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Société Tunisie autoroutes | Fermeture de la sortie Hergla (A1) dès demain

08. Juli 2026 um 21:40

La bretelle de sortie de l’autoroute A1 en direction de Hergla sera temporairement fermée à partir de demain jeudi 9 juillet 2026, annonce la Société Tunisie autoroute.

Dans un communiqué publié ce mercredi, la STA précise que cette fermeture qui se poursuivra pendant deux jours, de 7h à 15h, permettra de poursuivre les travaux d’installation de l’éclairage et des panneaux lumineux d’orientation au niveau de la station de péage de Hergla.

Les usagers de la route sont invités à emprunter les bretelles de Sidi Bou Ali, Hammam Sousse ou à poursuivre leur trajet jusqu’à la sortie de l’aéroport d’Enfidha, afin d’éviter les perturbations de la circulation.

La Société explique dans son communiqué que cette opération vise à améliorer le réseau routier et présente ses excuses aux automobilistes pour les désagréments éventuels.

Y. N.

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Alerte météo en Tunisie | Une vague de chaleur attendue à partir de vendredi

08. Juli 2026 um 19:52

L’Institut national de la météorologie (INM) annonce une hausse des températures à partir du vendredi 10 juillet 2026, avec l’apparition du sirocco sur la majeure partie du pays.

Le pic de cette canicule est prévu pour le week-end, particulièrement le samedi 11 et le dimanche 12 juillet 2026, précise l’INM dans une alerte météo publiée ce mercredi 08 juillet, en affirmant que les températures dépasseront les normales de saison de 6 à 10 degrés.

Ainsi dès vendredi les températures oscilleront entre 40°C et 45°C sur l’ensemble du pays et seront accompagnées d’un vent de sirocco, sachant que cette vague de chaleur touchera plus particulièrement les régions de l’Ouest tunisien.

Y. N.

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Sidi Bou Saïd : Les travaux pour stopper les glissements de terrain débuteront en août

08. Juli 2026 um 19:48

Le projet de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain entre dans une phase décisive. Réunie ce mercredi 8 juillet 2026 sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, la commission de pilotage du projet a validé les conclusions de la première phase des études et fixé le démarrage des travaux au mois d’août prochain.

La réunion, à laquelle ont participé les représentants des différentes structures concernées ainsi que le bureau d’études chargé du projet, a permis d’examiner le diagnostic complet de l’état de la colline et les premières recommandations techniques destinées à limiter les risques d’instabilité du terrain.

Accélérer les procédures administratives

À l’issue de cette séance, le ministre a demandé aux différents intervenants d’accélérer les procédures administratives et techniques afin de respecter le calendrier fixé. Il a insisté sur la nécessité de mobiliser tous les moyens nécessaires pour lancer les chantiers dès le mois d’août 2026.

Lire aussi : Sidi Bou Saïd : Evacuation temporaire de huit bâtiments

Les premières interventions porteront sur les travaux jugés les plus urgents afin de sécuriser la zone, réduire les risques de glissements de terrain et protéger les habitants ainsi que les biens situés sur cette colline emblématique qui surplombe le golfe de Tunis.

Préserver la stabilité géologique de la colline

Le projet s’inscrit dans le cadre du programme national de protection des zones urbaines, du littoral et des infrastructures. Il fait suite à la décision n°11 de la cheffe du gouvernement, publiée le 26 janvier 2026, confiant officiellement au ministère de l’Équipement et de l’Habitat le suivi des études et des travaux destinés à préserver la stabilité géologique de la colline.

Depuis plusieurs années, les experts alertent sur la fragilité de certains versants de Sidi Bou Saïd. L’érosion naturelle, les infiltrations d’eau, la proximité de la mer ainsi que l’urbanisation ont accentué les risques d’instabilité, faisant de ce chantier un enjeu majeur pour la préservation de l’un des sites les plus emblématiques du patrimoine tunisien et de son attractivité touristique.

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Tunisie-Canada | Rencontre à Ottawa autour de la Francophonie et des partenariats

08. Juli 2026 um 19:40

L’ambassadeur de Tunisie au Canada Lassaad Boutara, a reçu, mardi, Mario Beaulieu, député à la Chambre des Communes du Canada et porte-parole du Bloc Québécois en matière de langues officielles.

S’inscrivant dans le cadre du renforcement des liens culturels, humains et économiques entre la Tunisie et le Canada, cette rencontre s’est déroulée dans une ambiance constructive, indique un communiqué du ministère, en ajoutant que la responsable de la section culturelle et académique de l’ambassade Amira Cherni a également pris part aux discussions.

Celles-ci ont principalement porté sur les préparatifs de la participation de Beaulieu au Festival international de la francophonie de Sousse, prévu du 8 au 11 octobre 2026.

Cet entretien a par ailleurs permis d’explorer les perspectives de cet événement en matière d’investissements, de partenariats économiques et d’échanges culturels entre la Tunisie et le Canada, ajoute encore la même source, en se réjouissant « d’une rencontre qui confirme la volonté partagée des deux pays de promouvoir l’ouverture et le dialogue au sein de la Francophonie ».

Y. N.

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Météo | Tunisie : Les températures annoncées pour cette nuit

08. Juli 2026 um 19:20

L’Institut national de la météorologie (INM) annonce que le temps restera généralement dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du pays pour cette nuit.

Dans ses prévisions, l’INM précise que le vent soufflera relativement fort près des côtes nord, tandis qu’il sera faible à modéré ailleurs et que la mer sera agitée à localement très agitée sur le nord et le golfe de Hammamet.

Pour les températures, l’Institut de la météorologie prévoit des minimales nocturnes variant entre 25°C et 30°C. Et de préciser que celles-ci avoisineront les 22°C sur les hauteurs et atteindront jusqu’à 33°C dans le sud-ouest.

Y. N.

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La Tunisie obtient un prêt de 312 millions de dollars du Fonds monétaire arabe

08. Juli 2026 um 19:14

La Tunisie a conclu un premier accord de prêt à moyen terme avec le Fonds monétaire arabe (FMA), d’un montant de 76,7 millions de dinars arabes de compte, soit l’équivalent d’environ 312 millions de dollars. Ce financement vise à appuyer les efforts des autorités tunisiennes pour renforcer la stabilité économique et financière du pays.

L’accord a été signé, au nom du gouvernement tunisien, par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fathi Zouhair Nouri, tandis que le directeur général et président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe, Fahd Ben Mohammed Al-Turki, a signé pour le compte de l’institution financière.

Un décaissement en trois tranches

Selon la Banque centrale de Tunisie, le prêt sera versé en trois tranches, la première étant débloquée dès l’entrée en vigueur de l’accord.

Chaque tranche sera remboursée sur une période de sept ans, comprenant une période de grâce de trois ans et demi, avant un remboursement en huit échéances semestrielles égales.

Lire aussi : Sihem Nemsia : « La Tunisie a remboursé 11,6 milliards de dinars du service de la dette au premier semestre »

Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme de réformes économiques et financières mis en œuvre par le gouvernement tunisien. Il contribuera également à couvrir les besoins de la balance des paiements, tout en renforçant la résilience de l’économie nationale et la soutenabilité des équilibres budgétaires et extérieurs.

La Banque centrale estime que cet accord témoigne de la poursuite de la coopération entre la Tunisie et le Fonds monétaire arabe, ainsi que de la confiance de l’institution dans le processus de réformes engagé par le pays.

Soutenir les réformes et les équilibres financiers

L’objectif affiché est de renforcer la capacité de l’économie tunisienne à faire face aux chocs extérieurs, à améliorer ses indicateurs de stabilité macroéconomique et à favoriser une croissance durable.

Dans son communiqué, la Banque centrale a réaffirmé son engagement à poursuivre, en coordination avec les autorités nationales et les partenaires financiers, les efforts destinés à assurer la réussite des programmes de réformes et à consolider la solidité de l’économie tunisienne.

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Tabarka vue du ciel : Le prix de la première balade en hélicoptère dévoilé

08. Juli 2026 um 18:38

Une nouvelle expérience touristique pourrait bientôt voir le jour dans le nord-ouest de la Tunisie. Pour la première fois, des vols touristiques en hélicoptère seront proposés aux visiteurs de Tabarka et d’Aïn Draham, offrant une découverte aérienne des paysages de la région.

Le projet, lancé sous la supervision de la délégation régionale du tourisme de Tabarka et du ministère du Tourisme, est porté par un investisseur tunisien ayant acquis un hélicoptère aux États-Unis. Celui-ci finalise actuellement les procédures administratives et les autorisations nécessaires avant le démarrage officiel de l’activité.

Selon le délégué régional au tourisme, Issa Marouani, cette initiative constitue une première en Tunisie et devrait apporter une réelle valeur ajoutée à la destination. Elle permettra aux touristes d’admirer depuis les airs les célèbres aiguilles rocheuses de Tabarka, le littoral méditerranéen, les montagnes verdoyantes d’Aïn Draham ainsi que les vastes forêts qui font la renommée de la région.

Combien coûte l’expérience ?

Le tarif annoncé est de 250 dinars par personne pour un vol d’environ une heure. Chaque rotation pourra accueillir quatre passagers, soit un coût total de 1 000 dinars pour privatiser l’hélicoptère.

Lire aussi : Tabarka–Aïn Draham : Offensive touristique pour séduire le marché algérien

Cette offre cible principalement les touristes à la recherche d’expériences originales, mais aussi les groupes d’amis, les familles ou encore les amateurs de photographie souhaitant découvrir la région sous un angle inédit.

Avec ce projet, Tabarka mise sur la diversification de son offre touristique afin d’attirer une clientèle en quête d’expériences premium et de renforcer son attractivité au-delà du tourisme balnéaire traditionnel.

L’une des nouveautés de la saison touristique

Si les autorisations sont obtenues dans les prochaines semaines, cette attraction pourrait devenir l’une des nouveautés marquantes de la saison touristique dans le nord-ouest tunisien.

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Visa France : Un accord pour faciliter les démarches des entreprises tunisiennes, sur fond de critiques persistantes

08. Juli 2026 um 18:19

La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) et le Consulat général de France à Tunis ont signé une convention de coopération visant à faciliter les procédures d’obtention des visas d’affaires pour les entreprises tunisiennes membres de la Chambre. L’accord a été paraphé mardi par le président de la CTFCI, Khalil Chaïbi, et le consul général de France à Tunis, Dominique Mass.

Cette initiative prévoit notamment un accompagnement dédié aux entreprises adhérentes, en particulier celles implantées dans le sud de la Tunisie. Les bénéficiaires pourront accéder plus facilement à des rendez-vous de demande de visa via le centre concerné à Sfax, tout en profitant d’un service d’assistance pour la vérification des dossiers et les démarches administratives.

Fluidifier les déplacements des chefs d’entreprise

Selon les signataires, cette convention a pour objectif de fluidifier les déplacements des chefs d’entreprise et des professionnels tunisiens se rendant en France dans le cadre de leurs activités économiques, tout en renforçant les relations commerciales entre les deux pays.

La CTFCI souligne que cette coopération s’inscrit dans sa stratégie de développement des services de proximité destinés à ses adhérents et constitue une nouvelle étape pour soutenir les échanges économiques franco-tunisiens.

Lire aussi : Tunisie : Visa refusé ? Une initiative pour rembourser 50 % des frais

Cette annonce intervient toutefois dans un contexte où les procédures de visas pour la France restent régulièrement critiquées en Tunisie. De nombreux demandeurs dénoncent des taux de refus qu’ils jugent élevés, des délais parfois longs ainsi que le coût des frais de dossier, souvent considérés comme excessifs, d’autant que ces frais ne sont généralement pas remboursés en cas de refus.

Un sentiment de frustration

Ces critiques alimentent depuis plusieurs années un sentiment de frustration chez de nombreux Tunisiens, qui espèrent que les efforts de simplification engagés pour les entreprises pourront, à terme, inspirer une amélioration plus large des conditions d’accès aux visas.

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Le ministère des Affaires culturelles dévoile sa plateforme numérique de gestion des subventions

Von: farhat
08. Juli 2026 um 17:40

Une nouvelle rencontre médiatique s’est tenue mercredi à la Cité de la Culture à Tunis pour présenter la plateforme numérique de gestion des subventions culturelles, opérationnelle depuis le 1er octobre 2025.

Cet événement visait à expliquer les procédures d’accès à cet outil aux divers acteurs culturels dont les différentes branches artistiques ainsi que les professionnels du livre et de l’édition, du patrimoine, du cinéma et du théâtre. L’objectif de la réunion était de détailler les composantes, les buts et les bénéficiaires de la plateforme, tout en présentant les étapes administratives pour le dépôt des candidatures.

Mounir Mejri, chargé du secrétariat permanent du Fonds d’encouragement à la création littéraire et artistique, a déclaré aux médias que le budget du fonds s’élevait à environ 7 millions de dinars, répartis entre six secteurs qui sont le cinéma, le théâtre, le patrimoine, la musique et la danse, la création littéraire ainsi que les arts plastiques.

Le chargé du secrétariat permanent du Fonds a précisé que cette procédure unifiée s’inscrit dans le cadre strict du décret n° 2013-3201 du 31 juillet 2013, qui régit de manière permanente les modalités d’intervention du Fonds, les critères d’évaluation et les plafonds des aides accordées par l’État.

Baptisée « Plateforme numérique de gestion du soutien dans le secteur culturel », cette interface est accessible en ligne via le portail officiel « MAC-Subventions ». Conçue comme un espace unifié pour la publication des avis de subvention, elle centralise et numérise l’ensemble du processus, du lancement de l’appel à candidatures jusqu’au suivi en temps réel des dossiers.

Ses services s’adressent aussi bien aux institutions publiques et aux associations qu’aux entreprises et aux artistes indépendants opérant en tant que personnes physiques dans les secteurs culturels.

Cette plateforme, relevant du ministère des Affaires culturelles, a été créée pour accélérer le traitement des demandes, garantir le respect des délais et renforcer les principes de transparence, d’équité et d’égalité dans l’examen des dossiers.

L’outil intègre également des fonctionnalités de suivi de l’exécution des projets subventionnés, l’élaboration de rapports en temps réel, ainsi que la fourniture de statistiques pour moderniser la gestion interne de l’administration.

Les premiers indicateurs chiffrés enregistrés depuis le lancement de la plateforme et présentés lors de cette rencontre font état de 1 517 comptes enregistrés, dont au moins 524 comptes utilisateurs actifs créés, et de plus de 1 249 demandes de subventions d’ores et déjà déposées auprès des différentes directions sectorielles.

À cette occasion, il a été rappelé que les candidatures pour bénéficier des subventions de ce Fonds au titre de l’année 2026 ont été ouvertes le 25 juin dernier. La date limite pour le dépôt des dossiers sur le portail « MAC-Subventions » est fixée au 23 juillet 2026 au plus tard.

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Dette publique : la Tunisie paie à temps, mais à quel prix ?

08. Juli 2026 um 16:39
Le pouvoir politique tunisien met régulièrement en avant un argument destiné à rassurer les investisseurs et les partenaires internationaux : malgré les tensions budgétaires, la Tunisie n’a jamais fait défaut sur sa dette extérieure et honore ses échéances dans les…

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Tunisie : le volume de phosphate acheminé par la SNCFT s’effondre

08. Juli 2026 um 14:31

Entre janvier et juin 2026, la Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens (SNCFT) n’a acheminé que 601 000 tonnes de phosphate et de dérivés depuis le bassin minier jusqu’aux sites de transformation du Groupe Chimique Tunisien; Mdhilla, Skhira, Gabès, ainsi qu’au port de Sfax, à raison d’environ 3 000 tonnes par jour.

Près de 180 000 tonnes de moins qu’un an plus tôt

D’un semestre à l’autre, le volume acheminé s’est contracté de près de 23% (22,95% très exactement), amputant le trafic de 179 000 tonnes par rapport à la même période en 2025. La vétusté du réseau ferroviaire minier explique en grande partie ce ralentissement.

Un financement arabe pour rénover les voies

Pour redresser la situation, l’Assemblée des Représentants du Peuple a validé en octobre 2025 un prêt octroyé par le Fonds arabe pour le développement économique et social : 153 MDT, l’équivalent de 16 millions de dinars koweïtiens, à rembourser sur trois décennies moyennant un taux de 3,75%. Cette enveloppe doit financer une partie d’un vaste programme de rénovation ferroviaire chiffré à 500 MTD et couvrant 190,5 kilomètres de voies. Priorité sera donnée à l’achèvement de la ligne 21, qui relie Gafsa à Gabès sur 129 kilomètres.

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Rapport | Violations subies par la société civile en Tunisie depuis deux ans

08. Juli 2026 um 14:05

L’association Intersection pour les droits et les libertés vient de publier un rapport documentant l’escalade des violations visant la société civile en Tunisie au cours des deux dernières années, notamment par le biais de poursuites judiciaires, de mesures administratives restrictives, de pressions financières et de campagnes d’incitation à la haine dirigées contre des associations indépendantes et des défenseurs des droits humains.

Le rapport s’appuie sur un processus de suivi et de documentation couvrant la période allant de mai 2024 à fin mai 2026. Durant cette période, 88 cas affectant des organisations de la société civile et des militants ont été recensés. Ces cas comprennent 47 situations de restrictions et de poursuites visant des associations et des organisations, ainsi que 41 procédures judiciaires engagées contre des militants et des responsables au sein d’organisations de la société civile.

Le rapport fait également état de 8 cas de détention provisoire, tandis que 34 personnes sont restées en liberté malgré les poursuites pénales engagées à leur encontre.

Par ailleurs, 7 jugements en première instance ont été prononcés contre des militants de la société civile.

Sur le plan administratif, le rapport a enregistré 22 décisions de suspension d’un mois visant des associations, alors que deux associations — Mnemty et Al-Khatt — font toujours l’objet de procédures judiciaires visant leur dissolution.

Le rapport met en lumière plusieurs cas emblématiques illustrant la nature du ciblage de la société civile au cours de la période étudiée. Concernant Saadia Mosbah, présidente de l’association Mnemty, elle a été arrêtée à la suite d’une perquisition au siège de l’association en mai 2024. Elle a par la suite été condamnée en première instance à huit ans de prison, bien qu’une expertise financière n’ait révélé aucune irrégularité. L’association fait également toujours l’objet d’une procédure judiciaire visant sa dissolution.

Le rapport évoque aussi le cas d’Abdallah Saïd, président de l’association Les Enfants de la Lune, qui demeure en détention après avoir été condamné en première instance à une peine d’un an de prison.

Le rapport conclut que les violations documentées n’étaient ni isolées ni fortuites, mais s’inscrivaient dans une dynamique systématique reposant sur quatre mécanismes principaux.

Le premier consiste en la criminalisation des activités civiques et humanitaires, notamment par le recours à la législation antiterroriste et à celle relative à la lutte contre le blanchiment d’argent à l’encontre d’acteurs de la société civile.

Le deuxième mécanisme est le contrôle administratif, qui s’est traduit par des décisions de suspension visant des dizaines d’associations, fondées sur des justifications juridiques quasi identiques et prises dans un laps de temps très court.

Le troisième mécanisme est l’entrave financière, affectant de nombreuses organisations par le gel de leurs comptes bancaires et la restriction de l’accès aux ressources nécessaires à la poursuite de leurs activités.

Le quatrième mécanisme réside dans l’incitation officielle et la stigmatisation : le discours public a dépeint les associations comme des traîtres ou des agents de l’étranger, offrant ainsi une couverture politique aux campagnes ciblant les organisations indépendantes de la société civile.

Le rapport souligne en outre que les conséquences de ces politiques dépassent largement le cadre des organisations de la société civile pour toucher les communautés qu’elles servent. La suspension de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a entraîné la fermeture de quatre centres d’écoute et d’accompagnement pour les femmes victimes de violences. Les services de soutien psychologique et d’assistance juridique destinés aux enfants réfugiés et migrants ont été perturbés. L’observation indépendante de l’élection présidentielle de 2024 a été considérablement compromise suite au ciblage du réseau Mourakiboun et de l’organisation I Watch, tandis que l’aide juridique accessible aux défenseurs des droits humains a également diminué.

L’association Intersection pour les droits et les libertés souligne que les conclusions de ce rapport révèlent une tendance persistante et systématique à restreindre la liberté d’association et l’action civique, en contradiction avec les garanties constitutionnelles de la Tunisie et ses obligations au regard du droit international des droits de l’homme, notamment l’article 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l’article 20 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Le rapport met également en évidence la multiplication des tentatives de contournement des dispositions du décret-loi n° 88 de 2011 relatif aux associations, l’une des avancées majeures de la révolution tunisienne en matière de garantie de la liberté d’association.

Dans ce contexte, l’association Intersection pour les droits et les libertés appelle à :

● La libération immédiate de toutes les personnes détenues en raison de leurs activités au sein de la société civile ou en faveur des droits humains.

● La fin du recours abusif à la détention provisoire comme instrument de sanction et de répression, en dehors des garanties légales.

● La fin de l’utilisation des législations antiterroristes et de lutte contre le blanchiment d’argent pour criminaliser des activités civiques et humanitaires légitimes.

● La fin du harcèlement administratif et financier visant les associations indépendantes.

● La fin de l’incitation officielle et des campagnes de diffamation dirigées contre les associations et les défenseurs des droits humains.

● Le plein respect des obligations de la Tunisie en matière de liberté d’association, ainsi que la garantie de la liberté de s’organiser et de mener des activités au sein de la société civile.

Communiqué de presse.

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Azzedine Alaïa : Une exposition révèle l’influence de l’Afrique sur le génie tunisien

08. Juli 2026 um 13:35

La Fondation Azzedine Alaïa à Paris consacre une nouvelle exposition au couturier tunisien disparu, en explorant l’influence profonde de l’Afrique sur son œuvre. À travers des créations rarement montrées, l’événement, qui se déroule à Paris jusqu’au 4 janvier 2027, révèle comment ses racines tunisiennes et son attachement au continent africain ont façonné l’esthétique de l’un des plus grands noms de la haute couture.

Huit ans après sa disparition, Azzedine Alaïa, décédé en 2017, continue de faire l’objet d’hommages dans les plus grandes institutions de la mode. La Fondation Azzedine Alaïa présente actuellement à Paris l’exposition « Azzedine Alaïa et l’Afrique », qui met en lumière une dimension essentielle mais parfois moins connue de son travail : le dialogue permanent entre ses créations et le continent africain.

À travers 62 silhouettes, l’exposition montre comment le créateur a puisé son inspiration dans les matières, les textures et les savoir-faire africains. Raphia, cauris, broderies, franges et jeux de volumes composent un parcours qui retrace plusieurs décennies de création.

Des racines tunisiennes jamais oubliées

Né en Tunisie et installé très jeune à Paris, Azzedine Alaïa a bâti une carrière internationale sans jamais renier ses origines. Son regard sur l’Afrique ne relevait pas d’une tendance passagère, mais d’un attachement profond à son environnement culturel et à son histoire personnelle.

Selon les commissaires de l’exposition, de nombreuses pièces présentées, presque 60 ensembles, robes et sahariennes créés entre 1984 et 2016, témoignent de cette fascination durable pour le continent africain, perceptible aussi bien dans les choix de matières que dans les silhouettes sculpturales qui ont fait sa renommée.

Une reconnaissance mondiale

Cette nouvelle exposition confirme la place d’Azzedine Alaïa parmi les grandes figures de la haute couture mondiale. Ces dernières années, son œuvre a été célébrée à travers plusieurs expositions internationales, notamment autour de son dialogue créatif avec Christian Dior.

Pour le public tunisien, cet hommage parisien rappelle surtout le rayonnement exceptionnel d’un créateur issu de Tunisie, devenu une référence incontournable de la mode internationale tout en conservant une identité artistique profondément marquée par l’Afrique.

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Finance, numérique, enseignement : le Golfe recrute des profils tunisiens qualifiés

08. Juli 2026 um 12:54

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) ouvre une nouvelle campagne de recrutement à destination des compétences tunisiennes souhaitant exercer à l’étranger. Plusieurs offres d’emploi sont actuellement proposées auprès d’institutions implantées dans les pays du Golfe, notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar, dans des domaines liés à la finance, à l’enseignement supérieur et aux technologies.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 10 juillet 2026, date limite fixée par l’ATCT pour le dépôt des dossiers.

En Arabie saoudite, une offre de recrutement concerne le poste de médiateur interne international. Les candidats doivent être titulaires d’un diplôme dans le domaine requis, justifier d’une expérience professionnelle d’au moins cinq ans et être âgés de 40 ans au maximum.

Le même appel inclut également des opportunités au Qatar pour les postes de consultant en protection des données et de consultant en gestion. Les conditions exigées restent similaires : une formation académique spécialisée, une expérience professionnelle minimale de cinq ans et un âge ne dépassant pas 40 ans.

Du côté des Émirats arabes unis, l’ATCT propose deux postes dans le secteur académique : professeur assistant en finance et professeur assistant en informatique. Pour ces fonctions, les candidats doivent être titulaires d’un doctorat ou d’un master professionnel, disposer d’une expérience d’au moins trois ans et ne pas dépasser l’âge de 55 ans.

L’ATCT invite les candidats intéressés à déposer leurs demandes via son site électronique avant l’échéance du 10 juillet 2026.

À travers ces offres, l’agence poursuit sa mission de promotion des compétences tunisiennes à l’international, en facilitant leur accès aux marchés de l’emploi étrangers et en renforçant la présence des cadres et experts tunisiens dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

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Tunisie : Pourquoi les banques empruntent moins auprès de la Banque centrale ?

08. Juli 2026 um 12:41

Les banques tunisiennes ont moins emprunté auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) en 2025. L’encours global du refinancement bancaire s’est établi à 11,594 milliards de dinars à fin décembre, contre 13,104 milliards un an plus tôt, soit un recul de 11,5 %, selon le rapport annuel de la BCT. Si cette évolution traduit des besoins de liquidité moins importants, elle reflète aussi un rythme moins soutenu du financement de l’économie. Un indicateur qui, à lui seul, ne permet pas de conclure à une amélioration ou à une dégradation de la conjoncture.

Le refinancement, un mécanisme de soutien aux banques

Le refinancement bancaire désigne les sommes que les banques commerciales empruntent auprès de la Banque centrale afin de disposer des liquidités nécessaires au fonctionnement du système financier.

Concrètement, lorsqu’une banque manque temporairement de ressources disponibles pour répondre aux retraits des clients ou poursuivre ses opérations de financement, elle peut se tourner vers la BCT qui lui fournit des liquidités, généralement contre des garanties.

Ce mécanisme permet à la Banque centrale de maintenir la stabilité du secteur bancaire et d’éviter des tensions susceptibles de perturber l’économie.

Moins de pression sur la liquidité des banques en 2025

La baisse du refinancement observée en 2025 traduit une diminution des besoins des banques auprès de la BCT par rapport à l’année précédente.

Toutefois, cette évolution n’a pas été régulière durant toute l’année. Le recours au refinancement a atteint un pic de 15,120 milliards de dinars en mars 2025, dans un contexte marqué par des tensions accrues sur la liquidité bancaire.

À partir du deuxième trimestre, la tendance s’est inversée avec une diminution progressive des montants sollicités auprès de la Banque centrale, confirmant une détente des besoins de trésorerie du secteur bancaire.

Cette amélioration s’est poursuivie au début de 2026, avec un volume global de refinancement ramené à 11,257 milliards de dinars au premier trimestre.

Une baisse qui reflète aussi un ralentissement du financement de l’économie

Selon la BCT, le recul du refinancement est également lié à la diminution de la contribution des institutions de dépôt au financement de l’économie.

Autrement dit, les banques ont moins eu recours aux liquidités de la Banque centrale, mais cette situation s’explique aussi par une activité de crédit moins dynamique. Lorsque les banques accordent moins de prêts aux ménages et aux entreprises, leurs besoins en ressources supplémentaires diminuent mécaniquement.

Ainsi, la baisse du refinancement ne signifie pas nécessairement que l’économie bénéficie d’un meilleur accès au financement. Elle peut également refléter un ralentissement de la demande de crédits ou une prudence accrue des banques dans l’octroi de nouveaux prêts.

Un équilibre à préserver pour la BCT

Pour la Banque centrale, l’enjeu consiste à maintenir un équilibre entre deux objectifs : assurer suffisamment de liquidités au système bancaire tout en favorisant un financement efficace de l’économie.

Une baisse maîtrisée du refinancement peut témoigner d’une amélioration des conditions de liquidité des banques. En revanche, si elle accompagne une contraction du crédit, elle peut devenir un indicateur d’un ralentissement de l’activité économique.

Le suivi de cet indicateur doit donc être analysé avec d’autres données, notamment l’évolution des crédits accordés, des dépôts bancaires et de l’investissement, afin de mesurer réellement la dynamique du financement en Tunisie.

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Programme du Festival de Carthage 2026

08. Juli 2026 um 12:25

Nous présentons ci-dessous le programme complet de la 60e édition du Festival international de Carthage qui se déroulera du 16 juillet au 19 août 2026 à l’amphithéâtre de la cité punico-romaine.  

Juillet :

Jeudi 16 : Ouverture avec Saber Rebaï «Taht al Yasmine» (Tunisie).

Samedi 18 : Cheb Khaled (Algérie).

Lundi 20 : The Jacksons (États-Unis).

Mardi 21 : Nordo (Tunisie).

Mercredi 22 : Orchestre symphonique tunisien «Symphonies 60» sous la direction du maestro Shady Garfi (Tunisie).

Jeudi 23 : Angélique Kidjo (Bénin).

Samedi 25 : Soirée tunisienne «Watanon bihob el achikine» (Bouquet du patrimoine musical national tunisien).

Dimanche 26 : Pièce de théâtre «Al Karhmana» de Moez Toumi (Tunisie).

Mardi 28 : Yosra Mahnouch (Tunisie).

Jeudi 30 : Ballet Flamenco de Andalucía, «Tierra Bendita» (Espagne).

Août :

Samedi 1er : Sami Yusuf (Royaume-Uni).

Dimanche 2 : Rayan, concert caritatif au profit des personnes atteintes du cancer (Liban).

Mardi 4 : Rondò Veneziano (Italie).

Jeudi 6 : Mayada El Hennawy et Mohamed Khayri (Syrie).

Samedi 8 : Tamer Ashour (Égypte).

Mardi 11 : Folklores du Monde (Malte, Libye, Chine, Japon et Tunisie).

Jeudi 13 : Nabiha Karaouli, soirée de la Fête nationale de la femme (Tunisie).

Samedi 15 : Elissa (Liban).

Lundi 17 : Amina Fakhet (Tunisie).

Mercredi 19 : Clôture avec Majda El Roumi (Liban).

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Tunisie : 117 millions de nouveaux billets mis en circulation en 2025, le poids du cash se confirme

08. Juli 2026 um 12:05

La circulation du cash poursuit sa progression en Tunisie. En 2025, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a mis en circulation 117 millions de nouveaux billets, contre environ 101,5 millions en 2024, soit une hausse annuelle de 15,3%. La tendance est encore plus marquée pour les pièces de monnaie, dont le volume a progressé de 57,2% en un an.

Selon le rapport annuel 2025 de la BCT, ces nouvelles émissions ont représenté une valeur totale de 3,509 milliards de dinars, contre environ 3,04 milliards de dinars en 2024. Elles correspondent à 28% de la valeur totale des retraits de billets, venant compléter les liquidités issues du tri et de la remise en circulation des billets déposés auprès des banques.

Une demande croissante de liquidités

L’augmentation des émissions de billets traduit une demande toujours élevée de monnaie fiduciaire dans l’économie tunisienne. Pour répondre aux besoins en liquidités attendus durant la période 2026-2027, la BCT a lancé dès 2024 un programme de fabrication de l’ensemble des catégories de billets de banque.

Les premières livraisons issues de ce programme ont commencé en 2025, permettant à l’institut d’émission de renforcer les stocks disponibles et d’assurer l’approvisionnement régulier du marché.

Le cash conserve une place importante dans l’économie

La hausse de la demande concerne également les pièces de monnaie. En 2025, leur émission a enregistré une progression importante avec 30 millions de pièces mises en circulation, contre environ 19 millions en 2024, soit une augmentation de 57,2% en volume.

En valeur, les pièces émises ont atteint 19 millions de dinars, en hausse de 46,2% par rapport à l’année précédente.

Malgré le développement des moyens de paiement électroniques et numériques, l’utilisation des espèces demeure largement répandue en Tunisie. La progression continue des émissions de billets et de pièces confirme le poids encore important du paiement en numéraire dans les transactions quotidiennes.

Entre besoin économique et signe de dépendance aux espèces

L’accélération de la circulation du cash ne constitue pas automatiquement un indicateur positif ou négatif pour l’économie. Elle peut refléter une demande accrue de liquidités liée à l’activité économique et aux besoins quotidiens des ménages et des entreprises.

Toutefois, une progression importante du recours aux espèces peut également traduire une forte dépendance aux paiements en liquide, au détriment des moyens de paiement électroniques, avec des enjeux en matière de traçabilité des transactions et de lutte contre l’économie informelle.

Pour la BCT, l’objectif reste donc de garantir une disponibilité suffisante des liquidités tout en accompagnant la modernisation des systèmes de paiement.

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Les grands moments du Festival de Carthage 2026

08. Juli 2026 um 11:58

La 60e édition du Festival international de Carthage se tiendra du 16 juillet au 19 août 2026 à l’amphithéâtre de la cité punico-romaine. Elle réserve 35 % de sa programmation à des spectacles étrangers.

La programmation officielle comporte 20 soirées dominées par l’art musical avec 19 concerts et une seule production théâtrale, la comédie sociale ‘‘Al Karhmana’’ de Moez Toumi programmée le 26 juillet, qui marquera les adieux de ce spectacle à la scène pour des raisons de santé de son auteur.

Cette édition anniversaire est dotée d’un budget de 3,5 millions de dinars et élaborée à partir de 77 dossiers soumis, a indiqué Hind Mokrani, directrice générale de l’Établissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA), relevant du ministère des Affaires culturelles, lors d’une rencontre avec les médias ce mercredi 8 juillet au musée paléochrétien de Carthage.

Selon les données chiffrées de la direction, le programme comprend 13 spectacles arabes, soit 65 % de la grille, répartis entre la Tunisie (7 soirées), le Liban (3), ainsi que l’Algérie, la Syrie et l’Égypte avec une soirée chacune.

Le programme comprend 7 spectacles internationaux, venus du Royaume-Uni, du Bénin, d’Espagne, d’Italie et des États-Unis, ainsi qu’une soirée et rencontre multiculturelle «Folklores du Monde», le mardi 11 août, réunissant des artistes de Tunisie, de la Libye, de Malte, de la Chine et du Japon.

Les têtes d’affiches internationales

Les Jacksons retrouveront le public de Carthage, le 20 juillet, dans un concert qui coïncide avec le 31e anniversaire de la visite de Michael Jackson en Tunisie.

Attendu pour la première fois à Carthage, le 1er août, Sami Yusuf retrouvera le public tunisien quatorze ans après son concert à Radès. Le chanteur compositeur britannique d’origine iranienne présentera son album ‘‘Ecstasy’’, accompagné d’un orchestre de 53 musiciens venus de plus de 30 pays.

La chanteuse béninoise Angélique Kidjo fera sa première apparition à Carthage le 23 juillet pour célébrer ses 40 ans de carrière avec son album ‘‘Hope’’ sorti en avril dernier

L’ensemble italien Rondò Veneziano, créé en 1979 et dirigé par Gian Piero Reverberi, déploiera son concept de musique baroque et pop-rock en costumes d’époque le 4 août, tandis que le Ballet Flamenco de Andalucía présentera le spectacle ‘‘Tierra Bendita’’ sous la direction de Patricia Guerrero, le 30 juillet avec plus de vingt artistes sur scène.

Les têtes d’affiche arabes

Le festival accueille plusieurs figures de la scène arabe contemporaine, à commencer par la star libanaise Majda El Roumi qui assurera la clôture officielle le 19 août avec un ensemble de 55 instrumentistes, marquant son retour après son passage de 2018.

La chanteuse libanaise Elissa se produira le 15 août avec son répertoire romantique, précédée le 8 août par l’Égyptien Tamer Ashour pour sa première prestation en Tunisie.

Le 6 août marquera le retour de la chanteuse syrienne Mayada El Hennawy, absente de Carthage depuis 21 ans. Elle partagera l’affiche avec son compatriote Mohammad Khairy, spécialiste du répertoire classique et des Qudud d’Alep, sous la direction orchestrale de Youssef Belhani.

Le Libanais Rayan reviendra à Carthage après dix ans d’absence pour un concert caritatif au profit des patients atteints de cancer, le 2 août.

Le roi du Raï algérien Cheb Khaled retrouvera le public tunisien le 18 juillet pour sa première participation depuis 2016.

Les têtes d’affiche tunisiennes

Le coup d’envoi sera donné le jeudi 16 juillet par Saber Rebaï avec son spectacle ‘‘Taht Al Yasmine’’, marquant plus de 30 de présence et 20 apparitions à Carthage depuis 1994.

Au programme aussi, l’artiste urbain Nordo, le 21 juillet, la chanteuse Yosra Mahnouch, le 28 juillet, et la diva Amina Fakhet, le 17 août, ainsi que l’Orchestre Symphonique Tunisien qui présentera, le22 juillet, un concert intitulé ‘‘Symphonies 60’’ sous la direction de Shady Garfi, suivi le 25 juillet pour la Fête de la République par le spectacle patrimonial ‘‘Watanon bihob el achikin’’ dirigé par Youssef Belhani avec les voix de Alya Belaid, Ghazi Ayadi, Chahrazed Helal, Sofien Zaidi, Molka Cherni et Meriem Noureddine, avant la soirée du 13 août dédiée à la Fête nationale de la femme avec Nabiha Karaouli.

La billetterie en ligne est d’ores et déjà ouverte pour l’ensemble des spectacles.

Avec Tap.

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BCT : le dinar gagne 9,8 % face au dollar, recule face à l’euro

08. Juli 2026 um 11:46

Le dinar tunisien a terminé l’année 2025 en nette hausse face au dollar américain, gagnant 9,8 % par rapport à sa valeur de fin 2024, tout en reculant de 1,6 % face à l’euro.

Selon le rapport annuel de la BCT pour 2025 publié le 7 juillet 2026cette évolution s’explique principalement par la chute du dollar américain face à l’euro sur le marché des changes international, la devise américaine ayant perdu plus de 12 % de sa valeur. Ce mouvement a été particulièrement marqué durant les sept premiers mois de l’année. Sur la base des moyennes annuelles, le dinar est resté quasiment stable face à l’euro par rapport à 2024, tout en enregistrant une progression de 3,8 % face au dollar américain.

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Rapport annuel 2025 de la BCT | Angles morts et incohérences

08. Juli 2026 um 11:09

Dans ce second article consacré à l’analyse du Rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publié en juin 2026 (253 pages), l’auteur traque les angles morts, incohérences et errata statistiques. Quand les mots trahissent les chiffres…

Moktar Lamari *  

La publication des rapports annuels de la BCT a souvent souffert d’un décalage temporel qui réduisait leur portée démocratique. Un rapport annuel d’une banque centrale n’est pas un simple document administratif : il constitue un instrument de reddition de comptes, un acte de transparence institutionnelle et un élément essentiel du débat public sur la politique monétaire, la stabilité financière et l’utilisation des ressources nationales.

Le Rapport annuel 2025 marque, à cet égard, une rupture symbolique, ayant traité du sujet à la transparence.

Une banque centrale indépendante ne peut demander la confiance des citoyens, des investisseurs et des marchés sans pratiquer elle-même une culture de transparence. Le rapport affirme d’ailleurs cette ambition dans son architecture même : gouvernance, stratégie, situation économique, missions monétaires, supervision bancaire et situation financière de l’institution sont regroupées dans une publication exhaustive.

La transparence ne se mesure pas seulement au nombre de pages ou à la richesse des tableaux statistiques. Elle se mesure aussi aux questions posées, aux sujets difficiles abordés et aux angles morts qui subsistent.

Un rapport riche sur certains chiffres, mais silencieux sur d’autres

Le message introductif du gouverneur, Fethi Zouhaier Nouri, présente une lecture globalement optimiste de l’économie tunisienne. Le rapport souligne une croissance du PIB de 2,5 % en 2025 contre 1,6 % en 2024, une baisse du chômage à 15,2 %, ainsi qu’une diminution de l’inflation annuelle moyenne à 5,3 %.

La BCT met également en avant son action monétaire : après plusieurs années de resserrement, elle indique avoir procédé à deux réductions successives de son taux directeur de 50 points de base, en mars puis en décembre 2025, ramenant celui-ci à 7 %.

Cette présentation mérite toutefois d’être complétée par une analyse plus structurelle. La baisse de l’inflation constitue certes un résultat positif, mais elle intervient dans un contexte où le coût du crédit reste très élevé pour les entreprises et les ménages.

Le rapport décrit une politique monétaire visant à préserver la stabilité des prix tout en soutenant l’activité économique, mais il ne développe pas suffisamment le débat sur les conséquences sociales et productives d’une longue période de taux élevés.

La question centrale demeure : la stabilité monétaire a-t-elle été obtenue au prix d’un affaiblissement durable de l’investissement privé ?

Faiblesses et silences du rapport

1- l’optimisme macroéconomique masque des vulnérabilités profondes : le rapport reconnaît certaines fragilités. Il indique que le déficit commercial a atteint 21,8 milliards de dinars en 2025, en hausse de 15,2 %, principalement en raison du déficit énergétique structurel qui représente plus de la moitié du déficit commercial total.

Cette donnée est fondamentale. Elle signifie que derrière l’amélioration apparente des équilibres extérieurs se trouve une dépendance persistante : la Tunisie continue d’importer une part importante de son énergie, ce qui fragilise durablement sa balance des paiements.

Le rapport souligne également que les avoirs extérieurs restent soutenus par les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger. Mais il traite davantage la diaspora comme une source de devises que comme un acteur économique stratégique.

2- Une diaspora réduite à ses transferts financiers : la diaspora tunisienne apparaît principalement dans le rapport sous l’angle des transferts de revenus. La BCT indique que les revenus entrants ont atteint 14,4 milliards de dinars en 2025, avec une forte contribution des revenus du travail, qui représentent 79,5 % du total des crédits liés aux revenus. Mais une grande question reste sans réponse : combien sont réellement les Tunisiens établis à l’étranger en 2025 ? Quelle est leur structure démographique ? Quels sont leurs investissements productifs ? Quelle part représente l’épargne diaspora dans le financement de l’économie ?

Ces réponses sont importantes. La diaspora ne doit pas être analysée seulement comme un «distributeur automatique de devises». Elle constitue aussi un capital humain, entrepreneurial, scientifique et technologique.

Une banque centrale moderne devrait fournir une cartographie économique complète de cette communauté : nombre, pays d’installation, profils professionnels, investissements immobiliers et productifs, transferts formels et informels.

3- Le honteux silence sur l’économie informelle : l’un des grands angles morts du Rapport annuel 2025 est l’économie informelle. Or, en Tunisie, l’économie parallèle constitue une composante majeure du fonctionnement économique réel : commerce informel, circuits parallèles de change, travail non déclaré, importations hors circuits officiels… Quasiment 37 à 40% de l’économie (du PIB) est opérée par le secteur informel.

La BCT analyse avec précision les flux bancaires, monétaires et extérieurs, mais elle ne propose pas une estimation actualisée du poids de cette économie parallèle ni de son impact sur : la création monétaire ; la fiscalité ; la concurrence entre entreprises ; la demande de devises ; la politique de change.

Ce silence méthodologique est problématique. Une banque centrale ne peut pleinement comprendre la circulation monétaire nationale sans intégrer les circuits économiques et les mécanismes économique (de transmission et de carburation) qui échappent partiellement au système bancaire.

4- L’absence d’analyse des entreprises communautaires : le rapport consacre plusieurs développements à l’innovation financière, à la digitalisation et à l’inclusion financière. Il détaille notamment les projets numériques comme la plateforme Exop dédiée aux opérations de change et la modernisation des systèmes financiers.

Cependant, les entreprises communautaires (chariket ahliya) constituent un angle mort. Leur apparition dans le paysage économique tunisien représente une tentative de renouvellement du modèle entrepreneurial, particulièrement dans les régions marginalisées.

Même si leur poids économique reste encore limité, leur analyse aurait permis d’évaluer leur nombre, leur financement, leurs difficultés administratives, leur contribution à l’emploi régional et leur accès au crédit bancaire.

Le silence sur ce phénomène prive le lecteur d’une partie du débat économique contemporain.

5- Une dépendance financière internationale peu interrogée : le rapport décrit une coopération internationale active avec plusieurs institutions. Il mentionne notamment la coopération financière avec le Fonds Monétaire Arabe, qui a permis un crédit automatique de 14,381 millions de dinars arabes de compte, soit environ 4,6 millions de dollars américains, ainsi que la possibilité d’une enveloppe supérieure à 200 millions USD dans le cadre d’un crédit élargi. Il évoque aussi les relations avec le FMI, la Banque mondiale, Afreximbank et différents programmes de coopération technique.

Mais une question stratégique demeure insuffisamment développée : comment réduire progressivement la dépendance financière extérieure tout en maintenant les équilibres macroéconomiques ?

La question n’est pas l’existence de ces partenariats, qui sont courants pour toutes les économies émergentes. La question est celle de la capacité nationale à retrouver davantage d’autonomie financière.

Quand le silence devient une statistique

Le Rapport annuel 2025 de la BCT constitue une amélioration institutionnelle importante. Sa publication plus rapide, son volume documentaire et sa volonté affichée de modernisation représentent des progrès significatifs.

Cependant, un rapport annuel ne doit pas seulement raconter ce qui fonctionne. Il doit aussi mesurer ce qui échappe aux instruments traditionnels : économie informelle, diaspora, nouvelles formes entrepreneuriales, fractures régionales, dépendances financières…

Les chiffres publiés racontent une partie de la réalité. Les chiffres absents racontent souvent une autre histoire. Et c’est prévisible, la sélection adverse fonctionne à plein… et en plein jour.

La véritable transparence commence lorsque l’institution accepte de mesurer ses propres zones d’ombre. Car en économie, le silence n’est jamais neutre : il devient lui aussi une statistique.

Les incohérences et erratums

Le rapport mérite d’être lu avec prudence. Certaines incohérences et erreurs ont été soulignées par une lecture rapide.

La plus nette incohérence vérifiée porte sur l’effectif de la Banque elle-même. En page 10, le rapport affirme noir sur blanc que «l’effectif global s’établit à 863 agents [fin 2025], contre 890 à fin 2024».

Une page plus loin (p. 11), le Tableau 3 de «Répartition du personnel par genre» donne pourtant, pour la même année 2024, un total de 865 agents (390 femmes + 475 hommes), et non 890. L’écart de 25 unités entre les deux chiffres, présentés à une page d’intervalle pour désigner le même effectif de référence, n’est expliqué nulle part.

Deuxième incohérence, plus mineure mais bien réelle : le même tableau 3 (p. 11) affiche une part féminine de 46,6% dans l’effectif en activité de 2025, alors que le calcul direct (388 femmes sur 834 agents en activité, chiffres eux-mêmes cités en page 10) donne 46,5% — un écart d’arrondi d’un dixième de point qui, seul, serait négligeable, mais qui s’ajoute au premier signe d’un contrôle de cohérence interne perfectible sur le chapitre «Gouvernance et Stratégie».

Troisième point, plus substantiel celui-là : le Tableau 2-6 (p. 65) sur les «Principaux indicateurs de l’emploi» fait bondir la population active totale tunisienne de 4 084 000 personnes en 2023 à 4 532 000 en 2024, soit une hausse de 11% en une seule année — près de 450 000 personnes supplémentaires sur le marché du travail en douze mois — avant de la voir refluer à 4 255 000 en 2025 (-6,1%).

Un tel accordéon statistique, deux fois plus ample dans un sens que dans l’autre, n’est accompagné d’aucune note de bas de tableau, d’aucune mention de révision de base, de changement d’enquête ou de rupture de série de l’Institut national de la statistique, alors même que cette variable détermine mécaniquement le taux de chômage affiché en une du rapport.

Ces trois éléments suffisent, à eux seuls, pour justifier une lecture prudente des statistiques rapportées. On invite la BCT à communiquer mieux et plus sur les données manquantes dont, notamment, le secteur informel, les effectifs des expatriés, le financement de l’économie par la création monétaire, les impératifs et enjeux de la souveraineté du pays en matière de financements, les vraies des séries traitant de l’emploi, de la population active et implicitement du chômage.

Blog de l’auteur : E4T.

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