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Le journaliste algérien Mohamed Benchicou s’est éteint

24. September 2026 um 13:32

«Adieu cher aîné.» C’est par ces mots que Hamid Arab, directeur de publication du Matin d’Algérie, annonce la disparition de Mohamed Benchicou, ce jeudi 24 septembre 2026. Une nouvelle qui bouleverse la presse algérienne.

Fondateur du Matin d’Algérie, journaliste et écrivain, Mohamed Benchicou appartient à cette génération qui a profondément marqué l’histoire de la presse algérienne. Son nom reste attaché à une certaine conception du métier : celle d’un journalisme qui assume la parole, le risque de l’écriture et la responsabilité de regarder son époque sans détour.

Pour tous ceux qui écrivent aujourd’hui dans les pages du Matin d’Algérie, cette disparition prend une résonance particulière. Derrière un titre, il y a toujours une histoire, des femmes et des hommes, des combats, des fidélités. Et derrière cette histoire, il y a ceux qui ont ouvert la voie. Mohamed Benchicou aura été de ceux-là.

Son parcours journalistique et littéraire aura accompagné les soubresauts de l’Algérie contemporaine. Il aura connu les heures de gloire de la presse indépendante, ses combats, ses blessures, ses contraintes et ses silences imposés. Mais il aura surtout laissé une œuvre et une signature que le temps ne suffira pas à effacer.

Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un journaliste qui disparaît. C’est une page importante de l’histoire de la presse algérienne qui se tourne.

À sa famille, à ses proches, à ses anciens compagnons de rédaction et à tous ceux qui l’ont connu, notre profonde sympathie.

Adieu, Mohamed Benchicou.

Djamal Guettala

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Comment les régions deviennent des gisements de croissance ?

24. September 2026 um 13:11

L’annonce de l’extension des activités du groupe industriel allemand Knauf dans le gouvernorat de Tataouine — à travers un investissement direct de 70 millions de dinars dédié à l’extraction et à la transformation du gypse — constitue un signal économique positif à plus d’un titre. Dans un contexte où la revitalisation des régions de l’intérieur demeure une priorité, l’ancrage d’un acteur industriel mondial dans l’extrême Sud tunisien confirme l’attractivité de nos gisements naturels et le rôle de la Tunisie comme hub de transformation à vocation africaine.

Abdelwaheb Ben Moussa

Cependant, au-delà de la satisfaction d’usage face à l’annonce de ces chiffres, ce projet doit être analysé comme un cas d’école. Il pose la question centrale de notre doctrine de développement territorial : comment transformer la rente extractive en un écosystème industriel créateur de valeur ajoutée locale et d’emplois durables ?e

Pendant des décennies, le drame économique du Sud et des régions minières a résidé dans un modèle d’exploitation asymétrique : l’extraction des ressources brutes acheminées vers les zones côtières ou exportées sans transformation majeure, laissant aux territoires hôtes les seules externalités environnementales et sociales.

L’implantation d’unités de transformation industrielle à la source même du gisement à Tataouine marque une rupture de méthode indispensable. La transformation locale du gypse en plâtre de haute technicité et en matériaux de construction à forte valeur ajoutée permet de capter la marge industrielle sur le territoire national. C’est précisément cette remontée de filière qui conditionne la viabilité des emplois créés et la montée en compétences des cadres et techniciens de la région.

Le vrai test de l’État territorial

Si le diagnostic industriel est clair, le succès opérationnel de cet investissement reposera sur la capacité des structures de l’État à éliminer les frictions administratives habituelles. La réunion de travail tenue entre le gouverneur de la région et le promoteur industriel pour accélérer les régularisations foncières illustre le véritable enjeu : la réduction de la «dette d’exécution».

Inscrire un projet d’investissement dans un plan de développement est une intention ; sécuriser les titres fonciers, raccorder les usines aux réseaux d’énergie et d’eau industrielle, et fluidifier les démarches d’exportation relèvent de la doctrine d’exécution. Les retards administratifs et les incertitudes juridiques sur le foncier ont trop souvent neutralisé les meilleures volontés d’investissement dans nos régions. L’agilité démontrée par l’administration locale sur ce dossier devra devenir la norme d’action pour l’ensemble des projets structurants.

La réussite durable d’une telle implantation ne dépend pas uniquement de l’investisseur étranger. Elle exige un alignement stratégique de l’écosystème financier et logistique national.

Ingénierie bancaire et désenclavement logistique

D’une part, le secteur bancaire public et privé doit concevoir des mécanismes de financement intégrés pour développer le tissu de sous-traitance locale. L’arrivée d’une unité industrielle d’envergure doit irriguer les TPE et PME de la région — dans la maintenance industrielle, le transport, la logistique et les services numériques — grâce à des lignes de crédit adossées aux carnets d’ordres du donneur d’ordre.

D’autre part, la valorisation des ressources du Sud impose un désenclavement logistique et numérique irréprochable. La chaîne de valeur du gypse transformé vers les marchés africains et méditerranéens exige des infrastructures de transport fluides et des procédures douanières dématérialisées sans friction.

L’investissement de Knauf à Tataouine démontre que le Sud tunisien n’est pas une charge budgétaire à compenser, mais un réservoir de croissance industrielle à mobiliser. Il appartient aux décideurs publics et aux institutions financières de transformer cet essai : la souveraineté économique de la Tunisie se construira sur sa capacité à transformer ses ressources sur son sol, par ses compétences et pour le développement équilibré de tous ses territoires.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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Electricité | Un comité de pilotage tunisien pour le projet Elmed

24. September 2026 um 12:45

Une nouvelle étape opérationnelle a été franchie pour Elmed, le projet d’interconnexion électrique qui reliera la péninsule tunisienne du cap Bon à la Sicile, l’île du sud de l’Italie, avec une capacité de transmission de 600 mégawatts, et dont dont la mise en service est prévue en 2028. Le comité de pilotage chargé de suivre la mise en œuvre de ce projet de première liaison en courant continu haute tension entre l’Europe et l’Afrique du Nord s’est réuni pour la première fois avant-hier, mardi 22 septembre 2026, à Tunis.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, la réunion a été présidée par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, en présence du secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, et du PDG de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), Fayçal Tarifa. Des représentants des ministères de la Défense, de l’Économie et de la Planification, de l’Équipement, de l’Agriculture et de l’Environnement, ainsi que de la Direction générale des douanes et d’autres administrations impliquées dans le projet, y ont également pris part.

La liaison, développée conjointement par la Steg et le gestionnaire de réseau italien Terna, aura une longueur totale d’environ 220 kilomètres — dont près de 200 kilomètres de câble sous-marin — et reliera la nouvelle station de conversion de Mlaabi (dans la zone de Menzel Temime, gouvernorat de Nabeul) à celle de Partanna (province de Trapani).

Le système HVDC fonctionnera sous une tension de 500 kilovolts et atteindra une profondeur maximale d’environ 800 mètres dans le canal de Sicile. Les flux seront bidirectionnels, permettant ainsi aussi bien l’importation que l’exportation d’énergie électrique.

La réunion d’avant-hier ne marque pas le lancement formel du projet — déjà en phase de mise en œuvre — mais renforce la coordination tunisienne nécessaire à sa réalisation.

En juin dernier, Prysmian a reçu le feu vert de Terna et de la Steg pour la construction de l’interconnexion sous-marine, dans le cadre d’un contrat d’environ 460 millions d’euros.

Quelques jours plus tard, Terna et la Steg ont attribué à Hitachi Energy un contrat d’environ 770 millions d’euros pour la réalisation des deux stations de conversion, à Partanna et Mlaabi, achevant ainsi le processus d’approvisionnement des principales infrastructures de la liaison.

Elmed est considéré par Rome et Tunis comme une infrastructure stratégique pour renforcer la sécurité et la stabilité de leurs systèmes électriques respectifs et favoriser une meilleure intégration des énergies renouvelables. Côté tunisien, le projet devrait également permettre au réseau national d’accéder directement au marché européen de l’électricité, créant ainsi les conditions d’échanges futurs d’électricité d’origine solaire et éolienne. Le gouvernement tunisien vise à porter à 35 % la part de l’électricité produite à partir de sources renouvelables d’ici 2030, contre seulement 6 à 7% actuellement.

Le projet bénéficie d’un soutien financier européen et international. L’Union eropéenne (UE) a alloué 307,6 millions d’euros via le mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), un financement inédit pour une infrastructure énergétique reliant un État membre de l’Union à un pays tiers.

La Banque européenne d’investissement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) ainsi que la KfW ont également mobilisé des fonds pour le volet tunisien et pour le câble sous-marin.

Selon le calendrier de Terna, la mise en service de l’interconnexion est prévue pour 2028.

D’après Ansa.      

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Industrie | Au cœur du «Système Italie» en Tunisie

24. September 2026 um 12:10

«L’intégration entre les chaînes de valeur italiennes et tunisiennes repose sur des investissements capables de générer de la croissance, de l’innovation et un partage de savoir-faire», a déclaré l’ambassadeur Alessandro Prunas, à la suite de la visite qu’il a effectuée à deux entreprises italiennes actives dans les secteurs de l’automobile et de la chaussure dans le gouvernorat de Béja, dans le nord-ouest de la Tunisie.

Le diplomate, qui était accompagné du président de la Chambre tuniso-italienne de commerce et d’industrie (Ctici), Mourad Fradi, a visité General Cab Med, entreprise spécialisée dans la production de composants automobiles, ainsi que Stork Chaussures, une entreprise du secteur de la chaussure.

«La diplomatie de la croissance est au cœur de l’action du Système Italie en Tunisie», a ajouté M. Prunas, en rappelant le Forum économique et entrepreneurial Italie-Tunisie, récemment inauguré à Tunis par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani.

«La priorité est de tirer pleinement parti du grand potentiel de la coopération économique bilatérale, dans l’intérêt mutuel de nos pays», a soouligné M. Prunas.

D’après Ansa.

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Quand le port en eau profonde d’Enfidha verra-t-il le jour ?  

24. September 2026 um 11:44

Ils sont forts nos ministres quand il s’agit de tirer des plans sur la comète et d’annoncer à cor et à cri des projets délirants auxquels les médias locaux accolent une foison de superlatifs. Quant à les réaliser ensuite, il ne faut tout de même pas trop leur demander à ces chers planificateurs ! Espérons qu’avec le projet du vaste pôle portuaire doté d’une zone logistique de 2 000 hectares, un hub régional entre la Méditerranée et l’Afrique, selon les termes du ministre des Transports, Rachid Amri, nous serions cette fois démentis. Quoique nous n’aimons pas nous bercer d’illusions…

C’est du fameux grand pôle portuaire en eau profonde d’Endidha, dans le gouvernorat de Sousse, dont on annonce la réalisation depuis la fin des années 1990 et qui tarde à sortir des cartons, qu’il s’agit encore une fois. Les Tunisiens s’ennuient et ils n’ont rien à se mettre sous la dent, alors on leur sort ce serpent de mer pour les faire rêver debout et oublier les pénuries quotidiennes qu’ils subissent.

M. Amri, qui parlait lors de l’ouverture à Tunis des «Seaports Days», organisées les 22 et 23 septembre 2026, en collaboration avec l’ambassade des États-Unis, a indiqué, au cas où on l’aurait oublié, que ce vaste pôle portuaire sera adossé à une zone de services logistiques de plus de 2 000 hectares et relié aux réseaux ferroviaire et autoroutier du pays. Ce ne sera pas le Port de Jebel Ali à Dubaï ou Tanger Med au Maroc, mais ça leur ressemblera un peu. Enfin on l’espère bien !

Selon les ministère des Transports, ce programme de développement des infrastructures portuaires vise à «renforcer la position de la Tunisie en tant que plateforme logistique régionale en Méditerranée et porte d’entrée vers les marchés africains.» Pas moins !

Les sept ports maritimes commerciaux tunisiens assurent actuellement environ 98 % du volume des échanges commerciaux du pays avec l’étranger, pour un trafic total de l’ordre de 30 millions de tonnes par an.

Le projet de port en eau profonde d’Enfidha, dont la réalisation a pris plus de vingt ans de retard, est présenté comme l’une des grandes infrastructures prévues dans le Plan de développement 2026-2030. Ce «hub régional entre la Méditerranée et l’Afrique» sera-t-il donc opérationnel dans quatre ans ?

Que le ministre Amri nous pardonne : nous avons appris, dans ce pays où tout semble à l’arrêt depuis 2011, à ne plus croire aux miracles ni aux coups de baguette magique. Nous ne pensons pas qu’il est capable de faire mieux que la vingtaine de ministres qui l’ont précédé au poste et qui ont tous pris la peine de présenter ce projet aux hypothétiques investisseurs étrangers, avec les résultats que l’on sait.

Espérons qu’avec nos amis Américains, qui ont des problèmes avec les détroits d’Ormuz et de Bab El Mandeb, les choses iront beaucoup plus vite !

I. B.

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Le Game Art Park, un espace de loisirs inclusif à Gammarth

24. September 2026 um 10:54

Le Game Art Park est un parc de loisirs situé à Gammarth, dans la banlieue nord de Tunis, conçu pour conjuguer inclusion sociale, accessibilité et durabilité environnementale. Ce complexe d’environ 10 000 mètres carrés réalisé avec le soutien de la Coopération italienne constitue, selon l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), le premier parc de loisirs écologique de Tunisie et le premier complexe inclusif de ce type en Afrique.

Le projet, porté par l’entrepreneur tunisien Mourad Chabchoub via la société Deals BM, vise à rendre les activités de loisirs accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Les parcours, les infrastructures et les activités ont été conçus dès le départ pour permettre une utilisation sans barrières, indique l’AICS dans un article signé par Sarah Corti, experte en communication, et Anis Khelifi, chef de programme (secteur privé) à l’AICS Tunis.

Le parc comprend des aires de jeux, un amphithéâtre en plein air de 400 places, un labyrinthe végétal, des dômes écologiques destinés à des activités éducatives pour les enfants, des parcours de santé et des espaces de restauration.

Le développement d’activités sportives paralympiques est également prévu, avec une salle de sport polyvalente, une piscine-lagon à entrée progressive dans l’eau et un espace dédié aux personnes atteintes de troubles du spectre autistique. Les matériaux utilisés pour la structure sont en grande partie naturels ou recyclés.

Au sein du complexe a également été développé Rest’Art, un concept alliant restauration et spectacle, visant à offrir aux humoristes et aux jeunes artistes un espace professionnel ainsi qu’une source de revenus stable.

Les promoteurs du projet Game Art Park souhaitent ainsi adopter un modèle d’«entreprise sociale», en conciliant viabilité économique et objectifs sociaux.

L’investissement total pour le projet s’élève à 2,115 millions de dinars tunisiens. Une partie de l’opération a été financée par un prêt de 200 000 dinars, accordé par la Banque de Tunisie et des Émirats (BTE) pour une durée de sept ans, incluant deux années de différé d’amortissement. Ce financement, débloqué en 2024 pour les travaux d’aménagement, s’inscrit dans le volet dédié à l’économie sociale et solidaire du Programme de soutien au secteur privé et à l’inclusion financière (Prasoc) de la Coopération italienne.

Actuellement, Game Art Park emploie sept personnes en contrat à durée indéterminée, tandis que le plan de développement prévoit d’atteindre, à moyen terme, un effectif de 35 à 40 emplois directs.

Selon l’AICS, le Prasoc, programme dédié à l’accessibilité et à l’entrepreneuriat social, a financé près de 400 opérations en Tunisie, contribuant à la création ou à la consolidation de plus de 4 000 emplois.

L’initiative de Gammarth, souligne l’Agence, s’inscrit dans la stratégie de la Coopération italienne visant à faciliter l’accès au crédit pour les entreprises tunisiennes et à soutenir des modèles économiques capables d’associer emploi, inclusion sociale et durabilité environnementale.

D’après Ansa.

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Site 2026 | Pour accélérer la transition énergétique en Tunisie

24. September 2026 um 10:21

Plus de 60 entreprises tunisiennes et étrangères, 10 startups et des délégations internationales — dont celles de l’Italie, de l’Allemagne et de la Libye — sont attendues du 1er au 3 octobre 2026, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) à Tunis, pour la 4e édition du Salon international de la transition énergétique (Site 2026).

Cette édition, placée sous le thème : «Investissements et innovation pour accélérer la transition énergétique», proposera un focus sur les énergies renouvelables et l’hydrogène vert.

Le salon vise à mettre en relation entreprises, investisseurs, institutions financières, experts et autorités publiques autour de projets destinés à transformer le système énergétique tunisien.

Selon les dernières informations communiquées par l’agence Tap, plus de 700 invités et participants aux activités professionnelles sont attendus, ainsi qu’environ 2 500 visiteurs sur les trois jours.

Dix startups disposeront d’un espace dédié pour présenter leurs projets et solutions dans les domaines de l’énergie verte, des technologies propres et de la réduction des émissions.

La présence annoncée de délégations venues d’Italie, d’Allemagne, de Libye et d’autres pays confère à l’édition 2026 une dimension méditerranéenne et internationale marquée.

Le programme comprend six conférences. Parmi les principaux dossiers figurent la stratégie tunisienne de transition énergétique et les grands projets en préparation, le développement des énergies renouvelables, les systèmes de stockage, le déploiement du solaire auprès des PME et des consommateurs, la mobilité électrique, la fiscalité carbone et les technologies liées aux réseaux électriques intelligents. Un volet spécifique sera consacré à l’hydrogène vert et aux opportunités d’investissement liées à cette future filière.

Le financement constitue l’un des fils conducteurs de l’initiative.

Outre les conférences, des rencontres B2B sont prévues entre entreprises, investisseurs, banques et organismes financiers afin de favoriser les partenariats et d’identifier des solutions de financement pour de nouveaux projets.

La dernière journée inclura également des présentations techniques portant, entre autres, sur les installations solaires, la sécurité des projets et les modalités de financement.

Site 2026 intervient à un moment où la Tunisie cherche à accélérer une transition rendue plus urgente par le poids croissant de sa dépendance énergétique. Le Plan de développement 2026-2030, approuvé par les deux chambres du parlement en juillet dernier, fixe notamment pour objectifs de porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d’ici 2030, contre à peine 6 à 7% actuellement, et de réduire de 30 % la consommation nationale d’énergie primaire.

Ces objectifs placent au cœur des priorités non seulement l’installation de nouvelles capacités solaires et éoliennes, mais aussi la modernisation du réseau, le stockage et la capacité à attirer des capitaux privés.

Dans ce contexte, le salon ambitionne de s’imposer comme le principal rendez-vous professionnel tunisien dédié à la transition énergétique, avec pour objectif affiché de transformer les échanges entre institutions et acteurs du secteur en projets, partenariats et investissements concrètement réalisables.

La manifestation est organisée par la Chambre nationale du photovoltaïque (CSPV) relevant de l’Utica, sous l’égide du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et avec la participation de la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) et de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), deux acteurs publics majeurs du secteur.

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Forum à Bizerte | Pour une Méditerranée sans plastique  

24. September 2026 um 09:51

Faire de la Méditerranée un laboratoire régional de lutte contre la pollution plastique en réunissant autour d’une même table scientifiques, élus locaux, diplomates, entreprises et société civile : tel est l’objectif de la neuvième édition du Forum mondial de la mer de Bizerte, qui se tient les 24 et 25 septembre 2026 dans cette ville portuaire du nord de la Tunisie, sous le thème «Agir pour une Méditerranée sans plastique».

Organisé dans le cadre du projet Share4Med (programme Interreg Next Med), avec le réseau méditerranéen pour l’économie circulaire Circe.Med/Ademe et l’association tunisienne La Saison Bleue, le Forum vise à transformer les échanges entre les acteurs des deux rives en une coopération structurée et en solutions concrètes face à un problème qui ignore les frontières nationales.

La Méditerranée ne représente qu’environ 1 % de la surface océanique mondiale, mais elle concentrerait près de 7 % des microplastiques présents à l’échelle de la planète. Chaque année, quelque 230 000 tonnes de plastique finiraient dans ses eaux, fragilisant un écosystème qui abrite environ 17 000 espèces endémiques.

Pour un traité international contre la pollution plastique

À l’échelle mondiale, la production de plastique — estimée à environ 500 millions de tonnes en 2024 — pourrait doubler d’ici 2050 selon les projections de l’OCDE, alors que moins de 20 % des plastiques sont actuellement recyclés.

Le Forum se tient par ailleurs alors que les négociations lancées par les Nations unies en 2022 en vue d’un traité international juridiquement contraignant contre la pollution plastique peinent à aboutir à un accord.

Pour les organisateurs, la vulnérabilité particulière de la Méditerranée pourrait inciter la région à expérimenter des formes de coopération plus poussées, même en l’absence — du moins dans un premier temps — d’accord contraignant. L’ambition affichée est d’aboutir à un calendrier réaliste de «déplastification» du bassin.

«La Méditerranée est à la pollution ce que les pôles sont au climat», a observé Pascal Lamy, président du Forum mondial de la mer, qualifiant le bassin de «sentinelle» capable de tirer la sonnette d’alarme sur la dégradation des écosystèmes. Rym Benzina, présidente de La Saison Bleue et directrice du Forum, a pour sa part souligné la volonté de faire de cet événement non pas une simple conférence, mais une plateforme de travail réunissant autorités locales, monde scientifique, entrepreneurs et société civile.

Cette journée du 24 septembre sera tout particulièrement consacrée à la coopération territoriale. Le programme prévoit la présentation du projet Share4Med ainsi qu’un atelier avec des représentants de municipalités tunisiennes et méditerranéennes, visant à élaborer un plan d’action pour la coalition des villes de la Méditerranée. Des outils destinés aux gestionnaires pour évaluer les pressions s’exerçant sur les littoraux seront également présentés, et le lancement de l’association Circe.med sera annoncé.

Le 25 septembre, les échanges entreront dans le vif du sujet avec une session consacrée au futur traité mondial contre la pollution plastique, ainsi que des tables rondes sur l’état de la recherche scientifique et les solutions envisageables à l’horizon 2030.

Parmi les participants figurent des représentants des organismes tunisiens INSTM et Apal, de l’Ifremer, de la Sorbonne, de MedPAN, du Plan Bleu et du WWF, aux côtés de représentants d’institutions et d’administrations locales du bassin méditerranéen.

Pour une bourse d’échange de crédits plastique

Les travaux aborderont également les répercussions de la pollution plastique sur le tourisme, le développement urbain et l’économie circulaire, les positions des pays méditerranéens et de l’Union européenne (UE), ainsi que les modalités de financement de la transition écologique.

Parmi les initiatives annoncées figure notamment une «Plastic Credit Exchange» (bourse d’échange de crédits plastique), conçue pour contribuer au financement d’infrastructures vertes.

Le projet Share4Med, cofinancé par l’UE via le programme Interreg Next Med, vise tout particulièrement à aider les municipalités — y compris les plus petites — à développer des projets durables le long des côtes. Lancé en 2018 à l’initiative de La Saison Bleue, le Forum de Bizerte s’est progressivement imposé comme l’un des rendez-vous régionaux consacrés aux questions maritimes sur la rive sud de la Méditerranée.

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Irey Aqua étend l’irrigation intelligente aux cultures maraîchères en Tunisie

24. September 2026 um 09:25

Améliorer la gestion de l’irrigation et réduire la consommation d’eau dans l’agriculture tunisienne grâce à des outils numériques et des données scientifiques. Tel est l’objectif de la quatrième génération de l’application Irey Aqua, qui vise à réduire la consommation d’eau et à renforcer la résilience de l’agriculture, présentée à Tunis, le 18 septembre 2026, lors de l’atelier de clôture du projet Presto, soutenu par la Coopération italienne.

La nouvelle version de l’application étend aux cultures maraîchères l’utilisation de cette plateforme développée par l’Institut national des grandes cultures (INGC) pour aider à la gestion de l’eau dans les grandes cultures.

Cette extension avait été identifiée, dès les phases précédentes du projet Presto, comme l’un des outils technologiques destinés à lutter contre le stress hydrique dans le secteur agricole tunisien.

Les données utilisées par le système proviennent, entre autres, de stations agrométéorologiques, de sondes mesurant l’humidité et la salinité du sol, d’observations sur des parcelles pilotes, de données satellitaires ainsi que d’analyses de l’eau et des sols.

L’objectif est de fournir aux agriculteurs des indications plus précises pour la programmation de l’irrigation — de la fréquence à la durée des interventions — tout en optimisant l’utilisation des ressources en eau.

Le développement de la nouvelle version d’Irey Aqua est le fruit d’une collaboration entre la Direction générale du génie rural et de l’exploitation des eaux (DGGREE), l’INGC et l’Institut de bioéconomie du Conseil national de la recherche italien (CNR-IBE), dans le cadre de la coopération technique et scientifique liée à Presto. Le projet est financé par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, par l’intermédiaire de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), et mis en œuvre par un partenariat coordonné par le Comité européen pour la formation et l’agriculture (Cefa). Ce partenariat réunit l’Institut pour la coopération universitaire (Icu), le CNR-IBE, l’Agence de la vulgarisation et de la formation agricoles (AVFA), la DGGREE et l’Association tunisienne du droit de l’environnement (ATDE).

0Presto bénéficie d’un financement de 2,8 millions d’euros de la Coopération italienne et concentre ses activités dans les gouvernorats de Bizerte, Nabeul, Jendouba et Mahdia, avec pour objectif de renforcer la capacité des communautés et des institutions locales à s’adapter aux effets du changement climatique et à gérer les ressources naturelles de manière plus durable.

L’intervention ne se limite pas à la seule numérisation. Dans le cadre du projet Presto, des systèmes d’irrigation au goutte-à-goutte ont été installés sur 26 sites et des solutions de récupération de ressources hydriques non conventionnelles ont été promues, incluant le renforcement des installations de traitement des eaux usées et des eaux saumâtres destinées à la réutilisation agricole.

La quatrième génération d’Irey Aqua représente ainsi l’évolution d’un outil tunisien préexistant, adapté dans le cadre de Presto aux besoins des cultures maraîchères et à une gestion de l’irrigation reposant de plus en plus sur les données, le suivi et les technologies numériques. L’atelier du 18 septembre a rassemblé des représentants des institutions agricoles tunisiennes, des organismes de recherche et des structures régionales impliqués dans le projet.

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Meurtre d’une Tunisienne à Montréal

24. September 2026 um 08:15

C’est le 19e meurtre a Montréal cette année : Leila Bensalem, une mère de famille de 45 ans, de nationalité tunisienne, a été sauvagement tuée chez elle, alors qu’elle était en télétravail, en pleine discussion avec un collègue qui a assisté au meurtre en direct.

Le tueur s’est introduit chez elle et il l’a frappé avec un objet contondant sur la tête, le collègue témoin de la scène a appelé les secours, mais une fois sur place les secouristes ont essayé vainement de réanimer la victime qui a succombé à ses blessures sur place.  

C’est vers 15 h 25 mardi que les policiers ont été appelés à l’intersection du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Christophe, où ils ont trouvé dans un appartement une femme inconsciente, dont le décès a été constaté après des manœuvres de réanimation.

«C’était quelqu’un de très joyeux, qui donnait à tout le monde sans compter», a déclaré Menel Ben Salem, qui est abattue depuis le meurtre de sa sœur Leïla. Elle a appris la nouvelle de la Tunisie, où elle habite, comme plusieurs proches de la victime.

«On est en état de choc, rapporte Menel Ben Salem. J’ai passé beaucoup de coups de fil, au consulat aussi. Je suis épuisée.»

La victime suivait une formation en visioconférence avec un collègue de travail dans son appartement quand un homme y aurait fait irruption et l’a frappée avec un objet contondant, selon des informations publiées par les médias canadiens.

Le lien entre le suspect principal, un homme connu des policiers dont on n’a pas retrouvé la trace après le drame, et la victime n’a pas été établi, ajoute-t-on.

Elle venait à peine de s’installer dans son condominium, acheté en juin dernier, selon le registre foncier. «Un petit condo qu’elle venait d’acheter, qu’elle était en train d’aménager. Elle n’a même pas eu le temps de le voir fini», s’attriste sa sœur, qui ne comprend pas comment un individu «très, très dangereux» a pu être en liberté et commettre un tel crime.

Leïla Ben Salem a quitté la Tunisie en janvier 2013, deux ans après son mariage. Elle était séparée de fait de son époux depuis juillet 2023 et la procédure de divorce était en cours. Elle aurait un enfant de 12 ans.

Pourrait-il s’agir d’un féminicide en contexte conjugal ? Pour l’instant, la police n’écarte aucune piste.

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La flotte secrète qui brise l’emprise de l’Iran sur le détroit d’Ormuz!

24. September 2026 um 07:36

Les États du Golfe adoptent des tactiques de contrebande autrefois utilisées par Téhéran pour faire passer le pétrole via le détroit d’Ormuz. Des millions de barils transitent chaque jour par le détroit. Un pari risqué mais lucratif. Ces opérations qualifiées de « mécanisme d’adaptation » se poursuivront tant qu’un dénouement à la crise de la navigation n’est pas trouvé. Dans son enquête publiée par le journal britannique The Telegraph, Benedict Smith indique que le pétrolier Singapore Prosperity avait fait escale dans plusieurs ports saoudiens à la mi-août lors de sa traversée du Golfe. Ce navire, d’une longueur équivalente à trois terrains de football, transportait environ deux millions de barils de pétrole brut et se dirigeait vers le détroit d’Ormuz. Soudain, il a disparu ! 

Imed Bahri

Deux jours plus tard, il est réapparu sur les systèmes de suivi maritime près de Fujairah, de l’autre côté du détroit, après la remise en service apparente de son transpondeur.

Théoriquement, cette voie maritime vitale est sous contrôle iranien depuis le début de la guerre avec les États-Unis le 28 février dernier, ce qui donne à Téhéran la capacité d’asphyxier l’économie mondiale et de restreindre les approvisionnements en pétrole mais la réalité est tout autre.

Plusieurs États du Golfe ont lancé une opération secrète pour saper l’emprise de Téhéran sur le détroit que l’Iran revendique comme faisant partie intégrante de son territoire. Ces pays utilisent des «flottes clandestines» pour échapper au contrôle iranien, employant les mêmes tactiques que l’Iran utilisait auparavant pour contourner les sanctions.

Bien que le flux de carburant transitant par le détroit reste loin d’être stable, il a considérablement augmenté depuis le début de ces opérations début mai.

«L’Iran n’est pas aussi puissant qu’il le croit. À court terme, du moins, nous parvenons à gérer la situation», a déclaré Simon Henderson, directeur du programme Politique du Golfe et de l’énergie au Washington Institute.

Comment fonctionne cette opération clandestine ?

Des navires fantômes

La méthode est la suivante : les très grands pétroliers sont trop vulnérables pour naviguer dans le détroit, ce sont donc des navires plus petits, souvent utilisés comme navettes, qui prennent généralement en charge la partie la plus dangereuse du trajet.

Les navires désactivent leur système d’identification automatique (AIS) pour éviter d’être repérés lors de leur traversée de ce passage étroit, qui ne mesure que 34 kilomètres de large à son point le plus étroit.

Dans la plupart des cas, les navires ne se contentent pas de «disparaître» électroniquement, comme on appelle ce procédé, mais transitent également de nuit.

Cependant, certains semblent abandonner cette méthode, car l’augmentation du nombre de traversées rend les heures de nuit insuffisantes.

Après avoir franchi la zone dangereuse, les plus petits navires transfèrent leur cargaison –pétrole brut, produits pétroliers raffinés ou, plus rarement, gaz naturel liquéfié– sur un plus gros navire qui prend le relais pour la dernière étape du voyage.

«Il y a une certaine ironie là-dedans. C’est quasiment la même infrastructure que celle utilisée par les Iraniens pour contourner les sanctions et acheminer leur carburant sur le marché. Certaines de ces tactiques sont désormais employées par les Émirats arabes unis et d’autres États du Golfe», déclare Rachel Ziemba, chercheuse principale au Center for a New American Security.

Naturellement, l’Iran ne tolère aucun manquement à son autorité revendiquée sur cette voie maritime.

En août, les Émirats ont signalé que 15 de leurs navires avaient été attaqués par des missiles et des drones, faisant 20 blessés et un mort.

Au moins deux méthaniers ont également été attaqués en juillet, mais après avoir quitté le détroit, ils ont pu transvaser leur cargaison sur d’autres navires.

L’armée américaine semble avoir apporté son aide lorsque cela était possible, en déployant notamment des avions de chasse pour protéger les méthaniers des missiles et drones iraniens.

Cependant, si cette protection réduit le risque, elle ne peut l’éliminer totalement.

Un pari risqué mais lucratif

    Défier l’Iran et traverser le détroit d’Ormuz est un pari risqué mais, comme souvent, il est extrêmement lucratif, ce qui explique pourquoi les équipages des navires sont prêts à prendre ce risque.

    Pour compenser les coûts d’assurance élevés supportés par les acheteurs, des pays comme l’Irak et le Qatar proposent du pétrole brut à des prix fortement réduits.

    Rory Johnston, fondateur du cabinet d’études de marché Commodity Context, a déclaré : «On part du principe qu’un navire sur 12 ou 15 sera touché par un drone iranien mais on gagne suffisamment d’argent avec les autres».

    Johnston estime que les États du Golfe allait recourir plus tôt à cette pratique mais Washington n’a cessé de promettre que le conflit serait bref, que la menace iranienne ne durerait pas et qu’il se terminerait soit par une victoire militaire décisive, soit par un accord négocié, soit par des pressions économiques. Ces assurances ont retardé le recours à d’autres solutions par les pays producteurs de pétrole.

    Johnston a indiqué que lorsqu’il demandait à ses interlocuteurs pourquoi ils ne prenaient pas le risque de traverser le détroit, ils répondaient : «La Maison-Blanche n’arrête pas de nous dire que ce sera fini la semaine prochaine». Leur patience a fini par s’épuiser.

    «Ce sont les déclarations répétées de la Maison-Blanche, selon lesquelles la crise serait de courte durée, qui ont empêché l’émergence de cette volonté de prendre des risques mais aujourd’hui, je pense que plus personne ne croit la Maison-Blanche», a également déclaré Johnston.

    Selon la société d’analyse de données Kpler, entre 10 et 12 millions de barils de pétrole transitent actuellement chaque jour par le détroit d’Ormuz, soit environ la moitié du volume qui y transitait avant la guerre.

    Cependant, ces chiffres fluctuent énormément d’un jour à l’autre.

    Le 7 septembre, selon Johnston, environ 20 millions de barils ont transité par le détroit, mais le 10 septembre, ce nombre était tombé à seulement 3 millions.

    Néanmoins, des pays comme les Émirats ont intensifié leurs opérations. Abou Dhabi affirme exporter environ deux millions de barils par jour via sa compagnie nationale Adnoc.

    Les données de Kpler montrent que les volumes de carburant transitant par le détroit ont atteint leur plus haut niveau depuis le début de la guerre.

    Mécanisme d’adaptation et non solution permanente

    Rachel Zimba estime que ces opérations clandestines ne constituent pas une solution à long terme mais simplement un «mécanisme d’adaptation» à la crise. Or, c’est un mécanisme que l’Iran n’a jusqu’à présent pas été en mesure d’arrêter.

    Téhéran n’est pas parvenu à endiguer l’afflux croissant de carburant à travers le détroit, alimentant les rumeurs selon lesquelles certains responsables seraient payés pour fermer les yeux sur ces opérations de contrebande.

    Simon Henderson estime que l’incapacité de l’Iran à stopper les navires pourrait expliquer en partie pourquoi ses alliés ont eu recours à des drones pour cibler l’oléoduc Est-Ouest saoudien le 10 septembre dernier.

    Actuellement, les combats directs entre les États-Unis et l’Iran ont considérablement diminué, ne laissant place qu’à des escarmouches sporadiques.

    Tant que le rapport risque-bénéfice restera favorable à l’Iran, le flux de carburant transitant par le détroit se poursuivra.

    Ce qui a commencé comme une guerre il y a environ sept mois s’est désormais transformé en un jeu de chiffres et un calcul de probabilités.

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    Ooredoo Tunisie | Aides scolaires pour 400 écoliers et 24 gouvernorats

    23. September 2026 um 13:48

    À l’occasion de la rentrée scolaire, Ooredoo Tunisie poursuit son engagement en faveur des enfants et des familles à travers une nouvelle action Back to School, menée en partenariat avec l’association Kafel El Yatim, dans le cadre de son programme de responsabilité sociétale Tounes T3ich. Vidéo de l’événement.

    Cette année, Ooredoo a offert à 400 enfants des cartables entièrement équipés de fournitures scolaires, afin de leur permettre d’aborder la nouvelle année scolaire dans les meilleures conditions.

    L’initiative a bénéficié à des enfants issus de presque tous les 24 gouvernorats de Tunisie, permettant ainsi à cette action solidaire de toucher des communautés à travers tout le pays.

    Au-delà de la distribution des fournitures scolaires, Ooredoo a également accueilli un groupe d’enfants dans ses locaux à l’occasion d’une célébration spéciale de la rentrée. Un moment convivial et joyeux leur permettant de partager ensemble l’enthousiasme d’un nouveau départ avant de retrouver les bancs de l’école.

    À cette occasion, Eyas Assaf, Ceo de Ooredoo Tunisie, a déclaré : «La rentrée scolaire doit être pour chaque enfant un moment d’enthousiasme, d’espoir et d’opportunités. À travers Tounes T3ich et notre partenariat avec Kafel El Yatim, nous sommes fiers d’être aux côtés de 400 enfants à travers la Tunisie et de contribuer, à notre manière, à leur offrir les meilleures conditions pour commencer cette nouvelle année scolaire. Soutenir les enfants et l’éducation demeure une dimension essentielle de notre engagement envers les communautés que nous servons.»

    Cette initiative Back to School s’inscrit pleinement dans les priorités de Tounes T3ich, le programme de responsabilité sociétale de Ooredoo Tunisie, qui place notamment l’éducation, l’inclusion sociale et le bien-être des communautés au cœur de ses actions.

    À travers la continuité de sa collaboration avec l’association Kafel El Yatim et ses différents partenaires de la société civile, Ooredoo Tunisie réaffirme sa volonté de développer des initiatives répondant à des besoins concrets et générant un impact positif dans les différentes régions du pays.

    Parce que chaque rentrée marque le début de nouveaux espoirs, Ooredoo Tunisie souhaite à tous les enfants tunisiens une année scolaire pleine d’apprentissage, de réussite et de nouvelles opportunités.

    Vidéo de l’événement.  

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    Ooredoo Fintech prend en charge les frais de 400 écoliers tunisiens

    23. September 2026 um 13:10

    Ooredoo Fintech a contribué à la prise en charge des frais de scolarité de 400 enfants orphelins en Tunisie à l’occasion de la nouvelle année scolaire, et ce dans le cadre d’une initiative solidaire menée avec l’association Rose de l’Espoir.

    À cette occasion, une délégation d’Ooredoo Fintech Tunisie, accompagnée de son Country Head Mustapha Ben Ghachem, s’est rendue auprès de ladite association, le 11 septembre 2026, pour rencontrer les enfants et échanger avec eux. Une activité a également été organisée afin de rassembler les enfants et célébrer ensemble le début de la nouvelle année scolaire.

    Cette action illustre l’engagement d’Ooredoo Fintech en faveur des communautés dans lesquelles l’entreprise opère, en élargissant son action en matière d’inclusion et d(autonomisation financière à des initiatives qui favorisent l’accès à l’éducation et ouvrent des perspectives aux générations futures.

    M. Ben Ghachem a déclaré à cette occasion : «Chez Ooredoo Fintech, notre mission ne se limite pas à donner accès à des services financiers. Il s’agit avant tout d’aider les personnes et les communautés à disposer de plus d’opportunités pour avancer. Soutenir l’éducation des enfants est l’une des façons dont nous pouvons contribuer à cette ambition, et nous sommes fiers d’accompagner 400 enfants en cette rentrée scolaire. Nous tenons à remercier l’association Rose de l’Espoir pour son travail essentiel et pour nous avoir donné l’opportunité de contribuer à son action».

    De son côté, Seifeddine Chibani, président de Rose de l’Espoir, a indiqué : «Nous remercions Ooredoo Fintech pour son soutien à la scolarité de 400 enfants. Cette contribution change réellement la donne pour les enfants que nous accompagnons et renforce notre capacité à poursuivre notre action au sein de la communauté. Nous accordons une grande importance à ce partenariat et au soutien qu’il apporte aux enfants en ce début d’année scolaire».

    Présente en Tunisie, Ooredoo Fintech continue de contribuer au développement de la communauté locale, tout en construisant des services financiers accessibles et inclusifs à travers sa marque grand public, walletii by Ooredoo.

    Cette initiative menée avec la Rose de l’Espoir s’inscrit dans l’engagement plus large d’Ooredoo Fintech en faveur des communautés et dans sa volonté de créer un impact positif qui va au-delà de ses services financiers.

    Ooredoo Financial Technology International est une filiale à 100 % du groupe Ooredoo, créée pour développer un écosystème fintech intégré à l’échelle de la région Mena. Déjà présente avec des services financiers digitaux innovants dans plusieurs marchés, Ooredoo Fintech œuvre en faveur de l’inclusion financière en proposant des solutions sécurisées, réglementées et accessibles, aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises.

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    Trump veut de la potasse, la Tunisie en a, mais tarde à l’exploiter

    23. September 2026 um 11:08

    Trump cherche de la potasse (KCI), Zarzis peut rapidement répondre présent. À une condition que l’administration centrale à Tunis saisisse l’opportunité et active rapidement les liens diplomatiques et commerciaux requis. Pour assumer ce coût d’entrée …

    Moktar Lamari *

    Donald Trump cherche de la potasse. Beaucoup de potasse, vite et moins cher. Dans sa guerre commerciale contre le Canada, le président américain a annoncé, le 21 septembre 2026, travailler à un «massive deal» avec la Biélorussie pour acheter du chlorure de potassium à un prix qu’il affirme substantiellement inférieur à celui payé aux Canadiens.

    Washington veut faire baisser le prix des engrais pour ses agriculteurs et surtout desserrer l’étau de sa dépendance canadienne. Car le paradoxe est savoureux : Trump fait la guerre commerciale à son voisin du Nord, puis découvre que son agriculture dépend massivement de ses mines de potasse.

    En 2024, le Canada a produit environ 25 millions de tonnes de potasse, soit 32,8 % de la production mondiale, et exporté environ 22,9 millions de tonnes, près de 39 % des exportations mondiales. Plus spectaculaire encore, 53 % de ces exportations canadiennes sont parties vers les États-Unis.

    L’Amérique agricole a donc beau avoir un président qui adore les droits de douane, ses cultures ne poussent pas avec des tarifs douaniers. Elles poussent avec de la potasse. Et Trump cherche une sortie. Il regarde vers la Biélorussie.

    Sur le papier, l’idée paraît simple : acheter moins cher à Minsk ce que Washington achète cher à Ottawa. Sauf qu’entre une mine bélarusse et un champ de maïs de l’Iowa, il y a désormais quelque chose qui s’appelle la géopolitique. Le Biélorussie est sous sanctions occidentales en raison notamment de son soutien à la Russie dans la guerre contre l’Ukraine.

    Avant les sanctions, sa potasse prenait notamment le chemin de Klaipėda, en Lituanie, pour rejoindre les marchés mondiaux. Depuis la fermeture de cette voie, les exportations ont été largement réorientées vers les infrastructures et les ports russes. Le rail, les transbordements, les ports, les distances et les nouvelles contraintes financières ont donc pris une importance considérable.

    La potasse biélorusse peut être bon marché à la sortie de la mine et devenir beaucoup moins bon marché à l’arrivée aux États-Unis. Il faut payer le transport ferroviaire, le transit, la manutention, le port, le fret maritime, l’assurance et le risque géopolitique, sans oublier les contraintes liées aux sanctions.

    Autrement dit, le prix de départ n’est pas le prix rendu à l’agriculteur américain. C’est la vieille vérité commerciale que les slogans présidentiels aiment oublier.

    Zarzis peut en profiter

    Et Minsk vient justement de refroidir les enthousiasmes de Washington : Alexandre Loukachenko a indiqué que les volumes disponibles étaient limités et que la production était déjà largement engagée par des contrats existants. Trump cherche donc une montagne de potasse chez un fournisseur qui lui explique qu’il n’a peut-être pas la montagne disponible. Voilà une guerre commerciale qui commence à ressembler à une chasse au trésor sans carte.

    Pendant ce temps, quelque part près de Zarzis, une autre histoire attend depuis un siècle. La Tunisie ne possède évidemment pas les gigantesques réserves de Saskatchewan et il serait absurde de prétendre le contraire. Mais elle possède quelque chose de beaucoup plus concret qu’un slogan : une ressource potassique documentée à Sebkha El Melah.

    L’Office national des mines décrit les saumures de cette zone comme riches notamment en potassium, magnésium et brome. Un projet industriel étudié dans les années 1980 envisageait la production de chlorure et de sulfate de potassium.

    Et une étude soutenue par la Banque mondiale retenait une première capacité industrielle de 70 000 tonnes de chlorure de potassium par an. Voilà le chiffre qui devrait réveiller quelques classeurs ministériels : 70 000 tonnes par an. Attention cependant, car cette précision est essentielle : il ne s’agit pas de la production tunisienne actuelle. L’usine n’existe pas. Il s’agit d’une capacité industrielle historique projetée, qu’il faudrait réévaluer avec les technologies, les prix, les réserves et les normes environnementales de 2026. Mais 70 000 tonnes, ce n’est pas rien.

    C’est environ 0,09 % de la production mondiale actuelle. Cela ne détrônera évidemment pas le Canada, mais cela pourrait suffire à faire de Zarzis un fournisseur spécialisé sur un marché qui cherche précisément à diversifier ses sources.

    La Tunisie peut aller de l’avant rapidement

    La chimie donne elle aussi des ordres de grandeur intéressants. Les analyses historiques des saumures de Sebkha El Melah donnent une concentration moyenne de potassium de l’ordre de 7,2 à 7,7 grammes par litre, avec des valeurs pouvant atteindre environ 15,5 grammes par litre selon les prélèvements. À 7,2 grammes de potassium par litre, il faudrait théoriquement traiter de l’ordre de 5,1 millions de mètres cubes de saumure pour obtenir l’équivalent de 70 000 tonnes de KCl, avant pertes et rendement industriel.

    Ce calcul ne signifie évidemment pas que 5,1 millions de mètres cubes sont aujourd’hui disponibles industriellement. Il donne simplement l’ordre de grandeur du procédé. La question sérieuse est donc de savoir quelle quantité de saumure peut être exploitée durablement, avec quel taux de récupération du potassium, quelle consommation énergétique et quel impact environnemental. Vite une une étude de faisabilité, pas une conférence sur «l’avenir de la Tunisie» !

    Et maintenant, faisons parler les scénarios financiers, mais sans raconter d’histoires. Prenons 70 000 tonnes comme scénario prudent parce que cette capacité figure dans l’ancien projet industriel. Supposons, uniquement pour établir un ordre de grandeur, un prix de vente moyen du KCl compris entre 600 et 650 dollars américains par tonne métrique. À ce prix hypothétique, 70 000 tonnes représenteraient une valeur brute annuelle comprise entre 42 et 45,5 millions de dollars.

    Ce n’est pas un bénéfice : c’est une valeur de production avant les coûts de pompage, de concentration, de séparation, d’énergie, de personnel, d’entretien, d’amortissement, de financement, de fiscalité, de stockage, d’assurance et de transport maritime.

    Passons à un scénario intermédiaire de 100 000 tonnes par an : au même prix hypothétique, la valeur brute serait de 60 à 65 millions de dollars.

    Enfin, un scénario ambitieux de 250 000 tonnes par an donnerait une valeur brute théorique de 150 à 162,5 millions de dollars. Mais cette troisième hypothèse ne doit surtout pas être présentée comme une capacité démontrée : elle supposerait de nouvelles études géologiques, hydrologiques et industrielles, ainsi que des investissements beaucoup plus importants. Les chiffres ne sont donc pas des prévisions de revenus ; ce sont des scénarios de chiffre d’affaires brut permettant de mesurer l’ordre de grandeur économique du projet.

    La canicule, un avantage comparatif

    Et c’est ici que le soleil tunisien entre dans la danse. La concentration des saumures repose notamment sur des opérations d’évaporation et de cristallisation. Des travaux historiques avaient étudié l’utilisation de l’énergie solaire pour concentrer les saumures de Zarzis et récupérer successivement différents sels.

    Le soleil tunisien pourrait donc contribuer au procédé industriel. Pas une usine magique fonctionnant gratuitement, évidemment, mais une ressource énergétique locale susceptible d’améliorer certains coûts du processus. Le soleil qui assèche les sols pourrait ainsi contribuer à concentrer le potassium. Voilà un cas où le climat tunisien pourrait devenir un auxiliaire industriel plutôt qu’une simple rubrique météorologique.

    Et puis il y a le joker : le port de Zarzis. Il n’est pas nécessaire de construire un port au milieu du désert. En 2022, le port commercial de Zarzis a exporté environ 867 255 tonnes de sel marin et traité environ 1,183 million de tonnes de marchandises. Il possède un chenal d’accès de 8,4 kilomètres de longueur et 125 mètres de largeur et une expérience réelle du trafic de vrac. La région possède également une zone industrielle et un parc d’activités économiques.

    La chaîne industrielle est donc parfaitement lisible : Sebkha El Melah, traitement dans la zone industrielle de Zarzis, production de KCl, stockage, chargement en vrac au port, navire, marché américain. Comparons-la à la chaîne bélarusse : mine, rail, transit par la Russie, port russe, manutention, navire, États-Unis. La seconde n’est pas impossible ; elle est simplement exposée à davantage de contraintes logistiques et géopolitiques. Et c’est pourquoi le bon calcul n’est jamais le prix à la mine : c’est le prix rendu au client.

    Il faudrait donc arrêter de vendre du rêve et commencer à vendre du KCl. Une campagne moderne de caractérisation des saumures, la mesure précise des volumes renouvelables, des essais pilotes, l’évaluation du taux de récupération, le calcul énergétique, une étude environnementale indépendante, puis une unité pilote. Si les résultats sont bons, 70 000 tonnes annuelles. Puis 100 000. Puis davantage si les ressources le permettent. Pas un million de tonnes dans un communiqué de presse : des tonnes réelles dans des navires et des dollars réellement encaissés.

    La protection environnementale doit être intégrée dès le départ : surveillance des nappes, des sols, des rejets, de la biodiversité et des résidus salins. Il serait irresponsable de promettre une industrie «sans pollution» avant d’avoir étudié le procédé. Il est en revanche parfaitement légitime de viser une industrie à impacts mesurés, réduits et contrôlés.

    De Zarzis à Washington, Tunis doit bouger

    Pourquoi cette affaire mérite-t-elle l’attention ? Parce que les États-Unis cherchent précisément à diversifier leurs fournisseurs. En 2024, environ 79 % de leurs importations de potasse provenaient du Canada, contre environ 11 % de Russie et 4 % de la Biélorussie. Washington cherche donc des alternatives. La Biélorussie peut en être une, mais avec les sanctions, les contraintes géopolitiques et une logistique largement réorientée vers la Russie.

    La Tunisie pourrait en être une autre : pas une alternative au Canada, pas un nouveau géant mondial, mais une source méditerranéenne supplémentaire, politiquement et géographiquement différente, avec une ressource documentée, un port existant et une zone industrielle.

    Trump veut rendre l’Amérique moins dépendante du Canada. La Tunisie pourrait lui répondre : nous ne vous promettons pas des millions de tonnes ; nous vous proposons de tester 70 000 tonnes. Voilà une proposition commerciale, pas une supplique diplomatique.

    Et le paradoxe est magnifique. Trump cherche la potasse en Biélorussie. Loukachenko lui dit qu’il n’a peut-être pas les volumes. Minsk doit composer avec les sanctions et une logistique largement réorientée vers la Russie. Le Canada reste le géant mondial.

    Et Zarzis ? Zarzis possède une sebkha, du soleil, une industrie saline, une zone industrielle, un port, une expérience historique de production de KCl et un ancien projet industriel chiffré à 70 000 tonnes par an.

    La Tunisie ne possède peut-être pas une nouvelle Saskatchewan. Elle possède quelque chose de plus immédiatement exploitable : une question industrielle que personne n’a encore pris la peine de valoriser pleinement.

    Combien de tonnes de potassium avons-nous laissé dormir pendant que les Américains se disputent avec les Canadiens pour savoir qui leur vendra l’engrais ?

    La réponse doit être scientifique, économique et environnementale.

    Mais elle pourrait aussi être très tunisienne : des tonnes à Zarzis, des dollars à Washington et, entre les deux, un bateau qui attend.

    Il ne manque peut-être pas la potasse. Il manque surtout le réveil industriel. Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie est un ministère décapité, sans ministre depuis 4 mois. Un ministère rongé par l’incompétence, mais restons optimiste pour que Kais Saied bouge et assume un leadership efficace, et avant-gardiste dans ce dossier…

    A suivre…

    Blog de l’auteur : E4T.

    * Economiste universitaire.

    NB : Le sel marin est du chlorure de sodium (NaCl), le sel de table ; la potasse est principalement du chlorure de potassium (KCl), utilisé comme engrais. À Zarzis, les saumures de Sebkha El Melah contiennent notamment sodium, potassium et magnésium : leur évaporation permet donc de récupérer différents sels. Bref : le sel n’est pas la potasse, mais les deux peuvent sortir de la même saumure.

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    Ooredoo offre la meilleure couverture 5G et 4G en Tunisie

    23. September 2026 um 09:24

    Ooredoo occupe la 1ère place du classement national tunisien avec un indice nPerf de 57,44 % en 5G et de 92,43 % en 4G, confirmant sa position de leader en matière de couvertures 5G et 4G.

    Orange se classe à la 2ᵉ place avec un indice nPerf de 57,16 % en 5G et de 91,35 % en 4G, talonnant de très près le leader du marché.

    Tunisie Telecom complète le podium à la 3ᵉ place, avec un indice nPerf de 53,86 % en 5G et de 91,21 % en 4G.

    Le Grand Tunis offre la meilleure couverture 5G (83,9 %), tandis que le Sud-Ouest affiche la plus faible (27,7 %).

    Ces mesures sont basées sur les tests réalisés via l’application Android nPerf.

    Le baromètre nPerf compare les couvertures des 3 opérateurs tunisiens, au niveau national et régional, et met en lumière les principaux enseignements du marché. Découvrez les chiffres clés, les classements complets et les analyses détaillées sur ce lien.

    «La progression continue de la 5G en Tunisie illustre les investissements soutenus des opérateurs pour offrir une expérience réseau toujours plus performante à leurs utilisateurs», a déclaré Sébastien de Rosbo, directeur général de nPerf.

    Pour consulter la synthèse des résultats 4G, cliquez ici.

    nPerf est une plateforme indépendante de mesure des performances Internet, basée sur l’expérience réelle des utilisateurs. En transformant des millions de tests de connexion en analyses exploitables, nPerf aide les opérateurs à améliorer leurs réseaux.

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    Le CRLDHT dénonce «la pénalisation de la solidarité» en Tunisie 

    23. September 2026 um 08:57

    Dans un communiqué rendu public mardi 22 septembre 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a exprimé «sa plus vive indignation» face à la vague d’arrestations qui a frappé, dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre 2026, un grand nombre de participant·e·s à la marche pacifique organisée le samedi 19 septembre à Tunis en soutien aux quatre détenus de la Flottille Soumud.

    Il s’agit de Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi — détenus depuis le 6 mars 2026, et observent une grève de la faim depuis près de deux semaines, Wael Naouar l’ayant lui-même entamée depuis plus d’un mois.

    «Ces arrestations surviennent quelques jours seulement après la décision judiciaire prolongeant de quatre mois supplémentaires leur détention, alors même que leur état de santé suscite une inquiétude croissante», note l’Ong tunisienne basée à Paris.

    Se basant sur des témoignages recueillis auprès des familles et de la commission de défense des détenus, le CRDHLT parle d’«interpellations conduites de nuit, à domicile comme dans la rue, dans un déploiement de force disproportionné.» «Plusieurs personnes arrêtées ont été privées, durant de longues heures, de tout contact avec leurs proches ou leurs avocats, ces derniers ayant eux-mêmes été empêchés de leur rendre visite ou d’être informés de leur sort — une situation assimilable, par sa nature, à des disparitions forcées de courte durée. Des mineurs et, dans au moins un cas, une famille entière auraient été concernés par ces descentes», souligne le CRLDHT dans son communiqué, tout en rappelant, dans le sillage des autres organisations de défense des droits, que «le droit à l’expression, au rassemblement et à la manifestation pacifique est un droit fondamental dont l’exercice ne saurait, en lui-même, justifier une arrestation ou des poursuites.»

    L’Ong alerte aussi sur «le risque de voir le traitement sécuritaire et judiciaire des mobilisations pacifiques se substituer au dialogue politique et social», et sur «l’affaiblissement de la confiance dans l’indépendance de la justice que provoque l’élargissement des poursuites à de simples participant·e·s à des rassemblements, sans distinction entre l’exercice d’un droit et d’éventuels faits répréhensibles.»

    «Le CRLDHT constate que le pouvoir, après avoir successivement, restreint la liberté de la presse, la liberté d’expression et d’opinion, la liberté de création et la liberté d’association, le pouvoir s’attaque désormais frontalement à la liberté de manifester pacifiquement — dernier espace d’expression collective qui subsistait», lit-on dans le même communiqué, qui rappelle que «manifester pacifiquement est un droit, non un délit», et que «la répression ne saurait devenir un mode de gouvernement».

    Tout en exigeant «la libération immédiate et sans condition de tou·te·s les manifestant·e·s arrêté·e·s, ainsi que l’abandon des poursuites engagées contre elles et eux», le CRLDHT appelle les autorités à «la cessation immédiate de toute restriction au droit de manifester et de se rassembler pacifiquement» et au «respect plein et entier de la présomption d’innocence et des garanties de la défense pour toute personne poursuivie».

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    Tunisie | Les slogans ne remplissent pas le panier de la ménagère

    23. September 2026 um 08:29

    Souveraineté nationale, autosuffisance, pas de retour en arrière… autant de slogans entonnés à longueur de journée par les autorités publiques, mais qui ne remplissent pas le panier du Tunisien, lequel finit par se lasser des grands discours qu’il ne voit pas concrètement traduit dans sa vie quotidienne.

    Ridha Chkondali *

    Il semble que les Tunisiens commencent à se lasser du discours sur la souveraineté nationale et l’autosuffisance lorsqu’ils n’en perçoivent pas les retombées concrètes dans leur vie quotidienne. En effet, le citoyen ne mesure pas la souveraineté à l’aune des slogans, mais à celle de ce qu’il trouve sur le marché, de sa capacité à nourrir sa famille, de la régularité de l’approvisionnement en eau et en électricité, de sa mobilité et de ses possibilités de travail, ainsi que de la disponibilité des carburants, des médicaments et des produits de première nécessité.

    Que signifie l’autosuffisance lorsque le citoyen peine à se procurer certains produits de base et, quand il y parvient, doit les payer à des prix exorbitants ? Le prix des tomates vertes, par exemple, avoisine ou dépasse les 3 800 millimes le kilogramme sur certains marchés, tandis que celui des piments excède les 4 000 millimes. Quant aux fruits, la situation est tout aussi préoccupante : des prix très élevés qui, bien souvent, ne sont pas justifiés par la qualité du produit.

    Il ne s’agit pas simplement d’une question de cherté. C’est une question de capacité de l’économie à fournir aux citoyens des denrées alimentaires à des prix raisonnables et d’une qualité acceptable.

    Vient ensuite le dossier de l’énergie, qui soulève la même question avec une urgence accrue. Aujourd’hui, à l’approche de la grève du secteur du transport d’hydrocarbures annoncée pour les 23 et 24 septembre, de longues files d’attente se sont reformées devant les stations-service ; il semble que la simple annonce d’une interruption potentielle de deux jours du transport de carburant suffise à susciter inquiétude et perturbations sur le marché. À ce jour, la grève reste toutefois maintenue, bien que des efforts soient toujours en cours pour en éviter la tenue.

    Le déficit commercial se creuse de plus de 3 milliards de dinars chaque année

    Toutefois, la question fondamentale ne se résume pas à savoir si la grève aura lieu ou sera évitée. La véritable interrogation est la suivante : pourquoi notre économie est-elle devenue si vulnérable face à une perturbation localisée sur un seul maillon de la chaîne d’approvisionnement ? Plus inquiétant encore, les chiffres officiels du secteur de l’énergie ne permettent pas de reléguer cette question au rang de simple impression.

    En effet, selon les données de l’Institut national de la statistique, le déficit énergétique a atteint 8,9 milliards de dinars au cours des huit premiers mois de 2026, soit la moitié du déficit commercial global enregistré jusqu’à fin juillet 2026.

    Nous sommes donc confrontés à un paradoxe qui mérite que l’on s’y attarde : nous prônons l’autosuffisance alors que notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur s’accentue, tant pour l’énergie que pour l’alimentation.

    Nous invoquons la souveraineté nationale alors que notre déficit commercial se creuse de plus de 3 milliards de dinars chaque année ; comment combler ce déficit avec le dinar tunisien ? Cette monnaie ne nous permet pas d’acheter des céréales ou du carburant à l’étranger ; nous sommes contraints de recourir à l’endettement extérieur et, la rupture avec le Fonds monétaire international (FMI) ayant eu lieu, cet endettement nous coûtera plus cher.

    Nous parlons de souveraineté nationale alors que la sécurité alimentaire, l’énergie et l’approvisionnement en produits de base demeurent de véritables points faibles.

    Nous évoquons la souveraineté nationale alors que notre déficit commercial avec l’Algérie et l’Égypte s’aggrave d’année en année, et nous parlons de bâtir un nouveau modèle économique alors que le citoyen est confronté au quotidien à des problèmes d’approvisionnement, de prix, de transport et de services.

    La souveraineté économique ne consiste pas à rejeter l’extérieur. La véritable souveraineté économique réside dans notre capacité à négocier avec l’étranger en position de force, grâce à une économie productive, une énergie sécurisée, un approvisionnement alimentaire assuré, une industrie capable de répondre à nos besoins essentiels et des réserves de devises nous permettant de faire face aux chocs.

    En revanche, être dans l’incapacité de fournir certaines denrées alimentaires ou céder à la panique dans les stations-service à la simple évocation d’une grève de deux jours ne relève ni de la souveraineté nationale ni de l’autosuffisance.

    Une dépendance économique en contradiction avec notre discours de souveraineté

    L’autosuffisance ne signifie pas le repli sur soi. Elle implique avant tout de disposer d’une économie capable de produire, d’investir, d’exporter, de créer de la valeur et de garantir l’approvisionnement en denrées alimentaires, en énergie et en produits de première nécessité, pour ensuite s’ouvrir au monde en position de force, et non de fragilité.

    Le citoyen est las des grands discours qui ne se traduisent pas concrètement dans son quotidien. Il ne veut plus de slogans ; il aspire à une alimentation disponible à des prix abordables, à une énergie et des médicaments garantis, à un approvisionnement régulier en eau et en électricité, à des transports fiables, ainsi qu’à une économie génératrice de richesses et d’emplois.

    C’est ici qu’il convient de poser la véritable question : sommes-nous réellement en train de bâtir une économie plus souveraine et plus autonome, ou bien sommes-nous en train de reproduire une vulnérabilité économique en contradiction avec le discours que nous tenons ? Car la souveraineté nationale ne se mesure pas à ce que nous disons de nous-mêmes, mais à notre capacité de production, à ce que nous pouvons offrir à nos citoyens et à notre aptitude à affronter les crises lorsqu’elles surviennent.

    Traduit de l’arabe.

    * Expert économique.

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    Tunisie | Le Mouvement Echaab condamne «l’intensification des atteintes aux libertés»

    23. September 2026 um 08:05

    Dans un communiqué rendu public mardi 22 septembre 2026 à Tunis et traduit ci-dessous, le Conseil national du Mouvement Echaab (nationaliste arabe) «condamne le ciblage des journalistes, des militants politiques, des défenseurs des droits humains et des acteurs de la société civile» et «rejette l’incarcération de citoyens pour des motifs dénués du moindre fondement, ainsi que la fabrication d’affaires de toutes pièces et de dossiers vides».

    Le Conseil national du Mouvement Echaab s’est réuni en session ordinaire le 20 septembre 2026, dans un climat politique tendu marqué par une intensification des atteintes aux libertés individuelles et publiques, des restrictions pesant sur toutes les formes d’activité partisane et associative, ainsi qu’un appauvrissement du paysage médiatique, situation à laquelle s’ajoute à la dégradation continue de la conjoncture sociale, menaçant désormais les conditions de vie minimales garantissant la dignité des citoyens, alors que les services et infrastructures de base (eau, électricité, santé, éducation, transports…) sont paralysés.

    Tout cela est naturellement le résultat de l’obstination du pouvoir en place à s’arroger le monopole de l’élaboration des politiques et de la prise de décision, en dépit de l’échec manifeste de ses choix au cours des cinq dernières années ; une période dont la Tunisie n’a retiré que le recul du développement, le manque d’investissements — tant intérieurs qu’étrangers — et une dépendance accrue à l’égard de la fiscalité et de l’endettement pour soutenir les finances publiques, avec pour corollaire l’hypothèque de l’avenir des générations actuelles et futures.

    L’obstination du pouvoir à se retrancher derrière la thèse du complot — un argument qui ne convainc plus personne — pour masquer son échec et son incapacité manifeste à élaborer des solutions répondant aux attentes minimales des citoyens, constitue un signal d’alarme devant lequel nous devons tous nous arrêter.

    Il convient d’imputer l’entière responsabilité de ces impasses, qui ne cessent de se complexifier et de mener le pays au bord de l’effondrement, à ceux qui en sont à l’origine.

    C’est dans ce contexte que s’est réuni le Conseil national du Mouvement Echaab, réaffirmant l’attachement de ses militants à leur projet politique national ainsi que la poursuite des préparatifs du troisième congrès général du mouvement dans les délais légaux, conformément aux dispositions du règlement intérieur et aux principes d’alternance aux responsabilités et aux postes au sein du mouvement.

    Après avoir délibéré sur les différents points inscrits à l’ordre du jour, les participants ont conclu ce qui suit :

    1. Le Conseil salue l’engagement des militants du Mouvement, à tous les niveaux et dans toutes les régions, ainsi que leur mobilisation autour de ses structures ; il salue également leur souci de voir le congrès du Mouvement se tenir dans les meilleures conditions, garantissant ainsi son rayonnement et sa capacité à jouer son rôle national, en particulier dans la conjoncture de crise actuelle.

    2. Le Conseil condamne le ciblage des journalistes, des militants politiques, des défenseurs des droits humains et des membres de la société civile. Il rejette l’incarcération de citoyens pour des motifs dénués du moindre fondement sérieux, ainsi que la fabrication d’affaires et de dossiers vides de toute substance ; il en veut pour preuve l’injustice flagrante subie par les frères Lassaad Yacoubi et Khaled Krichi, maintenus en détention alors que leurs dossiers ne contiennent aucune preuve de culpabilité réelle, et ce, au mépris des procédures légales et de l’indépendance de la justice. Le Conseil tient également les autorités pour responsables de la détérioration de l’état de santé des militants de la «Flottille Soumoud» qui observent une grève de la faim en détention.

    3. Le Conseil national constate l’incapacité totale des autorités à faire face à la crise de l’eau et de l’électricité, ainsi qu’aux pénuries de médicaments et de nombreux produits de première nécessité durant l’été dernier ; une situation qui a manifestement perturbé le quotidien des citoyens et gravement nui, comme jamais auparavant, à l’image du pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les autorités auraient dû se préparer à affronter ces circonstances — dont tous les indicateurs confirmaient l’inévitabilité — au lieu de recourir, comme à leur habitude, à la diffusion de contre-vérités et de justifications fallacieuses, invoquant notamment les lobbies, les pratiques monopolistiques et autres prétextes.
    4. Le Conseil national exprime son soutien inconditionnel aux luttes des chômeurs, qui sont confrontés aux pires formes de négligence, d’indifférence, de tergiversations et au non-respect des engagements pris à leur égard par les autorités. Ils subissent une nouvelle injustice du fait de la non-application de la Loi n° 18, après que le pouvoir a renié la Loi n° 38 — texte qui constituait l’aboutissement d’un parcours de lutte soutenu par toutes les forces nationales, au premier rang desquelles le Mouvement Echaab.

    5. Le Conseil national met en garde contre le risque de se laisser entraîner vers une polarisation binaire opposant un pouvoir impuissant, qui nie la réalité des crises traversées par le pays, à des forces politiques ne voyant d’autre issue que de solliciter l’intervention de puissances internationales ou d’appeler à un retour à des situations politiques rejetées par le peuple, tant avant qu’après la révolution. Par ailleurs, le Conseil national appelle toutes les forces nationales, les acteurs politiques ainsi que les composantes de la société civile et des défenseurs des droits humains opposés à la situation actuelle, à s’opposer aux appels à une intervention étrangère ou à la recherche de protection auprès d’axes régionaux. Il les exhorte à œuvrer pour instaurer une dynamique politique et populaire capable de mettre un terme au chaos et à l’échec, et d’empêcher tout retour aux situations que le peuple a rejetées et contre lesquelles il s’est soulevé.

    6. Il condamne l’ingérence étrangère dans la région — en particulier au Maghreb et dans le voisinage africain — visant à déstabiliser certains États et à leur imposer des politiques et des choix, au premier rang desquels figurent la normalisation avec l’ennemi sioniste et l’acceptation de son hégémonie sur la région, avec le soutien manifeste de l’administration américaine et de certains pays européens.

    7. Le Conseil national réaffirme l’engagement du Mouvement Echaab en faveur de l’option de la résistance sur l’ensemble du territoire arabe et salue la ténacité de toutes les factions, dans les différents pays arabes, face à la machine à tuer sioniste et à l’arrogance américaine. Il tient le régime officiel arabe pour responsable des massacres quotidiens, des déplacements forcés et de la politique de la terre brûlée auxquels sont exposés nos peuples à Gaza, en Cisjordanie et au sud du Liban.

    8. Le Conseil national appelle les frères yéménites à privilégier la logique de l’unité et à mettre fin à toutes les formes de fragmentation, afin de protéger le peuple yéménite contre les complots hostiles qui visent à l’appauvrir davantage et à exploiter sa position stratégique pour consolider l’hégémonie de l’ennemi sioniste sur les régions de la mer Rouge et de la Corne de l’Afrique.

    9. Le Conseil condamne la poursuite de l’agression américaine contre le peuple iranien frère et réitère son salut et sa haute estime pour la résilience de l’Iran face à notre ennemi commun, ainsi que pour son engagement à défendre son peuple et à rester fidèle à ses choix nationaux et à ses intérêts légitimes. Il considère que la relation avec l’Iran — principal soutien de l’Axe de la Résistance — doit reposer sur les principes de bon voisinage et sur l’élargissement du champ des intérêts communs, loin des tensions confessionnelles destructrices et des allégeances ou alliances hostiles, tant au peuple arabe qu’aux peuples iraniens.

    Président du Conseil national

    Abderrazak Aouidat

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    À l’approche des midterms, Trump plus zinzin que jamais 

    23. September 2026 um 07:36

    Alors que les élections de mi-mandat (les midterms), prévues pour le mardi 3 novembre 2026, approchent à grands pas, le président américain Donald Trump ne cesse de faire des propositions déplacées et de tenir des propos inquiétants. Même si les Américains et le monde ont fini par s’accommoder à la «folie» trumpienne, cela ne veut pas dire que ses méthodes sont acceptées. La perte de confiance par les électeurs en ses capacités de dirigeant s’accélère de plus en plus mais le locataire de la Maison-Blanche qui joue gros le 3 novembre prochain n’a toujours pas décidé de mettre un frein à ses provocations et à ses déclarations étranges. 

    Imed Bahri

    Dans une analyse publiée par CNN, Aaron Blake s’est interrogé sur le comportement erratique de Trump, notamment au cours des douze derniers jours, ce qui est particulièrement frappant à l’approche des élections de mi-mandat.

    Il a proposé aux électeurs ce que même certains républicains considèrent comme de la corruption. Il a menacé (apparemment sur le ton de la plaisanterie) de retenir l’aide d’urgence à un État qui n’élirait pas un sénateur républicain. Avant le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre, il a laissé entendre, sans la moindre preuve, que les démocrates complotaient pour le tuer. Il a menacé de suspendre le commerce extérieur. Il prend en otage l’avenir du Kennedy Center* si les juges ne l’autorisent pas à y apposer son nom, et affirme vouloir que l’arc de triomphe de 250 pieds qu’il projette d’ériger à l’entrée du cimetière national d’Arlington serve également de complexe militaire abritant drones et tireurs d’élite. Il refuse désormais l’accès à la Maison-Blanche à certains médias dont CNN et Politico.

    Perte de confiance des Américains en ses capacités de dirigeant

    Blake soutient que l’une des principales raisons de la baisse de popularité de Trump est la perte de confiance des Américains en ses capacités de dirigeant. De récents sondages montrent que 67% des Américains reprochent au président de ne pas réfléchir mûrement aux décisions importantes et 71% ne le trouvent pas équilibré. Plus de 7 adultes et électeurs inscrits sur 10 affirment qu’il n’a même pas de plan de guerre contre l’Iran, selon des sondages menés par Fox News et CNN. À l’approche des élections de mi-mandat de 2026, Trump n’a guère agi pour apaiser ces inquiétudes.

    L’offre de Trump de verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si les Républicains conservent la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat qui s’apparente à du donnant donnant est désapprouvée par la majorité des Américains, 66% des électeurs inscrits la jugent «inappropriée».

    Sa menace, lancée sur le ton de la plaisanterie, mercredi 16 septembre 2026, de retenir l’aide d’urgence à la Caroline du Nord si cet État élit un sénateur démocrate est également déconcertante. Trump a affirmé plaisanter mais son bilan démontre clairement que son administration a discriminé les États démocrates sur ce type de questions, ce qui est loin d’être anodin.

    Son récit, à l’approche du 11 septembre, selon lequel des pompiers l’auraient porté alors qu’on craignait l’effondrement d’un immeuble, était pour le moins douteux et trompeur, comme l’a écrit Daniel Dale de CNN. Si l’histoire était exagérée, elle semblait être une tentative du président de se présenter comme un héros.

    Trump a également affirmé que la tentative d’assassinat dont il a été victime en 2024 à Butler, en Pennsylvanie, était un complot ourdi par les Démocrates pour l’empêcher de se présenter à l’élection, une allégation grave si elle avait le moindre fondement or il n’existe toujours aucune preuve de l’implication des Démocrates et Trump n’a fourni aucun détail supplémentaire. En réalité, Thomas Crooks, qui a tenté de l’assassiner, était inscrit comme républicain ! Le jour même où Trump a fait ces déclarations, le directeur du FBI, Kash Patel, a témoigné qu’il n’y avait «aucune preuve que Crooks ait parlé à qui que ce soit d’autre que ses parents».

    Trump a également menacé à plusieurs reprises de paralyser une grande partie du commerce extérieur américain, notamment avec tous les pays avec lesquels les États-Unis accusent un déficit commercial, si la Réserve fédérale ne baisse pas ses taux d’intérêt.

    Si nous cessions de commercer avec tous les pays avec lesquels nous avons un déficit commercial et ils sont nombreux, ce qui est très facile à faire, nous gagnerions au moins 1500 milliards de dollars par an, a affirmé Trump mercredi 16 septembre en Caroline du Nord. Des propos complètement démagogiques.

    Vendredi, Trump a annoncé brusquement une interdiction immédiate d’accès à la Maison-Blanche pour CNN, MS Now et Politico, surprenant même certains de ses collaborateurs. Une correspondante de CNN s’est vu refuser l’entrée de la Maison-Blanche samedi matin et son accréditation de presse lui a été confisquée. Un journaliste de Politico ainsi qu’un journaliste et un photographe de MS Now se sont également vu refuser l’accès.

    Il existe d’autres exemples, moins évidents mais tout aussi inquiétants, du comportement de Trump. 

    Multiplication des comportements et des déclarations étranges

    Mardi 15 septembre, Donald Trump a laissé entendre que les juges de la Cour suprême qu’il avait nommés et dont les jugements rendus ne lui plaisent pas avaient peut-être dissimulé leurs véritables intentions, affirmant qu’ils n’étaient «pas les personnes [qu’il avait] interrogées» et qu’ils ne représentaient plus «que l’ombre d’eux-mêmes». 

    Il a également rompu avec le protocole de longue date de la politique étrangère américaine en saluant la perspective d’une réunification de l’Irlande, ce qui est une provocation à l’endroit du Royaume-Uni dont l’Irlande du Nord fait partie.

    Enfin, il a qualifié de «canular» les inquiétudes en matière de sécurité que fait peser l’intelligence artificielle alors même qu’une grande partie des Américains se préoccupent vivement de ce sujet.

    Enfin, Trump a passé une grande partie de la semaine à tenter de forcer les tribunaux à l’autoriser à donner son nom au Kennedy Center, même si cela semble illégal. Il laisse désormais ouvertement entendre qu’il pourrait laisser l’institution dépérir s’il n’obtient pas gain de cause. 

    Cela paraît loin mais durant le premier mandat de Trump, il était souvent question de son tempérament et de ses tweets mais aujourd’hui, son comportement a sans doute fini par se banaliser et par désensibiliser quelque peu les Américains.

    Aaron Blake estime que Trump a tout intérêt à cesser ce genre d’agissements avant les élections de mi-mandat car la mainmise de son parti sur le pouvoir sera en jeu et les électeurs nourrissent de réels doutes quant à sa capacité à diriger le pays. Or, pour le moment, il adopte la stratégie inverse, intensifiant ses comportements et déclarations étranges.

    * Le John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts, souvent abrégé en Kennedy Center, est un centre culturel national et une salle de spectacle, inauguré en 1971 et situé le long du Potomac, près de l’hôtel du Watergate à Washington, aux États-Unis. Il est la résidence du National Symphony Orchestra.

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    Étude sur l’inclusion financière des femmes et des jeunes en Tunisie

    22. September 2026 um 12:40

    Le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), en partenariat avec l’Observatoire de l’Inclusion Financière et le ministère de l’Économie et de la Planification, avec l’appui financier du Canada, a publié aujourd’hui, mardi 22 septembre 2026, une ‘‘Etude sur l’inclusion financière des femmes et des jeunes en Tunisie’’.

    L’étude analyse les déterminants de l’inclusion financière des femmes et des jeunes dans les gouvernorats du Sud, à savoir Kairouan, Gabès,
    Médenine, Tataouine, Gafsa, Tozeur et Kébili, et de Kairouan.

    Combinant une analyse de l’offre et de la demande de services financiers, elle explore les questions d’accessibilité, de coût, de connaissances financières, ainsi que les perceptions et la confiance envers les institutions financières.

    En s’appuyant sur des données qualitatives et quantitatives collectées sur le terrain, l’étude met en lumière les principaux freins et leviers d’action pour renforcer l’accès et l’usage des services financiers formels. Elle fournit des recommandations destinées à orienter les acteurs clés de l’inclusion financière, notamment en matière de produits financiers et d’actions de sensibilisation afin de promouvoir une inclusion financière plus inclusive et durable en Tunisie.

    «Ce travail dresse un état des lieux rigoureux de l’offre de services financiers et des comportements de la demande, avec une attention particulière portée aux femmes et aux jeunes. Ces régions présentent des disparités documentées avec précision dans cette étude : une couverture bancaire représentant à peine 12% du réseau national, des taux de bancarisation féminine qui tombent à 18%, une prévalence persistante de l’informel qui traduit une préférence comportementale et culturelle», note Raja Dahman, la directrice générale de l’Observatoire de l’Inclusion Financière dans son introduction. Elle ajoute : «Cette étude est conçue pour outiller les décideurs publics, les acteurs de l’écosystème ainsi que les chercheurs pour le développement de nouvelles stratégies centrées sur les besoins réels des populations ciblées dans le cadre du programme national d’éducation financière 2023-2027. Elle s’inscrit dans une démarche de dialogue continu avec l’ensemble des parties prenantes, dont le soutien a été déterminant dans sa conduite.»

    Télécharger l’étude.

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