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Tunisie | Continuité des services financiers pendant les fêtes

18. März 2026 um 13:44

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a appelé, dans un communiqué publié ce mercredi 18 mars 2026, les banques et l’Office national des postes (La Poste Tunisienne) à prendre les mesures nécessaires pour assurer la continuité des retraits d’espèces aux distributeurs automatiques et des services de paiement électronique pendant les fêtes de l’Indépendance (20 mars) et de l’Aïd El-Fitr (20, 21 et 22 mars).

La Banque centrale a souligné l’importance d’assurer le réapprovisionnement régulier des distributeurs automatiques et la disponibilité technique des plateformes électroniques afin de garantir la continuité des services financiers aux citoyens.

Elle a également insisté sur l’importance d’une intervention rapide pour remédier à tout dysfonctionnement ou interruption de service, exhortant les responsables à la mise en œuvre de mesures préventives pour éviter les pannes et répondre à la demande accrue de services bancaires pendant les fêtes.

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La nouvelle liste de l’équipe de Tunisie de football

18. März 2026 um 13:29

Le sélectionneur de l’équipe nationale tunisienne, Sabri Lamouchi, a annoncé aujourd’hui, mercredi 18 mars 2026, la composition de l’équipe pour les matchs amicaux contre Haïti et le Canada, qui auront lieu les 28 et 31 mars à Toronto, au Canada.

Voici la liste des joueurs convoqués :

* Gardiens de but : Aymen Dahmen – Sabri Ben Hassen – Abdelmouhib Chamakh et Noureddine Farhati.

* Défenseurs : Yan Valéry – Moataz Nefati – Ghaith Zaalouni – Omar Rekik – Adam Arous – Alaa Ghram – Raed Chikhaoui – Mohamed Amine Ben Hamida – Mortadha Ben Ouanes et Ali Abdi.

* Milieu de terrain : Ellyes Skhiri – Hannibal Mejbri – Anis Ben Slimane – Rani Khedira – Ismail Gharbi – Mohamed Belhaj Mahmoud.

* Attaquants : Elias Saad – Sébastien Tounekti – Rayan Elloumi – Firas Chaouat – Louey Ben Farhat – Sayfallah Ltaief – Omar Ben Ali – Khalil Ayari – Hazem Mastouri et Anis Saidi.

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L’UIM «préoccupée» par les poursuites engagées contre le juge Hmedi

18. März 2026 um 10:26

Dans une déclaration publiée le 17 mars 2026, l’Union Internationale des Magistrats (IAJ-UIM) affirme suivre «avec une profonde préoccupation la procédure judiciaire en cours engagée contre le juge Anas Hmedi, président de l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT). Nous reproduisons ci-dessous le texte de cette déclaration telle que publiée par l’AMT sur sa page Facebook…

«L’UIM a, à plusieurs reprises, appelé à ce que les poursuites pénales engagées contre le juge Hmedi soient abandonnées.

Selon les informations disponibles, les accusations découlent d’actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions de président de l’association dans le contexte des événements ayant suivi la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature en 2022 et la révocation sommaire d’un certain nombre de juges.

L’Union Internationale des Magistrats rappelle que les dirigeants des associations de magistrats doivent pouvoir exercer leurs fonctions représentatives librement et sans crainte d’intimidation, de représailles ou de harcèlement judiciaire. Les actions menées dans le cadre d’une représentation associative légitime — en particulier lorsqu’elles visent à défendre l’indépendance de la justice — ne doivent pas donner lieu à des poursuites pénales.

Dans ce contexte, l’UIM considère comme particulièrement préoccupant que la procédure semble porter sur des actes accomplis dans l’exercice du mandat associatif du juge Hmedi et sur des activités liées à l’exercice du droit des juges de s’associer pour défendre l’indépendance de la justice.

L’engagement de poursuites pénales dans de telles circonstances suscite de sérieuses inquiétudes quant au risque que les représentants d’associations de magistrats soient soumis à des pressions incompatibles avec les garanties internationalement reconnues de l’indépendance de la justice.

L’UIM est également préoccupée par les informations faisant état d’importantes irrégularités procédurales, notamment l’absence apparente de notification appropriée et le manque d’accès aux éléments factuels et probatoires sur lesquels reposent les accusations.

De telles circonstances soulèvent de sérieuses questions quant au respect des garanties fondamentales du droit à un procès équitable et des droits de la défense.

L’UIM note également que la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur l’indépendance des juges et des avocats a publiquement attiré l’attention sur les circonstances entourant cette procédure.

L’UIM relève en outre que l’audience tenue le 12 mars 2026 a été renvoyée au 26 mars 2026.

L’UIM rappelle que les normes internationales — notamment les Principes fondamentaux des Nations Unies relatifs à l’indépendance de la magistrature, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que la Charte universelle du juge (UIM) — reconnaissent le droit des juges de former et de rejoindre des associations professionnelles afin de préserver leur indépendance et de protéger l’État de droit.

Ces normes exigent en outre que les juges, et en particulier ceux qui exercent des fonctions représentatives au sein d’associations judiciaires, puissent exercer ces responsabilités sans intimidation, ingérence ou représailles. Des poursuites visant des activités exercées dans le cadre de tels mandats associatifs risquent de porter atteinte à la liberté d’association garantie par le droit international des droits de l’homme.

L’UIM exprime sa solidarité avec l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT) et avec tous les juges engagés dans la défense de l’indépendance de la justice.

L’UIM attend que la procédure respecte pleinement les principes de l’indépendance de la justice, de la liberté d’association et les garanties fondamentales d’un procès équitable. Le respect de ces principes est essentiel pour maintenir la confiance du public dans la justice et pour le bon fonctionnement des institutions démocratiques.

L’UIM continuera de suivre de près l’évolution de cette affaire.»

 Communiqué.

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Guerre d’Iran | Les mines marines, cauchemar de l’US Navy!

18. März 2026 um 09:40

C’est le scénario qui hante la marine américaine et qui, indiscutablement, l’inquiète le plus dans la guerre actuelle contre la République islamique d’Iran à savoir l’utilisation de mines marines dans le détroit d’Ormuz surtout que l’US Navy semble mal préparée à l’éventuelle utilisation d’une arme relativement bon marché et abondante qui pourra causer des dégâts considérables aussi bien sur le plan humain que sur le plan matériel avec des conséquences dévastatrices sur les bateaux militaires américains. 

Imed Bahri

Pour les stratèges de l’US Navy et les compagnies maritimes, le scénario terrifiant qu’ils redoutent est le suivant : l’Iran, acculé et furieux, pourrait tenter de renforcer son emprise sur le détroit stratégique d’Ormuz en y posant des mines mortelles, écrit le Financial Times.

De nombreux experts en guerre des mines estiment que Téhéran l’a peut-être déjà fait, en déployant un petit nombre de mines de fond qu’il pourrait activer à tout moment pour menacer la navigation dans cette voie maritime où transite un cinquième du commerce maritime mondial.

«C’est quasiment certain», affirme Farzin Nadimi, spécialiste de la marine iranienne au Washington Institute for Near East Policy, avant d’ajouter : «Ils n’attendent que le moment opportun pour les activer»

Un défi de taille pour l’US Army

L’activation de telles armes par des câbles reliés à des installations côtières ou par signaux acoustiques –ou le déploiement d’autres versions, moins sophistiquées, de l’arsenal iranien de plus de 6 000 mines marines– constituerait un défi de taille pour la marine américaine dont les moyens de riposte sont limités et insuffisamment efficaces.

Il n’existe aucune confirmation que l’Iran ait effectivement posé des mines et certains experts doutent même que Téhéran l’ait fait.

Cependant, des responsables à Washington ont déclaré aux médias américains que l’Iran aurait déjà posé jusqu’à 12 mines dans le golfe Persique, qui ne mesure que 21 milles nautiques de large à son point le plus étroit.

Les États-Unis ont affirmé, jeudi 12 mars 2026, avoir détruit ou mis hors service plus de 30 navires iraniens poseurs de mines mais Téhéran est toujours capable de déployer des mines depuis des navires d’attaque ayant survécu aux frappes ou en les lançant depuis les tubes lance-torpilles de sous-marins.

Des mines simples peuvent être larguées depuis des bateaux de pêche, des cargos ou même les embarcations traditionnelles en bois qui sillonnent le golfe. Parfois, le largage d’une mine par l’arrière d’un navire n’est détecté qu’au fort clapotis de l’eau.

«Il existe une énorme asymétrie entre poser des mines et les désamorcer car l’une est beaucoup plus facile que l’autre», a déclaré Tom Shugart, ancien commandant de sous-marin et travaillant actuellement au Center for a New American Security.

L’arsenal de mines iranien comprend des modèles sophistiqués capables d’exploser en réaction à des signatures acoustiques, magnétiques et autres signatures spécifiques aux navires ainsi que des mines de contact rudimentaires. Certaines sont conçues pour flotter librement, tandis que d’autres sont ancrées par un câble ou reposent directement sur le fond marin.

L’Iran possède également des mines magnétiques qui pourraient théoriquement être fixées aux pétroliers de passage à l’aide de vedettes rapides.

Les eaux étroites du Golfe rendent la chasse aux mines extrêmement difficile.

Les navires sont vulnérables aux attaques côtières et le sonar est perturbé par les bruits sous-marins provenant des moteurs, des infrastructures, et même des poissons et autres animaux marins.

Les mines de fond, que l’Iran a peut-être déjà posées au fond du détroit, sont les plus dangereuses et les plus difficiles à détecter. Elles génèrent des bulles remontant rapidement à la surface, capables de perforer la coque des navires ou de briser la quille des plus petites embarcations. Leur localisation peut nécessiter l’examen d’images haute résolution du fond marin afin de déceler des différences subtiles susceptibles de révéler leur présence. Même les mines de surface peuvent être difficiles à repérer.

Steven Wells, ancien officier de dragueur de mines américain qui travaille aujourd’hui au Center for Maritime Strategy a déclaré que les moutons morts jetés par-dessus bord des bateaux de transport de bétail, dont les pattes émergent de l’eau à mesure que leur corps gonfle, peuvent parfois être confondus avec des mines. «Cela peut s’avérer très difficile», a-t-il ajouté.

Le déminage, un processus long et fastidieux

Ce qui complique encore la situation, c’est que les États-Unis ont laissé leurs capacités de lutte contre les mines se dégrader au fil des décennies et qu’ils sont actuellement en train de désarmer leurs navires de classe Avenger, les derniers dragueurs de mines spécialisés de l’US Navy.

Ces navires sont remplacés par trois bâtiments de combat littoral déjà présents dans la région qui ont pris le relais pour la chasse aux mines. Contrairement aux navires spécialisés capables de se déplacer rapidement dans les champs de mines, ces nouveaux bâtiments cibleront les mines une par une à l’aide de lasers montés sur des hélicoptères et de drones qui utilisent des ondes sonar réfléchies par leur environnement. «Ce sera un processus long et fastidieux», a déclaré Wells.

Durant la guerre Iran-Irak, en 1988, une mine iranienne attachée par un câble a gravement endommagé la frégate lance-missiles américaine USS Samuel B. Roberts.

Pourtant, pendant des décennies, Washington a consacré moins de 1% de son budget naval à la guerre des mines, alors même que ces dernières étaient responsables d’environ 80% des navires de guerre américains coulés ou mis hors de combat depuis 1945 et de plus de 75% des pertes navales américaines depuis 1950.

Les nations européennes disposent aujourd’hui de capacités de guerre des mines plus sophistiquées que celles des États-Unis. «Tout cela pourrait bien se retourner contre nous», a averti Shugart.

Ce serait également la première fois que les États-Unis devraient faire face à des mines navales sous le feu ennemi depuis la guerre de Corée (1950-1953). «Il est difficile d’imaginer des opérations de déminage efficaces et sûres alors que le conflit fait toujours rage. Ce n’est pas une mission que l’on souhaite entreprendre en pleine guerre ouverte, avec des tirs réels», a déclaré Caitlin Talmadge du MIT.

Un véritable engagement iranien à miner le détroit pourrait contraindre Washington à mettre fin rapidement à la guerre ou à déployer des forces spéciales pour éliminer les menaces côtières visant les dragueurs de mines et les navires d’escorte.

«Créer un passage à travers un champ de mines exigerait également un effort considérable. Les navires effectuant des opérations de déminage ou empruntant ultérieurement les routes déminées seraient beaucoup plus vulnérables car leur lenteur et leur prévisibilité les rendraient des cibles bien plus faciles pour les missiles et drones iraniens», a expliqué Scott Savitz, ingénieur principal à la Rand Corporation.

Savitz, qui a déjà conseillé les États-Unis sur la guerre des mines, a déclaré que même un très petit nombre de mines suffirait à contraindre les navires commerciaux et militaires à réévaluer leur niveau de tolérance au risque. Il a ajouté: «On peut avoir un champ de mines efficace sans aucune mine si les autres le perçoivent comme une menace importante».

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Sfax accueille le «Printemps de la bande dessinée»

18. März 2026 um 09:25

La 9e édition du Festival du Printemps de la bande dessinée de Sfax, organisée à l’initiative du Forum des arts et de la culture de Sfax, se tiendra du 23 au 28 mars 2026 sur le thème «Ville et patrimoine».

De nombreux auteurs venus de Tunisie, de France, de Suisse et du Bénin seront à Sfax pour partager la magie du 9e art pour tous les amoureux de la BD de 7 à 77 ans.

Au programme, des ateliers de pratiques au Foundouk el Haddadine destinés aux enfants pendant cette période de vacances, cinq expositions réparties entre l’ISAMS, la Galerie Hors Cadre, Foundouk el Haddadine et la Maison de France, un événement intitulé ‘‘Les carnets de Cerise’’ au Complexe culturel Mohamed Jamoussi, des tables rondes, des visites de classes, des master-classes et plein d’autres surprises.

I. B.

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L’association Intersection et les violations des droits humains en Tunisie

18. März 2026 um 09:04

L’association Intersection pour les droits et les libertés a annoncé le lancement d’une carte interactive sur son site web afin de suivre et de signaler en temps réel les violations des droits humains en Tunisie, rapporte Mosaïque FM. L’objectif est de recenser ces violations, de défendre les victimes et de leur apporter un soutien juridique.

Intersection a également publié un rapport couvrant la période de mars 2025 à février 2026, offrant une analyse des violations des droits humains dans tout le pays.

Ce rapport documente des violations de divers droits, notamment la liberté d’expression, le droit à la santé et à un environnement sain, le droit à un procès équitable, le droit à l’intégrité physique et le droit au travail.

Ces violations ont été constatées dans plusieurs régions, dont 97 cas dans le Nord-Ouest (Beja, Jendouba et Siliana), selon Idriss Sebaï, chercheur au sein de l’association.

Le rapport se concluait par plusieurs recommandations, notamment la réduction des disparités régionales, l’élaboration d’un plan national visant à diminuer les inégalités dans l’exercice des droits économiques et sociaux, la garantie du droit à un procès équitable et la création de circuits judiciaires qui accélèrent les procédures.

Le rapport recommandait également que le pouvoir judiciaire réexamine les lois relatives à la liberté d’expression, telles que le décret n° 54, en vue de son abrogation.

I. B.

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Tragédie iranienne et banalisation du mal

18. März 2026 um 08:42

À l’occasion de International Quds Day, célébré vendredi 13 mars, la 60e édition du Forum arabe de la poésie de résistance s’est tenue les 13 et 14 mars 2026 à l’espace Yanni à Tunis, autour du thème : «Ali Shariati et la résistance dans la littérature iranienne». Dans un monde traversé par les guerres, les fractures idéologiques et l’épuisement des systèmes politiques, cette rencontre rappelle que la résistance n’est pas seulement une affaire militaire ou diplomatique. Elle est aussi une question de conscience.

Manel Albouchi 

Il existe dans l’histoire des peuples des moments où quelque chose se fissure. Les institutions restent debout. Les discours continuent de circuler. Les idéologies parlent encore. Mais une fatigue s’installe dans le cœur du système. On pourrait appeler cela l’épuisement symbolique du pouvoir. Le monde contemporain en porte les signes. Les guerres se multiplient. Les sociétés se polarisent. Les peuples oscillent entre colère et lassitude.

Dans ce paysage incertain, la résistance change de forme. Elle cesse parfois d’être un cri collectif. Elle devient un travail intérieur.

La pensée comme résistance

Dans le monde iranien, une figure intellectuelle a tenté de penser ce moment avec une intensité rare : Ali Shariati.

Inspiré de Frantz Fanon, de Jean-Paul Sartre et de Karl Marx, Shariati tenta une expérience intellectuelle singulière : penser la libération humaine à partir de l’intérieur de la tradition islamique. Il parlait d’un phénomène dangereux qu’il appelait l’«estahmâr» (un mot difficile à traduire). Ce n’est pas seulement la domination. C’est l’abrutissement des consciences.

Pour Shariati, un peuple peut être dominé de plusieurs façons : par la nature, lorsqu’il vit dans la peur et l’ignorance ; par d’autres hommes, lorsqu’il subit l’exploitation économique ou politique ; mais la domination la plus subtile est celle des idées figées, lorsque l’idéologie remplace la pensée, lorsque la mémoire devient rituel, lorsque la tragédie devient habitude.

Le danger de l’habitude

Shariati mettait souvent en garde contre un phénomène paradoxal. Le danger n’est pas seulement d’oublier une tragédie. Le danger est de s’y habituer. Il évoquait la mémoire de Karbala. Selon lui, si la tragédie se transforme en simple rituel annuel, elle perd sa force morale. Elle devient un spectacle. Et le spectacle endort les consciences. Cette intuition résonne aujourd’hui bien au-delà de l’histoire iranienne.

Dans un monde saturé d’images de guerre et de violence, l’humanité court un risque : celui de s’habituer au drame ou la banalisation du mal si on se refaire à Hannah Arendt.

Dans les périodes de tension politique, les identités deviennent rigides. Chacun se définit par un rôle : militant, moderniste, religieux, progressiste, patriote…

Ces identités peuvent donner un sens à l’action collective. Mais elles peuvent aussi devenir des masques psychiques. Il arrive pourtant que ces masques se fissurent lorsqu’un individu cesse un instant de défendre un rôle social. Là une parole plus simple apparaît. Une parole qui parle de fatigue, d’injustice réelle, de peur de l’avenir, de désir de dignité. Selon Carl Gustav Jung, on dirait que le persona se fissure. Et qu’une parole plus authentique surgit.

Manifestation à Tunis contre la guerre en Iran.

Sociétés et révolutions

Les sociétés qui ont traversé des révolutions connaissent souvent ce moment. La révolution française n’a pas seulement été un événement politique. Elle a été précédée par des décennies de pensée. Les écrits de Jean-Jacques Rousseau, de Montesquieu ou de Voltaire avaient préparé le terrain symbolique de la rupture. Les idées avaient précédé l’événement. La révolution tunisienne, elle, est née d’un geste plus spontané. Elle fut d’abord un soulèvement social. Mais après la rupture vient toujours une question plus difficile : qui pense l’après ? Les révolutions peuvent ouvrir une brèche dans l’histoire. Mais elles ne suffisent pas à produire une vision durable.

Lorsque les systèmes politiques se fatiguent, une autre dynamique apparaît. Les grandes structures perdent leur capacité d’inspiration. Alors les initiatives individuelles commencent à prendre la relève : un enseignant crée un espace de pensée, un écrivain redonne sens aux mots, un citoyen refuse la passivité. Ces gestes sont souvent invisibles. Mais ils constituent la matière silencieuse des transformations futures.

La liberté intérieure

Aujourd’hui, dans un monde traversé par les crises géopolitiques, les conflits idéologiques et l’incertitude économique, la question de la lucidité devient centrale. Car la domination ne repose pas uniquement sur la force. Elle repose souvent sur la fatigue morale des sociétés. Lorsqu’un peuple cesse de croire que le changement est possible, la domination devient presque inutile. Elle se maintient d’elle-même.

C’est peut-être ici que commence la véritable résistance. Non dans les slogans. Mais dans la conscience. Lorsque l’individu cesse de répéter les récits imposés. Et commence à interroger le monde avec lucidité. Car la liberté humaine n’est peut-être rien d’autre que cela : la capacité d’être le poète de sa propre existence.

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UGTT | Le Congrès de la clarification

18. März 2026 um 08:34

Le prochain congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), prévu pour les 25, 26 et 27 mars 2026 à Monastir, est un événement majeur, notamment compte tenu des crises internes que traverse l’organisation syndicale et des défis liés à ses divisions internes, à ses relations avec les autorités politiques et à la situation générale du pays marquée par une stagnation économique et des tensions sociales. (Photo: L’UGTT est appelée à se recentrer sur son rôle syndical).

Latif Belhedi

La date du congrès a été avancée de 2027 à 2026 suite à des mois de conflits internes portant sur plusieurs points litigieux, liés à la gouvernance même de l’organisation, à la gestion démocratique de ses affaires et à son rôle dans le nouveau contexte politique du pays, marqué par une plus grande concentration des pouvoirs et une marginalisation des corps intermédiaires.

Les préparatifs du congrès sont très avancés et l’on s’attend à accueillir 630 délégués, dont 75 membres de l’organe administratif national. Un nombre record de candidatures est également enregistré pour les différentes instances de l’organisation, avec un total de 91 candidats, répartis comme suit : 46 au Bureau exécutif national, 24 à l’a Commission nationale de réglementation interne et 21 à la Commission nationale de contrôle financier.

Parmi les candidats pour le Bureau exécutif figurent Slaheddine Selmi, Othman Jallouli, Tahar Mezzi et Farouk Ayari, tous membres de l’exécutif sortant; Wajih Zaidi, secrétaire général du Syndicat général des transports ; Salouane Smiri, secrétaire général du Syndicat général des travailleurs du pétrole et de la chimie ; Salah Ben Hamed, secrétaire général du Syndicat régional des travailleurs de Gabès ; et Kacem Zemni, secrétaire général du Syndicat régional des travailleurs de Sousse.

Vers une gestion financière plus saine

Des propositions ont également été formulées pour réviser le règlement intérieur, notamment en ce qui concerne la redéfinition des relations entre la direction centrale et les structures de base, ainsi que la définition du cadre de gestion quotidienne du syndicat, en particulier la gestion financière, et en insistant sur une plus grande transparence dans ce domaine.

Début 2026, le cabinet du Premier ministre a décidé de suspendre le prélèvement automatique des cotisations à l’UGTT sur les salaires des employés, cadres et ouvriers. Les responsables syndicaux ont perçu cette décision comme un coup dur porté aux finances de l’organisation, car ces prélèvements représentent la principale source de financement de leurs activités et de leurs structures nationales, régionales et sectorielles. Elle viserait, selon eux, à limiter l’influence de l’UGTT et à réduire son rôle sur la scène nationale.

Les détracteurs de l’organisation, qui lui reprochent d’avoir souvent outrepassé son rôle syndical pour devenir un acteur politique de premier plan, ont vu dans cette décision la fin de la tutelle syndicale sur la vie politique et la consécration de la liberté d’adhésion et du pluralisme syndical.

L’UGTT, qui a condamné cette décision, y voyant une mesure punitive à motivation politique visant à tarir ses financements et à l’asphyxier financièrement, a lancé une campagne nationale de renouvellement automatique des adhésions dont on jugera de l’impact au cours du prochain congrès.

Le départ annoncé de Taboubi

Il convient de noter que le précédent congrès de l’UGTT, qui s’est tenu du 16 au 18 février 2022 à Sfax, a vu la réélection du secrétaire général Noureddine Taboubi, avec plus de 90 % des voix des délégués.

Par ailleurs, les autres membres de sa liste ont remporté une victoire écrasante, obtenant plus de 80 % des suffrages.

Sept membres du Bureau exécutif de 2017 ont été élus, dont cinq qui siégeaient également au Bureau élu lors du Congrès de 2011 : Noureddine Taboubi, Sami Tahri, Hfaiedh Hfaiedh, Anouar Ben Kaddour et Samir Cheffi.

Beaucoup ont cependant contesté ces résultats, reprochant aux dirigeants réélus d’avoir tripatouillé le règlement intérieur pour s’offrir un énième mandat auquel ils n’avaient droit. Ce qui n’a pas manqué de créer des polémiques et de provoquer de fortes divisions au sein de l’organisation. D’où l’intérêt du prochain congrès qui va devoir remettre l’organisation sur le rails d’une gestion plus démocratique et moins clanique de ses affaires. Le départ annoncé de Taboubi et de ses obligés sera sans doute très apprécié, au sein de l’UGTT et sur la scène politique nationale où son image est largement ternie.

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Tunisie | Record d’exportations d’huile d’olive

18. März 2026 um 07:46

Selon le me ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, «la Tunisie a réalisé un record historique d’exportations d’huile d’olive au cours des mois de décembre, janvier et février»

Lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple, le ministre a ajouté que «ces résultats constituent un succès majeur pour la diplomatie économique tunisienne», en soulignant que les exportations mensuelles ont dépassé les 50 000 tonnes, grâce aux efforts concertés des différents acteurs.

Pour la Tunisie, il s’agit de préserver les marchés traditionnels tout en explorant de nouveaux débouchés pour l’huile d’olive conditionnée, aussi précisé le ministre, qui a noté une reprise progressive sur les marchés traditionnels après les récentes perturbations dues à ce qu’il a appelé des «procédures administratives». Enfin, il a confirmé que la Tunisie avait demandé l’ouverture de négociations avec l’Union européenne concernant l’exportation d’huile d’olive et d’autres produits agricoles stratégiques. «Ces négociations ne se limiteront pas à l’UE, mais impliqueront également d’autres partenaires internationaux», a-t-il déclaré.

I. B.

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Le crépuscule du droit international ?

18. März 2026 um 07:46

Le premier jour de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, une école de jeunes filles a été bombardée. Plus de 175 victimes. Des enfants, des adolescentes, des vies brisées avant même d’avoir commencé. Ce drame, à lui seul, dit beaucoup plus que de longs discours : lorsque l’école devient une cible, c’est que les règles censées limiter la guerre ont déjà cessé d’exister. (Photo : L’école primaire de filles à Minab (Iran) bombardée le 28 février 2026 par des frappes aériennes américaines).

Khemaïs Gharbi *

Il fut pourtant un temps où les nations prétendaient soumettre la guerre à des règles. Après les catastrophes du XXᵉ siècle, le monde avait tenté d’ériger un rempart juridique contre la barbarie. Avec la création de l’Organisation des Nations Unies et l’adoption des conventions de Genève, l’humanité avait voulu croire qu’il était possible d’imposer des limites à la violence des États. Même dans la guerre, disait-on, certaines lignes ne devaient jamais être franchies.

Certes, ce système n’a jamais été parfait. Les grandes puissances l’ont souvent contourné, et le droit de veto au Conseil de sécurité a régulièrement paralysé les institutions censées le défendre. Pourtant, malgré ses failles, il existait au moins un langage commun : celui du droit, qui permettait de nommer les crimes, de protéger les civils et de rappeler que la force ne devait pas être l’unique loi des relations internationales.

Un édifice qui vacille

Aujourd’hui, ce fragile édifice semble vaciller. Le véritable vaincu de cette guerre n’est pas seulement l’une des parties engagées sur le terrain : c’est le droit international lui-même. Non pas parce qu’il est violé — il l’a souvent été dans l’histoire — mais parce que sa violation se déroule désormais presque sans conséquence politique. Lorsque les règles sont bafouées sans que les institutions censées les défendre puissent agir, ce ne sont pas seulement des principes abstraits qui s’effondrent : c’est la crédibilité même de l’ordre international.

Tout cela survient à peine quelques mois après le génocide des Palestiniens de Gaza et la destruction barbare de leurs villes, de leurs villages et de leurs camps. Ceux qui s’attendaient à un réveil des consciences découvrent avec stupeur que, pour beaucoup de bien-pensants en Occident, les préoccupations du moment semblent ailleurs : le prix du pétrole, l’état des marchés ou l’organisation des prochaines vacances.

Le Moyen-Orient apparaît ainsi comme un véritable cimetière du droit international. Les principes élaborés au fil de décennies semblent y perdre leur force normative, comme si les tragédies du passé n’avaient rien appris au monde.

La responsabilité morale de cette faillite pèse particulièrement sur les puissances qui s’étaient proclamées gardiennes de cet ordre. La première puissance mondiale, longtemps présentée comme l’architecte et le garant de cet équilibre juridique, donne aujourd’hui le sentiment d’avoir failli à cette mission. Lorsque le défenseur proclamé des règles semble lui-même prêt à les relativiser, le message envoyé au reste du monde est redoutable : pourquoi respecter un droit que ceux qui l’ont façonné paraissent eux-mêmes disposés à contourner ?

La loi de la jungle

Le danger est immense. Si le droit international cesse d’être perçu comme une norme contraignante, il ne restera bientôt qu’un instrument politique, invoqué lorsque cela arrange et oublié lorsque cela gêne. Dans un tel monde, les États les plus puissants imposeront leur volonté, tandis que les plus faibles n’auront d’autre choix que l’alignement ou la résistance désespérée.

Ce serait alors le retour à ce que l’histoire a connu de plus sombre : un système international dominé par la force brute, où la diplomatie ne serait plus qu’un masque posé sur la loi de la jungle.

La question posée par cette guerre dépasse donc de loin le théâtre des combats. Elle engage l’avenir même de l’ordre mondial : le droit international peut-il encore limiter la violence des États, ou n’est-il déjà plus qu’une illusion fragile, survivant dans les discours mais vaincue dans les faits ?

* Ecrivain et traducteur.


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Débat tunisien à Paris | «Le 20 mars fait-il encore date ?»

18. März 2026 um 07:31

À l’occasion des 70 ans de l’indépendance de la Tunisie, le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) organise une rencontre-débat pour interroger le sens de cette date aujourd’hui. La rencontre, qui devra répondre à cette question : «Le 20 mars fait-il encore date ?», se tiendra le 20 mars 2026 à partir de 19 heures au 1er rue Mounet Sully, 75020 Paris.  

Le 20 mars 1956 marque la fin du protectorat et l’accès de la Tunisie à la souveraineté nationale. Cette indépendance a ouvert une nouvelle étape : construction de l’État, affirmation de la citoyenneté, espoirs de vie politique libre et démocratique.

Mais soixante-dix ans plus tard, que reste-t-il de ces promesses ? Le récit national a été simplifié, parfois instrumentalisé, la vie politique traverse une crise profonde et le lien entre l’État et les citoyens s’est fragilisé.

Cette première rencontre sera l’occasion de revenir sur la place du 20 mars dans le récit national, de questionner les continuités et les ruptures qui marquent l’histoire politique de la Tunisie depuis 1956, et de réfléchir aux formes actuelles de la souveraineté et au rôle des citoyen·ne·s. 

Elle réunira Sophie Bessis, historienne, spécialiste de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb et Hatem Nafti, chercheur à l’Institut de recherche et d’études sur le monde arabe et musulman (Iremam).

L’entrée est libre et le débat ouvert à toutes et tous, qui peuvent suivre les discussions à distance sur ce lien.

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CAN 2025 | La CAF sacre le Maroc et enflamme le football africain

18. März 2026 um 06:58

L’annonce hier soir, mardi 17 mars 2026, a eu l’effet d’une déflagration. En quelques heures, les artères de Casablanca et de Rabat se sont transformées en scènes de liesse populaire. Drapeaux brandis, cortèges de voitures, chants et fumigènes : le Maroc célèbre son sacre à la Coupe d’Afrique des nations 2025. Un titre pourtant attribué loin des terrains, à la suite d’une décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF), qui s’y connaît en matière de rafistolage.

Djamal Guettala 

Sur le plan sportif, la finale disputée le 18 janvier avait souri au Sénégal, vainqueur 1-0 après prolongation. Mais la rencontre avait été marquée par de fortes tensions, notamment après une série de décisions arbitrales contestées. Le moment clé survient lorsque les joueurs sénégalais quittent temporairement la pelouse pour protester, interrompant la partie durant plusieurs minutes.

C’est sur cet épisode que s’appuie la Fédération royale marocaine de football pour déposer une réserve officielle. Le règlement est clair : un abandon de terrain sans autorisation peut entraîner une défaite par forfait. Saisie du dossier, la commission d’appel de la CAF donne raison au Maroc, inflige un 3-0 (sur le papier) au Sénégal et attribue le titre aux Lions de l’Atlas.

Une décision exceptionnelle, qui offre au Maroc son deuxième trophée continental depuis 1976, mais qui ouvre surtout une crise majeure. Car si Rabat et Casablanca fêtent une victoire jugée «légitime» au nom du droit, Dakar dénonce un verdict «injuste» et «disproportionné».

La Fédération sénégalaise de football a d’ores et déjà annoncé son intention de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Une procédure qui pourrait prolonger l’incertitude et, potentiellement, remettre en cause l’issue officielle de la compétition.

Au-delà du contentieux entre deux nations majeures du football africain, cette affaire pose la question de la crédibilité des instances continentales. En validant un changement de vainqueur plusieurs semaines après la finale, la CAF expose ses failles et ravive les critiques sur sa gouvernance, qui ne datent pas d’aujourd’hui, car, depuis qu’elle existe, avec ses arbitres ripoux (ou arbitres «maison») comme on les appelle, on ne compte plus les matchs aux résultats faussés. Rares sont d’ailleurs les équipes nationales ou les clubs du continent qui n’en ont pas profité ou n’en ont pas souffert, à tout de rôle.

Dans ce contexte, la CAN 2025 s’impose déjà comme l’une des éditions les mieux organisées sur les plans de la logistique et de l’accueil (et les Marocains doivent en être félicités) et les plus controversées sur le plan sportif de l’histoire. Un tournoi dont le dénouement ne s’est pas joué uniquement sur la pelouse, mais dans les coulisses du droit sportif.

Entre célébration populaire au Maroc et contestation institutionnelle au Sénégal, le football africain se retrouve face à une séquence inédite, où la règle l’emporte sur le jeu — au risque de fragiliser un peu plus la confiance dans ses instances.

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Gestern — 17. März 2026Haupt-Feeds

Israël affirme avoir tué Ali Larijani lors d’un raid sur Téhéran

17. März 2026 um 13:27

Le site d’information israélien Ynet a annoncé, ce mardi 17 mars 2026, que l’armée israélienne a tué, lors d’un raid nocturne sur Téhéran, Ali Larijani, le tout-puissant secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, considéré comme l’homme le plus influent du régime des ayatollahs, plus influent encore que le Guide suprême actuel Mojtaba Khamenei, demeuré invisible, et considéré comme le dirigeant de facto de la République islamique. (Photo : dernière apparition en public de Ali Larijani, vendredi 13 mars, en participant à un rassemblement à Téhéran).

Larijani est également largement tenu pour responsable de la répression brutale des manifestations en Iran en janvier dernier.

Le média israélien, qui affirme avoir reçu confirmation de cette information du ministre israélien de la Défense, Israël Katz.

L’armée israélienne affirme également avoir tué, lors d’une attaque sur Téhéran, Gholamreza Soleimani, le chef des milices Bassidj, affiliées aux Gardiens de la révolution et responsables de la violente répression des manifestants en janvier, ainsi que d’autres officiers, alors qu’ils se trouvaient dans un quartier général de fortune installé après la destruction de leur QG officiel.

Dans le même temps, le commandant adjoint des Bassidj, Qassem Quraishi, aurait également été tué lors d’une attaque à Shiraz, a rapporté Ynet, citant des sources militaires. «L’armée de l’air israélienne, agissant sur la base de renseignements, a ciblé et éliminé Gholamreza Soleimani, qui commandait l’unité Bassidj, les forces faisant partie de l’appareil armé du régime iranien, depuis six ans», a-t-elle déclaré, ajoutant que lors des manifestations internes en Iran, en particulier ces derniers temps, marquées par une intensification des protestations, les forces Bassidj sous le commandement de Soleimani ont mené les principales opérations de répression.

I. B.

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Football | Al Ahly risque de nouvelles sanctions de la CAF

17. März 2026 um 12:50

Le geste agressif du défenseur d’Al Ahly d’Egypte, Yasser Ibrahim, envers les supporters de l’Espérance de Tunis, dimanche soir, 15 mars 2026, mimant une décapitation, a suscité une vive polémique et indigné les milieux footballistiques, y compris en Egypte.

Ces dernières 48 heures, des internautes tunisiens, égyptiens et d’autres pays arabes ont partagé des vidéos de l’incident, largement diffusées et documentées.

La balle est maintenant dans le camp de la Confédération africaine de football (CAF) qui devrait suspendre le défenseur d’Al Ahly pour ce geste indigne d’un footballeur. Encore faut-il qu’elle daigne appliquer son règlement disciplinaire, sans même attendre que l’Espérance dépose une plainte officielle à ce sujet auprès de ses instances. Si elle ne le fait pas, elle perdrait le peu de crédibilité qu’elle a encore auprès des milieux footballistiques africains et internationaux.

La CAF avait déjà suspendu l’attaquant de Zamalek, Nasser Mansi, pour un incident similaire lors de la Supercoupe 2014 contre Al Ahly, après avoir marqué le but égalisateur.

Il convient de noter que la CAF se base sur les rapports des arbitres et des observateurs de match pour ce type d’incidents, et que l’observateur de match a documenté cet incident précis et ses détails.

Rappelons aussi qu’Al Ahly jouera le match retour des quarts de finale de la Ligue des champions d’Afrique contre l’Espérance samedi prochain, 21 mars, à huis clos étant sous le coup d’une sanction antérieure de la CAF. Le match aller à Tunis s’est terminé par une victoire de l’Espérance (1-0) sur penalty (Mohamed Amine Tougai).   

I. B.

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Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole

17. März 2026 um 11:11

Les conséquences désastreuses de l’escalade des tensions au Moyen-Orient, suite au déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, constitue une menace supplémentaire pour l’économie tunisienne en crise depuis 2011 en raison des effets conjugués des pressions internes et externes.

Avec un baril de pétrole brut dépassant les 100 dollars américains ($), le gouvernement est confronté à un nouveau défi : la loi de finances 2026, dont le financement reste en partie incertain, prévoyait un prix moyen du baril de pétrole de seulement 63,3 $. La hausse prévisible ne manquera d’aggraver les difficultés financières du pays qui a du mal à sortir sur les marchés internationaux en raison d’une note souveraine à risque : en février 2026, Fitch Ratings l’avait confirmé à « B- ».  

On sait que chaque dollar de hausse dans le cours du pétrole, qui risque de flamber davantage, coût 140 millions de dinars par an au Trésor public pour maintenir les subventions publiques de produits de première nécessité, ce qui ferait peser un risque de flambée de l’inflation et de gel des investissements.

Dans sa lettre d’information hebdomadaire ‘‘EcoWeek’’ (n° 11-26 du 15 mars 2026), l’économiste Hachemi Alaya écrit : «Il est encore prématuré d’aborder la question des conséquences sur l’économie tunisienne de la guerre contre l’Iran. Mais la vraie ‘‘conséquence’’ qu’il faut redouter c’est qu’elle serve d’alibi pour masquer le cancer qui la ronge de l’intérieur ou pis, de lui imputer l’aggravation de ses maux.»

Tout en soulignant l’aggravation des déséquilibres structurels de l’économie nationale, l’érosion périlleuse de sa compétitivité extérieure, le transfert massif des ressources vers le secteur public et la poursuite de la dégradation de la liberté économique dans sa triple dimension économique, politique et justice, entre autres signaux négatifs risquant d’enfoncer durablement la Tunisie dans la catégorie des pays stagnants, Alaya estime que le vrai risque, c’est de voir le gouvernement se défausser sur la guerre pour justifier ses manquements et retarder encore les réformes structurelles exigées par la situation globale du pays.

Car, au-delà des conséquences économiques de cette guerre qui dépendront fortement de sa durée, de son ampleur et de son issue, «le vrai risque pour l’économie tunisienne c’est d’occulter le cancer qui la ronge de l’intérieur ou pis, d’imputer l’aggravation des déséquilibres et des maux qui la marquent aux conséquences de la guerre», écrit-il.

Cette tentation est de nature, ajoute-t-il, «à embourber encore plus le pays dans l’immobilisme en matière de réformes et la prodigalité à crédit de ses finances publiques.» Ce qui serait «plus dommageable qu’une flambée éphémère du pétrole ou les perturbations dans les approvisionnements en produits céréaliers dont dépend fortement la Tunisie.»

L. B.

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Tunisie-Italie | Les tensions internationales pourraient retarder le projet Elmed

17. März 2026 um 10:21

L’entrée en service de l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie, prévue pour 2028, pourrait être reportée à 2030 ou 2031 en raison des tensions internationales qui continuent d’affecter la disponibilité des équipements énergétiques depuis le début de la guerre russo-ukrainienne, à laquelle vient de s’ajouter celle consécutive au déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.   

Le coût du projet d’interconnexion électrique Elmed entre la Tunisie et l’Italie est estimé à environ 1,014 milliard d’euros, dont 582 millions seront à la charge de la Tunisie. Et selon les estimations du gouvernement, les recettes annuelles générées par cette infrastructure devraient se situer entre 71 et 182 millions d’euros, qui seront partagés à parts égales entre la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) et son homologue italienne Enel.

Le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, a déclaré que le projet «permettra un échange bidirectionnel d’électricité entre les deux pays, autorisant notamment l’exportation d’énergie produite à partir de sources renouvelables et renforçant le réseau électrique tunisien aux heures de pointe, contribuant ainsi à la sécurité énergétique».

L’entrée en service de l’interconnexion, prévue pour 2028, pourrait toutefois, a noté Chouchane, «être reportée à 2030 ou 2031 en raison des tensions internationales qui continuent d’affecter la disponibilité des équipements énergétiques depuis le début de la guerre russo-ukrainienne», à laquelle vient de s’ajouter celle consécutive au déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.   

Elmed prévoit de construire une interconnexion électrique sous-marine bidirectionnelle à courant continu (CC) et à haute tension entre la Sicile et la Tunisie, avec un point d’arrivée à terre dans la zone industrielle de Mlaabi, à Menzel Temime, dans le gouvernorat de Nabeul.

Le projet comprend deux stations de conversion – l’une à Menzel Temime et l’autre à Partanna, en Sicile – et un câble sous-marin d’environ 200 kilomètres de long, traversant le détroit de Sicile à une profondeur maximale de 800 mètres. Il aura une capacité de 600 mégawatts et une tension de 500 kilovolts CC. Le projet inclut également l’infrastructure de raccordement terrestre, les systèmes de télécommunications et des dispositifs de surveillance continue du câble.

Un accord de financement et de garantie d’un montant de 43 millions d’euros, soit environ 145 millions de dinars tunisiens, pour la deuxième phase du projet d’interconnexion électrique, a été signé à Tunis le 16 janvier entre le gouvernement tunisien et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

L’accord vise à renforcer le réseau électrique de la Steg par l’installation de lignes de transport aériennes, notamment des lignes d’arrivée et de départ dans le gouvernorat de Nabeul, au nord du pays.

La deuxième phase du projet, appelée Programme de renforcement du réseau, prévoit le renforcement des réseaux de transport à travers la Tunisie. Plus précisément, le projet comprend l’installation d’une ligne aérienne de 400 kV d’environ 85 kilomètres, reliant Grombalia (Nabeul) à Kondar (Sousse), et traversant quatre gouvernorats : Nabeul, Ben Arous, Zaghouan et Sousse.

Le projet inclut également l’installation de lignes aériennes d’arrivée et de départ entre Ezzahra et Grombalia 1, raccordées au poste de transformation de Grombalia 2 (400/225 kV), pour une longueur totale d’environ 10 kilomètres, ainsi que des lignes supplémentaires entre Seltene et Grombalia 1, également raccordées à ce même poste, pour une longueur totale d’environ 10 kilomètres.

L. B. (avec Nova News).

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Le tabagisme chez les jeunes est une urgence sanitaire en Tunisie

17. März 2026 um 10:03

Le tabagisme chez les jeunes : 14 % des mineurs âgés de 13 à 15 ans fument. Parallèlement à cette épidémie de tabagisme, le pays connaît une chute vertigineuse de l’activité physique. Ce qui, à terme, risque d’aggraver les problèmes de la santé publique dans le pays : recrudescence des maladies chroniques, pénuries de certaines spécialités médicales en raison de l’exode des médecins, crise financière structurelle de l’assurance maladie, vétusté des infrastructures médicales publiques, etc.   

Parmi les défis auxquels est confronté le système de santé tunisien, celui, structurel, lié à la prévalence précoce du tabagisme chez les jeunes générations. Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 14 % des mineurs tunisiens âgés de 13 à 15 ans fument régulièrement des cigarettes, un chiffre qui s’inscrit dans une dégradation générale des modes de vie dans le pays.

Le Dr Olfa Saidi, chef du bureau de l’OMS à Tunis, a souligné que l’expérimentation du tabac touche désormais plus d’un tiers des adolescents scolarisés (35 %), avec des pics de dépendance extrêmement précoce, certaines personnes commençant à fumer dès l’âge de sept ans. Ce phénomène constitue non seulement une urgence sanitaire, mais reflète également de profondes dynamiques socio-économiques.

Le marché du tabac en Tunisie a historiquement été un monopole d’État (Régie nationale des tabacs et des alumettes – RNTA), faisant du secteur une source cruciale de recettes fiscales pour les caisses publiques, mais créant en même temps un paradoxe pour les politiques de prévention.

Parallèlement à l’épidémie de tabagisme, la Tunisie connaît un effondrement de l’activité physique. Les données de l’Observatoire national du sport indiquent que la part de la population active est passée de 35 % en 2009 à 12 % en 2021.

Cette combinaison de tabagisme précoce et de sédentarité risque de compromettre l’avenir du système de santé publique tunisien, en augmentant l’incidence des maladies non transmissibles (MNT), telles que les maladies cardiovasculaires et respiratoires, qui représentent déjà un fardeau insoutenable pour la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnam). Les analystes soulignent que, sans une réforme radicale de la loi sur la vente de tabac aux mineurs et un investissement massif dans les infrastructures sportives scolaires, la Tunisie pourrait se retrouver, au cours de la prochaine décennie, confrontée à une crise sanitaire chronique susceptible de freiner davantage la productivité et la croissance économique d’un pays déjà fragilisé par une transition politique complexe et une fragilité financière persistante.

L. B.

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Hausse des échanges commerciaux entre l Tunisie et l’Italie

17. März 2026 um 09:42

Du 1er janvier à fin février 2026, les échanges entre l’Italie et la Tunisie ont atteint 3,44 milliards de dinars, soit l’équivalent de 1,012 milliard d’euros au taux de change actuel. Ces chiffres proviennent d’une analyse des données commerciales publiée le 12 mars 2026 par l’Institut national de la statistique (INS).

Au cours des deux premiers mois de cette année, les exportations italiennes vers la Tunisie ont atteint 1,565 milliards de dinars (environ 460 millions d’euros), soit une hausse d’environ 11 % par rapport aux 1,393 milliards de dinars (409 millions d’euros) enregistrés au cours des deux premiers mois de 2025.

Les importations italiennes en provenance de Tunisie se sont quant à elles élevées à 1,875 milliards de dinars (551 millions d’euros), en légère baisse par rapport aux 1,905 milliards de dinars (560 millions d’euros) de janvier et février 2025.

L’Italie est le deuxième fournisseur européen de la Tunisie et le troisième au niveau mondial, après la France, qui a exporté pour 1,814 milliards de dinars (533 millions d’euros) de biens et marchandises vers Tunis au cours des deux premiers mois, et la Chine, avec 1,711 milliards de dinars (503 millions d’euros).

Parmi les principaux produits exportés d’Italie vers la Tunisie figurent les matières premières énergétiques (pétrole raffiné), les métaux, les textiles, le cuir et les peaux, le matériel électrique, les matières et produits plastiques, les moteurs, les générateurs et transformateurs, les produits chimiques et pharmaceutiques, ainsi que les installations et machines.

L’Italie importe principalement des vêtements et des chaussures, des pièces et accessoires pour véhicules, des huiles et graisses, des moteurs, des générateurs et transformateurs, des articles en plastique, des produits chimiques et engrais, des produits sidérurgiques et du pétrole brut.

Il est donc évident qu’il existe un important flux de raffinage et de transformation de matières premières ou de produits semi-finis en produits finis entre l’Italie et la Tunisie.

En matière de commerce, la France demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie, avec des échanges d’une valeur de 4,3 milliards de dinars (1,27 milliard d’euros).

Les exportations françaises vers la Tunisie ont totalisé 1,82 milliard de dinars (soit 533 millions d’euros) au cours des deux premiers mois de 2026, contre 1,347 milliard de dinars (346 millions d’euros) au cours des deux premiers mois de l’année précédente.

Les importations françaises en provenance de Tunisie ont augmenté de 1,6 % par rapport à janvier et février 2025, passant de 2,15 milliards de dinars (632 millions d’euros) à 2,49 milliards de dinars (732 millions d’euros), ce qui a entraîné un déficit commercial pour la France de 673 millions de dinars (environ 198 millions d’euros).

Rappelons que les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’Union européenne (UE) représentent plus de 70 % du total de ses échanges extérieurs.

I. B.

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Tunisie | Le déficit commercial se rétracte mais reste élevé  

17. März 2026 um 09:22

Au cours des deux premiers mois de 2026, le déficit commercial de la Tunisie s’est réduit à 2,784 milliards de dinars (environ 830 millions d’euros), contre 3,517 milliards de dinars (environ 1,05 milliard d’euros) enregistrés à la même période en 2025, apprend-on dans une analyse publiée le 12 mars 2026 par l’Institut national de la statistique (INS). Ce déficit reste cependant très élevé eu égard les difficultés financières du pays et l’ampleur de son endettement extérieur dépassant 80% du PIB.  

Au cours des deux premiers mois de 2026, le commerce extérieur tunisien a enregistré des exportations de 10,80 milliards de dinars (environ 3,2 milliards d’euros) et des importations de 13,59 milliards de dinars (environ 4 milliards d’euros). Sur la période janvier-février 2026, les exportations ont progressé de 6,2 % par rapport à la même période en 2025, où elles s’élevaient à 10,169,2 milliards de dinars (environ 3 milliards d’euros).

Les importations, quant à elles, ont légèrement diminué de 0,7 %, passant de 13,69 milliards de dinars (environ 4,1 milliards d’euros) à 13,59 milliards de dinars.

Sous l’effet de cette tendance, le déficit commercial s’est réduit à 2,784 milliards de dinars (environ 830 millions d’euros), contre 3,517 milliards de dinars (environ 1,05 milliard d’euros) enregistrés à la même période en 2025.

Le taux de couverture des importations par les exportations a atteint 79,5 %, contre 74,3 % l’année précédente.

Du point de vue sectoriel, les exportations ont progressé dans les industries mécaniques et électriques (+14,8 %) et dans le secteur agroalimentaire (+6,1 %), soutenues principalement par la hausse des ventes d’huile d’olive, qui ont atteint 1,25 milliard de dinars (environ 374 millions d’euros), contre 1,007 milliard de dinars (environ 301 millions d’euros) l’année précédente.

Les exportations des secteurs des mines, des phosphates et de leurs dérivés (-24,6 %), du textile, de l’habillement et du cuir (-1,8 %) et de l’énergie (-0,5 %) ont toutefois reculé, en partie à cause de la baisse des ventes de pétrole brut, qui sont passées de 372,3 millions de dinars (environ 111 millions d’euros) au cours des deux premiers mois de 2025 à 239,8 millions de dinars (environ 72 millions d’euros).

Du côté des importations, les achats de biens d’équipement (+1,4 %) et de produits énergétiques (+1,7 %) ont progressé. Les importations de biens de consommation (+2,3 %) et de produits alimentaires (+2,6 %) ont également augmenté, tandis que celles de matières premières et de produits semi-finis ont diminué (-6 %).

En termes de répartition géographique, les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (UE), qui représentaient 72,1 % du total, ont atteint 7,793 milliards de dinars (environ 2,3 milliards d’euros), contre 7,091,9 milliards de dinars (environ 2,1 milliards d’euros) à la même période en 2025. La hausse a été particulièrement marquée en France (+15,7 %) et en Allemagne (+9,9 %), tandis que des baisses ont été enregistrées en Italie (-1,6 %) et aux Pays-Bas (-25,3 %).

Concernant les pays arabes, les exportations ont fortement progressé vers l’Égypte (+76,4 %) et l’Arabie saoudite (+68,9 %), tandis qu’elles ont reculé vers le Maroc (-45,3 %), l’Algérie (-18,6 %) et la Libye (-29,2 %).

Du côté des importations, celles en provenance de l’UE – représentant 45,6 % du total – ont atteint 6,189 milliards de dinars (environ 1,85 milliard d’euros), contre 5,77 milliards de dinars (environ 1,72 milliard d’euros) au cours des deux premiers mois de 2025. Les achats ont notamment progressé en provenance de France (+26,3 %) et d’Italie (+12,3 %), tandis qu’ils ont reculé en provenance d’Espagne (-5,0 %) et de Grèce (-28,2 %).

Hors UE, les importations ont augmenté en provenance de Turquie (+3,8 %) et d’Inde (+48,9 %), tandis qu’elles ont diminué en provenance de Russie (-59,7 %) et de Chine (-18,1 %).

Par groupe de produits, le déficit commercial global – 2,784 milliards de dinars (environ 830 millions d’euros) – s’explique principalement par le solde négatif des produits énergétiques (-1,886 milliards de dinars, environ 563 millions d’euros), des matières premières et produits semi-finis (-790,7 millions de dinars, environ 236 millions d’euros), des biens d’équipement (-488,4 millions de dinars, environ 146 millions d’euros) et des biens de consommation (-108,8 millions de dinars, environ 32 millions d’euros).

Le secteur alimentaire, quant à lui, a enregistré un excédent de 489,7 millions de dinars (environ 146 millions d’euros).

Finalement, le déficit commercial hors énergie s’est réduit à 898,3 millions de dinars (environ 268 millions d’euros), tandis que le déficit de la balance énergétique a atteint 1,886 milliards de dinars (environ 563 millions d’euros), contre 1,845 milliards de dinars (environ 551 millions d’euros) enregistrés à la même période en 2025.

I. B.

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