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Eau : De l’usine de bouteilles à Nebhana, Kaïs Saïed dénonce une situation « anormale »

23. August 2026 um 11:22

En visite au barrage de Nebhana, samedi 22 août 2026, le président de la République, Kaïs Saïed, a tenu un discours particulièrement sévère sur les perturbations de l’approvisionnement en eau et en électricité observées cet été. Il affirme que certains incidents ne se seraient pas produits « de manière naturelle » et évoque l’existence d’éléments documentés, sans toutefois désigner de responsables.

Cette visite s’inscrit dans une tournée non annoncée qui a conduit le chef de l’État à El Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan, notamment dans une usine d’eau minérale, avant le barrage de Nebhana.

« Ce qui se passe n’est pas naturel »

Devant des responsables locaux, Kaïs Saïed a directement relié la situation de Nebhana aux difficultés rencontrées ailleurs dans le pays.

« Ce qui se passe dans plusieurs villes de la République ne s’est pas produit de manière naturelle », a-t-il déclaré en évoquant les coupures d’électricité et d’eau.

Le président a assuré disposer de « nombreux détails » sur ces incidents et affirmé que certains faits seraient documentés. Plus loin, il a également déclaré connaître « beaucoup de dessous concernant les parties qui se trouvent derrière ce phénomène ».

Ces déclarations constituent des accusations politiques importantes, mais elles ne permettent pas, à elles seules, d’établir l’existence d’actes de sabotage. Aucun élément rendu public lors de cette séquence ne permet notamment d’identifier les personnes ou structures auxquelles le président fait référence.

Kaïs Saïed avait déjà évoqué ces dernières semaines le caractère inhabituel de certaines perturbations touchant l’eau et l’électricité. Ses déclarations à Nebhana durcissent toutefois le propos en évoquant plus explicitement l’existence de parties qui seraient derrière certains incidents.

À Nebhana, des travaux annoncés dès le lendemain

La visite a également porté sur l’état du barrage et l’entretien des oueds qui l’alimentent.

Alors qu’un responsable expliquait au président que des opérations de curage devaient débuter la semaine suivante, Kaïs Saïed l’a interrompu pour demander leur démarrage immédiat : « Demain, ça commence ».

Le chef de l’État a par ailleurs estimé que la situation actuelle aurait pu être évitée si les opérations d’entretien nécessaires avaient été réalisées régulièrement. Il a notamment évoqué 2013 comme point de départ d’une longue période durant laquelle Nebhana aurait, selon lui, été insuffisamment entretenu.

L’objectif affiché est d’améliorer l’arrivée des eaux vers le barrage et de réduire les pertes. Le président a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de préserver les ressources hydriques disponibles.

Lire aussi : Tunisie : Eau et électricité font de juillet le mois le plus protestataire depuis onze ans⁠

De Nebhana aux quartiers privés d’eau

Cette visite intervient alors que les perturbations de l’alimentation en eau ont provoqué plusieurs mouvements de protestation au cours de l’été.

À Borj Erras, dans le gouvernorat de Mahdia, des habitants avaient notamment protesté contre des coupures prolongées. L’approvisionnement avait ensuite repris de manière limitée, à raison de quelques heures par jour dans certaines zones.

Au cours de ses échanges avec des citoyens, Kaïs Saïed a d’ailleurs été directement interpellé sur les difficultés rencontrées dans les zones situées en hauteur, où la pression disponible ne permet pas toujours à l’eau d’atteindre les habitations.

« L’eau existe et les gens souffrent de la soif », a résumé le président.

La question est désormais double : les travaux annoncés à Nebhana permettront-ils d’améliorer durablement la gestion de la ressource et, surtout, les accusations présidentielles concernant l’origine de certaines coupures seront-elles suivies d’enquêtes et d’éléments permettant d’en établir les responsabilités ?

Car selon Kaïs Saïed, même si la forte consommation estivale existe, elle ne suffit pas, selon lui, à expliquer les pénuries observées ; il demande de rechercher les dysfonctionnements et les responsabilités derrière les ruptures d’approvisionnement, refusant que des problèmes internes à l’entreprise soient présentés comme une fatalité alors que les citoyens ne trouvent plus d’eau en bouteille.

Lire aussi :

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Eau potable à Tabarka : La station à 65 MD n’est encore réalisée qu’à 30%

23. August 2026 um 10:28

La future station de traitement des eaux de surface de Tabarka affiche désormais 30% d’avancement, selon un bilan présenté le 22 août. Porté par la SONEDE, le projet doit renforcer durablement l’alimentation en eau potable de la région grâce à une capacité de traitement de 400 litres par seconde, soit près de 34.500 m³ par jour. Mais sa mise en service, annoncée pour l’été 2027, ne permettra pas de répondre aux difficultés d’approvisionnement rencontrées durant l’été 2026.

Une infrastructure à 65 millions de dinars

Le projet représente un investissement d’environ 65 millions de dinars. La station est destinée à traiter les eaux de surface afin de renforcer le dispositif actuel d’alimentation en eau potable de Tabarka et des zones environnantes.

Avec un débit de 400 litres par seconde, l’installation pourra théoriquement produire près de 34.500 m³ d’eau traitée par jour si elle fonctionne à plein régime. Elle doit ainsi constituer un renfort majeur pour une région confrontée à une pression croissante sur ses ressources et ses réseaux.

Le chantier est toutefois encore loin d’être achevé. Au 22 août, son taux d’avancement atteint 30%, tandis que la fin des travaux est annoncée pour fin juillet 2027, rapporte l’Agence TAP.

Une réponse structurelle, pas une solution pour cet été

C’est le principal décalage entre le calendrier du projet et la situation actuelle sur le terrain.

À Tabarka, des difficultés d’approvisionnement persistent notamment dans les quartiers situés en hauteur, où la distribution de l’eau reste soumise à des restrictions. Ces perturbations interviennent dans un contexte de forte consommation estivale et de pression sur les infrastructures existantes.

La future station ne pourra donc pas résoudre les problèmes rencontrés durant l’été 2026. Même avec un chantier avançant conformément aux prévisions, les habitants devront attendre l’année prochaine pour voir cette nouvelle capacité entrer en exploitation.

L’enjeu immédiat reste ainsi celui de la gestion du réseau existant, tandis que la station constitue une réponse destinée à sécuriser l’approvisionnement sur le moyen et le long terme.

Zerga au cœur du dispositif

La future installation doit notamment être alimentée à partir des ressources mobilisées dans la région, avec le barrage de Zerga au cœur du dispositif annoncé.

Le choix d’une station de traitement des eaux de surface traduit surtout une évolution dans la manière de sécuriser l’approvisionnement : il ne s’agit plus uniquement de rechercher de nouvelles ressources souterraines, mais aussi de mieux valoriser les ressources disponibles en surface à travers des infrastructures de traitement adaptées.

Le projet doit ainsi permettre de transformer cette ressource en eau potable et de l’intégrer au réseau de distribution.

Le calendrier 2027 sera déterminant

Avec seulement 30% des travaux réalisés à ce stade, le respect du calendrier annoncé constituera le principal indicateur à surveiller dans les prochains mois.

La capacité prévue est significative : 400 litres par seconde, près de 34 500 m³ par jour et un investissement de 65 MD. Mais ces chiffres ne produiront leurs effets qu’une fois la station achevée et mise en service.

Pour Tabarka, le constat est donc double : une solution structurelle est bien engagée, mais elle ne répond pas encore à l’urgence actuelle.

Le prochain rendez-vous sera donc celui de l’avancement réel des travaux : passer de 30% à la mise en service dans les délais annoncés sera désormais le véritable test du projet.

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Blé : Les tensions en mer Noire mettent les importations tunisiennes sous pression

20. August 2026 um 18:54

La Tunisie vient de réaliser l’une de ses meilleures campagnes céréalières depuis plusieurs années. Pourtant, les attaques contre les ports et les navires en mer Noire rappellent une réalité : le pays reste dépendant du blé importé et donc exposé aux perturbations de l’un des principaux bassins céréaliers mondiaux.

La Tunisie avertit ses fournisseurs

Selon Reuters, les attaques russes et ukrainiennes contre des ports, des terminaux céréaliers et des navires provoquent des retards et des annulations de cargaisons en pleine saison d’exportation.

Les cours de référence du blé à Chicago ont ainsi progressé de plus de 17% depuis début juillet.

La Tunisie est directement citée parmi les pays concernés. Reuters rapporte que Tunis a averti ses fournisseurs qu’elle n’accepterait pas facilement l’invocation de la « force majeure » pour justifier le non-respect de leurs engagements.

Elle n’est pas un cas isolé. L’agence cite également l’Algérie parmi les grands importateurs dépendants du blé russe et ukrainien. L’Égypte apparaît encore plus exposée : plus de 82% de ses importations de blé provenaient de Russie et d’Ukraine au premier semestre 2026.

Au Maroc comme en Tunisie, de meilleures récoltes permettent toutefois d’amortir, pour l’instant, l’impact des perturbations.

Une bonne récolte, mais toujours besoin d’importer

En juin, la récolte tunisienne 2026 devait dépasser 22 millions de quintaux de céréales.

Cette embellie réduit la vulnérabilité du pays, mais ne signifie pas que la Tunisie peut se passer du marché international, notamment pour le blé.

Dans une prévision publiée en avril, le Département américain de l’Agriculture tablait pour la campagne 2026/2027 sur une production tunisienne de 1,2 million de tonnes de blé, pour une consommation estimée à environ 3 millions de tonnes. Les importations étaient ainsi encore évaluées à 1,85 million de tonnes.

Lire aussi: Céréales : Vers l’une des meilleures récoltes de ces dernières années

Le risque vient d’abord des prix

À ce stade, la situation ne laisse pas présager de pénurie en Tunisie. Le risque immédiat réside plutôt dans le renchérissement des achats si les perturbations se prolongent.

Le blé de la mer Noire reste particulièrement compétitif. Reuters situe les cargaisons de la région autour de 260 à 280 dollars la tonne, alors que certaines alternatives australiennes atteignent 315 à 320 dollars.

Plus les difficultés dureront, plus les importateurs devront rechercher d’autres origines et se concurrencer pour les cargaisons disponibles.

La bonne récolte 2026 offre donc à la Tunisie un amortisseur appréciable, mais pas un bouclier. Après plusieurs années où la principale inquiétude venait de la sécheresse et des récoltes nationales, la pression pourrait cette fois venir des routes maritimes qui acheminent le blé jusqu’aux pays importateurs.

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Quand les grands projets redessinent le Maroc

17. August 2026 um 12:35
À Tanger, les porte-conteneurs se succèdent. Entre les grandes villes, les trains filent à grande vitesse. À Ouarzazate, le soleil produit de l’électricité. Et partout, routes, barrages et stations de dessalement modifient peu à peu le paysage. Derrière ces transformations,…

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Mahdia | Libération des jeunes arrêtés lors des manifestations de Borj Erras

14. August 2026 um 22:59

Il a été décidé dans la soirée de ce vendredi 14 août 2026 de libérer toutes les personnes arrêtées (dont des mineurs) suite aux dernières manifestations à Borj Erras à Mahdia.

Cette décision apporte un soulagement collectif important au sein de la population locale et de la société civile, qui s’étaient mobilisées activement pour réclamer la remise en liberté des protestataires interpellés après des manifestations visant à dénoncer les coupures répétées et prolongées de l’approvisionnement en eau potable dans la région.

Plusieurs associations, et à leur tête la section régionale de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, avaient fermement dénoncé l’arrestation des manifestants « qui s’étaient rassemblés pour une revendication sociale essentielle », rappelant que l’accès à l’eau potable est « un droit humain fondamental lié à la dignité et à la santé des citoyens ».

D’autre part, des sources font état d’arrestations liées à des actes de violence. Selon le chroniqueur Riadh Jrad, neuf personnes ont été interpellées après avoir notamment caillassé les forces de l’ordre, provoquant des blessés et des dégâts matériels.

De son côté le président de la LTDH a confirmé, ce soir via un post publié sur sa page Facebook, la libération de tous les manifestants.

Y. N.

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Tunisie. Eau minérale : une pénurie qui s’alimente d’elle-même ?

14. August 2026 um 15:11
Dans les grandes surfaces comme chez les petits commerçants, trouver une bouteille d’eau minérale est devenu, cet été, une course contre la montre, tandis que les quantités sont rationnées et que le pack d’eau voit son prix multiplié par deux…

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Tunisie | Des pistes pour dépasser une crise électrique prolongée

12. August 2026 um 07:56

La Tunisie intensifie ses efforts pour stabiliser son réseau électrique grâce à une combinaison de modernisations d’urgence et d’investissements à long terme dans les énergies renouvelables. Le pays cherche ainsi à surmonter une crise énergétique qui perturbe l’approvisionnement en électricité depuis le début de l’été.

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), soutenue par l’État, déploie de nouvelles infrastructures à haute tension et met en œuvre des politiques visant à développer l’énergie solaire, à promouvoir la production d’hydrogène vert et à réduire la dépendance aux énergies fossiles importées. Ces mesures s’inscrivent dans la stratégie globale de la Tunisie pour améliorer sa sécurité énergétique, renforcer la résilience de son réseau et accélérer sa transition vers un système électrique plus durable.

La dernière intervention vise à renforcer le réseau national de transport d’électricité.

D’abord, rétablir la stabilité du réseau électrique

Selon Steg, un nouveau transformateur de 360 ​​mégavoltampères (MVA) devrait être mis en service au poste à haute tension de Mornaguia, et un second transformateur de 400 MVA devrait suivre peu après. Fabriqués en Chine, ces transformateurs sont conçus pour augmenter la capacité de transport, améliorer la distribution d’électricité et soulager un réseau vieillissant qui a peiné à faire face à une demande record durant l’un des étés les plus chauds qu’ait connus le pays ces dernières années.

L’objectif immédiat est de rétablir une plus grande stabilité du réseau électrique national après plusieurs semaines de tensions d’approvisionnement liées à la forte demande en systèmes de refroidissement durant les vagues de chaleur prolongées.

Selon les autorités énergétiques, la capacité supplémentaire des transformateurs améliorera la flexibilité opérationnelle tout en réduisant le risque de surcharges sur les sections clés du réseau de transport.

Si les améliorations apportées aux infrastructures offrent un soulagement important à court terme, les analystes soulignent que les difficultés rencontrées par la Tunisie dans le secteur de l’électricité dépassent largement les simples fluctuations saisonnières de la demande.

Selon les évaluations du secteur énergétique, des années de hausse de la consommation d’électricité, de baisse de la production nationale d’hydrocarbures, de vieillissement des infrastructures de réseau et de dépendance croissante au gaz naturel importé d’Algérie ont mis en évidence des faiblesses structurelles au sein du système énergétique du pays.

Le gaz naturel demeure la principale source d’électricité en Tunisie, ce qui rend le secteur de plus en plus vulnérable à la volatilité des prix internationaux de l’énergie, aux perturbations de l’approvisionnement et aux fluctuations des taux de change.

Ces difficultés ont renforcé la détermination du gouvernement à diversifier la production d’électricité en investissant davantage dans les énergies renouvelables et dans des infrastructures de transport modernes.

Selon les plans gouvernementaux, les énergies renouvelables devraient représenter environ 35 % de la production d’électricité tunisienne dans les années à venir. La réalisation de cet objectif nécessitera des investissements substantiels dans des projets de centrales solaires à grande échelle, la modernisation du réseau et des technologies de stockage complémentaires capables de supporter une part plus importante de la production intermittente d’énergies renouvelables.

Un environnement d’investissement plus favorable

Pour l’Afrique, l’expérience tunisienne illustre l’un des défis les plus urgents de la transition énergétique sur le continent. De nombreux pays africains doivent faire face simultanément à une demande d’électricité en forte croissance, au vieillissement de leurs infrastructures et à des pressions climatiques croissantes, tout en s’efforçant de réduire leur dépendance aux énergies fossiles importées. Le renforcement des réseaux électriques est donc devenu aussi important que l’augmentation des capacités de production, d’autant plus que les projets d’énergies renouvelables continuent de se développer sur tout le continent.

Selon la Banque africaine de développement, l’insuffisance des infrastructures de transport et de distribution demeure l’un des principaux obstacles à l’intégration des énergies renouvelables sur de nombreux marchés africains. Les engorgements du réseau retardent fréquemment la mise en service des projets, réduisent l’efficacité du système et limitent la capacité des services publics à absorber une production supplémentaire d’énergie renouvelable.

Consciente de ces contraintes, la stratégie énergétique tunisienne associe le renforcement des infrastructures à des réformes politiques plus larges visant à attirer les investissements nationaux et internationaux. Les autorités s’efforcent de créer un environnement d’investissement plus favorable grâce à des contrats d’achat d’électricité à long terme et à des mesures réglementaires destinées à accélérer le déploiement des énergies renouvelables tout en encourageant la participation du secteur privé.

Le gouvernement encourage également l’autoproduction d’électricité par les ménages, les entreprises et les installations industrielles. Le développement de la production décentralisée pourrait réduire la pression sur le réseau national lors des pics de consommation, tout en permettant aux consommateurs de diminuer leurs factures d’électricité et de contribuer directement à la résilience énergétique du pays.

Pari sur le développement de l’hydrogène vert

L’hydrogène vert s’impose comme un élément stratégique supplémentaire des ambitions énergétiques à long terme de la Tunisie. Bénéficiant d’un ensoleillement abondant et de sa proximité géographique avec l’Europe, la Tunisie se positionne comme un producteur et exportateur potentiel d’hydrogène renouvelable pour les marchés méditerranéen et européen. Plusieurs accords de coopération internationale ont déjà été conclus afin d’explorer les opportunités d’investissement dans la production d’hydrogène, les infrastructures d’exportation et le développement des énergies renouvelables associées.

D’après les observateurs du secteur, le développement réussi d’une filière hydrogène vert pourrait diversifier l’économie tunisienne, attirer les investissements étrangers et renforcer le rôle du pays au sein des chaînes de valeur internationales émergentes des énergies propres. Cependant, la réalisation de ces ambitions nécessitera des investissements substantiels dans la production d’électricité renouvelable, les infrastructures de transport, les systèmes de gestion de l’eau et la logistique d’exportation.

La crise énergétique actuelle met également en lumière l’interaction croissante entre le changement climatique et les infrastructures énergétiques en Afrique du Nord. La hausse des températures et la multiplication des vagues de chaleur entraînent une demande d’électricité record, notamment en raison du recours accru à la climatisation dans les centres urbains. Parallèlement, le changement climatique exerce une pression supplémentaire sur les ressources en eau nécessaires à la production d’électricité conventionnelle et à d’autres infrastructures essentielles.

Le renforcement des infrastructures électriques constitue donc non seulement un objectif de politique énergétique, mais aussi une mesure d’adaptation au changement climatique permettant d’améliorer la résilience face à la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes. Des réseaux de transport modernes, des sources d’énergie diversifiées et une production d’énergie renouvelable décentralisée peuvent réduire la vulnérabilité aux futures coupures d’électricité, tout en garantissant un accès plus fiable à l’électricité pour les ménages et les entreprises.

Pour la Tunisie, un approvisionnement fiable en électricité demeure essentiel à la compétitivité économique, à la productivité industrielle et à la confiance des investisseurs. Les industries manufacturières, les infrastructures touristiques, les établissements de santé et les services numériques dépendent tous d’une alimentation électrique stable pour assurer leur fonctionnement et soutenir la croissance économique. Des interruptions d’approvisionnement répétées risquent d’accroître les coûts d’exploitation et de freiner les efforts de relance économique.

Partout en Afrique, des défis similaires en matière d’infrastructures continuent de façonner les politiques énergétiques nationales. Les gouvernements reconnaissent de plus en plus que la réalisation de l’accès universel à l’énergie et l’accélération de l’industrialisation nécessiteront des stratégies d’investissement intégrées qui renforcent simultanément la production, le transport, la distribution et la résilience du système.

Les dernières interventions tunisiennes représentent donc bien plus qu’une simple réponse d’urgence aux pénuries saisonnières d’électricité. Elles s’inscrivent dans un effort plus vaste de modernisation du secteur énergétique du pays, de réduction des vulnérabilités structurelles et de création d’un système électrique capable de soutenir le développement économique à long terme tout en respectant les engagements climatiques nationaux. Si elle est mise en œuvre efficacement, la combinaison d’une infrastructure de réseau renforcée, du développement des énergies renouvelables et de la production d’hydrogène vert pourrait améliorer la sécurité énergétique, réduire la dépendance aux combustibles importés et positionner la Tunisie de manière plus compétitive au sein de l’économie mondiale des énergies propres en pleine mutation.

D’après African Sustainbility Matters

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13 fonds lancés, 64 fermés: ce que l’ESG dit désormais aux investisseurs

10. August 2026 um 14:59

Le marché de l’investissement durable traverse une nouvelle phase. Les investisseurs ne tournent pas complètement le dos aux fonds ESG, mais ils se montrent désormais plus sélectifs, tandis que les sociétés de gestion réduisent fortement le lancement de nouveaux produits.

Selon les données de Morningstar rapportées par Reuters, seulement 13 nouveaux fonds durables ont été lancés en Europe au deuxième trimestre 2026, contre 35 un an auparavant. Dans le même temps, 64 fonds ont été fermés. Depuis le renforcement des règles européennes sur l’investissement durable en janvier 2023, 956 fonds durables ont ainsi été retirés du marché, contre 691 nouveaux lancements.

Cette prudence ne signifie toutefois pas que les investisseurs abandonnent l’ESG. Au contraire, Morningstar estime que les fonds durables mondiaux ont enregistré 3,5 milliards de dollars de flux nets positifs au premier trimestre 2026, après une sortie de 27 milliards de dollars au trimestre précédent. L’Europe a largement porté ce rebond, avec 9,1 milliards de dollars d’entrées nettes.

Le changement se situe donc davantage dans la manière d’investir. Les investisseurs semblent privilégier des produits plus ciblés, notamment les fonds passifs et les obligations durables, plutôt que de multiplier les fonds portant simplement une étiquette ESG. Au premier trimestre, les stratégies passives européennes ont notamment attiré 24 milliards de dollars, tandis que les fonds durables obligataires ont enregistré 9,5 milliards de dollars d’entrées.

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. Les performances de certains investissements liés à la transition énergétique ont déçu, tandis que les nouvelles règles européennes rendent plus difficile l’utilisation de l’appellation “durable “. Les accusations de greenwashing et le débat politique autour de l’ESG, particulièrement aux États-Unis, renforcent également la prudence des gestionnaires.

Pour autant, les montants en jeu restent considérables. Les fonds durables mondiaux représentaient 3,73 trillions de dollars d’actifs au deuxième trimestre 2026, selon les données Morningstar citées par Reuters.

Le marché ESG ne disparaît donc pas. Il semble plutôt entrer dans une phase où l’étiquette “durable” ne suffit plus à attirer les capitaux. Les investisseurs cherchent davantage de performance, de transparence et de résultats mesurables. Pour les entreprises et les gestionnaires d’actifs, l’enjeu n’est plus seulement d’afficher des engagements ESG, mais de pouvoir démontrer leur valeur économique et leur impact.

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Incendies de forêt, crise de l’eau, délestages…. Des infrastructures vieillissantes, par moments défaillantes !

02. August 2026 um 18:13
Les feux de forêt, qui ont débuté en juin et atteint leur apogée à la mi-juillet, ont été parmi les plus destructeurs de ces dernières années. La Protection civile a indiqué que les pompiers sont intervenus sur près de 600 incendies en 48 heures au plus fort de la crise. Les plus importants incendies se […]

Souveraineté sous perfusion : La dette détient les rênes

31. Juli 2026 um 17:36
Il existe des discours qui, par leur propre incohérence, se contredisent. Prenez celui de Samir Abdelhafidh, ministre de l’Économie et de la Planification. Mercredi, dans l’enceinte feutrée de l’Assemblée des représentants du peuple, il a tenu un plaidoyer passionné. Pendant ce temps, dans le même lieu sacralisé par la démocratie, une décision, lourde de sens, […]

L’UGTT dénonce une remise en cause de son indépendance lors de l’hommage à Ahmed Tlili

25. Juni 2026 um 13:12

À l’occasion du 59e anniversaire de la disparition d’Ahmed Tlili, figure historique du syndicalisme tunisien, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a mêlé devoir de mémoire et message politique. Son secrétaire général, Slaheddine Selmi, a estimé que la centrale syndicale traversait aujourd’hui l’une des périodes les plus critiques de son histoire, qu’il a présentée comme...

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Après les intempéries, des perturbations de l’approvisionnement en eau dans trois gouvernorats

16. Juni 2026 um 15:53

Des perturbations de l’approvisionnement en eau sont attendues dans plusieurs zones du Sahel après la dégradation de la qualité des eaux du barrage de Nebhana à la suite des intempéries. Distribution perturbée à Sousse, Monastir et Mahdia La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé, mardi 16 juin 2026, des perturbations...

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Saison des moissons : une récolte historique en vue, l’Utap appelle à la mobilisation générale 

11. Juni 2026 um 09:01

La Tunisie s’apprête à vivre l’une des meilleures campagnes céréalières de ces dernières années. Invité jeudi 11 juin 2026 sur les ondes de Jawhara FM, Hamadi Boubakri, membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap), s’est montré résolument optimiste quant aux perspectives de la saison des moissons, tout en...

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Houcine Rhili dénonce des « décisions recyclées » face à l’urgence hydrique 

10. Juni 2026 um 15:27

Alors que le gouvernement a dévoilé, à l’issue d’un conseil ministériel restreint consacré à l’eau, une série de mesures destinées à sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été et à accélérer la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050, l’expert en ressources hydriques Houcine Rhili a vivement critiqué le contenu...

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OneTech redessine son avenir autour de deux champions industriels

10. Juni 2026 um 09:49

Porté par une progression de 43% de son bénéfice net part du groupe et par une structure financière en nette amélioration, OneTech Holding aborde une nouvelle phase de son développement. Lors de son assemblée générale ordinaire du mardi 9 juin 2026, tenue à l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), sous la tutelle de Moncef Sellami,...

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