Ghazi Mrabet : l’avocat des causes progressistes derrière les barreaux
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Le juge d’instruction du premier bureau du Pôle judiciaire économique et financier de Tunis a décidé, ce mercredi 16 septembre 2026, de délivrer un mandat de dépôt à l’encontre de l’avocat Ghazi Mrabet, après l’avoir auditionné dans le cadre de l’affaire liée à la saisie de grandes quantités de stupéfiants et d’importantes sommes d’argent.
Le juge a ensuite entrepris l’audition des autres personnes impliquées dans le dossier, dont un trafiquant de drogue faisant l’objet d’une condamnation à 40 ans de prison. L’affaire porte notamment sur la saisie de plus de 8 kilogrammes de cocaïne, de 40 plaquettes de cannabis et d’une somme d’argent estimée à environ 400 mille dinars. Ces éléments avaient déjà été rapportés lors des premières étapes de l’enquête.
L’affaire avait débuté par l’arrestation de Ghazi Mrabet et d’un trafiquant recherché et condamné par contumace à 40 ans de prison. Les autorités avaient ensuite prolongé la garde à vue de l’avocat de cinq jours dans le cadre des investigations menées par la brigade centrale de lutte contre les stupéfiants de la Garde nationale à l’Aouina.
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Selon une source judiciaire citée par plusieurs médias, les recherches portent notamment sur des soupçons de constitution d’une organisation destinée au trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent. La perquisition du domicile du trafiquant avait conduit, selon ces mêmes sources, à la découverte de plus de 8 kilogrammes de cocaïne, de 40 plaquettes de cannabis et d’environ 394 mille dinars.
L’enquête s’est ensuite élargie à d’autres personnes. Six autres suspects ont été présentés avec l’avocat devant le juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier le 11 septembre, tandis qu’un joueur de football d’un club connu a été présenté en état de liberté, selon les informations rapportées par Mosaïque FM.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités de chacun des suspects et les éventuelles ramifications de cette affaire. Le mandat de dépôt prononcé contre l’avocat intervient à ce stade de l’instruction et ne préjuge pas de l’issue judiciaire définitive du dossier.
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Le Conseil du Marché Financier (CMF) durcit le ton face aux retards dans la publication de l’information financière. Sur les 75 sociétés cotées à la Bourse de Tunis, 20 n’ont pas respecté les délais prévus pour la publication de leurs états financiers intermédiaires au titre du premier semestre 2026.
Pour le régulateur, l’ampleur du retard ne relève plus d’une situation ponctuelle. Selon communiqué, les sociétés concernées opèrent dans plusieurs secteurs et présentent des situations différentes, mais elles ont en commun de ne pas avoir satisfait à leurs obligations dans les délais réglementaires.
Le CMF considère que ces retards portent directement sur l’accès des investisseurs à une information financière régulière. Pour une société faisant appel public à l’épargne, la publication des comptes ne constitue pas une simple formalité administrative. Elle permet aux actionnaires et aux autres intervenants du marché de disposer des éléments nécessaires pour apprécier la situation financière de l’entreprise et prendre leurs décisions.
L’autorité indique par ailleurs que les explications avancées par certaines sociétés pour justifier leurs retards ne peuvent être retenues lorsqu’elles ne sont pas jugées suffisamment sérieuses ou recevables. Les difficultés d’organisation ou les contraintes internes d’une entreprise ne peuvent, selon le CMF, remettre en cause les obligations qui s’imposent aux sociétés cotées.
Le dossier prend désormais une dimension judiciaire. Le CMF a engagé des procédures en référé à l’encontre de plusieurs sociétés contrevenantes. Ces démarches portent notamment sur le défaut de tenue des assemblées générales ordinaires appelées à statuer sur les comptes ainsi que sur l’absence de publication des états financiers concernés.
Cette décision marque une volonté de faire appliquer plus strictement les règles de diffusion de l’information financière sur le marché tunisien. Le CMF rappelle que les sociétés cotées sont tenues de respecter les obligations prévues en matière de publication des états financiers annuels et intermédiaires ainsi que des indicateurs d’activité trimestriels.
Au-delà des 20 sociétés actuellement concernées, le message du régulateur vise donc l’ensemble de la cote. La publication dans les délais n’est pas seulement une exigence réglementaire. Dans un marché où l’information disponible conditionne directement les décisions des investisseurs, sa régularité participe aussi au fonctionnement normal de la Bourse et à la confiance dans le marché.
En engageant des procédures judiciaires, le CMF entend ainsi disposer d’un levier supplémentaire pour faire respecter ces obligations. L’enjeu dépasse le seul rattrapage des publications en retard. Il s’agit de rappeler que, pour les sociétés cotées, la transparence financière fait partie intégrante des règles du marché.
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Dans un message à ses collègues, posté lundi 14 septembre 2026 sur les réseaux sociaux, à l’occasion de la nouvelle année judiciaire, que nus traduisons ci-dessous, le magistrat Omar Oueslati, ancien membre de Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (Haica), leur a lancé : «Rappelez-vous que derrière chaque dossier se trouve un être humain… et que chaque jugement aura un impact susceptible de perdurer toute une vie…»
«Mon message à votre intention : une nouvelle année judiciaire s’ouvre, apportant avec elle une multitude de dossiers, des droits en attente et des destins suspendus à la décision de juges qui ne connaissent d’autre boussole que l’équité. N’oubliez jamais que derrière chaque dossier se trouve un être humain, et que chaque jugement laisse une trace susceptible de perdurer toute une vie. Les gens peuvent oublier le nom du juge, mais ils n’oublient ni la justice qui leur a rendu leurs droits, ni l’injustice qu’ils ont subie.
«La magistrature est un engagement sacré qui ne souffre aucun compromis, une indépendance qui ne plie devant rien, et une intégrité qui ne se mesure pas aux mots, mais aux actes lorsque les pressions s’intensifient. Faisons en sorte que nos décisions soient justes, que nos consciences soient plus fortes que toute influence et que nos jugements témoignent en notre faveur, et non contre nous. Le marteau peut se taire lorsque le juge quitte son siège, mais l’écho d’un jugement équitable ne s’éteint jamais, et son impact demeure. Une nouvelle année judiciaire commence… Portons cette responsabilité comme il se doit : dans la justice, l’intégrité et la dignité. Car la justice est une sécurité à laquelle nous aspirons tous ; c’est une responsabilité qui n’incombe pas à un seul individu, mais à nous tous.»
I. B.
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Le ministère de l’Emploi met en garde contre certaines pratiques observées dans des établissements privés de formation qui utilisent des appellations à connotation judiciaire et délivrent des documents ou attributs pouvant donner l’apparence d’une qualité officielle. Les dossiers présentant des soupçons d’usurpation seront transmis aux autorités compétentes.
Dans un communiqué publié lundi 14 septembre, le ministère de l’Emploi appelle à la vigilance face à certaines structures privées de formation utilisant des dénominations faisant référence à des tribunaux ou juridictions internationales, africaines ou européennes.
L’alerte ne porte toutefois pas uniquement sur les appellations. Le ministère évoque également la délivrance de cartes et de certificats présentés sous les intitulés de « juge » ou « arbitre », ainsi que l’organisation de prestations de serment.
Autre élément signalé : l’utilisation de tenues ou d’insignes rappelant ceux des institutions judiciaires. Des pratiques susceptibles, selon le ministère, de créer une confusion sur la nature et la portée réelle de la formation dispensée.
Pour les candidats, le point essentiel consiste à distinguer une formation privée et une qualification ou fonction reconnue par les autorités publiques.
Le fait qu’un établissement délivre un certificat, une carte ou organise une cérémonie de prestation de serment ne suffit donc pas, à lui seul, à conférer à son titulaire une qualité judiciaire officielle.
Avant de s’inscrire, il est ainsi recommandé de vérifier que l’établissement exerce dans le cadre réglementaire applicable à la formation privée et de demander précisément quelle reconnaissance est attachée à la formation proposée.
Une attention particulière doit être portée aux intitulés laissant entendre qu’un cursus permettrait automatiquement d’accéder à une fonction de juge, d’arbitre ou à une quelconque fonction relevant d’une juridiction officielle.
Le ministère indique que les dossiers comportant des soupçons d’usurpation seront transmis aux autorités compétentes. Cette annonce ouvre ainsi la voie à d’éventuelles procédures contre les établissements dont les pratiques seraient contraires à la réglementation.
À ce stade, le ministère n’a pas rendu publics, dans le communiqué relayé, le nombre d’établissements concernés ni le détail des éventuelles sanctions ou procédures déjà engagées.
Pour les candidats, une vérification préalable reste donc essentielle : agrément de l’établissement, nature exacte de la formation, valeur du certificat délivré et existence éventuelle d’une reconnaissance officielle doivent être clairement établis avant tout engagement.
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Le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Monastir a délivré sept mandats de dépôt dans une enquête portant sur des soupçons de corruption administrative et financière, d’abus d’influence et de blanchiment d’argent. Parmi les suspects figurent des concessionnaires de marchés publics, des agents publics et un ressortissant étranger à la tête d’une usine de transformation de poisson.
L’affaire a été mise au jour à l’issue d’investigations menées pendant près d’un an par la sous-direction de lutte contre la criminalité de Ben Arous, à travers des opérations techniques et de terrain. Le dossier concerne un réseau soupçonné d’avoir obtenu des concessions de marchés et remporté des adjudications publiques à Monastir en recourant à des procédés illégaux et à l’influence de certains de ses membres.
Les personnes visées par les mandats de dépôt comprennent notamment des concessionnaires de marchés et des fonctionnaires publics. Un ressortissant étranger chargé de la gestion d’une usine de transformation de poisson implantée dans la région figure également parmi les suspects.
Selon les premiers éléments rapportés par les médias citant des sources liées à l’enquête, les suspects sont soupçonnés de corruption administrative et financière ainsi que de blanchiment d’argent.
Les opérations de blanchiment présumées auraient reposé sur un circuit financier complexe faisant transiter des fonds par les comptes bancaires de plusieurs membres du réseau. À ce stade, aucune source consultée ne précise toutefois les montants concernés ni la valeur des marchés publics visés.
Le dossier se trouve désormais entre les mains de la justice. Les investigations devront notamment permettre de déterminer avec précision les marchés concernés, les éventuelles irrégularités dans leur attribution et l’ampleur des flux financiers examinés.
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