Portrait. Ridha Dhib, l’artiste qui transforme ses marches en œuvres d’art
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Selon le ministère des Finances, un individu malveillant a revendiqué avoir pénétré les systèmes de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) fin juin. Les autorités compétentes ont par la suite confirmé qu’une cyberattaque avait effectivement eu lieu, au cours de laquelle des données de contribuables ont été consultées et extraites. Une enquête est en cours afin de déterminer précisément quelles données ont été volées, ainsi que le nombre total de contribuables concernés.
En attendant, la plateforme FrenchBreaches, qui surveille les cyberattaques en France, indique que les données de près de 700 000 contribuables avaient été dérobées, se basant sur des informations fournies par les pirates informatiques. Cependant, le ministère français des Finances n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires concernant ce chiffre précis.
Cette attaque constitue un nouvel incident de cybersécurité qui place la protection des données sensibles, tant gouvernementales que personnelles, au centre des préoccupations…
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L’Italie n’est plus qu’à 206 millions de dinars de la Chine dans le classement des pays qui vendent le plus de marchandises à la Tunisie. Ce rapprochement rapide profite aux exportateurs italiens et réduit de plus de moitié l’excédent commercial tunisien dans les échanges entre les deux pays.
L’évolution ressort du tableau « Balance par pays » publié par l’Institut national de la statistique avec sa note sur le commerce extérieur de juillet 2026. Elle a été relevée jeudi par l’agence italienne ANSAmed.
Entre janvier et juillet 2026, les importations tunisiennes en provenance de Chine ont atteint environ 6,87 milliards de dinars. Celles provenant d’Italie se sont élevées à 6,66 milliards, contre 6,36 milliards pour la France.
La Chine reste donc le premier fournisseur de la Tunisie, devant l’Italie et la France. Ce classement existait déjà en 2025. La nouveauté réside dans la réduction de l’écart entre Pékin et Rome : il est passé d’environ 815 millions de dinars durant les sept premiers mois de 2025 à seulement 206 millions cette année.
Les ventes italiennes à la Tunisie ont progressé de 16,6% sur un an, tandis que les importations depuis la Chine n’ont augmenté que de 5,2%. L’Italie confirme ainsi sa position de premier fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne et se rapproche de la première place mondiale.
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Les échanges fonctionnent dans les deux sens. La Tunisie a importé pour 6,66 milliards de dinars de marchandises italiennes, mais elle a parallèlement exporté vers l’Italie pour environ 7,01 milliards.
La balance bilatérale reste donc favorable à la Tunisie, avec un excédent proche de 347 millions de dinars. Autrement dit, la Tunisie continue de vendre légèrement plus à l’Italie qu’elle ne lui achète.
Cet avantage s’érode toutefois rapidement. Il atteignait environ 733 millions de dinars durant les sept premiers mois de 2025. Il a donc été divisé par plus de deux en un an, car les ventes italiennes progressent beaucoup plus vite que les exportations tunisiennes vers l’Italie, en hausse de 8,7%.
Au total, les échanges entre les deux pays ont atteint 13,67 milliards de dinars, soit environ quatre milliards d’euros, en progression de 12,4%.
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Ce classement ne signifie pas que la Chine est devenue le premier partenaire de la Tunisie dans tous les domaines. Elle est son premier fournisseur, mais achète relativement peu de produits tunisiens.
La France demeure, quant à elle, le premier marché des exportations tunisiennes. L’Italie occupe également une place majeure comme débouché : les échanges avec Rome restent plus équilibrés que ceux avec Pékin.
Cette progression italienne intervient alors que le déficit commercial global de la Tunisie s’est aggravé, passant de 11,90 à 14,96 milliards de dinars entre les sept premiers mois de 2025 et ceux de 2026.
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La présentation du premier staff de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France réserve un double clin d’œil à la Tunisie et au Club Africain. David Bettoni, nommé entraîneur adjoint des Bleus, et Farid Tabet, chargé de l’analyse vidéo, ont tous deux travaillé au sein du club tunisien lors de la saison 2024-2025. Une présence qui donne une résonance particulière, pour les supporters clubistes, à la nouvelle aventure de Zidane avec la sélection française.
Fidèle parmi les fidèles de Zinédine Zidane, David Bettoni retrouve naturellement l’ancien entraîneur du Real Madrid dans sa nouvelle mission à la tête des Bleus. L’ancien milieu de terrain occupera le poste d’entraîneur adjoint, une fonction qu’il connaît parfaitement après avoir longtemps accompagné Zidane sur le banc madrilène.
Mais son parcours a également croisé, plus récemment, celui du football tunisien. Lors de la saison 2024-2025, Bettoni a travaillé au Club Africain.
Son arrivée dans l’encadrement de l’équipe de France constitue ainsi une nouvelle étape dans une trajectoire déjà marquée par les plus grands rendez-vous du football européen, mais qui aura également connu une parenthèse tunisienne.
La composition du staff dévoilée par la Fédération française de football fait également apparaître le nom de Farid Tabet. Celui-ci occupera le poste d’assistant coach, analyste data et vidéo au sein de l’encadrement technique de Zinédine Zidane. Farid Tabet a lui aussi travaillé au Club Africain durant la saison 2024-2025 en tant qu’adjoint de David Bettoni.
Cette double présence donne une dimension particulière à la nouvelle organisation mise en place autour de Zidane : deux membres de son staff ont, à des fonctions différentes, connu le quotidien du Club Africain avant de rejoindre aujourd’hui l’équipe de France.
Un détail qui ne manquera pas d’interpeller les supporters clubistes, tant le contraste est saisissant entre l’expérience vécue au sein du championnat tunisien et l’entrée dans l’un des staffs les plus exposés du football mondial.
Nommé officiellement sélectionneur de l’équipe de France le 28 juillet dernier, Zinédine Zidane commence à installer son propre environnement de travail.
Aux côtés de David Bettoni et Farid Tabet, il pourra notamment compter sur Hamidou Msaidie comme assistant coach, Grégory Dupont en qualité de conseiller stratégie et performance, ainsi que Fabien Barthez, chargé de l’entraînement des gardiens.
La présence de Barthez constitue d’ailleurs l’une des autres grandes particularités de cette première équipe. Champion du monde 1998 et champion d’Europe 2000 aux côtés de Zidane, l’ancien gardien retrouve ainsi son ancien coéquipier au sein de la sélection.
La Fédération française de football précise toutefois que cette organisation n’est pas encore définitive. Le staff complet doit être présenté au début du mois de septembre.
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L’auteur de cette tribune répond à l’article du Dr Abderrahmen Cherfouh ‘‘En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie’’, qui répondait, pour sa part, à un article de l’ambassadeur Elyes Kasri intitulé ‘‘Les menaces réelles de l’instabilité tunisienne’’, tous deux publiés par Kapitalis. Il situe les relations tuniso-algériennes, et notamment les vieux différends frontaliers entre les deux pays, dans leur contexte historique exact, loin de toute propagande ou de révisionnisme. (Photo : Houari Boumediene revient sur la parole donnée par le GPRA et Ahmed Ben Bella à Habib Bourguiba).
Abderrahmane Fekih *
Je n’ai aucune raison de douter de votre sincérité mais je dois à la vérité d’apporter quelques éclaircissements à votre discours par des faits historiques que vous semblez ignorer, dans le seul but de rétablir la vérité afin de mieux dépasser nos malentendus pour ne pas dire nos différends.
Attaché comme vous à des relations algéro-tunisiennes de coopération fraternelle à l’abri de tous risques de conflit mais j’ai du mal à comprendre les faits exposés ci-après à moins que vous ayez des éléments de réponse correctifs que je ne connais pas.
Durant l’occupation de l’Algérie par la France celle-ci se croyant installée pour toujours a annexé plus d’un territoire de tous les pays limitrophes à l’Algérie : c’est une vérité historique bien établie.
A l’aube de l’indépendance, la Tunisie a réclamé à la France de lui restituer les territoires spoliés, le contentieux n’est-il pas franco-tunisien sur le plan juridique Dr. Cherfouh ?
La réaction du GPRA à l’époque fut immédiate, en prétendant que c’est «un coup de poignard dans le dos de l’Algérie combattante» et d’ajouter qu’après l’indépendance de l’Algérie «le problème sera réglé entre frères». La mauvaise foi du GPRA ne peut être plus flagrante car transformer un litige franco-tunisien en litige algéro-tunisien n’est pas la meilleure façon de le résoudre, mais d’«acheter du temps ! ». Car la France ayant rogné de façon arbitraire des terres sur le territoire tunisien pour les annexer à l’Algérie, il était de son devoir de corriger son abus de pouvoir d’autant plus qu’elle avait le pouvoir de le faire sans aucune difficulté et sans léser l’Algérie : c’était juste retour à la situation antérieure.
Le GPRA n’a rien voulu savoir et a maintenu sa position contre toute logique. Ainsi donc tout se passe comme si le GPRA s’est déjà approprié les territoires annexés.
Quand l’Algérie a recouvré son indépendance le gouvernement tunisien a rappelé au gouvernement algérien sa promesse de solution à l’amiable («entre frères» !) du problème. Mais le gouvernement algérien, au lieu d’honorer son engagement envers la Tunisie (vous savez certainement comme moi le caractère sacré de la parole donnée dans notre culture commune), a préféré se référer au principe de ne pas modifier les frontières héritées de la colonisation décrété par l’Organisation de l’Unité Africaine de l’époque pour éviter à l’Afrique les affres des guerres de frontières. Ce principe étant décrété après l’engagement pris par le GPRA n’est pas opposable à la Tunisie car il ne pouvait pas avoir d’effet rétroactif (vous en convenez j’espère, vous qui semblez si bien connaitre le droit).
Devant la position ferme de l’Etat algérien, Bourguiba a préféré contre mauvaise fortune faire bon cœur pour ne pas entrer en conflit (pour ne pas dire en guerre) contre son voisin en déclarant qu’«il renonce à ses revendications (pourtant légitimes) en hommage aux martyres algériens».
C’est dans ce contexte qu’il faut placer l’accord du 20 mars 1970 : ce dernier n’est pas le résultat d’une négociation (mais d’un rapport de forces !) entre deux partenaires égaux mais entre une Algérie dominante imbue de sa puissance (et non de son droit) et une Tunisie qui n’a pour elle que la légitimité des faits historiques qui ne pèsent pas lourds malheureusement dans les relations internationales.
Certes l’accord ci-dessus (résultat du rapport des forces de l’époque !) a réglé définitivement le problème sur le plan juridique pour établir la paix entre voisins mais pas sur le plan légitimité. La mémoire populaire en gardera souvenir longtemps comme d’une injustice insupportable.
Le comble c’est que l’Etat Algérien, pour remercier Bourguiba de son geste de conciliation, n’a pas trouvé mieux que de forer un puit oblique pour pomper le pétrole du seul bassin pétrolier tunisien El Borma !
On ne peut pas qualifier cet acte de bienveillant ni de fraternel mais bel et bien de prédateur, ne vous en déplaise !
Cette sécurité n’est pas due à la magnanimité de l’Algérie ni à sa bienveillance envers la Tunisie mais à la position stratégique dont l’Algérie bénéficie pour exporter son gaz vers l’Europe. Donc un peu d’humilité SVP (pour ne pas dire trêve d’arrogance !).
Vous prétendez que l’Algérie «subventionne le gaz qui éclaire les foyers tunisiens» sans préciser à quelle hauteur, c’est pour le moins une contrevérité (pour ne pas dire une insulte gratuite aux Tunisiens), car les fournitures de gaz à la Tunisie sont régies par la loi de l’offre et la demande et les prix sur le marché international (je suis bien placé pour le savoir en tant qu’ingénieur ex-chef du Département de la distribution électrique de la Steg à la retraite) : donc l’Algérie ne nous fait pas de cadeaux contrairement à vos insinuations.
Les vérités historiques étant ainsi établies, à mon humble avis les peuples nord-africains resteront unis à jamais par les liens de fraternité, de sang et d’entraide tissés durant des siècles de vie commune malgré les aléas politiques. Mais les responsables algériens seront toujours vus par les Tunisiens comme arrogants, dominateurs et particulièrement malveillants envers la Tunisie, tant qu’ils ne changent pas de comportements sur la base du principe «il faut rendre à César ce qui appartient à César ! Est-ce trop demander ?»
J’ose espérer que la compétition entre les responsables nord-africains pour exercer leur hégémonie sur la Région se transforme en volonté de servir sincèrement les intérêts bien compris de leurs peuples respectifs loin de tout esprit hégémonique et de toute volonté de puissance.
Ils gagneraient à réduire leurs égos pour se mettre au service de leurs peuples et non au service de leurs intérêts personnels étroits. Ces derniers ont coûté déjà à la communauté nord-africaine la non-réalisation de son unité décidée pourtant par l’accord de Tanger de 1958, la même année que la création du pool charbon acier fondateur de l’Union Européenne actuelle.
Tandis que les Européens que tout séparent (langues, religions, histoires tumultueuses, etc.) construisent leur Etat Fédéral patiemment «pierre à pierre et brique à brique», nos leaders ont perdu leur temps dans des querelles marginales stériles (d’abord querelle de leadership ensuite le problème du Sahara créé de toutes pièces et maintenant le Maroc trouve son intérêt avec le pire ennemi des Arabes et des Musulmans, Israël, et non avec son voisin, l’Algérie, à laquelle tout le lie (géographie, langue, culture, religion, histoire commune, etc.).
Le statu quo n’est pas dans l’intérêt des peuples nord-africains mais il faut espérer que ces derniers finissent par imposer à leurs leaders les mesures correctives nécessaires pour assurer d’abord la réalisation de l’unité nord-africaine ensuite sa prospérité.
* Ingénieur, ex-chef du département de la distribution électrique de la Steg à la retraite.
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