (Fita2026) tenu récemment à Tunis, et vise à transformer les rencontres ponctuelles entre porteurs de projets et investisseurs en un mécanisme permanent d’identification, de structuration, d’accompagnement et de mise en relation autour de projets à fort impact sur le continent africain.

Dans ce cadre, le TABC et Tucad lancent le premier appel à projets destiné aux entreprises, promoteurs, opérateurs économiques, consortiums et porteurs de projets souhaitant bénéficier d’un accompagnement dans la recherche de financement, de partenaires stratégiques ou d’opportunités de développement en Afrique. 

La Deal Room Permanente ambitionne d’identifier et d’accompagner des projets solides, structurés et à fort potentiel dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment les infrastructures, l’énergie, l’industrie, les technologies et le numérique, la santé, l’agriculture et l’agro-industrie, la logistique, les services à forte valeur ajoutée, l’éducation et la formation, ainsi que les projets d’extension, de développement ou d’internationalisation.

Les projets sélectionnés bénéficieront d’une mise en relation qualifiée avec des investisseurs et partenaires potentiels, de sessions de présentation ciblées, ainsi que d’un accompagnement dans la structuration financière, stratégique et institutionnelle du projet. L’objectif est de favoriser l’émergence de partenariats concrets, de faciliter l’accès aux financements et de contribuer à la réalisation de projets structurants au service de la transformation économique du continent africain.

Les opérateurs intéressés sont invités à contacter l’équipe de TABC et à préparer leurs dossiers notamment les informations relatives à la société, au secteur d’activité, au chiffre d’affaires, à la nature du projet, au besoin de financement estimé, au format de financement souhaité et à la disponibilité d’un business plan.

Les dossiers de candidature doivent être transmis par email à l’adresse suivante et ce avant le 15 juin 2026 à 18h :  contact@tucad.com.tn.

Les dossiers devront comprendre, dans la mesure du possible, les documents suivants : le formulaire Deal Room Permanente dûment rempli ; une présentation de l’entreprise ; une présentation détaillée du projet ; un business plan ; les états financiers certifiés des trois dernières années, si disponibles ; et tout document complémentaire permettant d’évaluer la maturité, la faisabilité et le potentiel du projet.

À travers cette initiative, le TABC et Tucad réaffirment leur engagement en faveur de la mobilisation de financements, de la promotion des partenariats économiques Sud-Sud et du renforcement de l’investissement productif en Afrique.

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Atelier à Tunis sur le cadre réglementaire du commerce interafricain   

01. Juni 2026 um 13:16

L’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (Innorpi), organise du 2 au 5 juin 2026, à l’Hôtel Golden Tulip El Mechtel à Tunis, un atelier régional sur : «Le développement des cadres réglementaires techniques nationaux des États membres de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf)».

Cet atelier régional, dont l’ouvertureofficielle sera présidée par Samir Abid, ministre du Commerce et du Développement des exportations, est organiséen collaboration avec l’Organisation internationale de normalisation (ISO). Il s’inscrit dans un contexte marqué par le renforcement de l’intégration économique africaine grâce à la Zlecaf, qui ouvre de nouvelles perspectives pour le commerce intra-africain.

Cette dynamique, on l’imagine, requiert une plus grande harmonisation des cadres réglementaires techniques afin de réduire les obstacles techniques au commerce et de faciliter la circulation des produits et des services.

Réunissant des participants de plusieurs pays africains durant quatre jours, cet atelier vise à renforcer les connaissances et les compétences des participants en matière de mise en œuvre du cadre réglementaire technique continental africain, ainsi qu’à promouvoir la compréhension du rôle des normes internationales et de leur application au niveau national.

La Tunisie est l’un des 54 pays membres de la Zlecaf, un marché intégré de 1,3 milliard de consommateurs, qu’elle a intégré il y a huit ans. Après avoir signé l’accord d’adhésion en mars 2018, elle l’a ratifié en août 2020. Notre pays fait partie des pionniers de l’Initiative du commerce guidé (GTI) depuis octobre 2022.

Cette intégration vise à réduire drastiquement les barrières tarifaires et non tarifaires afin de booster le commerce intra-africain.

I. B.

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La Tunisie veut attirer des investisseurs siciliens

01. Juni 2026 um 11:41

La Tunisie mise sur la Sicile pour renforcer son rayonnement économique en Italie et en Europe du Sud. Tel est le message qui est ressorti de la participation du bureau milanais de l’Agence de promotion des investissements extérieurs (Fipa-Tunisie) à l’événement «AfroSiciliana», organisé du 24 au 26 mai 2026, à Monreale, dans la province de Palerme, et consacré au renforcement des relations entre la Sicile et les pays africains.

L’initiative a réuni des délégations institutionnelles et économiques du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de Tunisie et de Zambie, ainsi que des représentants d’entreprises et d’institutions italiennes, dans le but de développer de nouvelles synergies dans les secteurs de l’agroalimentaire, des énergies renouvelables, de l’innovation technologique et des infrastructures.

L’Afrique, un marché à fort potentiel

Au cœur des discussions figure l’intérêt croissant des entreprises italiennes pour le continent africain, considéré comme un marché à fort potentiel démographique et économique, mais aussi comme un partenaire stratégique pour les chaînes d’approvisionnement et les processus de nearshoring.

La réunion a été ouverte par le maire de Monreale, Alberto Arcidiacono, qui a souligné le rôle historique de la Sicile comme «pont naturel» entre l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique.

Ce concept revêt aujourd’hui une importance économique et géopolitique considérable, dans un contexte marqué par la redéfinition des chaînes de production internationales et l’intérêt croissant de l’Europe pour la Méditerranée au sens large.

La délégation tunisienne était composée du consul de Tunisie à Palerme, Mohamed Ali Mahjoub, du représentant de la Fipa-Tunisie à Milan, Wissem El Hani, et du représentant du Centre tunisien de promotion des exportations (Cepex) à Milan, Anis Basti.

Dans son allocution, M. El Hani a mis en avant les atouts majeurs de la Tunisie en tant que plateforme régionale pour les investissements industriels et les partenariats de production, citant sa situation géographique stratégique, sa proximité avec les marchés européens, son capital humain qualifié et son environnement compétitif et tourné vers l’exportation.

La Tunisie lorgne les PME du sud de l’Italie

Mohamed Ali Mahjoub, du représentant de la Fipa-Tunisie à Milan, Wissem El Hani, et du représentant du Centre tunisien de promotion des exportations (Cepex) à Milan, Anis Basti.

Une attention particulière a été portée aux perspectives de coopération entre les entreprises siciliennes et tunisiennes dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la transformation industrielle et des industries à forte valeur ajoutée.

La Tunisie s’intéresse de près aux petites et moyennes entreprises (PME) italiennes, notamment celles du sud de l’Italie, qui pourraient utiliser le pays comme plateforme de production et de logistique pour desservir les marchés européens et africains.

Ces dernières années, la Tunisie a intensifié ses efforts pour attirer les investissements étrangers, en se concentrant sur les secteurs de la production manufacturière, de l’automobile, de l’aéronautique, du numérique et des énergies renouvelables.

Dans ce contexte, le renforcement des relations économiques avec la Sicile est également considéré comme stratégique en raison de la proximité géographique et culturelle entre les deux rives de la Méditerranée.

En marge de l(événement, des rencontres interentreprises (B2B) entre opérateurs italiens et africains ont permis d’identifier diverses pistes de collaboration commerciale et industrielle. Selon les organisateurs, ces échanges pourraient déboucher sur des missions économiques réciproques et de nouveaux partenariats commerciaux dans les prochains mois.

La participation à «AfroSiciliana» a également offert à Fipa Tunisia l’opportunité de promouvoir le Forum tunisien de l’investissement (TIF 2026), principal événement économique du pays dédié aux investissements internationaux, qui se tiendra les 25 et 26 juin à Tunis. La rencontre de Monreale confirme par ailleurs l’intérêt croissant des régions du sud de l’Italie pour le continent africain, conformément au plan Mattei promu par le gouvernement italien, qui vise à renforcer la coopération économique, énergétique et infrastructurelle avec les pays africains par le biais d’un partenariat.

I. B.

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Vous avez entre 20 et 22 ans ? La Garde nationale recrute

01. Juni 2026 um 11:16

Le ministère de l’Intérieur a annoncé l’ouverture du concours de recrutement de caporaux masculins au sein de la Garde nationale au titre de l’année 2026. Les candidatures seront acceptées à partir du 4 juin 2026. Tandis que la date limite de dépôt des dossiers a été fixée au 15 juin 2026.

Pour participer à ce concours, les candidats doivent avoir achevé la neuvième année de l’enseignement de base ou être titulaires d’un diplôme de formation professionnelle équivalent délivré par un centre relevant du ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi ou par un établissement privé agréé. Ils doivent également disposer d’une qualification dans l’une des spécialités demandées.

Les postulants doivent être de nationalité tunisienne, être âgés de 20 à 22 ans au 1er janvier 2026 et mesurer au minimum 1,70 mètre. Une acuité visuelle d’au moins 15/20 pour les deux yeux avant correction est également exigée. Tout comme une bonne condition physique attestée par un examen médical.

Le ministère prévoit toutefois plusieurs dérogations concernant la limite d’âge, notamment pour les candidats ayant effectué leur service militaire ou ayant exercé dans des administrations et établissements publics. Les personnes inscrites auprès des bureaux de l’emploi peuvent également bénéficier des dispositions prévues par la réglementation en vigueur.

Les dossiers de candidature devront être déposés auprès des postes de la Garde nationale ou de la Police nationale compétents territorialement, selon l’adresse figurant sur la carte d’identité nationale. Toute candidature transmise par courrier, incomplète ou déposée hors délai sera automatiquement rejetée.

Les candidats devront notamment fournir un formulaire de candidature téléchargé depuis la plateforme dédiée aux recrutements du ministère de l’Intérieur, une demande manuscrite, une copie de la carte d’identité nationale, les diplômes requis ainsi qu’un extrait du casier judiciaire (bulletin n°3). Les titulaires d’un permis de conduire de catégorie B sont également invités à joindre une copie de leur permis.

Les spécialités recherchées couvrent plusieurs secteurs techniques et professionnels, notamment la mécanique automobile, l’hôtellerie et la restauration, le transport, la pêche maritime, le génie sanitaire, la climatisation, l’électricité, le bâtiment, la soudure, l’électronique, la menuiserie, l’agriculture ainsi que les métiers liés à l’alimentation.

Les épreuves écrites en langue arabe débuteront le 27 juillet 2026. Les candidats admis à cette première étape seront ensuite convoqués à des examens médicaux, sportifs, psychotechniques et à des entretiens oraux. Les convocations seront transmises par SMS via le numéro de téléphone renseigné lors de l’inscription, avec les détails relatifs aux dates et lieux des épreuves.

Le ministère précise enfin que l’absence de convocation équivaut à un refus de candidature et que les dossiers déposés ne seront pas restitués à leurs propriétaires.

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Transition écologique dans les entrepôts | La logistique verte progresse en Méditerranée

01. Juni 2026 um 10:27

Les factures d’énergie grimpent. Les normes environnementales se durcissent d’année en année. Dans les entrepôts du bassin méditerranéen, ces deux réalités obligent les entreprises à repenser leurs méthodes de travail. La Tunisie n’y fait pas exception.

Quand les entrepôts passent au vert

Peu de gens en ont conscience, mais la logistique pèse lourd sur le bilan carbone planétaire. En France, l’Ademe estime que ce secteur représente près de 16 % des émissions nationales de gaz à effet de serre, soit quelque 63 millions de tonnes de CO₂ équivalent chaque année – un chiffre qui inclut le transport de marchandises, le stockage et les emballages.

Ce constat alarme les opérateurs des deux côtés de la Méditerranée, et particulièrement en Tunisie, où la flambée des prix de l’énergie rogne les marges des entreprises depuis plusieurs années déjà.

La réponse la plus directe passe souvent par l’équipement lui-même. Des fabricants proposent désormais des chariots élévateurs électriques capables de fonctionner dans tous types d’environnements industriels, du petit dépôt familial à la grande plateforme régionale. Moins bruyants, sans émission en intérieur, ils affichent aussi des frais d’entretien nettement inférieurs aux modèles thermiques. Leur adoption s’accélère un peu partout sur le pourtour méditerranéen, portée par la baisse continue des coûts de production des batteries lithium-ion et par des réglementations de plus en plus strictes sur la qualité de l’air en milieu de travail.

Des pionniers locaux qui montrent la voie

Certaines entreprises tunisiennes n’ont pas attendu que la tendance devienne incontournable. LogistiKa a adopté un système de gestion intelligent pour rationaliser l’ensemble de ses plateformes logistiques. Cette initiative prouve une chose : la modernisation écologique n’est plus un privilège des multinationales européennes. D’autres acteurs de la région emboîtent le pas, poussés par la pression de partenaires commerciaux exigeants et par des coûts opérationnels devenus difficilement soutenables.

Ces transformations ne se limitent pas aux équipements de manutention. La digitalisation des flux – via des systèmes de gestion d’entrepôt (WMS) couplés à des capteurs IoT – permet de réduire les trajets inutiles, d’optimiser le remplissage des rayonnages et de diminuer la consommation globale d’énergie. Le mouvement est lancé. Reste à savoir s’il se généralisera assez vite pour peser véritablement sur les émissions régionales.

Énergie solaire et éclairage intelligent : deux leviers sous-estimés

L’éclairage consomme une part surprenante du budget énergétique d’un entrepôt – jusqu’à 35 % de la consommation totale selon certaines estimations sectorielles. Le passage aux LED, couplé à des détecteurs de présence, réduit cette dépense de 50 à 70 %. Le gain est mesurable dès les premiers mois suivant l’installation, sans nécessiter de travaux lourds ni d’interruption d’activité.

Les panneaux solaires installés sur les toitures apportent un complément logique, surtout dans le bassin méditerranéen : les régions du centre et du sud de la Tunisie cumulent plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an, tandis que le nord du pays, autour de Tunis, enregistre déjà environ 2 800 heures annuelles – un potentiel solaire considérable comparé à la moyenne européenne. Associer ces deux investissements revient à transformer durablement le profil énergétique d’une installation, sans en bouleverser le fonctionnement au quotidien. C’est du bon sens économique avant d’être un geste militant.

Ce que les entreprises tunisiennes ont à y gagner

Réduire ses factures d’énergie, c’est un acquis appréciable. Les retombées vont cependant bien au-delà du simple bilan comptable. Les donneurs d’ordres européens examinent de plus en plus les pratiques environnementales de leurs sous-traitants et partenaires logistiques, notamment dans le cadre du règlement européen sur le devoir de vigilance et des exigences croissantes liées au reporting ESG.

Pour une entreprise tunisienne engagée dans la logistique verte, les bénéfices concrets sont multiples :

  • une crédibilité renforcée à l’international, capable de faire basculer un appel d’offres ;
  • un accès facilité aux programmes de financement dédiés à la transition énergétique, comme les fonds de l’Agence Française de Développement (AFD) ou les mécanismes du Green Deal européen ;
  • Des coûts opérationnels en baisse, libérant des marges pour investir ailleurs.

Ces fonds internationaux, encore peu exploités par les PME tunisiennes, représentent une source de capitaux non négligeable pour qui sait en saisir l’opportunité. Dans un contexte où la compétition logistique s’intensifie en Afrique du Nord, chaque avantage compte.

La logistique verte n’est pas un luxe réservé aux pays les plus riches. Pour les entrepôts tunisiens, c’est un pari stratégique – et sans doute l’un des plus rentables à moyen terme.

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Daher délocalise au Maroc : Tarbes tremble pour ses emplois

01. Juni 2026 um 10:25

Selon plusieurs médias spécialisés, le groupe français Daher prépare le transfert d’une partie de la fabrication et de l’assemblage de pièces aéronautiques actuellement réalisés sur son site de Tarbes vers son usine de Tanger ainsi que vers des sous-traitants implantés dans des pays à coûts de production plus faibles. Les activités concernées portent notamment sur des composants destinés à plusieurs programmes d’Airbus, dont les A320, A330 et A350.

Cette réorganisation s’inscrit dans le cadre du plan interne « Edge », destiné à améliorer la rentabilité de la branche industrielle du groupe. Daher présente notamment cette évolution comme un moyen d’alléger la charge de travail du site de Tarbes et de dégager des capacités pour les marchés de la défense ainsi que pour les futurs programmes aéronautiques appelés à succéder à l’A320.

Le projet suscite toutefois des inquiétudes parmi les représentants du personnel du site tarbais, qui redoutent ses conséquences à moyen terme sur l’emploi et l’activité industrielle locale. À ce stade, aucune suppression d’emplois n’a été officiellement annoncée par l’entreprise.

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Tunisie : dans le textile, le danger est l’outil de travail le plus répandu

01. Juni 2026 um 10:13

Les accidents du travail déclarés dans la branche de l’habillement ont progressé, passant de 2 633 en 2021 à 2 829 en 2023, représentant respectivement 10,2 % et 10,8 % du total national. C’est ce que révèlent les statistiques de la CNAM publiées dans le numéro 108 de la revue Santé et sécurité au travail de l’ISST.

L’indice de fréquence des accidents dans le secteur du textile s’est maintenu au-dessus de la moyenne nationale durant toute la période 2021-2023, bien qu’il ait amorcé un recul, passant de 17,6 % en 2021 à 12,1 % en 2023. Le secteur de la confection de vêtements a par ailleurs enregistré cinq accidents mortels, soit 4 % des 120 accidents mortels déclarés au niveau national, principalement liés à la manipulation des machines et aux risques électriques.

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Maladies professionnelles : le textile tunisien assis sur une bombe sanitaire

01. Juni 2026 um 09:13

Les maladies professionnelles ont bondi de 25,1 % en 2023 par rapport à l’année précédente, avec un total de 3 524 cas recensés à l’échelle nationale, d’après les mêmes statistiques de la CNAM. Les troubles musculosquelettiques et les maladies respiratoires dominent le tableau, représentant 90 % des pathologies recensées.

La branche de l’habillement concentre à elle seule 1 481 cas en 2023, contre 871 en 2021, soit 42 % du total des maladies professionnelles dans les deux branches réunies. Géographiquement, Sousse, Monastir et Mahdia regroupent 51 % des pathologies déclarées, reflétant le poids de l’industrie textile dans la région du Sahel.

Monastir occupe la première place avec 405 entreprises actives, devant Zaghouan (191) et Nabeul (171) — trois gouvernorats qui concentrent à eux seuls près de 52 % du secteur textile national, selon une étude de l’ISST publiée en 2025. Face à cette réalité, des interventions préventives adaptées aux spécificités de ce milieu professionnel s’imposent, avec pour objectif d’améliorer les conditions de travail et de promouvoir une culture de santé et de sécurité.

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Dollar : les marchés suspendus à l’Iran et aux banques centrales

01. Juni 2026 um 09:08

Le dollar s’est stabilisé lundi 1er juin après une perte hebdomadaire. Les marchés attendant l’issue des négociations sur le conflit au Moyen-Orient et des indications sur le calendrier des hausses de taux d’intérêt par les banques centrales.

L’indice du dollar a légèrement baissé la semaine dernière, dans un contexte d’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour ouvrir le détroit d’Ormuz aux expéditions de pétrole. Il s’est établi à 99,00 après avoir reculé de 0,4 %. L’euro a baissé de 0,08 % à 1,165 dollar. Le yen a reculé de 0,08 % à 159,41 yens pour un dollar; contre 0,07 % pour la livre sterling à 1,3449 dollar.

A noter par ailleurs que l’attention se portera sur les données relatives à l’emploi aux États-Unis, attendues dans la semaine, car les responsables de la Réserve fédérale indiquent qu’elle pourrait devoir relever les taux d’intérêt si la guerre accélère une inflation déjà élevée.

Du reste, Joseph Caburso, responsable des changes à la Commonwealth Bank of Australia, a déclaré : « Le dollar sera fortement influencé par l’évolution de la guerre entre les États-Unis et l’Iran et par le rapport américain sur l’emploi non agricole de mai ». Et « une fois le détroit d’Ormuz rouvert, les prix du pétrole baisseront progressivement et les taux d’intérêt auront un impact plus important sur le dollar »…

Un sondage Reuters publié vendredi indique que les données américaines sur l’emploi non agricole, attendues le 5 juin, devraient faire état d’un taux de chômage de 4,3 % et d’une augmentation de 85 000 emplois. Les marchés financiers anticipent une hausse du taux directeur de la Réserve fédérale, actuellement situé entre 3,50 % et 3,75 %, possiblement d’ici la fin de l’année.

D’un autre côté, le discours que prononcera mercredi 3 juin le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, est attendu avec impatience afin de déterminer si la Banque centrale procédera à une hausse des taux d’intérêt ou non…

Le ministère japonais des Finances a déclaré que le gouvernement avait dépensé 11 700 milliards de yens (73,40 milliards de dollars) le mois dernier pour intervenir sur les marchés des changes afin de soutenir la monnaie.

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Été 2026 : la Tunisie lance sa campagne de nettoyage des plages ce 1er juin

01. Juni 2026 um 08:52

À l’occasion du lancement officiel de la saison estivale, les opérations de nettoyage des plages tunisiennes démarrent ce lundi 1er juin 2026, conformément aux annonces du ministre de l’Environnement, Habib Abid.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre des préparatifs de l’été et des efforts déployés pour préserver le littoral et améliorer la qualité de l’accueil dans les zones balnéaires.

Le ministre avait annoncé cette initiative lors d’une journée de travail organisée le 22 mai dernier à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, consacrée à la présentation de la Stratégie nationale et du Plan d’action pour la biodiversité 2025-2030.

A cet égard, il a précisé que les opérations seront assurées par des entreprises spécialisées dans l’entretien du littoral, dans le cadre de contrats visant à garantir des plages propres et accessibles dès le début de la haute saison touristique.

Parallèlement, des travaux d’embellissement et de réhabilitation des espaces côtiers se poursuivent avec la participation de plusieurs acteurs privés, notamment des professionnels du tourisme, des hôteliers et des restaurateurs installés sur le littoral.

Le ministère de l’Environnement poursuit également sa campagne de lutte contre les moustiques. Lancées depuis plus de deux mois, les interventions concernent plusieurs zones lacustres et reposent sur des actions techniques ciblées, notamment la gestion du niveau des eaux afin de faciliter les traitements, y compris par voie aérienne.

L’ensemble de ces actions s’inscrit dans une stratégie nationale de gestion intégrée du littoral visant à concilier attractivité touristique, protection de l’environnement et préservation des écosystèmes côtiers.

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Tunisie | Les maladies professionnelles en hausse de 25 %

01. Juni 2026 um 08:40

Les maladies professionnelles ont enregistré une hausse de 25,1% en 2023, par rapport à l’année qui l’a précédée. La hausse est particulièrement remarquable dans le secteur du textile et de l’habillement durant toute la période 2021-2023, d’après les statistiques de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), publiées par dans le dernier numéro (108) de la revue ‘‘Santé et sécurité au travail’’ diffusé par l’Institut de santé et de sécurité au travail (ISST).

Ainsi, les accidents du travail déclarés dans la branche de l’habillement se sont inscrits en hausse à 2829 en 2023 contre 2633 en 2021, ce qui représente respectivement 10,8% et 10,2% du total des accidents du travail enregistrés à l’échelle nationale.

En ce qui concerne les indices de la fréquence des accidents de travail, le secteur du textile s’est placé au-dessus de la moyenne générale durant la même période. Celui de la confection de vêtements a enregistré 5 accidents mortels, soit l’équivalent de 4% du total des accidents de travail mortels déclarés (120) et principalement, liés à la manipulation des machines et aux risques électriques.

En revanche, l’indice de fréquence des accidents du travail dans la branche du textile a enregistré un recul, à 12,1% en 2023 contre 17,6% en 2021.

Les statistiques de la CNAM mettent en exergue, également, la hausse des maladies professionnelles avec un total de 3524. Les troubles musculosquelettiques et les maladies respiratoires viennent en tête, avec 90% du total des pathologies recensées.

Dans la branche de l’habillement, le nombre de maladies professionnelles s’est élevé à 1481 en 2023, contre 871 en 2021, soit 42% du total dans les deux branches réunies.

La répartition géographique montre que les pathologies professionnelles sont concentrées clairement dans les gouvernorats de Sousse, Monastir et Mahdia, avec 51%, ce qui souligne la nécessité d’intervenir de manière préventive dans cette région du Sahel où se concentre l’industrie textile. Il s’agit de tenir compte des spécificités de cette industrie, d’y améliorer les conditions de travail et d’y promouvoir une culture de santé et de sécurité au travail.

Monastir occupe la première place en termes de nombre d’entreprises actives dans les branches du textile et de l’habillement avec 405, soit près de 27% du total national. Vient ensuite Zaghouan avec 191, suivi en troisième position par Nabeul avec 171.

Ces trois gouvernorats abritent à eux seuls environ 52% de l’ensemble du secteur du textile et de l’habillement, selon une étude réalisée par l’Institut en 2025.

I. B. (avec Tap).

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Décryptage – Tunisie, mai 2026 : l’économie avance, la société attend

01. Juni 2026 um 06:01

Les statistiques économiques ont parfois quelque chose de trompeur. Elles donnent l’impression d’une photographie froide, faite de pourcentages, de soldes commerciaux et de courbes de croissance. Pourtant, derrière chaque chiffre se cachent des réalités humaines bien concrètes : des ménages qui remplissent leur panier au marché, des jeunes qui cherchent un emploi, des entrepreneurs qui hésitent à investir, des agriculteurs confrontés aux coûts de production ou encore des familles qui tentent de préserver leur pouvoir d’achat.

Les indicateurs publiés à la fin du mois de mai 2026 (**) racontent justement cette double réalité tunisienne. D’un côté, plusieurs signaux témoignent d’une amélioration progressive de la situation économique. De l’autre, de nombreux déséquilibres continuent de peser sur le quotidien des citoyens. La Tunisie semble ainsi engagée dans une phase de transition où l’économie retrouve peu à peu des couleurs, sans que cette amélioration ne soit encore pleinement ressentie par l’ensemble de la population.

Une croissance qui confirme la sortie progressive des années difficiles

Le premier enseignement des comptes nationaux est sans doute le retour d’une croissance relativement honorable. Avec une progression de 2,6 % du produit intérieur brut au premier trimestre 2026 par rapport à la même période de l’année précédente, l’économie tunisienne confirme sa capacité à résister dans un environnement international toujours marqué par les incertitudes.

Cette performance n’a rien d’anodin. Elle intervient après plusieurs années durant lesquelles l’économie nationale a dû faire face à une succession de crises : pandémie, tensions géopolitiques, hausse mondiale des prix de l’énergie et des matières premières, difficultés budgétaires et ralentissement de l’investissement. La croissance actuelle traduit donc une certaine capacité de résilience du tissu économique tunisien. Les entreprises continuent de produire,  d’exporter et de créer de la valeur malgré un contexte parfois difficile.

Cependant, cette reprise reste fragile. Le recul de 0,3 % du PIB par rapport au trimestre précédent rappelle que l’activité économique n’a pas encore retrouvé une dynamique suffisamment robuste pour s’inscrire dans une trajectoire durablement ascendante. Cette contradiction résume parfaitement l’état actuel de l’économie tunisienne : le pays progresse, mais il avance encore avec prudence, comme un marcheur qui retrouve progressivement son équilibre après une longue période d’instabilité.

L’emploi s’améliore mais le défi social reste immense

S’il existe un domaine où les statistiques apportent une note d’espoir, c’est celui de l’emploi. Au premier trimestre 2026, plus de 16 000 emplois supplémentaires ont été créés. Le nombre total d’occupés dépasse désormais 3,6 millions de personnes. Le taux de chômage recule légèrement pour atteindre 15 %.

À première vue, ces chiffres peuvent sembler modestes. Pourtant, dans une économie où la création d’emplois constitue depuis longtemps le principal défi social, chaque amélioration mérite d’être soulignée. Cette évolution montre que certains secteurs continuent à absorber de la main-d’œuvre, notamment les services qui représentent désormais près de 53 % des emplois. Les activités industrielles conservent également un rôle important. Tandis que l’agriculture demeure un pilier essentiel dans plusieurs régions du pays.

Mais derrière cette amélioration globale apparaissent des réalités plus préoccupantes. Le chômage des jeunes reste extrêmement élevé, atteignant 37,5 %. Autrement dit, plus d’un jeune actif sur trois, demeure sans emploi. Cette situation constitue probablement la principale fragilité économique et sociale de la Tunisie contemporaine.

Car le chômage des jeunes ne représente pas seulement une perte de revenus. Il nourrit également un sentiment de frustration, d’incertitude et parfois de découragement. Il retarde les projets de vie, l’accès au logement, la création d’une famille et alimente souvent les tentations migratoires.

Plus inquiétant encore, le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur progresse à 24,2 %. Cette hausse traduit un paradoxe profondément tunisien : le pays continue à former des compétences de qualité mais peine à leur offrir les opportunités professionnelles correspondantes. Pour beaucoup de diplômés, l’investissement consenti dans les études ne garantit plus une insertion rapide dans la vie active. Cette situation constitue non seulement un problème économique mais également une source de tension sociale durable.

Une inflation moins forte mais toujours présente dans les assiettes

Depuis plusieurs années, l’inflation est devenue l’une des principales préoccupations des ménages tunisiens. Les chiffres d’avril 2026 montrent une certaine stabilisation avec un taux global de 5,5 %. Comparé aux niveaux atteints ces dernières années, ce résultat peut être considéré comme relativement rassurant. Il témoigne notamment des effets des politiques monétaires restrictives et du reflux progressif de certaines tensions internationales.

Mais pour les citoyens, l’inflation ne se mesure pas à un chiffre moyen. Elle se mesure à travers le prix du pain, des légumes, de la viande, du poisson ou des fruits. Or ce sont précisément ces produits qui continuent à enregistrer les plus fortes hausses.

Les fruits frais augmentent de près de 20 %, la volaille et la viande d’agneau de plus de 16 %, les légumes frais de plus de 13 %. Ces augmentations touchent directement les dépenses quotidiennes des familles. Ainsi, même si l’inflation ralentit au niveau macroéconomique, la perception des ménages reste souvent différente. Beaucoup continuent à ressentir une dégradation de leur pouvoir d’achat car les produits essentiels absorbent une part croissante de leurs revenus.

Cette situation illustre une réalité économique souvent négligée : la baisse de l’inflation ne signifie pas la baisse des prix. Elle signifie simplement que les prix augmentent moins vite qu’auparavant. Pour de nombreuses familles tunisiennes, les effets cumulés des hausses passées restent encore pleinement visibles.

Le commerce extérieur apporte une respiration bienvenue

L’une des évolutions les plus encourageantes concerne les performances du commerce extérieur. Les exportations tunisiennes progressent de 9,5 % durant les quatre premiers mois de l’année 2026, atteignant près de 22,7 milliards de dinars. Cette croissance dépasse celle des importations, qui augmentent de 7,9 %.

Cette dynamique traduit la capacité des entreprises tunisiennes à préserver leur compétitivité sur les marchés internationaux malgré une concurrence de plus en plus intense. Les industries mécaniques et électriques continuent d’affirmer leur rôle de moteur des exportations. Les industries agroalimentaires enregistrent une progression spectaculaire grâce notamment aux performances exceptionnelles de l’huile d’olive, qui confirme son statut d’ambassadrice économique de la Tunisie à l’étranger.

Les exportations vers la France, l’Italie et l’Allemagne demeurent solides. Tandis que certains marchés arabes, notamment l’Égypte et l’Arabie saoudite, offrent de nouvelles perspectives de croissance. Cette évolution est importante car elle permet à l’économie tunisienne de générer davantage de devises et de réduire progressivement certaines vulnérabilités extérieures.

Le poids persistant de la dépendance énergétique

Malgré ces résultats encourageants, un obstacle majeur continue de freiner l’amélioration des équilibres extérieurs : l’énergie. Le déficit commercial atteint encore 7,5 milliards de dinars. Plus de la moitié de ce déficit provient directement de la balance énergétique. À elle seule, la facture énergétique représente plus de 4,1 milliards de dinars de déficit.

Cette réalité rappelle que la question énergétique est devenue l’un des principaux enjeux économiques nationaux. Chaque hausse des importations de pétrole ou de gaz exerce une pression sur les réserves en devises, sur les finances publiques et sur la stabilité macroéconomique du pays. La transition énergétique n’apparaît donc plus seulement comme un choix environnemental. Elle devient progressivement une nécessité économique stratégique.

Une économie à la croisée des chemins

Au terme de ce premier trimestre 2026, la Tunisie offre l’image d’un pays qui retrouve progressivement une certaine stabilité sans avoir encore résolu ses problèmes structurels. La croissance est de retour. L’emploi progresse. L’inflation est mieux maîtrisée. Les exportations affichent des performances encourageantes.

Mais dans le même temps, le chômage des jeunes demeure massif, le pouvoir d’achat reste sous pression et la dépendance énergétique continue d’alimenter les déséquilibres extérieurs. Cette coexistence entre progrès et fragilités explique le sentiment partagé aujourd’hui par de nombreux Tunisiens. Les indicateurs montrent une amélioration. Pourtant, une partie importante de la population attend encore que cette amélioration se traduise concrètement dans sa vie quotidienne.

L’enjeu des prochains mois sera précisément là : transformer les signaux positifs observés dans les statistiques en progrès tangibles pour les ménages, les jeunes diplômés, les entreprises et les régions de l’intérieur. Car une croissance durable ne se mesure pas seulement à la richesse produite. Elle se mesure à la confiance qu’elle redonne à une société, à la capacité qu’elle offre aux jeunes de construire leur avenir et à l’espoir qu’elle fait naître dans le quotidien des citoyens. C’est sur ce terrain, celui de l’économie vécue autant que de l’économie comptabilisée, que se jouera véritablement le succès de la reprise tunisienne en 2026.

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(**)Références : https://www.ins.tn/

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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