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Baisse de de 0,2 % de l’indice mondial des prix alimentaires en mai

06. Juni 2026 um 12:30

Les prix alimentaires mondiaux ont baissé de 0,2 % en mai par rapport à avril, la hausse des prix des céréales et du sucre ayant été compensée par la baisse des prix des huiles végétales et des produits laitiers, selon le dernier rapport de la FAO.

L’indice FAO des prix alimentaires s’est établi en moyenne à 130,8 points en mai, légèrement inférieur au niveau révisé d’avril, qui était de 131 points. La baisse du prix de l’huile de palme (pour la première fois depuis 5 mois) et de l’huile de soja a compensé les perturbations des flux d’intrants agricoles essentiels dues à la guerre au Moyen-Orient.

Dans un rapport distinct, la FAO prévoit une production céréalière mondiale de 2,982 milliards de tonnes métriques pour 2026-2027, ce qui correspond à une baisse de 2 % par rapport à l’année précédente. La guerre en Iran a restreint l’acheminement de carburant et d’engrais via le détroit d’Ormuz, entraînant une flambée des prix des principaux intrants agricoles. Cette situation a renchéri le coût de production du maïs, du riz et d’autres denrées alimentaires.

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De Tunis à Dubaï, Mehdi Gharbi bâtit des ponts technologiques entre trois continents

05. Juni 2026 um 16:59

Lorsqu’il évoque son parcours, Mehdi Gharbi ne parle ni de réussite fulgurante ni de raccourcis. Il parle surtout de patience, de persévérance et d’opportunités saisies au bon moment.

Ingénieur spécialisé dans les télécommunications et les réseaux mobiles, certifié PMP en gestion de projets, ce Tunisien installé aujourd’hui à Dubaï a passé près de deux décennies au cœur des infrastructures qui rendent possible un monde toujours plus connecté.

Avant de lancer sa propre société de conseil aux Émirats arabes unis, son parcours l’a conduit de la Tunisie à la France, puis vers certains des projets technologiques les plus ambitieux du secteur automobile.

Pendant 14 ans, il évolue dans l’écosystème Orange, entre la Tunisie et la France. Une période déterminante durant laquelle il participe à la gestion de projets complexes impliquant plusieurs pays, opérateurs et partenaires internationaux. “Cette expérience m’a permis de comprendre comment piloter des projets à grande échelle avec des équipes multiculturelles et des acteurs internationaux”, explique-t-il.

En 2019, il s’installe en France. Quelques années plus tard, une nouvelle opportunité s’offre à lui lorsqu’il rejoint le groupe japonais NTT, l’un des géants mondiaux des télécommunications.Le projet qui lui est confié a pour nom BMW. Sa mission est de piloter l’écosystème télécom qui permet aux véhicules du constructeur allemand de rester connectés partout dans le monde.

Derrière une fonctionnalité aussi simple en apparence qu’un appel d’urgence automatique ou une connexion Internet embarquée se cache en réalité une infrastructure mondiale complexe. Grâce à des cartes eSIM intégrées et à des accords de roaming internationaux, les véhicules peuvent transmettre des données, communiquer avec différents services et rester connectés quel que soit le pays où ils circulent. “Nous avons construit tout un environnement réseau dédié exclusivement à BMW”, résume-t-il. Aujourd’hui encore, les usages continuent d’évoluer. Les équipes travaillent notamment sur des solutions permettant à une voiture d’envoyer automatiquement un rapport détaillé aux compagnies d’assurance en cas d’accident ou de sinistre.

Pour Mehdi Gharbi, cette expérience constitue un tournant. “Le projet BMW m’a beaucoup appris sur la gestion de programmes internationaux et sur les technologies qui façonnent la mobilité de demain.” En 2024, il choisit de franchir une nouvelle étape en s’installant à Dubaï pour créer sa propre structure: Protel Consulting DMCC. L’objectif? Accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation digitale, d’intelligence artificielle, d’Internet des objets et d’infrastructures télécoms. Mais derrière cette création d’entreprise se cache aussi une volonté plus personnelle: bâtir des passerelles entre les différents écosystèmes technologiques qu’il a découverts au fil de sa carrière. “Mon ambition est de créer un pont entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique”, affirme-t-il. Aujourd’hui, l’entreprise travaille avec des clients basés en France, au Luxembourg et aux Émirats arabes unis. Ses activités s’articulent autour de 3 axes; le conseil, la R&D et le développement commercial. L’IA occupe une place croissante dans cette stratégie. L’entreprise développe actuellement plusieurs solutions destinées à répondre à des problématiques concrètes dans des secteurs variés: immobilier, villes intelligentes, tourisme, restauration ou encore détection de fraude. “Nous ne développons pas de l’IA pour faire de l’IA. Nous construisons des solutions adaptées aux besoins réels des entreprises”, insiste-t-il. L’un des projets les plus structurants pour l’avenir de l’entreprise est né d’une collaboration avec la King Abdullah University of Science and Technology (KAUST), en Arabie saoudite. Ce partenariat a notamment contribué à ouvrir la voie à une implantation et à des recrutements en Tunisie. Car malgré une carrière désormais largement internationale, Mehdi Gharbi garde un lien fort avec son pays d’origine. Une partie des activités de Protel Consulting est aujourd’hui développée depuis Tunis, où l’entreprise accueille des stagiaires, des étudiants en projet de fin d’études et de jeunes ingénieurs. Des profils issus notamment de SUP’COM ou de l’ENIT participent déjà à certains projets menés pour des clients internationaux. ” Le talent existe en Tunisie. Ce qui fait souvent la différence, c’est la discipline, la volonté et l’envie d’apprendre”», estime-t-il. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple recrutement. Il s’agit aussi de permettre à de jeunes ingénieurs tunisiens d’accéder à des projets auxquels ils n’auraient pas forcément accès depuis leur marché local. “Lorsqu’ils travaillent sur des projets internationaux, ils gagnent en expérience, en expertise et en visibilité. C’est bénéfique pour eux mais aussi pour l’ensemble de l’écosystème.” 

L’aventure entrepreneuriale n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille.Il essuie trois refus de visa successifs et doit attendre près de six mois avant de pouvoir finaliser son installation et s’installer à Dubaï. “Cela a probablement été l’une des périodes les plus difficiles de mon parcours”, reconnaît-il.

L’adaptation de sa famille à un nouvel environnement, notamment anglophone, représente également un défi. Mais il souligne la facilité d’intégration offerte par une ville où la majorité des habitants sont des expatriés venus des quatre coins du monde. Deux ans après le lancement de son entreprise, Protel Consulting compte une dizaine de collaborateurs et poursuit sa croissance. Pour Mehdi Gharbi, cette trajectoire reste avant tout le résultat d’un travail de longue haleine. “La persévérance, le réseau professionnel, la curiosité et la patience et KAUST ont joué un rôle essentiel dans mon parcours”, résume-t-il.

Une philosophie qui l’accompagne toujours aujourd’hui, alors qu’il continue de développer des projets à l’intersection des télécommunications, de l’intelligence artificielle et de l’innovation, avec une conviction intacte; les talents tunisiens ont toute leur place dans les grandes transformations technologiques mondiales.

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Selon TUI, la plus belle plage du monde se trouve en Tunisie, à Yasmine Hammamet

05. Juni 2026 um 16:08

Yasmine Hammamet arrive en tête d’un classement international des plus belles plages du monde pour 2026, confirmant l’attractivité de la destination tunisienne sur la scène touristique mondiale. La plage de Yasmine Hammamet a obtenu la meilleure note dans le « Beautiful Beach Index » élaboré par le groupe touristique TUI. Avec un score de 8,10 sur 10, elle devance des plages situées en Turquie, à Sainte-Lucie, en Grèce, à Malte, en Égypte et à Chypre. L’étude repose sur une analyse d’images satellites réalisée à l’aide d’outils de traitement d’images et d’intelligence artificielle. Les chercheurs ont évalué plusieurs critères, dont la couleur et la luminosité de l’eau, la qualité visuelle du sable, l’équilibre du paysage côtier et le niveau d’urbanisation visible. Selon TUI, Yasmine Hammamet s’est distinguée par ses eaux turquoise, son sable doré et un environnement côtier relativement préservé. S’étendant sur près de quatre kilomètres, la plage est particulièrement prisée des familles et des amateurs d’activités nautiques. Si la Turquie est le pays le plus représenté dans le Top 10 avec quatre plages classées, aucune destination n’a dépassé la station balnéaire tunisienne. La plage d’İçmeler Bay, à Bodrum, arrive en deuxième position avec une note de 7,87 sur 10, devant Reduit Beach à Sainte-Lucie (7,83). Le classement met également en lumière la présence de l’hôtel TUI Magic Life Africana, implanté à Yasmine Hammamet. L’établissement figure parmi les cinq resorts du groupe situés sur des plages classées dans le Top 10 mondial. À l’heure où les voyageurs préparent leurs vacances de 2026, cette distinction offre une nouvelle visibilité internationale à la destination tunisienne et renforce la position de Yasmine Hammamet parmi les stations balnéaires les plus attractives du bassin méditerranéen.

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Pont de Bizerte, hôpitaux, autoroute Tunis-Jelma… Le gouvernement met la pression pour accélérer les chantiers

05. Juni 2026 um 11:23

Le gouvernement hausse le ton sur les projets publics. Réuni le 4 juin, un conseil ministériel, présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, a appelé à accélérer la réalisation des grands chantiers en cours et à lever les obstacles qui retardent leur exécution.

Les autorités ont passé en revue l’avancement de plusieurs projets structurants dans les secteurs de la santé, des transports, de l’énergie, de l’eau, du numérique et de l’éducation. Parmi les dossiers suivis figurent le pont de Bizerte, l’autoroute Tunis-Jelma, le Réseau ferroviaire rapide, l’interconnexion électrique Tunisie-Italie ELMED ainsi que plusieurs hôpitaux régionaux et universitaires en construction.

Le gouvernement mise sur ces investissements pour soutenir la croissance, améliorer les services publics et stimuler l’emploi dans les régions. Une attention particulière a été accordée aux retards de réalisation, avec un appel à renforcer le suivi sur le terrain et à accélérer les procédures administratives. L’exécutif a également mis en avant les réformes en cours pour améliorer le climat de l’investissement, notamment la révision de certains textes réglementaires, la réduction des délais de traitement des dossiers, la simplification des autorisations administratives et le développement des services numériques de l’administration.

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Bilan du projet PAMPAT 2: les produits du terroir comme levier de développement touristique

La deuxième phase du Projet d’Accès aux Marchés des Produits Agroalimentaires et de Terroir (PAMPAT 2) s’est achevée sur un bilan jugé particulièrement positif pour les filières agroalimentaires tunisiennes.

Porté par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et financé par la Confédération suisse, le programme a confirmé le rôle stratégique des produits du terroir dans le développement régional, la création d’emplois et la diversification de l’offre touristique tunisienne.

La clôture officielle du programme a été marquée par une rencontre organisée à Tunis en présence des partenaires institutionnels, des représentants des secteurs public et privé ainsi que des acteurs des filières concernées. L’événement a permis de revenir sur les principaux résultats du projet et sur les perspectives d’avenir d’un secteur désormais considéré comme un véritable moteur économique territorial.

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Cérémonie officielle de clôture du projet.

3,74 millions d’euros de budget

S’inscrivant dans la continuité de la première phase du programme menée entre 2013 et 2019, PAMPAT 2 a bénéficié d’un budget de 3,74 millions d’euros pour la période 2020-2026. Cette nouvelle étape a permis de consolider les acquis précédents tout en élargissant le champ d’intervention à de nouvelles filières telles que les dérivés de dattes, les tomates séchées et les grenades, tout en poursuivant parallèlement l’accompagnement de la filière figue de Barbarie.

Le programme a été déployé notamment dans les régions de Kairouan, Nabeul et Testour avec pour objectif d’améliorer la qualité, la productivité et la conformité des produits tout en facilitant leur accès aux marchés internationaux. PAMPAT 2 a également encouragé l’entrepreneuriat, l’innovation, la diversification des produits ainsi que la promotion des indications géographiques et des labels de qualité.

250 entreprises et 1 000 agriculteurs bénéficiaires

Les résultats enregistrés entre 2020 et 2026 illustrent l’ampleur de l’impact du projet. Plus de 250 entreprises et 1 000 agriculteurs ont bénéficié d’un accompagnement direct. Le programme a favorisé le lancement de 566 nouveaux produits sur les marchés et la création de 3 600 emplois, dont près de 90 % occupés par des femmes. Par ailleurs, 58 nouvelles entreprises ont vu le jour grâce au programme, tandis que les exportations des filières soutenues ont progressé de 194 %. Les investissements réalisés par les entreprises accompagnées ont approché les 9 millions d’euros.

Pour le ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, le programme a contribué à transformer des filières traditionnelles en secteurs innovants et compétitifs. Les responsables du projet ont notamment souligné l’émergence d’un tissu de PME agroalimentaires davantage tournées vers l’exportation et capables de valoriser les ressources locales tout en renforçant l’attractivité économique des régions.

Tourisme, gastronomie, culture et artisanat

Au-delà de la dimension agricole et industrielle, PAMPAT 2 a également misé sur l’intégration du tourisme, de la gastronomie, de la culture et de l’artisanat dans une logique de développement territorial durable. Une stratégie nationale de valorisation des produits du terroir a ainsi été élaborée et expérimentée dans plusieurs régions pilotes.

Le programme a notamment contribué à promouvoir des produits emblématiques comme l’huile d’olive, la rose ou encore l’eau de fleur d’oranger, tout en favorisant l’émergence de nouvelles expériences touristiques immersives autour du patrimoine local.

En collaboration avec le ministère du Tourisme et plusieurs agences de voyages, le projet a permis depuis 2022 d’accompagner 383 bénéficiaires issus de différents secteurs et de soutenir 52 opérateurs proposant de nouvelles offres touristiques. Près de 11 000 visiteurs ont ainsi bénéficié de ces circuits et expériences inspirés du terroir tunisien.

Routes thématiques

Cette approche répondait à l’évolution des attentes des voyageurs internationaux, de plus en plus en quête d’expériences authentiques, culturelles et humaines. Les routes thématiques développées dans des régions comme Nabeul et Kairouan ont ainsi contribué à renforcer l’attractivité touristique locale en rapprochant les visiteurs des artisans, producteurs et créateurs.

Le projet a également encouragé des passerelles inédites entre artisanat et terroir à travers l’initiative « Artiterroir », un concours valorisant les créations artisanales inspirées des produits du terroir. Cette démarche visait à faire émerger un véritable art de vivre tunisien associant patrimoine, savoir-faire et identité régionale.

Parallèlement, le Concours Tunisien des Produits du Terroir a joué un rôle moteur dans cette dynamique. Sa cinquième édition organisée en 2025 a enregistré 539 produits en compétition et permis de décerner 165 médailles à 119 entreprises, dont près des trois quarts étaient dirigées par des femmes. Selon les organisateurs, les produits récompensés ont enregistré des hausses de ventes allant de 30 à 50 %.

À travers cette approche intégrée, PAMPAT 2 a posé les bases d’un nouveau modèle de développement territorial fondé sur la valorisation durable des richesses régionales et du savoir-faire tunisien, avec l’ambition de répliquer cette expérience dans d’autres régions du pays.

D.T

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Creative Tunisia: clôture du programme de Tounes Wijhetouna

Creative Tunisia : cinq ans d’actions, un bilan tangible pour l’artisanat et le design tunisiens. Porté dans le cadre du programme Tounes Wijhetouna, le projet aura tenté d’introduire une approche plus économique et collaborative de l’artisanat tunisien, en misant sur le design, l’innovation et la structuration des filières.

Le rideau est tombé, le 5 mai 2026, sur le projet Creative Tunisia, à l’occasion d’une cérémonie organisée en présence de plus de 400 participants et présidée par Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie et Sofiane Tekaya, ministre du Tourisme et de l’Artisanat.

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Un bilan affiché sous le signe du succès

Une clôture institutionnelle qui marque surtout la fin de cinq années d’intervention dans un secteur longtemps présenté comme stratégique, mais souvent confronté à des difficultés structurelles de valorisation, de commercialisation et de modernisation.

Le bilan avancé par les instigateurs du projet annonce avoir mis en avant 17 chaînes de valeur accompagnées, une couverture de 18 gouvernorats, l’appui à 18 associations, la création de six hubs créatifs et l’accompagnement de plus de 3 000 bénéficiaires.

L’huile d’olive au premier plan

L’un des volets les plus concrets de cette clôture aura été la rencontre B2B consacrée à l’innovation dans le conditionnement de l’huile d’olive tunisienne. À cette occasion, une nouvelle collection de bouteilles en grès a été dévoilée. Fruit de collaborations entre designers et artisans, cette initiative illustre l’orientation défendue par le projet : utiliser le design comme levier de valorisation économique et identitaire des produits tunisiens.

L’idée n’est pas anodine. Dans un marché mondial où l’image, le packaging et le storytelling deviennent presque aussi importants que le produit lui-même, la Tunisie cherche encore à mieux positionner ses productions à forte valeur culturelle. L’huile d’olive, régulièrement saluée pour sa qualité, reste souvent exportée en vrac ou sous des marques étrangères, limitant les retombées économiques directes pour le pays.

Logique de coopération

Au-delà des réalisations matérielles, ONUDI Tunisie et l’Office National de l’Artisanat Tunisien, partenaires de mise en œuvre du projet, auront surtout cherché à instaurer une logique de coopération entre artisans, designers, institutions et acteurs économiques. Une dynamique encore fragile, mais qui commence à faire émerger une vision plus contemporaine de l’artisanat tunisien, moins folklorique et davantage orientée vers la création de valeur.

Financé par l’Union européenne en Tunisie avec une contribution de l’Agenzia Italiana per la Cooperazione allo Sviluppo, le projet Creative Tunisia laisse ainsi derrière lui des outils, des réseaux et des expériences pilotes. Reste désormais à savoir si ces acquis pourront survivre à la fin du financement international et s’inscrire durablement dans les politiques publiques et les réalités du marché.

©Destination Tunisie

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Active Travel, Meilleure Agence de Voyage en Tunisie 2025-2026 : votre passeport pour l’évasion et la découverte

Pour les passionnés de voyage et de découverte, une nouvelle s’impose : Active Travel vient d’être élue « Brand of the Year 2025-2026 », confirmant son statut de meilleure agence de voyage en Tunisie 2025-2026. Une consécration qui récompense 18 ans de passion au service des voyageurs tunisiens, en Tunisie comme aux quatre coins du monde.

Quand on aime voyager, on aime être bien accompagné. Active Travel, votre partenaire privilégié pour l’évasion, a été honorée du prestigieux trophée « Brand of the Year 2025-2026 ». Cette distinction, décernée par la confiance des Tunisiens, confirme notre position de meilleure agence de voyage en Tunisie 2025-2026 et renforce notre engagement à vous offrir des expériences de voyage inoubliables, des plus belles plages tunisiennes aux destinations les plus lointaines.

Le sacre de votre agence préférée : la confiance des Tunisiens récompensée

La cérémonie de remise du trophée « Brand of the Year 2025-2026 », tenue le 7 février 2026, a célébré la relation unique qu’Active Travel entretient avec ses clients. Ce prix, fruit de vos votes, est la preuve de notre capacité à transformer vos rêves d’évasion en réalité, en vous proposant des voyages qui marquent les esprits. C’est grâce à votre fidélité qu’Active Travel s’affirme comme la référence pour tous vos projets de découverte, en Tunisie comme à l’international.

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Khaled Drira, directeur général de l’agence Active Travel, recevant le trophée.

Expertise et innovation : 18 ans au service de vos envies d’ailleursDepuis sa création en 2008, Active Travel a accumulé 18 ans d’expérience et un savoir-faire inégalé pour vous accompagner dans toutes vos aventures. Notre agence a su évoluer pour répondre à toutes vos attentes, des séjours locaux aux explorations lointaines. Notre offre complète est conçue pour satisfaire toutes vos envies de voyage :

-Voyages Organisés : Des circuits captivants en Tunisie et des itinéraires soigneusement élaborés vers les destinations les plus emblématiques du globe.

-Hébergement de Rêve : Une sélection exclusive d’hôtels, des cocons de charme aux resorts luxueux, en Tunisie et dans le monde entier, pour des séjours adaptés à chaque style et budget.

-Vols et Billetterie : Des solutions de vols flexibles et des tarifs compétitifs pour vous emmener partout où vous le souhaitez.

-Séjours sur Mesure : Créez le voyage de vos rêves avec nos experts, qui conçoivent des itinéraires personnalisés, adaptés à vos désirs les plus spécifiques.

-DMC Tunisie : Pour ceux qui souhaitent explorer les trésors cachés de la Tunisie, notre expertise locale garantit une immersion authentique et des découvertes uniques.

Notre engagement est de vous offrir une expérience d’évasion d’excellence, où chaque détail est pensé pour votre plaisir et votre sérénité.

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Proximité et confiance : le monde à portée de clic et un accompagnement personnalisé

Active Travel met le monde à votre portée grâce à son site web, www.activetravel.com.tn, qui vous permet de réserver et de payer en ligne en toute sécurité, 24h/24 et 7j/7. Pour un conseil personnalisé et un accompagnement sur mesure, nos deux points de vente à Tunis (Les Berges du Lac 1) et à Sfax (Route de Teniour) vous accueillent avec une équipe de conseillers passionnés. Que vous préfériez la facilité du numérique ou la chaleur d’un échange en agence, Active Travel est là pour vous, consolidant ainsi un partenariat de confiance durable.

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Vision d’avenir : l’aventure continue, ensemble

Active Travel croit profondément au pouvoir transformateur du voyage, une source inépuisable d’apprentissage et de découverte. En tant que meilleure agence de voyage en Tunisie, nous nous engageons à continuer d’innover pour vous proposer des destinations toujours plus fascinantes et des expériences toujours plus riches. Le trophée « Brand of the Year 2025-2026 » est une source de motivation supplémentaire pour vous accompagner dans toutes vos futures explorations. Merci de faire d’Active Travel votre passeport pour le monde.

🔗 Site Active Travel : https://activetravel.com.tn/

🔗 Site Active Events : https://www.activevents.com.tn/

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Saison été 2026: déjà en mauvaise santé, Tunisair et la CTN face à de nouveaux sacrifices

À l’approche de la saison estivale 2026, le gouvernement a décidé d’une série de mesures destinées à faciliter le retour des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE). Tunisair et la CTN, en tant que transporteurs publics, vont devoir supporter les coûts de cette politique sociale.

Tunisair et la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) une nouvelle fois dos au mur cet été. Les deux transporteurs publics ont en effet été « appelés » par le gouvernement le 25 avril 2026 à consentir d’importants efforts tarifaires à destination des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) cet été.

Mais derrière l’affichage social et politique, la question de la soutenabilité économique de ces décisions se pose avec acuité.

Une politique tarifaire volontariste

Pour la saison été 2026, Tunisair est invitée à réserver un volume significatif de sièges à des tarifs préférentiels sur les lignes reliant la Tunisie aux principaux pays de résidence des TRE.

À cela s’ajoutent des avantages sur les bagages, la suppression des frais de modification ou d’annulation, la réduction des frais de service et même un prolongement de la période de voyage jusqu’à septembre.

La compagnie devra également renforcer ses offres promotionnelles d’early booking, et proposer des tarifs spécifiques pour les étudiants tout au long de l’année.

La CTN également impliquée

De son côté, la CTN est appelée à appliquer des réductions substantielles sur les billets, y compris pour les véhicules.

Des tarifs réduits sont à prévoir sur les lignes Marseille et Gênes, avec une attention particulière portée aux familles, notamment celles composées de quatre personnes avec véhicule. La mise en place de facilités de paiement et de grilles tarifaires différenciées en haute saison devra compléter ce dispositif.

Des entreprises publiques sous pression

Si ces mesures répondent à un objectif social légitime — soutenir le pouvoir d’achat des TRE et encourager leur retour — elles interviennent dans un contexte financier particulièrement préoccupant pour les deux transporteurs publics.

La situation de Tunisair est depuis plusieurs années qualifiée de critique. Endettement élevé, flotte vieillissante, retards chroniques : la compagnie peine à retrouver un équilibre, au point que certains observateurs n’hésitent plus à parler d’une entreprise en situation quasi-agonisante. Dans ce contexte, imposer des tarifs réduits, assortis d’avantages commerciaux supplémentaires, revient à rogner davantage sur des marges déjà très limitées et accentuer la précarité financière.

Lire aussi: Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

La Compagnie Tunisienne de Navigation, bien que dans une situation légèrement moins médiatisée, n’échappe pas non plus aux difficultés structurelles. Coûts d’exploitation élevés, dépendance saisonnière et concurrence accrue pèsent sur ses performances.

Le paradoxe de la haute saison

Traditionnellement, la période estivale constitue pour ces deux entreprises une bouffée d’oxygène financière. C’est durant la haute saison qu’elles réalisent l’essentiel de leurs recettes, permettant de compenser les pertes accumulées durant les mois creux. Or, en instaurant des réductions massives précisément sur cette période stratégique, le gouvernement prend le risque de fragiliser davantage leur équilibre.

À cela s’ajoute un facteur aggravant : la volatilité des prix du kérosène, qui pourrait renchérir significativement les coûts d’exploitation du transport aérien. Dans un tel contexte, toute baisse de revenus unitaires devient encore plus difficile à absorber.

Une approche centrée sur le prix, au détriment de la qualité ?

Autre point d’interrogation : l’absence, dans ces annonces, de mesures concrètes visant à améliorer l’expérience globale des voyageurs. Ni Tunisair ni la Compagnie Tunisienne de Navigation ne semblent concernées par des engagements relatifs à la qualité de service dans les aéroports et les ports qui relèvent certes d’autres opérateurs (en l’occurrence OACA et OMMP) lesquels auraient dû également être impliqués dans la démarche.

Les problématiques récurrentes — délais d’attente, gestion des flux, lenteur de livraison des bagages — restent pourtant au cœur des critiques formulées par les usagers, notamment les TRE lors de leur retour estival et notamment sur l’aéroport Tunis-Carthage. En l’absence d’améliorations sur ces aspects, la baisse des tarifs pourrait apparaître comme une réponse partielle, voire insuffisante.

Entre impératif social et réalité économique

Les mesures arrêtés en conseil ministériel au niveau de la présidence du gouvernement s’appuient certes sur un impératif social mais ne répond à aucune logique de viabilité économique. Si elles répondent à une attente forte de la diaspora tunisienne, elles soulèvent des interrogations légitimes quant à leur impact sur ces deux entreprises publiques déjà fragilisées.

À court terme, l’effet d’annonce et la dimension symbolique sont indéniables. Mais à moyen terme, sans stratégie de redressement structurel ni amélioration tangible de la qualité de service, le risque est réel de voir ces décisions accentuer les difficultés de deux piliers du transport national, au moment même où ils devraient consolider leurs ressources.

©Destination Tunisie

*Illustration générée par l’IA

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Tourisme et transport aérien en Tunisie : pourquoi une croissance à 2 chiffres est tout à fait plausible

Une tribune de Karim Chouchane, Directeur Général de Kars International et Président du Conseil Stratégique et Prospectif de la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) :

« La Tunisie a franchi en 2025 un cap symbolique avec 11 millions d’entrées touristiques. Un chiffre record, à première vue. Mais derrière cette performance, la lecture mérite d’être nuancée : près de 4 millions de visiteurs algériens ont accédé au territoire par voie terrestre, tandis que le trafic aérien s’est établi autour de 6 millions de passagers.

Ce décalage pose une question centrale : peut-on durablement faire croître le tourisme sans une montée en puissance significative du transport aérien ?

L’illusion du levier unique

Le débat sur l’Open Sky, souvent présenté comme une solution miracle, doit être replacé dans une perspective plus large. L’ouverture du ciel ne saurait, à elle seule, compenser les limites structurelles de l’offre touristique tunisienne.

L’enjeu dépasse largement la capacité aérienne, Il réside dans la profondeur du produit touristique : raréfaction du tourisme de congrès et d’événementiel, recul du tourisme de santé, des seniors et insuffisante structuration d’une programmation culturelle à l’année. Autant de segments qui conditionnent l’attractivité réelle d’une destination.

Autrement dit, les passagers ne viennent pas pour un vol, ils viennent pour une expérience.

Aéroports sous-utilisés, attractivité en question

Le paradoxe tunisien est là : des infrastructures aéroportuaires intérieures – Tabarka, Tozeur, Gafsa – sous-exploitées malgré des incitations gouvernementales fortes, notamment l’exonération des redevances aéroportuaires. Il en est de même pour Djerba et Enfidha actuellement en sous-capacité et dont le potentiel pourrait contribuer significativement à l’essor de l’activité touristique.

Ce constat confirme une réalité simple : l’offre aérienne ne précède pas la demande, elle l’accompagne. Sans produit touristique différencié et structuré, aucune politique d’incitation ne peut durablement remplir des avions.

Dès lors, la question n’est pas uniquement celle des flux, mais celle de la désirabilité des territoires.

Compétitivité : au-delà du rapport qualité-prix

La Tunisie reste bien positionnée en termes de rapport qualité-prix. Mais ce critère n’est plus suffisant dans un marché globalisé et hautement concurrentiel.

La compétitivité d’une destination repose désormais sur une chaîne complète : accessibilité, fluidité des parcours, qualité des infrastructures, richesse de l’offre, lisibilité de la programmation.

À ce titre, la performance aéroportuaire devient un levier stratégique. Le temps de rotation des avions et la durée de passage des passagers dans les terminaux sont déterminants.

Réduire le temps d’attente – de trois heures à une heure grâce à la digitalisation et à la simplification des parcours – constitue un facteur clé pour capter une clientèle à forte valeur ajoutée, notamment celle des courts séjours (short breaks).

Gouvernance et régulation : des réformes structurantes

Le développement du transport aérien tunisien reste contraint par les accords bilatéraux qui limitent l’ouverture des lignes et la flexibilité du marché. Mais au-delà de ce cadre, une réforme de la gouvernance s’impose.

Trois institutions jouent un rôle central : l’OACA, la DGAC et l’ONTT. Elles sont indéniablement liées aux différentes autorités, police et douane en premier lieu. Leur action doit s’inscrire dans une logique de complémentarité opérationnelle, au service d’une stratégie unifiée (globale) de destination.

La DGAC, en particulier, gagnerait à renforcer son indépendance et à élargir son rôle, conformément aux standards de l’OACI. Au-delà notamment de ses missions  de sécurité et de sûreté, elle doit devenir un acteur de la régulation économique et du développement du secteur.

Les redevances aéroportuaires, principale source de financement, doivent être optimisées pour soutenir l’investissement, notamment en ressources humaines et techniques.

Une compagnie nationale comme locomotive

Dans cet écosystème, une compagnie nationale performante reste un levier structurant. Elle agit comme une locomotive, en assurant la connectivité, en soutenant les flux et en renforçant la compétitivité globale de la destination.

Tunis-Carthage : vitrine stratégique

L’aéroport de Tunis-Carthage doit incarner le niveau d’ambition de la destination. Aujourd’hui en situation de saturation fonctionnelle, il nécessite une modernisation en profondeur, à la hauteur des standards internationaux et des attentes des passagers.

Capital humain : anticiper la relève

Un autre défi, plus silencieux mais tout aussi stratégique, concerne les compétences. Le secteur aérien tunisien fait face à un renouvellement générationnel imminent. D’où la nécessité de structurer une offre de formation ambitieuse, capable non seulement d’assurer la relève, mais aussi de positionner la Tunisie comme un hub régional de formation aux métiers de l’aérien.

Vers une stratégie transversale

Au fond, la clé réside dans une approche intégrée. Le tourisme et le transport aérien ne peuvent plus être pensés en silos. Leur développement doit s’inscrire dans une stratégie transversale, impliquant d’autres secteurs, à commencer par la culture sans oublier l’implication des fédérations professionnelles et les régions dans l’élaboration de la vision de la destination Tunisie et notamment le développement du tourisme intérieur.

Programmer, structurer, valoriser : c’est en construisant une offre lisible et continue – festivals, événements, circuits – que la Tunisie renforcera son attractivité.

Horizon 2030 : changer de paradigme

L’objectif n’est pas simplement d’augmenter les chiffres. Il s’agit de transformer le modèle. Passer d’une logique de volume à une logique de valeur. D’une approche segmentée à une vision systémique. Et d’un débat centré sur l’Open Sky à une stratégie globale d’attractivité.

L’amélioration de la compétitivité et des performances ne passe pas nécessairement par une baisse des tarifs. À titre d’exemple, l’optimisation du temps de rotation des vols permet d’augmenter le nombre de rotations, et donc de générer davantage de revenus.

Il ne s’agit pas uniquement d’une mission relevant du Handling, mais bien d’une démarche collective impliquant l’ensemble des intervenants. Une réflexion concertée entre tous les acteurs est indispensable pour identifier et mettre en œuvre des leviers d’amélioration durables.

C’est à ce prix que la Tunisie pourra inscrire durablement son tourisme dans une trajectoire de croissance qualitative, portée par un transport aérien pleinement aligné avec ses ambitions.»

Karim Chouchane

 

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Tourisme alternatif : en finir avec la niche pour conquérir le grand public

Parce que le tourisme alternatif doit profiter au plus grand nombre de touristes au-delà du cercle des initiés, la Fi2T veut compter sur les agences de voyage pour la démocratisation du tourisme d’expérience.

Comment vulgariser le tourisme alternatif en Tunisie ? Partant du constat évident qu’il s’agit d’un gisement touristique à fort potentiel, la Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T) veut amorcer un rapprochement porteur de sens entre les hébergements de charme et les agences de voyages classiques spécialisées dans l’organisation de circuits et excursions.

L’objectif étant de structurer l’offre alternative pour l’intégrer durablement dans les circuits de distribution traditionnels d’une part et lever d’autre part les verrous réglementaires qui freinent encore l’essor du secteur.

Un déficit d’information malgré une offre d’excellence

La destination peut s’enorgueillir de disposer désormais d’un parc particulièrement riche et diversifié d’hébergements alternatifs.

Des maisons d’hôtes en bord de mer ou au cœur des médinas et des villes aux gîtes ruraux nichés dans les montagnes, ces structures ne se contentent plus d’offrir un toit pour les visiteurs de passage ; elles vendent une immersion.

Ateliers de poterie, démonstrations culinaires ou récolte de miel : l’expérience est au cœur du produit.

Lire aussi: Hébergements touristiques alternatifs : les dernières retouches avant l’adoption du nouveau cadre juridique 

Pourtant, un décalage persiste. Si les agences de voyages sont en quête perpétuelle de renouvellement pour leurs portefeuilles clients, elles se heurtent à un déficit d’information du segment.

D’où la nouvelle orientation qui a été lancée hier à Tunis dans le cadre d’une action intitulée Tunisia Slow Travel. « Il s’agit d’une initiative destinée à renforcer les relations commerciales entre acteurs pour connaître les structures agréées et leurs capacités », explique Ahmed Oubaia, président du groupement des agences de voyages au sein de la Fi2T.

L’urgence des nouveaux cahiers des charges

Le principal frein à cette synergie reste d’ordre administratif. Pour intégrer une étape « alternative » dans un circuit, les agences doivent obtenir des visas préalables, souvent impossibles à obtenir pour des sites non encore homologués. Cette zone grise juridique place de nombreuses unités dans une situation d’illégalité involontaire.

Nebil Sinaoui, président du Groupement professionnel des hébergements alternatifs à la Fi2T, ne cache pas les enjeux : « Les hébergements alternatifs peuvent apporter des résultats exceptionnels aux opérateurs traditionnels. Au-delà des difficultés, il faut résister pour relever les défis ». Le salut viendra sans aucun doute de la publication, attendue avec impatience par toute la profession, des nouveaux cahiers des charges qui seraient actuellement au niveau de la Présidence du Gouvernement.

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Nebil Sinaoui (au micro) et Houssen Ben Azouz lors de l’ouverture de la rencontre nationale BtoB avec les agences de voyage.

Une plateforme vitrine

Pour pallier le manque de visibilité, la fédération passe à l’offensive numérique. Dans une quinzaine de jours, une plateforme internet regroupant l’ensemble de l’offre (maisons, gîtes et tables d’hôtes) sera mise en ligne. Soutenu par le projet Bioted et le ministère de l’Agriculture, cet outil est présenté par Marwen Noureddine comme le futur hub de référence du secteur.

Houssem Ben Azouz, président de la Fi2T, précise la feuille de route : « Dans une première étape, il s’agira d’un site vitrine, avec pour ambition future d’y intégrer les transactions (réservation et paiement) ».

Sortir du « mass market »  

Le constat des experts de terrain est sans appel. Amel Jaiet, propriétaire de Dar Jebel et consultante auprès de la Fi2T, pointe l’obsolescence de certains modèles : « Nos circuits sont les mêmes, pourtant la Tunisie et les touristes ont changé. Le nouveau voyageur ne veut plus seulement voir, il veut vivre et se connecter ».

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Amel Jaiet lors du workshop de Networking a proposé de « designer des expériences, ouvrir une académie de la maison d’hôtes ou encore créer une banque d’expériences partagées.»

Dans la foulée, elle alerte également sur une sous-valorisation flagrante du produit tunisien. À titre de comparaison, elle évoque l’exemple d’une excursion vendue 20 DT à Tozeur qui se négocie l’équivalent de 170 DT à Dubaï. « Des marqueurs de notre ADN nous échappent », prévient-elle, citant des pays comme le Maroc ou le Portugal qui ont su faire évoluer leur récit touristique au cours de la dernière décennie notamment.

En voulant se rapprocher des agences de voyages, les acteurs de l’alternatif, à travers leur syndicat patronal, espèrent créer un contrepoids suffisant pour inciter les autorités à libérer le secteur de ses contraintes institutionnelles. L’enjeu est clair : transformer le potentiel en produit, et le produit en croissance pérenne.

©Destination Tunisie

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Vincci Hoteles célèbre son 25ème anniversaire avec de nouveaux projets à Ibiza et dans La Rioja

Vincci Hoteles poursuit son expansion vers de nouvelles destinations avec le développement de deux nouveaux projets à Ibiza et à Haro (La Rioja), qui viendront s’ajouter au portefeuille de la chaîne dans les années à venir.

Cette annonce coïncide avec le 25ème anniversaire de l’entreprise, un parcours toujours marqué par « La vision Vincci » : une manière unique d’interpréter les lieux, les espaces et l’expérience de l’hospitalité.

Avec ces nouveaux projets, le groupe renforce sa stratégie de croissance dans des destinations dotées d’une identité propre, en misant sur des hôtels qui dialoguent avec leur environnement et cherchent à s’intégrer à la vie culturelle et sociale de chaque lieu.

«Fêter ses 25 ans est un moment important pour Vincci Hoteles et une occasion de continuer à évoluer tout en conservant l’essence même qui a présidé à la création de l’entreprise. Notre façon de croître passe par le développement d’hôtels en phase avec le caractère de chaque destination, et des projets comme ceux d’Ibiza ou de La Rioja reflètent très bien cette conception de l’hôtellerie», souligne Carlos Calero, PDG de Vincci Hoteles.

Vincci Hoteles prépare son arrivée à Ibiza avec un nouvel hôtel cinq étoiles

Parmi les nouveaux projets, il convient de souligner l’arrivée de Vincci Hoteles à Ibiza, où la chaîne va développer un hôtel cinq étoiles dont l’ouverture est prévue pour la saison 2027. L’établissement comptera 116 chambres réparties sur deux étages et comprendra différents espaces destinés à enrichir l’expérience des clients, notamment un restaurant, deux bars, un rooftop, une piscine, une salle de sport et un spa.

Le projet a été conçu pour s’intégrer harmonieusement dans l’environnement, en conservant une hauteur modérée et une implantation architecturale en dialogue avec le paysage de la région. Cette approche répond à la volonté de la chaîne de développer des établissements qui s’adaptent au territoire tant d’un point de vue paysager qu’environnemental.

Avec l’arrivée d’Ibiza, Vincci Hoteles fait son entrée dans l’une des destinations touristiques les plus réputées de la Méditerranée, un lieu où nature, culture et vie sociale se côtoient et qui représente l’un des marchés les plus emblématiques du tourisme international.

Vincci Hoteles s’installe au cœur de La Rioja, à Haro

À ce projet s’ajoute un nouvel établissement à Haro (La Rioja), où la société ouvrira un hôtel quatre étoiles de 52 chambres dont l’ouverture est prévue pour fin 2027. Le projet sera situé sur un domaine de 7 000 mètres carrés qui abritait, à la fin du XIX siècle et au début du XX siècle, un domaine agricole et une cave de renom, redonnant ainsi vie à un lieu chargé d’histoire au sein de l’une des régions viticoles les plus emblématiques d’Espagne.

L’hôtel disposera d’un restaurant, d’une piscine extérieure, d’un spa et d’un parking, et a été conçu pour s’intégrer dans l’environnement naturel et culturel de la région. Le projet sera réalisé par l’architecte Rafael Aguilar Espizua, dont la conception architecturale vise à dialoguer avec le paysage et l’identité de Haro.

Cette ville de La Rioja, reconnue internationalement pour sa tradition viticole et pour la concentration de caves historiques qu’elle abrite, constitue l’un des lieux les plus emblématiques de la culture du vin dans notre pays. Avec ce nouvel établissement, Vincci Hoteles renforce son engagement en faveur de destinations à forte personnalité, où l’hôtel devient une porte d’entrée pour découvrir le territoire, sa gastronomie et sa tradition œnologique.

Ces deux projets partagent la même philosophie: créer des hôtels dotés d’une personnalité propre, capables de saisir l’esprit de la destination et de le retranscrire dans l’expérience du client. Cette approche fait partie de l’ADN de Vincci Hoteles depuis ses débuts et se reflète dans le design, l’architecture et le concept de chaque établissement.

La Vision Vincci : 25 ans à façonner notre propre conception de l’hospitalité

La présentation de ces nouveaux projets coïncide en outre avec un moment particulièrement important pour l’entreprise. Vincci Hoteles célèbre cette année son 25ème anniversaire, un parcours qui a débuté en 2001 avec la volonté de créer une chaîne hôtelière dotée d’une identité propre et d’une conception particulière de l’hospitalité.

Depuis lors, la société a développé un portefeuille d’hôtels urbains et de villégiature dans des destinations phares, en misant sur des projets singuliers et sur une vision de l’hôtellerie où le lieu, l’architecture et l’expérience du client s’inscrivent dans un même récit.

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L’hôtel Vincci Helios Beach à Djerba qui compte parmi les hôtels de la chaine qui se situent à Djerba aux côtés du Vincci Dar Midoun 4*; en plus de Hammamet (Vincci Saphir Palace &Spa 5*), Monastir  (Vincci Helya Beach 4*), et 
Zarzis (Vincci Safira Palms 4*).

Dans ce contexte, l’entreprise met en avant les 25 ans de la «vision Vincci», la manière dont la chaîne hôtelière a appréhendé l’hospitalité tout au long de son parcours : une façon d’envisager et de développer chaque projet, fondée sur le respect du caractère des lieux, l’intégration de l’architecture dans son environnement et le souci du détail dans l’expérience du client. Une vision qui a accompagné la croissance de l’entreprise depuis ses débuts et qui continue de guider son évolution future.

Cet anniversaire est également l’occasion de rendre hommage à l’héritage de son fondateur, Rufino Calero, et au chemin parcouru au fil des ans, tout en marquant le début d’une nouvelle étape au cours de laquelle l’entreprise poursuit sa croissance grâce à l’arrivée de nouvelles générations au sein du projet entrepreneurial.

Fort de cette combinaison d’expérience acquise et de vision d’avenir, Vincci Hoteles réaffirme son engagement en faveur d’une approche de l’hôtellerie fondée sur l’authenticité des lieux, le souci du détail et la création d’expériences en phase avec chaque destination.

À propos de Vincci Hoteles

Vincci Hoteles est une chaîne hôtelière espagnole qui s’appuie sur l’expérience de la famille Calero, forte de plus de cinquante ans d’expérience dans le secteur. Depuis sa création en 2001, l’entreprise a connu une croissance soutenue tant au niveau national qu’international dans le segment des hôtels quatre et cinq étoiles. Elle dispose actuellement d’un portefeuille de 41 hôtels situés dans des emplacements privilégiés en Espagne (29), au Portugal (6), en Tunisie (5) et en Grèce (1).

La chaîne mise sur un modèle qui se démarque, dans lequel chaque hôtel possède sa propre personnalité, adaptée à l’environnement et à la culture de la destination. Vincci Hoteles ne standardise pas ses espaces, mais la qualité de ses services, créant ainsi des établissements singuliers qui allient design, confort, emplacements exceptionnels, gastronomie et expériences uniques pour chaque type de voyageur.

Depuis sa création, Vincci Hoteles a intégré des critères de durabilité environnementale, d’impact social et de bonne gouvernance dans tous ses domaines de gestion. Un engagement qui a été récompensé par des certifications et des prix nationaux et internationaux, et qui se traduit par des actions concrètes au quotidien dans les hôtels.

(Publi-information)

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Aéroports TAV Tunisie : réviser les accords aériens pour libérer Enfidha et Monastir

TAV Tunisie attend un signe fort de l’État pour libérer le potentiel de ses infrastructures aéroportuaires.

Avec une superficie de 4 300 hectares, l’aéroport d’Enfidha-Hammamet est la plus vaste infrastructure aéroportuaire d’Afrique du Nord.

Malgré cette dimension, le site enregistre un volume de trafic nettement inférieur à ses capacités techniques.

Lors d’une rencontre récente avec les médias, Mélanie Lefebvre, directrice générale de TAV Tunisie, qui gère les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir-Habib Bourguiba, a souligné ce déséquilibre en précisant que la Tunisie dispose d’une infrastructure de haute performance dont l’exploitation actuelle se retrouve limitée à un usage minimal.

Aujourd’hui, bien que TAV Tunisie table sur une croissance de 5 % dans la conjoncture actuelle du trafic des passagers pour l’aéroport d’Enfidha, ce chiffre reste en deçà des capacités réelles de l’infrastructure.

En 2025, l’aéroport n’a accueilli que 1,5 million de passagers, alors qu’il est dimensionné pour 7 millions et jusqu’à 28 millions à terme avec les extensions prévues.

Ce décalage représente un manque à gagner colossal, particulièrement pour l’État. On estime que le plein usage de ce site pourrait rapporter à la Tunisie jusqu’à 7 milliards de dinars par an.

Le verrou des accords aériens obsolètes

Pourquoi un tel blocage ? L’un des obstacles majeurs, selon la première responsable de TAV Tunisie, réside dans les barrières administratives.

La Tunisie est encore régie par des accords bilatéraux aériens obsolètes, qui ne correspondent plus aux réalités du marché mondial, explique-t-elle.

Ces textes rigides limitent l’accès des compagnies aériennes étrangères, notamment européennes comme EasyJet, les empêchant d’ouvrir de nouvelles lignes vers Enfidha, précise encore Mélanie Lefebvre.

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Pour TAV Tunisie, la mise à jour de ces accords est une urgence absolue. Le potentiel est là, mais les barrières administratives agissent comme un frein au développement des aéroports d’Enfidha et Monastir, affirme-t-elle.

En revanche, l’opérateur affiche une volonté claire de diversifier ses sources de revenus en allant chercher des marchés à forte valeur ajoutée tels que la Russie et les pays du Golfe.

Ce sont des régions où la demande pour la destination Tunisie est forte, mais où les liaisons peinent à se structurer faute d’une vision réglementaire moderne.

L’État gagnant

Il est crucial de comprendre la structure économique de ce partenariat entre TAV Tunisie et l’État:

Les frais aéroportuaires perçus par TAV Tunisie ne représentent que 3 % des recettes totales générées par les passagers transitant par Enfidha et Monastir. Les 97 % restants tombent directement dans l’escarcelle de l’économie tunisienne : hôteliers, restaurateurs, artisans, commerçants, etc.

Dans cette optique, l’argument d’attendre pour investir ne tient pas. Pourquoi attendre l’échéance de la fin de la concession en 2047 pour développer l’infrastructure ?

L’État a tout intérêt à ce qu’Enfidha se développe dès maintenant, considère la directrice générale. D’autant plus que récupérer, au terme du contrat, un aéroport doté de quatre terminaux actifs et dynamiques est une perspective bien plus lucrative que de reprendre un site sous-exploité avec un seul terminal fonctionnel.

De plus, bien que l’extension de l’aéroport de Tunis-Carthage nécessite du temps, Enfidha offre une solution immédiate et extensible à exploiter dès à présent.

L’appel au « signe fort »

Aujourd’hui, TAV Tunisie, qui emploie plus de 600 compétences tunisiennes et investit massivement, dont 35 millions de dinars pour la rénovation imminente de Monastir, attend un signal politique. L’opérateur ne demande pas seulement des autorisations, il demande un partenariat de vision.

Le message envoyé à l’État est clair : « Il suffit de dire que l’État est prêt à travailler avec nous », déclare Mélanie Lefebvre. Ce signe fort permettrait de débloquer des investissements supplémentaires, de résoudre les problèmes de connectivité comme la liaison ferroviaire promise et de transformer enfin cet aéroport de classe mondiale en un véritable hub méditerranéen.

Enfidha-Hammamet n’est pas un projet en attente, c’est une solution en attente.

Entre les accords à dépoussiérer et les marchés internationaux à conquérir, les leviers de croissance sont identifiés.

Il ne reste plus qu’à l’État à tendre la main pour qu’Enfidha prenne enfin son envol définitif.

Destination Tunisie 

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L’aéroport d’Enfidha se relance dans l’activité cargo

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Des élus au parlement veulent instaurer un système national de « tourisme social »

A l’ARP, un groupe de parlementaires a proposé une initiative visant à instaurer un système national de tourisme social.

La Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat a tenu une séance aujourd’hui consacrée à l’audition des porteurs de plusieurs initiatives législatives. Parmi elles, une proposition de mise en place d’un système national de tourisme social.

Les concernés ont expliqué que la hausse des prix des appartements et des chambres d’hôtel dans les zones touristiques a contribué au recul des indicateurs du tourisme intérieur, devenu difficilement accessible pour les personnes à revenus faibles ou moyens. Ils estiment donc nécessaire d’intervenir pour obliger les établissements touristiques à assumer leur responsabilité sociale, notamment en consacrant une partie de leurs services à ces catégories.

30% de la capacité pour les catégories défavorisées

Lors du débat, les députés ont estimé que, malgré la dimension sociale et humaine évidente de la proposition de loi, son adoption se heurterait à plusieurs obstacles juridiques et pratiques. Ils ont notamment jugé irréaliste et excessif d’imposer aux établissements touristiques privés de réserver au moins 30 % de leur capacité d’hébergement et de services aux catégories défavorisées et à revenus limités.

Ils ont souligné que le tourisme social, en tant qu’expérience nouvelle dans le pays, devrait être introduit progressivement avec une évaluation régulière de ses résultats. Dans ce cadre, ils ont proposé que l’adhésion au programme de tourisme social soit volontaire, en contrepartie d’incitations financières et fiscales pour les établissements concernés.

En réponse aux interventions des députés, les représentants des initiateurs ont précisé que le taux de 30 % n’est qu’une proposition susceptible d’être révisée par la commission, tout comme les dispositions techniques du projet, qui devraient néanmoins comporter un minimum d’obligations pour garantir son application.

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Une liaison ferroviaire en projet pour desservir Tunis-Carthage

Selon les données officielles, le projet sera réalisée en trois phases distinctes, couvrant un total de plus de 20 kilomètres

Dans le cadre de son Plan de développement 2026-2030, l’État tunisien a annoncé hier un projet de création d’une nouvelle ligne de transport public ferroviaire destinée à améliorer la desserte de l’aéroport Tunis-Carthage et à renforcer la mobilité dans le Grand Tunis.

La première phase prévoit la réalisation d’un tronçon de 8 km reliant l’Avenue de la République à l’aéroport, en passant par le quartier de La Perle du Lac.

La deuxième phase, longue de 10 km, prolongera la ligne depuis La Perle du Lac jusqu’à la zone économique du Kram, également connue sous l’appellation Lac 3.

Enfin, une troisième phase de 4 km permettra d’étendre le réseau vers les quartiers des Jardins de Carthage, d’Aïn Zaghouan et de Bhar Lazreg, à proximité de l’hôpital Hôpital Mongi Slim La Marsa.

Parallèlement à ces développements d’infrastructure, un appel d’offres a été lancé pour l’acquisition de 30 rames ferroviaires destinées à exploiter cette future ligne.

Ce projet s’inscrit dans une volonté de fluidifier l’accès à l’aéroport et accompagner son plan d’extension qui a également été confirmé.

Image d’illustration générée par IA

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Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : un choix stratégique qui interroge

Le gouvernement tunisien a officiellement tranché concernant l’avenir de l’Aéroport international de Tunis-Carthage. Il a dévoilé hier son projet d’extension, sans toutefois aborder la nature de son financement.

La décision annoncée officiellement hier en conseil des ministres a clarifié une fois pour toutes les grandes orientations de l’Etat pour ce qui concerne le futur de l’aéroport Tunis-Carthage, première porte d’entrée dans le pays par voie aérienne avec 60 % du trafic tous aéroports confondus.

Il n’y aura donc pas de nouvel aéroport à construire comme cela avait été évoqué, de même que l’option de délocalisation vers l’Aéroport international d’Enfidha-Hammamet n’est de toute évidence plus à l’ordre du jour.

Le schéma retenu est celui d’une extension des infrastructures existantes avec la réalisation d’un nouveau terminal d’une capacité de 11,5 millions de passagers, portant la capacité globale à 18,5 millions (contre une surcapacité de 7,2 de voyageurs actuellement) en plus de la rénovation de l’actuel terminal pour porter sa capacité à 7 millions de passagers.

Une orientation qui, si elle répond de toute évidence à une logique budgétaire évidente, soulève néanmoins plusieurs interrogations de fond.

Une décision avant tout économique ?

Tout porte à croire que le choix retenu repose essentiellement sur des considérations financières et des impératifs de rationalisation des dépenses publiques. L’extension apparaît comme la solution la moins coûteuse à court terme.

Mais cette approche privilégie-t-elle une vision stratégique à long terme ? Certains observateurs estiment que les conséquences des arbitrages actuels risquent d’être reportées sur les générations futures, notamment si le choix arrêté s’avérait inadapté.

Les professionnels du tourisme laissés en marge : Autre point sensible : l’absence de consultation élargie des acteurs du tourisme et du voyage. Les professionnels du secteur, en première ligne avec leurs partenaires internationaux et leurs clients, disposent pourtant d’une lecture fine des tendances du marché, des attentes des compagnies aériennes et de l’évolution des flux touristiques.

Leur expertise aurait pu enrichir le débat stratégique autour d’une consultation appelée à fixer les enjeux de compétitivité de la destination Tunisie.

La question de la gouvernance et de la qualité de service : Au-delà des infrastructures, plusieurs voix s’interrogent sur les méthodes de gestion actuelles au sein de l’aéroport. Les critiques portent notamment sur des processus jugés peu flexibles et insuffisamment orientés vers l’expérience passager.

Sans réforme structurelle de la gouvernance et des pratiques opérationnelles, une extension physique suffira-t-elle à améliorer la qualité de service ?

L’angle mort de la législation aérienne : Peu de débats publics ont également porté sur le cadre réglementaire de l’aviation civile. Or, la législation actuelle impose encore des restrictions notamment sur les droits de trafic, un facteur déterminant dans l’attractivité d’une plateforme aéroportuaire.

Le dossier de l’Open Sky semble par ailleurs avoir été relégué au second plan, alors même qu’une clause prévoit que l’aéroport de Tunis-Carthage bénéficie d’une période de « protection » de cinq ans. Une situation qui continue d’alimenter les interrogations sur la stratégie d’ouverture du ciel tunisien.

Et le rôle de Tunisair dans cette nouvelle configuration ?

La question de l’adaptation de l’aéroport aux besoins spécifiques de la compagnie nationale, Tunisair, demeure également posée. Le futur terminal a-t-il été pensé comme un véritable levier de croissance pour son trafic, avec des infrastructures alignées sur la nature de son réseau et ses ambitions de développement ?

La réponse à cette question sera déterminante pour la compétitivité de la compagnie et, par extension, pour le positionnement régional de Tunis.

Les riverains face à l’augmentation du trafic

Enfin, un point majeur semble peu abordé : l’impact sur les habitants de Tunis et des zones limitrophes. Les quartiers des Berges du Lac, de La Soukra ou encore de l’Ariana, situés dans le périmètre aéroportuaire et sous les axes de servitude aéronautique (couloirs d’approche et de décollage), pourraient voir les nuisances sonores s’intensifier proportionnellement à l’augmentation du mouvement des avions.

Les riverains ont-ils été consultés ? Des mesures d’atténuation sont-elles prévues dans les plans futurs ? L’argument stipulant que les avions sont moins bruyants évoqués par certains est particulièrement maigre.

Une vision à clarifier

L’extension de l’aéroport Tunis-Carthage constitue indéniablement un choix structurant pour l’avenir du transport aérien tunisien. Mais au-delà des chiffres et des capacités annoncées, c’est une vision globale qui est attendue : gouvernance modernisée, cadre réglementaire adapté, intégration des besoins des compagnies, concertation avec les professionnels et prise en compte des impacts environnementaux.

Car un aéroport n’est pas seulement une infrastructure. C’est un outil stratégique au service d’un pays, de son économie et de ses citoyens. Et dans ce dossier, à l’heure où cet article est publié, aucune information n’a filtré sur le budget consacré et sur sa provenance. L’information officielle s’est limitée à indiquer que le projet entre dans le cadre du Plan de développement 2026-2030.

©Destination Tunisie

 

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Casa Tarab: une scène musicale ramadanesque qui participe à l’animation culturelle et touristique

Un événement qui s’inscrit dans une dynamique culturelle et touristique en proposant, du 21 février au 15 mars 2026, une série de soirées musicales.

Pendant le mois de Ramadan, la scène artistique tunisienne retrouve un rythme soutenu qui dépasse le simple cadre du divertissement. Casa Tarab s’est installé progressivement dans le paysage culturel puisqu’il atteint cette année sa 5e édition. Il aura lieu au sein du Théâtre Cleopatra à Gammarth (plus connu sous le nom de Casino, attenant à l’hôtel Le Palace actuellement fermé).

L’événement repose sur un format clair : réunir, sur une même scène, des artistes tunisiens et arabes confirmés autour du répertoire du tarab, du malouf, de la musique soufie et de productions populaires contemporaines. Sous la direction artistique de Riadh Boudinar, la programmation privilégie des voix connues du grand public telles que Lotfi Bouchnaq, Saber Rebai, Amina Fakhet, Zied Gharssa ou encore des artistes arabes comme Wael Jassar, Ihab Taoufik et Walid Toufik.

Au-delà de l’affiche, Casa Tarab répond à une réalité bien ancrée : durant Ramadan, les soirées culturelles structurées constituent un moteur d’animation pour la capitale et ses zones touristiques. Ce type de programmation contribue à maintenir une activité nocturne qualitative, susceptible d’intéresser à la fois le public local, la diaspora en visite et une clientèle touristique régionale.

Valoriser le patrimoine musical

L’événement mise également sur des formats variés, incluant des spectacles participatifs, des productions musicales thématiques et des propositions plus ancrées dans le patrimoine tunisien, comme « El Ziyara ». Cette diversité permet de toucher des publics différents tout en valorisant un répertoire musical qui fait partie de l’identité culturelle du pays.

Sans prétendre transformer à lui seul l’attractivité de la destination, Casa Tarab illustre néanmoins comment une offre artistique régulière, organisée et visible peut participer à renforcer l’image d’une Tunisie active culturellement pendant Ramadan. Dans un contexte où l’expérience touristique ne se limite plus à la journée, ces rendez-vous nocturnes deviennent des points d’ancrage pour une programmation urbaine plus vivante.

Au fil des éditions, l’événement s’est ainsi positionné comme un repère stable dans l’agenda ramadanesque, démontrant que la musique live, lorsqu’elle est structurée et accessible, peut jouer un rôle concret dans la valorisation culturelle et l’animation des destinations.

©Destination Tunisie

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11 millions de touristes en Tunisie en 2025 ? Ce que disent les chiffres et comment les interpréter

La Tunisie a officiellement franchi le cap symbolique des 11 millions d’entrées de non-résidents sur son territoire au cours de l’année 2025. Mais étaient-ce vraiment tous des touristes ?

Aux différents postes frontières, au cours de l’année 2025, ce sont 11 326 711 visiteurs non résidents qui ont été comptabilisés, en progression de 10,4% par rapport à 2024. Des chiffres (encore provisoires) mais bien évidemment indiscutables puisqu’ils se basent sur les données officielles de la police aux frontières. Autre fait marquant, ils sont en conformité avec les objectifs annoncés par l’administration du Tourisme en début d’exercice.

Mais la question réside dans la lecture que l’on voudra bien donner à ce chiffre global qui catégorise la totalité de ces entrants sous l’appellation «touristes» ?

La réponse est naturellement non puisqu’il inclut à la fois TRE, commerçants transfrontaliers, visiteurs d’un jour et même opportunistes circonstanciels.

Et en l’absence d’outils de mesure tels que le compte satellite du tourisme ou autre, on ne peut que se baser sur la nationalité des passeports des visiteurs qui reste pour le moment le seul référent, aux côtés des 29.370 millions de nuitées enregistrées.

Européens: une part de marché de 28%

Les visiteurs en provenance du continent européen ont été 3,2 millions à entrer en Tunisie au cours de l’année écoulée, en hausse de 7,3% par rapport à 2024. Et comme on se plait encore à utiliser l’année 2019 comme référence de la dernière bonne saison avant Covid, là aussi, la progression est indiscutable puisqu’elle est de près de 15%.

Par nationalités, l’écart entre le premier et le second marché est énorme, confirmant que l’hexagone demeure -et de très loin- le premier marché émetteur.

Les Anglais, surfant sur les nouvelles connectivités aériennes, voient leur nombre augmenter d’année en année.

Allemands, Tchèques, Belges et Scandinaves ont pour leur part enregistré des reculs dans leurs réalisations de l’année écoulée.

Top 20 des Européens en Tunisie:

1- Français: 1,143 million (+5,7%)

2- Anglais: 447 576 (+36,6%)

3- Polonais: 325 126 (-0,2%)

4- Allemands: 318 953 (-3,9%)

5- Italiens: 160 738 (+10,4%)

6- Tchèques: 127 677 (-8,9%)

7- Belges: 103 073 (-2%)

8- Roumains: 63 891 (+3,5%)

9- Portugais: 57 261 (+15,4%)

10-Suisses: 56 550 (+11%)

11- Serbes: 38 543 (+20,1%)

12- Russes: 35 460 (+150,9%)

13- Bulgares: 34 602 (+12,9%)

14- Slovaques: 34 228 (-3,1%)

15- Néerlandais: 33 353 (+3%)

16-Espagnols: 31 574 (-1,8%)

17-Ukrainiens: 28 589 (+13,2%)

18-Scandinaves: 23 596 (-6,2%)

19-Hongrois: 23 233 (+10%)

20- Autrichiens: 22 424 (+3,8%)

Tunisiens de l’étranger: une situation ambigüe

Les arrivées de TRE ont progressé de 5% par rapport à l’année 2025 à 1,4 million d’entrées. Si ce chiffre demeure à peu près au même niveau que 2019, c’est la part de marché qui interpelle puisqu’elle est passée durant cette période de 15 à 12,4%. Pour certains observateurs, il ne s’agit pas d’une baisse concrète mais tout simplement due à l’utilisation d’un deuxième passeport pour entrer dans le pays, ce qui crée un trouble dans l’analyse des chiffres.

Maghrébins: 56,8% de part de marché

Les arrivées de visiteurs en provenance des pays du Maghreb continuent de se situer en pôle position avec 6,4 millions d’entrées, soit exactement le double de tous les Européens réunis. L’Algérie arrive en tête avec un record cette année de plus de 4 millions de visiteurs, en hausse de 14,6% (grâce notamment à l’allocation touristique de 750 Euro octroyée par leur gouvernement), suivi par les Libyens qui ont été 2,1 millions, en hausse de plus de 10%.

A noter par ailleurs que 53 172 ressortissants marocains ont été recensés au cours de l’année et 29 841 Mauritaniens.

Moyen Orient: tout juste 64.000 visiteurs

Avec moins de 65.000 visiteurs, le tourisme en provenance du Moyen Orient reste marginal. Avec des réalisations encore très modestes, Saoudiens (14 237), Egyptiens (10 685) et Irakiens (10 505) forment le trio de tête par nationalités.

Long courrier et Afrique: combien étaient-ils ?

Il est surprenant de constater que malgré l’existence d’une ligne aérienne directe Tunis-Montréal, le nombre de Canadiens ayant visité la Tunisie, même s’il est en progression, est équivalent à celui des Américains.

Concernant le profil des visiteurs subsahariens, les chiffres officiels ne les publient pas dans le détail.

-Etats-uniens: 38 717 (+5%)

-Canadiens: 38 183 (+11,3%)

-Chinois: 27 797 (+19,2%)

-Subsahariens divers: 58 954 (+2,9%)

©Destination Tunisie

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Bilan touristique 2024 en Tunisie 

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Voyage : Antalya invite les Tunisiens à découvrir ses parcs à thème

La Türkiye, première destination pour les Tunisiens qui partent en voyage à l’étranger, dévoile ses nombreux parcs à thème d’Antalya, sa capitale touristique, destination ciblant notamment les familles.

À mesure que l’année 2026 se déploie, Antalya, capitale touristique de la Türkiye et classée parmi le Top 10 des destinations mondiales selon le classement International Arrivals 2025 d’Euromonitor, s’impose comme une destination idéale pour les familles en quête d’expériences mémorables durant l’hiver et les vacances de printemps. Au-delà de son littoral renommé, la ville redéfinit le tourisme quatre saisons grâce à des parcs à thème de classe mondiale et des attractions immersives qui conjuguent divertissement, créativité et aventure pour tous les âges. Entre sensations fortes et expériences interactives, Antalya offre un terrain de jeu vibrant où familles, amateurs de culture et passionnés d’aventure transforment leurs vacances en souvenirs inoubliables, bien au-delà de la saison estivale.

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Là où les légendes prennent vie : The Land of Legends

Situé à Belek, The Land of Legends est le plus grand complexe de divertissement de la Türkiye, proposant des expériences spectaculaires tout au long de l’année pour les familles comme pour les amateurs de sensations fortes. Du mythique Hyper Coaster de 62 mètres de haut aux attractions aquatiques d’Aqua Land, en passant par les univers imaginatifs de Nickelodeon Land et Masha et l’Ours, le resort offre un divertissement immersif pour tous les âges, de jour comme de nuit. Avec ses suites thématiques au Kingdom Hotel et le luxe ludique des Nickelodeon Hotels & Resorts Antalya, The Land of Legends propose une alliance harmonieuse entre hébergement et divertissement.

Le patrimoine en mouvement : Dokumapark

Aménagé sur le site d’une ancienne usine textile, Dokumapark offre à Kepez, Antalya, une expérience de parc culturel fondée sur la mémoire plutôt que sur les manèges. Ce site réhabilité rassemble musées, espaces d’exposition, cafés et sentiers de promenade sur un même campus. Parmi ses temps forts figurent le Musée du Jouet au charme nostalgique, un parc miniature en plein air de 10 000 m² présentant des modèles à l’échelle 1:25 de monuments emblématiques de la Türkiye, ainsi qu’un Musée de l’Automobile exposant des véhicules de collection. Avec ses festivals et ateliers organisés toute l’année, Dokumapark constitue une parenthèse culturelle paisible entre deux journées à la plage.

Sous la surface : Antalya Aquarium

À quelques pas de la plage de Konyaaltı, Antalya Aquarium est l’un des plus grands complexes aquatiques au monde. Il abrite plus de 40 bassins thématiques et un impressionnant tunnel de 131 mètres de long où requins, raies et bancs de poissons évoluent au-dessus des visiteurs, donnant l’illusion de marcher au fond de l’océan. En complément des expositions principales, le site propose WildPark à l’ambiance tropicale, le Snow World & Ice Museum aux températures polaires, un cinéma immersif Oceanride XD, ainsi qu’un musée de cire, offrant une diversité d’expériences pour tous les âges. Avec ses cafés, boutiques et son attrait intérieur toute l’année, Antalya Aquarium constitue une escapade enrichissante d’une demi-journée à deux pas de la Méditerranée.

Adrénaline sur terre et sur l’eau : Macera Ormanı, Aktur Lunapark et Hip-Notics

À Konyaaltı, Aktur Lunapark fait revivre l’esprit des fêtes foraines traditionnelles avec montagnes russes, gondoles, maison hantée, attractions pour enfants et jeux de carnaval. Particulièrement animé en soirée, le parc s’illumine de musique et d’une grande roue emblématique, créant une halte colorée pour les familles et les vacanciers.

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Pour les amateurs de sensations en plein air, Kepez Macera Ormanı propose une aventure forestière dynamique avec parcours d’accrobranche, tyroliennes, structures d’escalade, paintball et sentiers d’aventure nichés au cœur de collines boisées de pins. Des passerelles et plateformes surélevées offrent des vues panoramiques sur la ville, faisant de ce site un lieu idéal pour les visiteurs en quête d’activités sportives en pleine nature.

À environ 30 minutes de l’aéroport international d’Antalya, Hip-Notics Cable Ski Park offre un terrain de jeux nautiques accessible toute l’année sur trois lacs artificiels alimentés par les eaux de montagne. Son câble principal de 730 mètres, son système à cinq pylônes et ses installations à double tour pour l’entraînement aux figures avancées s’adressent aussi bien aux débutants qu’aux wakeboarders confirmés, transformant une simple session en une véritable aventure d’une journée.

Une sérénité tropicale : Butterfly World Antalya

Prévu pour ouvrir en février 2026, Butterfly World Antalya proposera un sanctuaire tropical paisible sur près de 10 000 m², où des milliers de papillons évolueront librement au milieu d’une végétation luxuriante, de cascades et de bassins, sous une vaste structure en verre. Les visiteurs pourront déambuler dans un espace inspiré de la forêt tropicale, agrémenté de chutes d’eau, de bassins à carpes koï et de milliers de papillons en liberté. Le site comprendra également un jardin d’oiseaux, des zones botaniques, des ateliers pour enfants et un amphithéâtre en plein air dédié à l’éducation environnementale et aux événements saisonniers. Axé sur la biodiversité et l’immersion dans la nature, Butterfly World promet une escapade douce et pédagogique au cœur d’Antalya.

Ailes, vagues et imagination

À l’aube de 2026, la ville démontre qu’elle est bien plus qu’une simple destination estivale, offrant aux familles des expériences inoubliables tout au long de l’année, y compris pendant les vacances de printemps et au-delà. Antalya est un lieu où la créativité s’épanouit, où les traditions évoluent, et où divertissement et nature coexistent harmonieusement sous la douceur permanente du soleil méditerranéen.

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Amadeus Tunisie : les agences de voyage au cœur de la transformation digitale

En Tunisie, Amadeus se positionne en acteur central de la mutation du voyage, dévoilant lors d’un événement à Tunis sa stratégie axée sur les technologies numériques pour accompagner l’écosystème local dans l’ère digitale.

La transformation digitale n’est plus une simple tendance, mais une réalité profonde qui bouleverse l’industrie du voyage. Au cœur de cette métamorphose, Amadeus se positionne comme un acteur stratégique, non seulement en tant que fournisseur de technologie, mais également en tant que partenaire essentiel de l’écosystème.

Un événement majeur a été organisé le 9 décembre à Tunis pour débattre autour du thème «L’écosystème du voyage au cœur de la transformation digitale». Il s’est tenu en présence des premiers responsables d’Amadeus IT Group dont Jamel Chandoul (vice-président – Travel Sellers META & EMEA Partner Markets) et Fakher Ben Saïd, chargé de la direction générale d’Amadeus Tunisie, ainsi que des partenaires locaux comme le président de la FTAV, Ahmed Bettaieb.

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Cet événement a permis de décortiquer la stratégie ambitieuse d’Amadeus. L’objectif était de révéler comment l’entreprise et ses partenaires se préparent à un avenir dominé par la personnalisation, l’IA et l’expérience « sans friction » pour le voyageur. Fakher Ben Saïd a clairement exposé la stratégie de l’entreprise, qui s’articule autour de trois pôles principaux : produits, formation et offre commerciale.

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Fakher Ben Said, chargé de la direction générale d’Amadeus Tunisie

L’innovation au centre des priorités

L’innovation produit est au centre des priorités d’Amadeus. L’objectif est l’accélération du standard NDC-X (New Distribution Capability), devenu « crucial, car il permet de Splitter l’offre (siège, bagage, lounge, etc.), transformant les compagnies en Retailers (détaillants) », comme l’a souligné Jamel Chandoul.

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Jamel Chandoul, vice-président d’Amadeus IT Group.

En parallèle, Amadeus promeut activement les solutions robotiques (Amadeus Robotics) permettant l’automatisation 24/7 de tâches comme l’Auto-Ticketing, et l’offre en ligne via Amadeus Web  Services et Quick Connect.

Myriam Soukouna, Products & Solutions Manager – Amadeus IT Group, a, de son côté, synthétisé les trois axes de digitalisation : l’expérience client, la digitalisation des processus et la connectivité. Elle a notamment présenté Amadeus Hey, une plateforme intelligente tout-en-un qui interagit avec les voyageurs en proposant des services personnalisés basés sur le contexte du voyage.

Créer un réservoir de compétences certifiées Amadeus

La formation est un pilier majeur pour garantir l’adoption et la maîtrise de ces nouvelles technologies. La stratégie d’Amadeus prévoit « l’intégration du module Amadeus dans le cursus universitaire et la création d’un centre de compétence End-to-End dans le but de développer un réservoir national de compétences certifiées Amadeus et créer de l’emploi qualifié. »

Les agences de voyages ont pris part en nombre à la conférence.

Nouveauté commerciale

Sur le plan commercial, un changement majeur a été annoncé. Il s’agit du passage à une tarification par package, en abandonnant la facturation par transaction. De plus, la ristourne sera révisée et calculée par palier basé sur les objectifs atteints, et non plus sur le nombre de « Bookings ». Ce modèle vise à encourager une performance globale plutôt que le simple volume de transactions.

L’IA entre opportunité et menace

La pandémie de la Covid-19 a été un puissant accélérateur, forçant la transformation du secteur et des comportements. « La Covid-19 a accéléré la transformation du secteur et des comportements des voyageurs », a confirmé Jamel Chandoul.

Le voyageur d’aujourd’hui exige une expérience « sans friction », autrement dit sans barrières stressantes, notamment à l’aéroport, ainsi que la personnalisation et la transparence des offres.

L’intelligence artificielle, nouvelle révolution et « un investissement majeur d’Amadeus. »

Les intervenants ont été unanimes à admettre que l’IA constitue « une opportunité qui force les acteurs à s’adapter et permettra de gérer la fragmentation croissante du marché. Elle augmentera également la performance des équipes », comme l’a constaté Khaled Drira, directeur général d’Active Travel lors d’un échange d’expériences inter-agences.

Fabrice Pelissier, Director Innovation and Knowledge Management Chez Amadeus IT Group, a souligné pour sa part que l’IA « accélère le cycle d’innovation en permettant la création rapide de prototypes fonctionnels.»

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Fabrice Pelissier

L’IA est aussi « une menace pour les agences si elles ne s’adaptent pas, car des agents d’automatisation peuvent faire des réservations hors circuit », a cependant averti Haythem El Mir, spécialiste en cybersécurité. Khaled Drira a reconnu que le secteur « est confronté à une menace réelle car l’IA peut potentiellement remplacer l’expertise et le conseil traditionnels. »

L’écosystème en quête de partenariats et de confiance

La transformation ne peut en fait se faire en vase clos. Elle requiert une collaboration étroite entre tous les acteurs. Ahmed Bettaieb, président de la FTAV, a souligné l’objectif d’établir « un vrai partenariat apportant une valeur ajoutée au secteur du voyage ». Il a d’ailleurs confirmé que « les techniciens de la FTAV sont pleinement engagés dans cette démarche ».

Marwen Razgallah, directeur général de Spring Travel Services, a estimé pour sa part que « l’absence d’un écosystème de soutien (réglementation, banques) force les agences à se débrouiller seules » pour finaliser la digitalisation du parcours client en Tunisie.

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Marwen Razgallah (à dr.) et Khaled Drira, agents de voyages venus partager leur expérience de la digitalisation de leurs activités.

Confiance numérique et cybersécurité

Avec la digitalisation, l’enjeu clé est d’instaurer une confiance numérique totale, remplaçant la confiance basée sur le contact humain.

Les agences doivent impérativement « démontrer leur engagement pour la protection des données personnelles et la conformité réglementaire. » L’IA est d’ailleurs une arme à double tranchant en cybersécurité, « utilisée à la fois pour la détection de fraudes (défense) et pour lancer des cyberattaques (offensive) », a prévenu Haythem El Mir.

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Haythem El Mir

Le voyage responsable

Une autre tendance émergente a été parmi les sujets débattus lors de l’événement. Il s’agit du voyage « responsable ». Fabrice Pelissier a insisté sur l’importance de cette notion, qui se manifeste par « l’affichage de l’empreinte carbone et le développement de voyages éthiques. »

La stratégie d’Amadeus, combinant innovation technologique, développement des compétences et révision de l’offre commerciale, vise à équiper un écosystème en pleine mutation.

Le succès de cette transformation digitale repose sur l’adaptabilité des agences de voyage et de tout l’écosystème en s’appuyant sur une collaboration renforcée entre le secteur privé et public.

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GTS programme un vol d’hiver Varsovie-Monastir

A compter du 25 décembre 2025, un nouveau vol hivernal sera programmé par GTS au départ de l’aéroport de Varsovie vers Monastir. Explications

Global Travel Services Poland (GTS), consolidateur charter d’origine tunisienne implanté en Pologne, joue la carte de l’hiver. A compter du 25 décembre 2025, il programme un vol hebdomadaire Varsovie-Monastir opéré tous les jeudis par la compagnie Nouvelair.

« C’est une première depuis le Covid », indique Fourat Haddad, patron du voyagiste, qui explique : « Après le Covid, les vols sur le continent (hors Djerba ndlr) opéraient uniquement en été jusqu’à octobre ». Le responsable souligne qu’il s’agit également « d’un défi commun avec la compagnie aérienne pour maintenir les opérations en hiver et donner une possibilité aux concitoyens tunisiens mais aussi aux partenaires tour-opérateurs de programmer le continent avec un vol direct sur Monastir ».

Cette consolidation devrait par conséquent encore soutenir les bonnes réalisations du marché polonais sur la Tunisie qui a enregistré sur les 10 premiers mois de l’année un total de 318.000 touristes.

Ce vol constitue également une nouvelle opportunité pour les T.O des pays voisins mais également pour la communauté tunisienne résidente dans la région.

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