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Samar Mezghanni : le talent tunisien qui a marqué le Guinness

04. Oktober 2026 um 09:42

Samar Mezghanni continue de faire rayonner la Tunisie à l’international. Écrivaine précoce, comme elle est décrite, elle figure à deux reprises dans le Guinness World Records en tant que « plus jeune auteure publiée au monde ».

Son parcours ne s’arrête pas aux records : auteure de nombreux ouvrages pour enfants et engagée pour la jeunesse, la culture et l’éducation, Samar Mezghanni, née le 27 août 1988, s’est imposée comme une voix tunisienne reconnue sur la scène internationale.

Une plume née très tôt, devenue un symbole de réussite et d’ambition pour toute une génération.

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Le dialecte tunisien, mémoire vivante d’une terre façonnée par les civilisations

04. Oktober 2026 um 09:12

Lorsqu’un Tunisien parle aujourd’hui dans la rue, dans un café, dans une famille ou dans un marché, il ne prononce pas seulement des mots destinés à communiquer. Il fait résonner, souvent sans le savoir, plusieurs millénaires d’histoire. Chaque phrase du dialecte tunisien porte des traces anciennes, parfois discrètes, d’une terre qui n’a jamais été isolée du monde. La Tunisie actuelle, souvent présentée à travers sa langue arabe dominante, est en réalité le résultat d’une longue rencontre entre plusieurs civilisations, plusieurs peuples et plusieurs systèmes linguistiques. La langue du quotidien est un musée vivant de l’histoire nationale.

Zouhaïr Ben Amor *

Le dialecte tunisien, appelé communément «derja», n’est pas une simple variante populaire de l’arabe. Il est une construction historique complexe où se croisent les héritages amazighs, puniques, latins, byzantins, arabes, ottomans, andalous et méditerranéens. Il représente une mémoire collective qui a survécu aux changements politiques, aux conquêtes et aux transformations sociales.

L’histoire linguistique de la Tunisie montre que les langues ne disparaissent jamais complètement. Même lorsqu’une langue cesse d’être utilisée comme langue officielle ou administrative, elle peut continuer à vivre dans les habitudes, les noms de lieux, les expressions populaires, les sons et les structures grammaticales. Comme le rappelle Ferguson (1959) dans ses travaux sur la diglossie, les sociétés plurilingues conservent souvent plusieurs niveaux linguistiques qui coexistent et se transforment au fil du temps.

Ainsi, considérer le dialecte tunisien uniquement comme une forme simplifiée de l’arabe serait ignorer toute la profondeur historique qui l’a façonné. La derja tunisienne est plutôt une archive orale, un patrimoine vivant qui témoigne du passage des civilisations sur cette terre située au cœur de la Méditerranée.

L’héritage amazigh

Avant l’arrivée des Phéniciens et la fondation de Carthage, l’espace tunisien était principalement habité par des populations amazighes. Ces populations ont laissé une empreinte profonde dans la culture, la toponymie et probablement dans certaines caractéristiques linguistiques du parler tunisien.

Même si l’arabe tunisien appartient à la famille des dialectes arabes maghrébins, il conserve des influences provenant des langues amazighes. Ces influences apparaissent notamment dans certains noms de lieux, dans des termes liés à l’environnement naturel, à l’agriculture ou à la vie quotidienne. Plusieurs chercheurs ont montré que le contact prolongé entre l’arabe et les langues amazighes au Maghreb a produit des formes hybrides où les deux traditions linguistiques se rencontrent (Chaker, 1995).

La présence amazighe est particulièrement visible dans certaines régions montagneuses ou rurales où des communautés ont conservé jusqu’à une période récente des variétés berbères. Mais son influence dépasse largement ces zones. L’histoire linguistique fonctionne rarement comme une séparation nette entre des langues différentes ; elle fonctionne plutôt comme une circulation permanente.

Ainsi, certains sons, certaines constructions ou certains mots du parler tunisien peuvent être compris comme les traces d’une ancienne Tunisie amazighe. Cette dimension rappelle que l’identité tunisienne ne commence pas avec une période historique précise. Elle est le résultat d’une accumulation de couches successives.

Le dialecte tunisien est donc comme un paysage archéologique : sous la surface visible de la langue arabe contemporaine existent des strates plus anciennes qui continuent à influencer la manière de parler, de nommer et de penser.

Carthage et le punique

La civilisation carthaginoise constitue certainement l’un des héritages les plus importants de l’histoire tunisienne. Fondée par les Phéniciens à partir du IXe siècle avant notre ère, Carthage a développé une civilisation brillante dont la langue principale était le punique, une évolution du phénicien.

Pendant plusieurs siècles, le punique fut une langue majeure en Afrique du Nord. Après la destruction politique de Carthage par Rome en 146 avant J.-C., cette langue n’a pas disparu immédiatement. Elle a continué à être utilisée pendant plusieurs siècles dans certaines régions, comme l’attestent plusieurs inscriptions découvertes en Afrique du Nord.

L’historien Augustin d’Hippone, originaire de l’actuelle Algérie mais profondément lié au monde nord-africain antique, mentionne encore l’existence de populations parlant une langue punique à son époque. Cela montre la remarquable continuité culturelle de cette civilisation.

Aujourd’hui, il est difficile de mesurer exactement l’influence du punique sur le dialecte tunisien moderne. Cependant, plusieurs spécialistes considèrent que certains éléments lexicaux anciens ont pu survivre ou influencer les langues parlées ultérieurement dans la région. Les contacts entre langues sur plusieurs siècles laissent souvent des traces difficiles à identifier mais bien réelles.

Le Tunisien contemporain qui utilise certains mots hérités du terroir ou certaines expressions anciennes participe donc indirectement à une histoire qui remonte parfois jusqu’à Carthage. La langue quotidienne devient alors un lien invisible entre le présent et une civilisation vieille de plus de deux mille ans.

La période romaine et le latin africain

Après la chute de Carthage, la Tunisie devient une province majeure de l’Empire romain. L’Afrique romaine devient alors l’une des régions les plus prospères du monde antique. Des villes comme Carthage, Dougga, El Jem ou Bulla Regia témoignent encore aujourd’hui de cette période exceptionnelle.

La langue administrative et culturelle dominante devient progressivement le latin. L’Afrique romaine produit même certains des plus grands auteurs latins de l’Antiquité, comme Tertullien, Cyprien ou Augustin.

Mais le latin d’Afrique n’était pas exactement identique au latin de Rome. Il s’agissait d’une variété régionale appelée souvent latin africain. Cette langue a coexisté avec d’autres langues locales et a participé à la formation du paysage culturel nord-africain.

Après l’arrivée progressive de l’arabe au VIIe siècle, le latin africain a disparu comme langue parlée. Toutefois, son influence culturelle et certains éléments lexicaux ont pu persister dans les langues locales. Les contacts entre latin, amazigh et arabe ont créé un espace linguistique complexe.

Cette période rappelle une réalité fondamentale : une langue ne disparaît pas brutalement. Elle peut perdre son statut officiel tout en laissant des traces dans les langues qui lui succèdent. Le dialecte tunisien actuel est ainsi le résultat d’une longue transformation où chaque époque a déposé une partie de son héritage.

Les Byzantins, le grec et la Méditerranée plurielle

La période byzantine, qui succède à la domination romaine en Afrique du Nord, apporte également son influence. L’Empire byzantin utilise largement le grec comme langue culturelle et administrative, particulièrement dans ses régions orientales.

La présence grecque en Tunisie remonte cependant à des périodes encore plus anciennes, grâce aux échanges commerciaux méditerranéens. La Tunisie a toujours été un carrefour où circulaient marchandises, idées et langues.

Même si l’influence grecque directe sur le dialecte tunisien actuel reste limitée par rapport à l’arabe, au français ou à l’italien, elle fait partie de cette mémoire méditerranéenne qui caractérise l’identité tunisienne.

La Tunisie n’a jamais été une frontière fermée. Elle a toujours été un espace de rencontre entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient. Cette position géographique explique pourquoi sa langue quotidienne possède cette richesse particulière.

L’arabe a une histoire tunisienne

L’arrivée de l’islam et de la langue arabe à partir du VIIe siècle transforme profondément le paysage linguistique tunisien. L’arabe devient progressivement la langue religieuse, administrative puis culturelle dominante.

Cependant, l’arabisation de la Tunisie n’a pas effacé instantanément les langues précédentes. Elle s’est faite par un long processus d’interaction. L’arabe tunisien n’est donc pas simplement un prolongement d’une langue venue d’ailleurs ; il est une forme locale de l’arabe, construite par des siècles de contacts avec les populations et les cultures qui existaient auparavant.

C’est précisément cette caractéristique qui fait sa singularité. L’arabe parlé en Tunisie possède une musicalité, un vocabulaire et des expressions propres. Il n’est pas identique à l’arabe parlé dans d’autres pays. Il reflète l’histoire particulière d’un territoire.

Le dialecte tunisien contient des mots provenant du français, de l’italien, du turc ottoman et de plusieurs autres influences plus anciennes. Cette capacité d’intégration n’est pas une faiblesse linguistique ; elle est au contraire la preuve d’une grande vitalité.

Une langue vivante est une langue qui accepte les rencontres. Elle évolue parce qu’elle dialogue avec le monde.

Préserver la derja tunisienne

Aujourd’hui, la question du dialecte tunisien dépasse largement la simple question linguistique. Elle touche à la mémoire collective et à la manière dont une société raconte son histoire.

Préserver la derja ne signifie pas opposer l’arabe tunisien à l’arabe classique ou aux autres langues. Il s’agit plutôt de reconnaître que chaque niveau linguistique possède une fonction et une valeur culturelle. L’arabe classique demeure une langue majeure du patrimoine religieux et intellectuel, tandis que le dialecte tunisien représente la parole quotidienne, l’humour, les chansons populaires, les proverbes, les histoires familiales et la mémoire sociale.

Une identité nationale ne se construit jamais autour d’une seule origine. Elle se construit autour d’un ensemble d’héritages accumulés. La Tunisie est amazighe par ses premières populations, punique par Carthage, latine par Rome, méditerranéenne par ses échanges, arabe et musulmane par son histoire récente, et ouverte sur le monde par sa position géographique.

Le dialecte tunisien est peut-être l’espace où toutes ces dimensions se rencontrent le plus naturellement. Il est la langue du peuple, celle qui a conservé des fragments de chaque époque.

Comme l’explique Bourdieu (1982), la langue n’est jamais seulement un outil de communication ; elle est aussi un espace de pouvoir, de représentation et d’identité sociale. La manière dont une société considère sa langue quotidienne révèle souvent la manière dont elle considère sa propre histoire.

Reconnaître la richesse du dialecte tunisien revient donc à reconnaître la profondeur historique du peuple tunisien.

La langue comme héritage et comme avenir

La Tunisie contemporaine possède une chance exceptionnelle : celle d’avoir une identité construite par la rencontre. Dans un monde où certaines sociétés cherchent parfois à réduire leur histoire à une seule origine, l’expérience tunisienne rappelle que la richesse vient souvent du mélange.

Le dialecte tunisien est le témoin sonore de cette aventure humaine. Dans une conversation ordinaire, dans une plaisanterie, dans une chanson ou dans une expression populaire, il continue à faire vivre des milliers d’années de rencontres.

Il ne s’agit pas de transformer la langue en objet figé dans un musée. Une langue vivante doit continuer à évoluer. Mais il est nécessaire de prendre conscience de sa valeur patrimoniale et de transmettre cette conscience aux générations futures.

La derja tunisienne pourrait ainsi être considérée comme une véritable mémoire nationale : une langue qui raconte les Amazighs anciens, les navigateurs phéniciens, les cités romaines, les influences byzantines, les siècles arabes et toutes les rencontres méditerranéennes.

Elle est une preuve que l’histoire n’est pas seulement écrite dans les monuments ou les livres. Elle est aussi cachée dans les mots que nous prononçons chaque jour.

* Universitaire.

Bibliographie

Bourdieu, P. (1982). Ce que parler veut dire : l’économie des échanges linguistiques. Paris : Fayard.

Chaker, S. (1995). Linguistique berbère : études de syntaxe et de diachronie. Paris : Peeters.

Ferguson, C. A. (1959). Diglossia. Word, 15(2), 325-340.

Marçais, W. (1938). Les parlers arabes. Paris : Imprimerie nationale.

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Amel Guellaty représente le cinéma tunisien à Africanides à Toulon

04. Oktober 2026 um 07:46

La réalisatrice tunisienne Amel Guellaty présentera ‘‘D’où vient le vent ?’’, son premier long métrage sorti cette année, le 9 octobre 2026 à Toulon. Le film figure parmi les onze projections de la première édition d’Africanides, Festival de cinéma, arts et cultures afro-caribéennes, organisée du 8 au 11 octobre au Pathé Toulon. La programmation réunit des œuvres d’Afrique, du monde arabe, des Caraïbes et de leurs diasporas.

‘‘D’où vient le vent ?’’ suit Alyssa et Mehdi, deux jeunes Tunisiens qui prennent la route à bord d’une vieille voiture pour échapper, chacun à sa manière, aux obligations qui pèsent sur eux. Le voyage se transforme en quête de liberté et d’identité, sur fond de pressions sociales.

La sélection passe par plusieurs territoires et générations de cinéastes. ‘‘Fanon’’, de Jean-Claude Barny, revient sur le parcours de Frantz Fanon à l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville en 1953. ‘‘Dao’’, d’Alain Gomis, suit une famille entre Paris et la Guinée-Bissau autour des questions de transmission et d’exil. Avec ‘‘Cotton Queen’’, la réalisatrice russo-soudanaise Suzannah Mirghani explore l’identité, la condition des femmes et les rapports sociaux au Soudan.

Les Caraïbes sont également présentes avec ‘‘Zion’’, de Nelson Foix, situé en Guadeloupe, tandis que ‘‘Soumsoum, la nuit des astres’’, de Mahamat-Saleh Haroun, conduit au Tchad sur les traces d’une femme exilée confrontée aux tensions de son village.

La programmation associe aux projections plusieurs rencontres consacrées au cinéma et aux réalités sociales : crimes de haine en Afrique du Sud, représentation de la misère sociale, homosexualité dans le cinéma africain ou encore afrofuturisme. Trois masterclass sont consacrées aux rapports entre cinéma, récit et représentation, avec notamment Jean-Pierre Bekolo et Firmine Richard.

Firmine Richard, marraine de cette première édition

Comédienne de cinéma et de théâtre, Firmine Richard est la marraine et invitée d’honneur d’Africanides. Sa carrière, commencée au cinéma à la fin des années 1980, l’a conduite de ‘‘Romuald et Juliette’’ à ‘‘8 Femmes’’, en passant par ‘‘La Première Étoile’’ et de nombreux rôles au théâtre et à la télévision.

Une masterclass lui est consacrée samedi 10 octobre à 11h autour de la place de la diversité dans le cinéma.

Le festival s’ouvre jeudi 8 octobre avec Le ‘‘Goût du vin de palme’’, de Jean-Pierre Bekolo, après une masterclass consacrée aux «bobines africaines de Charles Pathé». Le lendemain, Jean-Pierre Bekolo reviendra sur les manières de raconter l’Afrique à travers le cinéma.

Samedi, ‘‘Aya de Yopougon’’, adaptation de la bande dessinée de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, côtoiera ‘‘Zion et Soumsoum, la nuit des astres’’. La journée se prolongera par le gala prévu à 20h au Live Toulon – Zénith.

Dimanche 11 octobre, la programmation se poursuivra avec une masterclass sur l’afrofuturisme, suivie notamment de ‘‘Furcy né libre’’, d’Abd Al Malik, ‘‘Toutes les couleurs du monde’’, de Babatunde Apalowo, et ‘‘Cotton Queen’’, de Suzannah Mirghani.

Le festival associe aux séances de cinéma des conférences, débats, expositions, un salon du livre afro-caribéen, des concerts, de la danse, des défilés, ainsi qu’un village réunissant des associations culturelles.

Djamal Guettala 

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Le poème du dimanche | ‘‘Le poème m’habite’’ de Amel Ladhibi

04. Oktober 2026 um 07:24

Née en 1955 à Soliman, Tunisie, Amel Ladhibi Bent Chadhly, dite Ismahen Khan est poète et nouvelliste.

Professeur de langue et de littérature française, elle publie ses poèmes sur les réseaux sociaux, fait actuellement des recherches sur la poésie japonaise.

Depuis quarante ans, elle écrit, vers, proses et haïkus. Certains de ses textes ont paru dans des recueils collectifs ou des anthologies, comme Gyoshis, avec Taro Alzo ou Haiku Column University.

Tahar Bekri

Terre

Je suis son rivage ultime

Il est mon sol absolu

L’eau iodée

Nos refrains tressent

Nos corps en transe

Nous émergeons

Des vagues de sable

Le feu

Nous nous consumons

Nous déversons nos cendres

Au bord des récifs de corail

Nous sommes feu et flammes éphémères

L’air

Une brise printanière

Parfume nos années

Ses effluves montent en moi

Le poème notre printemps infini

Lumière

Récifs coralliens

Nous méditons

Lune plénière et éclats de lumière

L’homme

Nos cœurs

Infatigables habitacles

D’une passion infinie

Nos corps éphémères

Racontent notre histoire

A fleur de peau

Nos balades aux voûtes

Des ruelles de nos frémissements

Tremblent à chaque tournant

Le poème

Le poème m’habite

Lui mon sol absolu

Et moi sa terre choisie

Le poème nous habite

Nous sommes les fantômes de nos jours

Nous avançons

Sur le fil de l’horizon

Nous inscrivons

Avec des lettres de lumière

Nos initiales

Nos refrains

12/7/2023

(Remerciements à l’auteur)

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Tunisie | Accès gratuit aux musées et monuments ce dimanche 4 octobre

03. Oktober 2026 um 20:50

L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) informe que l’accès aux sites, monuments et musées ouverts et dépendant de l’Agence de mise en valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle sera gratuit ce dimanche le 04 octobre 2026.

L’AMVPPC rappelle que les Tunisiens ainsi que les personnes étrangères résidentes en Tunisie sur présentation de la carte d’identité nationale ou de la carte de séjour bénéficient de la gratuité d’entrée durant les jours suivants :

Le premier dimanche de chaque mois,
Le 18 avril : Journée internationale des sites et monuments,
Le 18 mai : Journée internationale des musées
Les jours fériés.

Liste des musées, des sites archéologiques et des monuments historiques ouverts

« Profitez de cette occasion pour découvrir la richesse patrimoniale de la Tunisie et visitez les musées, sites et monuments », commente l’AMVPPC

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Le théâtre tunisien en deuil : l’acteur Salah Rahmouni n’est plus

03. Oktober 2026 um 20:41

Dans un communiqué publié samedi 3 octobre, le ministère des Affaires culturelles a annoncé le décès de l’acteur Salah Rahmouni, survenu le vendredi 2 octobre 2026. L’artiste avait bâti l’ensemble de sa carrière au sein de la Troupe de théâtre de la Ville de Tunis, au rayonnement de laquelle il avait largement contribué.

Tout en rendant hommage à cet artiste qui a consacré une grande partie de sa vie au théâtre tunisien, aux côtés de plusieurs générations de comédiens et de créateurs, le ministère rappelle qu’il a participé à de nombreuses productions emblématiques ayant marqué la scène nationale, telles que « Le Maréchal », « Une nuit des mille et une nuits », « La Révolte de l’homme à l’âne », « Al-Hallaj » ou encore « Dam El Farah ».

À noter que Salah Rahmouni s’était également illustré à la télévision à travers des apparitions dans plusieurs feuilletons et productions dramatiques, notamment « Hikayat El Aroui », « Ennes Hkeya », « Dhafayer » et « Rayhana ».

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Galerie Grafiflow | Hammadi Ben Saad ou la liberté du geste

03. Oktober 2026 um 07:50

La galerie Grafiflow (43, rue du Commandant Béjaoui, la Soukra), au nord de Tunis, propose une exposition du peintre Hammadi Ben Saad, décédé le 25 juillet 2025 à l’âge de 77 ans. Joliment intitulée ‘‘Remember Me’’, comme pour interpeller ceux qui ont côtoyé l’homme et apprécié son œuvre, pour qu’ils ne l’oublient pas et continuent de les faire vivre parmi eux, l’exposition se tiendra du 9 octobre au 1er novembre 2026. Nous reproduisons ci-dessous le texte de présentation de l’exposition réalisé par la directrice artistique de l’exposition.

Rim Ben Boubaker *

Cette exposition propose un regard rétrospectif sur plus de cinquante ans de création de Hammadi Ben Saad, figure singulière de la scène artistique tunisienne **. Des premières figures aux recherches autour du trait, du papier, de la matière et de l’accident, jusqu’aux visages, aux masques, aux hommes des cavernes et aux monochromes abstraits, elle retrace les transformations d’un langage artistique toujours en mouvement.

L’exposition met en lumière une œuvre construite dans la liberté du geste, l’expérimentation et une relation instinctive à la matière. À travers une sélection d’œuvres, d’archives et de documents, le parcours fait dialoguer différentes périodes sans les enfermer dans une chronologie stricte.

Présentée après sa disparition en 2025, l’exposition porte également une dimension particulière : celle de poursuivre le dialogue avec une œuvre qui continue de vivre au-delà de son créateur.

Une œuvre en mouvement

Faut-il encore présenter Hammadi Ben Saad ? Autodidacte, Hammadi Ben Saad a développé, depuis le début des années 1960, une œuvre profondément singulière, construite au fil de plusieurs décennies de mutations, de déplacements et de transformations. Son parcours ne se laisse pas enfermer dans une seule manière de peindre. Cette exposition est née du désir d’appréhender son œuvre dans son ensemble. Elle ne cherche pas à reconstruire une chronologie figée, mais à suivre un mouvement : celui d’un artiste qui n’a cessé de déplacer son regard, d’explorer de nouvelles voies et de remettre son langage en jeu.

Des premières figures des années 1970 aux recherches autour du trait et de la ligne, des compositions nourries par l’accident, les images imprimées et la matière aux visages, masques et figures humaines, figures hybrides ou «hommes des cavernes», comme il aimait les nommer, jusqu’aux monochromes abstraits et aux travaux des dernières années, l’exposition fait apparaître les différentes étapes d’un cheminement sans cesse en mouvement. Elle permet ainsi de revenir sur ce parcours, mais aussi de faire surgir des correspondances entre des œuvres et des périodes parfois éloignées.

Peintures, archives et documents sont réunis pour donner à voir élaboration progressive de son langage artistique.

Présenter Hammadi aujourd’hui, après sa disparition, prend nécessairement une autre dimension. Il ne s’agit pas de clore le parcours de l’artiste au moment où sa vie s’est arrêtée. Au contraire, son absence offre un autre temps, une autre dimension à son œuvre : ceux de la découverte, de la relecture et de la rencontre avec de nouveaux regards. Ou peut-être une manière de poursuivre la conversation avec lui. Si Hammadi n’est plus là, son œuvre n’est pas statique. Elle continue de circuler, de susciter des questions, de faire surgir de nouvelles correspondances et de rencontrer d’autres regards.

C’est dans cet espace que cette exposition souhaite se tenir : non pas comme la conclusion d’une histoire, mais comme une invitation à la poursuivre. Car le plus bel hommage que l’on puisse rendre à un artiste n’est pas seulement de raconter son histoire. C’est de pousser la porte de son univers, de prendre le temps de regarder, de se laisser surprendre et, peut-être, de se laisser toucher.

* Curatrice.

** Voilà ce que l’auteure, Rym Ben Boubaker, écrivait le 26 juillet 2026 sur sa page Facebook en apprenant le décès, la veille, de cet artiste hors normes de tous points de vue : «C’est avec une immense tristesse que j’écris ces mots en hommage à Hammadi Ben Saad, un artiste rare, un homme vrai, un être d’une humanité profonde.

J’ai eu le privilège de croiser sa route, de partager avec lui des moments de création, de réflexion, de complicité.

Travailler à ses côtés fut un honneur, parler de son art, une richesse. Il m’a accueillie avec tant de générosité, tant d’amour… Il m’aimait comme sa fille, et ce lien restera à jamais précieux dans mon cœur.

Hammadi n’était pas seulement un artiste : il était un souffle, une lumière, un regard tendre sur le monde. Sa voix, son œuvre, son engagement laissent un vide immense dans la scène artistique, mais surtout dans la vie de ceux qui l’ont connu et aimé.

Il s’en va, mais il laisse derrière lui une traînée d’étoiles, des couleurs, des mots et des silences pleins de sens.

Et dans ce silence désormais, son art continue de parler…

Son absence résonne, mais sa présence demeure.

Dans chaque regard ému face à une de ses œuvres,

Il est là.

Toujours là.Repose en paix Si Hammadi.»

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Tunis | Oum aux Journées musicales de Carthage

03. Oktober 2026 um 00:09

L’artiste marocaine Oum investit la scène du Théâtre de l’Opéra de Tunis le 4 octobre 2026 pour présenter « Dialddar », dans le cadre de la 11ᵉ édition des Journées Musicales de Carthage.

Ce projet audacieux au croisement des percussions, du oud, de la soul et des sonorités sahariennes sera présenté dimanche 4 octobre 2026 à 21h30
au Théâtre de l’Opéra à la Cité de la Culture Chedli Klibi.

Les billets sont disponibles sur le site officiel du festival

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Festival du film des femmes et des jeunes de Djerba | Mohamed Ali Ben Jemaa président d’honneur

02. Oktober 2026 um 18:54

​Le comité directeur du Festival international du film des femmes et des jeunes de Djerba annonce le choix de l’artiste tunisien Mohamed Ali Ben Jemaa en tant que président d’honneur de la 12e édition du festival, qui se tiendra du 24 au 27 octobre 2026 sur l’île de Djerba.

​Ce choix intervient en hommage à son parcours artistique distingué, à ses contributions à la scène cinématographique et dramatique tunisienne, ainsi qu’à sa présence remarquable sur la scène artistique nationale.

La direction du festival salue l’acceptation par l’artiste Mohamed Ali Ben Jemaa de cette fonction honorifique, estimant que sa présence constitue une contribution artistique et symbolique majeure à cette édition, qui vise à soutenir la création cinématographique, à renforcer la présence du cinéma tunisien et à mettre en valeur le rôle des femmes et des jeunes dans le 7e art.

Le festival poursuit également son ouverture sur les expériences cinématographiques arabes et internationales, en favorisant les échanges artistiques et en créant des espaces de dialogue et de rencontre entre les artistes et cinéastes de Tunisie et du monde entier.

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«Biouyounihena» | Rendez-vous des cinéastes arabes en Tunisie  

02. Oktober 2026 um 13:36

L’une des nouveautés de la septième édition du Festival international du film de femmes «Regards de Femmes» («Biouyounihena» en arabe), qui se tiendra du 3 au 7 octobre 2026 entre Nabeul, Hammamet et Bouargoub, dans la région du cap Bon, au nord-est de la Tunisie : un atelier destiné à accompagner les réalisatrices dans le développement de leurs projets, de la définition de l’idée jusqu’à la présentation devant des professionnels du secteur.

L’«Atelier de développement et de présentation de projets cinématographiques» sera dirigé par le réalisateur, scénariste et producteur tunisien Ibrahim Letaïef ; il vise principalement à accompagner les cinéastes participant à la compétition officielle.

Le parcours comprend l’affinage de l’idée, la rédaction du synopsis et de la logline, la définition de la vision artistique, la préparation du dossier et le travail sur le pitching, avec des exercices pour présenter et défendre le projet devant des producteurs et des professionnels.

Les projets de courts métrages de fiction, de documentaires, d’animation et de cinéma expérimental sont admis.

L’atelier s’accompagne d’une résidence artistique dédiée à l’écriture, coordonnée par la scénariste Samia Amami ; durant cette résidence, des réalisatrices venues du monde arabe pourront travailler sur la structure dramatique, les personnages et le traitement de leurs films, afin de faire progresser les scénarios vers une étape plus avancée de développement et de production.

La septième édition de «Regards de Femmes», organisée dans le cadre de la Fédération tunisienne des ciné-clubs (FTCC), présentera 19 courts métrages en compétition. Le programme inclut également des projections, des masterclasses, des rencontres et des débats sur l’intelligence artificielle, les nouveaux métiers du cinéma, la représentation du genre et le leadership féminin dans les industries culturelles et créatives.

Le fil conducteur de cette édition est «Oui, il y a de l’espoir».

Parmi les hommages figure celui rendu à la réalisatrice libanaise Heiny Srour, première cinéaste du monde arabe à avoir vu un de ses films sélectionné au Festival de Cannes.

L’ouverture cinématographique sera assurée le 4 octobre par ‘‘The Miracle of Life’’, un court métrage documentaire et expérimental de la réalisatrice palestinienne Sabrine Khoury, tandis que le jury de la compétition sera présidé par le réalisateur égyptien Yousry Nasrallah.

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Moussem d’Assilah : une petite ville marocaine au cœur des grands débats

02. Oktober 2026 um 11:47
Du 2 au 18 octobre, Assilah accueille la session d’automne de la 47e édition de son Moussem culturel international. Dans cette cité de la côte atlantique, artistes, écrivains, chercheurs et diplomates se retrouvent autour de l’Afrique, du monde arabe et…

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Coup de cœur. C’était ça ou mourir un peu

02. Oktober 2026 um 11:13
Je n’avais pas prévu de lire C’était ça ou mourir. Pas question de contribuer à engraisser Grasset, maison d’édition bollorienne. Mais les accusations de recours à l’IA, fondées sur un outil de détection dont la fiabilité fait débat, et le…

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Un nouveau livre sur les proverbes tunisiens

02. Oktober 2026 um 09:30

Dr Wiem Ben Amara, chercheuse, enseignante et auteure tunisienne, vient de publier chez Nous Éditions un ouvrage, en arabe intitulé  «ريحة السفساري » (ou «Odeur de sefsari») où elle revisite une partie du patrimoine oral tunisien à partir des proverbes, expressions et récits transmis par sa grand-mère, Souad.

L’ouvrage rassemble les proverbes dans différents chapitres thématiques. Chaque proverbe est présenté, expliqué dans son sens et son usage, puis replacé dans son contexte afin d’en faire ressortir la portée et la richesse de la langue populaire tunisienne. Lorsque cela est pertinent, elle met également en regard certains proverbes avec des expressions ou des équivalents issus d’autres cultures, afin de faire apparaître les similitudes et les différences dans la manière dont les sociétés expriment des expériences humaines parfois universelles.

«J’ai souhaité ainsi préserver cette parole populaire et la transmettre aux nouvelles générations, notamment aux jeunes Tunisiens vivant à l’étranger», explique l’auteure, ajoutant que l’ouvrage a été proposé au Prix Sard Al Dhahab, organisé par le Centre de la langue arabe d’Abou Dhabi, dans la catégorie «Récits populaires» (السرود الشعبية) pour l’édition 2026.

Titulaire d’un doctorat en génétique et biologie moléculaire, Dr Wiem Ben Amara est chercheuse à la Faculté des Sciences de Tunis – Université de Tunis El Manar. Ce livre poursuit et complète le travail pîonnier de Tahar Khemiri, Hedi Balegh et Tahar Fazaa sur le riche corpus des proverbes et expressions populaires tunisiennes.

I. B.

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La caravane « Cinéma Jet » arrive à Jendouba

02. Oktober 2026 um 09:17

Après avoir fait escale à Zaghouan du 3 au 13 septembre, Cinéma Jet poursuit sa route et s’installe à Jendouba du 30 septembre au 11 octobre 2026, pour une nouvelle étape de sa deuxième édition.

Porté par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie et les États membres de l’Union européenne, en partenariat avec Cinématdour et le gouvernorat de Jendouba. Cinéma Jet poursuit une même ambition : faire circuler le cinéma au-delà des salles traditionnelles, aller à la rencontre des publics dans les différentes délégations et faire de la culture un espace de partage, de découverte et de création.

Placée cette année sous le signe de l’inclusion, cette deuxième édition propose à Jendouba un programme qui associe projections, ateliers artistiques, sensibilisation, expériences immersives, rencontres et activités destinées à différents publics, avec une attention particulière portée aux enfants et aux jeunes.

Le vendredi 2 octobre, Cinéma Jet investira l’école primaire 2 Mars 1934 de Moukher, à Ghardimaou, pour une journée entièrement consacrée aux pratiques artistiques.

Pendant toute la journée, l’équipe de Cinéma Jet s’installera dans l’école pour proposer aux élèves des ateliers de cinéma, de théâtre, de danse, de dessin et de réalité virtuelle.

Cinéma Jet continuera également à investir les espaces publics avec plusieurs projections en plein air dans les délégations de Fernana, Bni M’tir, Aïn Soltan et d’autres.

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Cinéma : Témoins de Sonia Barkallah à l’Institut français

02. Oktober 2026 um 09:01

C’est aujourd’hui, vendredi 2 octobre à 18h, que l’auditorium de l’Institut français de Tunis accueille une projection du film documentaire « Témoins » de la cinéaste franco-tunisienne Sonia Barkallah.

Un débat est également au programme pour discuter avec la réalisatrice du film des expériences de mort imminente qui sont au cœur de ce documentaire articulé autour de paroles d’experts et de témoignages glanés dans plusieurs pays dont la Tunisie.

D’une durée de 114 mn, « Témoins » est le deuxième opus de Sonia Barkallah qui a également réalisé sur le même thème son premier film intitulé « Faux départ ».

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«Love, Jazz & Other Stories», Cecilia Krull aux JMC 2026

01. Oktober 2026 um 23:13

Révélée à l’échelle internationale grâce à « My Life Is Going On », l’emblématique générique de la série phénomène La Casa de Papel, l’artiste hispano-française Cecilia Krull sera sur la scène de la 11e édition des Journées Musicales de Carthage (JMC).

À cette occasion, elle présentera au public son projet « Love, Jazz & Other Stories », un voyage musical envoûtant et intime situé au croisement du jazz et de la soul.

Le rendez-vous est donné pour le dimanche 4 octobre 2026 à 20h00 au Théâtre des Régions de la Cité de la Culture Chedli Klibi. La billetterie est désormais accessible sur le site officiel des JMC.

Y. N.

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À Marrakech, la photographie marocaine regarde le monde

01. Oktober 2026 um 12:00
Du 7 au 10 octobre, les Rencontres de la Photographie de Marrakech célèbrent deux siècles d’images. Mais leur 6e édition regarde surtout vers le présent : des échanges entre Maroc et Chine au travail critique sur l’Orient, jusqu’aux photographes de…

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Produits féminins : une plateforme nationale pour booster les ventes en ligne

01. Oktober 2026 um 09:29

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées annonce l’ouverture des inscriptions à la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins. Les candidates souhaitant y référencer leurs produits pourront s’inscrire en ligne du jeudi 1er au lundi 5 octobre 2026.

Dans un communiqué publié mercredi, le ministère précise que les inscriptions s’effectuent exclusivement en ligne via la plateforme dédiée. Les porteuses de projets relatifs aux produits féminins devront, dans un premier temps, créer un compte personnel, puis renseigner avec précision les informations demandées et vérifier leur exactitude. Elles devront également enregistrer leurs produits conformément aux données requises dans la fiche descriptive de chaque produit.

À l’issue de cette phase d’inscription, les dossiers soumis feront l’objet d’un examen par les services concernés. Les candidates seront ensuite informées de la décision via la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins, au cours de la dernière semaine d’octobre 2026.

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Quand le Maghreb entre dans le scénario du cinéma français

30. September 2026 um 11:30
Longtemps cantonnés aux marges des récits, les héritages maghrébins ont progressivement gagné le centre du cinéma français. Du 30 octobre 2026 au 21 mars 2027, le Palais de la Porte Dorée retrace plus de six décennies de films, de carrières…

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Festival Aflam 2026 | Réparer l’image, retrouver les mémoires

30. September 2026 um 08:16

Les archives algériennes, tunisiennes et les mémoires minoritaires sont au cœur de la 13e édition du festival « Aflam. Cinémas des mondes arabes » qui se tiendra du 10 au 18 octobre 2026, à Marseille, France, sous le thème «Réparer l’image». Réparer l’image, c’est d’abord refuser qu’une mémoire soit condamnée au silence.

Djamal Guettala 

L’association Aflam, organisatrice de l’événement, a tenu une conférence de presse, le 10 septembre, au cinéma Les Variétés à Marseille, au cours de laquelle elle a dévoilé le programme de la 13e édition qui fera dialoguer cinéma, archives, mémoire et création contemporaine, avec une attention particulière portée aux œuvres longtemps restées dans l’ombre.

Aflam, qui œuvre depuis 2000 à la diffusion des cinémas des mondes arabes, propose cette année 52 films, 40 invité·es et 35 événements-séances.

La programmation ne considère pas les archives comme de simples traces du passé : elle cherche à les remettre en circulation et à interroger les récits que les images ont conservés, mais aussi ceux qu’elles ont laissés disparaître.

L’Algérie au cœur de la mémoire cinématographique

Le dimanche 11 octobre sera particulièrement important pour le cinéma algérien. À 16h30, au Polygone Étoilé, Nabil Djedouani, à la tête des Archives numériques du cinéma algérien, présentera une sélection de films restaurés.

Depuis 2012, ce spécialiste formé à l’INA mène un travail de sauvegarde et de diffusion d’œuvres algériennes devenues difficiles d’accès. Numériser une pellicule ne suffit pourtant pas. Encore faut-il lui redonner un public et une place dans l’histoire du cinéma.

Le même soir, à 20h, Aflam proposera ‘‘Boualem Zid El Goudam’’ de Moussa Haddad, réalisé en 1980, en présence de Nabil Djedouani.

Le film met en scène Boualem et Sekfali, deux hommes qui traversent le désert algérien. Une charrette chargée de vieux livres, d’images, de reliques et de souvenirs accompagne leur étrange voyage. Deux hommes, deux visions de l’existence et deux rapports à l’histoire de l’Algérie se confrontent.

Boualem demeure attaché à l’idéal égalitaire et émancipateur issu de la guerre de libération. Sekfali, aristocrate cultivé, porte un regard sceptique sur cette utopie. Entre fable politique, réflexion philosophique et absurdité beckettienne, le film interroge les promesses de l’indépendance et les contradictions de l’Algérie postcoloniale.

Quarante-six ans après sa réalisation, la redécouverte de ‘‘Boualem Zid El Goudam’’ prend une résonance particulière. Le film ne revient pas seulement du passé : il revient poser des questions au présent.

L’Algérie sera également présente à travers ‘‘Petite Casbah’’, film d’animation d’Antoine Colomb, programmé le 14 octobre aux Variétés. À travers Malika, une fillette vivant dans la Casbah d’Alger dans les années 1950, le film fait entrer l’histoire coloniale dans le regard de l’enfance.

La Tunisie, par les traces et les images

La Tunisie occupe une place plus discrète, mais elle n’est pas absente de cette réflexion sur les archives.

Le 17 octobre, au Mucem, une courte archive consacrée à Sousse, tournée en 1971 en 8 mm, sera présentée dans le cadre de la programmation consacrée aux Archives Bouanani. Une image modeste en apparence, mais qui acquiert avec le temps une autre valeur : celle d’un fragment de Tunisie devenu trace patrimoniale.

La Tunisie apparaît également dans la dynamique de WarshatAflam, résidence d’écriture de scénarios destinée aux jeunes cinéastes du monde arabe. La mémoire ne se limite donc pas aux films anciens : préserver les images signifie aussi accompagner celles et ceux qui fabriqueront les images de demain.

Palestine, Maroc, Liban : filmer contre l’effacement

La Palestine occupe une place forte dans cette édition avec, le 15 octobre à La Baleine, la rencontre «Les révolutionnaires ne meurent jamais : cinéastes solidaires du peuple palestinien», en présence notamment de Kassem Hawal et Mohanad Yaqubi.

La caméra devient ici un instrument de mémoire. Les archives palestiniennes témoignent d’une histoire politique et culturelle constamment menacée par les guerres, les déplacements et les destructions.

Au Liban, ‘‘Le Jour de colère : Contes de Tripoli’’ de Rania Rafei remontera le fil de l’histoire contemporaine, des manifestations de 1943 aux mobilisations populaires de 2019.

Le Maroc sera représenté par les Archives Bouanani, avec Touda Bouanani et Marie Pierre-Bouthier. Le travail de sauvegarde entrepris après l’incendie de 2006, qui avait détruit une partie des archives familiales, rappelle la fragilité de ces patrimoines.

Les mémoires minoritaires sortent de l’ombre

Aflam élargit cette réflexion aux mémoires minoritaires. Une exposition consacrée au cinéma amazigh au Maroc, conçue et commentée par Sarah Mounia Kachiri, réunira films, vidéos amateurs et installations autour de l’identité culturelle, de la transmission orale et des formes de résistance.

Le 18 octobre, au Mucem, une table ronde intitulée «Ce que le patrimoine culturel national invisibilise» réunira Chantal Partamian, Pauline Tucoulet et Sarah Mounia Kachiri autour des archives arméniennes, kurdes et amazighes.

La question dépasse alors le cinéma : qui décide de ce qui mérite d’être conservé dans la mémoire collective ? Quelles images deviennent patrimoine et lesquelles restent en dehors des récits officiels ?

À ces archives répond une création contemporaine avec notamment Alea Jacarandas de Hassen Ferhani, L’Entente – La face cachée d’Alexandrie de Mohamed Rashad et Yunan d’Ameer Fakher Eldin.

Avec «Réparer l’image», Aflam propose ainsi bien davantage qu’un festival de cinéma. À Marseille, les films anciens dialoguent avec les œuvres nouvelles, les archives nationales avec les mémoires minoritaires, le Maghreb avec le Machrek.

Réparer l’image, c’est peut-être d’abord refuser qu’une mémoire soit condamnée au silence.

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