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La Tunisie veut réduire sa dépendance aux importations d’énergie

25. September 2026 um 13:43

La transition énergétique n’est plus seulement une question environnementale, mais une composante de la sécurité et de la souveraineté économiques de la Tunisie, appelée à réduire sa dépendance aux importations d’énergie ainsi que son exposition aux turbulences des marchés internationaux. C’est le message délivré par le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, lors de l’ouverture de la deuxième édition de l’Ifriqiya Energy Hub, un forum qui réunit, les 24 et 25 septembre 2026, à la Cité de la Culture, à Tunis, plus de 200 experts et acteurs issus de pays africains, européens et méditerranéens.

Selon Chouchane, la conjoncture internationale actuelle — marquée par l’instabilité géopolitique, la volatilité des marchés, les risques pesant sur la sécurité des approvisionnements et des engagements climatiques de plus en plus contraignants — impose à la Tunisie d’accélérer l’élaboration d’un nouveau modèle énergétique.

Cette stratégie repose sur deux axes principaux : le développement des énergies renouvelables, afin de diversifier l’approvisionnement et de réduire les coûts, et l’efficacité énergétique, pour maîtriser la consommation, renforcer la compétitivité des entreprises et diminuer la dépendance extérieure.

Le gouvernement mise également sur l’autoproduction d’électricité et sur la modernisation du réseau national, une étape nécessaire pour intégrer des parts croissantes d’énergie solaire et éolienne.

Dans ce contexte, Chouchane a rappelé les différents projets d’énergies renouvelables lancés dans le pays ainsi que les travaux en cours pour réviser le Code des hydrocarbures, avec pour objectif affiché de rendre le cadre réglementaire plus propice aux investissements et de réduire les risques pour les opérateurs privés.

La Tunisie ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 35 % de son mix électrique d’ici 2030, et à 50 % d’ici 2035, contre seulement 6 à 7% aujourd’hui.

Cet enjeu est particulièrement sensible pour un pays dont le déficit énergétique dépasse 60% et qui reste fortement dépendant des importations de pétrole et de gaz.

Dans ce contexte aussi, le projet Elmed — une interconnexion électrique sous-marine reliant la Tunisie à l’Italie — joue un rôle central.

Chouchane a présenté ce projet comme une infrastructure stratégique destinée à renforcer la sécurité énergétique de la Tunisie et les échanges entre les deux rives de la Méditerranée, en complément de la coopération énergétique traditionnelle avec l’Algérie.

Cette liaison, d’une capacité de 600 mégawatts et longue d’environ 220 kilomètres entre la Sicile et le cap Bon tunisien, constituera la première connexion électrique directe entre la Tunisie et l’Italie. La Banque mondiale, qui a approuvé en 2023 un financement de 268,4 millions de dollars pour le projet, en prévoit la mise en service d’ici 2028.

Elmed est conçu comme une liaison bidirectionnelle, destinée à la fois à soutenir la stabilité du réseau tunisien et à créer, grâce à l’augmentation des capacités en énergies renouvelables, un canal d’échange d’électricité entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

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La Goulette rend hommage à Claudia Cardinale à la belle étoile

25. September 2026 um 13:22

Un an après la disparition de Claudia Cardinale, l’actrice italienne native de Tunisie, surnommée «la plus belle Italienne de Tunis», l’ambassade d’Italie et l’Institut culturel italien de Tunis, en collaboration avec Cinématdour (un projet de cinéma itinérant), organisent, le dimanche 27 septembre 2026, une projection gratuite en plein air du film ‘‘L’Île du pardon’’ du réalisateur tunisien Ridha Béhi.

Le choix de La Goulette confère à cet hommage une dimension qui dépasse le simple cadre cinématographique.

Née à Tunis en 1938 au sein d’une famille italienne d’origine sicilienne, Claudia Cardinale a grandi dans cette ville portuaire et dans sa «Petite Sicile», un quartier où, durant des décennies, ont coexisté Tunisiens, Italiens, Maltais, Français et communautés de confessions diverses.

En mai 2022, lors de l’un de ses derniers séjours en Tunisie, une rue et une grande fresque murale — devant laquelle aura lieu la projection de dimanche — lui avaient été dédiées à La Goulette même.

«Je me sens encore un peu tunisienne», avait déclaré l’actrice lors de cette visite, évoquant la Tunisie de sa famille comme une terre de «partage, de joie et d’échange». Elle avait également souligné l’importance de préserver le passé commun aux deux rives de la Méditerranée, rappelant que la Tunisie avait été une terre d’accueil pour des générations d’Italiens.

Ce lien rend d’autant plus significatif le choix du film ‘‘L’Île du pardon’’. Sorti en 2022 et figurant parmi les derniers films interprétés par Claudia Cardinale, ce long métrage de Ridha Béhi se déroule dans la Tunisie des années 1950 et raconte, à travers l’histoire d’une famille italienne chrétienne, la coexistence entre différentes communautés, cultures et religions.

Tourné à Djerba, ce long métrage, dans lequel Claudia Cardinale incarne magistralement Agostina, a été présenté en compétition internationale au Festival international du film du Caire. La projection à La Goulette revêt ainsi la forme d’un retour aux sources : une actrice devenue une icône du cinéma italien et international est mise à l’honneur dans le quartier tunisien où s’est forgée son identité méditerranéenne, à travers un film tunisien abordant précisément les thèmes de la mémoire, du vivre-ensemble et de la rencontre des cultures.

La collaboration avec Cinémadtour renforce cette dimension. Le cinéma quitte la salle pour retrouver l’espace urbain, face au visage de Cardinale peint sur un immeuble de l’ancienne «Petite Sicile», dans un lieu qui demeure l’un des symboles les plus visibles de l’entrelacement historique et culturel entre l’Italie et la Tunisie.

Outre Cinémadtour, l’initiative compte parmi ses partenaires le Bari International Film & TV Festival ainsi que l’association tunisienne Ciné-Sud Patrimoine.

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Aéronautique | Aksa Composites s’implante en Tunisie

25. September 2026 um 12:36

La société turque Aksa Composites, filiale du groupe Akkök, vient d’officialiser son implantation en Tunisie avec la signature, jeudi 24 septembre 2026, de son bail industriel au Technopole de Borj Cédria, au sud de Tunis. «La Tunisie confirme son attractivité dans les industries aéronautiques et les matériaux avancés», commente le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (Gitas) dans un communiqué.

Le projet représente un investissement initial annoncé de 5 millions de dollars et constitue la première implantation d’Aksa Composites sur le continent africain. L’entreprise prévoit de développer en Tunisie des activités liées à la fabrication de composants et matériaux composites destinés notamment au secteur aéronautique.

Le Gitas à la manœuvre

Cette implantation est aussi le résultat d’un travail engagé en amont par l’écosystème aéronautique tunisien et, notamment, par le Gitas, sous l’impulsion de sa présidente Stefania Sonia Dallali, qui a joué un rôle important dans l’identification et la mise en relation avec l’investisseur turc.

Les premiers contacts avec Aksa Composites remontent au Hamburg Aviation Forum 2025, où des échanges ont été initiés avec le Gitas. Ils ont ensuite donné lieu à plusieurs discussions, rencontres et démarches visant à faire connaître à l’entreprise les capacités industrielles tunisiennes, son tissu de sous-traitants, ses compétences et son intégration dans les chaînes de valeur aéronautiques internationales.

«Cette dynamique illustre l’une des missions fondamentales du Gitas : rapprocher les industriels internationaux de l’écosystème tunisien et favoriser l’émergence de nouvelles opportunités d’investissement et de coopération dans l’aéronautique et le spatial», souligne le groupement professionnel dans son communiqué.  

Mme Dallali a souligné la portée de l’arrivée d’Aksa Composites en Tunisie. Pour le Gitas, le choix de la Tunisie par un acteur turc spécialisé dans les matériaux composites avancés constitue une nouvelle illustration de la confiance acquise par la filière aéronautique tunisienne au cours des dernières décennies.

Avec un tissu industriel de plus de 80 entreprises et une forte orientation export, la filière tunisienne s’est progressivement intégrée aux chaînes de valeur internationales. La qualité des compétences, la proximité de l’Europe, la flexibilité industrielle et l’existence d’un écosystème de fournisseurs constituent autant d’atouts mis en avant pour attirer de nouveaux investissements.

Stefania Sonia Dallali entourée des représentants de la société turque.

Fipa assure l’accompagnement institutionnel

La présidente du Gitas a également rappelé l’importance du développement des partenariats internationaux de la filière, notamment avec les organisations professionnelles française et allemande de l’aéronautique.

Le rôle du Gitas s’inscrit dans une dynamique complémentaire avec celui de la Fipa-Tunisia. L’agence de promotion de l’investissement extérieur a accompagné le projet dans ses différentes étapes et a notamment participé aux échanges portant sur le choix du site, les conditions d’implantation et les démarches nécessaires à la concrétisation de l’investissement.

Une rencontre organisée par la Fipa le 19 mai 2026 avait notamment permis de confirmer le projet et de poursuivre les discussions autour de son implantation en Tunisie.

La signature du bail industriel à Borj Cédria vient ainsi concrétiser un processus auquel ont contribué plusieurs acteurs de l’écosystème tunisien : Gitas, Fipa, le Technopole de Borj Cédria ainsi que les partenaires institutionnels et professionnels tunisiens et turcs.

Un investissement à forte valeur ajoutée

À travers cette implantation, Aksa Composites entend développer une activité industrielle orientée vers les matériaux composites et les applications aéronautiques.

Le groupe dispose déjà d’une expertise internationale dans les matériaux composites et dans différentes opérations industrielles destinées notamment aux secteurs aéronautique et à haute performance. Il a également développé des collaborations avec plusieurs grands acteurs internationaux de l’industrie aéronautique.

Selon les informations communiquées, le futur site de Borj Cédria devrait constituer le point de départ d’un développement industriel appelé à évoluer progressivement en Tunisie. Des sources sectorielles évoquent un démarrage opérationnel envisagé à l’horizon 2028 et la création à terme de plusieurs dizaines d’emplois directs.

Au-delà du montant de l’investissement, l’enjeu réside donc également dans le transfert de technologies, le développement des compétences locales et le renforcement de la place de la Tunisie dans les chaînes de valeur internationales des matériaux avancés et de l’aéronautique. joué par le Gitas dans la dynamique industrielle et par la FIPA dans l’accompagnement de l’investissement.

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Football | L’équipe de France et l’évidence Michael Olise

25. September 2026 um 10:19

La prise de fonction de l’icône Zinedine Zidane aux commandes de l’équipe de France débute par l’entrée en lice, ce soir, vendredi 25 septembre 2025, en Ligue des Nations, dans un groupe comprenant la Turquie, la Belgique et l’Italie. Et, en partie, de la bonne utilisation de ce précieux joueur d’appui qu’est Michael Olise que dépendra les résultats des Bleus qui ont bien besoin d’être mieux synchronisée dans l’entrejeu.

Jean-Guillaume Lozato *

Entre prévisibilité et irrationnel, la Coupe du monde a toujours fait vibrer le public. Depuis 2018, les hiérarchies ont été plus qu’à l’accoutumée bousculées. Entre virage et progression, l’évolution générale s’est manifestée avec la révolte des non-alignés du football face aux habituels cadors internationaux.

Au-delà de l’émotion collective, les performances des joueurs ont pu ravir les contemplateurs. Une action individuelle détient le pouvoir magique pour enchanter le public. Parfois deux dans le même match comme lorsque Diego Maradona nous avait gratifié en 1986 de la «main de Dieu» puis d’un slalom qui a surclassé tous les membres de l’équipe nationale anglaise rencontrée en ce jour du mois de juin.

France-Suède 3-0. Juin 2026. Seizièmes de finale. Les supporters français ont retenu à juste titre ce score sans appel d’une victoire bien loin d’être imméritée. Et d’un retourné magnifique de Michael Olise.

Derrière la réalité froide des chiffres, une lueur est devenue éblouissement. Grâce à un éclaireur qui répond au nom d’Olise.

Le contexte «Bleu» : fulgurance et régularité

Quart de finaliste en 2014, le titre suprême remporté en 2018, la médaille d’argent en 2022, une quatrième place en 2026. Des résultats satisfaisants dans l’ensemble aux Euro complètent cette impression de machine à gagner même en cas de méforme passagère. Cela correspond à «l’Ère Deschamps».

Après l’échec retentissant en Afrique du Sud lors du Mondial 2010, la première mission Didier Deschamps avait été rassurante au Brésil. Pour aller crescendo. Que les hommes au maillot frappé du coq se montrent convaincants, ou qu’ils présentent un bilan beaucoup plus miraculeux comme au Qatar, ils impressionnent d’une manière ou d’une autre. L’arrivée en petite finale aura conclu positivement l’ère Deschamps. C’est-à-dire une période de gestion au cours de laquelle le talent de «DD» a permis de colmater des brèches tout en alignant des jeunes au moment opportun. Parmi eux, Olise devenu indispensable et affichant à la fois fulgurance et régularité.

Cette arrivée en petite finale a été égayée par les prestations de ce dernier. Car plus qu’un simple auxiliaire de Kylian Mbappé et Ousmane Demebele, il s’est affirmé comme un leader. Principalement d’attaque. Accessoirement en tant qu’agent de rééquilibrage.

Posté sur l’échiquier à la manière d’un funambule, le pensionnaire du Bayern Munich a su agir comme un vrai trois-quarts centre et a su mettre sa technique au service du collectif. Outre le retourné, évoqué plus haut dans ces lignes, le footballeur de Bundesliga a conservé son sang-froid contre une violente équipe du Paraguay en apportant une touche d’élégance. Dans le geste et dans l’attitude. Dans le geste pour ce qui est de sa conservation de balle le long de la ligne médiane en slalomant jusqu’au rond central. D’où comme d’une presqu’île, il lança une chaloupe de sauvetage à destination de ses coéquipiers soumis aux agressions paraguayennes répétées.

C’est le geste qui compte

Ce jour-là, la France avait deux capitaines : Kylian Mbappé capitaine de l’équipe et Michael Olise capitaine d’un navire qui a su naviguer malgré les vagues hostiles déclenchées par les adversaires plus que rugueux ainsi que par l’arbitrage.

Dans l’attitude, notons la réaction de gentleman du héros de l’article qui a préféré sourire calmement en recevant un carton jaune immérité. Avec lui, plus que la beauté du geste, c’est le geste qui compte. Et qui impacte.

La prise de fonction de l’icône Zinedine Zidane aux commandes de l’équipe de France débute par l’entrée en lice, ce soir, vendredi 25 septembre 2025, en Ligue des Nations, dans un groupe en compagnie de la Belgique, de l’Italie et de la Turquie.

De la bonne utilisation de ce précieux joueur d’appui qu’est Olise dépendra les résultats d’une équipe de France qui a bien besoin d’être mieux synchronisée dans l’entrejeu.

Ce joueur offensif a un point commun avec le grand Pelé : il a su nous enchanter avec une action de but non concrétisée. Car son retourné d’une grande pureté s’était écrasé sur la barre transversale, laissant planer la même admiration que le grand pont réalisé par le champion brésilien sur le gardien uruguayen Ladislao Mazurkiewicz au Mondial 70.

* Enseignant universitaire et analyste de football.

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Les urgences environnementales en Méditerranée en débat à Bizerte

25. September 2026 um 09:39

Le Forum Mondial de la Mer à Bizerte a été ouvert jeudi 24 septembre 2026 par Rym Benzina, présidente de La Saison Bleue, plaçant d’emblée la solidarité entre les villes méditerranéennes au centre des débats. Un objectif partagé s’est dégagé dès les premiers échanges : renforcer la résilience des littoraux face aux urgences environnementales et bâtir des réponses collectives durables.

Lotfi Sahli

La séance de l’après-midi a mis à l’honneur le projet Share4Med, lors d’une rencontre réunissant scientifiques, experts internationaux et représentants des municipalités tunisiennes. Pensée comme un véritable outil d’aide à la décision pour les collectivités, la plate-forme Share4Med sert de tremplin pour l’esquisse d’une coalition régionale et d’un agenda de transition commun à l’horizon 2027.

Regards croisés et réalités du terrain

Au cours d’une session interactive particulièrement riche, plusieurs figures engagées se sont succédé à la tribune pour partager leurs expériences de terrain : Giulia Antidormi (SDG4MED), Boumediene Beladjine (Université d’Oran), Tawfik Hassan (Université de Tripoli), Suzan Kholeif (experte en climat et environnement marin basée à Alexandrie), Fayçal Mechri (commune de Kerkennah), ainsi qu’une délégation de la municipalité de Mahdia.

Cette première journée s’est conclue par la présentation d’une feuille de route d’engagements et par l’officialisation de la création de l’association locale CirceMed, un réseau d’organisations mettant l’économie circulaire au service de la transition écologique et sociale de la région Méditerranée, et ce en présence de ses membres fondateurs.

Au-delà de la densité des débats, les participants ont unanimement salué une organisation exemplaire : démarrée à l’heure dite, la session s’est déroulée avec une précision horlogère tout au long de l’après-midi, le débat fut enrichissant pour tous les présents et riche en propositions et recommandations.

Rym Benzina.

Lutte contre le plastique : du constat à l’action

Interrogée sur la possibilité d’éliminer définitivement le plastique en Méditerranée, Rym Benzina s’est voulue pragmatique, rappelant que la priorité absolue demeurait la réduction drastique de ces pollutions à la source.

Les travaux se poursuivent ce vendredi,centrés sur la lutte contre la pollution plastique et le passage du constat à l’action.

La matinée s’ouvre sur les enjeux du Traité mondial contre la pollution plastique, suivis d’un état des lieux scientifique (Horizon 2030) et d’un zoom sur les réalités tunisiennes, conciliant tourisme, économie circulaire et innovation. Les gouvernements et l’Union européenne (UE) partageront leurs positions sur l’économie bleue et les politiques maritimes.

L’après-midi sera consacrée aux alliances multiple-acteurs, mettant en lumière le projet PlasticMed Lab, les initiatives de la société civile et les synergies entre villes méditerranéennes. La jeunesse prendra ensuite le relais avec un focus sur l’éducation environnementale via les Aires marines éducatives et les Clubs Jeunes Océans.

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La Chine, un colosse aux pieds d’argile

25. September 2026 um 08:38

Au-delà de l’essor impressionnant de la Chine actuelle, un pays dont il n’y a pas si longtemps on considérait comme un exploit d’avoir réussi à assurer à ses habitants le bol de riz quotidien, mais dont l’ambition affichée est désormais de contrôler l’économie mondiale et d’assurer sa suprématie incontestée en mer de Chine aux dépens de ses voisins, force est de constater que la question des minorités n’y est pas réglée, malgré l’unité affichée de la nation, du reste portée par un nationalisme ombrageux.

Dr Mounir Hanablia

Il y a quelques semaines, un article en français de Kapitalis traitant de Taiwan avait suscité une réponse cinglante en arabe de l’ambassade de la République Populaire de Chine en critiquant la teneur et invitant à plus de rigueur et de précision dans la collecte des informations se rapportant à son pays, sinon en interdisant purement et simplement toute publication s’y rapportant.

Naturellement le caractère insolite d’une telle réaction, en particulier le droit de censure autoproclamé sur les publications d’un modeste journal électronique dans un pays étranger, a suscité des recherches pour en comprendre les raisons. S’agissait-il d’un simple dérapage ou d’un acte délibéré ?

Concernant les accusations d’intervention dans les affaires intérieures d’un État souverain, elles étaient plutôt disproportionnées relativement à la modestie de la page électronique. Il semble que le sujet ait été jugé suffisamment sensible pour ne pas être ignoré.

Une histoire de conflits entre États et de guerres civiles

En évoquant Taiwan, c’est évidemment toute la légitimité territoriale de la Chine Populaire qui est remise en question, et pas parce qu’elle se dit communiste, ou bien parce que les sécessionnistes de l’île constituent une menace militaire pour le continent. Mais l’Histoire démontre que cette nation n’a pas toujours été politiquement unie, loin de là, et que les conflits entre États ou bien les guerres civiles y ont fait rage bien avant l’ère universelle (eU), d’une manière souvent cruelle.

L’un des exemples les plus marquants de l’âpreté des luttes pour le pouvoir est l’assassinat en 197 (eU) du général Dong Zhou, dont le corps obèse servit de combustible et se consuma pendant plusieurs jours comme une bougie après que ses assassins lui eurent allumé une mèche préalablement introduite dans son nombril.

La perception de la menace si elle existe viendrait donc peut-être d’un sentiment du caractère fragile et éphémère de l’État et de l’union territoriale.

Si, à l’époque contemporaine, une partie quelconque de la Chine, composée de Hans, c’est-à-dire de vrais Chinois, s’estime en droit de faire sécession, pour des raisons qui lui sont propres, que faudrait-il alors dire des minorités périphériques non chinoises dont les territoires constituent 2/3 de la surface actuelle du pays qui ne peuvent pas vivre libres sur les terres de leurs ancêtres comme le ferait n’importe quel peuple du monde ?

Cette question a conduit à revoir le rôle des minorités, 15% de l’ensemble actuel de la population, dans la genèse de la Chine.

Force est de constater que leur rôle y fut immense. Il faut d’abord réaliser que le berceau originel de l’État chinois basé sur l’agriculture et le commerce couvre environ 270 000 km2 (une fois et demi la Tunisie) sur le cours moyen du Fleuve Jaune, face à la steppe plus au nord, peuplée de pasteurs, de chasseurs et de nomades toujours enclins à attaquer et piller les territoires sédentaires. Mais l’État chinois assure sa pérennité en se dotant d’une organisation, avec une administration utilisant une écriture unifiée et dont les membres, les mandarins, sont recrutés sur le mérite et le savoir, et une idéologie, le confucianisme, pour qui l’harmonie qui règne dans le ciel n’a de correspondance sur terre que par l’autorité exercée par l’Empereur, le Fils du Ciel disposant de tous les pouvoirs.

L’État chinois survit et s’étend particulièrement vers l’Est, vers la mer, puis petit-à-petit vers le sud vers le fleuve Yangtsé recouvert de forêts et de tribus non sinisées qui finissent par adopter progressivement les normes de l’État pour s’y fondre. Mais au nord du Fleuve Jaune les Chinois, qu’ils demeurent fédérés dans le cadre d’un seul État, ou qu’ils subissent les aléas des guerres civiles qui les divisent, s’accordent pour chercher protection contre les maraudeurs de la steppe toujours à l’affut, qu’ils soient Turcs, Mongols, ou Mandchous, en construisant des hautes murailles. Ils ne cesseront de le faire durant 2700 ans jusqu’à l’érection de la Grande Muraille actuelle par les Ming qui d’ailleurs ne leur servira à rien. Et naturellement ils n’auront de cesse de diviser le monde de la steppe afin d’empêcher leurs adversaires de se constituer en États capables de conquérir leur territoire, et le cas échéant d’y porter la désolation par la guerre et la conquête.

Un État forgé par des conquérants étrangers

C’est ainsi que finit par se constituer dans les environs immédiats de la frontière avec la steppe et au contact de la Grande Muraille un glacis fait de tribus indépendantes mais culturellement assez sinisées avec qui les Chinois traitent pour se protéger contre les nomades de l’arrière-pays demeurés tels quels, de pures barbares aux yeux de leurs voisins parangons de la culture et de la civilisation.

Les Chinois qualifieront de barbares cuits ceux parmi eux qui leur paient tribut, et de barbares crus ceux qui ne le font pas. Il est à noter que la ville de Pékin n’est jusqu’au XIe siècle qu’une ville frontière au nord à la jonction de la Mongolie et de la Mandchourie dont seuls des conquérants étrangers, les Khitans puis les Mongols, feront leur capitale. Autrement dit, la capitale de la Chine actuelle se situe à l’origine sur un territoire étranger, et cela démontre déjà toute la complexité de la situation. D’autant plus complexe que les peuples nomades qui régulièrement envahissent la Chine après en avoir défait les armées n’ont de cesse de se siniser et leurs chefs qui ont chassé les empereurs de leur trône n’ont d’autre hâte que de se proclamer fils du ciel à leur place et de se substituer à eux sur le même trône dont ils les ont chassés, tout en gardant la même administration composée des mandarins chinois pour gouverner le pays.

En ce sens, ce sont les fils de Gengis Khan le Mongol qui finissent par unifier la Chine. La dynastie nationale chinoise des Ming qui leur succèdera trouvera un pays politiquement et territorialement unifié, tout comme leurs successeurs, les Mandchous, issus eux des steppes du Nord. Parmi les empereurs mandchous qui se comportent ainsi qu’on l’a dit comme de véritables Chinois, il faut citer Qianlong, ce précurseur de Mao , dont «la Prison des Lettres» fut un autodafé des livres critiques de sa dynastie, une véritable amnésie d’État instaurée par la terreur, qui servit sans doute de modèle à la Révolution Culturelle. Qianlong le Mandchou se révéla en fait l’un des véritables fondateurs de l’État chinois actuel, et paradoxalement il fut l’un des représentants les plus accomplis du chauvinisme Han, lui qui selon les normes chinoises n’était qu’un barbare. De 1750 à 1755 il fit exterminer le peuple Dzoungare bouddhiste qui s’était révolté contre l’occupation chinoise. Environ en 1795 il débuta la guerre contre les Miao, ces montagnards du Sud qui refusaient de se soumettre à l’autorité impériale, et son successeur l’acheva par le massacre de ce peuple dont les survivants appelés Hmongs se réfugièrent en masse au Vietnam.

Ce sont donc les Mandchous, des étrangers, qui imposèrent les normes chinoises aux populations qui ne l’étaient pas, qui écrasèrent dans le sang les révoltes des musulmans turcs ouïghours au XIXe siècle, et qui assurèrent l’unification territoriale du pays d’une manière souvent rien moins que pacifique en parachevant un processus d’expansion de 20 siècles entre le Gobi au nord, l’Himalaya au sud, et la chaîne du Pamir à l’Est.

Une unification linguistique, culturelle et idéologique

Cette unification politique n’aurait bien entendu pas été possible sans une autre, idéologique, constituée autour de l’écriture chinoise et de la langue parlée par les fonctionnaires lettrés de l’État, le mandarin, du Bouddhisme souvent combattu comme une foi étrangère mais finalement intégré, du néo-Taoïsme et du néo Confucianisme. Que cette idéologie ait abouti à une vision mécaniste d’un univers en perpétuel expansion et rétraction rappelant d’une manière étrange les théories les plus modernes de l’astrophysique, importe peu.

Le phénomène historique, c’est donc que les conquérants étrangers, la moitié du temps à la tête du pays du fait de leur supériorité militaire, se sont toujours pliés après leurs victoires aux normes de l’État chinois, seul légitime et auquel tout autre État de la Terre se doit selon eux de rendre hommage et d’accepter de payer le tribut. 

Le conquérant étranger s’est ainsi mué la plupart du temps en représentant le plus chauvin de l’expansionnisme han. Cela n’a pas empêché en 1911 le grand soulèvement national contre les Mandchous, accusés par les Han de toutes les turpitudes dont leur pays a été la victime dans ses rapports avec les grandes puissances.

Chassés du pouvoir, les Mandchous furent partout en Chine pourchassés et massacrés. Paradoxalement ils avaient bien pris soin de ne pas se mêler à une population à laquelle ils avaient imposé des marques distinctives humiliantes comme le port de la natte et le rasage du crâne. Il faut reconnaître qu’à leur décharge ils n’imposaient pas à leurs filles les bandages serrés qui dès le plus jeune âge afin de satisfaire à une esthétique jugée érotique finissaient par leur briser les pieds. Mais les nationalistes Han réalisèrent que les minorités périphériques, dont les territoires couvraient les deux tiers de la surface du pays, ne s’estimaient liés par une quelconque allégeance que d’une manière personnelle envers les empereurs mandchous, et une fois ceux-là partis, ils n’étaient plus tenus par aucun devoir envers la nouvelle république.

Tenant compte de cette réalité, les nationalistes jouèrent donc de la carte de la nation constituée par plusieurs peuples unis fraternellement, en choisissant le drapeau à bandes horizontales multicolores, représentant chacune une minorité, celle du haut, la rouge, symbolisant évidemment la majorité Han.

Que le drapeau intégralement rouge ait été plus tard choisi peut donc donner lieu à plusieurs interprétations différentes, et pas nécessairement celle de la révolution communiste. Néanmoins, les Tibétains en profitèrent à l’avènement de la République pour s’affranchir de la tutelle chinoise. Leur indépendance ne durera qu’une cinquantaine d’années. D’autres minorités comme les Turcs musulmans de l’Ouest tentèrent de les imiter en 1933 et 1944, dans le Turkestan Oriental, mais les Soviétiques qui les soutenaient cessèrent de le faire en 1949 après la victoire finale des communistes chinois.

Pour en revenir au courroux de l’ambassade évoqué ci-haut, nous avons essayé d’en rechercher les raisons à travers une histoire il est vrai tumultueuse et une idéologie sans doute pas aussi fraternelle que l’internationalisme prolétarien. C’est au lecteur, en l’occurrence un barbare cru, qu’il revient de se faire sa propre opinion sur la question, derrière l’essor impressionnant d’un pays dont il n’y a pas si longtemps on considérait comme un exploit d’avoir réussi à assurer à ses habitants le bol de riz quotidien, mais dont l’ambition affichée est désormais de contrôler l’économie mondiale et d’assurer sa suprématie incontestée en mer de Chine aux dépens de ses voisins.

Néanmoins malgré une politique d’assimilation tout-azimut par l’ethnie dominante, la question des minorités semble loin d’avoir été réglée. Je le dis avec tout le détachement possible sans remettre en question le profond respect que je porte à ce pays et ses habitants.

* Médecin de libre pratique.

‘‘Histoire de la Chine : Des origines à la seconde révolution’’, de René Grousset, éditions Payot, Paris, 17 mars 2004, 360 pages.   

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À quoi ressemble le quotidien d’une femme enceinte à Gaza?

25. September 2026 um 07:17

Alors que la guerre à Gaza entame sa quatrième année, le journal britannique The Guardian a décidé de donner la parole à cinq Palestiniens ordinaires de Gaza pour raconter leur quotidien. Chacun raconte sa journée, révélant le terrible tribut imposé par le conflit qui se poursuit en dépit du cessez-le-feu du président américain Donald Trump. Parmi ces Palestiniens figure une femme qui a perdu ses trois enfants durant la guerre et qui a raconté sa nouvelle grossesse dans les terribles conditions endurées par la population gazaouie. Un témoignage précieux qui doit être connu par les personnes qui vivent cette époque et qui doit rester pour la postérité car la banalisation de la souffrance et l’oubli sont les meilleurs alliés de l’idéologie génocidaire sioniste.

Imed Bahri

Alaa Hessi gravit les marches avec précaution. Elle lève le pied pour le poser lourdement sur la marche supérieure, reprend son souffle et fait glisser sa main le long de la rampe. Posé sur un amas de décombres irrégulier, l’escalier en bois tremble à chacun de ses mouvements. Sa progression est ralentie par le volume imposant de son ventre de femme enceinte.

Arrivée en haut, elle s’arrête pour reprendre son souffle puis s’avance sur la plateforme qui constituait autrefois l’étage de la maison familiale. Une tente est dressée là où se trouvait la maison. Sous ses pieds gisent les ruines du foyer où elle a élevé ses trois enfants: Waseem, 10 ans, Mohannad, 7 ans, et Khawla, 5 ans. C’est aussi là qu’ils ont péri, tous trois tués par une frappe aérienne israélienne qui a rasé la maison.

Dans environ un mois*, Alaa donnera de nouveau la vie. Elle raconte sa journée…

Au lever du jour

Le bruit qui me réveille le matin, c’est le bourdonnement des mouches à l’intérieur de la tente et le vacarme de nos voisins.

Dans les tentes, l’intimité est inexistante, tout comme la sécurité. Ici, tout le monde connaît les secrets des autres. Nous entendons les gens lorsqu’ils vont aux toilettes. Nous pouvons même les entendre respirer. La fenêtre de ma tente donne directement sur la ligne jaune**. D’ici, on aperçoit les positions de l’armée israélienne et il leur arrive de tirer sur nous.

Mon mari et moi adorons boire du thé le matin mais le préparer est devenu un défi car Israël empêche le gaz d’entrer à Gaza et cette ressource est extrêmement rare. Nous dépendons toujours du bois de chauffage et des feux ouverts pour cuisiner et préparer des boissons chaudes. Ramasser du bois et allumer un feu suffit à m’épuiser.

Après avoir bu mon thé, je range la tente et j’essaie de cuisiner le plus tôt possible, avant que le soleil ne devienne trop ardent. Je lave aussi à la main les vêtements de mon mari et les miens, une tâche physiquement éprouvante maintenant que je suis enceinte de huit mois.

Le matin

Alaa ouvre la fenêtre en l’occurrence un pan de bâche sur le côté de la tente. Une ouverture donnant sur l’extérieur. À mesure que ses yeux s’habituent à la lumière, elle constate que tout, à perte de vue, est détruit. Le paysage n’est qu’un amas de béton fracassé et d’acier tordu. 

Aujourd’hui, j’ai un rendez-vous prénatal pour suivre l’évolution de la grossesse.

Le lieu est éloigné et je m’y rends à pied, généralement, aucun véhicule ne peut m’y conduire. Il fait 34°C, et marcher dans les rues bombardées, jonchées de décombres et grouillantes d’insectes, en pleine chaleur, est une épreuve épuisante. Le centre où je reçois mes soins prénataux est une tente et non un véritable établissement de santé.

Les médecins m’ont prescrit des compléments nutritionnels pour ma grossesse. J’ai déjà été enceinte par le passé mais je sens que cette grossesse est différente. Malgré tous mes efforts pour compenser les carences nutritionnelles et les privations alimentaires subies pendant la guerre, mon corps reste épuisé. La nourriture se fait rare. Mon mari m’achète des fruits et des légumes mais refuse d’en manger lui-même car il n’a les moyens d’en acheter qu’en petite quantité.

Lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, j’ai ressenti deux émotions totalement contradictoires. J’étais heureuse d’attendre un enfant mais je pleurais aussi sans cesse car mes enfants –Waseem, Mohannad et Khawla– me manquaient. Tout me les rappelle. Quand j’ai envie de manger certains aliments, je pense à Waseem car j’aimais beaucoup en manger quand j’étais enceinte de lui.

Je ne parle pas aux infirmières de ma situation ni de mes enfants décédés car le personnel soignant est lui aussi émotionnellement épuisé. Ils ne sont pas en mesure d’offrir du réconfort ou un soutien psychologique. Mon histoire n’a rien d’exceptionnel à Gaza. Beaucoup de femmes ici ont perdu leurs enfants.

Après le rendez-vous avec le nutritionniste, j’ai également une consultation avec le psychologue de la maternité. On me conseille de me concentrer sur ma respiration: inspirer profondément, retenir mon souffle puis expirer lentement.

Ensuite, je rentre chez moi à pied.

L’après-midi

S’attaquant à nouveau aux marches, Alaa hisse un sac à dos bleu jusqu’à la tente. Il contient quelques vêtements de ses enfants disparus, qu’elle espère voir portés un jour par le bébé à naître. Beaucoup d’entre eux ont été abîmés par le souffle de l’explosion: déchirés, les bords brûlés, mais encore portables. Elle déplie avec précaution un T-shirt Snoopy et un bonnet à deux pompons duveteux puis en sort une écharpe aux couleurs du Castleview AFC —un petit club de football de Cork— que son fils Waseem chérissait. «Il la portait tout le temps, même en été. Je lui disais: Waseem, il fait trop chaud, enlève-la! Et il répondait: Non, je l’adore.» 

Je passe l’après-midi avec mon frère à réfléchir à la manière de ranger les vêtements pour le bébé à venir.

Il suggère une boîte solide en carton ou en bois. Ce qui nous inquiète, ce sont les rats,  ils sont partout. Nous les entendons chaque nuit et ils finissent toujours par s’introduire dans la tente. J’avais recousu l’endroit par lequel ils entraient, mais ils en ont rongé un nouveau. Aujourd’hui, nous avons découvert un autre trou dans la paroi de la tente.

Je me demande si nous pourrions utiliser de la mort-aux-rats mais mon frère craint que les rongeurs ne meurent ici, dans la tente, et ne propagent des maladies.

Pour le bébé qui va naître, tout ce que je veux, c’est un endroit sûr, hors de portée des rats. Le bébé sera si petit et je suis terrifiée pour lui. J’aimerais avoir un vrai berceau pour lui mais il est difficile d’en trouver à Gaza en ce moment et la tente est déjà surpeuplée.

Ce que j’aimerais que le monde extérieur comprenne, c’est à quel point la vie sous une tente est humiliante. C’est une existence difficile, avilissante et profondément inhumaine. La mort nous entoure encore de toutes parts.

La soirée

Alors que la fin de l’après-midi approche, Alaa fait défiler les photos de ses enfants décédés sur son téléphone. L’appareil qui les contient —comme tant d’autres à Gaza— est vétuste et son écran est fissuré. Après un long blocus, de nouveaux smartphones arrivent désormais mais ils sont chers et beaucoup de familles n’ont pas les moyens de se les offrir. Dans une vidéo, les voix des enfants s’élèvent, ténues, du haut-parleur du téléphone. Khawla et son frère aîné se taquinent: «Maman, c’est moi la plus gentille!», crie Khawla. Mohannad rit et répond: «Non, c’est moi le plus gentil!».

Je ne parle vraiment de mes enfants qu’avec mon mari. C’est la seule personne qui partage la même douleur et qui comprend vraiment ce que je ressens au fond de moi.

Quand je faiblis, il me donne de la force. Quand il traverse des moments difficiles, j’essaie de le réconforter et de le soutenir émotionnellement. Nous passons des heures à parler de nos enfants, de leur personnalité, de ce qu’ils aimaient et de leur façon d’être. Nous nous rendons même ensemble sur leurs tombes.

Cet endroit garde encore les souvenirs de mes enfants. Il me rappelle la belle vie que nous avions autrefois. En regardant ces décombres, je pense à mes enfants, à la vie que j’ai partagée avec eux, les élever, leur préparer à manger et à les enseigner. Tout ce qui était beau a disparu après leur départ.

Parfois, la peur m’envahit car j’ai perdu mes enfants et je crains de perdre aussi mon bébé. J’espère que mon nouveau-né connaîtra une vie meilleure que celle de ses frères et de sa sœur et qu’il sera en sécurité.

*Peu après le recueil de ce témoignage, Alaa a donné naissance à un petit garçon en bonne santé. Elle l’a prénommé Waseem, en hommage à son frère aîné.

**La « ligne jaune » à Gaza est une ligne de cessez-le-feu et de déploiement militaire établie en octobre 2025 dans le cadre du plan de paix. Matérialisée sur le terrain par de grands blocs de béton peints en jaune, elle divise la bande de Gaza en deux zones distinctes: l’ouest, sous contrôle palestinien et l’est/sud, sous contrôle de l’armée israélienne.

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Le journaliste algérien Mohamed Benchicou s’est éteint

24. September 2026 um 13:32

«Adieu cher aîné.» C’est par ces mots que Hamid Arab, directeur de publication du Matin d’Algérie, annonce la disparition de Mohamed Benchicou, ce jeudi 24 septembre 2026. Une nouvelle qui bouleverse la presse algérienne.

Fondateur du Matin d’Algérie, journaliste et écrivain, Mohamed Benchicou appartient à cette génération qui a profondément marqué l’histoire de la presse algérienne. Son nom reste attaché à une certaine conception du métier : celle d’un journalisme qui assume la parole, le risque de l’écriture et la responsabilité de regarder son époque sans détour.

Pour tous ceux qui écrivent aujourd’hui dans les pages du Matin d’Algérie, cette disparition prend une résonance particulière. Derrière un titre, il y a toujours une histoire, des femmes et des hommes, des combats, des fidélités. Et derrière cette histoire, il y a ceux qui ont ouvert la voie. Mohamed Benchicou aura été de ceux-là.

Son parcours journalistique et littéraire aura accompagné les soubresauts de l’Algérie contemporaine. Il aura connu les heures de gloire de la presse indépendante, ses combats, ses blessures, ses contraintes et ses silences imposés. Mais il aura surtout laissé une œuvre et une signature que le temps ne suffira pas à effacer.

Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un journaliste qui disparaît. C’est une page importante de l’histoire de la presse algérienne qui se tourne.

À sa famille, à ses proches, à ses anciens compagnons de rédaction et à tous ceux qui l’ont connu, notre profonde sympathie.

Adieu, Mohamed Benchicou.

Djamal Guettala

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Comment les régions deviennent des gisements de croissance ?

24. September 2026 um 13:11

L’annonce de l’extension des activités du groupe industriel allemand Knauf dans le gouvernorat de Tataouine — à travers un investissement direct de 70 millions de dinars dédié à l’extraction et à la transformation du gypse — constitue un signal économique positif à plus d’un titre. Dans un contexte où la revitalisation des régions de l’intérieur demeure une priorité, l’ancrage d’un acteur industriel mondial dans l’extrême Sud tunisien confirme l’attractivité de nos gisements naturels et le rôle de la Tunisie comme hub de transformation à vocation africaine.

Abdelwaheb Ben Moussa

Cependant, au-delà de la satisfaction d’usage face à l’annonce de ces chiffres, ce projet doit être analysé comme un cas d’école. Il pose la question centrale de notre doctrine de développement territorial : comment transformer la rente extractive en un écosystème industriel créateur de valeur ajoutée locale et d’emplois durables ?e

Pendant des décennies, le drame économique du Sud et des régions minières a résidé dans un modèle d’exploitation asymétrique : l’extraction des ressources brutes acheminées vers les zones côtières ou exportées sans transformation majeure, laissant aux territoires hôtes les seules externalités environnementales et sociales.

L’implantation d’unités de transformation industrielle à la source même du gisement à Tataouine marque une rupture de méthode indispensable. La transformation locale du gypse en plâtre de haute technicité et en matériaux de construction à forte valeur ajoutée permet de capter la marge industrielle sur le territoire national. C’est précisément cette remontée de filière qui conditionne la viabilité des emplois créés et la montée en compétences des cadres et techniciens de la région.

Le vrai test de l’État territorial

Si le diagnostic industriel est clair, le succès opérationnel de cet investissement reposera sur la capacité des structures de l’État à éliminer les frictions administratives habituelles. La réunion de travail tenue entre le gouverneur de la région et le promoteur industriel pour accélérer les régularisations foncières illustre le véritable enjeu : la réduction de la «dette d’exécution».

Inscrire un projet d’investissement dans un plan de développement est une intention ; sécuriser les titres fonciers, raccorder les usines aux réseaux d’énergie et d’eau industrielle, et fluidifier les démarches d’exportation relèvent de la doctrine d’exécution. Les retards administratifs et les incertitudes juridiques sur le foncier ont trop souvent neutralisé les meilleures volontés d’investissement dans nos régions. L’agilité démontrée par l’administration locale sur ce dossier devra devenir la norme d’action pour l’ensemble des projets structurants.

La réussite durable d’une telle implantation ne dépend pas uniquement de l’investisseur étranger. Elle exige un alignement stratégique de l’écosystème financier et logistique national.

Ingénierie bancaire et désenclavement logistique

D’une part, le secteur bancaire public et privé doit concevoir des mécanismes de financement intégrés pour développer le tissu de sous-traitance locale. L’arrivée d’une unité industrielle d’envergure doit irriguer les TPE et PME de la région — dans la maintenance industrielle, le transport, la logistique et les services numériques — grâce à des lignes de crédit adossées aux carnets d’ordres du donneur d’ordre.

D’autre part, la valorisation des ressources du Sud impose un désenclavement logistique et numérique irréprochable. La chaîne de valeur du gypse transformé vers les marchés africains et méditerranéens exige des infrastructures de transport fluides et des procédures douanières dématérialisées sans friction.

L’investissement de Knauf à Tataouine démontre que le Sud tunisien n’est pas une charge budgétaire à compenser, mais un réservoir de croissance industrielle à mobiliser. Il appartient aux décideurs publics et aux institutions financières de transformer cet essai : la souveraineté économique de la Tunisie se construira sur sa capacité à transformer ses ressources sur son sol, par ses compétences et pour le développement équilibré de tous ses territoires.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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Electricité | Un comité de pilotage tunisien pour le projet Elmed

24. September 2026 um 12:45

Une nouvelle étape opérationnelle a été franchie pour Elmed, le projet d’interconnexion électrique qui reliera la péninsule tunisienne du cap Bon à la Sicile, l’île du sud de l’Italie, avec une capacité de transmission de 600 mégawatts, et dont dont la mise en service est prévue en 2028. Le comité de pilotage chargé de suivre la mise en œuvre de ce projet de première liaison en courant continu haute tension entre l’Europe et l’Afrique du Nord s’est réuni pour la première fois avant-hier, mardi 22 septembre 2026, à Tunis.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, la réunion a été présidée par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, en présence du secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, et du PDG de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), Fayçal Tarifa. Des représentants des ministères de la Défense, de l’Économie et de la Planification, de l’Équipement, de l’Agriculture et de l’Environnement, ainsi que de la Direction générale des douanes et d’autres administrations impliquées dans le projet, y ont également pris part.

La liaison, développée conjointement par la Steg et le gestionnaire de réseau italien Terna, aura une longueur totale d’environ 220 kilomètres — dont près de 200 kilomètres de câble sous-marin — et reliera la nouvelle station de conversion de Mlaabi (dans la zone de Menzel Temime, gouvernorat de Nabeul) à celle de Partanna (province de Trapani).

Le système HVDC fonctionnera sous une tension de 500 kilovolts et atteindra une profondeur maximale d’environ 800 mètres dans le canal de Sicile. Les flux seront bidirectionnels, permettant ainsi aussi bien l’importation que l’exportation d’énergie électrique.

La réunion d’avant-hier ne marque pas le lancement formel du projet — déjà en phase de mise en œuvre — mais renforce la coordination tunisienne nécessaire à sa réalisation.

En juin dernier, Prysmian a reçu le feu vert de Terna et de la Steg pour la construction de l’interconnexion sous-marine, dans le cadre d’un contrat d’environ 460 millions d’euros.

Quelques jours plus tard, Terna et la Steg ont attribué à Hitachi Energy un contrat d’environ 770 millions d’euros pour la réalisation des deux stations de conversion, à Partanna et Mlaabi, achevant ainsi le processus d’approvisionnement des principales infrastructures de la liaison.

Elmed est considéré par Rome et Tunis comme une infrastructure stratégique pour renforcer la sécurité et la stabilité de leurs systèmes électriques respectifs et favoriser une meilleure intégration des énergies renouvelables. Côté tunisien, le projet devrait également permettre au réseau national d’accéder directement au marché européen de l’électricité, créant ainsi les conditions d’échanges futurs d’électricité d’origine solaire et éolienne. Le gouvernement tunisien vise à porter à 35 % la part de l’électricité produite à partir de sources renouvelables d’ici 2030, contre seulement 6 à 7% actuellement.

Le projet bénéficie d’un soutien financier européen et international. L’Union eropéenne (UE) a alloué 307,6 millions d’euros via le mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), un financement inédit pour une infrastructure énergétique reliant un État membre de l’Union à un pays tiers.

La Banque européenne d’investissement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) ainsi que la KfW ont également mobilisé des fonds pour le volet tunisien et pour le câble sous-marin.

Selon le calendrier de Terna, la mise en service de l’interconnexion est prévue pour 2028.

D’après Ansa.      

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Industrie | Au cœur du «Système Italie» en Tunisie

24. September 2026 um 12:10

«L’intégration entre les chaînes de valeur italiennes et tunisiennes repose sur des investissements capables de générer de la croissance, de l’innovation et un partage de savoir-faire», a déclaré l’ambassadeur Alessandro Prunas, à la suite de la visite qu’il a effectuée à deux entreprises italiennes actives dans les secteurs de l’automobile et de la chaussure dans le gouvernorat de Béja, dans le nord-ouest de la Tunisie.

Le diplomate, qui était accompagné du président de la Chambre tuniso-italienne de commerce et d’industrie (Ctici), Mourad Fradi, a visité General Cab Med, entreprise spécialisée dans la production de composants automobiles, ainsi que Stork Chaussures, une entreprise du secteur de la chaussure.

«La diplomatie de la croissance est au cœur de l’action du Système Italie en Tunisie», a ajouté M. Prunas, en rappelant le Forum économique et entrepreneurial Italie-Tunisie, récemment inauguré à Tunis par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani.

«La priorité est de tirer pleinement parti du grand potentiel de la coopération économique bilatérale, dans l’intérêt mutuel de nos pays», a soouligné M. Prunas.

D’après Ansa.

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Quand le port en eau profonde d’Enfidha verra-t-il le jour ?  

24. September 2026 um 11:44

Ils sont forts nos ministres quand il s’agit de tirer des plans sur la comète et d’annoncer à cor et à cri des projets délirants auxquels les médias locaux accolent une foison de superlatifs. Quant à les réaliser ensuite, il ne faut tout de même pas trop leur demander à ces chers planificateurs ! Espérons qu’avec le projet du vaste pôle portuaire doté d’une zone logistique de 2 000 hectares, un hub régional entre la Méditerranée et l’Afrique, selon les termes du ministre des Transports, Rachid Amri, nous serions cette fois démentis. Quoique nous n’aimons pas nous bercer d’illusions…

C’est du fameux grand pôle portuaire en eau profonde d’Endidha, dans le gouvernorat de Sousse, dont on annonce la réalisation depuis la fin des années 1990 et qui tarde à sortir des cartons, qu’il s’agit encore une fois. Les Tunisiens s’ennuient et ils n’ont rien à se mettre sous la dent, alors on leur sort ce serpent de mer pour les faire rêver debout et oublier les pénuries quotidiennes qu’ils subissent.

M. Amri, qui parlait lors de l’ouverture à Tunis des «Seaports Days», organisées les 22 et 23 septembre 2026, en collaboration avec l’ambassade des États-Unis, a indiqué, au cas où on l’aurait oublié, que ce vaste pôle portuaire sera adossé à une zone de services logistiques de plus de 2 000 hectares et relié aux réseaux ferroviaire et autoroutier du pays. Ce ne sera pas le Port de Jebel Ali à Dubaï ou Tanger Med au Maroc, mais ça leur ressemblera un peu. Enfin on l’espère bien !

Selon les ministère des Transports, ce programme de développement des infrastructures portuaires vise à «renforcer la position de la Tunisie en tant que plateforme logistique régionale en Méditerranée et porte d’entrée vers les marchés africains.» Pas moins !

Les sept ports maritimes commerciaux tunisiens assurent actuellement environ 98 % du volume des échanges commerciaux du pays avec l’étranger, pour un trafic total de l’ordre de 30 millions de tonnes par an.

Le projet de port en eau profonde d’Enfidha, dont la réalisation a pris plus de vingt ans de retard, est présenté comme l’une des grandes infrastructures prévues dans le Plan de développement 2026-2030. Ce «hub régional entre la Méditerranée et l’Afrique» sera-t-il donc opérationnel dans quatre ans ?

Que le ministre Amri nous pardonne : nous avons appris, dans ce pays où tout semble à l’arrêt depuis 2011, à ne plus croire aux miracles ni aux coups de baguette magique. Nous ne pensons pas qu’il est capable de faire mieux que la vingtaine de ministres qui l’ont précédé au poste et qui ont tous pris la peine de présenter ce projet aux hypothétiques investisseurs étrangers, avec les résultats que l’on sait.

Espérons qu’avec nos amis Américains, qui ont des problèmes avec les détroits d’Ormuz et de Bab El Mandeb, les choses iront beaucoup plus vite !

I. B.

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Le Game Art Park, un espace de loisirs inclusif à Gammarth

24. September 2026 um 10:54

Le Game Art Park est un parc de loisirs situé à Gammarth, dans la banlieue nord de Tunis, conçu pour conjuguer inclusion sociale, accessibilité et durabilité environnementale. Ce complexe d’environ 10 000 mètres carrés réalisé avec le soutien de la Coopération italienne constitue, selon l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), le premier parc de loisirs écologique de Tunisie et le premier complexe inclusif de ce type en Afrique.

Le projet, porté par l’entrepreneur tunisien Mourad Chabchoub via la société Deals BM, vise à rendre les activités de loisirs accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Les parcours, les infrastructures et les activités ont été conçus dès le départ pour permettre une utilisation sans barrières, indique l’AICS dans un article signé par Sarah Corti, experte en communication, et Anis Khelifi, chef de programme (secteur privé) à l’AICS Tunis.

Le parc comprend des aires de jeux, un amphithéâtre en plein air de 400 places, un labyrinthe végétal, des dômes écologiques destinés à des activités éducatives pour les enfants, des parcours de santé et des espaces de restauration.

Le développement d’activités sportives paralympiques est également prévu, avec une salle de sport polyvalente, une piscine-lagon à entrée progressive dans l’eau et un espace dédié aux personnes atteintes de troubles du spectre autistique. Les matériaux utilisés pour la structure sont en grande partie naturels ou recyclés.

Au sein du complexe a également été développé Rest’Art, un concept alliant restauration et spectacle, visant à offrir aux humoristes et aux jeunes artistes un espace professionnel ainsi qu’une source de revenus stable.

Les promoteurs du projet Game Art Park souhaitent ainsi adopter un modèle d’«entreprise sociale», en conciliant viabilité économique et objectifs sociaux.

L’investissement total pour le projet s’élève à 2,115 millions de dinars tunisiens. Une partie de l’opération a été financée par un prêt de 200 000 dinars, accordé par la Banque de Tunisie et des Émirats (BTE) pour une durée de sept ans, incluant deux années de différé d’amortissement. Ce financement, débloqué en 2024 pour les travaux d’aménagement, s’inscrit dans le volet dédié à l’économie sociale et solidaire du Programme de soutien au secteur privé et à l’inclusion financière (Prasoc) de la Coopération italienne.

Actuellement, Game Art Park emploie sept personnes en contrat à durée indéterminée, tandis que le plan de développement prévoit d’atteindre, à moyen terme, un effectif de 35 à 40 emplois directs.

Selon l’AICS, le Prasoc, programme dédié à l’accessibilité et à l’entrepreneuriat social, a financé près de 400 opérations en Tunisie, contribuant à la création ou à la consolidation de plus de 4 000 emplois.

L’initiative de Gammarth, souligne l’Agence, s’inscrit dans la stratégie de la Coopération italienne visant à faciliter l’accès au crédit pour les entreprises tunisiennes et à soutenir des modèles économiques capables d’associer emploi, inclusion sociale et durabilité environnementale.

D’après Ansa.

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Site 2026 | Pour accélérer la transition énergétique en Tunisie

24. September 2026 um 10:21

Plus de 60 entreprises tunisiennes et étrangères, 10 startups et des délégations internationales — dont celles de l’Italie, de l’Allemagne et de la Libye — sont attendues du 1er au 3 octobre 2026, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) à Tunis, pour la 4e édition du Salon international de la transition énergétique (Site 2026).

Cette édition, placée sous le thème : «Investissements et innovation pour accélérer la transition énergétique», proposera un focus sur les énergies renouvelables et l’hydrogène vert.

Le salon vise à mettre en relation entreprises, investisseurs, institutions financières, experts et autorités publiques autour de projets destinés à transformer le système énergétique tunisien.

Selon les dernières informations communiquées par l’agence Tap, plus de 700 invités et participants aux activités professionnelles sont attendus, ainsi qu’environ 2 500 visiteurs sur les trois jours.

Dix startups disposeront d’un espace dédié pour présenter leurs projets et solutions dans les domaines de l’énergie verte, des technologies propres et de la réduction des émissions.

La présence annoncée de délégations venues d’Italie, d’Allemagne, de Libye et d’autres pays confère à l’édition 2026 une dimension méditerranéenne et internationale marquée.

Le programme comprend six conférences. Parmi les principaux dossiers figurent la stratégie tunisienne de transition énergétique et les grands projets en préparation, le développement des énergies renouvelables, les systèmes de stockage, le déploiement du solaire auprès des PME et des consommateurs, la mobilité électrique, la fiscalité carbone et les technologies liées aux réseaux électriques intelligents. Un volet spécifique sera consacré à l’hydrogène vert et aux opportunités d’investissement liées à cette future filière.

Le financement constitue l’un des fils conducteurs de l’initiative.

Outre les conférences, des rencontres B2B sont prévues entre entreprises, investisseurs, banques et organismes financiers afin de favoriser les partenariats et d’identifier des solutions de financement pour de nouveaux projets.

La dernière journée inclura également des présentations techniques portant, entre autres, sur les installations solaires, la sécurité des projets et les modalités de financement.

Site 2026 intervient à un moment où la Tunisie cherche à accélérer une transition rendue plus urgente par le poids croissant de sa dépendance énergétique. Le Plan de développement 2026-2030, approuvé par les deux chambres du parlement en juillet dernier, fixe notamment pour objectifs de porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d’ici 2030, contre à peine 6 à 7% actuellement, et de réduire de 30 % la consommation nationale d’énergie primaire.

Ces objectifs placent au cœur des priorités non seulement l’installation de nouvelles capacités solaires et éoliennes, mais aussi la modernisation du réseau, le stockage et la capacité à attirer des capitaux privés.

Dans ce contexte, le salon ambitionne de s’imposer comme le principal rendez-vous professionnel tunisien dédié à la transition énergétique, avec pour objectif affiché de transformer les échanges entre institutions et acteurs du secteur en projets, partenariats et investissements concrètement réalisables.

La manifestation est organisée par la Chambre nationale du photovoltaïque (CSPV) relevant de l’Utica, sous l’égide du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et avec la participation de la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) et de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), deux acteurs publics majeurs du secteur.

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Forum à Bizerte | Pour une Méditerranée sans plastique  

24. September 2026 um 09:51

Faire de la Méditerranée un laboratoire régional de lutte contre la pollution plastique en réunissant autour d’une même table scientifiques, élus locaux, diplomates, entreprises et société civile : tel est l’objectif de la neuvième édition du Forum mondial de la mer de Bizerte, qui se tient les 24 et 25 septembre 2026 dans cette ville portuaire du nord de la Tunisie, sous le thème «Agir pour une Méditerranée sans plastique».

Organisé dans le cadre du projet Share4Med (programme Interreg Next Med), avec le réseau méditerranéen pour l’économie circulaire Circe.Med/Ademe et l’association tunisienne La Saison Bleue, le Forum vise à transformer les échanges entre les acteurs des deux rives en une coopération structurée et en solutions concrètes face à un problème qui ignore les frontières nationales.

La Méditerranée ne représente qu’environ 1 % de la surface océanique mondiale, mais elle concentrerait près de 7 % des microplastiques présents à l’échelle de la planète. Chaque année, quelque 230 000 tonnes de plastique finiraient dans ses eaux, fragilisant un écosystème qui abrite environ 17 000 espèces endémiques.

Pour un traité international contre la pollution plastique

À l’échelle mondiale, la production de plastique — estimée à environ 500 millions de tonnes en 2024 — pourrait doubler d’ici 2050 selon les projections de l’OCDE, alors que moins de 20 % des plastiques sont actuellement recyclés.

Le Forum se tient par ailleurs alors que les négociations lancées par les Nations unies en 2022 en vue d’un traité international juridiquement contraignant contre la pollution plastique peinent à aboutir à un accord.

Pour les organisateurs, la vulnérabilité particulière de la Méditerranée pourrait inciter la région à expérimenter des formes de coopération plus poussées, même en l’absence — du moins dans un premier temps — d’accord contraignant. L’ambition affichée est d’aboutir à un calendrier réaliste de «déplastification» du bassin.

«La Méditerranée est à la pollution ce que les pôles sont au climat», a observé Pascal Lamy, président du Forum mondial de la mer, qualifiant le bassin de «sentinelle» capable de tirer la sonnette d’alarme sur la dégradation des écosystèmes. Rym Benzina, présidente de La Saison Bleue et directrice du Forum, a pour sa part souligné la volonté de faire de cet événement non pas une simple conférence, mais une plateforme de travail réunissant autorités locales, monde scientifique, entrepreneurs et société civile.

Cette journée du 24 septembre sera tout particulièrement consacrée à la coopération territoriale. Le programme prévoit la présentation du projet Share4Med ainsi qu’un atelier avec des représentants de municipalités tunisiennes et méditerranéennes, visant à élaborer un plan d’action pour la coalition des villes de la Méditerranée. Des outils destinés aux gestionnaires pour évaluer les pressions s’exerçant sur les littoraux seront également présentés, et le lancement de l’association Circe.med sera annoncé.

Le 25 septembre, les échanges entreront dans le vif du sujet avec une session consacrée au futur traité mondial contre la pollution plastique, ainsi que des tables rondes sur l’état de la recherche scientifique et les solutions envisageables à l’horizon 2030.

Parmi les participants figurent des représentants des organismes tunisiens INSTM et Apal, de l’Ifremer, de la Sorbonne, de MedPAN, du Plan Bleu et du WWF, aux côtés de représentants d’institutions et d’administrations locales du bassin méditerranéen.

Pour une bourse d’échange de crédits plastique

Les travaux aborderont également les répercussions de la pollution plastique sur le tourisme, le développement urbain et l’économie circulaire, les positions des pays méditerranéens et de l’Union européenne (UE), ainsi que les modalités de financement de la transition écologique.

Parmi les initiatives annoncées figure notamment une «Plastic Credit Exchange» (bourse d’échange de crédits plastique), conçue pour contribuer au financement d’infrastructures vertes.

Le projet Share4Med, cofinancé par l’UE via le programme Interreg Next Med, vise tout particulièrement à aider les municipalités — y compris les plus petites — à développer des projets durables le long des côtes. Lancé en 2018 à l’initiative de La Saison Bleue, le Forum de Bizerte s’est progressivement imposé comme l’un des rendez-vous régionaux consacrés aux questions maritimes sur la rive sud de la Méditerranée.

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Irey Aqua étend l’irrigation intelligente aux cultures maraîchères en Tunisie

24. September 2026 um 09:25

Améliorer la gestion de l’irrigation et réduire la consommation d’eau dans l’agriculture tunisienne grâce à des outils numériques et des données scientifiques. Tel est l’objectif de la quatrième génération de l’application Irey Aqua, qui vise à réduire la consommation d’eau et à renforcer la résilience de l’agriculture, présentée à Tunis, le 18 septembre 2026, lors de l’atelier de clôture du projet Presto, soutenu par la Coopération italienne.

La nouvelle version de l’application étend aux cultures maraîchères l’utilisation de cette plateforme développée par l’Institut national des grandes cultures (INGC) pour aider à la gestion de l’eau dans les grandes cultures.

Cette extension avait été identifiée, dès les phases précédentes du projet Presto, comme l’un des outils technologiques destinés à lutter contre le stress hydrique dans le secteur agricole tunisien.

Les données utilisées par le système proviennent, entre autres, de stations agrométéorologiques, de sondes mesurant l’humidité et la salinité du sol, d’observations sur des parcelles pilotes, de données satellitaires ainsi que d’analyses de l’eau et des sols.

L’objectif est de fournir aux agriculteurs des indications plus précises pour la programmation de l’irrigation — de la fréquence à la durée des interventions — tout en optimisant l’utilisation des ressources en eau.

Le développement de la nouvelle version d’Irey Aqua est le fruit d’une collaboration entre la Direction générale du génie rural et de l’exploitation des eaux (DGGREE), l’INGC et l’Institut de bioéconomie du Conseil national de la recherche italien (CNR-IBE), dans le cadre de la coopération technique et scientifique liée à Presto. Le projet est financé par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, par l’intermédiaire de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), et mis en œuvre par un partenariat coordonné par le Comité européen pour la formation et l’agriculture (Cefa). Ce partenariat réunit l’Institut pour la coopération universitaire (Icu), le CNR-IBE, l’Agence de la vulgarisation et de la formation agricoles (AVFA), la DGGREE et l’Association tunisienne du droit de l’environnement (ATDE).

0Presto bénéficie d’un financement de 2,8 millions d’euros de la Coopération italienne et concentre ses activités dans les gouvernorats de Bizerte, Nabeul, Jendouba et Mahdia, avec pour objectif de renforcer la capacité des communautés et des institutions locales à s’adapter aux effets du changement climatique et à gérer les ressources naturelles de manière plus durable.

L’intervention ne se limite pas à la seule numérisation. Dans le cadre du projet Presto, des systèmes d’irrigation au goutte-à-goutte ont été installés sur 26 sites et des solutions de récupération de ressources hydriques non conventionnelles ont été promues, incluant le renforcement des installations de traitement des eaux usées et des eaux saumâtres destinées à la réutilisation agricole.

La quatrième génération d’Irey Aqua représente ainsi l’évolution d’un outil tunisien préexistant, adapté dans le cadre de Presto aux besoins des cultures maraîchères et à une gestion de l’irrigation reposant de plus en plus sur les données, le suivi et les technologies numériques. L’atelier du 18 septembre a rassemblé des représentants des institutions agricoles tunisiennes, des organismes de recherche et des structures régionales impliqués dans le projet.

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Meurtre d’une Tunisienne à Montréal

24. September 2026 um 08:15

C’est le 19e meurtre a Montréal cette année : Leila Bensalem, une mère de famille de 45 ans, de nationalité tunisienne, a été sauvagement tuée chez elle, alors qu’elle était en télétravail, en pleine discussion avec un collègue qui a assisté au meurtre en direct.

Le tueur s’est introduit chez elle et il l’a frappé avec un objet contondant sur la tête, le collègue témoin de la scène a appelé les secours, mais une fois sur place les secouristes ont essayé vainement de réanimer la victime qui a succombé à ses blessures sur place.  

C’est vers 15 h 25 mardi que les policiers ont été appelés à l’intersection du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Christophe, où ils ont trouvé dans un appartement une femme inconsciente, dont le décès a été constaté après des manœuvres de réanimation.

«C’était quelqu’un de très joyeux, qui donnait à tout le monde sans compter», a déclaré Menel Ben Salem, qui est abattue depuis le meurtre de sa sœur Leïla. Elle a appris la nouvelle de la Tunisie, où elle habite, comme plusieurs proches de la victime.

«On est en état de choc, rapporte Menel Ben Salem. J’ai passé beaucoup de coups de fil, au consulat aussi. Je suis épuisée.»

La victime suivait une formation en visioconférence avec un collègue de travail dans son appartement quand un homme y aurait fait irruption et l’a frappée avec un objet contondant, selon des informations publiées par les médias canadiens.

Le lien entre le suspect principal, un homme connu des policiers dont on n’a pas retrouvé la trace après le drame, et la victime n’a pas été établi, ajoute-t-on.

Elle venait à peine de s’installer dans son condominium, acheté en juin dernier, selon le registre foncier. «Un petit condo qu’elle venait d’acheter, qu’elle était en train d’aménager. Elle n’a même pas eu le temps de le voir fini», s’attriste sa sœur, qui ne comprend pas comment un individu «très, très dangereux» a pu être en liberté et commettre un tel crime.

Leïla Ben Salem a quitté la Tunisie en janvier 2013, deux ans après son mariage. Elle était séparée de fait de son époux depuis juillet 2023 et la procédure de divorce était en cours. Elle aurait un enfant de 12 ans.

Pourrait-il s’agir d’un féminicide en contexte conjugal ? Pour l’instant, la police n’écarte aucune piste.

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La flotte secrète qui brise l’emprise de l’Iran sur le détroit d’Ormuz!

24. September 2026 um 07:36

Les États du Golfe adoptent des tactiques de contrebande autrefois utilisées par Téhéran pour faire passer le pétrole via le détroit d’Ormuz. Des millions de barils transitent chaque jour par le détroit. Un pari risqué mais lucratif. Ces opérations qualifiées de « mécanisme d’adaptation » se poursuivront tant qu’un dénouement à la crise de la navigation n’est pas trouvé. Dans son enquête publiée par le journal britannique The Telegraph, Benedict Smith indique que le pétrolier Singapore Prosperity avait fait escale dans plusieurs ports saoudiens à la mi-août lors de sa traversée du Golfe. Ce navire, d’une longueur équivalente à trois terrains de football, transportait environ deux millions de barils de pétrole brut et se dirigeait vers le détroit d’Ormuz. Soudain, il a disparu ! 

Imed Bahri

Deux jours plus tard, il est réapparu sur les systèmes de suivi maritime près de Fujairah, de l’autre côté du détroit, après la remise en service apparente de son transpondeur.

Théoriquement, cette voie maritime vitale est sous contrôle iranien depuis le début de la guerre avec les États-Unis le 28 février dernier, ce qui donne à Téhéran la capacité d’asphyxier l’économie mondiale et de restreindre les approvisionnements en pétrole mais la réalité est tout autre.

Plusieurs États du Golfe ont lancé une opération secrète pour saper l’emprise de Téhéran sur le détroit que l’Iran revendique comme faisant partie intégrante de son territoire. Ces pays utilisent des «flottes clandestines» pour échapper au contrôle iranien, employant les mêmes tactiques que l’Iran utilisait auparavant pour contourner les sanctions.

Bien que le flux de carburant transitant par le détroit reste loin d’être stable, il a considérablement augmenté depuis le début de ces opérations début mai.

«L’Iran n’est pas aussi puissant qu’il le croit. À court terme, du moins, nous parvenons à gérer la situation», a déclaré Simon Henderson, directeur du programme Politique du Golfe et de l’énergie au Washington Institute.

Comment fonctionne cette opération clandestine ?

Des navires fantômes

La méthode est la suivante : les très grands pétroliers sont trop vulnérables pour naviguer dans le détroit, ce sont donc des navires plus petits, souvent utilisés comme navettes, qui prennent généralement en charge la partie la plus dangereuse du trajet.

Les navires désactivent leur système d’identification automatique (AIS) pour éviter d’être repérés lors de leur traversée de ce passage étroit, qui ne mesure que 34 kilomètres de large à son point le plus étroit.

Dans la plupart des cas, les navires ne se contentent pas de «disparaître» électroniquement, comme on appelle ce procédé, mais transitent également de nuit.

Cependant, certains semblent abandonner cette méthode, car l’augmentation du nombre de traversées rend les heures de nuit insuffisantes.

Après avoir franchi la zone dangereuse, les plus petits navires transfèrent leur cargaison –pétrole brut, produits pétroliers raffinés ou, plus rarement, gaz naturel liquéfié– sur un plus gros navire qui prend le relais pour la dernière étape du voyage.

«Il y a une certaine ironie là-dedans. C’est quasiment la même infrastructure que celle utilisée par les Iraniens pour contourner les sanctions et acheminer leur carburant sur le marché. Certaines de ces tactiques sont désormais employées par les Émirats arabes unis et d’autres États du Golfe», déclare Rachel Ziemba, chercheuse principale au Center for a New American Security.

Naturellement, l’Iran ne tolère aucun manquement à son autorité revendiquée sur cette voie maritime.

En août, les Émirats ont signalé que 15 de leurs navires avaient été attaqués par des missiles et des drones, faisant 20 blessés et un mort.

Au moins deux méthaniers ont également été attaqués en juillet, mais après avoir quitté le détroit, ils ont pu transvaser leur cargaison sur d’autres navires.

L’armée américaine semble avoir apporté son aide lorsque cela était possible, en déployant notamment des avions de chasse pour protéger les méthaniers des missiles et drones iraniens.

Cependant, si cette protection réduit le risque, elle ne peut l’éliminer totalement.

Un pari risqué mais lucratif

    Défier l’Iran et traverser le détroit d’Ormuz est un pari risqué mais, comme souvent, il est extrêmement lucratif, ce qui explique pourquoi les équipages des navires sont prêts à prendre ce risque.

    Pour compenser les coûts d’assurance élevés supportés par les acheteurs, des pays comme l’Irak et le Qatar proposent du pétrole brut à des prix fortement réduits.

    Rory Johnston, fondateur du cabinet d’études de marché Commodity Context, a déclaré : «On part du principe qu’un navire sur 12 ou 15 sera touché par un drone iranien mais on gagne suffisamment d’argent avec les autres».

    Johnston estime que les États du Golfe allait recourir plus tôt à cette pratique mais Washington n’a cessé de promettre que le conflit serait bref, que la menace iranienne ne durerait pas et qu’il se terminerait soit par une victoire militaire décisive, soit par un accord négocié, soit par des pressions économiques. Ces assurances ont retardé le recours à d’autres solutions par les pays producteurs de pétrole.

    Johnston a indiqué que lorsqu’il demandait à ses interlocuteurs pourquoi ils ne prenaient pas le risque de traverser le détroit, ils répondaient : «La Maison-Blanche n’arrête pas de nous dire que ce sera fini la semaine prochaine». Leur patience a fini par s’épuiser.

    «Ce sont les déclarations répétées de la Maison-Blanche, selon lesquelles la crise serait de courte durée, qui ont empêché l’émergence de cette volonté de prendre des risques mais aujourd’hui, je pense que plus personne ne croit la Maison-Blanche», a également déclaré Johnston.

    Selon la société d’analyse de données Kpler, entre 10 et 12 millions de barils de pétrole transitent actuellement chaque jour par le détroit d’Ormuz, soit environ la moitié du volume qui y transitait avant la guerre.

    Cependant, ces chiffres fluctuent énormément d’un jour à l’autre.

    Le 7 septembre, selon Johnston, environ 20 millions de barils ont transité par le détroit, mais le 10 septembre, ce nombre était tombé à seulement 3 millions.

    Néanmoins, des pays comme les Émirats ont intensifié leurs opérations. Abou Dhabi affirme exporter environ deux millions de barils par jour via sa compagnie nationale Adnoc.

    Les données de Kpler montrent que les volumes de carburant transitant par le détroit ont atteint leur plus haut niveau depuis le début de la guerre.

    Mécanisme d’adaptation et non solution permanente

    Rachel Zimba estime que ces opérations clandestines ne constituent pas une solution à long terme mais simplement un «mécanisme d’adaptation» à la crise. Or, c’est un mécanisme que l’Iran n’a jusqu’à présent pas été en mesure d’arrêter.

    Téhéran n’est pas parvenu à endiguer l’afflux croissant de carburant à travers le détroit, alimentant les rumeurs selon lesquelles certains responsables seraient payés pour fermer les yeux sur ces opérations de contrebande.

    Simon Henderson estime que l’incapacité de l’Iran à stopper les navires pourrait expliquer en partie pourquoi ses alliés ont eu recours à des drones pour cibler l’oléoduc Est-Ouest saoudien le 10 septembre dernier.

    Actuellement, les combats directs entre les États-Unis et l’Iran ont considérablement diminué, ne laissant place qu’à des escarmouches sporadiques.

    Tant que le rapport risque-bénéfice restera favorable à l’Iran, le flux de carburant transitant par le détroit se poursuivra.

    Ce qui a commencé comme une guerre il y a environ sept mois s’est désormais transformé en un jeu de chiffres et un calcul de probabilités.

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    Ooredoo Tunisie | Aides scolaires pour 400 écoliers et 24 gouvernorats

    23. September 2026 um 13:48

    À l’occasion de la rentrée scolaire, Ooredoo Tunisie poursuit son engagement en faveur des enfants et des familles à travers une nouvelle action Back to School, menée en partenariat avec l’association Kafel El Yatim, dans le cadre de son programme de responsabilité sociétale Tounes T3ich. Vidéo de l’événement.

    Cette année, Ooredoo a offert à 400 enfants des cartables entièrement équipés de fournitures scolaires, afin de leur permettre d’aborder la nouvelle année scolaire dans les meilleures conditions.

    L’initiative a bénéficié à des enfants issus de presque tous les 24 gouvernorats de Tunisie, permettant ainsi à cette action solidaire de toucher des communautés à travers tout le pays.

    Au-delà de la distribution des fournitures scolaires, Ooredoo a également accueilli un groupe d’enfants dans ses locaux à l’occasion d’une célébration spéciale de la rentrée. Un moment convivial et joyeux leur permettant de partager ensemble l’enthousiasme d’un nouveau départ avant de retrouver les bancs de l’école.

    À cette occasion, Eyas Assaf, Ceo de Ooredoo Tunisie, a déclaré : «La rentrée scolaire doit être pour chaque enfant un moment d’enthousiasme, d’espoir et d’opportunités. À travers Tounes T3ich et notre partenariat avec Kafel El Yatim, nous sommes fiers d’être aux côtés de 400 enfants à travers la Tunisie et de contribuer, à notre manière, à leur offrir les meilleures conditions pour commencer cette nouvelle année scolaire. Soutenir les enfants et l’éducation demeure une dimension essentielle de notre engagement envers les communautés que nous servons.»

    Cette initiative Back to School s’inscrit pleinement dans les priorités de Tounes T3ich, le programme de responsabilité sociétale de Ooredoo Tunisie, qui place notamment l’éducation, l’inclusion sociale et le bien-être des communautés au cœur de ses actions.

    À travers la continuité de sa collaboration avec l’association Kafel El Yatim et ses différents partenaires de la société civile, Ooredoo Tunisie réaffirme sa volonté de développer des initiatives répondant à des besoins concrets et générant un impact positif dans les différentes régions du pays.

    Parce que chaque rentrée marque le début de nouveaux espoirs, Ooredoo Tunisie souhaite à tous les enfants tunisiens une année scolaire pleine d’apprentissage, de réussite et de nouvelles opportunités.

    Vidéo de l’événement.  

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    Ooredoo Fintech prend en charge les frais de 400 écoliers tunisiens

    23. September 2026 um 13:10

    Ooredoo Fintech a contribué à la prise en charge des frais de scolarité de 400 enfants orphelins en Tunisie à l’occasion de la nouvelle année scolaire, et ce dans le cadre d’une initiative solidaire menée avec l’association Rose de l’Espoir.

    À cette occasion, une délégation d’Ooredoo Fintech Tunisie, accompagnée de son Country Head Mustapha Ben Ghachem, s’est rendue auprès de ladite association, le 11 septembre 2026, pour rencontrer les enfants et échanger avec eux. Une activité a également été organisée afin de rassembler les enfants et célébrer ensemble le début de la nouvelle année scolaire.

    Cette action illustre l’engagement d’Ooredoo Fintech en faveur des communautés dans lesquelles l’entreprise opère, en élargissant son action en matière d’inclusion et d(autonomisation financière à des initiatives qui favorisent l’accès à l’éducation et ouvrent des perspectives aux générations futures.

    M. Ben Ghachem a déclaré à cette occasion : «Chez Ooredoo Fintech, notre mission ne se limite pas à donner accès à des services financiers. Il s’agit avant tout d’aider les personnes et les communautés à disposer de plus d’opportunités pour avancer. Soutenir l’éducation des enfants est l’une des façons dont nous pouvons contribuer à cette ambition, et nous sommes fiers d’accompagner 400 enfants en cette rentrée scolaire. Nous tenons à remercier l’association Rose de l’Espoir pour son travail essentiel et pour nous avoir donné l’opportunité de contribuer à son action».

    De son côté, Seifeddine Chibani, président de Rose de l’Espoir, a indiqué : «Nous remercions Ooredoo Fintech pour son soutien à la scolarité de 400 enfants. Cette contribution change réellement la donne pour les enfants que nous accompagnons et renforce notre capacité à poursuivre notre action au sein de la communauté. Nous accordons une grande importance à ce partenariat et au soutien qu’il apporte aux enfants en ce début d’année scolaire».

    Présente en Tunisie, Ooredoo Fintech continue de contribuer au développement de la communauté locale, tout en construisant des services financiers accessibles et inclusifs à travers sa marque grand public, walletii by Ooredoo.

    Cette initiative menée avec la Rose de l’Espoir s’inscrit dans l’engagement plus large d’Ooredoo Fintech en faveur des communautés et dans sa volonté de créer un impact positif qui va au-delà de ses services financiers.

    Ooredoo Financial Technology International est une filiale à 100 % du groupe Ooredoo, créée pour développer un écosystème fintech intégré à l’échelle de la région Mena. Déjà présente avec des services financiers digitaux innovants dans plusieurs marchés, Ooredoo Fintech œuvre en faveur de l’inclusion financière en proposant des solutions sécurisées, réglementées et accessibles, aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises.

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