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Telehealth Connect : la Tunisie au cœur des enjeux de la santé numérique

30. September 2026 um 14:03

La Tunisie accueille, du 29 septembre au 1er octobre 2026, la première édition tunisienne de Telehealth Connect, un sommet international consacré à la santé numérique, à la télémédecine et aux soins à distance.

Cette manifestation réunit à Tunis des ministres de la Santé, des responsables gouvernementaux, des experts, des décideurs, des investisseurs et des représentants d’entreprises technologiques venus de plus de 30 pays. Elle vise à favoriser l’échange d’expériences, à renforcer les partenariats internationaux et à identifier des solutions concrètes pour améliorer l’accès aux soins grâce aux technologies numériques.

La télésanté désigne l’utilisation des technologies numériques pour assurer ou faciliter des services de santé à distance. Elle comprend notamment la téléconsultation, la télé-expertise, le suivi des patients, l’échange sécurisé de données médicales et l’interprétation à distance des examens.

Dans la pratique, un patient peut être pris en charge dans une région éloignée, tandis qu’un médecin spécialiste, situé dans un autre établissement, analyse son dossier ou ses examens et contribue au diagnostic. Cette approche permet de réduire les distances, d’améliorer l’accès aux compétences médicales et de soutenir les équipes de santé dans les régions intérieures.

Les principaux thèmes du sommet

Telehealth Connect 2026 s’articule autour de quatre axes majeurs :

  • la santé numérique, la télémédecine et l’intelligence artificielle ;
  • la réglementation, la gouvernance des données et la cybersécurité ;
  • les infrastructures, les investissements et les partenariats ;
  • la mise en œuvre des projets et la formation des professionnels de santé.

Les discussions portent également sur les conditions nécessaires au développement durable de la santé numérique, notamment le financement, la protection des données personnelles, l’interopérabilité des systèmes informatiques et la formation des médecins et des personnels paramédicaux.

La Tunisie entend présenter, à l’occasion de ce sommet, son expérience dans le domaine de l’hôpital numérique.

Nous y reviendrons…

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Tunisie-Autriche : Samir Abdelhafidh appelle à renforcer les investissements

29. September 2026 um 22:54

A l’occasion du Business Forum Tunisie-Autriche, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a souligné la solidité des relations économiques entre les deux pays et appelé à leur donner une nouvelle impulsion. Il a mis en avant les résultats enregistrés au cours des dernières années, notamment la présence de 26 entreprises à participation autrichienne en Tunisie, représentant 502 millions de dinars d’investissements et 24 469 emplois créés.

Quatre entreprises autrichiennes ont également étendu leurs activités en Tunisie au cours du premier semestre 2026, avec des investissements d’environ 11 millions d’euros. Pour le ministre, ces opérations constituent un signal de confiance dans l’économie tunisienne, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires.

Les échanges commerciaux tuniso-autrichiens ont presque doublé, passant de 603,7 millions de dinars en 2019 à 1,103 milliard de dinars en 2025. Au cours des huit premiers mois de 2026, ils ont déjà atteint 1,3 fois le niveau enregistré sur l’ensemble de l’année.

Samir Abdelhafidh a appelé les entreprises tunisiennes et autrichiennes à renforcer leurs partenariats, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée, le transfert technologique, l’innovation et l’intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales.

Il a également relevé la reprise soutenue des flux touristiques autrichiens vers la Tunisie, revenus depuis 2024 à des niveaux supérieurs à ceux enregistrés avant la pandémie.

Le ministre a enfin présenté les principales orientations du plan de développement tunisien 2026-2030, qui accorde une place importante à l’énergie, à l’eau, à l’assainissement, aux infrastructures, à la sécurité alimentaire et à la modernisation administrative. Il a invité les investisseurs autrichiens à saisir les opportunités offertes par ces secteurs et réaffirmé la volonté de la Tunisie d’accueillir davantage d’investissements étrangers.

Retour en images

 

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Tunisie, Libye, Algérie : solidarité régionale et enjeux de souveraineté

29. September 2026 um 16:44

Les tensions régionales s’accroissent en Méditerranée et au Maghreb. Certains appellent à soutenir l’Algérie et la Libye face aux pressions extérieures. Tandis que d’autres s’interrogent sur les formes que ce soutien devrait prendre.

Dans son analyse, l’ancien diplomate Elyes Kasri revient sur le rôle de la géographie et de l’histoire dans les relations entre la Tunisie et ses deux voisins que sont l’Algérie et la Libye.

Le poids de la géographie et de l’histoire

Elyes Kasri propose une lecture géopolitique et historique selon laquelle la situation actuelle de la Tunisie s’inscrit dans la longue durée. Il rappelle l’ancienneté de son histoire, de la civilisation du Kef à Carthage, dont l’influence économique et politique s’étendait à une grande partie de la Méditerranée. Il souligne qu’Aristote a consacré un chapitre de La Politique à la constitution carthaginoise, qu’il jugeait équilibrée.

Il rappelle également que la puissance d’un État dépend en partie de son territoire, de ses ressources et de sa position stratégique. Tout en soulignant que le tracé des frontières régionales a été largement façonné à l’époque coloniale.

Des frontières héritées de l’époque coloniale

Avec la Libye, Elyes Kasri évoque le contexte des rivalités italo-françaises en Afrique du Nord dans l’entre-deux-guerres. Et notamment les négociations franco-italiennes de 1935. Il mentionne aussi l’accord conclu en 1955 entre la France et le royaume de Libye, qui a fixé une partie de la frontière tuniso-libyenne.

Avec l’Algérie, il note que la France administrait la Tunisie comme un protectorat et l’Algérie comme un territoire français.Ce qui a influencé le tracé des frontières. Après l’indépendance, la question a été reprise dans les discussions entre Habib Bourguiba et Ferhat Abbas en 1961, puis dans la convention de délimitation signée en janvier 1970.

Les ressources énergétiques

Elyes Kasri met en avant l’enjeu que représentent les ressources en hydrocarbures dans ces délimitations, terrestres comme maritimes, notamment pour le plateau continental et le gisement de Bouri.

Pour l’ancien diplomate, ces éléments historiques éclairent les relations actuelles entre la Tunisie et ses voisins. De même, ils rappellent l’intérêt d’une coopération régionale fondée sur le dialogue et la prise en compte de l’histoire commune.

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L’affaire Yakine : une adolescente brisée, une société qui s’interroge

29. September 2026 um 10:06

L’affaire Yakine a secoué la toile, et à travers elle, toute une société. La victime est une adolescente de 15 ans, violée par plusieurs personnes. D’après les faits rapportés par plusieurs médias, tout aurait commencé au quartier de Melassine, à Tunis. Manipulée par une amie qui l’aurait invitée à prendre un café, la jeune fille aurait ensuite été séquestrée, puis agressée avec une brutalité inouïe.

Une enquête a été ouverte par les services de sécurité de Sijoumi afin d’établir les faits et d’identifier les personnes impliquées. Plusieurs descentes ont été effectuées et la police reste mobilisée. Selon les dernières informations, l’adolescente a été transportée d’urgence à l’hôpital, où son état demeure critique. À ce stade, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités. L’affaire reste donc entre les mains des enquêteurs.

Mais au-delà du volet judiciaire, il y a une jeune fille dont la vie a été brisée. Aucune peine, même la plus lourde, ne lui rendra sa dignité ni n’effacera le choc qu’elle porte désormais. Elle aura besoin de temps, de soins et d’un soutien immense pour se reconstruire.

Face à l’horreur, beaucoup réclament la peine de mort pour les violeurs. D’autres s’inquiètent de cet emballement, qui leur rappelle les chasses aux sorcières : une foule qui envahit un village, exige qu’on brûle la « coupable », puis s’amuse du spectacle. Aujourd’hui, on réclame des exécutions alors que personne ne sait encore qui a fait quoi.

Enfin, le problème est-il résolu ? Non. Sans chercher à minimiser les atrocités commises, avons-nous trouvé des solutions pour ces jeunes ? Non. Ont-ils autre chose à faire que d’errer dans leurs quartiers ? La situation est révoltante. On ne se soucie pas de la nouvelle génération, surtout des plus démunis. Alors, on se demande si c’est la peine de mort qui produira une société meilleure? Plusieurs voix insistent à dire que la prison seule n’est pas une solution. Il faudrait plutôt un cadre comme celui de l’armée, où ils apprendraient un métier, liraient, découvriraient un autre mode de vie et l’amour de leur pays.

Rien désormais ne pourra faire oublier le calvaire que la jeune Yakine a subi. Sa vie est brisée à jamais et le chemin de la reconstruction sera long et difficile. Pourquoi vivons-nous dans ce monde de brutes où le mal domine malheureusement ? Peut-on s’attendre à des jours meilleurs ? Rien ne semble poindre à l’horizon.

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Rapport Banque mondiale : l’analyse de Ridha Chkoundali

29. September 2026 um 09:26

Dans son rapport de septembre 2026, « Le défi de l’eau en Tunisie : de la rareté à la résilience », la Banque mondiale dresse un tableau contrasté de l’économie tunisienne : une reprise modeste après la quasi-stagnation de 2023, mais des déséquilibres structurels profonds et des pressions financières croissantes. Le PIB réel a rebondi à +2,7 % en 2025 et devrait se stabiliser autour de +2,3 % en 2026, porté par l’agriculture (+11,7 % en 2025), les industries agroalimentaires (+8,9 %) et les industries mécaniques et électriques (+4,6 %), tandis que les hydrocarbures (-8,2 % en 2025), le textile (-3,3 %) et le BTP (-1,6 %) reculent.

Le déficit du compte courant a augmenté de 49 % en valeur nominale au premier semestre 2026, avec un déficit énergétique représentant 53 % du déficit commercial total, et les réserves de change ont chuté brutalement en juillet (de 101 à 92 jours d’importations après le remboursement d’un Eurobond de 700 millions d’euros) avant une légère reconstitution fin août à 98 jours grâce à des financements extérieurs (500 millions USD de la BADExim et 312 millions USD du Fonds monétaire arabe).

Pour l’économiste Ridha Chkoundali, ce diagnostic confirme une croissance « à deux vitesses », tirée par un secteur offshore performant mais incapable de compenser le déficit structurel du secteur onshore, qui ne couvre que 44 % de ses besoins. Cette dualité, selon lui, illustre la fragilité d’une reprise largement dépendante des aléas climatiques et des conjonctures extérieures, sans transformation structurelle du tissu productif local.

Sur le marché du travail, le taux de chômage officiellement en baisse à 14,9 % au deuxième trimestre 2026 masque une destruction nette de 58 000 emplois, principalement féminins (-72 000 postes contre +14 000 pour les hommes), et un taux d’activité des femmes structurellement bas (27 % contre 63,3 % pour les hommes). Ridha Chkoundali insiste sur le caractère « statistiquement trompeur » de ce recul du chômage, qui traduit davantage un retrait de la population active qu’une création réelle d’emplois, et met en garde contre le gaspillage de capital humain que représente la sous-participation féminine.

Pour Ridha Chkoundali, les recommandations de la Banque mondiale, bien que techniquement cohérentes, comportent cinq paradoxes majeurs. D’abord, l’ajustement des tarifs de l’eau et de l’irrigation, destiné à réduire les déficits de la SONEDE et de l’ONAS, risque d’alourdir l’inflation alimentaire et de pénaliser les ménages modestes dans un contexte de contraction du pouvoir d’achat.

Ensuite, la critique du financement interne via la Banque centrale ignore l’absence d’alternatives externes réalistes : pas d’accord avec le FMI, accès bloqué aux marchés internationaux et remboursement de dettes majeures laissent l’État sans marge de manœuvre.

Troisièmement, l’accent mis sur la libéralisation néglige la nécessité d’une politique industrielle pour le secteur onshore, affaibli par une faible intégration dans les chaînes de valeur, un manque de financement et des contraintes logistiques.

Quatrièmement, le recours aux PPP pour le dessalement constitue un pari énergétique risqué dans un pays où le déficit énergétique pèse lourdement sur la balance commerciale, avec le danger de transformer ces contrats en dettes conditionnelles futures. Enfin, la loi sur les chèques de 2024 montre comment des mesures répressives, sans alternatives numériques efficaces, élargissent l’économie parallèle et réduisent la liquidité bancaire disponible pour l’investissement.

Au total, Ridha Chkoundali juge le diagnostic de la Banque mondiale précieux, mais appelle à une adaptation fine des réformes aux réalités sociales, énergétiques et géoéconomiques tunisiennes.

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Réformer l’ONU : mission possible ?L’analyse d’Ezzeddine Zayani

28. September 2026 um 17:13

Plus de 80 ans après sa création, l’ONU fait l’unanimité : elle est dépassée. Entre l’initiative « ONU80 », le Pacte de l’avenir et un Conseil de sécurité verrouillé par le droit de veto, l’organisation semble prisonnière de sa propre charte. L’ancien diplomate Ezzeddine Zayani interroge : l’ONU est-elle cette structure dépassée ou un outil diplomatique indispensable ?

Dans cette intervention, relayée par L’Économiste maghrébin, l’ancien diplomate Ezzeddine Zayani interroge la capacité de l’Organisation des Nations unies à se réformer, plus de huit décennies après sa fondation en 1945. Il part du constat que l’ONU, née pour incarner la diplomatie multilatérale, traverse aujourd’hui une crise profonde du multilatéralisme. 

Cette crise, autrefois latente pendant la Guerre froide, s’exprime désormais de façon manifeste à travers des rivalités féroces entre grandes puissances, oscillant entre volonté de protection et logiques de défiance. Si les pratiques multilatérales demeurent omniprésentes, elles ont été fragilisées par les bouleversements géopolitiques contemporains. Il observe ainsi un recul progressif de l’universalisme au profit d’un pluralisme normatif adapté aux nouveaux rapports de force. L’ONU, véritable caisse de résonance du système international, subit de plein fouet ces mutations.

À 81 ans, un consensus se dégage : l’Organisation est dépassée certes  par les événements. En revanche, aucun accord n’existe sur la solution à apporter. Le Secrétaire général Antonio Guterres lui-même a reconnu, le 24 octobre 2025, l’urgence et l’impérieuse nécessité de réformer le Conseil de Sécurité pour préserver un ordre mondial dont la légitimité s’effrite.

Ezzeddine Zayani identifie trois chantiers parallèles engagés à cet effet: le premier est l’initiative « ONU80 », lancée en mars 2025 à l’occasion du 80e anniversaire de l’Organisation. Structurée autour de trois axes:  gagner en efficacité, réévaluer les mandats existants et adapter l’architecture organisationnelle à des moyens financiers en régression constante. Cette réforme reste de nature purement administrative et devrait se traduire par des suppressions de postes.

Le deuxième chantier est le Pacte de l’avenir, adopté en septembre 2024, qui appelle explicitement à ouvrir des négociations sur la réforme du Conseil de Sécurité et sur l’architecture de la paix. C’est ici que se situe, selon lui, le véritable nœud du débat. Comment réformer un Conseil composé de quinze membres, dont cinq permanents disposant du droit de veto ? Les critiques sont nombreuses et convergentes : la composition actuelle reflète le monde de 1945 et non celui de 2026 ; l’Afrique, qui accueille près de la moitié des opérations de paix, ne dispose d’aucun siège permanent ; l’Asie, pourtant très peuplée, n’est représentée de façon permanente que par la Chine ; enfin, le droit de veto paralyse l’action de l’ONU face aux grandes crises contemporaines, à Gaza comme en Ukraine, empêchant trop souvent l’organisation d’alléger les souffrances des populations.

Le troisième chantier, moins développé, concerne le renouvellement de la gouvernance : Antonio Guterres, qui achèvera son second mandat et quittera l’ONU en décembre prochain, a réaffirmé sa position lors du sommet des BRICS tenu à New Delhi les 11 et 12 septembre 2026, rappelant que les réalités de 2026, économiques, démographiques et géopolitiques  ne sont plus celles de 1945, et que les structures institutionnelles doivent impérativement s’y adapter.

In fine, l’ancien diplomate revient sur la question budgétaire, plaidant pour une révision des contributions des États membres : aujourd’hui, seuls dix pays financent à eux seuls 72 % du budget ordinaire (États-Unis, Chine, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada, Corée du Sud et Russie), tandis que des pays prospères ou pétroliers devraient davantage contribuer, notamment au budget du maintien de la paix.

Il conclut en citant Ferid Belhaj, ancien vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, qui appelle le futur Secrétaire général à recentrer l’action onusienne sur la paix et la sécurité, condition sine qua non du développement. 

Lire aussi: Tribune de Ferid Belhaj : « Recentrer l’ONU sur la paix grâce à l’article 99 »

Ezzeddine Zayani rappelle d’ailleurs que l’ONU a mieux résisté que son ancêtre, la Société des Nations, dissoute en 1946, vingt-sept ans après sa création en 1919.

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La CONECT appelle à soutenir l’investissement et la compétitivité des entreprises

28. September 2026 um 15:34

Réuni le 26 septembre 2026 à Kairouan, le conseil d’administration de la CONECT a examiné plusieurs questions liées à l’investissement, au développement régional et à la compétitivité des entreprises.

Le CA de la CONECT a pris connaissance de la Plateforme nationale de l’investisseur, présentée par la TIA, en appelant à la faire connaître davantage. En ce sens que cet outil doit contribuer à simplifier les procédures et à réduire les délais administratifs.

Les participants ont également salué le projet de la Cité médicale des Aghlabides à Kairouan, présenté comme un exemple du potentiel d’investissement dans les régions de l’intérieur.

Lire aussi — Cité médicale des Aghlabides : Faouzi Ghrab succède à Mohamed Fadhel Hassioun

La réunion a aussi permis d’approuver les états financiers de la Confédération pour 2025, d’examiner le bilan de ses activités au deuxième trimestre 2026 et de suivre l’avancement du projet de label de responsabilité sociale.

La CONECT a par ailleurs évoqué la situation des bureaux de contrôle technique, dont la cessation d’activités est prévue le 16 octobre 2026, appelant à trouver des solutions aux difficultés du secteur.

Les relations économiques avec les pays voisins ont également été abordées, notamment le partenariat stratégique envisagé entre la Tunisie et l’Algérie à la suite d’une mission économique organisée du 22 au 24 septembre 2026 par Conect International.

Enfin, le Conseil a discuté des propositions de la CONECT pour le projet de loi de finances 2027. La Confédération souhaite en effet défendre l’investissement, la production et la compétitivité des entreprises. Et ce, tout en préservant l’équilibre des finances publiques.

Au final, la CONECT a réaffirmé son engagement à contribuer de manière constructive au développement de l’économie nationale. 

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La Tunisie autrement, le reportage inédit de 50’ Inside

28. September 2026 um 15:11

Et si la Tunisie ne se résumait ni à ses plages ni aux formules « all inclusive » ? Dans un reportage diffusé samedi 26 septembre 2026 sur TF1, l’émission 50’ Inside dévoile une Tunisie comme vous ne l’avez jamais vue, loin des clichés classiques. Entre lagunes turquoises, villages berbères, expériences haut de gamme, gastronomie créative et paysages sauvages, on reconnaît une Tunisie plurielle, authentique et innovante, portée par une nouvelle génération d’entrepreneurs.

L’émission 50’ Inside sur TF1 a choisi de mettre la Tunisie à l’honneur dans un numéro spécial diffusé samedi 26 septembre 2026, à 18 heures sur la chaîne privée française.

Intitulé comme une invitation au voyage, ce reportage présente une Tunisie loin des stéréotypes liés au tourisme balnéaire classique. De Djerba à Zarzis, de Hammamet à Tunis, jusqu’aux paysages sauvages du nord, il met en lumière des expériences originales, des lieux préservés et des initiatives privées qui contribuent à renouveler l’image de la destination.

Cette mise en lumière doit beaucoup à Nour Jelassi, qui a participé à la réalisation du reportage. Après avoir commencé sa carrière par un stage à Canal+ à l’âge de 22 ans, elle a travaillé pendant dix ans dans le milieu audiovisuel et développé un vaste réseau professionnel. Grâce à sa connaissance du terrain et de nombreux acteurs du secteur, elle a contribué, avec la réalisatrice de TF1, à organiser ce voyage au cœur d’une Tunisie rarement montrée à la télévision.

Le reportage commence dans la lagune de Zarzis, à une dizaine de kilomètres de Djerba. Dans ses eaux turquoises, une famille de touristes suisses observe des dauphins, dont une mère accompagnée de son petit. Encore absente de la plupart des guides touristiques, cette lagune révèle le potentiel d’un tourisme plus discret, fondé sur la nature, l’authenticité et la découverte.

Des expériences hors des sentiers battus

Le reportage suit également Sophie Galaoui, créatrice de voyages personnalisés, qui fait découvrir à ses clients une Tunisie éloignée des circuits traditionnels. À Djerba, elle visite Djerbahood, un village transformé en musée à ciel ouvert grâce à plus de 150 œuvres murales réalisées par des artistes tunisiens et internationaux.

À Hammamet, une famille marseillaise choisit de séjourner dans une villa privée plutôt que dans un complexe hôtelier. Louée 280 euros la nuit, la villa offre trois chambres, une piscine privée et un cadre confortable pour six personnes. Les visiteurs profitent également d’activités nautiques accessibles, confirmant l’attrait de la Tunisie pour les touristes étrangers à la recherche d’un bon rapport qualité-prix.

Tunis, capitale de la nouvelle scène touristique

À Tunis, le reportage s’intéresse à une nouvelle génération d’entrepreneurs qui ambitionne de repositionner la capitale sur la carte des destinations méditerranéennes en vogue. Hédi Dhaoui, jeune homme d’affaires, développe des lieux hybrides associant restauration, hôtellerie, gastronomie et loisirs.

Dans son restaurant familial à Gammarth, il invite le chef français Clotaire Poirier, finaliste de Top Chef 2024, à imaginer un dîner gastronomique à partir de produits tunisiens. Boutargue, oursins, langouste, calamars, sardines, crevettes et figues de Barbarie composent un menu en sept temps, proposé à 240 dinars par personne.

Même une coupure d’électricité, survenue pendant les préparatifs, ne parvient pas à perturber l’événement. Après plusieurs heures d’incertitude et grâce à un système D, le dîner se déroule finalement avec succès.

Enfin, le reportage emmène les téléspectateurs dans le nord de la Tunisie, notamment aux îles Cani, près de Bizerte. Falaises, criques isolées, eaux turquoises et paysages sauvages offrent un contraste saisissant avec les stations balnéaires traditionnelles.

À travers ces différentes étapes, 50’ Inside dévoile une Tunisie plurielle, vivante et en pleine transformation. Une destination qui mise désormais sur son patrimoine, sa gastronomie, sa nature, sa culture et son hospitalité pour attirer des visiteurs en quête d’expériences nouvelles, une Tunisie comme on ne l’avait encore jamais vue, loin du schéma classique.

Bienvenue en Tunisie 

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Port d’Enfidha: le compte à rebours est lancé, les travaux annoncés pour début 2028

28. September 2026 um 13:20

Trente-huit ans après les premières annonces, dix-huit ans après le lancement des études, le projet de port en eau profonde d’Enfidha vient de franchir une étape que les acteurs économiques attendaient depuis longtemps: une date. Lors de la conférence «Seaports Days», qui s’est tenue le mardi 22 septembre à Tunis, le ministre des Transports, Rachid Amri, a annoncé que les travaux débuteraient au début de l’année 2028, soit dans un peu moins d’un an et demi.

Concrètement, cela signifie une révision des données techniques, économiques et environnementales à l’aune des standards de 2026: coûts de construction, exigences réglementaires, technologies portuaires et, surtout, le montant global du projet, évalué dans les années 2020 autour de 5 milliards de dinars, un chiffre qui devra être revu à la hausse compte tenu de l’inflation cumulée depuis lors.

Le nerf de la guerre: un financement encore ouvert

Sur la question du financement, celui qui, historiquement, a le plus souvent enterré ce type de projet en Tunisie, Rachid Amri est resté volontairement large. Il a indiqué que toutes les pistes sont à l’étude, qu’il s’agisse de prêts souverains ou institutionnels, ou de partenariats avec des opérateurs privés. Aucune option n’a été exclue, mais aucune n’a non plus été formellement retenue.

Pour les managers et décideurs économiques, ce flou reste le point à surveiller de près. La présence, lors de cette même conférence, de représentants de la DFC (U.S. International Development Finance Corporation) et d’acteurs privés américains intéressés par les ports en eau profonde laisse penser qu’un schéma de partenariat public-privé (PPP), voire un montage de financement de projet (“project finance”) associant garanties et lignes de crédit est sérieusement à l’étude, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait été apportée sur la structure retenue. De son côté, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a souligné que la Tunisie dispose d’une vision claire pour le développement et la modernisation de son secteur maritime, mais qu’elle a besoin de partenaires capables de l’accompagner dans la concrétisation de cette ambition. Interrogé sur la contribution potentielle des institutions et des experts américains, il a indiqué que les entreprises américaines bénéficient d’une expérience importante dans la réalisation de grands projets d’infrastructure, aussi bien aux États-Unis qu’à l’international. Selon lui, leur expertise couvre notamment la construction et la modernisation des ports ainsi que la construction navale, tout en intégrant le respect des normes internationales de qualité et de sécurité, de même que la souveraineté nationale des pays partenaires. L’ambassadeur a également mis en avant leur capacité à proposer des solutions de financement et à soutenir la mise en œuvre de projets structurants.

Dans ce cadre, il a relevé la participation de la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) à l’atelier consacré au développement du secteur portuaire tunisien. Cette rencontre a permis de réunir des entreprises américaines intéressées par les infrastructures portuaires, notamment les ports en eau profonde, ainsi que des institutions financières disposées à accompagner ce type de projets. Ces acteurs, a-t-il précisé, disposent d’une longue expérience et sont prêts à la partager avec leurs partenaires tunisiens.

Concernant le projet du port en eau profonde d’Enfidha, Bill Bazzi a confirmé l’intérêt d’entreprises américaines susceptibles d’y participer. Il a estimé que les entreprises et institutions américaines peuvent offrir à la Tunisie une offre intégrée combinant ingénierie de pointe, expertise technique, respect des standards internationaux et mécanismes de financement adaptés.

Cette approche pourrait également concerner la modernisation des ports de Radès, Bizerte, Zarzis et Gabès, qui constituent des infrastructures essentielles pour renforcer la compétitivité logistique de la Tunisie, soutenir les échanges commerciaux et améliorer son intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales.

Reste que l’histoire du projet d’Enfidha est jalonnée de dates annoncées puis reportées. L’annonce d’un démarrage «début 2028» constitue donc moins une certitude qu’un engagement politique à tenir.

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Prix FABA 2026: une 6e édition marquée par la diversité et l’ancrage tunisien

28. September 2026 um 13:14

La sixième édition du prix littéraire de la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA), remise le 27 septembre 2026, à Gammarth, met en lumière la vitalité du roman tunisien en arabe et en français. 

Entre originalité des thèmes, ancrage local et niveau élevé des manuscrits, le jury a eu «beaucoup de mal» à établir sa short-list et à désigner les lauréats. Le jury, composé d’universitaires, d’enseignants et d’acteurs culturels, a été constitué avec un souci d’équilibre entre genres et générations, associant voix expérimentée et regards plus récents, dans une dynamique de débats croisés entre littérature arabe et littérature française. Parmi les membres du jury figurent Hend Soudani, universitaire et professeure de littérature, ainsi que Raouf Medelgi, enseignant de français, acteur culturel et écrivain. Concernant les critères de sélection, la présidente du jury Samia Kassab Charfi insiste sur l’importance de la lecture, présentée comme une “nécessité de santé mentale”. Le jury a examiné un nombre important d’ouvrages, retenant avant tout l’originalité, la force de la création littéraire, la capacité du livre à captiver le lecteur ainsi que la modernité de l’écriture.

Des short-lists mises en avant

Cette année, le prix s’est concentré sur deux catégories principales: le roman en langue arabe et le roman en langue française, avec trois finalistes dans chacune. 

Roman en langue arabe (3 finalistes)

القلادة الروسية — Mohamed Issa Almouaddab

كوميديا الجنائز — Sofien Rjab

حلم الحلزون — Aymen Daboussi

Lauréats: Mohamed Issa Almouaddab et Sofien Rjab

Roman en langue française (3 finalistes) 

L’Aube poindra aux heures prochaines: Taha Laghmani (Éditions Demeter)

Abba Abba, la pierre de convoitise: Soufiane Ben Farhat (Éditions Arcadia)

La Maison qui parle: Zouhaïr Ben Amor (Contraste Éditions)

Lauréats: Soufiane Ben Farhat et Zouhaïr Ben Amor.

Les lauréats des deux catégories ont été proclamés lors de la cérémonie du 27 septembre 2026, chacun recevant un prix de 10 000 dinars. Raouf Medelgi souligne que la particularité de cette édition réside dans la qualité des romans reçus, «assez prometteurs» tant sur le plan du style que de l’histoire et des spécificités de l’écriture. «C’était très difficile de les départager», explique-t-il, notant que le jury a eu «beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal» à établir la short-list et à désigner un gagnant.

Pour arriver à ces six romans finalistes, le jury a examiné 16 romans en français et 12 romans en arabe, “ tous méritants”.

Ancrage tunisien et originalité des thèmes

Hend Soudani relève, pour les romans en langue arabe, des thématiques originales: traitement des minorités, références au théâtre, éléments mythologiques. Du côté des romans en français, le jury a noté une forte «localisation» des récits: Takrouna chez Sofiane Ben Farhat, Zahra chez Zouhaïr Ben Amor, etc. Cette écriture de l’histoire tunisienne, sur des lieux précis, donne une visibilité internationale à la Tunisie tout en traitant de thèmes universels. Interrogée sur une phrase ou un mot-clé résumant cette édition, Hend Soudani propose “diversité, ancrage tunisien et originalité”. Raouf Medelgi, pour sa part, qualifie cette édition en trois mots: “passionnante, agréable et prometteuse”. Au final, cette sixième édition des prix FABA illustre non seulement la richesse de la production littéraire tunisienne, mais aussi le rôle essentiel du livre dans l’éducation, la formation de l’esprit critique et le développement culturel.

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IACE – Code du travail : 43,9 % des Tunisiens hors-jeu

28. September 2026 um 11:27

Soixante ans après la promulgation du Code du travail en 1966, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) publie une étude dressant un état des lieux sans équivoque de la situation du travail. 

Selon ce diagnostic, le texte ne couvre plus qu’à moitié la réalité du marché : d’après la Banque mondiale, 43,9 % de la population active évolue hors de son champ d’application; tandis que l’économie informelle représenterait entre 35 % et 40 % du PIB (FMI, 2023). En six décennies, plus de 100 révisions partielles ont été adoptées, produisant ce que l’institut qualifie de « piège de l’équilibre législatif ». A savoir : un consensus sur l’existence de déséquilibres structurels, mais une réticence générale à engager une réforme globale.

L’IACE avance un diagnostic chiffré alarmant

Le tableau dressé par l’IACE est particulièrement sombre. Le taux de chômage atteint 15,2 % en 2025, grimpant à 24,2 % chez les diplômés du supérieur. Les inégalités de genre restent marquées : le chômage des femmes (20,7 %) est presque le double de celui des hommes (12,3 %). Et ce, alors même qu’elles représentent 57,4 % des diplômés universitaires mais seulement 33,6 % de la population active. La Tunisie se classe ainsi 152ᵉ sur 190 pays dans le rapport « Femmes, Entreprises et Droit » de la Banque mondiale.

Par ailleurs, les caisses sociales traversent une crise profonde. Le déficit du régime de retraite dépasse 1,1 milliard de dinars. Tandis que celui de la sécurité sociale atteint 1,4 milliard, avec un ratio actif-retraité tombé à 2,7 pour 1, contre 5 à 6 dans les années 1970-1980. 

Sur la base de 11 contributions d’experts, l’IACE dégage six points de consensus « très élevé » : l’adoption d’un nouveau Code du travail; l’encadrement du télétravail et des plateformes; le renforcement du lien entre droit du travail et sécurité sociale; l’activation du Conseil national du dialogue social; et la séparation du contrôle et de la conciliation au sein de l’inspection du travail.

La sous-traitance, interdite et pénalisée par la révision de 2025, reste le sujet le plus tranchant : les partisans de la protection sociale veulent maintenir l’interdiction en assouplissant les sanctions; alors que les défenseurs de la flexibilité économique prônent une réorganisation plutôt qu’une interdiction totale. 

Des comparaisons internationales éclairantes

Les comparaisons internationales viennent étayer l’argumentaire de l’IACE. Le Danemark affiche un chômage de 4,9 % contre 15,2 % en Tunisie, avec des indemnités couvrant 90 % du salaire pendant deux ans. L’Allemagne a réduit son chômage de 11 % à 5 % en une décennie grâce aux réformes Hartz. Le Maroc a mis neuf ans à bâtir son Code du travail par le dialogue, contre une révision tunisienne de 2025 jugée précipitée…

La question est de savoir ce qu’il en est sur le plan économique. L’intégration compte 30 % des 1,82 million de travailleurs informels. Ce qui rapporterait entre 325 et 400 millions de dinars par an aux caisses sociales, soit le quart de leur déficit annuel. 

Par ailleurs, d’un point de vue  attractivité, la Tunisie n’occupe que la 12ᵉ place africaine pour l’investissement, loin derrière le Maroc (5ᵉ) et l’Égypte (3ᵉ), qui ont modernisé leur droit du travail.

Les quatre scénarios possibles 

Face à ce constat, quatre scénarios sont proposés : la poursuite des révisions partielles (impasse); un nouveau Code global (3 à 5 ans, jugé le plus réaliste); une séparation travail/emploi en deux codes (4 à 6 ans); ou une réforme stratégique de tout le système social (5 à 10 ans).

En somme, l’IACE recommande de combiner des mesures immédiates (0-6 mois, largement consensuelles), des réformes institutionnelles (12-36 mois) et un processus participatif vers un nouveau Code (36-60 mois), à condition d’un dialogue social réel, leçon tirée des échecs de 1994, 1996 et 2025, adoptés sans concertation suffisante. 

Graphique généré par l'IA
Graphique généré par l’IA

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Prix FABA 2026: quatre lauréats réunis, autour d’une même passion pour le livre

27. September 2026 um 18:01

Pour sa sixième édition, le Prix littéraire de la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA) confirme son statut d’événement incontournable de la saison littéraire tunisienne. La cérémonie de remise des prix se tiendra ce dimanche 27 septembre 2026 à Gammarth, dans un hommage renouvelé à la mémoire d’Abdelwaheb Ben Ayed.

L’une des membres du jury Hend Soudani universitaire et professeure de littérature, rappelle que ces prix contribuent de manière décisive à la promotion et au développement du roman tunisien. Le jury a été constitué avec un souci d’équilibre entre genres et générations, associant voix expérimentées et regards plus récents, dans une dynamique de débats croisés entre littérature arabe et littérature française.

Concernant les critères de sélection, Samia Kassab Charfi insiste sur l’importance de lire qui demeure une nécessité de santé mentale.

Il convient de noter que le jury a examiné un nombre important d’ouvrages reçus, retenant avant tout l’originalité, la force de la création littéraire, la capacité du livre à captiver le lecteur, ainsi que la modernité de l’écriture.

Les œuvres en lice couvrent une large palette de genres et de sensibilités, témoignant de la vitalité de la création littéraire tunisienne et de la pluralité des voix qui s’y expriment. Cette année, le prix se concentre sur deux catégories principales : le roman en langue arabe et le roman en langue française, avec trois finalistes dans chacune.

Short-list de la 6ᵉ édition

Roman en langue arabe

القلادة الروسية » — Mohamed Issa Almouaddab
« كوميديا الجنائز » — Sofien Rjab
« حلم الحلزون » — Aymen Daboussi

Les lauréats : Mohamed Issa Almouaddab et Sofien Rjab

Roman en langue française

L’Aube poindra aux heures prochaines – Taha Laghmani – Éditions Demeter
Abba Abba – La pierre de convoitise – Soufiane Ben Farhat – Éditions Arcadia
La Maison qui parle – Zouhaïr Ben Amor – Contraste Éditions

Les lauréats: Soufiane Ben Farhat  et Zouhaïr Ben Amor

Les lauréats des deux catégories ont été proclamés lors de la cérémonie du 27 septembre 2026, chacun recevant un prix de 10 000 dinars.

Comme le rappelait Marcel Proust : « Ce qui est clair avant nous n’est pas à nous. C’est à nous ce que nous tirons de l’obscurité », soulignant le pouvoir révélateur de la lecture.

Au final, cette sixième édition des prix FABA illustre non seulement la richesse de la production littéraire tunisienne, mais aussi le rôle essentiel du livre dans l’éducation, la formation de l’esprit critique et le développement culturel.

Retour en images;

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Jospeh M.  Sammut: « La clé, c’est l’éducation et le tri à la source pour permettre le recyclage »

26. September 2026 um 12:22

« Agir pour une Méditerranée sans plastique » : tel est le thème de la 9ᵉ édition du Forum mondial de la Mer, qui s’est tenue les 24 et 25 septembre 2026 à Bizerte. Ce rendez-vous majeur a rassemblé décideurs, experts, entrepreneurs et acteurs de la société civile autour d’un constat commun : la pollution plastique constitue un enjeu de santé publique, de justice environnementale et de régénération pour l’avenir. 

L’ Ambassadeur de la République de Malte en Tunisie Dr Jospeh M.  Sammut,  souligne dans une déclaration exclusive à l’Economiste Maghrébin que “ Le plastique est un mal nécessaire, la clé est l’éducation et le tri à la source” .

Il part du constat que la politique vise à instaurer une utilisation circulaire des produits et à éliminer autant que possible les plastiques à usage unique. Malheureusement, le plastique reste un « mal nécessaire » : le supprimer totalement perturberait l’économie, car il est un composant présent dans de nombreux produits et contribue à maintenir les coûts bas. Il s’agit donc d’un mal avec lequel nous devons composer.

L’essentiel réside dans l’éducation. “Nous menons des campagnes pour apprendre aux citoyens, autant que possible, à séparer leurs déchets ménagers en différentes catégories, afin que chaque matériau puisse être traité et recyclé dans la mesure du possible. Notre politique consiste donc à éduquer la population et à réutiliser le plastique autant que faire se peut”, a-t-il expliqué. 

Reste à savoir si cette démarche est-elle suffisante ? Quelle conclusion en tirer ? À ces interrogations, il a répondu qu à  Malte, « nous avons entamé ce projet dès les années 1970. Ce n’est pas une initiative récente. Nous avons commencé par sensibiliser les gens à ne pas jeter leurs déchets dans l’espace public, et nous en sommes aujourd’hui au stade du tri sélectif, organisé de manière très rigoureuse, afin de réduire au maximum les impacts sur l’environnement. »

S’agissant de la coopération avec la Tunisie, notamment dans le domaine environnemental, il estime qu’il s’agit « avant tout de politiques internes ». S’il existe des cadres de discussion et des organisations internationales, la mise en œuvre et le respect des règles relèvent, selon lui, de la responsabilité de chaque État.

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Commerce numérique : la Tunisie bénéficiaire du nouveau programme de subventions de l’UpM

26. September 2026 um 11:51

L’Union pour la Méditerranée (UpM) a octroyé des subventions dépassant un million d’euros à quatre projets de son troisième programme dédié au commerce numérique inclusif, la Tunisie figurant parmi les pays bénéficiaires de trois des quatre initiatives sélectionnées.

Financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), ce programme vise à renforcer les compétences numériques et managériales, à améliorer l’accès aux marchés en ligne et à favoriser l’inclusion économique, notamment des femmes entrepreneures, dans les pays du sud de la Méditerranée.

Parmi les quatre projets retenus, la Tunisie est directement concernée par :

  • We-train, porté par la Fondation René Moawad, qui accompagne les femmes entrepreneures tunisiennes (aux côtés de l’Algérie, de l’Égypte, du Liban et de la Palestine) via formation, mentorat et mise en réseau.
  • E-Fair, mené par COSPE, qui promeut le commerce équitable et l’économie sociale et solidaire en Tunisie et dans plusieurs autres pays de la région.

Un quatrième projet, mené par l’Université polytechnique de Palestine, et un cinquième (Export Ease Hub) se concentrent spécifiquement sur les femmes entrepreneures palestiniennes.

Meltem Büyükkarakaş, secrétaire générale adjointe de l’UpM, a souligné que ces subventions permettent de traduire les priorités régionales en actions concrètes, en dotant les femmes entrepreneures, les PME et les coopératives y compris en Tunisie,  des outils nécessaires pour accéder à de nouveaux marchés et créer des emplois.

Les lauréats ont été annoncés lors de la 3ᵉ réunion annuelle des acteurs du développement de l’UpM, tenue à Barcelone, confirmant le rôle de la Tunisie comme partenaire clé dans la construction d’un écosystème numérique régional plus inclusif et compétitif.

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Forum mondial de la Mer 2026 : diagnostics, leviers et appels à l’action

26. September 2026 um 10:27

« Agir pour une Méditerranée sans plastique ». Tel est le thème de la 9ᵉ édition du Forum mondial de la Mer, tenue les 24 et 25 septembre 2026 à Bizerte. Ce rendez-vous incontournable a réuni décideurs, experts, entrepreneurs et acteurs de la société civile autour d’un constat partagé : la pollution plastique est un enjeu de santé publique, de justice environnementale et de régénération future.

Lors du panel « Diagnostic et prospective-Horizon 2030 », les intervenants ont rappelé l’importance de l’enjeu environnemental. Bien qu’elle représente moins de 1% des eaux marines mondiales, la Méditerranée concentre environ 7% des microplastiques de la planète, avec des pics dépassant 1,25 million de fragments par km². Chaque année, entre 150 000 et 500 000 tonnes de macro-déchets plastiques et entre 70 000 et 130 000 tonnes de microplastiques rejoignent les mers européennes, la grande majorité finissant en Méditerranée.

Elyes Guesmi (WWF) a illustré ces chiffres par des données de terrain issues du programme « Adopt a Beach » : sur une simple placette de 100 m x 10 m, plus de 90 000 fragments de plastique, 23 000 bouchons, 17 000 pailles et plus de 70 000 mégots ont été recensés depuis 2021. Ces déchets, une fois fragmentés, contaminent la chaîne alimentaire, menacent plus de 130 espèces marines et affectent directement les secteurs du tourisme et de la pêche, avec des pertes estimées à plusieurs centaines de millions d’euros par an.

Plastique et climat : une seule et même crise

Luna Merino (Ocean & Climate Platform) a insisté sur le lien étroit entre la pollution du plastique et le changement climatique. Le plastique, issu de l’extraction et de la transformation du pétrole, émet des gaz à effet de serre sur l’ensemble de son cycle de vie : production, transport, usage, recyclage, incinération ou mise en décharge. Aujourd’hui, il contribuerait à environ 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ; selon l’OCDE, ce chiffre pourrait atteindre 15% d’ici 2050 dans un scénario  » business as usual ».

Elle estime comme suit:  » Il ne faut pas voir la crise du climat et la crise du plastique comme deux crises totalement distinctes. Il faut les traiter de façon simultanée, identifier les synergies en termes d’action et de politique publique ». Tout en appelant à un traité international contraignant avec des objectifs ambitieux de réduction à la source, en cohérence avec l’Accord de Paris.

Gouvernance, droit et limites de l’action nationale

Interrogée sur la transposition des engagements internationaux en Tunisie, Leïla Chikhaoui, professeure émérite en droit public et ancienne ministre de l’Environnement, a reconnu les difficultés d’application des textes. Un décret interdisant certains plastiques à usage unique a été adopté, mais son contrôle reste limité et le texte est en cours de révision. « Le but n’est pas d’interdire tous les plastiques, mais de trouver des alternatives et de repenser les chaînes de valeur économiques », a-t-elle souligné, rappelant que la pollution plastique « n’a aucune frontière et traverse les terres pour nous empoisonner ».

Antoine Lafitte  Acting Director at (Plan Bleu) a complété ce tableau par une prospective à 2050 : sans transformation radicale des systèmes de production et de consommation, la situation ne fera qu’empirer. Il a appelé à renforcer la gouvernance à tous les niveaux, à mettre en œuvre concrètement les cadres réglementaires existants et à poursuivre le travail scientifique pour mieux caractériser l’évolution du phénomène.

Innovation, coalitions et « carré magique »

Patricia Ricard, présidente de l’Institut océanographique Paul Ricard, a partagé les « succès stories » de son institution et insisté sur la nécessité de coalitions pluridisciplinaires pour répondre à la complexité des pollutions.  » Aucune entreprise n’arrivera seule », a-t-elle averti, appelant à miser sur l’innovation ainsi qu’à construire des alliances sectorielles incluant connaissances, ingénierie, sciences du vivant, sciences humaines et sociales, et données numériques.

Elle a proposé un  « carré magique » structurant tout projet disruptif autour de quatre piliers : la connaissance, le modèle économique et la création de valeur, la société civile (ONG, médias, syndicats) pour l’acceptation sociale et la diffusion, et enfin les institutions et territoires pour la gouvernance et la réglementation.  » Quand on arrive à faire une coalition avec ces quatre piliers, on active rapidement une dynamique financière importante, en partenariat public-privé et philanthropique », a-t-elle expliqué, en rappelant que les Objectifs de développement durable (ODD) offrent un cadre commun pour « jouer ensemble » la durabilité.

Un appel à la responsabilité collective

En clôture des débats, Pascal Lamy a souligné que  la lutte contre la pollution plastique est  » le sujet numéro un pour la Méditerranée  et qu’elle renvoie à une question de société :  » Qu’est-ce qu’on veut faire de ces espaces marins ? C’est un problème de santé global, un problème de justice, de régénération future. Préservons notre belle  Méditerranée pour nos communautés actuelles et futures « , a-t-il lancé.

Le fil conducteur du forum est clair : les cadres internationaux (Convention de Barcelone, Plan d’action pour la Méditerranée, futur traité ONU sur le plastique) doivent se traduire par des actions locales concrètes, portées par les municipalités, les associations, les entreprises et les citoyens, des deux rives.

Comme l’a résumé Nadia Hai, déléguée interministérielle à la Méditerranée au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de France que la force du forum réside dans la diversité de ses participants : autorités, institutions, ONG, société civile et secteur économique, dont le tourisme. Cette pluralité traduit une ambition commune face à l’urgence de la pollution plastique en Méditerranée. Les intervenants appellent les États riverains à prioriser la réduction de la production de plastique, avant le recyclage et la gestion des usages. 

Toutes ces réflexions nous amènent à interroger l’impératif de  protéger la santé, de préserver la biodiversité et sauvegarder la Méditerranée.  Quels leviers actionner, à quel niveau, avec quelles sanctions ?  La réponse, ont-ils insisté,  passe par une gouvernance renforcée, une innovation ouverte, une justice environnementale assumée et une mobilisation sans précédent de la société civile et de la communauté scientifique.

 

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Méditerranée sans plastique : Pascal Lamy souligne l’importance des acteurs locaux des deux rives

26. September 2026 um 09:21

« La lutte contre la pollution plastique constitue la priorité numéro un pour la Méditerranée ». C’est ce qu’a affirmé Pascal Lamy, président du Forum de la Mer, lors de la 9ᵉ édition de l’événement qui s’est tenu les 24 et 25 septembre 2026 à Bizerte.

Interrogé en marge du forum par L’Économiste maghrébin, il a insisté sur l’urgence d’une traduction concrète et rapide des engagements régionaux sur le terrain.

« La lutte contre la pollution plastique, c’est le sujet numéro un pour la Méditerranée. Ce n’est pas le seul : il y a des problèmes de ressources halieutiques, de bruit, de pollution par les hydrocarbures, d’invasion par des espèces nouvelles. Mais le problème numéro un, c’est la pollution plastique », a-t-il déclaré.

Un cadre d’action existant, mais des résultats insuffisants

Selon Pascal Lamy, le pourtour méditerranéen dispose déjà d’instruments de coopération, notamment la Convention de Barcelone et le Plan d’action pour la Méditerranée. « La question est de savoir si ce cadre d’action commun, mis en place depuis longtemps, produit des résultats concrets sur le terrain. La réponse est : pas assez, et pas assez vite, par rapport à l’immensité de cette pollution plastique« , a-t-il constaté.

 

Pascal Lamy affirme que le pourtour méditerranéen dispose déjà d’instruments de coopération, notamment la Convention de Barcelone et le Plan d’action pour la Méditerranée.

 

Pour inverser la tendance, Pascal Lamy appelle à mobiliser le niveau local. « Il faut que tous ces instruments, au niveau global, au niveau de la Méditerranée, dans la coopération entre l’Union européenne, rive Nord, et les pays de la rive Sud, se traduisent par de l’action locale. Il faut faire davantage confiance aux acteurs locaux ».

À ses yeux, les acteurs locaux doivent avoir des responsabilités, un espace de coopération, un soutien financier et des outils, plateformes, systèmes de données, mécanismes de mobilisation. « Il n’y aura pas de solution à ce problème de pollution plastique si chacune et chacun d’entre nous ne prend pas sa part de la tâche », a-t-il ajouté.

Responsabilité citoyenne et rôle des collectivités

Interrogé sur la responsabilité commune, à commencer par le citoyen, et sur la nécessité de mécanismes et de campagnes de sensibilisation via les réseaux sociaux, la radio ou la télévision, Pascal Lamy a répondu : « Il faut aider les associations, les organisations de la société civile, les municipalités qui décident de mobiliser un certain nombre de leurs actions. Il faut aider ce niveau local à émerger et à exercer sa responsabilité ».

 

« Il est très compliqué de faire agir les États ensemble ; c’est moins compliqué de faire agir ensemble, au niveau local, des gens qui sont mobilisés sur une cause commune, quel que soit leur niveau de richesse, leur vie professionnelle ou personnelle ».

 

Fort de son expérience, notamment en tant que président de la mission Océan à Bruxelles, il observe qu’ »il est très compliqué de faire agir les États ensemble ; c’est moins compliqué de faire agir ensemble, au niveau local, des gens qui sont mobilisés sur une cause commune, quel que soit leur niveau de richesse, leur vie professionnelle ou personnelle. La coopération locale est plus prometteuse, et c’est là, je crois, qu’il faut donner la priorité ».

Recommandations issues du forum

Pascal Lamy a résumé les principales recommandations qui peuvent émerger de ces deux journées : « Que tout ce qui est conçu au niveau global, au niveau européen, au niveau du pourtour méditerranéen, trouve une traduction locale, pour que les gens exercent la responsabilité qui est la leur et sans laquelle on n’arrivera jamais à régler ce problème de pollution plastique ».

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Dora Milad : « L’hôtellerie doit assumer son rôle dans la transition écologique »

25. September 2026 um 17:26

La Méditerranée se trouve au cœur de nombreuses réflexions sur la préservation de l’environnement et la lutte contre la pollution plastique. C’est ce qui ressort du Forum de la mer de Bizerte, organisé les 24 et 25 septembre 2026.

Durant ces deux journées, les acteurs du secteur touristique, entre autres, ont débattu des moyens de concilier croissance économique, valorisation des ressources maritimes et préservation de l’environnement.

L’objectif est d’instaurer un équilibre entre l’exploitation des ressources maritimes et la protection des écosystèmes. Cette question a été abordée lors de rencontres réunissant experts, professionnels et autres représentants de la société civile. La transition écologique du secteur touristique, notamment l’hôtellerie, a figuré parmi les principaux thèmes débattus.

Rencontrée en marge du forum, Dora Milad, présidente de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), a souligné l’engagement de la profession en faveur du tourisme durable. Selon elle, le secteur hôtelier s’est engagé depuis près de dix ans dans la transition écologique, notamment à travers la commission dédiée au tourisme durable.

« Nous sommes convaincus que l’hôtellerie doit assumer son rôle économique et social en sensibilisant l’ensemble des acteurs aux pratiques écoresponsables », a-t-elle déclaré à L’Économiste maghrébin.

Une centrale de tri à Hammam-Sousse

C’est dans ce sens que la présidente de la FTH a annoncé l’ouverture prochaine d’une centrale de collecte et de tri des déchets hôteliers à Hammam Sousse. Ce projet sera réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé réunissant la municipalité, le Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET) et la FTH.

La centrale s’inscrit dans le cadre de l’initiative méditerranéenne Tumali (Tourism Marine Litter), qui regroupe la Tunisie, le Maroc et l’Égypte. Elle bénéficiera d’un investissement de 330 000 euros destiné à financer les équipements de collecte et de tri.

« Il convient désormais d’encourager la création d’une véritable filière de revalorisation des déchets et de dupliquer ce modèle dans l’ensemble des stations balnéaires du littoral », ajoutera Mme Milad.

Et ce n’est pas tout. Elle a également évoqué l’utilisation d’un robot destiné au nettoyage des eaux du port d’El-Kantaoui. Financée par le ministère allemand de l’Environnement, cette initiative constitue, selon elle, une action concrète qui mériterait d’être étendue à d’autres sites. « Nous devons renforcer les programmes de coopération et les initiatives philanthropiques, en attendant une mobilisation accrue des investissements publics. Nous ne pouvons plus accueillir de touristes nationaux ou internationaux sans préserver notre environnement et sans sensibiliser l’ensemble des acteurs », a-t-elle insisté.

Vers la réactivation de l’écolabel

La responsable a par ailleurs appelé à la réactivation et à la mise à niveau de l’écolabel tunisien, créé en 2010-2011 conjointement par le CITET et l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI). Cette actualisation devrait notamment intégrer de nouveaux critères liés à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). La promotion de ce label permettrait, selon Dora Milad, d’accompagner les établissements hôteliers dans leur transition écologique et de les rapprocher de certifications internationales davantage reconnues par la clientèle étrangère.

À cet égard, la convention récemment signée entre l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et le Conseil mondial du tourisme durable (Global Sustainable Tourism Council, GSTC) pourrait offrir un cadre favorable à la modernisation de l’écolabel tunisien et à l’obtention d’une reconnaissance par le GSTC.

Structurer la gestion des déchets

Dora Milad a rappelé que plusieurs établissements hôteliers pratiquent déjà le tri des déchets afin de répondre aux attentes d’une clientèle de plus en plus sensible aux enjeux du développement durable. Toutefois, ces déchets étaient souvent mélangés lors de la collecte municipale.

Le projet pilote de Hammam Sousse vise précisément à remédier à cette situation en structurant la collecte et le tri des déchets hôteliers. Bien que la gestion du dispositif relève actuellement de la municipalité, la FTH entend toutefois suivre activement le projet afin d’en assurer la pérennité et de favoriser son extension à d’autres destinations touristiques.

La réussite de cette initiative dépendra toutefois de la mise en place d’une filière complète, allant de la collecte au tri, en passant par le recyclage et la revalorisation des déchets.

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Tunisie – Wallonie : un nouveau cap pour la coopération économique et environnementale

25. September 2026 um 10:29

Dans un discours prononcé à l’occasion des Fêtes de la Wallonie et de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, le nouvel ambassadeur de Belgique en Tunisie, Jan De Pauw, a mis en avant la profondeur et la diversité du partenariat entre les deux pays, tout en réaffirmant l’attachement de la Belgique au multilatéralisme et à la coopération face aux défis communs.

 

Une fête à portée symbolique et actuelle

Arrivé en Tunisie il y a environ cinq semaines, Jan De Pauw a indiqué que cette intervention constituait l’une de ses premières prises de parole publiques. Il a rappelé que la Fête de la Fédération commémore le soulèvement du peuple belge contre le roi Guillaume Ier des Pays‑Bas, déclenché le 27 septembre 1830 à Bruxelles et ayant conduit à l’indépendance de la Belgique. « C’est assez révolutionnaire ce que nous commémorons ici, ce soir », a‑t‑il relevé, avant d’insister sur la dimension actuelle des valeurs portées par cette célébration : solidarité, innovation, ouverture au monde et créativité.

L’ambassadeur a également souligné la capacité de la Wallonie à conjuguer héritage industriel et excellence scientifique, au service d’un développement durable et inclusif, une approche qui trouve, selon lui, un écho particulier en Tunisie.

Des relations denses et ancrées dans la société

 

Jan De Pauw a décrit des relations belgo‑tunisiennes « profondes et diversifiées », reposant non seulement sur des cadres institutionnels solides, mais aussi sur des échanges humains, académiques, culturels, scientifiques et économiques qui rapprochent quotidiennement les deux sociétés. Il a salué le travail « énorme » de la Délégation générale Wallonie‑Bruxelles à Tunis, jugé essentiel pour entretenir cette dynamique.

À travers la Commission mixte permanente Wallonie‑Bruxelles–Tunisie, la coopération se déploie dans des domaines variés : enseignement supérieur, recherche, culture, gouvernance et développement durable.

L’eau, chantier prioritaire de la coopération

L’ambassadeur a mis en avant le projet consacré à la gestion équilibrée des eaux souterraines en Tunisie, comme illustration concrète de cette coopération. Porté par la Région wallonne, en partenariat avec l’agence belge de coopération au développement) et les institutions tunisiennes concernées. Ce projet vise à renforcer la résilience hydrique face aux effets du changement climatique.

Le comité de lancement est attendu courant octobre, associant administrations publiques, monde académique et opérateurs spécialisés. En mobilisant notamment l’expertise de la Société wallonne des eaux et de ses partenaires tunisiens, il contribuera, estime Jan De Pauw, à renforcer les capacités de gestion et de préservation des ressources en eau.

 

Multilatéralisme et rôle des Belges de Tunisie

S’adressant aux membres du corps diplomatique et aux partenaires internationaux, l’ambassadeur a réaffirmé l’attachement constant de la Belgique au multilatéralisme, au dialogue et à la recherche de solutions concertées aux défis globaux. Tout en rappelant que le ministre belge des Affaires étrangères avait réitéré cette ligne il y a deux jours à New York.

En sa qualité de nouvel ambassadeur, Jan De Pauw a indiqué mesurer « pleinement la qualité de l’héritage » qui lui est confié. « Je m’attacherai à poursuivre le renforcement de nos relations bilatérales et à accompagner les nombreuses initiatives qui rapprochent nos sociétés, dans un esprit de partenariat, de confiance et d’amitié », a‑t‑il promis.

Il a conclu son allocution par un appel à célébrer à la fois la Wallonie, la Fédération Wallonie‑Bruxelles et, avec un clin d’œil, la Flandre, invitée d’honneur des célébrations, avant de lancer : « Vivons l’amitié belgo‑tunisienne.

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Tunisie-Wallonie‑Bruxelles : climat, économie et université au cœur de la programmation 2026

25. September 2026 um 09:28

La Délégation générale Wallonie‑Bruxelles à Tunis a récemment dévoilé sa nouvelle programmation et ses priorités pour 2026, à l’occasion des Fêtes de la Fédération Wallonie‑Bruxelles et de la Wallonie.

 

Rajae Essefiani, déléguée générale Wallonie‑Bruxelles à Tunis, a rappelé la valeur symbolique de cette célébration, marquée par le dialogue et par ce qui rassemble au sein de la Belgique, notamment avec la Flandre comme invitée d’honneur. Elle a toutefois indiqué que cette fête intervient dans un contexte mondial particulièrement mouvementé, marqué par les conflits, les tensions internationales, les incertitudes économiques et les effets de plus en plus visibles du changement climatique, des défis qui, par nature, ne connaissent pas de frontières.

Dans ce contexte, elle a mis en avant l’illustration concrète de ces défis en Tunisie, où la montée des températures et la canicule de cet été se sont accompagnées de tensions sur l’approvisionnement en électricité et en eau, pesant lourdement sur le quotidien de nombreuses familles. « Nous avons été très sensibles aux difficultés de la population », a-t-elle affirmé. Ajoutant que la Wallonie n’avait pas été épargnée, avec des incendies qui ont touché les Hautes‑Fagnes, brûlant plusieurs milliers d’hectares et atteignant l’un des espaces naturels les plus précieux de la région, qualifié de « joyau du pays » par le roi Philippe. « De part et d’autre de la Méditerranée, le constat est le même : les défis climatiques ne connaissent pas de frontières », insiste Mme Essefiani.

Face à ces enjeux, la déléguée a rappelé que des moyens d’action existent, à travers la recherche, l’innovation, les entreprises, les universités et la coopération internationale. Cet été, le gouvernement wallon a adopté sa nouvelle stratégie « Recherche, innovation et économie » pour la période 2027‑2034, articulée autour de cinq domaines prioritaires :

  • décarbonés (énergie, bâtiment, mobilité durable) ;
  • industrialisés (matériaux, industrie du futur) ;
  • nourrir (alimentation, biosolutions) ;
  • protégés (aéronautique, spatial, défense) ;
  • soignés (santé, nouvelles thérapies).

Cette capacité d’innovation se reflète dans les résultats économiques de la Wallonie, notamment en 2025 : les exportations wallonnes ont atteint près de 63 milliards d’euros, en progression de 13 %, tandis que la région a attiré environ 1,5 milliard d’euros d’investissements étrangers, créant quelque 1 300 emplois directs.

Cette dynamique nourrit directement la relation Wallonie‑Bruxelles–Tunisie. Les Business Days by Wallonia 2026 ont réuni plus de 200 entreprises wallonnes, et le bureau de l’AWEX à Tunis a rencontré une vingtaine d’entreprises tunisiennes, dans l’objectif de transformer cet intérêt en partenariats concrets. Du 6 au 9 décembre 2026, une mission économique sera organisée en Tunisie autour de trois secteurs clés : l’eau, l’énergie et l’environnement, des priorités fortes pour la Tunisie et des domaines d’expertise reconnus des entreprises wallonnes.

La déléguée a également insisté sur le caractère bidirectionnel de cette relation économique. Depuis le lancement, il y a six mois, de la campagne « Investissez en Wallonie », six entreprises tunisiennes ont déposé une demande d’implantation en Wallonie, dont deux sont en cours d’installation.

Elle a par ailleurs salué le partenariat de la Chambre de commerce tuniso‑belgo‑luxembourgeoise ainsi que celui de la CONECT.

Sur le plan académique, Rajae Essefiani a décrit un partenariat « très fort » entre les universités et hautes écoles de part et d’autre de la Méditerranée, avec une cinquantaine de conventions actives et un nombre d’étudiants tunisiens en Fédération Wallonie‑Bruxelles qui a doublé en dix ans. Un réseau des anciens étudiants a été créé en 2024 ; environ 300 à 350 alumni ont déjà été identifiés, parmi lesquels d’anciens ministres, secrétaires d’État, hauts fonctionnaires, managers et artistes. « Ils sont tous invités à rejoindre ce réseau », a-t-elle lancé.

Enfin, concernant la coopération sur les enjeux de société, la déléguée a indiqué vouloir mettre l’accent sur l’importance de renforcer la coopération tuniso-belge.

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Formalisation inclusive : les travailleurs informels en quête de formalité !

24. September 2026 um 16:59

La conférence régionale intitulée “De l’informalité à l’inclusion : façonner l’avenir du travail “ organisée à Tunis par le Tunisia Inclusive Labor Institute a mis l’accent sur l’importance de la formalisation fondée sur les droits, la protection sociale et le dialogue avec les travailleurs. La rencontre a réuni des représentants de travailleurs, des organisations syndicales et des acteurs publics autour des transformations technologiques et climatiques qui bouleversent le monde professionnel.

Partant des expériences du Rwanda, de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique du Sud montrent que pour garantir une véritable inclusion, l’enregistrement administratif ne suffit pas.

Pour Asma Ben Hassen, présidente du Tunisia Inclusive Labor Institute, la formalisation ne doit pas être réduite à une simple démarche administrative ou fiscale. Elle doit s’appuyer sur les principes de la recommandation n°204 de l’Organisation internationale du travail (OIT), adoptée en 2015. Celle-ci met notamment l’accent sur le respect des droits fondamentaux des travailleurs, la sécurité du revenu, l’extension progressive de la protection sociale et l’amélioration des conditions de travail.

Selon elle, la formalisation doit également garantir l’accès à la santé et à la sécurité au travail, aux compétences, au financement et aux marchés. Elle doit surtout assurer la représentation des travailleurs de l’économie informelle afin que leur participation aux politiques publiques soit effective.

Elle estime comme suit: « L’évolution rapide du marché du travail impose avant tout des cadres juridiques et sociaux. » Evoquant le télétravail, l’économie des plateformes, les activités numériques et l’apparition de nouveaux métiers rendent nécessaire la création de statuts accessibles et adaptés.

Les systèmes de protection sociale doivent pouvoir intégrer ces nouvelles catégories de travailleurs, souvent indépendants. Ce qui laisse entendre l’absence de couverture médicale, de retraite et de protection en cas d’incapacité de travail.

Il convient de noter qu’en Tunisie, le régime de l’auto-entrepreneur constitue une première étape vers la formalisation. Annoncé en 2018, adopté en 2020 et devenu officiellement opérationnel en novembre 2024, ce dispositif aurait permis à plus de 12.000 travailleurs informels de s’inscrire.

Ce chiffre reste toutefois limité vis-à-vis du chiffre réel lié à  l’économie informelle, englobant entre autres les travailleurs indépendants, les salariés, mais aussi des personnes qui emploient d’autres travailleurs sans que leur activité soit officiellement enregistrée.

Pour y faire face, il est d’autant plus important de  mieux comprendre cette réalité à travers des études et des données fiables. Les politiques publiques devront tenir compte des différentes catégories de travailleurs et proposer des mécanismes spécifiques aux activités émergentes. La sensibilisation et la formation sont également nécessaires pour rendre les statuts existants plus compréhensibles et plus attractifs.

Le risque d’une informalité durable

Les échanges ont également porté sur les risques liés au travail informel dans l’économie numérique. Les travailleurs à distance peuvent être exposés à l’isolement, à la dégradation de la santé mentale et à certaines maladies professionnelles. Travailler pendant de longues heures, parfois seul et durant la nuit, peut avoir des conséquences importantes sur la santé.

D’autres difficultés concernent les retards ou l’impossibilité de paiement, l’absence de protection sociale et l’incertitude concernant la retraite. Pour Asma Ben Hassen, l’informalité peut constituer une phase provisoire, mais elle ne doit pas devenir une situation qui dure dans le temps. Elle a notamment cité une enquête selon laquelle une proportion importante de travailleurs informels demeurent dans cette situation pendant plus de dix ans, dans l’attente d’un statut stable.

La transformation du travail exige ainsi une adaptation de l’ensemble de l’environnement institutionnel : législation, inspection du travail, protection sociale et dispositifs de formation. Il ne suffit pas de demander aux jeunes et aux travailleurs de s’adapter aux nouvelles technologies ; les institutions doivent également évoluer.

L’expérience du Rwanda

Jeannette Nyiramasengesho, secrétaire générale d’une organisation syndicale de travailleurs de l’économie informelle au Rwanda, a présenté l’expérience de son pays. Selon elle, l’inclusion constitue une priorité prise au sérieux par les autorités rwandaises.
Elle a rappelé que le Rwanda met en œuvre la recommandation n°204 à travers différentes institutions et cherche notamment à créer des espaces de travail et à faciliter l’enregistrement des travailleurs informels. Le pays aurait également réalisé des progrès importants en matière de protection sociale, notamment grâce à la couverture maladie mutualisée et à d’autres mécanismes destinés à élargir l’accès aux services sociaux.
L’expérience rwandaise montre que la formalisation nécessite un engagement public durable, ainsi qu’une coordination entre les institutions, les organisations de travailleurs et les acteurs économiques.

Des droits, pas seulement des recettes

En Afrique du Sud, Omar Parker, représentant de la Western Cape E-Hailing Association, a distingué deux approches de la formalisation.
La première est centrée sur les recettes publiques. Elle vise à enregistrer les activités, délivrer des licences et assurer la conformité fiscale. La seconde, fondée sur les droits, cherche à garantir la protection sociale, la liberté d’association, la négociation collective et de meilleures conditions de travail.
Cette distinction est particulièrement importante dans le transport via les plateformes. Les chauffeurs sont souvent présentés comme des « partenaires » ou des travailleurs indépendants, alors qu’ils ne bénéficient pas toujours de la reconnaissance et des protections accordées aux salariés.

Omar Parker estime que les organisations de travailleurs doivent être associées dès la conception, l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques. Une consultation organisée après l’adoption des décisions ne peut pas être considérée comme un véritable dialogue social.
Selon lui, les travailleurs ne veulent pas seulement « un siège à la table ». Ils souhaitent participer réellement aux décisions qui concernent leurs conditions de travail. La formalisation doit améliorer leurs revenus, leur sécurité économique et leurs droits, et non transférer sur eux l’ensemble des coûts d’exploitation, des risques commerciaux et des obligations fiscales.

Une feuille de route inclusive

Les effets du changement climatique ont constitué un autre axe important de la conférence. Les inondations, les vagues de chaleur et les perturbations des activités affectent directement les travailleurs informels, souvent dépourvus de mécanismes de protection.
Les participants ont appelé à renforcer l’information, l’éducation et l’organisation collective afin de permettre aux travailleurs de mieux faire face aux mutations technologiques et climatiques.

Les deux journées de travaux doivent déboucher sur des recommandations élaborées avec les travailleurs informels, les associations, les organisations syndicales et les pouvoirs publics. Ces propositions pourraient contribuer à la future feuille de route de l’OIT pour 2027-2032.

Il faut désormais aller au-delà du simple enregistrement des activités. Pour être véritablement inclusive, la formalisation doit garantir aux travailleurs des droits, une protection sociale, une sécurité financière et une participation réelle aux décisions qui concernent leur avenir.

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