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Vendredi à Tunis, la soirée des Victoires de l’Automobile

19. Januar 2026 um 09:28

La soirée des Victoires de l’Automobile, copilotée par Sadri Skander et Hedi Hamdi, se tiendra le vendredi 23 janvier 2026 à l’hôtel Radisson Blu (ex Laico) à Tunis. Organisé sous le signe de l’élégance et du prestige, cet événement vise à célébrer les performances, l’excellence et le savoir-faire du secteur automobile en Tunisie.

Par la même occasion seront dévoilés les résultats de l’enquête de l’Observatoire de l’Automobile réalisé pour l’occasion par le cabinet Emrhod Consulting, dont le directeur général Nebil Belaam, décryptera les grandes tendances actuelles du marché de l’automobile en Tunisie : intentions d’achat des consommateurs et évolutions de la mobilité.

La soirée sera couronnée par la remise des trophées aux vainqueurs de l’édition 2026 des Victoires de l’Automobile dans 5 catégories.

Les Victoires de l’Automobile, dont c’est la 2e édition, se donnent pour mission mettre en lumière et valoriser les marques, les concessionnaires et les acteurs du secteur de l’automobile qui ont marqué l’année par leurs performances, leur innovation et leur responsabilité.

C’est une occasion pour distinguer les meilleurs acteurs du marché qui ont su répondre aux attentes des consommateurs, proposer des expériences clients remarquables, et démontrer une excellence globale dans leurs activités.

Les trophées sont attribués selon un processus rigoureux, crédible et transparent, reposant sur des méthodologies d’analyse indépendantes et des critères objectifs.

I. B.

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Tourisme | Maroc et Égypte, destinations phares en Afrique

19. Januar 2026 um 08:58

Le Maroc et l’Égypte ont connu un afflux touristique record en 2025, grâce notamment à de nouvelles liaisons aériennes et des investissements soutenus dans les infrastructures touristiques, qui ont contribué à conforter leur position de destinations les plus prisées du continent africain.

Le Maroc a enregistré quelque 19,8 millions d’arrivées, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente, tandis que le nombre de visiteurs en Égypte a bondi de 21 % pour atteindre 19 millions.

Ces performances sont à comparer avec les 11 millions de visiteurs dont la Tunisie se félicite d’avoir accueillis l’année dernière.

Le secteur touristique marocain bénéficie de l’ouverture de nouvelles liaisons aériennes, d’un marketing de destination dynamique, d’événements majeurs tels que des tournois de football et de la poursuite des améliorations de ses infrastructures.

Le tourisme égyptien est dynamisé par des attractions comme le Grand Musée Égyptien, récemment inauguré, et par les initiatives gouvernementales visant à accroître le nombre de visiteurs. Les stations balnéaires de la mer Rouge et les grands centres culturels tels que Le Caire et Louxor ont bénéficié de l’augmentation des vols charters et de l’amélioration des conditions de sécurité

Les deux pays nord-africains misent sur le tourisme pour assurer leur relance économique et accroître leurs recettes en devises.

I. B.

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Quels scénarios pour l’Iran après la reculade de Trump ?

19. Januar 2026 um 08:43

Le très lunatique président américain Donald Trump a fait marche arrière et a décidé de ne pas attaquer l’Iran. Il a prétendu qu’aucune partie n’a fait pression sur lui pour qu’il se rétracte indiquant avoir pris cette décision après que l’Iran ait suspendu la pendaison de 800 manifestants arrêtés.

Imed Bahri

L’entourage du président américain lui a expliqué que les bombardements ne feront pas tomber le régime et trois pays du Golfe (Arabie saoudite, Qatar et Oman) et la Turquie ont également ferraillé pour le dissuader, de même que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui lui a demandé de ne pas attaquer maintenant mais pour d’autres raisons. Il souhaite mieux se préparer.

En même temps, Trump qui veut jouer avec les nerfs de ses adversaires n’a pas définitivement écarté l’option militaire. Quel avenir aujourd’hui pour l’Iran après ce sanglant début année ?

L’Iran traverse l’une de ses crises politiques les plus graves depuis l’instauration de la République islamique en 1979, sur fond de manifestations sans précédent qui ont éclaté fin 2025 en raison de la détérioration de la situation économique. Ces protestations sont rapidement devenues les plus importantes qu’ait connues le pays depuis la révolution et ont été réprimées avec une violence inouïe par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Cette répression féroce à huis clos -les autorités ont coupé internet pour que le monde ne voit pas cette répression- ont fini par avoir raison des protestations qui se sont essoufflées aussi bien à Téhéran que dans les provinces. 

Les Gardiens de la révolution sauvent le régime

Selon une enquête publiée par Bloomberg, signée par le journaliste Patrick Sykes et l’analyste Dina Esfandiary, le rapport de force au sein du régime iranien a clairement basculé en faveur du CGRI, qui n’est plus seulement le bras armé du régime, mais est devenu un acteur central de la politique, de l’économie et de la sécurité. Les Gardiens de la révolution ont sauvé le régime.  

Pour rappel, les manifestations ont éclaté dans plusieurs villes iraniennes en réaction à la flambée des prix, à une inflation dépassant les 40%, à l’effondrement de la monnaie nationale (qui a perdu plus de la moitié de sa valeur en une seule année), à ​​la montée du chômage et à la baisse du pouvoir d’achat des citoyens.

Les revendications pour de meilleures conditions de vie se sont rapidement transformées en slogans politiques appelant à une refonte complète de la structure de la gouvernance.

En réponse, les autorités ont déployé une répression sécuritaire sans précédent, incluant l’usage de la force létale, des coupures généralisées d’internet, des arrestations massives et un déploiement sans précédent des forces de sécurité dans les grandes villes.

Contrairement aux prévisions, les sanctions occidentales sévères ont permis aux Gardiens de la révolution de consolider davantage leur pouvoir.

Bloomberg explique que face au retrait des entreprises internationales et à l’effondrement du secteur privé sous la pression économique, les Gardiens de la révolution se sont empressés de combler le vide, prenant le contrôle des secteurs de l’énergie, de la construction, des télécommunications et des ports.

Selon le media américain, cette mainmise sur le pouvoir a fait des Gardiens de la révolution un «État dans l’État», contrôlant une économie estimée à environ 475 milliards de dollars.

D’après les analystes, cette influence financière rend les Gardiens de la révolution particulièrement vulnérables à tout changement fondamental de la structure du régime, ce qui explique la violence de la répression des récentes manifestations.

Ces milices armées sont ainsi devenues un acteur incontournable de la gestion de l’économie iranienne et le principal garant de la survie du régime. De ce fait, elles constituent la force la plus intransigeante face aux manifestations, qu’elles considèrent comme une menace pour la sécurité nationale et une tentative extérieure de déclencher une guerre civile.

Selon Bloomberg, la caractéristique la plus marquante des Gardiens de la révolution, dans leur forme actuelle, est leur transformation en une institution «post-idéologique». La loyauté n’est plus uniquement fondée sur des principes religieux révolutionnaires mais est désormais liée à la protection des intérêts nationaux et des gains économiques.

Scénarios d’un avenir sombre

A la lumière de ces développements, Bloomberg présente trois scénarios principaux pour l’avenir de l’Iran, tous liés au rôle des Gardiens de la révolution.

1- Le scénario de l’homme fort envisage la possibilité qu’un homme fort émerge des rangs des Gardiens ou de leurs anciens combattants pour prendre le pouvoir. Il suppose l’éviction du pouvoir religieux traditionnel, représenté par le Guide suprême Ali Khamenei, et l’instauration d’un modèle militaro-politique pragmatique visant à apaiser la population par de véritables réformes économiques.

Toutefois, l’agence estime que pour réussir, cet homme fort devra composer avec le président  Trump, seul allié capable d’offrir une bouée de sauvetage à Téhéran en levant les sanctions, une «pilule empoisonnée» que les Gardiens pourraient être contraints d’avaler pour assurer leur survie, selon les auteurs de l’enquête. 

2- Un coup d’État militaire et la prise de contrôle directe du pays par les Gardiens de la révolution. Bien que le CGRI dispose des effectifs et des capacités militaires suffisants pour mener à bien un tel coup d’État, il est conscient qu’un pouvoir direct l’accablerait des conséquences des crises accumulées qui secouent le pays.

C’est pourquoi, historiquement, le CGRI a préféré rester une force discrète, gérant la politique étrangère et de sécurité et en en tirant profit, laissant aux politiciens le soin d’exercer le pouvoir public, comme l’affirme Bloomberg.

Cependant, si la menace d’un effondrement imminent se faisait sentir, les nouveaux dirigeants pourraient se voir contraints de céder aux revendications des masses descendues dans la rue et de s’ouvrir davantage à la société. Néanmoins, le media américaine suggère que les généraux du CGRI qui accéderont au pouvoir seront probablement encore plus intransigeants, politiquement répressifs et plus restrictifs des libertés.

3- Le scénario d’une mort lente ou d’un effondrement chaotique : malgré la capacité du régime à réprimer les manifestations d’une main de fer, les causes profondes de la colère persistent et s’intensifient.

En l’absence d’une opposition unifiée capable de mener la transition, tout effondrement soudain du régime pourrait plonger le pays dans un vide politique où s’affronteraient les centres de pouvoir, menaçant de transformer l’Iran en un théâtre de règlements de comptes régionaux et internationaux.

Un avenir des plus incertains

Trump demeure l’élément imprévisible dans cette équation complexe. Pris entre le discours des menaces militaires et les messages suggérant une volonté de négocier, les Gardiens de la révolution se trouvent dans un état d’attente et de prudence.

Les analyses concluent que l’alternative la plus probable au régime actuel, s’il venait à tomber, ne serait pas une démocratie de type occidental, mais plutôt un système plus militarisé et nationaliste, dirigé par une nouvelle génération de commandants des Gardiens pour qui la survie justifie tous les moyens, qu’il s’agisse de répression absolue ou d’accords pragmatiques majeurs.

Bloomberg cite la déclaration de Trita Parsi, universitaire d’origine iranienne et de nationalité suédoise, qui occupe le poste de vice-président exécutif du Quincy Institute, selon laquelle «le scénario le plus probable, en cas de chute du régime de Téhéran, n’est pas que le fils de l’ancien Shah ou une figure similaire venue de l’étranger prenne le pouvoir, mais plutôt que le pouvoir soit vraisemblablement transféré à d’autres factions au sein même du régime, et que ces factions soient potentiellement encore plus radicales».

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La plus grande erreur historique des Palestiniens

19. Januar 2026 um 07:54

La plus grande erreur commise par les dirigeants palestiniens, au fil de décennies de négociations infructueuses, a été de faire des concessions aux sionistes en croyant que l’abandon de droits fondamentaux apporterait la paix, la justice ou une reconnaissance réelle. L’histoire a démontré exactement le contraire. 

Ricardo Mohrez Muvdi *

Dès le début du conflit moderne, il aurait fallu exiger clairement un seul État, démocratique et garantissant l’égalité des droits pour tous ses habitants, sur l’ensemble de la Palestine historique. Accepter — et continuer à défendre — l’idée de «deux États» n’a pas seulement été une mauvaise stratégie : cela a constitué une renonciation progressive à la Palestine, légitimant la colonisation, la fragmentation territoriale et le nettoyage ethnique déguisé.

La prétendue «solution à deux États» est née déjà mutilée. Ce n’était pas une proposition de justice, mais une gestion de la dépossession. À chaque concession palestinienne il a été répondu par davantage de colonies, de murs, de points de contrôle et de lois raciales. Négocier sous occupation n’a jamais été négocier : c’était accepter les règles de l’occupant. Persister aujourd’hui dans le fantasme des deux États est, outre une naïveté, un suicide politique. Sur le terrain, il n’y a ni continuité territoriale, ni souveraineté réelle, ni contrôle des frontières, de l’eau ou des ressources.

Ce qui est offert au peuple palestinien n’est pas un État, mais des réserves fragmentées, dépendantes et sous surveillance. Pendant ce temps, le projet sioniste a été cohérent : avancer sans reculer, consolider les faits accomplis et exiger une reconnaissance internationale sans accorder l’égalité. En ce sens, continuer à parler de deux États revient à soutenir de facto la pérennité de l’occupation et à accepter que le vol territorial se transforme en légalité internationale.

La seule proposition éthique, historiquement et juridiquement viable est celle d’un seul État, où les Palestiniens, qu’ils soient musulmans, chrétiens ou juifs, vivraient avec les mêmes droits, sans suprématie ethnique ou religieuse. Un État où le droit au retour, l’égalité devant la loi et la justice historique ne seraient pas négociables.

Il ne s’agit pas d’utopie, mais de cohérence. Les régimes d’apartheid ne se réforment pas, ils se démantèlent. Et la libération ne naît pas de concessions à l’oppresseur, mais de la fermeté dans les principes. Le peuple palestinien n’a pas survécu à des décennies d’expulsion, d’exil et de résistance pour se contenter de miettes. La dignité ne se négocie pas, elle s’exerce.

Traduit de l’espagnol.

* Palestinien, né à Beit-Jala, en Palestine (1952). Réfugié en Colombie, il est administrateur d’entreprises et président de l’Union Palestinienne d’Amérique Latine (UPAL), créée en 2019 à San Salvador, au Salvador. Il est également président de la Fondation Culturelle Colombo-Palestinienne.

Source : Tlaxcala.

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Gestern — 18. Januar 2026Haupt-Feeds

‘‘Je te revois, père’’ de Tahar Bekri | Entre fiction et autobiographie

18. Januar 2026 um 12:19

Vient de paraître dans la collection «Contemporains», dirigée par Eric Brogniet, aux éditions Asmodée Edern, à Bruxelles, ‘‘Je te revois, père’’ (130 pages, 21euros), récit écrit par le poète, Tahar Bekri.

Entre écriture autobiographique, fiction et conte, le poète donne à lire des récits émouvants sur les rapports au père, la mère, trop tôt disparue, l’hommage à la palmeraie de l’enfance, Gabès.

La mémoire intime s’écrit dans le contexte collectif, entre pays natal et exil. Un retour aux sources, à l’évocation testamentaire.

Voix intérieure, quête profonde des repères, résonance historique, s’entremêlent dans une prose largement poétique où le poète met son cœur à nu.

Le livre dont la couverture reproduit une calligraphie de Hassan Massoudy sortira en librairie le 1er février 2026.

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Tunis | Marche du PDL appelant à l’unité nationale

18. Januar 2026 um 11:27

Le Parti destourien libre (PDL) a organisé ce dimanche 18 janvier 2026, à Tunis, «une marche nationale pour réhabiliter le concept d’unité nationale et raviver les nobles principes unissant les Tunisiens».

La marche a démarré vers 9 heures devant le Lycée Alaoui. Elle devra traverser les rues Tahar Haddad et Abdelwahab pour arriver à la place Maaqal Al-Zaim, à la lisière de la Médina de Tunis, non loin de la maison où Habib Bourguiba, le leader nationaliste et fondateur du Néo Destour (ancêtre du PDL), avait été arrêté par les autorités coloniales françaises, ainsi que 20 autres militants nationalistes, il y a exactement 74 ans, le 18 janvier 1952, déclenchant ainsi une grève générale et des émeutes violentes à travers tout le pays, qui ont abouti à l’indépendance, le 20 mars 1956.

Les manifestants ont protesté contre l’instrumentalisation de la justice dans les règlements de comptes politiques et la dégradation de la situation générale dans le pays, et appelé à la libération de la leader de leur parti, Abir Moussi, incarcérée depuis le 4 octobre 2023 et poursuivie dans plusieurs affaires, ainsi que les autres prisonniers politiques dans les prisons tunisiennes.

En choisissant de défiler à la date anniversaire du 18 juin 1952, qui marque le déclenchement de ce qui est appelé la «révolution tunisienne» contre l’occupation française, les militants du PDL ont voulu inscrire leur combat actuel dans un esprit d’unité nationale qui dépasse les conflits idéologiques et les différends politiques. Cette volonté s’est d’ailleurs exprimée dans les slogans unificateurs scandés à cette occasion.  

I. B.

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Tunisie | L’hydrothérapie a le vent en poupe

18. Januar 2026 um 10:30

Le nombre de visiteurs dans les centres d’hydrothérapie en Tunisie en 2025 a atteint 7 millions de personnes, réparties dans 490 centres comprenant des stations thermales, des bains minéraux et des spas d’eau de mer et d’eau douce.

C’est ce qu’a indiqué le directeur général de la santé au ministère de la Santé, Walid Naïja, en marge de sa participation au Forum de Kapsa sur l’hydrothérapie, jeudi 15 janvier 2026, soulignant l’intérêt grandissant pour l’hydrothérapie en tant que pratique à la fois thérapeutique et touristique, les centres d’hydrothérapie ayant enregistré un taux de croissance estimé à 5 % entre 2024 et 2025.

Par ailleurs, 70 % des visiteurs des centres et stations de thérapie par l’eau en Tunisie sont des touristes étrangers, qui se rendent notamment dans les centres de thérapie par l’eau de mer, renforçant ainsi la position de la Tunisie comme destination de premier plan dans le domaine du tourisme médical.

Walid Naïja a déclaré que le nombre de visiteurs dans les centres de thérapie par l’eau de mer a atteint 180 000 visiteurs en 2025, ce qui souligne la nécessité d’un soutien accru en matière d’investissement, de développement des infrastructures et d’amélioration de la qualité des services de santé fournis.

Le responsable a formé l’espoir que le volume des revenus du secteur augmentera dans les années à venir avec la mise en service de nouvelles unités et la réalisation de projets, notamment ceux relatifs aux cités médicales dont les études techniques et économiques ont été achevés.

Le ministère de la Santé s’efforce de renforcer la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale d’exportation de services de santé, faisant de l’hydrothérapie un secteur clé pour attirer de nouveaux marchés, a souligné le directeur général de la Santé, ajoutant que l’hydrothérapie est une option de traitement complémentaire au système traditionnel et qu’elle s’est avérée efficace dans le traitement des maladies chroniques telles que les rhumatismes et les maladies respiratoires, ainsi que dans la réadaptation fonctionnelle et motrice et la santé mentale.

I. B. (avec Tap)

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Déménagement du ministère de la Culture | Une vraie fausse polémique ?

18. Januar 2026 um 09:55

«Je lance un appel à mes amis qui sont en colère et affectés par les rumeurs qui circulent concernant le possible déménagement du ministère des Affaires culturelles de son emplacement actuel à la Kasbah vers un autre lieu : s’il vous plaît, gardez votre colère pour quelque chose qui la mérite davantage, et conservez votre douleur pour quelque chose qui mérite davantage que l’on souffre pour elle !», a lancé le chroniqueur Mokhtar Khalfaoui dans un poste Facebook, minimisant l’importance de la polémique suscitée à ce sujet qui, selon lui, ne méritait pas tant de tapage. (Ph: Cité de la culture de Tunis où seraient transférés les bureaux du ministère des Affaires culturelles).

Latif Belhedi

L’information selon laquelle le gouvernement aurait décidé de transférer le siège du ministère des Affaires culturelles de son emplacement actuel, à la Kasbah, non loin du siège du gouvernement et du ministère de la Défense, vers la Cité de la culture de Tunis, sur l’avenue Mohammed V, a suscité une vive polémique, notamment au sein des milieux culturels. On craint en effet que sa mise en œuvre ne compromette l’avenir d’un secteur marginalisé depuis des années.

Dans ce contexte, la Fédération générale de la culture et de l’information, affiliée à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a exigé l’annulation immédiate de cette décision. Elle demande un moratoire jusqu’à ce qu’un autre lieu soit trouvé pour le ministère des Affaires culturelles, afin de garantir le respect des droits des acteurs culturels, et de préserver le statut et le rôle national de ce ministère.

Dans un communiqué publié vendredi 16 janvier 2026, le syndicat a affirmé que toute décision de cette ampleur «doit reposer sur une approche globale prenant en compte les intérêts du secteur et de toutes les personnes qui y sont liées». Elle a averti que le transfert du siège du ministère pourrait perturber le travail administratif et culturel, porter atteinte aux droits des intellectuels, du personnel et des fonctionnaires, et nuire aux infrastructures culturelles publiques, aggravant ainsi la marginalisation dont souffre le secteur depuis des années.

Le syndicat a également souligné sa détermination à défendre le secteur, la dignité de ses travailleurs et le droit à une culture nationale libre et efficace, et a demandé des clarifications officielles à la communauté culturelle concernant les raisons de cette décision et ses conséquences potentielles.

Valeur historique et identitaire

Le Syndicat indépendant des réalisateurs producteurs (Sirp)a exprimé, quant à lui, sa profonde inquiétude quant à la décision de transférer le siège du ministère, considérant que «le siège actuel n’est pas un simple espace administratif, mais revêt une valeur historique et culturelle qui incarne l’identité de la culture tunisienne et son long parcours, et témoigne de moments charnières de l’histoire de la création artistique dans le pays.»

Le Sirp a réaffirmé son attachement au maintien du siège historique du ministère des Affaires culturelles, comme un prolongement de la mémoire nationale et une manifestation de la continuité culturelle, avertissant qu’«une décision unilatérale prise sans consultation des artistes, des intellectuels et des instances professionnelles représente une dévalorisation de la culture et une marginalisation du rôle des arts et de la créativité dans le projet de société.»

Une atteinte à la mémoire nationale

Parallèlement, sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont exprimé leur rejet de cette décision. La professeure d’université Raja Ben Slama a déclaré que «la réquisition du siège du ministère des Affaires culturelles est une atteinte à la mémoire nationale et un mépris pour la culture.»

Mme Ben Slama, ex-directrice générale de la Bibliothèque nationale, a lancé un appel à ne pas accepter cette décision et à empêcher sa mise en œuvre, considérant que «la véritable richesse de ce pays réside dans sa culture, son histoire, sa civilisation et son patrimoine», affirmant que l’application de cette décision constituerait «une nouvelle tragédie parmi celles que le pays a connues ces dernières années».

L’activiste Thamer Idriss considère que la décision d’évacuer le ministère des Affaires culturelles de son siège historique à la Kasbah «n’est pas une simple procédure administrative de déménagement, mais une atteinte flagrante à la symbolique historique et au statut souverain de la culture en Tunisie». Selon lui, «le transfert du siège du ministère loin de la Place du  Gouvernement reflète une tendance inquiétante à la marginalisation du secteur culturel et à l’affaiblissement de sa présence au centre du pouvoir décisionnel».

Idriss souligne que le siège actuel du ministère des Affaires culturelles «n’est pas qu’un ensemble de murs, mais un symbole de la mémoire nationale et un emblème indissociable de l’identité de l’État tunisien depuis l’indépendance». Il ajoute que «son démantèlement sans vision claire ni alternative appropriée perturbe le fonctionnement de l’administration et constitue un dénigrement de la valeur des créateurs et des intellectuels qui voient en cet édifice un symbole de leur présence au cœur de l’État».

Le siège du ministère des Affaires culturelles est considéré comme l’un des monuments administratifs à forte valeur symbolique en Tunisie, car il est situé sur la place du Gouvernement, dans la capitale, à proximité d’institutions souveraines, dont le ministère de la Défense ou celui des Finances.

Une politique culturelle inexistante

A l’appui de leur position, les personnes opposées au transfert du siège du ministère des Affaires culturelles citent les noms des nombreux ministres et hommes de culture qui ont dirigé cette institution tels Chedly Klibi, Béchir Ben Slama, Habib Boularèsou autres Abdelbaki Hermassi.

En réponse à cette polémique qu’il trouve déplacée et inutile, Mokhtar Khalfaoui a écrit, sur le ton de l’ironie : «S’il nous faut pleurer, pleurons donc pour une politique culturelle inexistante, une industrie culturelle en déclin et un modèle de développement culturel absent. Et s’il nous faut pleurer, pleurons donc pour un ministère de la Culture dont le budget ne dépasse pas 0,73 % du budget de l’État !»

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Divorce | La réforme de la pension alimentaire fait débat en Tunisie

18. Januar 2026 um 07:36

Un groupe d’hommes divorcés et de pères a manifesté, le 15 janvier 2026, devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), au Bardo, pour exiger une révision de la législation tunisienne sur la pension alimentaire, un sujet qui est revenu au premier plan du débat public et parlementaire en Tunisie ces derniers mois, dans un contexte socioéconomique difficile où le nombre de divorces prononcés par les tribunaux explose : entre 14 000 et 16 000 par an, soit environ 40 à 46 par jour, marquant une tendance à la hausse significative au cours des dernières années.

Les manifestants ont dénoncé un système qu’ils jugent déséquilibré et ont affirmé vouloir «faire entendre la voix des personnes marginalisées» dans un conflit qui affecte directement la vie familiale

Lors du sit-in, les participants ont réitéré deux revendications principales : une forme de garde partagée qui reconnaît une responsabilité parentale plus équilibrée, et la fin des peines de prison comme sanction automatique pour non-paiement de la pension alimentaire.

Selon les manifestants, la détention «punit la précarité» sans apporter de solution durable au problème de la pension alimentaire, en particulier dans un contexte économique marqué par les difficultés d’emploi et l’instabilité des revenus.

En Tunisie, la pension alimentaire pour enfants est régie par le Code du statut personnel (CSP) et vise principalement à assurer l’entretien des enfants, notamment, conformément à la définition légale, les dépenses telles que l’alimentation, l’habillement, le logement et l’éducation.

La compétence procédurale relève du tribunal cantonal du domicile du créancier ou du débiteur, tandis que le juge aux affaires familiales peut ordonner des mesures provisoires lors d’une procédure de divorce.

L’une des questions les plus controversées demeure le caractère répressif du non-paiement : l’article 53 bis du CSP prévoit des sanctions pénales, notamment une peine d’emprisonnement de trois mois à un an et une amende, en cas de non-paiement délibéré. ​

​En parallèle, le Fonds de garantie des pensions alimentaires et des rentes de divorce, créé en 1993, intervient pour protéger les femmes divorcées et leurs enfants lorsque les décisions de justice ne sont pas exécutées, en se procurant ensuite le droit de recouvrer les sommes dues auprès du débiteur.

Cette mobilisation s’inscrit dans un débat plus large qui se dessine déjà au Parlement, avec des propositions et des positions favorables à une réforme explorant des alternatives à la détention, notamment la possibilité d’amnisties ou de régularisations pour les dettes liées aux pensions alimentaires.

À ce jour, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités ou du Parlement, tandis que les organisateurs affirment vouloir poursuivre la mobilisation afin d’ouvrir un dialogue institutionnel sur la réforme.

I. B.

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Le poème du dimanche | ‘‘Romain parti’’ de Thierry Renard

18. Januar 2026 um 07:29

Né en 1963 à Lyon, Thierry Renard, est poète, directeur littéraire près des éditions La Rumeur Libre, directeur artistique de l’Espace Pandora, à Vénissieux.

Parallèlement à son activité culturelle, il mène une œuvre de création qui compte de nombreux ouvrages, rassemblés dans les Œuvres poétiques (parus en deux volumes, en 2016 et 2018, aux Editions La rumeur libre.). De son aveu, sa rencontre avec l’écrivain Charles Juliet, en 1978, fut déterminante.

Tahar Bekri

«Tout naît tout meurt à qui mieux mieux

arbres étoiles hommes

virus et cetera

quel empressement quel boucan

et autant de nostalgie que d’espoir

on meurt on naît à l’envi»

Nâzim Hikmet, Il neige dans la nuit

Pour Corinne

Les mots parfois ne suffisent pas

à nous rendre heureux

Les mots parfois sont impuissants

Je songe à tout ce qui nous dépasse

à ce qu’on ne comprend pas

Mon neveu Romain s’est envolé

il y a déjà huit mois

Parti brutalement

Et je voudrais tant apporter

du réconfort à ses proches

les sortir de leur souffrance

Ce n’est pas facile

Rien n’est simple

Quand on perd un enfant

on perd tout

Tout devient sombre soudain

On se demande ce qui a pu arriver

Et pourquoi c’est arrivé

Alors peut-être doit-on uniquement

regarder vers le ciel

tendre la main

aux nuages aux oiseaux

Ici pas question de Paradis

Laissons cela à d’autres

Ici seulement

de petites cendres dans le vent

Le ciel est terrestre

Le ciel est humain

L’existence traverse

les nombreux territoires

du cœur et de l’esprit

L’existence de nos morts est en nous

Nous la prolongeons

sans même nous en rendre compte

Parfois les mots ne suffisent plus

à rompre le silence à apaiser les tourments

Il faudrait un rêve de gosse dans la nuit étoilée

Un rêve contre le chagrin et les larmes

Un rêve sans fin

sous la lune attendrissante

Romain est parti

mais il reste vivant dans nos cœurs

(Remerciements à l’auteur)

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Les solutions tunisiennes contre la pollution plastique

17. Januar 2026 um 14:03

Un récent rapport de Greenpeace Mena prévoit que la production de déchets au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Mena) doublera presque d’ici 2050, passant de 129 millions de tonnes par an actuellement à 255 millions de tonnes. Ce rapport souligne l’ampleur de la pollution plastique et met en lumière le rôle croissant des initiatives citoyennes pour pallier les carences des gouvernements.

Intitulé «Problème mondial, solutions locales», le rapport se concentre sur cinq pays de la région : l’Égypte, le Liban, l’Arabie saoudite, le Maroc et la Tunisie, et met en avant le travail des organisations locales engagées dans la lutte contre la pollution plastique, notamment en milieu marin.

En Tunisie, le rapport met en lumière le travail de l’ONG Notre Grand Bleu (NGB), active dans la protection des écosystèmes marins et la gestion des déchets.

La Tunisie produit plus de 2,5 millions de tonnes de déchets par an, dont environ 188 000 tonnes de plastique. Chaque année, près de 80 000 tonnes de plastique polluent ses côtes, dont 17 000 tonnes finissent directement en mer.

Cette pollution a un impact grave sur la biodiversité marine. Des résidus de plastique ont été retrouvés chez 80 % des animaux échoués ou autopsiés sur les plages, notamment les tortues marines, selon Greenpeace Mena.

Malgré l’adoption de décrets interdisant les sacs plastiques à usage unique en 2016 et en 2020, leur application reste largement insuffisante. Les sacs interdits sont toujours omniprésents sur les marchés, ce qui témoigne des lacunes de la mise en œuvre de la législation, souligne le rapport.

Fondée en 2012 par des plongeurs, des pêcheurs et des chercheurs, Notre Grand Bleu s’est imposée comme un acteur majeur de la conservation marine en Tunisie. L’ONG associe la recherche scientifique au savoir-faire des pêcheurs locaux. Elle lutte notamment contre la pollution plastique et milite pour l’interdiction des engins de pêche en plastique.

Selon ses estimations, environ 100 000 casiers à poulpes en plastique sont perdus chaque année dans le golfe de Monastir, continuant de piéger la faune marine.

L’association développe également des projets d’économie circulaire, en collaborant avec des artisans qui transforment les engins de pêche récupérés en objets décoratifs, et mène des campagnes de sensibilisation auprès des jeunes ; plus de 100 jeunes membres sont formés à la plongée et à l’éducation à l’environnement.

Le rapport salue également le rôle des chiffonniers, appelés «berbechas», qualifiés de «héros invisibles» du recyclage. Ces collecteurs informels récupèrent environ 80 % des déchets recyclables du pays. Bien que l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGed) supervise le secteur, le taux de recyclage officiel ne dépasse pas 4 %, ce qui rend le système largement dépendant de ces travailleurs non reconnus et dépourvus de protection sociale.

Greenpeace Mena estime que l’avenir de la Tunisie repose sur sa capacité à intégrer ces initiatives locales dans une stratégie nationale cohérente. L’organisation recommande notamment d’intégrer les travailleurs informels à la filière formelle du recyclage, d’accroître le soutien juridique et financier aux ONG et aux entreprises sociales, et de mettre en œuvre rigoureusement la responsabilité élargie des producteurs (REP), afin que les producteurs supportent les coûts de la gestion des déchets plastiques.

Au niveau régional, le rapport souligne que la mer Méditerranée est devenue l’une des plus polluées au monde. Bien qu’elle ne représente que 1 % des océans terrestres, elle contient 7 % des microplastiques de la planète. Les pertes économiques liées à la dégradation des écosystèmes marins sont estimées entre 500 milliards et 2 500 milliards de dollars par an.

Les risques sanitaires sont également mis en évidence. Greenpeace Mena conclut que les individus peuvent ingérer jusqu’à 68 000 particules de microplastiques par jour via l’air intérieur, une exposition associée à une inflammation chronique et à des troubles de la reproduction.

I. B. (avec Ansamed)

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Tunisie | Peut-on réduire la pauvreté sans s’attaquer aux inégalités ?

17. Januar 2026 um 13:21

En Tunisie, la question de la lutte contre la pauvreté se pose avec acuité et dans une hypocrisie collective, structurelle et bien huilée. En apparence, il y a une unanimité politique : tout le monde veut réduire la pauvreté, ici et maintenant. Aucun parti, aucun gouvernement, aucun responsable public n’ose dire le contraire. Mais dans les faits, personne ne veut toucher aux «acquis» et inégalités structurelles qui génèrent cette pauvreté avilissante, bien ancrée partout en Tunisie.

Moktar Lamari *

Depuis quinze ans, chaque plan de développement, chaque loi de finances, chaque discours officiel promet la protection des plus vulnérables et promeut un modèle social généreux et inclusif. Un beau discours, et de belles envolées rhétoriques, mais qui restent lettres mortes, des mots qui se diluent dans l’ambiance et le vacarme des instabilités gouvernementales, ministres, partis, lois, réglementations éphémères.

Ce faisant, la pauvreté progresse, s’installe, se banalise. Ce n’est pas un accident. C’est le résultat logique d’un système politique qui parle de justice sociale sans jamais vouloir en payer le prix politique et institutionnel.

La première vérité dérangeante est celle-ci : la Tunisie post-2011 ne lutte pas contre la pauvreté, elle la gère. Elle la contient quand elle peut, la compense quand elle déborde, mais elle ne s’attaque jamais aux mécanismes qui la produisent. Pourquoi ? Parce que cela impliquerait de toucher aux inégalités. Et les inégalités, en Tunisie, sont un sujet tabou.

Gini, le chiffre que les politiques occultent

Il existe pourtant un indicateur simple, froid, têtu et implacable : le coefficient de Gini. Il mesure la répartition des revenus : 0 signifie l’égalité parfaite, 1 l’inégalité extrême.

En Tunisie, ce coefficient oscille depuis plus de vingt ans entre 0,32 et 0,35. Avant 2011, après 2011, avant et après les plans de développement. Autrement dit : la révolution n’a rien, absolument rien modifié la structure des écarts de revenus. Et ce depuis 15 ans…

Cela pose une question fondamentale : comment prétendre réduire durablement la pauvreté dans un pays où les inégalités restent structurellement intactes ?

La réponse est simple : on ne peut pas. On peut distribuer des aides, faire des discours enflammés, repousser les seuils, maquiller les chiffres et engueuler les institutions internationales qui utilisent ces indicateurs. Mais tant que la répartition des revenus ne change pas, la pauvreté revient, sort dans la vie au quotidien, mécaniquement, au moindre choc.

2016-2020 : l’illusion de la croissance inclusive

Le Plan de développement 2016–2020 est un cas d’école. Il promettait une croissance de 5 %, la création de centaines de milliers d’emplois et une réduction de la pauvreté sous les 10 %. Pour devenir ministre, l’économiste Mahmoud Ben Romdhane a prévu un décollage vertical avec 7% de taux de croissance. Et ce type d’expert domine les élites et les penseurs censés être dignes, neutres et objectifs.

Dans la réalité, la croissance moyenne a plafonné autour de 2 % (avec une moyenne annuelle de 0 durant la décennie des Frères musulmans en Tunisie), l’inflation cumulée a dépassé 20 %, et le taux de pauvreté a franchi la barre des 20 %. Le dinar a perdu plus de 60 % de sa valeur de change, en 15 ans, et le tout suit, et devient plus cher et plus inaccessible aux plus démunis.

Mais le plus grave n’est pas l’échec des objectifs. C’est l’absence totale d’autocritique. À aucun moment, le débat public n’a porté sur la fiscalité, sur les rentes, sur la redistribution, sur la concentration des revenus. On a expliqué l’échec par la conjoncture, la crise mondiale, le terrorisme, la pandémie. Tout, sauf les choix structurels.

Pendant ce temps, le coefficient de Gini est resté stable. Traduction : les riches n’ont pas perdu, les pauvres ont augmenté. La crise n’a pas nivelé. Elle a élargi la base.

Après 2021 : le renoncement assumé

Le Plan de développement 2023–2025 marque une rupture, mais pas celle qu’on croit. Ce n’est pas une rupture économique, c’est une rupture morale. On ne promet plus de réduire significativement la pauvreté. On promet de la «stabiliser».

Autrement dit : on accepte qu’un Tunisien sur cinq vive sous le seuil de pauvreté, et qu’un Tunisien sur deux vive dans la peur d’y tomber.

Avec une inflation cumulée dépassant 25 % en trois ans, cette promesse est déjà intenable. Les aides sociales augmentent, mais moins vite que le coût de la vie. Les salaires réels baissent. Les subventions sont rationalisées. Et les responsables politiques continuent d’affirmer que les catégories vulnérables sont protégées.

C’est ici que la contradiction devient insupportable : on affirme protéger les pauvres tout en laissant l’inflation faire le travail inverse.

La grande lâcheté : refuser la redistribution

Pourquoi le coefficient de Gini ne baisse-t-il pas ? Parce que personne ne veut le faire baisser. Les gouvernements préfèrent parler d’aides ciblées plutôt que de fiscalité progressive. De compensation plutôt que de redistribution. De solidarité abstraite plutôt que de transferts réels.

La fiscalité tunisienne reste faiblement progressive. L’évasion fiscale est massive. L’économie informelle prospère sans contribuer équitablement à l’effort collectif. Et l’essentiel de la charge repose sur les salariés formels et les entreprises structurées — c’est-à-dire sur une classe moyenne qui s’effondre lentement.

Voilà la vérité que le discours politique refuse d’assumer : la Tunisie finance la lutte contre la pauvreté en appauvrissant ses classes moyennes, tout en préservant les rentes.

Les propulseurs de la lutte contre la pauvreté sont en quasi-panne. Le système éducatif produit des docteurs et des ingénieurs inemployables et voués au chômage, et on laisse faire, pour éviter les choses qui fâchent l’UGTT.

L’accès au logement social est à son minimum, et les Tunisiens ne peuvent pas payer des taux d’intérêt usuraires de 12 à 15% pour construire ou acquérir un logement. Entassement dans les logements, ce qui réduit le bien-être, et des conditions minimales pour permettre l’épanouissement et le travail pour les enfants, les familles, les aînés et les malades…

Les systèmes éducation, santé et services sociaux sont en état de délabrement continu et leurs prestations deviennent simplement honteuses pour un pays qui a fait sa révolution, justement pour plus de dignité et de prospérité.

Pourquoi la pauvreté ne recule jamais ?

Parce que les politiques publiques traitent les symptômes, jamais la cause. Les leaders traitent du sujet avec des discours populistes et de la pensée magique.

Parce qu’on ajoute des programmes sans changer les règles du jeu.

Parce qu’on évite soigneusement tout débat sur la concentration des richesses.

Le coefficient de Gini est absent des discours, absent des objectifs, absent des bilans. Comme si l’égalité n’était pas un indicateur de performance politique. Or, tant que ce chiffre reste stable, toute promesse de réduction durable de la pauvreté est mensongère.

La vraie question est politique

La vraie question n’est donc pas technique. Elle est politique : les dirigeants tunisiens veulent-ils réellement réduire les inégalités, ou simplement éviter une explosion sociale ?

Gérer la pauvreté permet de survivre politiquement. Réduire les inégalités oblige à affronter les intérêts établis. Et jusqu’ici, le choix est clair.

La pauvreté en Tunisie n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un choix collectif : celui de préserver l’ordre économique existant tout en multipliant les discours compassionnels. Les plans de développement échouent parce qu’ils sont conçus pour ne pas déranger.

Tant que le débat public refusera de parler clairement de redistribution, de fiscalité équitable, de rentes et d’inégalités mesurées — tant que le coefficient de Gini restera un chiffre honteux qu’on cache sous le tapis — la pauvreté continuera d’augmenter, avec une régularité presque exemplaire.

La Tunisie n’a pas un problème de diagnostic. Elle a un problème de courage. Au sujet de la lutte contre la pauvreté, les leaders politiques et les médias de Tunis n’ont pas un problème d’auditoire, ils ont un problème de crédibilité… quand il s’agit de parler de pauvreté… ou de l’inégalité telle que mesurée par le coefficient Gini.

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : Economics for Tunisia.

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Démocratie et autoritarisme | La leçon tunisienne

17. Januar 2026 um 12:36

L’échec de l’expérience démocratique en Tunisie démontre que la démocratie et l’autoritarisme ne sont pas des aboutissements, mais des processus politiques contestés au sein des sociétés de la région, en vue d’une véritable autodétermination et de la réalisation de leurs aspirations à une vie plus juste.

Après le retour de la Tunisie au sein du cercle des États arabes autoritaires, le seizième anniversaire de la chute de Zine El Abidine Ben Ali [le 14 janvier 2011] pourrait sembler insignifiant. Pourtant, la Tunisie demeure au cœur des débats sur la démocratie dans la région. Non plus comme une «exception» ou un exemple à ne pas suivre, mais comme un laboratoire où les enseignements sont nombreux.

Les élections ne suffisent pas

Une décennie d’expérimentation démocratique a démontré que les élections et les dispositifs constitutionnels, bien que nécessaires, ne suffisent pas à eux seuls. Pour construire une véritable démocratie, il faut dépasser une conception étroite et procédurale de la participation démocratique et s’engager dans une réflexion plus approfondie sur la représentation, la communication, la responsabilité, la redistribution et la réforme institutionnelle.

Une police ou un système judiciaire ne deviennent pas responsables du simple fait de l’élection démocratique d’un président ou d’un parlement. Et des élections démocratiques ne peuvent compenser des décennies de répression politique qui ont anéanti les ambitions des partis politiques et leur capacité à refléter les dynamiques sociales.

En ce sens, la Tunisie illustre de façon frappante comment la restauration autoritaire s’installe et comment les acquis démocratiques peuvent être anéantis.

La consolidation du pouvoir de Kaïs Saïed repose non seulement sur la répression, mais aussi sur l’exploitation de faiblesses structurelles persistantes, telles que les inégalités économiques, la sécurisation de la société, la subordination du pouvoir judiciaire, la mainmise des médias, la polarisation, la manipulation numérique et les discours nationalistes exclusionnistes.

Sortir de l’enracinement autoritaire

Les recherches de l’Arab Reform Initiative ont mis en lumière comment ces dynamiques, conjuguées à un contrat social dénué de sens, à une société civile fragilisée et à un mouvement syndical fragmenté, ont progressivement sapé le pluralisme tout en restreignant les alternatives politiques.

Cet anniversaire est donc une invitation à se tourner vers l’avenir plutôt que vers la nostalgie. Pour la Tunisie, la question est de savoir comment envisager des voies de sortie de l’enracinement autoritaire tout en tirant les leçons d’une décennie de pratique démocratique.

Pour la région, la Tunisie demeure un exemple crucial pour comprendre à la fois la fragilité démocratique et les conditions d’un renouveau démocratique encore envisageable.

Traduit de l’anglais.

Source : Lettre d’information de l’Arab Reform Initiative.  

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Décès de Kamel Labidi, grand défenseur de la liberté de presse en Tunisie

17. Januar 2026 um 10:44

Kamel Labidi, journaliste et militant de la liberté de la presse et des droits humains en Tunisie et dans le monde arabe, est décédé ce samedi 17 janvier 2026.

Ancien journaliste à l’Agence Tunis Afrique Presse (Tap) qui a eût maille à partir, dans les années 1990, avec l’ancien président Ben Ali, suite à ses articles sur la dérive autoritaire du régime, notamment dans Le Monde diplomatique, Kamel Labidi s’est exilé et a travaillé avec de nombreux médias internationaux et organisations de défense de la liberté de la presse, notamment le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et l’International Freedom of Expression Exchange (Ifex).

Au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011, dont on vient de célébrer le 15e anniversaire, c’est tout naturellement que l’enfant de Bouhjar a été nommé à la tête de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric), qui mit en place le cadre réglementaire et institutionnel pour garantir la liberté, l’indépendance et l’intégrité des médias en Tunisie. L’Inric a notamment fait promulguer les décrets-lois 115 et 116 de 2011 et créer la Haute autorité indépendante pour la communication audio-visuel (Haica).

Ce dispositif a malheureusement été combattu par les lobbys politiques et d’intérêt avant d’être pratiquement enterré par le régime mis en place par le président Kaïs Saïed au lendemain de la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021.

Kamel Labidi, journaliste réputé pour son intégrité, son indépendance et sa grande humilité, était écœuré, ces dernières années, par la détérioration rapide de la situation des journalistes, de la presse et des médias en général en Tunisie et dans le monde arabe.

Il sera inhumé dans quelques jours au cimetière de son village natal à Bouhjar (Monastir). La date sera précisée ultérieurement.

Ridha Kéfi, le directeur de Kapitalis, qui avait connu le défunt et l’a côtoyé de près, témoigne : «J’avais beaucoup d’admiration pour la droiture morale, la rigueur intellectuelle et la rectitude politique de Kamel Labidi, qui était très attaché à son indépendance d’esprit. Aussi lorsqu’il m’a appelé pour le rejoindre au sein l’Inric, je n’ai pas hésité un seul instant. Et c’est ainsi que, pendant trois ans, contre vents et marées, et malgré les fortes résistances et même les attaques frontales dont nous étions alors les cibles, et souvent de la part de nos collègues journalistes, nous avions réussi à mettre en place un cadre réglementaire et institutionnel qui garantissait les conditions d’un exercice libre et responsable de l’information et de la communication en Tunisie. Malheureusement, tout cela a été perdu et la politique a réussi à reprendre la main et à détruire un secteur aujourd’hui sinistré et dans un bien pire état qu’il était dans les derniers jours du règne de Ben Ali. Ce sont ces regrets que Kamel  emportera avec lui dans sa tombe, et la moindre des reconnaissances qu’on lui doit, c’est de sauver son héritage et de réhabiliter la réforme de l’information dont il avait fait le combat de toute sa vie».

I. B.

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La BYD Dolphin Surf à la conquête du marché tunisien

17. Januar 2026 um 10:05

C’est lors d’un événement officiel organisé jeudi soir, à Tunis, que le constructeur chinois BYD, numéro un mondial des véhicules électriques, a annoncé le lancement officiel en Tunisie de la BYD Dolphin Surf, une citadine 100 % électrique compacte, technologique et accessible, destinée à accompagner la transition vers une mobilité urbaine durable.

Latif Belhedi

Multi-primée à l’international, la Dolphin Surf arrive sur le marché tunisien avec des performances solides, un haut niveau de sécurité et des tarifs étudiés pour répondre aux besoins des conducteurs urbains.

Reposant sur la e-Platform 3.0, une architecture dédiée aux véhicules électriques, la Dolphin Surf est équipée de la Blade Battery, technologie propriétaire de BYD reconnue mondialement pour sa sécurité et sa durabilité.

Dans sa version 38,8 kWh, le modèle offre jusqu’à 445 km d’autonomie en cycle urbain et 300 km en cycle mixte WLTP, permettant de couvrir largement les trajets quotidiens et hebdomadaires.

La recharge rapide constitue un autre atout majeur : la batterie peut passer de 30 % à 80 % en seulement 30 minutes sur une borne rapide en courant continu (DC).

Côté technologie, la Dolphin Surf se positionne comme une citadine “fun & smart”. L’habitacle intègre un écran tactile central de 10,1 pouces, compatible Apple CarPlay et Android Auto, avec des mises à jour à distance (OTA).

Le modèle embarque également une commande vocale “Hi BYD”, un système de karaoké intégré et la fonctionnalité V2L (Vehicle-to-Load), permettant d’alimenter des appareils électriques externes directement depuis la voiture.

La sécurité n’est pas en reste. La Dolphin Surf est équipée de six airbags, d’un système de freinage d’urgence automatique (AEB) et d’une structure renforcée. BYD Tunisie accompagne ce lancement avec des garanties parmi les plus étendues du marché : 8 ans ou 200 000 km pour la batterie et 6 ans ou 150 000 km pour le véhicule.

Sur le plan commercial, la Dolphin Surf est proposée en quatre coloris inspirés de la nature : Lime Green, Cosmos Black, Cream White et Ice Blue. Deux versions sont disponibles : Dolphin Surf (230 kWh) à partir de 51 000 dinars TTC et Dolphin Surf (300 kWh) à partir de 55 000 dinars TTC.

Lors de la présentation officielle, Mariem Khouili, Responsable Marketing de BYD, a souligné la dimension mondiale et l’engagement environnemental du constructeur. Elle a rappelé que BYD est présent dans plus de 117 pays et que son ambition dépasse les performances commerciales. «L’engagement écologique de BYD n’est pas un discours, mais une action mesurable. Grâce à la technologie, nous avons déjà contribué à réduire plus de 115 milliards de kilogrammes de CO₂», a-t-elle souligné.

De son côté, Hajer Chekir, Directrice Commerciale de BYD Tunisie, a insisté sur le positionnement du nouveau modèle. «La Dolphin Surf est une référence mondiale de la mobilité électrique urbaine, avec plus de 15 distinctions internationales, dont le World Urban Car et le Best Invention of the Year selon Time Magazine. Elle offre technologie, sécurité, plaisir et sérénité à un prix accessible pour les Tunisiens».

Avec ce lancement, BYD Tunisie confirme sa position de leader du marché des véhicules électriques, portée par une gamme plébiscitée et un service client reconnu, et renforce son ambition de démocratiser la mobilité électrique dans le pays.

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Histoire | Un siècle de présence de Lénine en Tunisie

17. Januar 2026 um 08:35

Nous reproduisons ci-dessous la contribution de l’historien universitaire Habib Kazdaghli à l’ouvrage collectif intitulé ‘‘L’héritage auquel nous ne renonçons pas’’ (pp. 134-136), publié en anglais, aux éditions Hjalmar Jorge & Patrick Anderson, Daraja Press, 2024. Et ce en marge de la 102e anniversaire de la mort de Lénine (21 janvier 1924). (Ph. Couverture de k’ouvrage / La rue Lénine aujourd’hui à Tunis investie par le street art).

Habib Kazdaghli

Le nom de Lénine fut pendant toute une période très populaire en Tunisie, non par adhésion idéologique – même si une frange des élites en Tunisie avait soutenu la révolution bolchevique et s’était ralliée aux idées de Lénine en créant, dès mars 1921, le premier noyau communiste, mais surtout par le fait, que, pendant longtemps, le siège de la Fédération tunisienne de football (FTF) s’est trouvé… dans la «rue Lénine», en plein centre de Tunis. Le siège de la Fédération était le lieu d’une activité incessante : point de ralliement habituel des responsables des clubs de ce sport, très populaire dans l’ensemble du pays, qui s’y rendaient pour régler des affaires administratives relatives à la gestion de leurs clubs ou pour tenir des réunions.

Le siège de la Fédération avait également servi, par moments, comme point de vente des billets d’entrée aux stades pour certains matches importants. C’étaient donc des dizaines de milliers de Tunisiens qui se rendaient rue Lénine pour acheter leurs billets ! En indiquant l’adresse de la Fédération de football, les annonces de ces ventes dans les médias participaient à rendre encore plus familière l’utilisation du nom de Lénine. 

Mais d’où vient l’affectation du nom de Lénine à une rue de Tunis ? Cela a toute une histoire, avec sa symbolique et ses raisons politiques.

C’est Habib Bourguiba (1903-2000), premier président de la Tunisie indépendante, qui en a pris la décision, au début des années 60 du siècle dernier. Et il avait éprouvé le besoin de justifier publiquement ce choix, inattendu, il est vrai, de la part du Président connu pour sa proximité des Etats-Unis. Se comparant aux grands hommes du XXe siècle, il déclare que c’est une manière de rendre hommage à ce leader hors-pair qui a consacré sa vie, tout comme lui, à lutter pour assurer à son pays le meilleur destin qui lui semblait possible, et, qu’il ne lui appartenait point de «contester à aucun peuple le droit d’installer chez lui un régime communiste, si tel est son désir. Mais nous, nous n’en voulons pas pour nous- mêmes».

Il reste cependant, que les militants communistes de Tunisie furent les premiers à vulgariser le nom de Lénine et le rôle qu’il a joué, ainsi que son pays et à montrer combien sa vie et ses idées pouvaient avoir un sens pour la Tunisie, qui était à l’époque sous le joug de la colonisation française.

Au milieu des années quatre-vingt du siècle dernier, alors que j’étais en pleine préparation de ma thèse de doctorat sur l’histoire du Parti communiste tunisien, lorsque j’avais annoncé à un vieux militant communiste, Léon Zana,     mon intention de me rendre à Moscou pour consulter des archives, il me demanda avec insistance de bien vérifier si le tapis de Kairouan qui fut offert à Lénine à l’occasion du IVe Congrès de l’Internationale communiste,  en décembre 1922, par Tahar Boudemgha (jeune postier et premier militant communiste  tunisien à se rendre à un congrès de l’IC) comme cadeau de la Tunisie, était bien exposé au Musée de la Révolution d’Octobre 1917.

Lors de ma visite, je n’ai pas eu la chance de   retrouver de traces de ce tapis, malgré mes demandes répétées aux responsables du musée. Le vieux communiste, me précisait que, de son temps, on racontait que suite à l’intervention du délégué tunisien, marquée notamment par une critique sévère de ce qu’il avait qualifié de «pseudo-communistes de la section de Sidi Bel Abbès» (Algérie, alors sous colonisation française), Lénine lui exprima son estime en lui offrant son manteau.

Durant des années, les dates de la naissance et de la mort de Lénine, ont été célébrés par les journaux communistes en Tunisie. A chacune de ces commémorations, les photos de Lénine ornaient les «Unes» des divers journaux qui se sont succédé : L’Avenir social, L’Avenir de la Tunisie, Liberté, La Voix du peuple, L’ami du peuple, Espoir, Attariq Al jadid (Voie nouvelle), etc… A titre d’exemple le journal communiste Liberté du 22 au 28 avril 1955, titrait dans sa Une «Il y a 85 ans naissait Lénine», et écrit notamment : «Cet anniversaire est cher au cœur de tous ceux qui luttent pour meilleur libéré de l’exploitation et de l’oppression, un monde vraiment libre et pacifique». A la fin de l’article l’auteur rappelle que même si «Lénine est mort depuis trente et un ans, le Léninisme est plus vivant que jamais. Il vit dans une moitié de l’Humanité, libérée à jamais de l’impérialisme».

La tradition de commémorer la naissance de Lénine va se poursuivre après l’indépendance de Tunisie intervenue en mars 1956. C’est ainsi qu’Espoir, journal clandestin des étudiants communistes tunisiens (le P.C.T fut interdit en janvier 1963), publie, en avril 1970, un numéro spécial consacré au centenaire de la naissance de Lénine où la majorité des articles étaient revenus sur son œuvre, son parcours et à ses mérites non seulement pour la Russie mais aussi pour la Tunisie. Il est notamment précisé que «l’héritage théorique de Lénine, d’une richesse et d’une valeur inestimable, constitue un guide précieux et une source inépuisable d’inspiration pour tous ceux qui œuvrent pour les intérêts de leur peuple, pour toute révolution nationale et démocratique ou sociale. Les forces progressistes tunisiennes et en premier lieu les communistes, s’associent avec ardeur et enthousiasme à cette célébration». L’article n’oublie pas de regretter que cette commémoration ne puisse pas se faire avec grand éclat en Tunisie en raison du contexte anti-démocratique qui prévaut dans le pays puisque «les forces progressistes ont été systématiquement privées de toute possibilité légale pour s’exprimer, à la suite de l’interdiction du Parti communiste tunisien et des journaux de gauche». Et à l’auteur d’ajouter : «Malgré ces conditions, nous apportons notre contribution à la célébration du centenaire du grand Lénine».

Quelques années après son retour à la légalité, le PCT se transforma, en 1993, en un parti plus large, le Mouvement Ettajdid (Renovation), qui ne fit plus de référence au léninisme dans ses statuts. Le nouveau parti a, cependant, continué à célébrer régulièrement l’anniversaire de Lénine dans son journal, Attariq al Jadid (Voie nouvelle).

D’autres partis, appartenant à la gauche «radicale», ont continué, par contre, à se référer au léninisme, tant dans sur le plan idéologique que sur le plan organisationnel.

Au lendemain de la révolution tunisienne de 2011, certains de ces partis, assimilant sans doute cette révolution à «la révolution bourgeoise» de février 1917 en Russie et s’inspirant du fameux mot d’ordre de Lénine : «Tout le pouvoir aux Soviets», ont appelé à l’accélération et à la radicalisation de la révolution, ainsi qu’à l’abolition de la constitution. Ils étaient convaincus qu’ils obtiendraient la majorité dans une future assemblée constituante. Malheureusement, les élections qui eurent lieu en 2011 placèrent largement en tête le mouvement islamiste Ennahdha.      

Dernièrement et en particulier, depuis l’automne 2019, date de l’accession de monsieur Kaïs Saïed à la présidence de la République, le nom de Lénine est revenu sur la scène médiatique d’une manière inattendue. En effet, monsieur Ridha Chiheb Mekki, surnommé depuis qu’il était étudiant, «Ridha Lénine», apparaît brusquement sur la scène politique comme étant un grand ami du candidat Saïed aux élections et comme membre de sa campagne électorale. «Ridha Lénine» fait désormais partie du cercle rapproché de Kais Saïed, devenu Président.

Depuis sa mort, en janvier en 1924, jusqu’à nos jours, Lénine est resté présent dans l’espace public en Tunisie, faisant ainsi, une véritable traversée du siècle.

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BYD lance la Dolphin Surf en Tunisie

16. Januar 2026 um 13:30

BYD, numéro 1 mondial des véhicules électriques, franchit une nouvelle étape en Tunisie avec le lancement officiel, le 15 janvier 2026 à Tunis, de la BYD Dolphin Surf, la citadine électrique multi-primée, à partir de 51 000 TND TTC.

Compacte, audacieuse et ultra-technologique, la Dolphin Surf s’impose comme la solution de mobilité idéale pour une nouvelle génération de conducteurs tunisiens en quête de liberté et d’innovation.

Blade Battery : performance et autonomie

Reposant sur l’innovante e-Platform 3.0, la Dolphin Surf intègre la célèbre Blade Battery de BYD, une référence mondiale en matière de sécurité et de durabilité.

Avec sa version 38,8 kWh, la Dolphin Surf offre jusqu’à 445 km d’autonomie en cycle urbain (300 km en cycle mixte WLTP), permettant de couvrir largement les besoins hebdomadaires de trajet.

La recharge est également ultra-rapide : en seulement 30 minutes, la batterie passe de 30% à 80% sur une borne rapide (DC), rendant l’électrique plus simple que jamais.

Une championne dans nos rues

La Dolphin Surf arrive en Tunisie forte d’un palmarès international impressionnant. Elle appartient à la gamme qui a remporté le titre de «Best Buy Car of Europe 2024» par Autobest, ainsi que le trophée de «World Urban Car 2024».

Ces distinctions soulignent l’avance technologique de BYD et son engagement à offrir des véhicules électriques performants et accessibles sans aucun compromis sur la qualité.

Technologie « Fun & Smart »

L’habitacle de la Dolphin Surf est une véritable extension du smartphone. Elle se distingue par sa connectivité totale, avec un écran tactile de 10,1 pouces, Apple CarPlay, Android Auto et mises à jour à distance (OTA).

Autre expérience unique : un Système Karaoké intégré et commande vocale «Hi BYD».

La voiture, dotée de VtoL (Vehicle-to-Load), devient une source d’énergie pour vos soirées ou sorties en plein air, capable d’alimenter vos appareils électriques externes.

Sécurité et garantie ou la sérénité avant tout

La sécurité n’est pas une option avec 6 airbags, un freinage d’urgence automatique (AEB) et une structure renforcée. BYD Tunisie accompagne ce lancement avec des garanties rassurantes : 8 ans ou 200 000 km pour la batterie; 6 ans ou 150 000 km pour le véhicule.

Déclinée en 4 coloris inspirés de la nature (Lime Green, Cosmos Black, Cream White, Ice Blue), la Dolphin Surf est proposée à partir de 51 000 TND TTC (230 kWh) et 55 000 TND TTC (300 kWh).

Un leader plébiscité par les Tunisiens

Au-delà de ses innovations technologiques, BYD s’impose comme la référence absolue de la mobilité électrique en Tunisie. La marque a clôturé l’année 2025 au rang de numéro 1 des ventes de véhicules électriques sur le marché national.

Ce succès est porté par le BYD Atto 3, modèle électrique le plus vendu dans le pays, tandis que l’ensemble de la gamme confirme sa popularité avec trois modèles classés parmi le Top 5 des meilleures ventes électriques.

Cette confiance des consommateurs est couronnée par l’excellence de son service, BYD Tunisie ayant remporté le prestigieux label «Élu Service Client de l’Année 2026».

BYD (Build Your Dreams) est un leader technologique mondial figurant au classement Fortune Global 500. Avec plus de 120 000 employés en R&D et 65 000 brevets déposés, BYD s’engage à travers sa vision «Cool the Earth by 1°C» à réduire l’empreinte carbone mondiale.

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L’IACE et les risques globaux en Tunisie en 2026

16. Januar 2026 um 12:44

La 21e édition du Rapport sur les risques globaux 2026 du Forum économique mondial met en lumière les principaux risques susceptibles d’affecter les économies et les sociétés à court, moyen et long terme.

En tant que partenaire officiel du Forum économique mondial en Tunisie, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a mené l’enquête sur le plan national, fournissant une analyse détaillée des risques qui concernent la Tunisie.

Pour notre pays, les résultats ont montré que les risques économiques et sociaux dominaient, tandis que les risques géopolitiques et technologiques ne figuraient plus parmi les principales préoccupations, et que les risques environnementaux disparaissaient du classement en 2026.

Ce rapport de référence est basé sur une enquête mondiale sur les risques menée auprès de 1 300 décideurs et experts internationaux issus des secteurs économique, universitaire, gouvernemental et de la société civile, dans plus de 100 pays.

Lire l’intégralité du rapport sur ce lien.

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Lancement du projet MedProact à Zarzis et Monastir

16. Januar 2026 um 12:12

L’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM) organise le lancement officiel du projet MedProactet annonce la création du Groupe de travail local pour l’adaptation au changement climatique (LoCA) à Zarzis, et ce le 20 janvier 2026, au Centre de formation professionnelle à la pêche de Zarzis. Face au réchauffement climatique, il s’agit de trouver et mettre en œuvre des solutions sur le terrain pour un littoral tunisien résilient.

Le projet MedProact (Actions pilotes méditerranéennes pour l’adaptation au changement climatique) est une initiative de coopération transnationale financée par l’Union européenne dans le cadre du programme Interreg Next Med, avec une contribution de 2,5 millions d’euros.

Son objectif central est de renforcer la résilience des écosystèmes marins et des communautés côtières en Méditerranée face aux effets du changement climatique et aux pressions anthropiques croissantes

Des opérations concrètes seront déployées sur plusieurs sites en Tunisie, en Italie, en Turquie, et en Jordanie. Elles concerneront notamment la réhabilitation d’habitats sous-marins comme les prairies de posidonie et les bancs coralliens, la surveillance et le contrôle des espèces envahissantes, ainsi que l’accompagnement de la pêche face aux nouveaux défis environnementaux.

Ce projet européen a réuni 6 partenaires principaux et 8 partenaires associés. Les partenaires principaux sont

Legambiente (Italie, chef de file), l’Université de Sienne (Italie), le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes – Institut agronomique méditerranéen de Bari (Italie), l’Institut national des sciences et technologies de la mer (Tunisie), l’Université de Jordanie, l’Institut méditerranéen de recherche, de production et de formation (Turquie) et l’Université de Sousse (Tunisie).

L’INSTM) collabore étroitement avec ces partenaires associés tunisiens, dont l’Association de Zarzis pour le développement durable et la coopération internationale (ADDCI) et l’association Monastir Living Lab.

Au sein du consortium, l’INSTM assure le leadership du lot de travail 5 (WP5), dédié au renforcement des capacités d’adaptation au changement climatique dans les zones côtières par l’implication des communautés locales.

«La réunion de lancement du projet sera l’occasion de présenter en détail les missions, les objectifs et les zones d’interventions pilotes en Tunisie, notamment à Monastir et Zarzis. Elle permettra également des échanges fructueux avec les nombreuses parties prenantes concernées dans la région. Ce lancement marque le début d’un travail collectif en adoptant une approche participative essentielle pour faire face aux impacts des changements climatiques sur notre littoral», a déclaré Dr. Sana Ben Ismail, la coordinatrice du projet MedProact à l’INSTM.

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